Violences dans le périscolaire, campagne pour les municipales à Paris... Le "8h30 franceinfo" de Pierre-Yves Bournazel
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Bonjour Pierre-Yves Bournazel et merci d'être avec nous ce matin sur France Info. On va parler effectivement des élections municipales à Paris avec vous. On va parler également de la situation d'Edouard Philippe. Je rappelle que vous êtes horizon, la situation d'Edouard Philippe en vue de 2027. Avant cela, et même ses alertes sur le périscolaire à Paris. On en parle beaucoup ces dernières heures après les révélations de l'émission Cache Investigation de France 2 avec ces témoignages d'enfants, de parents, le silence dénoncé aussi par certains parents. On évoque des violences, on évoque y compris des violences sexuelles, on évoque des violences verbales aussi à l'encontre des enfants.
Question assez simple pour commencer, comment en sommes-nous arrivés là ?
C'est l'horreur. C'est une honte pour Paris. C'est une honte parce que ce sont des enfants qui sont abîmés. C'est des parents qui sont évidemment en colère, légitimement, angoissés et qui demandent qu'on leur explique et que ça s'arrête. Nous avons été un certain nombre d'élus avec beaucoup de parents mobilisés depuis déjà plusieurs années et singulièrement ces derniers mois à avoir alerté. Et les révélations de Cache Investigation font mal. Elles font mal parce qu'il s'agit d'enfants et on ne joue pas avec la sécurité de nos enfants. Il y a eu des carences, il y a eu des manquements extrêmement graves et je pense qu'il est urgent, vital que les leçons soient immédiatement tirées.
Alors on va revenir sur les leçons, sur effectivement les possibles manquements mais quand même, vous êtes élu à Paris depuis 18 ans. On imagine que vous rencontrez évidemment des Parisiennes, des Parisiens, des enfants, des parents. vous n'avez vous-même rien vu, ça fait plusieurs années sans doute que ça a duré.
En 2022, ça a été dit, je l'ai dit, en 2022 j'ai rencontré des mamans qui m'ont parlé, j'ai relayé, d'autres élus l'ont fait, des parents l'ont fait et ça prend une ampleur encore plus importante que nous pouvions l'imaginer et nous n'avons pas été entendus, nous n'avons pas été compris. Par qui ? Eh bien par les responsables, c'est-à-dire à la ville de Paris, puisque c'est le temps périscolaire. Il y a encore quelques mois, j'ai écrit pour que les parents soient reçus par la ville, par le rectorat et par le parquet ensemble, pour qu'on puisse les informer et qu'on puisse engager les poursuites.
Donc évidemment, nous sommes choqués et c'est une affaire très grave et c'est une blessure et une salissure.
Dans ce documentaire qu'Adrien citait sur France 2, Cache Investigation, le premier adjoint d'Anne Hidalgo, Patrick Bloch, qui est en charge du périscolaire justement à la mairie de Paris depuis 2017, il parle de mauvaises habitudes, de dysfonctionnements concernant la remontée des signalements. Quelle a été votre réaction quand vous avez pris connaissance de ce témoignage ? On a l'impression d'une certaine forme de légèreté finalement, la façon dont il aborde ce dossier.
On parle et on l'a relayé. On parle de violence, de violence physique et de violence sexuelle. C'est très grave. Je l'ai dit tout à l'heure, c'est une honte. C'est une horreur. La sécurité de nos enfants doit être une priorité absolue. Et je crois qu'il faut agir. Et j'ai porté déjà depuis longtemps des propositions, notamment pour qu'on contrôle de manière systématique tous les antécédents. Le casier judiciaire... C'est déjà le cas. Il y a des manquements apparemment et des failles très lourdes. Il va falloir s'expliquer sur les carences. Comment a-t-on pu mettre devant nos enfants des individus qui sont violents et des pédocriminels ? Comment est-ce possible ? Comment est-ce possible ?
