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Podcast / conversationLCI (sur YouTube)· 9 octobre 2025 55 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSécuritéSolidarités & famille

En Toute Liberté du jeudi 9 octobre 2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 47 %Défensif 23 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Quels sont les principaux problèmes dans la sélection des premiers ministres par Macron ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Peut-on comparer la situation actuelle à la IVe République ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Marine Le Pen a critiqué la gestion de la crise. Que pensez-vous de ses propos ?

  • 12:00RelanceRéponse partielle

    Un gouvernement technique est-il une solution crédible ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    Édouard Philippe a évoqué la démission de Macron. Est-ce justifié ?

  • 22:00OuverteRéponse directe

    Comment interpréter l'accord Israël-Hamas annoncé par Trump ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00Christophe BarbierChiffre
    « 82 % des Français déclarent ne pas faire confiance à Emmanuel Macron comme président. »
  • 0:15inconnuFait
    « blanche soulagement immense et effectivement la libération des otages va tout changer. »
  • 0:30inconnuFait
    « Trump quand même lui pour le coup n n'est pas ce calendrier là n'a pas du tout été construit par hasard. »
  • 1:00inconnuFait
    « Le secrétaire d'État vient de me faire parvenir une note m'indiquant que nous sommes proche d'un accord au Moyen-Orient. »
  • 3:00inconnuFait
    « Le cesser le feu, la libération des otages, l'arrêt des bombardements, c'est formidable. »
  • 3:30inconnuPromesse
    « la véritable fin, le véritable succès de Trump, ça sera la démilitarisation du Hamas, la rédition du Hamas, le départ du Hamas de la bande de Gaza. »
  • 5:00inconnuFait
    « Robert Badinter rentre donc ce soir au Panthéon. »
  • 5:30inconnuFait
    « la peine de mort avait été abandonnée, pas abolie mais abandonnée en février 48. »
  • 7:00inconnuFait
    « Emmanuel Macron qui est quand même ferru de politique mémorielle »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

On a l'impression de vivre un jour sans fin. Ça n'en finit pas cette sélection des premier ministres. Ça va être un des un des sujets dans toute liberté puisque vous le savez, c'est maintenant l'heure dans toute liberté sur LC.

Une heure de décryptage et de débat sans tabou et sans langue de bois. Ensemble en toute liberté comme son nom l'indique, on est ensemble jusqu'à 10h. Ça n'arrive qu'en France.

Et si le meilleur politologue du moment c'était Patrick Bruel. Hier soir à la télévision Sébastien Lecnu avait perdu Matignon. Salamé avait perdu sa voix, cassé la voix.

Ils sont couplés prémonitoires, les amis qui s'en vont et les autres qui restent. Se faire prendre pour un con par des gens qu'on déteste, les rendez-vous manqués et le temps qui se perd. C'est à peu près ce qu'a dit l'éphémère mais très digne premier ministre des missionnaires avant de conclure j'ai tout essayé mais ma mission est terminée.

Il n'y avait ni colère ni drame, juste une immense fatigue comme un constat d'impuissance et qui sait peut-être peut-être une lueur la possibilité de trouver un chemin de tracer la voix V O I. Ça n'arrive pas en France. Et puis on parlera aussi de Robert Badinter l'honneur de la politique et de Trump imprévisible homme de paix. en toute liberté, c'est tout de suite sur LCI.

Et tout de suite avec moi sur le plateau Blanche Leidon. Bonjour Blanche, vous êtes directrice éditoriale à l'Institut Montille. Merci d'être là, ça nous fait bien plaisir de vous revoir.

Christophe Barbier, vous êtes éditorialiste politique, vous êtes The Christophe Barbier. Guillaume Oda, grand reporter, spécialiste des questions internationales et on va avoir besoin de vous pour comprendre ce qui se passe à Gaza. Guillaume et puis le journaliste qui tombe à pic Louis auxaltres.

Vous signez la foudre et les cendres Macron secrets d'une succession inédite on a envie de dire presque impossible aux éditions interdites. Interdite oui interdite et impossible aussi avec vous aux éditions de l'observatoire. Alors, je le disais tout à l'heure, pendant que le pays cherche encore sa voix, Emmanuel Macron, lui cherche pour la 8e fois son premier ministre, Louis 48 he ou un peu moins maintenant pour trouver celui ou celle qui constitue qui pourra constituer un gouvernement, euh rédiger un budget, apaiser les Français si inquiets, c'est une mission impossible.

Louis, alors Emmanuel Macron déjà quand il cherche un premier ministre, c'est toujours très difficile, très laborieux, très compliqué. En fait, Sébastien Lecornu qui est sur la sur la sortie, ça a été le plus facile à nommer quelque part. Il a déjà failli l'être fin 2024 et et c'était un peu poulid d'or hein Sébastien le corn parce qu'il a failli l'être il était dans la salle d'attente depuis longtemps.

Il a fini par réussir à avoir son rendez-vous chez le médecin qui a pas duré longtemps au passage. Mais ce qu'il faut comprendre chez Emmanuel Macron, c'est quand même un homme qui a un rapport à la décision et à la nomination notamment qui est très compliqué. Et dans mon livre, je consacre un chapitre à l'été 2024.

Vous savez, c'est l'été qui suit la dissolution. On a on sort d'un pays un peu traumatisé par cette dissolution surprise et législative qui ne donne rien de très clair et qui ensuite se plonge dans les Jeux Olympiques et qui se met un peu en vacances de la politique pour un certain temps. On y est plus hein.

Et pendant ce tempslà, Emmanuel Macron, lui cherche un premier ministre. Par exemple, quelqu'un qui a failli être premier ministre à ce moment-là, mais ça se sait peu, s'appelle Jean-Dominique Senard. C'est le président de Renault, ancien patron de Michelin.

Un plan mirifique. Ah mais il a été premier ministre aussi. Il a été premier ministre.

Il y a même Nicolas Sarkozi vous raconter qui l'appelle pour le féliciter. Il lui dit c'est vraiment 99 % sûr c'est quand même non mais c'est vraiment incroyable. Donc là on risque de revivre des moments comme ça voyez.

Donc ça Christophe il y a un vrai problème avec ce directeur des ressources humaines du pays qui s'appelle Emmanuel Macron depuis 2017. Il a cumulé les erreurs. Cumulé les erreurs dans ce type de nomination.

Pas les bonnes, pas au bon moment. en versatil écoutant les les mauvaises personnes. Je crois qu'il a commis une première erreur en s'entourant à l'Élysée, comme je vous le disais hier ou avant-hier, de ceux qui avaient fait sa campagne victorieuse en 2017.

Conquérir le pouvoir, exercer le pouvoir, antagoniste, ils sont partis mais ils sont partis tard. Il y a fallu l'affaire Benala, il a fallu les gilets jaunes pour que tout doucement il commence à se délester un par un de cette équipe de la de la conquête. On a fait un holdup.

Et donc et par qui les a-t-il remplacé ? Est-ce qu'il les a remplacé par des élus locaux expérimentés, par des spécialistes de l'opinion, par des conseillers qui osent au président "Là vous faites n'importe quoi ?" Non, il y a un mélange en effet de courtisans, il y a un mélange aussi de gens qui sont de très bonne volonté, de très grande qualité intellectuelle mais qui se sont coupés du pays, qui n'ont pas cette légitimité et là je pense qu'il a commis une véritable erreur.

De Gaulle, c'était simple, il disait "C'est des diplomates et des militaires à l'Élysée. Le reste c'est pour le gouvernement." Ce qui était pas complètement idiot Christophe, pardon.

Ça s'est compliqué au fur et à mesure des des présidents. Regardez sous euh François Mitteran son premier cabinet, vous avez des conseillers qui s'appellent Ellisabeth Guigou, François Hollande, Ségolen Royal, Hubert Vedrine, Michel Charas euh et d'autres, j'en passe et des meilleurs peut-être. Vous voyez le le parcours de ces gens, c'était quand même exceptionnel.

L'équipe de Macron 2017, ça a donné combien de grands ministres ? Combien de président ? Euh, zéro.

Voilà. blanche, c'est lié aussi à la structure partisane qui s'est considérablement délité, c'est-à-dire que les partis en général se sont délité et le chien en particulier n'a même jamais véritablement existé. Il y avait eu un moment où le parti était bien doté financièrement.

