Bonjour chez vous ! du 15 octobre 2026
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Propositif 22 %Attaque 22 %Défensif 51 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 7:34OuverteRéponse directe
Pourquoi on n'a pas su répondre avant à ces angoisses des lycéens ?
- 9:24RelanceRéponse directe
Vous êtes d'accord avec le Premier ministre sur le fait que la violence est à condamner ?
- 10:23RelanceRéponse directe
Est-ce que détourner le sujet et pointer la gauche est une manière de ne pas se mettre face à sa responsabilité ?
- 12:05OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a une forme de banalisation de cette violence envers les enseignants ?
- 13:47OuverteRéponse partielle
Le ministre a donné des chiffres sur les remplacements de professeurs. Est-ce que ça vous a convaincu ?
- 16:26OuverteRéponse directe
Est-ce que le système d'affectation des professeurs contribue au manque d'attractivité du métier ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:54InvitéChiffre
« 2 000 des 3 000 professeurs remplaçant promis ont été affectés. »
- 2:25InvitéChiffre
« La France honorera bien ses engagements en versant comme convenu 30,9 milliards d'euros au budget de l'Europe en 2027. »
- 2:40InvitéFait
« La France est ce qu'on appelle un contributeur net. Elle verse plus d'argent à l'Europe qu'elle n'en reçoit en retour. »
- 4:27InvitéChiffre
« La France Insoumise a présenté hier son contre-budget. Il prévoit 106 milliards de recettes supplémentaires et 82 milliards d'euros de dépenses nouvelles. »
- 11:18InvitéChiffre
« Sur les 3700 lycées de France, le ministre de l'Éducation nationale a indiqué que 160 lycées étaient toujours fermés. »
- 11:46InvitéChiffre
« 148 personnels d'Éducation nationale ont été blessés dans le cadre des événements. »
- 13:55InvitéChiffre
« 5,9% des heures d'enseignement n'ont pas été remplacées dans les lycées, contre 8,6% pour l'année précédente. »
- 14:14InvitéChiffre
« Édouard Geffray a mobilisé 3 000 professeurs remplaçants qui n'avaient pas d'affectation. »
- 14:23InvitéChiffre
« Actuellement, il y a 49 lycées en situation critique du point de vue de ces non-remplacements. »
- 22:11InvitéChiffre
« La région Nouvelle-Aquitaine a investi plus de 2 milliards d'euros depuis 2016. »
- 32:46InvitéFait
« les rayons notamment frigorifiques de nos supermarchés qui sont parfois montés jusqu'à 50 degrés. »
- 33:36InvitéFait
« il faudrait attendre qu'il y ait des enquêtes dessus »
- 39:19InvitéChiffre
« l'industrie de l'IA est en déficit depuis 2020, ils ont perdu un triard de dollars »
- 44:28InvitéFait
« les projections ça a consommé autant que par exemple les Royaumes-Unis d'ici quelques années »
- 46:00InvitéFait
« Hillary Clinton qui s'est fait pirater ses serveurs »
- 53:32InvitéFait
« un gel des pensions de retraite souhaité par le gouvernement »
- 53:55InvitéFait
« la liquidation judiciaire de la fonderie de Bretagne à Codan dans le Morbihan »
- 54:00InvitéChiffre
« laissant 244 salariés sans emploi »
- 54:35InvitéChiffre
« promet 16 millions d'euros d'investissement et la sauvegarde de 155 emplois sur 220 menacés »
- 56:49InvitéFait
« du fait d'apporter de l'eau potable, de traiter les eaux usées, de ramasser les déchets, de faire fonctionner les mobilités »
- 57:04InvitéFait
« ce sont ces grandes politiques de réseau qui permettent tout simplement à notre pays de fonctionner au quotidien »
- 57:45InvitéFait
« notre position, on a toujours pensé qu'on appartient effectivement à la nation que les efforts qui sont demandés doivent être »
- 58:10InvitéFait
« en 2025 et en 2026 et ça pour nous ce serait insoutenable »
- 58:20InvitéFait
« les intercommunalités ont été mises à contribution d'une manière vraiment disproportionnée par rapport à ce que nous représentons »
- 58:53InvitéFait
« Les bras m'en sont tombés, il n'y a pas d'autre mot parce que je crois que c'est vraiment une méconnaissance dramatique du fonctionnement justement de notre pays »
- 59:27InvitéFait
« la sécurité est aussi un domaine dans lequel nous nous développons avec des polices intercommunales »
- 1:00:44InvitéFait
« une déchetterie dite de nouvelle génération de plus de 2 hectares ouverte en 2020 par la communauté d'agglomération »
- 1:01:08InvitéFait
« les déchets verts sont broyés sur place et directement transformés en compost »
- 1:04:32InvitéChiffre
« la marge d'erreur est d'un point quand on interroge 12 000 personnes »
- 1:07:44InvitéChiffre
« Jean-Luc Mélenchon est à 18% d'intention de vote, Édouard Philippe à 17% »
- 1:23:58InvitéChiffre
« Jean-Luc Mélenchon au premier tour 26% »
- 1:24:00InvitéChiffre
« Marine Le Pen ne recueille que 20% des voix »
- 1:24:01InvitéChiffre
« Édouard Philippe 21% »
- 1:24:22Locuteur non identifiéChiffre
« 40% dans les régions du Grand Est »
- 1:24:37Locuteur non identifiéChiffre
« la liste de Jordan Bardella dépassait 50% dans plusieurs communes »
- 1:27:14InvitéChiffre
« 47-53 »
- 1:27:33InvitéChiffre
« un électeur sur trois qui est certain de voter au second tour »
Temps de parole
- Invité64 %
- Présentateur19 %
- Locuteur non identifié7 %
- ?4 %
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.
Public
Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, je suis très heureuse de vous retrouver. Comme tous les jours, on fait le tour des sujets qui font votre quotidien et l'actualité dans nos régions. Regarde le programme de ce jeudi 15 octobre. À 200 jours de la présidentielle, va-t-on vers un duel Le Pen-Mélenchon ? C'est ce qui ressort de notre grande enquête au DOXA pour Public Sénat et la presse régionale. On analysera dans une heure avec Nathalie Moré, Erwann Lestron et Mickaël Darmon. Et puis, vous allez le voir, le détail des votes région par région qui montrent les zones de force de chaque candidat.
Édouard Geffray reçoit de nouveau les organisations lycéennes aujourd'hui alors que la mobilisation se poursuit. Le ministre a annoncé que le plan d'urgence entré en action. 2 000 des 3 000 professeurs remplaçant promis ont été affectés. Le président de la commission de l'éducation, Pierre-Antoine Lévy, est avec nous. Bonjour,
merci d'être
là. Vous avez auditionné hier au Sénat le ministre Édouard Geffray. Vous nous direz s'il vous a convaincu. Comment les frigos de nos supermarchés ont pu être attaqués ? L'IA va-t-elle aggraver ce type d'actes ? Sommes-nous prêts face à ces nouvelles menaces ? Dans une demi-heure, on posera ces questions à un expert, David Chavalarias, directeur de recherche au CNRS. Et puis à la une de nos régions, focus sur nos intercommunalités. Les intercos vendent debout contre le budget. Le cornuel se réunissent aujourd'hui en congrès à Dunkerque. Nous serons en duplex sur place avec le nouveau président Boris Ravignon.
Et puis notre reportage à Pornic sur l'une des compétences de ces intercommunalités, la gestion de nos déchets. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous.
Et
d'abord le journal avec Alexandre Poussard. Bonjour Alex.
Bonjour Rianne.
À la ligne de ce jeudi 15 octobre, la contribution européenne de la France au budget de l'Union européenne fait débat.
Et d'ailleurs les 27 États membres de l'Union européenne sont réunis aujourd'hui en sommet à Bruxelles pour parler de leur contribution au futur budget européen. Celle de la France a été votée hier à l'Assemblée nationale dans le cadre du budget 2027 après un débat intense dans l'hémicycle.
Audrey
Vettaz.
La
France honorera bien ses engagements en versant comme convenu 30,9 milliards d'euros au budget de l'Europe en 2027. Contribution validée par l'Assemblée nationale, malgré les oppositions du RN et de LFI,
et
après de vifs débats. Car la France est ce qu'on appelle un contributeur net. Elle verse plus d'argent à l'Europe qu'elle n'en reçoit en retour. Certains voudraient des rabais contre-productifs, leur répond le ministre de l'Europe. Quelle sera la première réponse
de
nos voisins européens ? Mais très bien, coupons sur la politique agricole commune, coupons pour la défense. Derrière cette contribution, ce sont des visions de l'Europe qui s'opposent. Les pro-européens veulent plus d'argent pour financer la sécurité du continent ou le soutien à l'Ukraine par exemple.
Les
plus sceptiques veulent faire de la contribution française un moyen de pression pour changer l'Europe.
Telle
qu'elle existe aujourd'hui, l'Union Européenne reste le cheval de Troie d'un néolibéralisme et d'une politique de l'offre
dont
la duplicité ne masque plus l'échec.
La
diminution de la contribution française au budget de l'Union Européenne devient en fait un argument
et
un levier d'action.
Des
débats qui interviennent au moment où l'Europe négocie son budget pour 2028-2034.
Beaucoup
trop tôt pour Marine Le Pen qui voudrait que les discussions commencent après la présidentielle française.
J
'observe depuis plusieurs mois l'accélération du calendrier que voudraient imposer certains, pourquoi-t-il, enserrer dans des engagements financiers de long terme les volontés démocratiques contraires que pourraient s'exprimer dans quelques mois certains peuples dont incidemment le mien.
Un
budget qui fait débat aussi chez nos voisins européens. L'Allemagne demande déjà des coupes.
«
Nous ne pourrons pas éviter de plafonner la proposition actuelle dans tous les domaines.
»
Quand d'autres pays appellent l'Europe à trouver d'autres sources de financement, actuellement, 85% du budget européen est financé par les contributions des États membres.
La
France Insoumise a présenté hier son contre-budget. Il prévoit 106 milliards de recettes supplémentaires et 82 milliards d'euros de dépenses nouvelles. On écoute le candidat de la France Insoumise à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon.
«
Les aides sont le déficit et le déficit et la dette, c'est une stratégie. C'est cette stratégie que nous voulons renverser.
C
'est la raison pour laquelle,
si
vous nous jugez d'après les critères du néolibéralisme, nos projets sont inacceptables. La plupart d'entre vous êtes persuadés que c'est une loi de la nature et qu
'on
ne peut pas faire autrement. Ça se voit facilement en vous lisant. Vous pensez que c'est une situation indépassable. Nous ne pensons pas du tout ça. Nous pensons que l'histoire n'a jamais de fin
et
qu'elle peut sans cesse renouveler les formules. Nous sommes la formule de relève.
Le
collégien de 14 ans qui a blessé un principal et une enseignante à Aubagne a été placé en détention provisoire.
Ce collégien a reconnu devant le juge avoir été influencé par une mouvance fascinée par les tueries de masse, une mouvance appelée « to crime community » qui se développe sur Internet. Le parquet a indiqué que son examen psychologique ne présentait pas de pathologie psychique.
C
'est une institution française, la verrie du Ralex sauvée.
Le tribunal de commerce d'Orléans a validé hier le projet de reprise de la verrie historique située à la chapelle Saint-Mémin dans le Loiret. C'est un entrepreneur de 32 ans, Cédric Méton, qui porte ce projet de reprise. Il doit permettre de sauvegarder 155 emplois sur les 220 menacés. On l'écoute.
C
'est une grande responsabilité qui nous est confiée aujourd'hui à tous. On va faire le maximum pour être à la hauteur. C'est un engagement qu
'on
prend. On va tout faire pour que la société ne revive pas une cinquième fois ce qu'elle a vécu par le passé. On va être pleinement mobilisés, tous ensemble, aux côtés des salariés, dans cette étape qui est complexe, pour que l'avenir de la société ne soit plus jamais en risque comme elle l'a été ces dernières fois.
Et
puis on termine avec le Mont-Blanc qui fait de nouveau 4807 mètres.
4807 mètres et 45 centimètres, très exactement.
C
'est la mesure officielle du Mont-Blanc dévoilée hier par les géomètres experts de Haute-Savoie. Le toit de l'Europe mesure 2 mètres de plus qu'en 2023.
Merci Alex. On se retrouve tout de suite. Vous allez nous raconter les temps forts de l'audition d'Edouard Geffray.