C'est l'échec de la municipalité socialiste, de la mairie de Paris. Très concrètement, est-ce que ça peut mettre en difficulté aussi votre concurrent Emmanuel Grégoire qui a fait partie de cet exécutif-là ?
Écoutez, il y a eu des carences et des manquements. Je crois que quand on a l'éthique de responsabilité, il faut tirer des conséquences. Et pour l'instant, personne ne tire de conséquences. Personne. Ni au niveau d'exécutifs.
Il y a un plan annoncé par la mairie de Paris au mois de novembre.
Très bien. Je voudrais revenir sur mes propositions. J'ai commencé tout à l'heure. On va en parler. L'éthique de responsabilité, c'est quand même de tirer les leçons et les conséquences des carences, des manquements graves. On parle d'enfants et de leur sécurité. Et ni dans l'exécutif, ni dans l'administration, on ne réagit au sens...
Pardonnez-moi, ça veut dire quoi très concrètement ?
Ça veut dire que si j'étais maire de Paris, j'aurais démissionné et viré les membres de l'exécutif et de l'administration qui ont failli. Ils ont failli. Et à un moment donné, il y a une éthique de responsabilité.
Vous dites que le maire de Paris devrait démissionner pour ça ?
Le maire de Paris devrait demander des comptes à son exécutif, à l'adjoint en charge du dossier du périscolaire et aux administrations, aux cadres qui sont responsables et qui ont eu les remontées. C'est ce que démontre l'émission Caché Investigation. Et là, on resterait les bas-ballons. C'est quand même grave, cette affaire. Et donc, il faut aller sur des propositions immédiatement opérationnelles. Il faut contrôler les antécédents, les casiers judiciaires de manière systématique. Il ne peut pas y avoir une seule faille. On doit être extrêmement exigeant. Ça, c'est vraiment le premier point. Deuxièmement, il faut des formations. Parce qu'il faut des titulaires, pas des vacataires.
Il y a à peu près, les chiffres varient, mais il y a 3 000 titulaires pour 11 000 vacataires. Ce n'est pas suffisant. Sauf que c'est très compliqué d'embaucher Pierre-Yves Bournazel.
Ça coûte cher. Mais ça coûte cher. J'ai un plan de 4 milliards d'euros d'économie sur le train de ville, l'hôtel de ville sur 6 ans. Et je dégage des marges de manœuvre sur les priorités des Parisiens.
Donc, il faut mettre des moyens en priorité sur le périscolaire.
Mais les enfants. Les enfants, quand même. Bien sûr. On ne recrute pas n'importe qui. Donc, il faut mettre les moyens.
Il faut titulariser combien de personnes ? Sofia Chikirou parle, par exemple, côté LFI, parle d'à peu près 2 000 titularisations nécessaires en plus. Oh oui. Et bien sûr.
Et il faut aller vers un système de titularisation massive, progressive et massive. Et il faut former. Il faut 2 ans de formation au moins. Il faut des contrôles.
On les a ces centres de formation pour former ces personnes ?
Il faut le faire, bien sûr. Il faut revaloriser le métier. Et je suis prêt même, d'ailleurs, à ce qu'ils aient des primes pour avoir des personnes déjà expérimentées, déjà formées. Pour avoir des personnes de qualité devant nos enfants. C'est une priorité absolue. C'est une urgence absolue. Et je souhaite qu'il y ait des contrôles inopinés aussi. Chaque année, des contrôles surprises dans chacun des sites. Et je souhaite qu'on forme aussi tous les autres encadrants pour détecter les signaux faibles, pour mettre fin à ces violences et à cette pédocriminalité à l'intérieur de nos écoles. C'est une honte et une horreur, encore une fois. Et je crois qu'il est vraiment urgent d'agir.
Mais quand même, la mairie de Paris a lancé un plan de formation, alors des encadrants, pour détecter justement, comme vous le dites, les signaux faibles. La question, malgré tout, de la formation n'est pas si simple parce que ça nécessite à la fois des structures pour former, de l'argent pour le faire aussi. Et puis, il y a aussi, évidemment, la question des ressources humaines. Ce type de postes, on n'en trouve pas partout.