D'ailleurs, vous le rappelez dans votre livre parce que c'est un chiffre qu'on oublie souvent cette déferlante de près de 300 députés macronis qui arrivent à l'Assemblée nationale en 2017. Et ça, il faut savoir que comme les budgets des partis sont corrélés à leur victoire aux élections nationales et législatives en particulier, il y a eu un moment où Emmanuel Macron aurait pu décider de réinvestir tout cet argent-là, de structurer un parti fort et donc d'y créer potentiellement un réservoir de talent et d'investir cette dimension là partisane et d'ailleurs qui n'est pas en lien avec la succession parce que c'est à partir du moment où vous avez un parti structuré, solide avec des implantations un petit peu partout dans dans le pays pour sentir aussi le pou de vos concitoyens que vous pouvez penser plus sereinement à la suite. Or, il ne l'a pas fait.

Et donc là, on se retrouve aujourd'hui encore une fois et vous le disiez au début de l'émission dans un moment qui paraît terriblement et désespérément répétitif avec, je le rappelle quand même la semaine dernière, on prétendait qu'on était dans le moment le plus parlementaire de la 5e République. Aujourd'hui, tout est à nouveau cristallisé autour d'une figure présidentielle dont on attend tout. Je pense qu'il il ne voilà lui déplaît pas particulièrement et donc à nouveau les yeux sont rivés non plus vers Matignon mais vers l'Élysée et puis en plus là alors les agendas évidemment euh se se s'arrangent un peu avec le hasard mais avec la pantéonisation de bah d'inter dont on va parler à nouveau, il va pouvoir se mettre en scène dans une figure euh présidentielle jupitérienne avec du surplomb, du recul et donc euh Bien sûr, tout ça va créer un contraste immense entre les petites querelles politiciennes qu'on a pu observer ces 72 dernières heures et puis sa prise de parole en majesté pour faire accéder Binter à l'éternité.

Selon le dernier baromètreab quand même 82 % des Français déclarent ne pas faire confiance à Emmanuel Macron comme président dont 59 % des Français pas du tout. C'est-à-dire 11 points de plus contre septembre. un record qui euh qui explose celui de la crise des gilets jaunes.

C'est pas euh une crise d'impopularité, c'est une crise d'hostilité contre le président. Oui. Oui.

Et puis euh en fait on atteint un point qu'on avait jamais atteint avec ses prédécesseurs. Même François Hollande euh un ancien premier ministre François Hollande ne lui a jamais demandé de partir par exemple. Voyez euh ce qui s'est passé avec Eddard Philippe cette semaine.

Donc on on atteint quand même des niveaux inédits. Alors il y a évidemment euh il y a tout le passif accumulé par l'usure du pouvoir. Ça c'est plus un classique.

Ce que je rappelle aussi dans mon livre, c'est que les fins de reine présidentielle ça répond au canon de la tragédie classique. C'est racinien. Il y a un personnage principal qui est condamné d'avance.

Il est maudit. Ses amis s'en vont, les courtisans désertent les lieux et derrière de plus en plus d'acteurs de de personnages secondaires complotent dans son dos pour prendre sa place. C'est exactement ce qui se passe contre faire Gabriel Atal et Édouard Philippe.

Mais là, il y a plus que ça. C'est pas c'est pas seulement une fin de règne classique. C'est lui qui a accélérer sa propre fin de règne 2 ans seulement après avoir été réélu, 3 ans avant le terme de son mandat.

Donc cet été 2024 où il dis sous l'Assemblée nationale avec le résultat euh que l'on sait précipite absolument euh tout ce qui devait être crépusculaire dans la fin de règne. Que la dernière année soit une fin de règne, c'est normal que ça soit crépusculaire, que l'Élysée devienne une forteresse avec les dernières les derniers courtisans, c'est assez normal, c'est classique. Mais là, il a encore 1 an et demi à tenir avant la fin de son mandat et on a l'impression qu'il y a déjà quasiment plus personne à l'Élysée.

Et vous avez vu que chaque jour apporte son nouveau fran tireur qui tire sur le président y compris des gens qui l'ont servi auparavant. Donc tout ça est totalement inédit. Sevient à la sélection du premier ministre.

Là c'est l'objet de notre discussion cherche premier ministre désespérément dans ces choix. Il y a quelque chose de presque psychiatrique non ? Oui.

Alors il y a la versatilité que soulignait évidemment Christophe. Il y a en effet cette comment dire ? Il aime bien effectivement que les regards soient tournés vers lui et ce qui va se passer aujourd'hui avec la pantthonisation de Robert Binter, c'est qu'il y a un moment solennel qui s'intercale de manière incongrue.

Mais le calendrier comme ça dans une crise politique et politicienne où on va le scruter en espérant une allusion vous réouverture de Notre Dame de Paris. Bien sûr à chaque fois. Oui, il y a pas de gouvernement à ce moment-là et Emmanuel Macron aime bien ces moments-là.

C'est vrai que il aime bien parce que on est suspendu à lui, on est suspendu à ses lèvres et en effet la 5è République fait que c'est lui qui décide. Donc c'est peut-être le moment le plus parlementaire de la Sa République. Enfin, moi je n'en crois rien mais il reste il en reste pas moins que c'est le président de la République qui nommera son premier ministre.

Et puis ce qui est frappant aussi c'est le c'est la façon dont il peut passer d'une option à l'autre avec une une un manque de cohérence totale. C'est ça parce que quand on passe de société civile à un patri politicien. Enfin François Baou, je me trompe pas.

Christophe lui a tordu le bras alors qu'il avait pas du tout prévu de le nommer dans une matinée au petit matin à l'Élysée. Hier, Sébastien Lecornu a dit quelque chose d'assez étonnant, je sais pas. Alors, il a dit "C'est le président, c'est le président." Alors, on va on va mettre la citation de Sébastien Lecornu.

Il dit "Le un chemin est encore possible, il est difficile. Les perspectives de dissolution s'éloignent. La situation permet de nommer un premier ministre dans les prochaines 48 heur".

D'accord. Mais il dit surtout un premier ministre qui soit déconnecté de toute ambition présidentielle de 2027. Parce qu'on voit bien que c'est ça le problème quand même.

On voit bien que les injonctions à à faire par exemple des coalitions à l'allemande, à faire comme nos voisins, à s'entendre, à faire un accord de gouvernement qu'on mettrait par écrit, ça ne marche pas parce qu'on est en France, parce qu'on n'est pas des Allemands, qu'on va pas les le devenir en en 48 he et donc parce que en France, il y a une élection présidentielle et l'opinion publique considère sans doute a raison que c'est une élection présidentielle qui en France tranche les grands sujets du pays. C'est pourquoi c'est pour ça qu'Edard Philippe essaie de se raccrocher à cette idée. il essaie de monter dans ce trainl qui est que en fait là on perd du temps, qui reste un an et demi où on va perdre du temps alors qu'il y a plein d'urgences nationale et internationale.

C'est parfaitement vrai et je pense que c'est de plus en plus le ressenti de l'opinion et que en effet le retour en par la dissolution s'il donne le même résultat c'est pareil. Non seulement on aura perdu une élection, ça aura coûté cher, on pourra pas dissoudre pendant un an et il y aura toujours un président qui devra essayer de tenir grapiller de délai de 48h en dél 72h jusqu'à avril mai 2027. Euh je pense que cette logique, elle commence vraiment à s'imprégner dans la classe politique mais surtout dans l'opinion.

Si on prend des gens qui sont pas présidentes en 2027, alors Jean-Dominique C'est la déclaration de patrimoine qui pose un petit problème. Villeroi de Galot. Oui, on trouve des tas de profils, des haut fonctionnaires plutôt de droite ou plutôt de gauche.

On en trouve on trouve des anciens blanchis sous le harnois qui n'ont plus d'ambition présidentielle et qui pourrai qui pourraient revenir. Jean-Ive Ledrian, bon alors il a été très macroniste, mais il a été très socialiste. Est-ce que ça a été un mauvais ministre de la défense ou des affaires étrangères ?

Non, ça pourrait très bien être un facilitateur de gouvernement. Je suis pas sûr qu'il en ait envie. On trouve des gens qui sont retirés mais qui gardent une ambition.

Bernard Casneuve, je pense que là les socialistes diraient si on remet Bernard Casdeu en selle, on est en train de se fermer la porte. Donc je n'y crois pas. On peut aller aussi chercher chercher plus loin chercher dans les tréfonds de la société civile.

Vous vous citiziez un patron, on peut chercher un intellectuel, on peut tout essayer. C'est pas la culture française et le moment est politique surtout. Le moment est politique.

C'est pour ça que moi je crois pas le moment est pas toujours politique. Si bien sûr qu'il est toujours politique. C'est pour ça que quand on explique gouvernement technique, premier ministre de la société civile, comme si quelqu'un comme par magie allait apaiser toute cette classe politique surexcitée qui qui marche comme un canard sans tête.