Pierre
-Antoine Lévy, vous êtes sénateur unioncentriste et indépendant du Tarn-et-Garonne et nouveau président de cette commission de la culture, de l'éducation, de la communication et du sport. Ici au Sénat, quatrième semaine de mobilisation pour les lycéens dont les représentants seront reçus aujourd'hui pour la troisième fois par Edouard Geffray. Edouard Geffray que vous avez longuement auditionné hier au Sénat. Le ministre de l'Éducation nationale, le gouvernement, qui fait face à la colère des lycéens. Et hier, en Conseil des ministres, Emmanuel Macron a reconnu que la jeunesse exprime des angoisses légitimes. Pourquoi on n
'a
pas su y répondre avant à ces angoisses
? Ça
fait un petit moment que la jeunesse aujourd'hui exprime des angoisses. Des angoisses
sur
l'avenir. Aujourd'hui, quand on parle d'intelligence artificielle, on a des lycéens aujourd'hui qui se projettent dans 10 ans
sur
des métiers qui vont peut-être disparaître à cause de l'intelligence artificielle. Et ça, aujourd'hui, ça angoisse les gens. Vous avez également une angoisse avec le parcours sup, sur l'orientation,
la
problématique de transparence, de mixité sociale. Donc, aujourd'hui, on a une colère qui s'exprime. Alors, une colère et une violence qui s'expriment de cette jeunesse. Raison pour laquelle j'ai voulu, avec la commission, auditionner le ministre,
qui
a répondu avec sincérité à toutes les questions. Il y en a eu de nombreuses, puisque c
'est
une audition qui a duré plus de deux heures. Et aujourd'hui, il est temps maintenant de bien entendre cette jeunesse. Et je crois que la plateforme qui a été mise en place,
qui
a été décréée au départ, qui aujourd'hui a recueilli plus de 100 000,
on
va dire, sollicitations, permettra peut-être de savoir exactement ce qu'attendent les lycéens aujourd'hui à répondre. C'est ça, la vérité qu'il faut aujourd'hui défendre, c'est répondre à la colère des lycéens et mettre en place des moyens.
Colère qui devient politique et un sujet, évidemment, pour l'exécutif, le chef de l'État hier, qui a également déploré que les angoisses de la jeunesse soient exploitées politiquement et transformées en violences urbaines avec des scènes inacceptables. Je le cite, message repris hier dans l'hémicycle du Sénat par le Premier ministre Sébastien Lecornu, en réponse à une question de la présidente du groupe écologiste Mélanie Vogel.
Deux minutes, plus de deux minutes, pas une seule condamnation de la violence.
Deux
minutes, pas une seule condamnation de la violence.
Mille
policiers blessés, moins de 300 enseignants. Où est la gauche qui défendait les enseignants et les proviseurs ? Où est la gauche
? Même
pas un mot pour condamner des tirs de mortiers sur des salles de classe.
Vous
êtes d'accord avec lui
? Oui, tout
à
fait.
Est-ce que détourner, parce qu'on entend ça depuis le début du mouvement, détourner un peu le fond du sujet et pointer systématiquement la gauche, l'extrême gauche, la France insoumise, ce n
'est
pas un peu une manière pour le gouvernement de ne pas se mettre face à sa responsabilité
? Écoutez,
je crois que ce qu'on a pu constater hier dans l'hémicycle du Sénat, c'est que la question qui a été posée, effectivement, la traité avec des violences policières, il n'a absolument pas traité des problématiques
que
les lycéens veulent exprimer. Le Premier ministre a répondu avec, on va dire, les franchises,
puisque
aujourd'hui, comme il l
'a
dit lui-même, il n'a pas d'agenda politique et donc il est un petit peu en roue libre dans ses réponses. Il l'a montré à plusieurs reprises. Mais je crois que les écologistes hier auraient dû aussi manifester de la solidarité envers les policiers qui ont été blessés, envers les enseignants qui ont été blessés et envers les lycéens.
Il
y a plus de 200 lycéens qui ont été blessés, quasiment 1000 policiers. Plusieurs centaines d'enseignants, ça, c'est inacceptable. Et
vous estimez qu'ils résument
ça à une question de maintien de l'ordre
? La
maintien de l'ordre, aujourd'hui, il
y a
une question de règle de proportionnalité. Je veux dire que vous avez le droit de manifester, vous n
'avez
pas le droit de bloquer, mais aussi, il faut que la violence ne s'exprime pas de cette manière. Parce qu'aujourd'hui, quand on voit des tirs de mortier faits par des jeunes, c'est quand même grammatique.
Vous
avez des étudiants, des lycéens qui veulent venir rentrer en cours parce qu'il
y
en a qui veulent venir bosser, il y
en a
qui veulent venir étudier. On les empêche de rentrer. Alors, il
y
a des violences policières, effectivement. Je crois qu'il
y a
des enquêtes de l'IGPN, il
y
en a 18 à ce jour.
Toute
la lumière sera faite sur ces violences et l'IGPN dira si elles sont disproportionnées. Mais j'aurais bien aimé aussi entendre le groupe écologiste condamner les violences de toute nature.
Et vous avez donc longuement auditionné hier le ministre de l'Éducation nationale, Edouard Jeffrey, Alex, on va voir ça avec vous. Devant les sénateurs, le ministre qui a d'abord fait le bilan des blocages des lycées et des violences.
Sur les 3700 lycées de France, le ministre de l'Éducation nationale a indiqué que 160 lycées étaient toujours fermés, soit parce qu'ils ont été partiellement détruits, soit pour cause de menaces de violences envers ces établissements et son personnel. Et d'ailleurs, Edouard Jeffrey est revenu sur le bilan des blessés du côté du personnel de l'Éducation nationale. On l'écoute. Normalement, si vous voulez, ce que je vais dire là, et ce que j'ai déjà dit dans l'hémicycle, devrait collectivement déclencher une onde de choc qui n'a pas été déclenchée depuis dix jours. 148 personnels d'Éducation nationale ont été blessés dans le cadre des événements, la plupart
dans
le cadre d'actions délibérées.
J
'ai des proviseurs aujourd'hui qui ne peuvent plus habiter leur logement de fonction
parce
qu'avec leur famille, ils ont été menacés.
On
en est là quand même.
Pierre
-Antoine Lévy, le ministre, estime qu'il n'y a pas eu d'onde de choc dans ce mouvement lycéen par rapport aux enseignants blessés. Est-ce qu
'il
y
a
une forme de banalisation de cette violence qui concerne l'Éducation nationale, qui concerne les enseignants
?
Écoutez, ça fait maintenant la quatrième semaine. Je crois qu'on était au cinquième acte
de
ces manifestations lycéennes. On a tendance effectivement à banaliser la violence, alors qu'aujourd'hui, elle s'exprime de toutes les manières.
Vous
avez parlé en début de journal de l'attaque du lycéen de 14 ans qui a tiré à Aubagne,
qui
a blessé une proviseur et une enseignante. C'est dramatique, puisque aujourd'hui, on ne peut rentrer en classe avec des armes. On peut tirer sur des enseignants. Et donc, cette violence, elle se banalise. Je vous dis, on parlait des tirs de mortier des lycéens, mais elle n
'est
pas suffisamment condamnée. On condamne effectivement
le
manque de réponse que le gouvernement
ne
veut pas exprimer, et on ne condamne pas suffisamment ces violences. On ne peut pas répondre
à
des demandes par la violence, on ne
peut
pas répondre par le silence non plus, mais il faut que ça soit proportionné. Et aujourd'hui,
moi,
je condamne toutes ces formes de violences, je le dis de manière très
claire.
Je souhaite également que le gouvernement entende le mouvement des lycéens, apporte des réponses. Le ministre, hier,
a
commencé à ébaucher un certain plan de mesures qu'il va annoncer dans les jours à venir.
J
'espère que ces mesures seront de nature à rassurer les lycéens, parce qu'on ne peut pas laisser s'installer
cette
colère
qui
prend des proportions qui vont être difficiles à arrêter. Et on le voit aujourd'hui avec la manifestation de samedi.
Les lycéens vont se
joindre à ce grand mouvement national. Et donc, il faut maintenant mettre les moyens en face.
Il
y
a
quelques réponses qui ont été apportées. Elles sont, moi, n'évite pas suffisante. On en parlera sur les moyens, sur le bâtiment, sur…
On va y venir, puisque l'un des problèmes soulevés par le mouvement lycéen, Alex, c'est le non-remplacement des professeurs. Et là encore, le ministre a donné des chiffres.
Oui, si on regarde la dernière année scolaire 2025-2026, 5,9% des heures d'enseignement n'ont pas été remplacées dans les lycées, contre 8,6% pour l'année précédente, 2024-2025. Donc, il y a une progression, même si cette situation n'est pas du tout satisfaisante. Alors, dans l'urgence de ce mouvement lycéen, Édouard Geffray a mobilisé 3 000 professeurs remplaçants qui n'avaient pas d'affectation. 920 postes d'enseignants contractuels sont en cours de recrutement. Et actuellement, il y a 49 lycées en situation critique du point de vue de ces non-remplacements, contre 114 la semaine dernière.
Pierre-Antoine Lévy, il vous a convaincu, le ministre, avec ces 3 000 professeurs remplaçants qui n'avaient pas d'affectation, qui sont mobilisés comme ça tout d'un coup, alors que ce problème des non-remplacements, il est assez vieux. – Ça ne date pas de ce ministre, les problèmes de non-remplacements. Moi, dans mon département, j'ai eu des cours entiers où il n
'y a
pas eu de professeur de français pendant toute l'année. Ce n
'est
pas faute d'avoir sollicité. Vous avez dit, on a une amélioration,
on
va dire, en termes de pourcentage. Par contre, entre 2018 et 2025,
on
avait 490 000 journées longue durée, on va dire, de professeurs. C'est passé à 949 000 en 2025. Vous voyez, donc on a un nombre important
de
journées non remplacées.
Ce
que je trouve inacceptable, c'est que quand on arrive en cours, le collégien ou le lycéen n'est pas de professeur face à lui.
Il
y
a
une perte de chance très, très, très importante. Et donc, l'annonce qu'a faite le ministre, elle arrive un peu tard. Parce qu'aujourd'hui, 3 000, j'ai l'impression que c'était une réponse avec
un nombre donné. – Mais surtout, vous la
comprenez, parce que comme vous le dites, ça fait longtemps que
les élèves,
que les parents, que les profs alertent sur ce manque de professeurs. Et là, on trouve 3 000 professeurs remplaçants d'un coup.
Vous comprenez que ça interpelle
quand même.
–
Ça interpelle bien sûr, ça interpelle parce qu'on aurait dû le faire avant. Alors, il y a des disciplines où il est très difficile de trouver un professeur au pied levé pour remplacer un professeur absent. Mais il y a des disciplines où on peut trouver facilement un remplaçant.
Il
faut les mettre en place de manière rapide. Mais aujourd'hui, on va dire que la réponse est arrivée un peu tard. Et ce qui a encore plus attisé la colère des lycéens. Alors, moi, ce que j'attends de voir maintenant, c'est le déploiement de ces 3 000. On en
a
2 000 qui sont en cours. Il en reste un millier. Ça ne suffira pas. Ça ne suffira pas. Il faut absolument que dans tous les lycées de France, on ait des lycéens qui commencent les cours avec un professeur face à eux. Il y a 49 lycées
en
situation critique. – Toujours en situation critique. – Toujours en situation critique. – Sur ces non-remplacements, alors le ministre évoque effectivement un nouveau logiciel qui va arriver, des problèmes de gestion des effectifs. Mais est-ce que, selon vous, c'est la cause suffisante ? Ou est-ce qu'il y
a
aussi un problème de moyens ? C'est-à-dire qu'on n
'a
pas assez de professeurs pour pouvoir réagir et remplacer, notamment faire les remplacements de longue durée. – C'est un petit peu le cas. On a également une question d'attractivité du métier, je pense aussi.
On
y avait répondu un petit peu par l'augmentation des salaires de base d'entrée pour les professeurs. Mais il y
a
une question d'attractivité du métier. – Mais est
-ce que c
'est lié, est-ce que, par exemple, le système d'affectation aujourd'hui des profs contribue au manque d'attractivité du métier ? Quand vous commencez votre carrière, vous êtes envoyé souvent loin de chez vous pour une durée indéterminée. Est-ce que, globalement, il faut revoir ce système d'affectation des
professeurs ? – Bien sûr.
J'ai un cas particulier dans mon département où j'ai un professeur des écoles qui était une vocation, qui a repassé le concours à 35 ans,
qui
est en Haute-Garonne et qui a voulu travailler pas loin de chez elle puisqu'elle a des enfants en bas âge. On l'a envoyée à une heure et demie de route de chez elle.
On
a essayé de négocier pour la ramener dans le département de Haute-Garonne.
