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Conférence de presseRassemblement National (sur YouTube)· 24 mars 2014 12 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleImmigration & asile

Point presse de Marine Le Pen (23 mars 2014)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 64 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:02OuverteÉludée

    Un front républicain contre le Front National ?

  • 5:20OuverteÉludée

    Est-ce que le Front National est républicain ?

  • 6:55OuverteRéponse partielle

    Avez-vous des éléments sur les villes gagnables ?

  • 7:47OuverteRéponse directe

    Comment expliquez-vous les bons scores dans certaines villes ?

  • 8:50OuverteRéponse directe

    Vote sanction ou vote d'adhésion ?

  • 9:50OuverteRéponse directe

    Les sondages se trompent-ils sur le FN ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:18PrésentateurFait
    « Le Front National et le Rassemblement Bleu Marine viennent de démontrer, par cette très forte poussée électorale, qu'ils sont capables de sortir les Français de la bipolarisation artificielle et néfaste. »
  • 0:41PrésentateurFait
    « La sanction contre le gouvernement et contre François Hollande a été particulièrement forte. »
  • 3:26PrésentateurFait
    « Contrairement aux arguments piteux développés depuis des semaines par l'UMP, je rappelle solennellement aux électeurs que lorsque l'on vote Front National, c'est pour élire des candidats Front National. »
  • 3:43PrésentateurFait
    « Les électeurs ne nous accordent pas leur confiance pour devenir les supplétifs de l'UMP ou du PS qui ont mené notre pays à la désespérance et à la ruine. »
  • 5:36PrésentateurFait
    « Pour participer à un Front républicain, il faut être républicain. Ce qui n'est ni le cas en l'occurrence de l'UMP, ni du Parti Socialiste. »
  • 6:59PrésentateurChiffre
    « Je pense que le Front National pourrait être présent dans plus de 250 secondes euros. »
  • 7:31PrésentateurChiffre
    « Il y a effectivement une quinzaine de villes qui sont gagnables à nous. »
  • 8:42PrésentateurFait
    « Le Front National est le seul mouvement politique capable de ramener des électeurs aux urnes. »
  • 9:55PrésentateurChiffre
    « Celui qui donnait Stibriois perdant au second tour avec 46%, alors qu'il vient de gagner avec près de 51 dès le premier tour. »

Temps de parole

  • Présentateur98 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bien mesdames et messieurs, Les Français se sont exprimés. A cette heure, nous pouvons commencer à tirer un bilan de ce premier tour des élections municipales. Le Front National et le Rassemblement Bleu Marine viennent de démontrer, par cette très forte poussée électorale, qu'ils sont capables de sortir les Français de la bipolarisation artificielle et néfaste dans laquelle le système et les médias ont voulu les enfermer. C'est la fin aussi qui faisait passer une ville d'un UMPS n'est pourtant démontré le moindre mérite. Le Front National et dans certaines villes particulièrement, la sanction contre le gouvernement et contre François Hollande a été particulièrement forte.

A Marseille, c'est un désaveu exceptionnel pour le Parti Socialiste et le gouvernement. Comment s'étonner que les Français votent contre les représentants locaux du pouvoir socialiste, les dégâts qu'ils causent dans leur commune, aggravent ceux commis par le gouvernement ? Leur obstination a nié les problèmes que mis nos concitoyens pour faire croire que tout va bien, leur vaut ce sévère avertissement électoral. On ne constate par ailleurs le pâle annoncé.

Cela s'explique par une attractivité très faible, d'un parti englué dans une interminable guerre des chefs, sans colonne vertébrale idéologique et dont tout le monde a compris qu'ils n'avaient rien d'autre à proposer que ce que fait le Parti Socialiste au pouvoir. Par ailleurs, nos excellents scores, dans certaines villes où nous arrivons en tête au premier tour, comme Perpignan, Avignon, Fort-Bac, Préjus, Béziers, Cogolin, Saint-Gilles, Bocquer, j'en oublie toute une série, ou dans d'autres villes d'ailleurs, où nous sommes en deuxième position devant l'UMP ou le PS comme Villeneuve-sur-Lotte, nous donnent évidemment beaucoup d'espoir pour le second tour.

Il s'agit pour nous bien entendu de remporter certaines mairies, mais aussi de faire élire le maximum de conseillers municipaux d'opposition pour défendre enfin les Français. Le retour annoncé du Front National dans des grandes villes comme Lille, plein de promesses pour l'avenir. La signification essentielle de ce grand succès pour notre mouvement, c'est que le vote Front National Rassemblement Bleu Marine n'est plus seulement une force nationale, c'est aussi désormais une grande force locale. C'est un vote qui a vocation à s'enraciner dans tous les territoires de la République pour préparer l'alternative de demain.