Moi je n'y crois pas une seconde. Peut-être que c'est la solution qui sera qui sera choisie par Emmanuel Macron. Faut pas oublier qu'il l'a envisagé.

Il y a un autre homme qui a été premier ministre pendant plusieurs jours à été 2024 virtuellement qui s'appelle Thierry Baudet. C'est le président du conseil économique social environnemental. Je raconte dans mon livre tous les coups de fil entre lui Emmanuel Macron qui est en voyage à l'étranger qui l'appelle Thierry Baudet est complètement stupéfait évidemment euh et il a été premier ministre pendant 3 jours et c'est uniquement parce qu'un beau matin euh Emmanuel Macron reçoit François Hollande et Nicolas Sarkozy et d'ailleurs Bernard Casneu euh qui pensait que c'était un entretien d'embauche plus ou moins.

Il leur explique qu'il va nommer Thierry Baodet et alors là c'est la stupéfaction générale et l'idée Thierry Baudet est achevée en en quelques heures mais voyez c'est pour dire comme il passe d'une option à l'autre avec une une quelque chose une attitude un comportement qui qui est très déconcer cet homme-là il a pas de ce que ce que ce que vous disiez sur les les compagnons de les grognards de sa première campagne beaucoup sont partis en effet parce que effectivement l'exercice du pouvoir et sa conquête ça n'est pas la même chose. Beaucoup l'ont compris. Beaucoup ont s'est compris que être dans un palais à à l'Élysée avec les jeux de cours euh bah ça n'était pas pour eux.

Eux ils étaient là pour faire un holdup. Ils l'ont fait en 2017, ils sont partis et puis les amitiés dans la construction, le parcours personnel d'Emmanuel Macron qui est quelqu'un qui n'a pas eu de jeunesse honnêtement et qui est devenu président avant 40 ans. En effet, il n'a pas il n'a pas ce qu'avait construit d'anciens présidents de la République, un Mitéran, un Chirac, un Sarkozi, même un Hollande, des vieux compagnonnages, des gens que des amitiés que vous gardez très anciennes étudiant jeunesse et des gens qui vous disent "Tu fais une connerie".

Exactement. Exactement. Ça ça manque dans l'entourage d'Emmanuel Macron.

Et ce qui me frappe moi pour suivre le de près ce qui se passe l'actualité présidentielle et l'actualité de l'Élysée, c'est qu'il est de plus en plus difficile de déceler qui parle au président. On sait qu'il y a des visiteurs du soir, des gens qui lui envoient des messages au-delà des conseillers, il y a Pierre Charon en ce moment, il y a évidemment Bruno Roger Petit. Mais oui, il y a il y a des élus locaux, il il y a des élus qui lui parlent.

Il a un petit réseau de d'élus qu'il appelle capteur qui lui parle. Il y a Clément Leonard qui maintenant chez publicist qui a été pendant plusieurs années son conseiller en en communication. Jonathan Gema, c'est son stratège présidentiel.

Peut-être qu'Alexis Colaire qui fut son deuxème cerveau quelque part pendant pendant plus de 7 ans est encore un petit peu dans les parages. Il y a des gens qui lui parle mais il y a pas cette épaisseur de voyez de d'ancienneté des compagnonnages qu'on pu avoir des anciens présidents tout simplement parce qu'ils sont devenus présidents à 50 ans à 60 ans et pas à 38 ans. Blanche oui à ce mirage de la technicité.

Je partage évidemment ce que ce que vous avez dit. Ça ne peut pas exister. ça peut exister.

C'estàd que l'ensemble des personnalités qu'on vient de nommer sur ce plateau pourrait effectivement être nommé premier ministre de la France. Mais comment est-ce que l'opinion va accueillir une telle nomination ? Il faut dire ben c'est une nomination politique macroniste.

Parce que si vous nommez un ancien président de la Banque de France ou un patron, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que c'est quelqu'un qu'on assimilera d'emblé Emmanuel Macron parce que lui-même est proche du milieu des affaires, parce que lui-même est un haut fonctionnaire. Et donc on dira ben oui, c'est quelqu'un qui va mettre en place la politique austéritaire voulue par Emmanuel Macron.

Donc à aucun moment dans l'opinion, la nomination d'un premier ministre dit technique ne sera envisagé comme tel comme ça a pu être le cas en Italie par exemple. Mais bien comme le fait du prince et la décision dans Emmanuel Macron qui tient à tout prix à conserver son bilan. Donc c'est un petit peu dans cette situationl qu'on est aujourd'hui.

Puis je tiens quand même à rappeler on mentionne souvent l'exemple de l'Italie s'agissant des gouvernements techniques. Les gouvernements techniques en Italie, qu'est-ce qu'ils ont généré ? Qu'est-ce qu'ils ont engendré l'avèement de Georgia Méloni et de Berlusconi avant ?

C'estàd que le retour du peuple il est violent plusieurs choses. Bon déjà je suis vraiment frappé aussi par la qualité de votre plume. Il faut le dire à quel point c'est remarquablement écrit en même temps cruel.

Ah ouais que vous délectez quand même quand vous croquez en fait cette espèce on est entre la consternation et une politico littéraire en fait sur la fin du macronisme et sur la guerre de succession qui qui l'engendre. Ou et c'est ce que vous dites d'ailleurs à la toute fin de votre de votre texte votre livre. il ne restera que la littérature parce que il y a un peu de ça.

Donc il y a une forme de délectation quand même dans cet ouvrage à croquer encore une fois cet aéropage de de soupir autour de de de cet homme à qui personne ne parle sinon lui-même et en lui-même. J'étais également frappé par la la l'accélération des événements que vous vous décrivez et et ça me rappelle cette du point jamais elle date d'un mois jour pour jour. Ouais.

Alors celle d'aujourd'hui d'y arriver. Non mais elle est déjà date. Vous vous imaginez ? et avec celle du point d'aujourd'hui également la démission du du président non mais ça va celle de la de de il y a il y a combien de temps regardez celle de Guillaume regardez celle que mon guillaume opération le cornu va y arriver monsieur le président sortez la tête non mais vous imaginez à quel point tout ça va extrêmement vite et alors certains historiens le font ce parallèle je me demande s'il faut regarder mais c'est une question que je vous pose ce parallèle avec la 4e république donc janvier 46 de claque la porte, il critique le régime des partis, c'est son expression.

Et là sort du chapeau monsieur Léon Bloom, 73 ans, il revient des camps de la mort, il a été envoyé aux États-Unis négocier la dette et booum, on le met en cède. Est-ce que le Léon Bloom 2025 il existe ou non ? Alors, le problème, c'est que on pourrait être en 46 ou même en 58 à la fin 4e République.

En 46, il y avait Leon Bloom. En 58, il y avait De Gaulle. Il y avait des gens effectivement disponibles où il y avait une certaine forme d'évidence à se dire qu'il pourrait venir sinon sauver la patrie, du moins remettre un petit peu sur les r qui n'étaient pas gouvernable et c'était pas des premier ministres techniques hein Léon Blom ou le général de Gaulle, c'était tous sauf des gouvernements techniques.

Donc ce qui montre que quand les solutions existent, elles sont très politiques avec des personnalités qui ont de l'épaisseur, qui ont de l'expérience. Non, aujourd'hui, j'avoue, je ne vois pas de Léon Blom général de Gaul, sinon je l'aurais écrit dans dans le livre et euh à la fin de mon livre, je fais un parallèle donc avec non pas le début mais la fin de la 4e République parallèle que de plus en plus de personnes bien sûr euh ont à l'esprit parce que les alors les toutes les similitudes sont frappantes. Ça va de la la faille des comptes publics à une crise algérienne.

Donc vraiment on a on a vraiment tous les tous les ingrédients d'ambiance mais politiquement on a cette situation parlementaire qu'en réalité deux forces encerclent une troisième qui est minoritaire. Vous aviez la 3è force à la fin de la 4e République qui était un peu ce qu'on a dans ce socle commun qui n'est plus un socle rien de commun aujourd'hui plus un sole qui n'a rien de communise communist communistes éistes ont été tenu à l'ant plusieurs années vo on avait quand même deux forces importantes en effet communiste et golus qui refusaient de participer au régime pas seulement au programme au gouvernement aux coalition elle rejetait en fait le régime. Alors, c'est pas le cas du Rassemblement national, mais c'est le cas de la France insoumise et surtout ça nous donne toujours cette c'est frappant là, vraiment c'est très frappant comme similitude cette tripartition parlementaire où deux forces encerclent une troisième qui est maintenant aux abois.