On
n'y est pas arrivée. La personne a démissionné. Vous voyez, on a une question de vocation
et
après, une question de lourdeur administrative. Je veux dire, c'est une grande machine, l'éducation nationale. Il faut absolument revoir les mécanismes d'affectation des professeurs parce qu'on a des vocations, mais souvent, elles ne
s
'expriment pas
puisque
quand vous êtes à deux heures de chez vous, effectivement, quand vous n'y arrivez pas, vous abandonnez.
Alex
-Édor Giffray est également revenu sur la plateforme Parcoursup, plateforme d'orientation des lycéens vers l'enseignement supérieur qui est très décriée par le mouvement.
Et le ministre a malgré tout plutôt défendu le bilan de cette plateforme d'orientation Parcoursup avec une baisse du taux d'échec en licence, un taux qui est actuellement de 50% contre 60% avant la création de Parcoursup. Et cette plateforme, elle réserve 150 000 places pour les boursiers dans des formations où il n'aurait pas forcément été retenu. Alors, Parcoursup a été défendu par le ministre Édouard Giffray, même s'il travaille au sein du gouvernement sur des améliorations de Parcoursup, notamment sur l'expérience utilisateur qui est très stressante pour les lycéens.
Et puis ensuite, Édouard Giffray s'est exprimé sur le débat autour de la sélection à l'entrée à l'université, dû à un nombre de places limité dans certaines formations. Et selon lui, revenir sur cette sélection, ce n
'est
pas forcément la solution.
–
Actuellement, il y
a
des gens qui vous disent « Tout le monde devrait pouvoir aller où il veut
». Très
bien.
On
pourrait créer 30 000 places à Sciences Po.
Bon, on
aura plein de gens qui feront les sciences politiques. On en a sûrement besoin, mais on a peut-être aussi besoin d'industriels, tout
ça,
tout ça. Mais notre responsabilité aussi, c'est aussi de ne pas simplement reporter par confort
politique
ou intellectuel la frustration
au
niveau du Bac plus 3 ou du Bac plus 5 ou de l'insertion professionnelle ou de la carrière professionnelle. – Pierre-Antoine Lévy, sur Parcoursup, est-ce qu'il faut réformer cette plateforme ou tout simplement la supprimer comme on l'entend, comme on le lit à des pancartes dans les manifestations ?
–
Si vous la supprimez, vous la remplacez par quoi
? – Je
crois qu'aujourd'hui, c
'est
le nom de Parcoursup. Vous pourrez l'appeler n'importe comment. C'est ce nom de Parcoursup qui est aujourd'hui, on va dire, diabolisé. Donc moi, je pense que l'outil
peut
être largement amélioré parce qu'il crée vraiment de l'incompréhension chez les lycéens, de la frustration, parce qu'il y
a
peut-être aussi une question de manque de transparence. Donc je pense qu'il faut que le ministre retravaille dessus, le ministre de l'Éducation, le ministre de l'Enseignement supérieur également en collaboration. Mais aujourd'hui, effectivement, il faut se reposer aussi la question de savoir
si
tous les étudiants qui ont le baccalauréat, 95% des lycéens qui
ont
le baccalauréat, sont prêts pour rentrer à l'université. –
C
'est
ça, c'était ma question. Le problème, est-ce que
c'est Parcoursup
ou est-ce que c'est le niveau du bac aujourd'hui ?
– Il y
a
peut-être aussi le niveau du bac. J'ai ma collègue Laurence Garnier qui a rendu un rapport, une mission, justement sur ce sujet le 17 septembre, où une des questions, c'est de savoir si
après
le bac, on ne peut pas passer une année, regarder si on est prêt pour une orientation post-universitaire, ou si on peut rentrer directement à l'université. Vous avez dit, Alexandre, il
y
a un taux d'échec très important aujourd'hui, plus de 50% d'échec, peut-être parce que les lycéens ne sont pas prêts à rentrer à l'université. – Donc il faut
élever le
niveau du bac ?
–
Je pense qu'il faut regarder un peu comment on peut élever le niveau du bac aujourd'hui, de manière à permettre aux étudiants qui arrivent en première année d'université ou d'école, d'avoir le maximum de chances pour réussir. Et aujourd'hui, ce n'est pas le cas.
–
Et sur cette entrée à l'université, est-ce qu'il faut augmenter le nombre de places dans les formations d'enseignement supérieur pour assouplir un peu cette sélection ? – Le ministre vous a répondu, sur Sciences Po, vous avez 30 000 demandes, je crois, pour quelques centaines de places. Donc créer des places, il faut des professeurs face à ces places. Donc je crois qu
'on
crée effectivement de la frustration parce que l'outil de Parcoursup n'est pas assez lisible puisque vous mettez plusieurs vœux. Et souvent, quand vous arrivez à la fin, allez,
à
la fin de l'analyse par l'algorithme qui est dedans, vous avez des lycéens qui n
'ont
aucune affectation alors qu'ils ont réussi le bac avec mention très bien,
qu
'ils ont fait 4, 5, 6 vœux, qu'aucun de
ces
vœux n'est exaucé. Et là,
on
se retrouve dans une situation de stress terrible, qu'est-ce que je vais faire demain
? Donc
ça, je pense qu'il faut l'améliorer, même si aujourd'hui, je considère que Parcoursup a amené quelques réponses. Mais il faut, à mon avis, que le ministre donne, on va dire, un peu d'oxygène à ce dispositif qui aujourd'hui est totalement décrié et dans lequel les lycéens n'ont absolument plus confiance.
– On
va continuer à parler de ce sujet avec nos partenaires de la presse quotidienne régionale.
On
va aller à Limoges. Bonjour Olivier Chaperon, merci beaucoup d'être avec nous, rédacteur en chef du Populaire du Centre. Olivier, vous vouliez nous parler des moyens engagés par les régions pour les lycées.
–
Oui, parce que ça fait partie des revendications des lycéens. C'est ces locaux qui sont pour certains un peu dépassés, qui ne répondent pas aux normes thermiques évidemment. La région Nouvelle-Aquitaine a investi plus de 2 milliards d'euros depuis 2016,
c'est
au moment de la fusion. Aujourd'hui, Alain Rousset, son président estime qu 'il peut difficilement faire plus. C'est quoi la solution, monsieur le sénateur, pour accélérer la rénovation, faciliter l'accès à des salles froides, fraîches, tout au moins pour les lycéens et même parfois dans les universités ? On voit qu'il n
'y a
plus de moyens, plus de budget pour ça. Comment les régions peuvent-elles porter toutes seules cette masse incroyable de budget et de financement
? – Aujourd
'hui, effectivement,
les
régions ont la compétence des lycées. Beaucoup de régions ont investi des milliards d'euros. On l'a eu en Occitanie également. Vous avez des milliards d'euros qui ont été investis pour améliorer les conditions d'exercice et la
performance
thermique des bâtiments. Mais ça ne suffit pas, il faudrait des moyens encore plus importants. Et ce n
'est
pas, on va dire, les coupes budgétaires qui ont été présentées dans le projet de loi de finances 2027 qui vont rassurer les régions et qui vont les faire investir.
– Parce qu'hier,
Emmanuel Macron demande au gouvernement d'apporter des réponses concrètes dans les semaines à venir sur cette question du bâtis scolaire. Mais qu
'est
-ce qu'on peut faire sur le court terme et comme vous le dites, avec les contraintes budgétaires actuelles ?
– Écoutez, moi je pense que la réponse que l'on peut apporter, c'est mettre en place un plan
d
'investissement massif pour aider les régions, on peut aider les collectivités qui portent le bâtis scolaire pour améliorer les conditions d'exercice. C'est absolument inacceptable que vous ayez, avec les fortes chaleurs que nous avons eues, on a eu quand même trois mois de canicule, au mois de juin et même au mois de septembre, à la rentrée,
il
faisait 35-36 degrés dans les salles de cours. Et l'hiver, il fait 12 degrés, voire 8 degrés. Donc si Emmanuel Macron l'a annoncé, il veut que le gouvernement apporte une réponse rapide, il faut mettre en place des moyens. Donc il faut un plan d'investissement et d'aide aux collectivités qui portent justement le bâtis scolaire de manière à apporter des réponses rapides. Mais ça, ça veut que.
On
ne peut pas dire d'un côté, il faut apporter des réponses et faire des coupes budgétaires aussi importantes
sur
le budget 2027. Parce que là, quand vous allez voir,
on
va travailler, le budget va nous arriver au Sénat, on va amender. Mais ça va être un massacre
pour
les collectivités. 5,5 milliards de coupes.
Donc
avec des collectivités qui vont devoir faire des choix. Et peut-être que le choix qui va être fait,
c
'est justement, c'est peut-être de ne pas mettre l
'accent sur
la rénovation de ces bâtiments scolaires, des lycées
ou
des collèges pour les départements. Parce qu'on a également des problèmes, pas que sur les lycées, sur les collèges,
sur
les écoles, qui pèsent sur l'ensemble des collectivités territoriales.
–
Olivier, vous aviez une autre question sur l'avenir de la jeunesse.
–
Oui, notamment sur le sentiment de résignation désabusée. On le voit à Limoges, je veux dire, comme en Limousin, il y
a
eu peu de débordements globalement. Par contre, on voit déjà que le mouvement s'essouffle.
Est
-ce que vous pensez que ces jeunes sont résignés, qu
'ils
ont l'impression qu'on ne les entend pas, qu'on ne les écoute pas et que finalement, il
y
a peu de chances que ça bouge ? Vous l'avez peut-être évoqué d'ailleurs avec le ministre lors de l'audition, c'est un sentiment partagé
? –
Alors, même si le mouvement s'essouffle, il faut continuer, je veux dire, à avancer. On est là dans un mouvement qui dure depuis un mois. On verra s'il se calme avec les vacances, parce qu'il
y a
les vacances scolaires qui démarrent en fin de semaine. Compte tenu de l'ambiance pré-présidentielle, il pourrait reprendre, attiser comme on l'a vu aussi par certains. Mais moi, je pense qu'il faut mettre les 15 jours à profit
pour
vraiment présenter un plan d'action massif et montrer que le gouvernement a entendu les lycéens. Ils peuvent paraître résignés. Il y a beaucoup de résilience chez les lycéens aujourd'hui. Il y a aussi une question d'inquiétude, de savoir comment ils vont rattraper pour certains des cours qu
'ils
n'ont pas eus.
Parce
que vous avez aussi beaucoup de cours qui n'ont pas pu être assurés. Comment ça va se passer ? On va avoir de la perte de chance pour les milieux les plus défavorisés. Donc, moi, je pense que les lycéens, aujourd'hui, vont continuer à s'exprimer, mais il faut que la violence cesse maintenant, de manière à
ce
que le dialogue puisse être beaucoup plus serein.
Parce
que quand il y a de la violence au milieu, la sérénité, elle n'y est pas.
Une
dernière question, Olivier
?
Oui, peut-être sur la revenir, justement, et la perspective qu'ils passent à l'université, qu'ils obtiennent le choix,
le
vœu qu'ils ont formulé. Et cet aspect de la précarité, on voit dans les files d'attente, quelles que soient les villes moyennes, même en zone un peu plus reculée ou rurale, les croûts se sont débordés avec ce repas à 1 euro. C'était une idée qui semble-t-il était plus que nécessaire, mais comment est-ce qu'on peut aller plus loin pour rassurer ces jeunes, qui pour certains sont obligés de travailler sur leur barre de cours, ce qui pénalise les études. Là, il y a aussi une vraie inquiétude de leur part sur cet avenir immédiat de la poursuite des études et de leur capacité à justement manger tous les jours, tout simplement.
Vous
savez, c'était l'idée que j'avais eue quand j'avais déposé la loi sur la restauration universitaire à tarif modéré. En 2021, j'avais porté... Parce que vous avez des étudiants
qui
ont accès à un repas à 1 euro, mais vous avez des étudiants qui aujourd'hui sont à plus de 20 minutes d'une université, par exemple,
et
qui n'ont pas accès. Donc, j'avais fait mettre en place à l'époque sur l'idée du ticket de restauration étudiant une aide.
Donc,
il
y a
une carte qui est fournie par les CRUS qui permet aux étudiants d'avoir une aide financière pour manger. On a également, je l'ai dit en début d'émission, l'inquiétude des lycéens de se projeter à 10 ans.