Dans l'immédiat, je rappellerai ce soir qu'il y a toutes les raisons d'être optimiste. Pour le second tour de dimanche prochain, j'appelle tous les électeurs du premier tour à renouveler leur vote, bien entendu dimanche prochain. C'est essentiel pour apporter le changement par la victoire ou l'envoi de conseillers municipaux d'opposition. Et je m'adresse aussi à tous les abstentionnistes du premier tour. À ceux qui doutaient de notre capacité à compter dans ces élections, à peser dans ces élections, ils doivent aller voter au second tour pour les listes FNRBM. Les résultats du premier tour ayant démontré que la victoire est possible.

Contrairement aux arguments piteux développés depuis des semaines par l'UMP, je rappelle solennellement aux électeurs que lorsque l'on vote Front National, c'est pour élire des candidats Front National. Et tout ce réussira demain et après-demain à rassembler autour de son projet de redressement national. Les électeurs ne nous accordent pas leur confiance pour devenir les supplétifs de l'UMP ou du PS qui ont mené notre pays à la désespérance et à la ruine. C'est pourquoi la règle est que nous nous maintenions partout où nous en avons la possibilité.

Le bureau exécutif du Front National se réunira en revanche demain à Nanterre pour examiner attentivement les situations locales et décider d'exceptionnels accords de second tour dans quelques villes. Je remercie vivement les dizaines de milliers de candidats, militants et sympathisants du FNRBM qui ont permis ce grand succès Je leur souhaite à tous le courage nécessaire dans la semaine qui vient pour offrir aux Français une grande raison d'espérer en apportant des victoires dans le plus grand nombre de villes possible et l'élection de centaines de conseillers municipaux.

Je salue bien entendu chaleureusement et tout spécialement les candidats et les électeurs pour la spectaculaire victoire dès le premier tour à Hénin-Beaumont qui voit dès ce soir Cybrioua, secrétaire général du Front National, devenir maire. Je vous remercie et je suis bien sûr à votre disposition pour répondre à quelques questions. Bravo Marie ! Il n'y en a pas, c'est merveilleux. Oui, il y en a.

5:02
Marine Le Pen

Un front républicain contre le Front National ? Non. Mais est-ce que le Front National est républicain ?

5:12
Présentateur

Non mais d'abord, je n'ai pas entendu ça sur les cadeaux de télévision. J'ai entendu une UMP, alors est-ce qu'ils respecteront leurs promesses ? Ça n'est pas sûr car avec l'UMP, ce dont on est absolument sûr, c'est qu'ils ne respectent jamais leurs promesses. Mais ce qui est sûr, c'est qu'ils ont indiqué qu'ils ne participeraient pas à ce Front républicain. Notez que pour participer à un Front républicain, il faut être républicain. Ce qui n'est ni le cas en l'occurrence de l'UMP, ni du Parti Socialiste. Donc moi j'attends avec impatience de voir ce qui va se dérouler.

Mais je vois mal et l'UMP, le Parti Socialiste, se priver de toute représentation dans les conseils municipaux demain au motif de faire élire l'un ou l'autre. Ça contribuerait, vous me direz, à la clarification. Ça contribuerait à donner raison au Front National qui ne cesse de dire que l'UMP et le PS mènent strictement la même politique et que donc ils peuvent se fusionner l'un dans l'autre sans trop de difficultés. Mais le fossé qui existe entre les dirigeants de ces mouvements politiques et la base qui constitue ces mouvements est trop importante à mon avis pour pouvoir tirer une règle générale telle qu'elle a été exprimée par M. Hérault.

Je tiens également à adresser un petit salut peut-être fraternel à Manuel Valls qui, par son intervention, a réussi à mener le Front National en tête dans l'ensemble des villes dans lesquelles il est venu pour faire campagne contre nous. Merci Manuel. Non, je n'ai pas d'éléments au moment où nous nous parlons. Nous n'avons pas encore l'ensemble des éléments pour pouvoir vous répondre. Mais je pense que le Front National pourrait être présent dans plus de 250 secondes euros. Vous parliez de 15 villes gagnables jusqu'à 15 villes. Est-ce que vous voyez des chiffres à la hausse ? Encore une fois, une ville gagnable n'est pas une ville gagnée, sinon ce serait trop facile.