C'est-à-dire que quand Bruno Retaillot explique qu'il faut plus prémis macronis, ça montre bien qu'en effet ce ce soc n'a plus rien de commun. il il n'arrivent plus à gouverner euh ensemble et que de des deux côtés deux autres blocs mettent une pression non pas pour achever le régime mais en tout cas pour achever cette 3ème force minoritaire. Il y a deux aspects sur votre analyse qui me frappe moi.

C'est que la France a longtemps vécu avec l'idée que parmi les hommes d'état qui avaient eu le pouvoir, il y avait des recours possibles et on allait rechercher un Blom, un Dogal et cetera. On a même été allé rechercher Douerg pour après la crise du 6 février 34. Et là, si on se tourne vers ceux qui ont exercé dans les 15 20 dernières années, vous allez rappeler qui ?

Ville qui est devenu antisioniste, Fillon qui a eu des soucis, Sarkozi qui va aller en prison, Jean-Marquer vous ne voyez personne, il y a pas d'armée de réserve. La deuxième chose, c'est votre comparaison des premières lignes de votre livre avec la tragédie classique. Il y a deux types de tragédie.

Ça vous adorez le rayon. Il y a la tragédie cornélienne extraverti. On sort le sabre et on part l'assaut.

Parfois ça se passe bien, le cide, parfois ça se passe mal. Euh les auraces, ça se termine par un drame familial. Et puis il y a la tragédie racinienne où on s'enferme sur soi-même.

Exactement. Et euh Titus qui euh Berénis ou l'empire l'empire et on finit par s'effondrer sur soi-même longtemps. Euh Macron ça a été Corneille, jeune héros flamboyant, sabre aucit sa fin ça sera une tragédie cornélienne, il chutera.

Non, il a été réélu. Et maintenant, on se demande si ça va pas être une tragédie racinienne. C'est Hippolyte et Fhèdre.

Alors ça veut dire quoi développer christophe ? Parce que tout le monde n'a pas de Ça veut dire ça veut dire qu'il est assassiné par ses propres enfants et c'est le cas avec Atal et Philippe ce qu'il a créé l'assassine. Ça veut dire qu'il s'effondre sur sa propre pensée.

Il ne sait plus qui il est, ce qu'il fait. Il ne comprend plus ce qui se passe. Et ça veut dire que ce qu'il incarne sa sa vision du pouvoir, sa vision de la France s'évapore et ça c'est la fin du macronisme.

Ça c'est ça donne de très beaux Alexandrins. Ça donne des champs du signe. La chronique de Manéramè qui racontent la mort d'Hippolyte en effet.

Voilà devantou non mais c'est vrai il y a quelque chose. Alors on peut aussi comparer Macron à Dony shot si on trouve d'autres rayons de la littérature là il il se bat contre il se bat contre les mouls. Je sais pas c'est Sébastien le cornu peut-être.

Non mais il y a plein de comparaisons à faire mais ça montre en effet ce tragique de la situation et surtout le côté qu'on perçoit tous maintenant qui est que il y a un côté inéluctable. C'estàd que la fin est inéluctable dans ce genre de de pièces de terre. Oui, mais là, regardez à quel point elle est accélérée.

En fait, on avait l'unité de lieu, on sait que ça se finirait mal à l'Élysée comme pour tous les présidents, ça se termine mal. Tout le monde s'en va, c'est la fin de règne, c'est parfaitement normal. Mais l'unité de temps maintenant, on ne la maîtrise plus.

On sait pas combien il y aura de scènes et d'actes jusqu'à la fin. Il y en aura peut-être moins que que prévu. Peut-être que le rideau va se baisser plus tôt et que les gens voudront un autre personnage principal avant le terme.

Et Christine Lagarde, il pourrait pas appeler Christine Lagarde. Il a déjà essayé. Elle fait partie de ces de ces super profils où on se dit bah oui, quand on tient la BCE, on peut très bien faire un budget avec Olivier Fort et Gabriel Atal.

Maintenant, elle revient, elle est immédiatement dans le Marigot, ancienne ministre de SarkoZi et cetera et cetera. Donc ça ne sera simple pour personne. Vous mettez le nom de Christine Lagarde dans un bureau politique, un bureau national du Parti socialiste.

Vous allez voir comment ils vont réagir. Il a des il a des drôles de rapport, on va finir là-dessus avec ses premiers ministres. Ils peuvent très vite plus supporter.

Regardez la photo la photo de Gabriel Atal quand il apprend que le que le que le président cette photo est incroyable où il lui jette un regard bras croisé furax en fait désarçonné par ce par cette décision folle. complètement. Et ce que je raconte dans le livre, c'est que non seulement cette scène est photographiée par la photographe officielle de LSÉ qui publie les photos euh très rapidement après, elle aussi elle est aussi filmé Emmanuel Macron fait filmer cette scène parce que une équipe le suit pour un documentaire au Lancour dont on ne sait pas trop quand il sortira mais une équipe a filmé cette scène où Emmanuel Macron stupéfie ses plus proches, les conseillers politiques et les et les ministres les plus politiques du gouvernement de l'époque en leur apprenant la dissolution de l'Assemblée et le rapport à ces anciens premier ministres en effet Jean Castex mis à part mais peut-être une exception Castex Voilà, peut-être parce que Jean Castex ne nourrit pas la même ambition euh politique que les autres.

Ça s'est mal passé, ça s'est mal terminé avec tout le monde. Eddor Philippe a des phrase très dure dans mon livre sur la manière dont Emmanuel Macron l'a viré, c'est son terme, à l'été euh euh 2020. Gabriel Atal, je ne vous en parle pas, ça ça se assez peu suu à l'époque mais avec Gabriel Atal, ça a déraillé tout de suite au bout de quelques jours.

Emmanuel Macron ne supporte plus ce premier ministre qui prend la lumière. On a envie de lui dire "Mais qu'est-ce que vous vous espériez d'autre d'un Gabriel Atal qui a fait de la communication de son mode d'action politique principal ? Mais ça déraille tout de suite avec Elizabeth Born aussi.

Il ne la supportait plus humainement parlant. Donc en effet, il a un rapport très compliqué au partage de la lumière et en fait maintenant on pourrait dire au partage du pouvoir puisque le problème depuis l'été 2024, c'est aussi cette propension à s'accrocher à une fonction qu'il qu'il risque de de démonétiser de plus en plus. Vous restez avec nous, on passe à la phrase qui fait du bruit. [Musique] Phrase qui fait du bruit, elle est signée Marine Le Pen.

On l'écoute. Vous pourriez s'ener un gouvernement qui abrogerait la réforme des retraites ? Ah oui oui, je j'en moi là maintenant.

Tout tout. Ah tout même des de grandes avancées commeation. Tout non mais tout.

Je sens tout. Voilà, là maintenant stop. La plaisanterie a assez duré.

D'accord. On fait courir les Français derrière des babales. Tout ça pour gagner du temps.

C'est inadmissible. On ne peut pas admettre qu'on contourne à ce point les institutions de la 5e République. Donc voilà, maintenant je on siffle la fin de la récréation.

En pleine crise politique, Marine Le Pen était hier à commanderne au salon de l'élevage, loun des tumultes parisiens. Alors, on sent surtout, on sent surtout, je sens surtout. J'en peux plus.

Louis auxalt quelle réaction. Au moins, c'est clair. Là, il y a une ligne claire.

Alors, l'autre phrase importante qu'elle dit, c'est gagner du temps. C'estàd qu'en effet, elle a raison là-dessus. Emmanuel Macron gagne du temps.

On a eu quand même on en est au 2è délai de 48 he en une semaine. Le premier délai c'était pour les fameuses ultimes négociations qui en fait n'ont rien donné parce qu'hier Sébastien Lecnu n'a même pas tranché en tant peu l'avenir de la réforme des retraites ni d'ailleurs les autres sujets. Et il a et et dans la foulée de de l'interview de Sébastien Lecornuyer l'Élysée a annoncé un délai de 48 he pour nommer un premier ministre et on sait la conception des délais d'Emmanuel Macron.

Ça pourrait être extensible. Donc c'est d'où l'exaspération de Marine Le Pen mais qui qui joue sur l'exaspération de ses propres électeurs. Euh à la rentrée du RN, il y a la la base de de Marine Le Pen, le CRI c'était pas c'était même pas censure, c'était Macron d'émission.

Euh donc euh elle a une pression très forte de sa base. Euh elle va en effet maintenant euh censurer n'importe quel gouvernement. Et il y a cette stratégie un peu périlleuse quand même du rassemblement national qui est celle du retour aux urnes.