Ils
cherchent un métier qui peut-être dans 10 ans va disparaître avec l'intelligence, le développement de l'intelligence artificielle. Donc, il
y a
une question d'orientation, une question de métier effectivement sur lesquels on doit accompagner les futurs étudiants. Mais je ne peux pas nier qu'il
y ait
une inquiétude. Ça va tellement vite aujourd'hui, l'intelligence artificielle, qu'il y a des dizaines de métiers qui vont disparaître. Et ça, je pense que ça crée une angoisse supplémentaire pour les lycéens qu'ils expriment aujourd'hui par
leurs
manifestations.
Merci, Olivier Chaperon. Merci beaucoup d'avoir été avec nous. On regarde la une du populaire du centre, le paysage marqué par le soleil. Très belle photo, mais pour parler d'un sujet inquiétant, les stigmates de l'été sec et chaud, notamment sur l'agriculture. Merci beaucoup, Olivier Chaperon. Dernière question là-dessus. Pierre-Antoine Lévy, comment vous voyez l'avenir du mouvement ? Il
y
a une journée de mobilisation qui s'annonce samedi, mais qui vient bien au-delà du mouvement lycéen. Est-ce que vous sentez, vous, dans votre département, monter cette colère et monter notamment la colère de cette France rurale
? Oui,
alors moi,
je
suis dans un département extrêmement rural, extrêmement agricole. C'est à
l
'Utarn-des-Garonnes, c'est un petit peu le verger de la France, donc avec les épisodes de canicule que nous avons connus cet été, il y
a
une détresse agricole qui va s'exprimer certainement samedi puisque vous avez une manifestation dans laquelle certaines organisations syndicales agricoles vont participer. Je pense que ça va être la journée de toutes les colères. Les lycéens vont certainement se joindre, mais cette journée,
elle
a été décidée bien avant le début du mouvement des lycées. Donc, il y
a
une question du prix du carburant, du prix de
l
'énergie. Donc, moi, je pense que cette journée va être importante, il faut y faire attention
et
encore une fois, j'espère que le gouvernement saura être attentif aux différentes revendications qui vont être exprimées samedi et dans les jours qui viennent.
On
va regarder trois unes de la presse régionale pour terminer.
D
'abord, la une du progrès à
Le
Pen-Mélenchon vers le duel annoncé.
C
'est notre sondage à 200 jours de la présidentielle qui donne cette configuration pour le second tour. Midi libre, le thermalisme social, c'est fini. Sujet d'inquiétude, là aussi, dans nos territoires,
l
'inquiétude des directeurs de termes alors que le budget de la Sécu envisage de transférer les remboursements des cures aux complémentaires santé. C'est une autre une du midi libre, mais ça,
c
'est les agriculteurs également. Et l'INRAE notamment qui propose des solutions innovantes pour aider nos agriculteurs.
Mais
je voulais vous parler de cette question des termes parce que je sais que ça inquiète dans beaucoup de départements. La dernière une, c'est celle de West France. Le soutien américain faiblit. L'Ukraine peine à se défendre. Livraison d'armes qui tardent des crues des renseignements de l'armée américaine. Bridage du réseau Starlink d'Elon Musk. L'Ukraine peine de plus en plus à contrer les missiles russes. De quelle une avez-vous envie de nous parler
? La
première, tiens. Sur le duel
Le Pen
-Mélenchon ?
Et
puis on va en parler. C'est quelque chose quoi ?
Quelque chose qui
m'inquiète. Qui
vous parie inéluctable
?
Non, il ne
me
parie pas inéluctable.
Vous
savez, ça fait plusieurs élections présidentielles où quelques mois avant on avait déjà un candidat qui était gagnant. Et on a vu que le résultat n'était pas finalement celui que les sondages avaient annoncé.
Je
considère que ce n'est pas inéluctable. Mais il faut être conscient que si on ne fait rien, si les forces politiques social-démocrates ne se rassemblent pas, vous aurez un duel Le Pen-Mélenchon.
Ce
qui serait dramatique parce qu'encore une fois on va avoir un choix par défaut
et
pas un choix pour quelqu'un. On va voter encore contre quelqu'un pour éviter de voter pour quelqu'un. Donc moi je suis très inquiet, oui, parce que je vois Jean
-Lémy-Mélenchon Vous t'inquiète sur
ce bloc central incapable de se signer ?
Pour
l'instant, ce que j
'observe,
c'est qu'il
y a
beaucoup de candidats.
Bon,
à mon avis, à la fin de l'année,
il
y aura certains candidats peut-être qui vont commencer à se rassembler. Mais aujourd'hui, s'il n
'y
a pas un rassemblement
on
va dire du bloc central ou en tout cas de certaines forces politiques, on aura un duel Le Pen-Mélenchon.
Vous soutenez qui
? Je
soutiens, je soutiens, on va dire, le candidat Bruno Retailleau, David Ziznard également.
Déjà, vous
vous soutenez deux candidats
? Ça n'est pas un
rassemblement, ça.
Tout en étant attentif à d'autres candidats, mais effectivement, moi je fais partie d'une majorité sénatoriale
et
je considère que ces deux candidats aujourd'hui portent des projets de rupture qui sont intéressants.
Merci beaucoup. Merci Pierre-Antoine Lévy d'avoir été avec nous pour cette demi-heure. Alex, on se retrouve dans 20 minutes.
On verra que les lycéens ont été rejoints hier dans la rue par les retraités qui protestent contre les coupes budgétaires qu'ils vont subir également dans le budget 2027.
Et
on va tout de suite parler des cyberattaques, de l'intelligence artificielle, de toutes ces menaces qui pèsent désormais sur notre quotidien. David Chavalarias nous rejoint. Les cyberattaques dans nos supermarchés en début de semaine ont ravisé nos inquiétudes sur cette nouvelle forme de guerre hybride qui pourrait être encore accentuée par l'intelligence artificielle et pour répondre à nos inquiétudes, à nos questions et nous éclairer.
On
reçoit David Chavalarias. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous.
Vous
êtes mathématicien, directeur de recherche CNRS au Centre d'Analyse et de Mathématiques Sociales, directeur de l'Institut des Systèmes Complexes de Paris. Entretien en partenariat avec la presse régionale représenté par Julien Lécuyer de La Voix du Nord. Bonjour Julien.
Bonjour Auriane. Bonjour Monsieur Chavalarias.
Et
le début de la semaine qui a été marqué David Chavalarias par ces cyberattaques qui ont touché nos supermarchés, les rayons notamment frigorifiques de nos supermarchés qui sont parfois montés jusqu'à 50 degrés. Alors c'est vrai que nous ça nous a étonnés mais comment de tels faits peuvent-ils se produire ? Quel est le processus qui peut les rendre possibles
? Alors
tout simplement on a une société qui est de plus en plus connectée avec des équipements qui sont de plus en plus connectés et pilotables à distance
et
donc on est plus vulnérable à des cyberattaques qui existaient avant l'intelligence artificielle sauf que l'intelligence artificielle les modèles actuels deviennent très forts en informatique et donc en cyberattaque et donc mettent à disposition d'un peu n'importe qui la possibilité de mener ces cyberattaques.
Ces
cyberattaques de ce que vous en savez pour l'instant est-ce qu'on peut imaginer que c'est un peu le fait de simples plaisantins ou bien il faut y voir une attaque plus complexe voire même d'un état étranger ? Alors pour ce cas précis ça je ne
peux
pas dire il faudrait attendre qu'il y
ait
des enquêtes dessus mais de manière générale il faut bien prendre conscience que des acteurs qu'ils soient étatiques ou non étatiques
peuvent
avoir maintenant les moyens notamment via les modèles modernes d'intelligence artificielle de mener des attaques complexes
et
surtout il faut bien comprendre que
maintenant
on a des IA qui sont à l'identique c'est-à-dire qu'elles sont autonomes on peut leur donner des missions et puis elles peuvent en gros scanner faire des choses
et
donc si vous montez une IA et vous lui dites scannez-moi tout toutes les infrastructures possibles et essaie de trouver une faille quelque part au bout d'un moment on va en trouver donc en fait ça baisse le coût le fait de scanner une infrastructure vulnérable mais ce que vous nous dites au travers de les propos j'entends que ces attaques il faut s'y habituer elles vont se multiplier elles vont se multiplier encore une fois il y a déjà beaucoup d'attaques avant l'IA il y avait déjà beaucoup d'attaques mais elles vont se multiplier et non
mais
là même
sans
parler de l'IA ça veut dire comme dit Julien ces cyberattaques ça risque de devenir notre quotidien
oui
mais c'est déjà notre quotidien enfin par exemple notre laboratoire il se fait attaquer enfin on est défendu mais toute organisation connectée à internet avec des équipements sensibles peuvent être loquées
parce que là par exemple
c'est vrai que on est dans des attaques qui nous nous paraissent pour le grand public paraissent inédites par exemple prendre le contrôle à distance des rayons frigos des supermarchés on n'avait jamais entendu ça
oui mais il y
a
eu des attaques par exemple sur des hôpitaux des ransomware enfin des questions de là en fait ce qui est impressionnant c'est que l'attaque ne visait pas à demander une rançon mais à agir sur les équipements de manière à
créer un dysfonctionnement
mais quand vous faites un ransomware c'est un peu pareil vous pouvez aussi d'une certaine manière après dérégler certains systèmes donc ces choses là existent déjà mais elles se complexifient elles montent en puissance et et aussi elles se démocratisent d'une certaine manière
d'autant que notre quotidien nos maisons nos vies on vit avec nos téléphones sont remplies d'objets électroniques est-ce qu'ils peuvent servir d'éléments d'espionnage est-ce qu'un tiers peut le pirater en prendre le contrôle à distance ?