Depuis combien d'années ce temps périscolaire a été organisé ? Depuis des années. Et c'est maintenant qu'on s'interroge ? C'est maintenant qu'on se dit, tiens, il y a des individus bizarres devant nos enfants, des individus qui ne sont pas contrôlés, des individus qui ne sont pas formés ? Mais ce n'est pas possible. C'est inimaginable. On doit s'occuper de nos enfants. Donc, je voudrais quand même qu'il y ait quand même, aujourd'hui, une pensée pour ses enfants, une pensée pour ses parents et puis une vraie volonté d'agir.
Mais c'est possible de le faire en quelques mois, quelques années ?
Mais il faut le faire. Il faut le faire. Ça aurait dû être fait depuis longtemps et maintenant, il faut le faire. On ne joue pas avec la sécurité des enfants.
Alors, venons-en, Pierre-Yves Bournazel, à cette campagne pour la succession d'Anne Hidalgo à Paris. Le premier tour a lieu maintenant dans six semaines, très précisément. Voilà ce que dit Emmanuel Grégoire, votre concurrent socialiste. Il dit que ça se jouera entre moi et Rachida Dati, la candidate de la droite. Et de fait, les candidats sont tous les deux donnés au coup d'à-coup dans un second tour. Vous, vous êtes le troisième homme de cette élection. Quel serait le sens de maintenir votre candidature à l'issue du premier tour ?
D'abord, il y a un premier tour. Et les Parisiens vont voter. On n'est pas dans une sondocratie, mais dans une démocratie. Et vous connaissez très bien l'histoire politique. Ce n'est pas les favoris des sondages qui l'emportent, même rarement. Et les Parisiens sont plutôt frondeurs. Souvenez-vous de Jacques Chirac qui a battu le favori Michel Dornano en 1977. Et encore en 2001, Bertrand Delannoy, que personne ne voyait venir et qui a été élu maire de Paris. Souvenez-vous de 1995, l'élection présidentielle, où les baladuriens, très en tête des sondages, demandaient à Jacques Chirac de se retirer. Deux mois après, il était président de la République.
Je suis modeste, mais il faut que tous mes concurrents soient modestes. Bien sûr, j'ai bien compris que ces deux clans souhaitent s'affronter. L'un considérant que son adversaire est battable et réciproquement. Et nous sommes là pour être une solution. Une solution pour les Parisiens qui ne veulent pas subir ce match du passé contre le passé. D'une majorité sortante qui est à bout de souffle, qui ne cherche qu'à conserver le pouvoir, là où il faut préparer l'avenir de Paris et des Parisiens. Et de l'autre côté, une offre qui serait une régression pour Paris. Oui, nous sommes une solution. Je porte le changement. Je pense qu'il faut un changement à Paris. C'est ça, l'alternance.
Porter une nouvelle vision, un nouveau projet, une nouvelle idée.
Pierre-Yves Bournazel, là, tout ce que vous nous dites s'apparente quand même un petit peu à de la langue de bois. Non, non, c'est pas de la langue de bois. La question était très claire. Si vous arrivez en troisième position, indépendamment même des sondages, est-ce que vous maintenez votre candidature ?
Je suis candidat pour gagner. Mettez-vous ça dans la tête. Je ne suis pas supplétif. Mais tout le monde est candidat pour gagner.
Personne n'est candidat pour perdre. Mais je ne sais pas.
En tout cas, moi, je me suis préparé. Je suis légitime. Je suis élu de Paris depuis 18 ans. J'ai le projet le plus sérieux, le plus abouti. Et je souhaite convaincre tout au long de cette campagne et offrir aux Parisiens une alternance à ce match du passé. Et la démocratie, ça permet de débattre. Ça permet de confronter les projets et les idées. Et je souhaite d'ailleurs que les débats s'organisent. Et j'appelle d'ailleurs Mme Dati, qui refuse les débats, à les accepter. Parce qu'il n'y a pas de candidature unique en démocratie. Et que c'est le débat qui permet de faire la différence. On comprend que vous ne répondrez pas à cette question.