Du retour aux urnes d'une manière ou d'une autre, sachant que ça n'a pas payé à l'été 2 qui semble être un copiercollé véritablement de ce qu'on a entendu de la part de Mathilde Panot qui vraiment proprement emploie les mêmes mots. On sent surtout mais surtout arrêter arrêter arrêter cette plaisanterie. Il faut arrêter cette plaisanterie.

Comment est-ce que vous le regardez ça ? Cette espèce de similitude des des propos. Bah il y a je crois je crois quand même il y a deux stratégies différentes.

Alors que les deux parties se rejoignent sur la nécessité d'un retour aux urnes. Oui, c'est vrai. Sauf que Jean Mélenchon a été le premier à parler de la destitution d'Emmanuel Macron.

Donc il veut vraiment le but de Jean Mélon est de renverser le régime he de c'est d'avoir une 6e république. Voilà pour renverser le régime il faut avoir le la peau de de sa clé de voûte qui est le président de la République. Je destioné voilà elle est valé.

Ce sera pas une destitution en tout cas en bonne et du forme. Le en le vrai moyen pour Emmanuel du départ d'Emmanuel Macron sous la 5e République, c'est la démission. Il y a très peu de moyens en réalité de le déuer.

Un impachement n'existe pas à la France. C'est fascinant que cette idée est progressé dans ces proportionsl. Oui, exactement.

Ça c'est très frappant. La la fenêtre d'Overton comme on dit s'élargi puisque c'estàd une idée qui était du domaine de l'impensable il y a quelques mois qui était cantonnée à Jean-Luc Mélenchon à des panneaux sur des manifestations à des infectifs sur les réseaux sociaux c'est-à-dire Macron d'émission Macron va-ten. Aujourd'hui c'est un ancien premier ministre d'Emmanuel Macron Eddor Philippe qui est pas connu pour être un révolutionnaire patenté qui qui prononce ça en des termes plus polertes en disant il faut qu'il programme son départ mais le propos est exactement le même.

Absolument une une faute de sa part parce que d'ailleurs c'est très intéressant de comparer la la stratégie de Marine Le Pen à cet égard. Marine Le Pen et le Rassemblement national, ils sont très prudents sur les appels à la démission. Pourquoi ?

Parce que quand vous aspirez à occuper la fonction suprême de président de la République, et ben qu'est-ce que vous faites ? Vous faites tout pour la protéger et ne surtout pas l'abîmer ou tenter de l'affaiblir. Or, un appel à la démission, c'est créer un terrible précédent qui pourrait si un jour vous-même vous êtes présidente ou président de la République, vous revenir en boomerang.

Et donc c'est pour ça que Marine Le Pen, elle appelle au retour aux urnes, au respect des institutions et à la dissolution et non pas à la destitution ou pire à la démission, en tout cas de façon beaucoup moins sonore parce qu'elle sait très bien qu'ensuite c'est quelque chose dont elle pourrait elle-même être victime si elle était présidente de la République. Et je voudrais revenir quand même ce qu'on on a pas beaucoup commenté sur les premières images en terme de stratégie de communication. C'est quand même assez intéressant ce qu'elle a fait en début de semaine.

Pendant que tous les partis étaient là à Tergiversé à Matignon et ben elle elle disait "Ben regardez moi je suis au salon de l'Elevage, je suis auprès des agriculteurs, je suis auprès des Français, je suis à Cournon d'Auvergne dans le puit de dos mais regardez les autres, ils sont là rue de Varè à répéter par psyhacisme idiot ce qu'ils ont déjà répété depuis près d'un an et demi maintenant. Ouais. Donc moi, je pense quand même qu'elle sort et son espèce de constance sur l'appel à la dissolution marque une espèce de ben de cohérence et de permanence dans la façon dont s'adresse à son électorat.

Et ça se voit d'ailleurs dans les sondages puisque son parti ne cesse en tout cas de se maintenir sinon progresser. Mais Christophe, il y a pas une comment dirais-je une arrière-pensée un peu plus cynique chez Marine Le Pen sur la dissolution ? Oui, bien sûr, il y a en précipitant une dissolution l'accélération de son calendrier judiciaire, c'est le règlement de son statut éligible ou inéligible par toute une série de de contestations possibles devant le Conseil d'État, devant le Conseil constitutionnel.

Enfin, tout l'arsenal juridique est mobilisé par le RN, ça trancherait le problème. Si ça le tranche en sa faveur, la voilà la relancée et même confortée pour la présidentielle. Pendant ce temps-là, Édouard Philippe, non seulement il commet l'erreur que décrivait blanche sur le moment et le précédent qu'il crée, mais surtout il se trompe sur la fonction de président.

Un président impopulaire pour son action nationale, bloqué dans son action en France. Mais ce n'est pas que ça un président, c'est pas pour ça qu'il doit démissionner. Plus de la moitié de son temps et de son rôle, c'est l'international, c'est l'étranger.

C'est d'ailleurs ce qu' a rappelé Sébastien Le Cornu. Exactement. Le cornu hier, il dit pas non, faut pas qu'il démissionne parce qu'un président est élu pour 7 ans.

Il dit je suis encore ministre des armées, on change pas de général dans la bataille, les temps sont durs. Et bien ça donne l'impression qu'Edouard Philippe n'a pas compris la nature de la fonction à laquelle il aspire. Plus le procès en ingratitude qui se parce que des gens peuvent dire Macron d'émission, c'est tout à fait le le droit démocratique, chacun peut s'exprimer et appeler la démission du président.

Le problème là, c'est l'émetteur. Avoir été son premier ministre pendant est-ce que c'est pas le signe simplement que l'heure est très grave et que personne ne comprend ce que fait le président d'exister dans un débat qui était totalement où la chure en chair débordé qui était totalement asphyé. En même temps, il avait déjà boxé he Édouard Philippe, vous le rappelez dans votre livre juste après en fait la dissolution donc raté 2024, on entre en campagne, il faut bien y aller et lui sur BFM TV le lendemain, il serait sain de se passer d'Emmanuel M en campagne le dit, il le dit.

Alors là déjà d'ailleurs le c'est une scène extrêmement violente qui se passe juste après la la dissolution. La dissolution est un dimanche soir. Le lundi soir, Emmanuel Macron reçoit l'Élysée les chefs des principales forces politiques.

Édouard Philippe Gabriel Atal et François Baou sont là. Et c'est d'une violence extrême pour Emmanuel Macron parce que François Baot explique qu'il faut démacroniser la campagne. Autrement dit tiens-toi vite, tiens-toi à l'écart de tout ça parce que sinon ça va être encore pire que prévu.

Eddard Philippe dit la même chose dans cette pièce, il le dira le lendemain à la télévision. Gabrial dit pas grandchose mais il en pense pas que moi évidemment lui qui est la première vous êtes quand même là vous faites de la politique politicienne tous. Euh est-ce que c'est pas le signe que la Est-ce que c'est pas le signe que la crise c'est plus une crise politique, c'est réellement une crise institutionnelle et que et que et que c'est une crise de régime et que pas des institutions, les institutions c'est pas leur faute, c'est le comportement des hommes et des femmes politiques, mais une crise de régime, j'appelle une crise de régie, moi c'est le blocage des institutions par les acteurs qui les manipulent. du vous leur prêtez toujours des intentions d'incinisme épouvantable enfin c'est je pensais que c'était Guillaume qui était le ravi de la crèche sur ce plateau mais finalement ça va être moi.

Ces hommes-là aussi je sais pas il y a un petit cœur qui bat il voi l'état de leur pays et ils peuvent dire réellement "Mais en fait le problème c'est Emmanuel Macron." Non vous croyez pas responsable c'est Emmanuel Macron. Oui, lui qui a prononcé la dissolution, c'est lui qui est au commande.

S'il n'était que le problème aujourd'hui, ça serait. Le problème quelque part, ça a été la réponse du peuple lors des législatives. Le Front républicain évidemment était un peu une arnaque, mais le peuple a quand même suivi, il a voté.

Et donc les Français se sont mis eux-mêmes dans cette situation par leur incertitude, par leur division extrême. C'est pour ça que la dissolution est à la fois la bonne solution. Le peuple peut corriger l'erreur qu'il a commise mais en même temps il peut la rééditer.

Et là qu'est-ce qu'on fait si on dissou et qu'on a la même si la même équation on aura pas exactement la même équation. On sait on sait pas par euh par exemple que le parti macronisque risque de perdre certains sièges que le Parti socialiste et il y a quand même pardon mais euh on parlait de souci de clarification il y a un peu plus d'un an maintenant. Je trouve que ce souci de clarification-là, il est à nouveau légitime, c'est-à-dire que par exemple, vous avez des élus du Parti socialiste qui ont été élus sous la bannière nouveau Front populaire avec un programme dont ils se sont désolidarisés depuis.