Alors tous les téléphones et tous les équipements sont déjà potentiellement peuvent être pris à distance et il
y
a des logiciels très perfectionnés développés par des états ou des agents qui le font donc c'est déjà le cas
donc
on crée nous-mêmes notre propre danger en fait
en
voulant du confort et de l'automatisation on se rend vulnérable à ceux qui arrivent à pirater ce genre d'automatisation donc l'un des dangers en fait l'un des risques de la société actuelle c'est que les choses étant de plus en plus connectées
et
de plus en plus interdépendantes de manière automatique les personnes qui arrivent à mettre la main sur ces automatismes arrivent à provoquer des
choses mais
ça peut aller jusqu'où est-ce qu'ils peuvent prendre le contrôle de nos voitures d'un avion par exemple
tout dépend s'il y
a
des vulnérabilités dans ces systèmes-là oui
on
n'est pas à l'abri que quelqu'un pirate par exemple toutes les Tesla et du jour au lendemain elle leur demande de foncer un peu partout alors on espère que Tesla a des bons systèmes de sécurité mais on espère mais si un jour ça arrive ça peut arriver donc en fait le confort qu'on a à avoir des systèmes automatisés correspond aussi à un risque qu'il soit à un moment donné instrumentalisé surtout que
on
comprend que c'est toujours la même course entre le voleur et le gendarme la différence c'est que les IA sont devenus de plus en plus performantes et échappent au contrôle même de leurs créateurs moi je disais que la start-up anthropique par exemple prévenait que dans des temps pas si lointains des modèles d'intelligence artificielle seraient en mesure d'implanter seule une version d'eux-mêmes
sur
des objets connectés
enfin
là on est donc quasiment dans la science-fiction
oui
alors on est dans la science-fiction en même temps c'est quelque chose qu'on connaît par exemple les virus informatiques c'est des choses qui se dupliquent et qui après vont par activité des billets d'ordinateurs d'un coup et les faire tomber sauf que maintenant on pourrait créer des virus informatiques qui sont d'une certaine manière agissants et qui peuvent prendre certaines décisions
et
donc en gros c'est une évolution du virus informatique vers un virus en gros artificiellement intelligent donc effectivement la menace du virus informatique qui pourrait se dupliquer augmente
mais
c'est ce que là aussi derrière on a vraiment l'impression qu'il y a une multiplication des menaces de l'IA implicite même si on comprend que ça nous aide au quotidien est-ce qu'on peut comprendre en fait cette menace IA elle agit sous quelle forme en fait quels sont ces dangers immédiats
alors
les dangers on va dire immédiats de l'IA alors c'est déjà un danger écologique puisque ça a un impact écologique assez important mais après dans la vie réelle c'est qu'elle soit mal utilisée utilisée par des personnes malveillantes donc à des fins de piratage
ou
utilisée de manière bienveillante mais n'importe comment c'est-à-dire en étant branchée sur des systèmes qui sont vulnérables
ce
qu'il faut bien comprendre c'est que alors il y a plusieurs types d'IA là ce dont on parle souvent maintenant en ce moment c'est ce qu'on appelle les IA génératives donc c'est ce qu'on a dans les chatbots et qui après maintenant commencent à être connectés avec des vrais systèmes et du coup peuvent activer des programmes informatiques et donc ces IA là elles ont été entraînées sur des immenses corpus avec plein d'histoires et après elles recombinent ces histoires pour faire des actions ce qu'il faut bien comprendre c'est que ces IA là c'est une technologie qui a été mise en production très très rapidement sur le marché pour des questions de rentabilité parce que ça coûte très cher l'industrie de l'IA est en déficit depuis 2020 ils ont perdu un triard de dollars c'est immense donc ça veut dire que pour amortir ça il faut très vite aller sur le marché même avant de savoir que le produit est sûr et enfin quelle industrie vous dit moi je mets un truc sur le marché mais ça
a 10% de tuer l'humanité
en fait c
'est
la première fois qu'on tolère ça en fait de libérer une industrie dont on ne sait même pas si elle est dangereuse ou pas non seulement on ne sait même pas mais les fabricants vous disent qu'elle est dangereuse donc
je
veux dire et c'est pas un petit danger eux ils vous annoncent je pense que c'est un peu du fantasme mais ils vous annoncent donc 10% enfin certains 10% de probabilité de tuer d'extension de l'humanité bon il y a eu la régulation
on va écouter justement l'alerte du patron de Google DeepMind c'était hier lors d'un sommet international sur l'IA à Dublin
nous l
'avons constaté avec ces incidents de piratage qui sont des signaux d'alerte avancée pour l'instant ces systèmes ne sont pas encore très puissants donc les incidents ne sont pas majeurs mais ils pourraient l'être d'ici un à deux ans au niveau du secteur de l'IA lui-même au niveau individuel des entreprises et des gouvernements il faudra sécuriser ces systèmes et mettre en place des environnements de tests sécurisés hors de toute connexion à internet
c'est ce qu'on disait c'est-à-dire c'est l'alerte même des patrons de la tech
oui
alors après donc il faut bien savoir lire cette alerte-là c
'est
-à
-dire
que vous avez une industrie qui est massivement déficitaire qui a besoin en fait que son produit soit injecté sur le marché massivement
elle
se rend compte que en gros c'est pas le commun des mortels qui va amortir ce truc-là parce que rien qu'une conversation avec chat GPT ça coûte beaucoup en énergie et donc c'est
c
'est pas rentable
donc
l'industrie est en train de pivoter vers un modèle qui sont le modèle des industries qui sont pas rentables et qui vont être en gros sur la défense ou si on prend par exemple l'arme nucléaire l'arme nucléaire n'est pas rentable elle marche sur la dissuasion les états doivent investir pour faire de la dissuasion donc là on va dire presque le modèle qui a l'air de se pointer là c'est de dire on a construit un truc hyper dangereux et donc vous allez payer pour éviter que ça ne suit tout
le monde mais c'est comparable pardon la menace de l'IA et la menace nucléaire
pas comparable dans les effets genre une bombe nucléaire qui non
mais dans
les dangers que ça
représente pour
nos sociétés
si
vous voulez la comparaison elle est plus pour moi déjà dans le modèle on va dire économique pour le moment peut-être un jour elle trouvera une rentabilité
au
quotidien mais c'est que pour le moment c'est vraiment une question de payer la dissuasion
et
après sur les dégâts on ne peut pas comparer l'alimentissement nucléaire avec évidemment un problème IA mais par contre une IA mal branchée qui par exemple pourrait aller pirater les centrales nucléaires si jamais c'était possible provoquerait des dégâts liés aux centrales nucléaires donc ça peut avoir des dégâts considérables si c'est mal branché et encore une fois le problème c'est que le produit est mis sur le marché alors qu
'il
n
'est
pas maîtrisé
et
vous faites ça avec n'importe quel produit vous avez des dégâts
Je reviens juste sur
ce que vous disiez de la stratégie des majors de l'IA qui vont se tourner vers la sécurité et la défense les domaines les plus rentables
est
-ce qu'on doit y voir un lien aussi avec la communication assez étonnante de la part de chefs d'entreprise de dire moi ce que je suis en train de développer ça risque de créer le chaos voire même de détruire l'humanité Alors c'est difficile de savoir quelle était leur intention mais c'est vrai que dans les faits c'est une bonne stratégie pour attirer les coups de projecteur et forcer les gens à se dire si mon entreprise risque d'être piratée il faut que je la protège je ne
peux
la protéger qu'avec un modèle dit à frontière parce que si un modèle est meilleur il va forcément le battre donc on va entretenir ça entretient à la fois une peur et un fantasme et ça c'est toujours bon pour l'économie enfin pour le business surtout un business qui n'est pas rentable Sur l'Union Européenne qui est en retard puisque on le sait les Chinois et les Etats-Unis sont en plein boom de l'IA l'Union Européenne elle fait preuve de prudence essaye de construire un modèle qui soit à la fois respectueux encadré mais en même temps on prend du retard est-ce qu'on doit s'inspirer par exemple de l'Irlande qui a une stratégie puissante d'installation des datacenters pour rattraper ce retard ?
Alors pas nécessairement après il n
'y
a pas de consensus là-dessus mais pas nécessairement c'est-à
-dire
qu'en fait ce qu'il faut bien voir c'est que les modèles d'IA donc il
y a
les modèles d'IA frontières qui sont les derniers modèles les plus puissants en fait ils sont assez vite rattrapés par les IA ouvertes donc on dit open source qui sont en gros qu'on peut s'approprier et faire tourner
et
donc il n
'y
a pas nécessairement besoin d'être à la fois absolument en tête de course pour bénéficier de cette technologie ensuite sur la question des datacenters c'est sûr que c'est des technologies qui demandent beaucoup d'investissement en datacenters en électricité les projections ça a consommé autant que par exemple les Royaumes-Unis d'ici quelques années
on
va rajouter un pays mais en fait la vraie question c'est
pourquoi
faire ? est
-ce
qu'on a vraiment besoin ? c'est-à
-dire
qu'en fait si on se retrouve à rajouter un pays en consommation d'électricité juste parce qu'il faut se défendre contre cette technologie
c
'est un peu absurde donc il y a des cas d'utilisation intéressants en entreprise ou pour le quotidien dans certains cas est-ce que ces cas-là vont être suffisants par rapport aux investissements ? pour l'instant on ne sait pas
sur l'enjeu sur nos sociétés sur nos démocraties sur notre souveraineté il y a eu un conseil de défense et de sécurité nationale qui a été réuni hier à l'Elysée autour d'Emmanuel Macron un est-ce que ça montre la préoccupation évidemment des états et est-ce que cette menace est suffisamment prise à son niveau par nos politiques et est-ce qu'il faut s'inquiéter pour l'avenir de nos démocraties avec le développement de l'IA
?
alors visiblement ça témoigne d'une prise d'une préoccupation la prise de conscience je pense qu'elle était déjà là il y avait effectivement une préoccupation et encore une fois les menaces on va dire les risques sont multiples des risques de mauvais branchement des risques d'utilisation hostile pour pirater donc
la
cybersécurité est un enjeu important parce que si vous arrivez à casser des choses que d'autres n'arrivent pas à casser vous rentrez dans le système et vous pouvez faire des dégâts
mais
avec quoi ?
ça
veut dire quoi ? des risques d'ingérence électorale ? des risques d
'ingérence avec
campagne électorale
? alors
vous pouvez avoir des ingérences électorales parce que vous piratez par exemple le système électoral ils n'ont pas eu besoin d'IA mais c'est déjà ce qui s'est passé avec par exemple Hillary Clinton qui s'est fait pirater ses serveurs
et
Emmanuel Macron qui s
'est
aussi fait pirater ses serveurs donc la question de la piraterie est importante et donc avec l'IA elle est amplifiée et après il y a aussi des questions d'ingérence sur l'opinion mais qui est un autre domaine d'intervention de l'IA c'est-à-dire que toutes les IA conversationnelles
donc
les gens interagissent avec les IA maintenant on fait plus des enfin certains font des recherches IA plutôt que des recherches Google sur X vous avez Grock qui est une IA qui interagit bon
tous
ces contextes-là ce sont des contextes où en gros vous avez une entité qui est centralisée puisqu'il y a très peu de grands modèles qui font ce genre de choses en termes de conversation et qui sont des technologies manipulatoires on sait que l'IA dans une discussion peut faire changer d'avis une personne parce qu'elle est capable
de profiler une étude sur
le complotisme qui a été faite avec des agents IA qui ont été auquel on a demandé de convaincre des complotistes de leur faire changer d'avis ils mettent beaucoup moins de temps qu'une personne comme vous et moi tout à fait donc ça peut être utilisé à des fins vertueuses comme cela on va dire pour essayer d'amener des personnes sur des points de vue plus raisonnables mais ça peut être utilisé dans l'autre sens bien sûr et surtout donc il faut savoir que par exemple à l'heure actuelle dans l'IA Grock donc qui est sur X dans ce qu'on appelle le pré-prompt système c
'est
-à
-dire
les instructions en amont des utilisateurs il y
a
des choses du genre les journalistes sont biaisés ou soit politiquement incorrect donc dans l'IA dans les IA commerciales vous pouvez très facilement par des simples instructions en amont de l'utilisation dire maintenant tu vas essayer de convaincre les gens de voter pour ci
ou pour ça donc ça
participe à une manipulation
d'opinion potentiellement ça peut faire il y
a
un risque de manipulation d'opinion via ce via-là
donc ça peut servir à qui je veux dire politiquement est-ce que
ça peut servir
à des populistes par exemple
?