On va essayer de vous en poser d'autres, tiens, sur cette campagne des élections municipales. Juste après l'info en une minute, il est 9h moins le quart et c'est Diane Ferschit.
La protection de la santé des nourrissons est une priorité absolue. C'est ce qu'affirme le ministère de l'Agriculture. Il abaisse le seuil autorisé de toxines céréulides dans les laies infantiles. Une décision qui risque d'entraîner de nouveaux rappels et retraits de lait en poudre dans les prochains jours. Il dénonce l'abandon des petites lignes de train. Grand rassemblement à Limoges cet après-midi à 15h. Des manifestants sont attendus de toute la Nouvelle-Aquitaine. Rassemblement organisé par une trentaine d'organisations de défense du ferroviaire. Elles veulent, disent-elles, maintenir, développer et régénérer de nombreuses lignes de Nouvelle-Aquitaine, mais aussi du massif central.
Nouveau rassemblement dans plusieurs villes américaines contre l'ICE, la police de l'immigration et la politique de Donald Trump à Minneapolis où deux citoyens américains ont été tués pour s'être opposés à ces agents fédéraux. Les manifestants ont reçu le soutien du chanteur Bruce Springsteen. Il a interprété une chanson écrite en hommage à ses victimes, René Goud et Alex Prétis. La finale d'âme à l'Open de tennis d'Australie. La numéro 1 mondiale, Arina Sabalenka, affronte la numéro 5, la russe Elena Ribakina. Arina Sabalenka vise un cinquième titre de grand chelème. Son adversaire, elle, un deuxième. Début du match à 9h30. Demain, ce seront les hommes qui s'affronteront.
Carlos Alcaraz fera face à Novak Djokovic. France Info
De retour sur le plateau de France Info, toujours avec Pierre-Yves Bournazel.
Vous êtes le candidat horizon pour la mairie de Paris. Alors justement, on parlait de cette bataille municipale. Rachida Dati, qui est la candidate soutenue par les Républicains, qui est toujours d'ailleurs ministre aussi d'Emmanuel Macron. Alors elle sort la sulfateuse contre vous. Elle vous accuse de vouloir la faire perdre dans cette élection. Elle parle de vous comme d'une candidature de naufrage. Je la cite. Vous êtes, d'après elle, l'incarnation physique de la droite la plus bête du monde. Et alors sur Radio-J, elle s'en est prise à Édouard Philippe qui vous soutient. On l'écoute.
Le candidat d'Édouard Philippe à Paris n'a qu'un seul objectif aujourd'hui. C'est de me faire perdre. Et donc, moi je le dis très solennellement à Édouard Philippe. Il fait le choix de cette gauche qui s'allie à une gauche extrême. En faisant ce choix de vouloir faire gagner la gauche à Paris, il fait le choix également qu'en 2027, ce soit les extrêmes qui arrivent au pouvoir.
C'est vrai que les électeurs de droite pourraient vous en vouloir si jamais vous deviez faire perdre la droite dans cette élection.
Mais je ne suis pas candidat pour faire perdre, je suis candidat pour gagner. Je voudrais dire qu'il faut quand même des principes dans une élection et dans la vie publique. Premier principe, pas d'infective, pas d'attaque personnelle et pas de désinformation. Et je regrette que Mme Dattie fasse des invectives, s'attaque au physique, fasse des attaques personnelles et soit sur ce terrain. C'est dommage, je ne me livrerai pas ce genre d'attaque. Deuxièmement, je pense qu'il faut débattre. Et quand on refuse le débat, c'est qu'on n'est pas sûr de la force de sa candidature et de son projet. J'ai un projet, j'ai une légitimité, j'ai le projet le plus solide, j'ai une équipe solide.