Donc il y aurait une forme de cohérence aussi puisque l'offre politique a évolué en 1 an et demi à retourné aux urnes et et il faut pas avoir peur de retourner aux urnes. Autant elle était incompréhensible la dissolution du 9 juin, autant aujourd'hui pardon elle serait parfaitement parfaitement comprise. Sauf que attention Marine Le Pen en a parlé dans le fil de hier aussi de cette cette dissolution et elle a parlé des députés et qu'a-t-elle dit Marine Le Pen en écoute la classe politique aujourd'hui se révèle telle qu'en elle-même.

En tout cas, elle arrive parfois à cacher à l'opinion publique, c'est des gens qui sont prêts à se couper un membre pour conserver leur place, pour conserver leur mandat et des gens qui en réalité crèvent de peur de l'élection, ce qui quand on fait de la politique est quand même assez problématique. Voilà, il crèvent de peur de retourner devant les électeurs. Quand on est un élu et qu'on a peur de retourner devant les électeurs, il faut arrêter d'être élu, faut faire autre chose parce que le spectacle qui est donné est désespérant.

De disait des députés prêtent à tout pour sauver leur siège, c'est notre carton rouge Christophe, vous y revenez. De Gaul disait la peur et le ressort des assemblées. Alors lui évidemment il pensait à l'Assemblée de 1940 qui vote les pouvoirs à Péétin.

Cette assemblée de 1940 c'était celle du Front Populaire. On passe du Front Populaire à Pétin. Mais ce que dit Marine Leupen, c'est la même chose.

Les députés ont peur des électeurs et tout le monde tout le monde a peur. Tout le monde a peur en prenant une décision courageuse en 2025 de ruiner sa carrière présidentielle en 2027. Et c'est parce qu'ils ont peur qu'ils commettent des fautes qui peut-être vont les disqualifier pour 2000 pour 2027. la le truc d'une dissolution dit Marine Le Pen parce que ça serait pour beaucoup une bésina électorale blanche.

Oui, les sondages le montre Blanche l'a dit. Euh enfin en tout cas pour le macroniste, effectivement ce serait une Berzina, une nouvelle et c'est pour ça que euh il s'agit en tout sens pour essayer d'éviter ça. Sauf que qu'est-ce que ça crée dans l'opinion publique ? le sentiment qu'ils s'accrochent au pouvoir, qu'ils veulent absolument non seulement ne pas se reconfronter au peuple, mais rester dans ce bateau, cet esquif, ce radeau de la méduse qui va bon gré magré tenter de tenir encore le le gouvernail de de la France.

En tout cas, ça montre que les institutions, ça montre la puissance des institutions quand même parce que ça montre le le la portée de cet article 12 qui agit vraiment comme la dissuation nucléaire. C'est-à-dire que le président peut dissoudre à tout moment l'Assemblée nationale, il peut à nouveau le faire puisque le délai d'un an suivant la précédente dissolution est expirée depuis cet été. Et ça ça marche.

C'estàd que ça tétanise les députés. Est-ce que ça suffit pour les pousser à s'entendre et trouver un assemblage qui permet de gouverner ? Pour l'instant, la réponse est non.

Mais on voit l'effet des institutions conçues par Michel Debré le général de Gaulle qui est assez puissant et où quand même le le président a ses outils qui lui donnent une forme de prééminence notamment sur le parlement. Donc nous ne sommes pas que en régime parlementaire. Là aujourd'hui ça démonétise aussi beaucoup de cette classe politique qui vous le dites effectivement a l'air totalement tétanisé à l'idée de de retourner aux urnes.

On en a quand même eu deux exemples flagrant ces 48 dernières heures. C'est-à-dire que quand vous avez Ellisabeth Borne ministre des missionnaires de l'éducation nationale qui avait fait adopter de force la réforme des retraites qui dit que finalement peut-être on pourrait la suspendre alors qu'il y a un an encore elle disait à quel point tout ça était existentiel et que le pays ne pourrait sortir de la crise sans l'adoption de cette réforme. On se dit mais qui sont ces gens qui qui vous disaient quelque chose était existentielle hier et qui vous dit que finalement avec euing mais mais même tout il y a pas que ça sur la réduction des déficits, sur un un certain nombre de choses que comment est-ce que vous voulez que les français ensuite foi en la parole politique quand vous vous autodiscréditez de la sorte en renonçant à vos propres engagements et à ce qui avait fait l'ADN du macronisme au départ et a la seule réforme un peu substantielle qu'il a réussi à faire voter depuis le début but de son second mandat et et on a la même incohérence du côté des LR qui n'ont pas voté la réforme pas tous voté la réforme des retraites en 2023 il y en a même 19 qui ont voté la censure du gouvernement borne sur ce sujet retraite et qui aujourd'hui nous disent ligne rouge si vous touchez à la réforme des retraites on s'en va non mais c'est extraordinaire ce que vous êtes en train de décrire c'est ça ça donne envie de tout casser mais comment ça doit être interprété c'est quoi c'est un ballon somde parce qu'on peut pas imaginer un seul instant qu'Élizabeth Borne qui porter cette réforme sorte comme ça dans le Parisien en ayant une bonne idée Faut pas voir de complot.

Ah non non mais là mais alors en ce moment je je vous dis il faut pas voir des complots partout hein. C'est quoi la toujours préféré l'hypothèse de la connerie à salle du complot ? Évidemment j'utilise cette phrase de Michel Reocard qui vaut tout le temps à toute époque en tout lieux dans le livre à propos de la dissolution qui en effet c'est une forme de complot mais complètement raté et par ailleurs c'est d'abord une décision présidentielle avant d'être quelque chose d'ourdi de manière à à faire bien sur Ellisabeth Borne.

Elle y va toute seule et Oui tout à fait. Elle prévient juste quelques proches députés qui ensuite essayent de défendre cette idée contre les autres députés macronises qui sont pas totalement euh qui comprennent pas totalement cette sortie. D'ailleurs, ça dénote le le en effet, on passe tous les corpus idéologiques par-dessus bord.

Ça dénote que même les Macronisques qui s'étaient battus pour cette réforme, bah aujourd'hui certains disent "Oui, on pourrait la passer par bord." D'autres disent "On va le faire mais c'est pas encore le moment parce qu'il faut que ce soit une victoire pour nos pour les socialistes." D'autres disent qu' faut surtout pas le faire parce que c'est vrai, c'est la seule véritable réforme du deuxème quinquena d'Emmanuel Macron.

Mais en effet, quand Ellisabeth Brom dit ça, elle le dit toute seule et elle va certainement pas se coordonner avec un Emmanuel Macron qui entretient le rapport qu'on a décrit avec ses anciens premier ministre. Davom, les journalistes du monde qui était là hier, si je meuse, Christophe, on dit "Elle n'a c'est un bon soldat, elle n'aurait jamais pu faire cette sortie sans sans sans l'Aval. le monde le Figaro de salles de types d'information comme la première partie de l'interview la première partie de l'interview était une défense du président face à la rumeur de démission on s'interrogera il faut noter que le cornu avant que Borne fasse cette proposition avait déjà demandé le chiffrage à Ber sur une éventuelle suspension donc vous voyez ça fuyait un peu de par d'ailleurs hier chez nos confrères de France inter Roland l'escur était assez embêté aux entournures il disait oui enfin bon c'est notre métier c'est de chiffr il arrivait pas à dire à Benjamin Dubel oui on a chiffré oui Non, les fonctionnaires de la Caisse nationale également sont en train de revoir comment est-ce que cet outil informatique peut fonctionner et si on peut suspendre.

Enfin, il y a quand même un certain nombre de de signaux quand même. Pour que euh renvoyer les les députés devant les électeurs soient fondés, je crois qu'il manque encore un élément, c'est une censure supplémentaire à ce moment-là. Mais elle arrive, elle arrive sur quoi ?

On a eu le 493 avec une motion de censure. Vous pouvez pas dissoudre. Barni est parti.

On a eu le 491 avec Baou qui a posé la question de confiance. Il il s'est-ême mis en péril. C'est pas la faute des députés.

On n'a pas encore eu le 492 qu'on avait eu en octobre 1962 pour renverser Pompidou. C'est-à-dire que l'assemblée de son propre chef dresse l'échafaud pour le premier ministre. Et là le président est fondé à dire "Vous me guillotinez mon premier ministre, je vous renvoie dans les attendez si je repars sur ce que disait Guillaume tout à l'heure, si on a je sens surtout je sens surtout je sens surtout de Marine Le Pen.