alors ça peut servir à des populistes mais ça peut servir à des États qui ont intérêt à corriger enfin à influencer la trajectoire de certains pays au niveau politique
les
États qui possèdent actuellement les grandes IA c'est en gros les États-Unis et la Chine et ces deux pays ont annoncé enfin en tout cas les États-Unis c'est très officiel c'est dans des textes officiels qu'ils voulaient influencer sur la trajectoire politique de l'Europe c'est dans leur stratégie de sécurité nationale donc ça veut dire que les chances pour qu'ils utilisent leur technologie IA en faisant pression sur leurs différents prestataires enfin entreprise pour faire des ingérences électorales est assez importante d'autant plus quand on sait les liens d'Elon Musk avec Donald Trump et la façon dont même il se réinvestit dans les midterms et Elon Musk il vient d'être donné il a une mission de l'État américain pour réfléchir au futur de la guerre et la guerre cognitive fait partie de la guerre
on parle beaucoup des côtés négatifs du côté menace mais est-ce que l'IA est aussi une chance pour l'avenir de nos sociétés notamment en matière de santé est-ce que ça peut permettre de mieux prévenir les maladies de faire avancer la recherche notamment sur le cancer
alors
l'IA de manière générale en tant que domaine scientifique oui ça permet de mieux analyser certains résultats de faire des corrélations en fait dans tous les cas de figure où vous avez donc une machine en gros qui peut faire des analyses et que ces analyses peuvent être relues par l'homme
pour
vérifier et donc que l'humain reste dans la boucle vous avez des avancées et les avancées des IA génératives récentes qui sont très impressionnantes vont un peu dans ce sens-là toute la question c'est un peu la mesure c'est-à-dire est-ce qu'on a besoin d'avoir le tout dernier modèle pour faire ce genre de choses probablement pas est-ce qu'on a besoin d'avoir l'énorme data center maintenant vous avez des IA qui tournent sur votre téléphone donc vous pouvez faire de l'analyse d'images avec des IA sur un ordinateur classique vous n
'avez
pas besoin d'un énorme data center donc en fait
il
faut savoir c'est que la fuite vers les IA on va dire modèle frontière c'est
-à
-dire qui sont des gros IA qui demandent des gros data centers elle est un peu orchestrée à la fois par les producteurs d'IA et puis aussi par NVIDIA et les fabricants de processus
NVIDIA
justement c'est ce géant américain des puces qui a annoncé qu'il est entré au capital de Doctolib alors en tant qu'actionnaire minoritaire est-ce que ça lance la révolution de l'IA en Europe comme ils le disent eux-mêmes
on
verra ça c'est les promesses qu'ils font mais ce qui est important de comprendre c'est qu'une entreprise de microprocesseurs a intérêt à ce qu'on utilise au maximum l'IA
mais
est-ce que ça veut dire que pour nous il
y
a un risque pour nos données de santé
ah
bah alors après les données de santé ça dépend où elles vont vous pouvez utiliser l'IA avec des données de santé en restant uniquement en France si le modèle est en France et le data center est en France donc ou
là
quand vous avez une entreprise américaine qui rentre dans Doctolib
il
faut qu'on
s'inquiète pour nos données de santé
tout dépend du contrat qu'elle a avec Doctolib et des objectifs de NVIDIA je ne peux pas me prononcer là-dessus mais en tout cas ce qui est sûr c'est qu'une entreprise américaine comme NVIDIA qui est connue pour ses microprocesseurs et qui commence à infiltrer le domaine de l'IA et le domaine de la santé c'est qu'en fait elle veut pousser la consommation de ses microprocesseurs c'est la seule entreprise pour le moment qui est rentable dans le domaine de l'IA et ce n
'est
pas étonnant quand vous aviez la réunion sur l'or ceux qui faisaient le plus d'argent c'était les marchands de pelle donc en fait là vous avez des marchands de pelle qui poussent à l'utilisation de l'IA
Julien pour
terminer parce que bon j'ai bien saisi que vous ne faisiez pas partie de ceux qui croyaient en l'IA apocalypse dans les prochaines années tout du moins enfin rassurez-nous non vous n'y croyez pas
tout
va dépendre de comment les gens la branchent enfin si ah oui vous n'êtes pas aussi non
non ce que je veux dire c'est que
vous prenez un singe dans une cage avec un bouton nucléaire s'il s'assoit sur le bouton nucléaire vous ne l'allez pas dire c'est la faute du singe il est dangereux donc ça dépend de comment on branche l'IA une IA qui est très puissante et qui peut agir sur des systèmes informatiques et vous dites ok je la laisse aller dans la nature et faire ce qu'elle veut
elle
peut faire des dégâts importants c
'est le
génieur de la langue mais c'est comme tous les outils ça dépend comment vous les utilisez
merci David Chavalarias merci beaucoup d'avoir été notre invité ce matin Julien la une de la voie du Nord c'est la grippe
oui protégez-vous
voilà
c'est pas une maladie bénigne non et c'est vrai et c'est la une de la voie du Nord merci Julien merci à la semaine prochaine et on regarde les autres titres de la presse régionale
vous
avez fait le tour de nos quotidiens régionaux on commence par le mouvement lycéen et les autorités qui tentent de dialoguer avec les organisations de jeunesse
oui le dialogue c'est plus démocratique que les mortiers ce sont les mots hier du ministre de l'éducation nationale au Sénat sa collègue Sabrina Roubache la ministre de l'enseignement professionnel était hier dans un lycée de l'Oise justement pour dialoguer avec les élèves sur leurs revendications c'est-à-dire dans le courrier Picard et puis le journal Corse Matin titre aussi sur le temps du dialogue dans ce mouvement lycéen après avoir recueilli les doléances des élèves corse le rectorat et les élus locaux ont réuni les représentants des lycéens pour former des groupes de travail et penser réfléchir à leurs revendications réaction des lycéens participants nous sommes écoutés mais nous attendons des résultats de ces groupes de travail
les
retraités aussi descendent dans la rue
à
la une de la marseillaise les retraités aussi battent le pavé et générations remotivées à titre le journal Marseillais à Perpignan les retraités étaient aussi dans la rue hier pour manifester pour leur pouvoir d'achat c'est à la une du journal l'indépendant des retraités qui manifestent contre les efforts budgétaires qui vont leur être demandés dans le projet de loi de finances 2027 avec notamment un gel des pensions de retraite souhaité par le gouvernement sauf pour les plus modestes les retraités demandent aussi une revalorisation de leur retraite complémentaire à Gircarco elles seront revalorisées d'1,4% dès le 1er novembre c'est en dessous de l'inflation à 2%
et les crises qui se superposent en ce moment et dans l'industrie la fonderie de Bretagne s'apprête à mettre la clé sous la porte
le tribunal de commerce va prononcer aujourd'hui la liquidation judiciaire de la fonderie de Bretagne à Codan dans le Morbihan laissant 244 salariés sans emploi autopsie d'un fiasco titre le journal Le Télégramme fondé par Renault il y a 60 ans la fonderie de Bretagne en crise ces dernières années devait se reconvertir des pièces automobiles vers l'industrie de défense mais cette usine n'a pas trouvé de nouveaux repreneurs solides en revanche il y a une bonne nouvelle dans le monde de l'industrie avec un symbole français la verrerie Duralex usine historique de la chapelle Saint-Mémin dans le Loiret elle va être reprise par un entrepreneur de 32 ans Cédric Méton qui avait racheté par le passé l'entreprise Tupperware son projet pour Duralex promet 16 millions d'euros d'investissement et la sauvegarde de 155 emplois sur 220 menacés
Allez on termine par un peu de culture et de sport à la une de la Provence ça se mélange consacré au lien entre Marseille et la Grèce
Effectivement puisque ce soir en football c'est le match entre l'Olympique de Marseille et l'Olympiakos le Piré et donc justement la Provence fait sa une sur ses 2600 ans d'histoire commune entre Marseille et la Grèce c'est très intéressant Marseille et la Grèce titre le journal La Provence alors on le rappelle Marseille est jumelée avec le port du Piré depuis 1984 au XIXe siècle les familles grecques ont eu un impact important dans le développement de l'économie maritime marseillaise et puis la légende veut que ce soit un navigateur grec venu de la cité de Fossé qui a fondé le port de Marseille il y a 2600 ans un port baptisé à
l
'époque Massalia les Fosséens ont d'ailleurs envoyé à Marseille leur meilleur savant un géographe du nom de Pitas et grâce à lui la cité Fosséenne a été la première ville à connaître sa latitude avec précision j'ai donc compris pourquoi on pouvait dire depuis longtemps Marseillais à jamais les premiers c'était bien avant la victoire en Ligue des Champions en 1993
alors
d
'ailleurs je le disais l'OM reçoit ce soir l'Olympiakos en Coupe d'Europe de football espérant Oriane que cette belle histoire d'amour entre Marseille et la Grèce ne finisse pas mal sur le plan sportif
non
on va espérer on va croiser les doigts pour l'OM ce soir merci Alex lundi nos téléspectateurs vous retrouvent lundi pour cette émission merci beaucoup et nous on va ouvrir notre page spéciale consacrée aux intercommunalités on va aller à Dunkerque où se tient ce congrès des intercos bonjour Boris Ravignon merci beaucoup d'être avec nous vous êtes maire horizon de Charleville-Mézières et vous êtes donc le tout nouveau président d'intercommunalités de France Boris Ravignon dans ce contexte social tendu on vient de le rappeler encore avec nos journaux régionaux quel rôle peuvent jouer les intercommunalités
elle joue déjà un rôle immense qui est de réaliser un certain nombre de services publics qui sont essentiels à notre vie les Français ne le savent pas toujours mais leur commune appartient à une intercommunalité qui va organiser l'induction du fait d'apporter de l'eau potable de traiter les eaux usées de ramasser les déchets de faire fonctionner les mobilités d'une manière générale ce sont ces grandes politiques de réseau qui permettent tout simplement à notre pays de fonctionner au quotidien et ça on l'a fait en mettant ensemble la force des communes l'intercommunalité c'est mettre ensemble la force des communes pour effectivement réaliser un certain nombre de services publics les apporter aux Français et puis porter des projets notamment des projets de développement économique donc les intercommunalités sont aujourd'hui discrètes probablement trop discrètes
pour
le fonctionnement au quotidien de notre pays
et
comme pour toutes les autres questions il est question de budget aussi également dans votre congrès et dans votre quotidien avec le gouvernement qui veut faire participer les collectivités à l'effort pour vous les intercôts ne doivent pas y participer
?
notre position on a toujours pensé qu'on appartient effectivement à la nation que les efforts qui sont demandés doivent être
est
-ce que l'effort est soutenable et est-ce qu'il est justement réparti et c'est ça aujourd'hui qui nous fait grief on est content d'accueillir notre ministre des collectivités parce qu
'on
peut pouvoir échanger avec elle on a le sentiment aujourd'hui il est le double de ce que nous avons pu réaliser avec beaucoup de difficultés en 2025 et en 2026 et ça pour nous ce serait insoutenable et puis dans les années précédentes les intercommunalités ont été mises à contribution d'une manière vraiment disproportionnée par rapport à ce que nous représentons et donc là encore on ne demande pas d'être mis à contribution en dessous des autres moins que les autres on ne demande pas d'être exonéré des efforts on sait qu'il faut les réaliser mais par contre on voudrait que chacun en fasse sa juste part
Dernier
mot Boris Ravignon puisque votre congrès il se tient dans un contexte aussi politique particulier à six mois de la présidentielle et Marine Le Pen qui a annoncé que si elle arrivait au pouvoir elle supprimerait les intercommunalités comment vous avez réagi
?
Les bras m'en sont tombés il n'y
a
pas d'autre mot parce que je crois que c'est vraiment une méconnaissance dramatique du fonctionnement justement de notre pays je l'expliquais tout à l'heure les intercommunalités elles sont aujourd'hui ce qui a permis finalement à la quantité de toutes petites communes dans notre pays d'agir ensemble de réaliser des services publics des mobilités mais je pourrais ajouter la garde d'enfants aujourd'hui l'accès aux soins la plupart des maisons de santé pluridisciplinaires qui se créent dans notre pays et bien ces maisons de santé qui permettent de trouver des médecins partout notamment en zone rurale ce sont les intercommunalités qui les portent la sécurité est aussi un domaine dans lequel nous nous développons avec des polices intercommunales
que
nous avons
servi voilà et donc je crois vraiment qu'il faut que madame Le Pen retourne
merci pardon Boris Ravignon on a un petit problème de connexion mais on a compris votre message merci beaucoup d'avoir été avec nous depuis Dunkerque où se tient donc ce congrès des intercommunalités et vous l'avez dit Boris Ravignon parmi les compétences de ces interco il y a la collecte et le traitement de nos déchets c'est le thème de notre reportage en région direction Pornic en Loire-Atlantique dans une déchetterie nouvelle génération qui permet notamment de réduire le coût de la gestion des déchets on regarde ce reportage de Cécile Tixou
du
bois du carton du plastique de la corde le coffre de cet habitant de Pornic contient une mine d'or pour cette déchetterie ça ça va dans les colonnes jaunes les petits pots alors ça va être en face le gros pot là en plastique ça va être ici sur le plastique rigide le plastique rigide
ok
ça marche et tout ce qui va être petit pot comme ça agricole ça va aller directement dans les colonnes jaunes
car
quasiment tous ces détritus vont trouver une place dans une benne et pouvoir être revalorisés
une
déchetterie dite de nouvelle génération de plus de 2 hectares ouverte en 2020 par la communauté d'agglomération ses responsables ont voulu un lieu innovant où l'on peut même déposer des coquillages
c