Je veux débattre, je veux débattre des idées et des projets. Il n'y a pas de candidature unique, il n'y a pas de candidat imposé. On ne nomme pas le maire de Paris, c'est les Parisiens seuls qui décideront librement après avoir comparé les candidats des projets. Et enfin, il y a un troisième principe, c'est la clarté démocratique. Soyons francs un peu, parce qu'il y a un sujet tabou dans cette campagne. Et je voudrais en parler posément et calmement. Madame Dati est renvoyée devant un tribunal correctionnel à partir du 16 septembre prochain. Je défends son droit à la présomption d'innocence et je n'apprécie pas que la majorité sortante l'attaque sur ce plan-là.
Mais je dis qu'il y a un problème de clarté démocratique, parce qu'elle est passible d'une peine de 10 ans d'emprisonnement, d'une peine d'inéligibilité, et elle pourrait être déchue de son mandat, déchue de son mandat quelques mois après son élection. Que se passerait-il ? Qui serait maire de Paris ?
Le fait que vous en parliez sur notre plateau, contribue quand même à alimenter aussi...
C'est un fait. Et la clarté démocratique, c'est de dire qui serait le maire en remplacement de Madame Dati. Parce que sinon, c'est qu'il y a un flou, et quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup. Et je voudrais quand même amener de la clarté dans le débat. Et donc, moi je souhaite qu'on débatte maintenant des idées, des projets, et j'appelle Madame Dati à revenir sur le terrain du débat de fond, de revenir sur le projet que l'on veut pour Paris, et de répondre aux questions que les Parisiens se posent, et que nous nous opposons tous.
Je me mets quand même à la place d'un électeur parisien qui se dit, il y a à Paris donc deux prétendants, on va dire, pour la droite, dans une ville qui est dirigée par la gauche depuis plus de 20 ans maintenant. Qu'est-ce que vous leur dites ? Vous leur dites, c'est pas grave, c'est comme ça ?
Je leur dis, c'est la démocratie. Au premier tour, on choisit le candidat de ses convictions, du meilleur projet.
Peut-être que l'électeur de droite se dira, c'est l'assurance que la gauche continuera à gouverner Paris.
Mais pas du tout, la gauche a toujours gagné Paris en 2001, en 2008, en 2014, en 2020, en ayant plusieurs listes. C'est pas plusieurs listes au premier tour qui fait l'union ou la désunion. Ce qui fait le rassemblement, c'est le tempérament. C'est le caractère, c'est la gouvernance, c'est le projet. J'ai un projet de rassemblement, je suis un homme de rassemblement, dans mon parcours politique, j'ai toujours rassemblé, j'ai toujours uni, j'ai toujours fait travailler les gens ensemble.
Donc il faudra pas plusieurs listes au second tour ?
Et je note d'ailleurs que les divisions, dans le passé, c'est pas de mon côté qu'il faut les chercher. En 2014, ce n'est pas moi qui ai fragilisé la candidature Nathalie Kosciusko-Morizet, mais c'est Mme Dati qui s'y est opposée.
Vous dites pouvoir rassembler, ça veut dire très clairement que, Pierre-Yves Bournazel, vous êtes prêt à discuter avec, par exemple, Rachida Dati, dans un second tour ou après ?
Je suis le candidat du changement. Je crois que notre ville a besoin de changement. Elle le dit aussi. Oui, mais que c'est sain le changement. Personne n'est le candidat de l'immobilisme en général. Et qu'il faut choisir son changement. Qui ? Il y a le candidat du conservatisme. Le candidat sortant, il veut conserver le pouvoir. Ils l'ont depuis de nombreuses années et il veut poursuivre ce qui a été fait. Et j'aimerais qu'on parle de fond. Ça ne va pas à Paris. On a des comptes publics dégradés, 10 milliards d'euros de dette. On a un espace public qui est pollué, qui est saturé, qui est bruyant.