Si on a de l'autre côté Mathilde Pan au total. Bah c'est pas mal non ? Ah c'est beaucoup 209 députés qui veulent soit 10 solutions, soit des missions, soit les deux.

Mais c'est pas la majorité. C'est pas la majorité. Donc le print premier ministre, il suffit qu'il n'ait pas 289 contre lui.

Donc il faut que à ces 209 senseurs abonnés, il y en a 80 qui s'ajoutent. Ah si vous prenez LR plus Horizon, vous êtes pas loin. Si vous prenez comme premier ministre un socialiste pur et dur qui vous fait le programme commun, là il y a droit.

C'est pour ça quand le PSD il nous faut un premier ministre socialiste ou écologiste, il se trompe. Enfin, c'est pas la bonne décision. Il faut quelqu'un qui soit marqué à gauche intellectuellement mais pas politiquement.

Il il y a un élément euh sur lequel j'aimerais beaucoup vous entendre Louis. Euh ça fera d'ailleurs la transition avec la deuxème partie de l'émission mais vous avez un chapitre euh le diplomate et le banquier. Vous soulignez un paradoxe qui est quand même incroyable, c'est que tout chef des armées qu'il a et qu'il est le président Macron, il a doublé le budget du ministère de la défense, c'est l'histoire d'un homme qui n'a pas eu sa guerre.

Il n'a pas eu sa guerre. Pas comme Hollande, pas comme Sarkozy en Libye, Chirak ici en enuggoslavie ou encore François Mitteran la guerre du golf. Il n'a pas eu sa guerre.

C'est ça le problème d'Emmanuel Macron. Alors je pense pas que ce soit le problème principal mais en effet c'est une phrase de François Hollande d'ailleurs. Il dit "Maccron n'a pas fait la guerre." C'est une différence, c'est un constat de sa part.

C'est pas forcément un jugement, mais ça explique peut-être ça explique peut-être certaines choses. On sent en ce moment qu'Emmanuel Macron euh est dans la phase postérité de son quinquena. On verra ce qu'il en reste sur le plan intérieur, mais voilà, sur le plan, il est obsédé par ça.

Obsédé par ça comme ses prédécesseurs. On peut lire comme ça des gestes comme la reconnaissance de de l'État de Palestine. Ce sont des choses qui resteront comme est resté le nom de Jacques Chirac à la guerre en Irak en 2003.

Chirac non seulement a fait la guerre, mais il a aussi refusé la guerre avec Panage. Et ça c'est resté dans les mémoires. Emmanuel Macron n c'est vrai n'a pas ce geste là et pourtant il passe plus de de 50 % de son temps sur la scène internationale à appeler Donald Trump à participer à des sommets à se rendre aux quatre coins du monde et pourtant on ne décelle pas ce qui dans son action diplomatique nous sommes en guerre guerre et tout le monde a compris que c'était c'était pas une guerre pas une vraie que d'ailleurs une autre guerre était peut-être à nos portes mais pour l'instant il n'a il n'a pas il n'a pas cranté j'allais dire comme disent les communiquant cet élément là dans dans Alors, il y en a un autre qui l'a cranté cette ce cet élément-là de la guerre, c'est Donald Trump.

On en parle dans un instant après la pause. Loulter, je vous remercie infiniment d'être passé sur le plateau de dans toute liberté, la foudre et les cendres. On recommande tous la lecture de ce livre Macron les secrets d'une succession interdite.

Un livre vraiment fantastique, formidable à lire. Ce dévore en une nuit. En une nuit.

Allez, à tout de suite sur LCI. De retour sur le plateau dans toute liberté pour cette lueur. On espère dans la nuit.

Regardez ces images qui nous sont parvenues de la Maison Blanche. C'était hier soir. Guillaume, vous nous commentez ça ?

Le président, il est en conférence de presse, le président des États-Unis. Voilà. Et là, tout à coup, en fait, le secrétaire d'État s'approche de lui, va lui souffler un mot à l'oreille.

Monsieur le président, monsieur le président, soyez le premier. Il lui a glissé une note et cette note évidemment la la presse américaine euh s'est réjoui que de zoomer sur ce qui était inscrit. Monsieur le président euh validez votre post trousse sociale, donc son réseau social.

Soyez le premier à annoncer cet accord historique. Alors elle est géniale hein cette image aussi parce que elle se superpose à une image précédente il y a 24 ans, le 11 septembre 2001. Vous vous souvenez George Lebouche était le président du États il était dans une maternelle.

Un homme vient lui souffler à l'oreille quelque chose de dramatique, de colossal. Deux avions viennent de s'encastrer dans le World Trade Center euh à New York et c'est l'attentat monstrueux euh commis par Al-Qaïda du du 11 septembre. 24 ans plus tard, cette image historique là aussi, elle se superpose, sauf qu'on annonce un accord là aussi historique.

Il faut quand même peser ses mots, qui mettra fin à à une guerre probablement de de 2 ans. Alors, regardez cette autre vidéo, cette mise en scène qui a été aussi publiée dans la nuit par euh par la Maison Blanche. On l'écoute.

Président Trump, vous êtes le meilleur du monde. Qu'avez-vous à dire au président Trump ? [Applaudissements] Merci à tout le monde.

Voilà, c'est le président Trump qui annonce aux familles d'otage qu'elles vont être que les otages vont être libérés probablement lundi. Euh, on est en direct avec Bezabé Salem. Euh, bonjour Bzabé.

Vous êtes place des otages à Tel Aviv. Quelle est l'ambiance en ce moment ce matin en Israël ? L'ambiance en Israël et particulièrement sur cette place des otages.

Elle est incroyable et pas que ce matin, depuis le milieu de la nuit, depuis euh que cette annonce d'un accord euh a été euh publiée, euh des centaines des Israéliens, des centaines d'Israéliens, des proches d'otage aussi qui euh sont venus ici se rassembler, être ensemble, célébrer quelque chose qu'ils ont espéré pendant 2 ans. Ça fait 2 ans qu'on attend cela me disait le fils d'un otage qui soulligne qu'il y a aussi des sentiments mitigés puisque son père quand il a été enlevé était encore en vie. Donc beaucoup d'émotions ici.

On voit enfin sur les proches des otages des sourires, des larmes de joie. Ça faisait longtemps qu'on attendait ça en Israël. Concrètement dans les heures qui viennent, le gouvernement devrait valider cet accord.

Et puis si tout va bien, selon la presse israélienne, les 20 otages vivants qui sont entre les mains du Hamas devraient être libérés. Lundi devrait être rendu à Israël les cords d'otage qui ne sont plus en vie, peut-être pas tous puisque selon le Hamas et bien il serait difficile de les localiser. Puis à noter que sur le terrain aussi l'armée israélienne se prépare euh à reculer vers une première ligne de retrait euh donc selon les termes de l'accord qui a été signé entre Israël et le Hamas il y a quelques heures.

Merci beaucoup Babe Salem, vous êtes correspondant TFNCI en Israël. Guillaume une réaction de l'Élysée ce matin. Le président de la République il y a 36 minutes sur son réseau social.

Non pas le sien sur X le réseau social d'Elon Musk pardonnez-moi. Espoir immense pour les otages et leur famille pour les Palestiniens de Gaza pour la région. Donc il salue effectivement cet accord qui est historique, il faut bien le dire, qui a été conclu et bien entre le le Hamas et et Israël parce que le président des États-Unis a réussi à tordre le bras à toutes les parties au au conflit au Hamas le forçant à s'asseoir à cette table et finalement à déguiser son narratif comme il le voudrait bien.

Mais ça n'est ni plus ni moins qu'une capitulation. Vous savez que sur ce plateau, on n'a pas le droit d'utiliser le terme narratif, hein, des termes de communicant. Le récit, le récit qu'il voudra bien enrober comme il le souhaite, le Hamas capitule puisqu'il va être liquidé politiquement et qu'il va être désarmé.

Ça prendra nécessairement du temps, il habillera ça comme il veut mais ça n'est qu'une capitulation et fort heureusement croyez vraiment en tout cas sont les termes de l'accord tels qu'il a été conçu par Donald Trump. effectivement, il y aura sa faisabilité et et maintenant tout commence, c'est un point de départ mais comme on dit en anglais et là je vais paraphraser monsieur Trump, first thing first, on commence d'abord avec les premières choses et ensuite on avance. Soulagement immense, on doit s'en réjouir.