'est une benne qui permet de collecter les coquilles vides donc coquilles d'huître coquilles Saint-Jacques moules et derrière ensuite c'est repris pour être valorisé en compostage
autre
particularité les déchets verts sont broyés sur place et directement transformés en compost
c
'est du broyat de déchets verts qui vont après repartir pour du compostage auprès des agriculteurs parce qu'en fait c'est un produit qui va être après utilisé pour l'agriculture
enfin
un espace de réemploi des objets a été mis à disposition des habitants bonjour ça
va être
pour ma petite fille comme deux petites chauvettes
d'accord
c
'est ça pour ma belle-fille
très bien ça peut vous faire des heureux c'est ce
qui
compte et ça fera des déchets en moins voilà un des axes majeurs dans les nouvelles déchetteries c'est de développer le réemploi donc éviter d'avoir des déchets donc de faire de la prévention et donc de pouvoir avoir des objets qu'on peut détourner des bennes pour un usage enfin en tout cas pour l'usage des habitants de la collectivité
car
avant cette vaisselle ces jouets ou encore ces livres étaient jetés dans les déchets non valorisables une benne que souhaite éviter au maximum la communauté d'agglomération bonjour ça va la forme très bien le tout venant coûte très très cher on essaie d'aller chercher le maximum de tri le meilleur tri possible pour pouvoir faire en sorte que ça nous coûte moins cher c'est pour ça qu'on a développé deux déchets de tri ce qu'on appelle une nouvelle génération comme celle-ci pour permettre aux gens pardon d'avoir le geste de tri idéal
dans
des tournées un maximum du tout venant qui lui nous coûte très cher
le
tout venant coûte cher car il est traité par une entreprise qui les enfouit contrairement aux autres détritus qui seront revalorisés la rigueur sur le tri permet en tout cas de réduire le coût de la gestion des déchets pour la communauté d'agglomération de Pornic qui n'a pas augmenté les taxes sur les ordures ménagères depuis 2020
Allez
place au débat de cette émission notre sondage présidentiel dans ce contexte social tendu Mélenchon et Le Pen sont-ils les ingénieurs du chaos
? Et
on va revenir sur ce baromètre inédit au DOXA pour Public Sénat la presse régionale et une nouvelle op sur l'état de l'opinion à six mois de la présidentielle à 200 jours comme l'a calculé Nathalie les intentions de vote et surtout les votes par région on part territoire pour voir les différences territoriales et les différences sociales un sondage qui fait la une de nos quotidiens régionaux ce matin Nathalie et notamment des journaux du groupe EBRAS mais pas que vous voyez également la une de la dépêche et on va longuement le détailler avec vous Bonjour Nathalie Moret merci beaucoup
d'être avec
nous journaliste politique pour les journaux régionaux du groupe EBRAS les journaux de la façade est de la France Hermann Lestrouan merci également d'être là directeur conseil à l'institut de sondage au DOXA et puis Mickaël Mickaël Darmon qui est là comme tous les jeudis dans ce couple formé par Nathalie et Erwan
sur ce baromètre depuis des années
le cercle s'élargit
mais c
'est important avant de rentrer dans les détails du sondage Erwan on va dire un mot sur la méthode parce que je le disais c'est un sondage quand même assez inédit à grande échelle est-ce que vous pouvez nous expliquer comment vous avez procédé pour ce sondage et notamment comment vous avez choisi les candidats testés
Oui
alors déjà le point important c'est que c
'est
un sondage qui a été réalisé auprès de plus de 12 000 personnes c'est un échantillon extrêmement important large qui permet d'avoir une marge d'erreur extrêmement réduite c'est-à-dire que la marge d'erreur est d'un point quand on interroge 12 000 personnes donc ça permet de lire les résultats extrêmement précisément puis on peut aussi lire les résultats très précisément par catégorie sociale par préférence politique selon les votes passés au précédent scrutin donc c'est un échantillon qui permet une grande finesse
et
on a interrogé 1000 personnes dans chacune des 12 régions métropolitaines donc ça permet de lire des résultats très précis au sein de chaque région parce que dans chaque région on a fait un échantillon construit selon les critères INSEE de la population régionale par sexe par âge par activité par département donc on a une lecture fine au niveau national parce qu'on remet chaque région à son poids réel pour ne
pas
biaiser la lecture des résultats d'ensemble mais surtout on a une possibilité de lire les résultats au sein de la région et de voir comment vote chacune des régions métropolitaines et s'il y a des dynamiques qui sont particulières selon les territoires
Allez on va justement rentrer dans le détail de ce baromètre avec les intentions de vote donc pour le premier tour d'abord de la présidentielle vous avez testé deux hypothèses une hypothèse Edouard Philippe Candida une hypothèse Gabriel Attal Candida on va découvrir les résultats dans tous les cas dans les deux cas Marine Le Pen largement en tête
Oui
alors je crois que je ne
suis
pas revenu sur la manière dont on compose l'offre électorale comment on décide de l'offre électorale qu'on va soumettre aux Français dans un sondage alors chez Odoxa on a une pré-question où on demande pour une liste de candidats diriez-vous qu'il ferait un bon candidat pour son camp et ce qu'on observe quand on regarde les résultats auprès des sympathisants PS il n
'y a
pas match ils sont trois quarts à nous dire Raphaël Glucksmann serait un bon candidat pour son camp ils sont à peine un sur deux à le dire pour François Hollande et moins nombreux pour les autres candidats qui étaient opposés à Raphaël Glucksmann à la primaire donc il n
'y a
pas de sujet pour Bruno Retailleau c'est pareil chez les LR il est beaucoup plus légitime pour les sympathisants LR que ne le sont David Lissnard ou Dominique de Villepin donc on a testé Raphaël Glucksmann pour PS Place Publique Bruno Retailleau pour Les Républicains Juste
on
précise pour Raphaël Glucksmann c'était avant sa victoire à la primaire
Absolument le sondage a été réalisé avant le premier tour de la primaire qui a désigné Raphaël Glucksmann ce qui est important c'est qu'en revanche pour l'espace de la majorité présidentielle Gabriel Attal et Edouard Philippe sont à peu près sur la même ligne il y a 85% des sympathisants Renaissance qui nous disent Edouard Philippe serait un bon candidat pour son camp ils sont autant à nous le dire pour Gabriel Attal donc on a testé deux offres politiques de premier tour alternativement l'une avec Gabriel Attal l'autre avec Edouard Philippe
Alors on va voir les résultats juste pour on va casser le suspense d'entrée dans les deux cas le second tour c'est Marine Le Pen Jean-Luc Mélenchon mais il y a quand même des différences je voudrais qu'on les prenne une par une pour bien comprendre d'abord dans les deux cas Marine Le Pen est très haute 37% si c'est Edouard Philippe 38% si c'est Gabriel Attal
Oui c'est déjà sur l'ordre d'arrivée il y a une certitude aujourd'hui c'est la qualification pour Marine Le Pen pour le second tour elle fait quasiment le double du score de Jean-Luc Mélenchon et d'Edouard Philippe donc il n'y
a
pas de sujet sur sa capacité à se hisser au second tour c'est déjà la première information la deuxième c'est la composition du podium aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon est à 18% d'intention de vote Edouard Philippe à 17% donc ils sont au coude à coude quasiment dans la marge d'erreur et tous les deux des finalistes potentiels alors qu'en retrait on trouve Raphaël Glucksmann à 9,5% d'intention de vote donc très loin d'une possibilité de qualification pour le second tour donc l'inconnu aujourd'hui c'est qui serait face à Marine Le Pen au second tour dans l'état des rapports de force du moment
Sur Marine Le Pen Nathalie qui en disait est encore extrêmement haute dans ce sondage ça veut dire qu'elle n'est pas touchée notamment par l'affaire Bardella parce qu'on aurait pu se poser la question est-ce que cette affaire qui a fait grand bruit impacte son électorat si on en croit les résultats de notre enquête pas vraiment
c'est même je trouve que c'est un des principaux enseignements de ce sondage elle a le vent dans le dos et c'est comme si rien ne pouvait l'atteindre elle a quand même fait un début de campagne son entrée a été catastrophique avec l'histoire Bardella avec le problème du voile il y a eu plein de polémiques sur le camp du Rassemblement National la dernière étant la présentation du budget qui a été étriée par tous les économistes de ce pays et malgré tout elle fait 37% dans les intentions de vote ça veut dire quoi ?
ça veut dire qu'aujourd'hui à 6 mois du vote on est plus me semble-t-il sur quelque chose d'émotionnel quand on répond à un sondage et l'émotion aujourd'hui c'est la colère c'est le rejet et elle surfe sur toutes ces colères-là est-ce que ce sondage-là serait le même à 10 jours du premier tour ? sans doute pas parce qu'à ce moment-là on connaît l'intégralité de l'offre ce qu'on ne connaît pas aujourd'hui finalement on ne sait pas si Edouard Philippe par exemple ou Gabriel Attal seront tous les deux sur la ligne de départ ou pas mais aujourd'hui elle a cette capacité à engranger et à dire le réceptacle de la colère qui est très fort et la colère c'est un moteur très fort pour le vote
et ça pose une question extrêmement intéressante ce que dit Nathalie sur les ressorts du vote est-ce qu'on est sur un vote de raison quand on vote à la présidentielle ou est-ce qu'on est sur un vote d'émotion
? En
fait ce qui est paradoxal dans cette étude c'est que ça montre à quel point l'élection présidentielle n'est pas uniquement personnelle pour répondre à votre question je dirais que c'est un vote d'ancrage
un
parti qui depuis des années augmente ses scores à chaque élection à chaque scrutin quel que soit le scrutin
les
municipales les sénatoriales les législatives aujourd'hui est absolument en dynamique électorale évidemment avec l'évolution présidentielle que l'on connaît étant ce qu'on appelle en dynamique électorale et ce qui montre bien la limite également de la personnalisation à outrance de la campagne présidentielle puisque même lorsqu'il s'agissait d'une éventualité d'un Jordan Bardet à la candidat on avait sensiblement les mêmes scores
donc
en réalité ce que pour moi cette étude montre c'est à quel point le rassemblement national est ancré
et
que son porte-parole sa porte-parole en l'occurrence toujours s'appelle Marine Le Pen et que peu importe ce qui peut arriver de toute façon ça viendra resserrer en permanence les rangs d'un électorat extrêmement mobilisé et c'est là où peut-être le danger potentiel en tout cas pour Marine Le Pen un électorat de conquête qu'il faudra sans arrêt consolider en particulier dans le monde du salariat les retraites les retraites c'est nouveau mais ça semble acquis relativement nouveau mais acquis le monde du salariat devrait être confirmé conforté et c'est là que se jouera pour elle l'essentiel de sa campagne
Deuxième enseignement de ce sondage c'est le croisement des courbes pour la seconde place Erwan et Jean-Luc Mélenchon qui passent donc devant Edouard Philippe et qui est en mesure de se qualifier pour le second temps
Oui
c'est ça dans le sillage du mouvement des lycéens où LFI a été extrêmement visible et présent Jean-Luc Mélenchon passe à 18% une courte tête devant Edouard Philippe apparaît le finaliste le plus crédible au vu des rapports de force du moment ça le place à un niveau très haut par rapport à ses précédentes campagnes depuis 2012 il a surtout connu des montées au trimestre qui précédait l'élection présidentielle là six mois avant il connaît une poussée ça va être intéressant de voir dans les prochains mois s'il
y
a une offre écologiste ou de François Ruffin qui se consolide si la candidature de Raphaël Glucksmann en 100 crans est susceptible de lui grignoter du capital électoral mais pour l'instant il est à un niveau extrêmement haut il prend une partie du vote écologiste significatif donc il est vraiment le candidat hégémonique dans la gauche 18% dans un bloc de gauche à 33% c'est lui qui pèse le plus il a ce capital électoral il arrive à des niveaux très hauts chez les 18-24 ans 45% d'intention de vote chez les 18-24 ans 34% chez les 25-34 ans des niveaux très hauts aussi en Ile-de-France chez les cadres alors après l'enjeu pour lui c'est de dépasser un peu ces segments électoraux qui lui sont très favorables mais en tout cas aujourd'hui c'est le candidat de référence de la gauche
est-ce que aussi bien Jean-Luc Mélenchon que Marine Le Pen bénéficient du climat social actuel du mouvement des lycéens mais aussi de la colère plus profonde dans le pays
sans aucun doute en fait Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon incarnent tous les deux chacun d'un côté de l'échiquier politique le changement à droite Marine Le Pen effectivement étant dynamique vous le disiez Mickaël et de façon très claire et Jean-Luc Mélenchon c'est l'hypothèse de quelqu'un de gauche qui incarne le changement en face de ça vous avez le bloc central où effectivement et Gabriel Attal et Édouard Philippe incarnent une candidature mais qui n'incarne pas le changement donc aujourd'hui à 200 jours de l'élection si vous voulez changer ne plus être dans le macronisme vous allez sur les candidatures de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen et objectivement c'est pas étonnant qu'il soit en dynamique moi ce qui m'étonne plus c'est qu'il soit en dynamique à ce niveau-là parce que 37% quand on voit que dans l'histoire récente le candidat qui est arrivé le plus haut au premier tour c'était Nicolas Sarkozy avec simplement 30% on voit qu'elle est à des niveaux quasiment stratosphériques et pour la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon est effectivement très très haut j'étais à Clermont-Ferrand ce week-end je vous assure que la dynamique autour de lui n'est absolument pas feinte moi j'ai assisté ce week-end à Clermont-Ferrand à un meeting du mois de mars un meeting juste d'avant premier tour et pas un meeting qui se situe six mois avant l'élection donc effectivement il a une dynamique à voir si lui il va arriver à la consolider ou plutôt si Raphaël Luxemann va essayer de capter une partie de