Une ville gagnable, c'est une ville dans laquelle le potentiel électoral du Front National est tel qu'il peut envisager une victoire. Je crois que cet objectif-là aussi, il est rempli dès ce soir. Il y a effectivement une quinzaine de villes qui sont gagnables à nous, à charge, pour les électeurs bien entendu, et pour nos candidats, de transformer un maximum de ses potentialités en victoire dimanche prochain. Comment vous expliquez que vous faites des bons scores dans les villes où il y a une... Justement, je pense que c'est parce que le Front National est présent qu'il y a une forte participation.

Je pense que c'est une analyse qui a été peu faite d'ailleurs par les politologues, et pourtant elle m'a paré couler de source. Lorsqu'il n'y a pas de candidat Front National dans une ville, eh bien il y a évidemment des centaines de milliers d'électeurs qui ne vont pas voter, car ils ne veulent plus, ils rejettent le choix entre l'UMP et le PS. Et on remarquera que dans les villes où le Front National est absent, ou dans les villes où le Front National est structurellement faible, eh bien la participation est moindre que dans les villes où le Front National est présent, ou lorsque, bien entendu, il est puissant. C'est un élément, encore une fois, très intéressant.

Le Front National est le seul mouvement politique capable de ramener des électeurs aux urnes. C'est une qualité supplémentaire qu'on peut lui accorder ce soir. Oui, c'est un vote qu'on avait appelé, un vote sanction. Donc, vous utilisez le mot vote adhésion. Oui, clairement, mais c'est... Enfin, je veux dire, ce vote d'adhésion, on pouvait déjà l'analyser depuis un certain nombre de temps. Le vote d'adhésion, il s'analyse essentiellement entre les deux tours. Un vote de protestation peut entraîner un résultat important au premier tour, mais en règle générale, il reflue au second tour. À partir du moment où ce vote augmente entre les deux tours, c'est qu'il est devenu un vote d'adhésion.

C'était déjà le cas, notamment, je pense, au régional, voyez-vous, mais également dans les élections partielles qui ont eu lieu l'année dernière. Ce sera évidemment le cas aussi au dimanche prochain. Je vous mets en garde, d'ores et déjà, à l'égard des sondeurs. Je rappelle que le sondage n'est pas une chance exacte, c'est le moins qu'on puisse dire, car il y a eu quand même quelques sondeurs qui doivent ce soir ne pas être très à l'aise dans leur basket. Bon, notamment celui qui donnait Stibriois perdant au second tour avec 46%, alors qu'il vient de gagner avec près de 51 dès le premier tour. Mais je ne veux pas jeter la pierre.

Ce que je veux dire, c'est que souvent, les sondeurs considèrent que le Front National n'a pas de réserve de voix. Et à chaque fois, ils ont tort. À chaque fois que nous nous sommes retrouvés en situation d'être en tête au premier tour, eh bien, nous avons trouvé d'énormes réserves de voix qui nous ont permis, d'ailleurs, d'aligner des scores aussi impressionnants que ceux qui sont sortis des urnes lors des élections partielles, dans l'Oise, à Villeneuve-sur-Lotte, et évidemment à Brignoles, où, je vous rappelle, nous avons gagné, nous avons fait élire un conseiller général. C'est la dernière question.

10:43
Marine Le Pen

C'était déjà trois minutes avec les années.

10:46
Présentateur

Est-ce qu'on part sur ce rocan ? Je l'espère, d'autant que, si vous voulez, en 1995, nous avons gagné ces municipalités en triangulaire. Là, déjà ce soir, nous avons gagné une municipalité au premier tour. On voit bien qu'il y a tout de même une incontestable évolution. Et tant mieux, car c'est pour cela que, eh, Jean-Marie Le Pen et moi-même, nous nous battons. C'est pour que chaque année apporte, évidemment, un développement plus important de nos idées, un écho plus important donné à nos propositions, et donc des résultats électoraux de plus en plus importants de séquence électorale en séquence électorale.

Donc, encore une fois, je l'espère, nous nous retrouvons probablement dans un certain nombre également de duels, ce qui n'était pas le cas en 1995, où il n'y avait que des triangulaires. Je pense qu'on peut quand même, allez, raisonnablement tourner cette page de 1995, qui semble être un rocher sur lequel les bernites du MPS s'accrochent désespérément pour tenter de trouver le dernier argument possible. Allez, tournons cette page, regardons vers l'avenir, et surtout regardons vers dimanche prochain. Merci à vous tous, merci de votre présence, et à la semaine prochaine pour la soirée d'entre vous. Bravo.