C'est la fin d'un calvaire monumental pour tous les innocents qui ont subi cette guerre. les vieillards, les femmes, les enfants palestiniens qui ont été effectivement bombardés, les otages qui ont croupi dans des et les massacres du 7 octobre parce qu'on en parlé, parce qu'on est submergé par la les otages qui ont croupi dans les tunnels du Hamas et toutes ces familles qui en Israël ont encore des blessures qui sont ouvertes lorsque le 7 octobre 2023 des terroristes du Hamas sont venus tirer sur la foule des jeunes des kiboutsim comme on tire sur du gibier. Ça a laissé des plaises béantes qui sont ouvertes et qui pourraient peut-être enfin se refermer et permettre à cette société israélienne euh d'aller de l'avant au moment où les otages, espérons-le, rentreront.

Soulagement immense, il faut le dire également euh pour les Gazaouis, les Innocents, prise en étau entre la férocité extrême de l'armée israélienne et le cynisme mortifère du Hamas. blanche soulagement immense et effectivement la libération des otages va tout changer. C'est-à-dire que côté israélien, les les choses auront plus du tout sont plus du tout de la même nature et et la dynamique pour les étapes qui vont suivre à mon avis sera totalement différente.

Et puis vous le disiez, Trump quand même lui pour le coup n n'est pas ce calendrier là n'a pas du tout été construit par hasard. On est quand même 2 jours après le terrible anniversaire des attentats terroristes du du 7 octobre et on est aussi à la veille, souvenons-nous-en, de la remise du prix Nobel de la paix qui aura dit lieu demain. Je ne dis pas qu'il l'aura, mais en tout cas on on voit bien aussi à quel point ces perspectives là l'une et l'autre ont je pense accéléré et permis effectivement pour le meilleur.

Et je crois qu'il faut le répéter parce que c'est plus important aujourd'hui, l'immense soulagement et la perspective de la libération des vins otages qui reste dicté peut-être aussi par ce calendrier là. H euh Christophe euh il s'attribue un peu tous les mérites les présidents Trump forcément. Euh si cet accord est signé, il en est l'artisan quand même non ?

Il a raison. Oui, bien sûr, il en est il en est l'artisan. Je dirais plus qu'il en est le forgeron parce qu'il a poussé les feux dès son arrivée à la Maison Blanche en janvier pour obliger Israël à changer.

On l'écoute quand même parce qu'il a toujours cette façon de parler. dans l'écoute de ce de ce de cet accord. Le secrétaire d'État vient de me faire parvenir une note m'indiquant que nous sommes proche d'un accord au Moyen-Orient.

Ils vont avoir besoin de moi assez vite, donc je ne vais pas prendre beaucoup d'autres questions. Ouais. Alors, c'était pas cet extrait que je pass 3000 ans de truc avec une enhase totale.

Donc, il en est un responsable. Le premier cessé le feu, c'était juste après son arrivée à la Maison Blanche, ça a été rompu Netaniaou qui a changé de stratégie jusqu'à la faute commise du bombardement au Qatar. Et là, Netaniaahou fait une faute et il est pris en tenaille entre l'initiative française de reconnaissance de la Palestine qui entraîne beaucoup de pays et Trump qui lui dit "Maintenant, c'est fini, c'est mon plan, on va reprendre." Et là, on est en train d'arriver à l'aboutissement d'une phase Trump.

Attention, c'est pas fini. Le cesser le feu, la libération des otages, l'arrêt des bombardements, c'est formidable. Mais la véritable fin, le véritable succès de Trump, ça sera la démilitarisation du Hamas, la rédition du Hamas, le départ du Hamas de la bande de Gaza.

Mais ça c'est possible, c'est la phase 2 normalement. Si c'est pas le cas, l'armée israélienne reprendra son offensive d'autant plus virulente queil y aura plus d'otage menacé. En tout cas, c'est le plan de paix tel qu'il a été établi par euh Donald Trump et son administration en 20 points qui prévoit effectivement la liquidation politique et militaire du Hamas qui devraes.

Certains de ces dirigeants pourront peut-être prendre comme à l'époque de l'OLP euh prendre la poudre d'escampettes et partir je ne sais où en Algérie, en Tunisie ou ailleurs. C'est c'est le plan de toute façon de Donald Trump. Maintenant effectivement, il y a la mise en œuvre.

Mais je voulais rebondir sur si ces typent en Algérie, en Tunisie ou ailleurs, c'est nous qui allons nous les nous les fader après. Le Mossad s'en occupera. Ah voilà voilà, c'est effectivement dans la grande tradu dernier ceux qui ont faé des attentats terroristes monstrueux.

Ça s'est toujours révélé vrai dans dans dans l'histoire. Mais ceci dit, monsieur Trump, le président des États-Unis a dit que tout le monde soit rassuré, tout le monde sera traité justement, équitablement. Mais je voulais simplement rebondir sur ce que disait euh Christophe Barbier d'un mot.

Le bombardement du Qatar effectivement a été un game changer comme on dit en en mauvais français parce que les pays arabes ont beaucoup contribué à tordre le bras à qui ? justement et il a une relation très très spéciale. Donald Trump alors c'est un pays musulman mais qui n'est pas un pays arabe, c'est encore une autre une autre chose mais mais Donald Trump il a une relation spéciale avec l'Arabie Saoudite, le Qatar et évidemment les les Émirats Arabes unis avec lesquels il a construit et conclu des contrats pharamineux.

Et évidemment à travers ce plan de paix lorsqu'il tort le bras Netaniaou, il sert également les intérêts de l'Amérique et ses propres intérêts. As Ball Asieux Jour. Euh il y a de l'espoir donc dans cette région du monde et il y a un autre espoir à Paris dans le 5e arrondissement ce soir à 18h.

Bah il y a de l'espoir justement. C'est l'homme de la pollution de la peine de mort en France. Robert Badinter rentre donc ce soir au Panthéon.

Vous pourrez suivre la cérémonie en direct TF1 LCI bien sûr, il partage le caveau avec Condoret, un grand humaniste, militant de l'abolition, de l'esclavage, des droits des femmes. Il sera galerie nord pas loin des résistants. Jean Moulin, Germain Tillon.

Caveau numéro 7. Christophe, juste un mot pour finir euh le 31 mars 1872, Victor Hugo écrit dans son journal n'y avait plus qu'un seul bourreau pour toute la France. qu'il vient de mourir.

Quand donc la guillotine mourra-t-elle ? Ah génial ! La peine de mort avait été abandonnée, pas abolie mais abandonnée en février 48.

Ça a duré quelques mois et là il a fallu attendre 109 ans après le vœu, le rêve de Hugo pour que Robert Bader puisse réaliser ce rêve en faisant abolir la peine de mort. On a commencé cette émission avec Patrick Bruel cassé la voix pour la Salamé et là on finit place au grand homme. C'est place à ce grand homme.

Exactement. Ça ça va être un beau moment. Alors, une espèce de parenthèse artificielle ou non aussi dans le chaos politique qu'on est en train de vivre, c'est la 5e panthéonisation d'Emmanuel Macron qui est quand même ferru de politique mémorielle et donc il y a un immense décalage quand même avec l'instabilité et la rapidité avec lesquelles les premiers ministres s'enchaînent et puis ce désir de scorréler son bilan à une forme d'éternité et de postérité politique.

Je pense qu'on sera tous très attentif à essayer de lire entre les lignes dans les discours du président de la République pour y trouver de potentiels échos avec la sortie de crise. Christophe, si je fais de la politique politicienne, il va pas nommer le premier ministre avant la pantonisation. Donc c'est pas pour aujourd'hui.

Non non non, c'est pour demain, vendredi. Au mieux s'il tient la promesse des 48 he mais les nominations de premier ministre, c'est comme les gardes à vue, les 48 heures sont renouvelables. Un petit mot sur Ouais. plateau et en effet la peine de mort c'est quand même le procès de Patri 1978 il y a Beauquillon qui qui est son avocat avec lequel il fait équipe qui défend en fait Patrick Henry et lui il le dit lors d'une plédoirie qui est monumentale magistrale fabuleuse.

Moi je me bats contre la peine de mort et effectivement ce cette boucle que vous faites Christophe entre Victor Hugo le dernier jour du condamné Oui. fin fin de la peine de mort et puis et puis et puis ce combat qu'il mène à l'Assemblée nationale. Il a l'honneur devant la représentation nationale dit-il de demander au députés de voter la fin de la peine de mort.

C'est assez fabuleux. Merci beaucoup. Merci à tous les trois.

On se retrouve demain à 9h en toute liberté dans un instant carte sur table avec Doucan. met tout de suite le journal de Sylvia amic.