C'est la pagaille, je veux être le maire anti-pagaille, qui remette la propreté, la sécurité à Paris, qui gère bien les travaux. Sécurité, par exemple.
Ça, c'est des priorités qu'on retrouve dans beaucoup de programmes de candidats.
Concrètes et financées. C'est ça le sérieux. Je veux une vraie police municipale. 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, qui sera formée à l'armement. Et je veux le soir des policiers municipaux, en plus de la police des transports, dans chaque métro pour assurer la sécurité, notamment des Parisiennes, victimes de violences sexuelles. Voilà un maire qui s'occupe des problèmes. Et je finance mon projet, puisque je suis le seul à avoir porté des mesures d'économie sur le train de ville, l'hôtel de ville, pour mettre fin à la bureaucratisation, à l'absentéisme, appliquer les 35 heures, mettre fin aux abus, aux privilèges, des frais de bouche excessifs, des frais de coiffure, de frais de vêtements.
Je suis celui qui porte aussi une proposition de 3 milliards de rentrées, en vendant 20 000 logements qui appartiennent à la ville de Paris, et qui sont à l'extérieur de la ville. Pierre-Yves Bournazel, il faut qu'on avance.
On voulait se projeter avec vous un tout petit peu sur cette présidentielle quand même qui se prépare. On l'a dit, vous avez ce statut particulier d'être l'un des principaux lieutenants d'Edouard Philippe, futur qui est déjà candidat pour la présidentielle de 2027. Edouard Philippe qui, donc là, est en campagne municipale au Havre, lui aussi, mais quand même qui, depuis environ un an, ces derniers mois, a quand même perdu pas mal de points dans les sondages. Est-ce que c'est quand même un signal inquiétant pour vous ? Est-ce qu'il ne devrait pas aussi accélérer sa campagne, présenter ses propositions, être vraiment sur le terrain et auprès des Français ?
Depuis tout à l'heure, vous me parlez beaucoup des sondages, des uns et des autres. Vous savez, je suis... Quand même une indication. Toujours, mais on les regarde tous. Mais la réalité, c'est qu'on ne fait pas de la vie politique, on ne s'engagge pas dans la vie politique par rapport aux sondages, mais par rapport à des convictions, par rapport à des valeurs, par rapport à une vision pour son pays ou pour sa ville. Et vous savez, je suis corésien. Alors, on est tenace et coriace, mais j'applique l'adage de Jacques Chirac. Il disait, les sondages, il faut faire très attention à ne pas trop les regarder.
D'abord, parce que quand ils sont bons, ils donnent le melon et quand ils sont mauvais, ils donnent le cafard. Donc, beaucoup de recul sur l'événement. Ce qui compte, c'est la détermination. Ce que je sais, c'est qu'Edouard Philippe est un homme d'État, qui est un homme déterminé, qui est un très gros bosseur, qui a une vision d'avenir, qui est très solide dans des moments de tempête. Au moment où les extrémismes politiques montent, il est évidemment une solution pour beaucoup de Français et c'est un homme de rassemblement.
Comment on fera pour déterminer qui de Gabriel Attal ou d'Edouard Philippe, par exemple, représentera le bloc central en 2027 ? D'un mot.
D'abord, il y a des élections municipales. Première et, et après ces élections municipales, viendra le temps des projets. Edouard Philippe l'a dit, viendra le temps des projets et il le présentera le sien. Son projet sera massif comme il l'a dit.
Est-ce qu'on peut être candidat si on perd une élection municipale ? Est-ce qu'on peut être candidat à l'élection présidentielle ? Ah ben c'est au candidat d'y répondre. Mais il vaut mieux gagner des élections. Ça donne plus de force. Merci Thérèse Bonazel, vous êtes candidat à Horizon pour la mairie de Paris. Merci à vous. Mathilde Siro, restez sur France Info.