ses élections dynamique
irratrapable pour vous pour le reste de la gauche c'est-à-dire aujourd'hui c'est compliqué de rattraper Jean-Luc Mélenchon voir impossible
on verra il y a aussi six mois d'élection et ça va servir à ça et le débat sert à ça je note juste qu'aujourd'hui il est à un niveau très très haut et que Manuel Bompard qui est le directeur de campagne affirme clairement qu'effectivement ils sont très en avance sur leur feuille de route et leur socle est tellement puissant notamment dans la jeunesse que ça va être effectivement difficile de s'effondrer sans doute peut-il perdre des points sur d'autres segments de l'électorat mais en tous les cas sur les jeunes il me semble qu
'il
y
a
quand même une
régénération il y a une vraie régénération aujourd'hui Raphaël Glucksmann c'est 4% d'intention de vote chez les moins de 24 ans 13 ou 14 chez les 65 ans et plus donc il y a un vrai problème de jeunesse de l'électorat Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen aussi avec Jordan Bardella c'est des candidats qui ont réussi une régénération de leur socle électoral c'est évidemment pas le cas pour les LR non plus donc on a deux forces politiques PS et LR qui ont un électorat qui est parfaitement vieillissant alors que LFI et le RN ont réussi à se régénérer
Sur leur stratégie sur la manière dont ils bénéficient du climat social actuel alors c'est vrai qu'on a un RN qui est plutôt discret en ce moment sur ces questions notamment dans le mouvement lycéen là où LFI est beaucoup plus présent c'est quoi ces deux stratégies différentes mais qui politiquement sont toutes les deux payantes
oui
là on est dans une cohérence Marine Le Pen a pour tradition et le RN de ne pas être présent dans les conflits sociaux et de dire de toute façon laissons faire les choses pour nous c'était le grand adage de Jean-Marie Le Pen depuis des années déjà en disant on ne parle pas tout travaille pour nous et on note régulièrement le silence du RN même si cette fois-ci il y
a
des nuances puisque dans le comme il y a quand même beaucoup de jeunes également on parle beaucoup des jeunes qui adhèrent aux idées de la France insoumise mais vous avez également beaucoup de jeunes qui adhèrent aux idées donc de la droite que représente le RN de l'extrême droite et de ce point de vue-là on le voit notamment sur les réseaux sociaux en particulier TikTok c'est pas pour rien que Jordan Bardella est entre guillemets une vedette de ce réseau social donc en fait on a une Marine Le Pen un rassemblement national qui comme les Gilets jaunes et on va voir dans quelle mesure ça va recommencer à cette époque-là reste en retrait et fait de la récupération pollénise entre guillemets la colère qui s'exprime dans la rue devra devenir une offre politique devra être arrivée dans les urnes et de ce point de vue-là elle avait donc joué comme ça à cette époque de ce conflit elle le fait dans tous les conflits sociaux on l'a vu au moment des retraites on l
'a
vu à ce moment-là et quant à la France insoumise eux ils sont au contraire proactifs
ils
ont un enjeu de primo-votant c'est la raison également pour laquelle ils sont très présents devant les lycées parce que dans quelques mois ces lycéens de 17 ans auront 18 ans et donc viendront dans les urnes avec en tête le souvenir et le cadrage politique de ce conflit
l'enseignement également de ce sondage c'est un bloc central qui pour le moment n'est pas en mesure de se qualifier pour le second
oui
tout à fait alors que ce soit Edouard Philippe testé à 17% d'intention de vote ou Gabriel Attal 6 points en dessous 11% donc qu'il y
a
vraiment moins de capital électoral
au
premier tour de l'élection présidentielle qu'Edouard Philippe mais Edouard Philippe à 17% il est un cran derrière Jean-Luc Mélenchon et surtout le sujet pour Edouard Philippe c'est que sa candidature ne fait pas le plein dans son espace politique aujourd'hui il ne récupère que 57% des électeurs d'Emmanuel Macron au premier tour de 2022 Emmanuel Macron a fait 28% donc c'est 11 points au-delà il a les mêmes zones de force les cadres les 65 ans et plus les habitants de l'île de France mais à un niveau vraiment moindre par rapport à Emmanuel Macron et c'est vrai que c'est le sujet qui peut inquiéter sur la campagne d'Edouard Philippe alors il pourra peut-être se rattraper avec tout ce qui est programmatique en répondant aux attentes de son électorat mais aujourd'hui il ne capte que 60% de son électorat potentiel ce qui doit quand même interpeller à 6 mois de l'élection présidentielle parce que l'idée de l'élection présidentielle c'est quand même de rassembler son camp et après d'élargir au deuxième tour pour faire 50% plus une voix au minimum aujourd'hui il ne rassemble pas efficacement son socle de premier tour et c'est
vrai
que ça pose question
avec
néanmoins un écart Nathalie entre Edouard Philippe qui est à 17% Gabriel Attal qui est à 11
% oui
c'est inquiétant surtout pour Gabriel Attal et on voit que s'il y a une dynamique dans ce bloc central ça serait plutôt
vers
Edouard Philippe mais moi je constate surtout qu'il n'y a pas de dynamique Edouard Philippe il a présenté sa réforme des retraites c'est une réforme des retraites finalement assez classique paramétrique voilà on décale l'âge légal et puis on décale aussi le nombre d'annuités nécessaires c'est finalement une réforme assez classique assez loin de ce qu'on pouvait imaginer d'un programme massif avec plein de tentacules finalement comment dire chez Edouard Philippe il théorise que face à l'extrême droite et à la gauche radicale ils incarneront une certaine forme de sérieux d'où par exemple la réforme paramétrique et que là on est dans un moment d'émotion mais quand on arrivera au moment du choix donc au moment de la raison les gens lui donneront crédit de son candidat sérieux un peu raide j'avais une membre de son équipe qui disait peut-être que c'est pas le plus sexy mais au moins il fera pas n'importe quoi voilà c'est ce c'est ce c'est ce qu'ils ont décidé de mettre en scène moi toute la question que je me pose c'est que est-ce que l'électorat aura envie de quelqu'un de sérieux ou est-ce qu'il aura envie comme en 2017 par exemple de renverser la table de manière sérieuse donc pour reprendre votre question il y a lui qui veut être un candidat sérieux et puis Gabriel Attal qui lui veut monter sur la table qui finalement on voit bien que c'est pas cristallisé de deux côtés quel candidat choisira choisiront les électeurs de ce bloc là je pense que c'est rien n'est figé
écoute des républicains de Bruno Retailleau avant de vous donner la parole Mickaël on va l'écouter le président et candidat des républicains invité ce matin d'RTL
c
'est le yo-yo c'est à partir du mois de janvier février que commencera la vraie campagne présidentielle mais il
y
a autre chose beaucoup plus profond chez moi qui est un ressort le ressort de mon action de mon engagement pour la présidentielle c'est que les sondages n'ont aucun impact sur ma détermination j'estime que nous vivons une période historique on risque de voir c'est la grande dégringolade le grand déclassement le déclin pour la France j'ai un projet de rupture que je veux porter jusqu 'au bout j'ai un égo comme tout le monde mais les ressorts les plus profonds c'est un autre ordre vous voyez
voilà évidemment la détermination de Bruno Retailleau alors à six mois de la présidentielle c'est assez logique mais quand même est-ce que le maintien de sa candidature quand on voit le sondage pourrait favoriser justement ce duel Mélenchon-Le Pen
en
tout cas lorsqu'il dit c'est en janvier-février que ça va commencer c'est-à
-dire
qu'il compte bien être là donc à date il transmet une information en sous-main en disant je ne compte pas me retirer et continuer à mettre la pression d'autant plus qu'il voit bien qu'il y a effectivement un match maintenant à l'intérieur de son propre camp avec un certain David Lissnard qui est très actif sur le plan militant et essaie de traduire ça sur le plan de l'opinion ça devrait commencer peut-être à se voir ces jours-ci donc on comprend bien qu'il est obligé de prendre des risques
parce
que l'enjeu pour LR c'est tout simplement de disparaître et de ce point de vue-là c'est un enjeu historique pour ce parti issu et tradition héritier du parti gauliche irakien sarkoziste qu'il porte et on verra effectivement il a raison de dire que ça sera à partir de décembre que des cristallisations historiques se feront pour la suite de la vie politique française
Alors
on va terminer par quelque chose d'un peu inédit dans ce baromètre c'est le vote par région c'est ce que vous avez aussi testé Erwan ça révèle des différences évidemment profondes selon les territoires chacun a ses zones de force et ses zones de faiblesse
Oui
avec l'ouest de la France qui reste France démocrate chrétienne plus favorable aux forces de gauche et du centre droit voire de la droite et la France de l'Est les Hauts-de-France le Grand Est la Bourgogne Franche-Comté et la PACA qui sont beaucoup plus perméables à la poussée du Rassemblement National on a des scores supérieurs à 40% dans les régions de l'Est de la France sauf Auvergne-Rhône-Alpes où l'ERN est un peu plus bas
Paris
qui reste une anomalie mais comme on le voit à chaque soirée électorale depuis quelques scrutins Paris qui reste très peu perméable au RN et l'Île-de-France ce n
'est
pas le cas pour la Seine-et-Marne au sein de l'Île-de-France mais globalement l'Île-de-France place en tête Jean-Luc Mélenchon au premier tour 26% Marine Le Pen ne recueille que 20% des voix Édouard Philippe 21% donc il
y
a une espèce de monde politique très différent en Île-de-France et puis l'Ouest de la France qui est un peu plus favorable à la gauche et à Édouard Philippe avec des scores importants en Bretagne et en Pays de la Loire mais le sujet c'est vraiment la domination profonde de Marine Le Pen dans toutes les régions où elle arrive en tête au premier tour à l'exception de l'Île-de-France
à
40% dans les régions du Grand Est qui sont les régions du groupe Ebra c'est très d'abord c'est pas nouveau ça a toujours ça a été le cas et on l'a vu lors des dernières élections européennes où la liste de Jordan Bardella dépassait 50% dans plusieurs communes
ensuite
c'est le signe j'imagine de la enfin j'imagine ça accompagne la désindustrialisation c'est difficile à dire le matin de ces régions-là on voit bien Nord-Pas-de-Calais Grand Est et puis on voit la zone force aussi du Rassemblement National dans le Sud où il y a un Rassemblement National qui est ému plus par des questions identitaires 40% c'est plus de 40% c'est quand même très très haut ce qui va être intéressant de voir et d'accompagner au fur et à mesure des voies voir si ce socle-là
est
déjà cristallisé ou si effectivement la campagne peut avoir un impact
Sur
les stratégies de campagne justement Mickaël quand on regarde le vote par région pour un candidat il vaut mieux aller faire campagne dans des régions à conquérir ou renforcer la campagne dans ces zones de force
Eh
oui ça c'est toujours le dilemme pour les directeurs de campagne est-ce qu'il faut aller prendre le risque
et
en général le risque est pris lorsqu'on a consolidé déjà donc dans ces bases donc bien évidemment ça prendra ça sera une partie importante de la scénographie de campagne des candidats de dire regardez je vais sur des terres de mission pour montrer à quel point je suis donc en capacité de pouvoir rassembler et de pouvoir parler aussi à ceux qui ne voteront pas pour moi à partir de février mars on va entendre aussi de la part des candidats je serai le président de tous les français ou la présidente de tous les français c'est-à-dire même ceux qui ne voteront pas pour moi l'enjeu il est quand même de pouvoir ensuite représenter quelque chose qui va au-dessus d'une approche partisane ce dispositif par région est vraiment très intéressant parce que d'abord il vient raconter les cultures politiques de chaque région c'est historique et c'est vraiment très intéressant il y
a
plusieurs France en fait ça c'est ce point de vue-là ça reste une donnée très importante à avoir en tête et puis ça montre effectivement comment avec cette donnée cette information de Marine Le Pen présente partout à quel point il y a eu un travail politique et on l'a souvent dit en formule mais c'est une réalité un vrai remplacement du RN sur l'ensemble des secteurs en général pris par la droite notamment dans le monde agricole qui était impermeable perméable au FN depuis longtemps et qui maintenant accueille ses idées sans problème
on termine par le second tour très bien allez on regarde rapidement les résultats du second tour Marine Le Pen vainqueur dans les deux cas que ce soit face à Jean-Luc Mélenchon ou face à Édouard Philippe mais c'est beaucoup plus serré avec Édouard Philippe
47-53 donc c'est très serré et puis on parlait tout à l'heure de l'impact de l'affaire Bardella ou de la formalisation de la condamnation de Marine Le Pen ça peut aussi être un poison lent pour rassembler au second tour et réactiver du vote de front républicain donc à 47-53 le match n'est quand même pas plié d'autant plus qu'il y
a
encore un électeur sur trois qui est certain de voter au second tour qui n'a pas finalisé son choix donc il reste des électeurs suspendus qui peuvent changer la donne
dire aujourd'hui pour qui on votera au second tour c'est être complètement hors de l'émotion que va susciter un premier tour c'est une nouvelle campagne qui commence
et on aura l'occasion d'en reparler puisque désormais une fois par mois Erwan on aura effectivement ce baromètre d'Oxap pour Public Sénat et la presse régionale et vous reviendrez nous voir merci beaucoup à tous les trois d'avoir été avec nous merci à tous de nous avoir suivis on se retrouve demain dès 8h pour une matinée spéciale on sera en direct des assises des départements de France depuis Reims vous suivrez la clôture de ces assises et puis on analysera tout ça avec des présidents de départements très bonne journée à demain
Public
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