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interviewLe Média 24-7· 14 mai 2026 19 min

COMMENT MACRON A LIVRÉ NOS INDUSTRIES AUX PRÉDATEURS

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Un chiffre, une entreprise française sur 5 est aujourd'hui sous le contrôle de fonds d'investissement. Si certains y voient un moteur de croissance, notre invité du soir, elle dénonce des fonds prédateurs, des fonds qui dévoreraient notre industrie avec la complicité ou du moins la passivité de l'État. député LFI de Sandy et rapporteur de la commission d'enquête sur ses fonds spéculatifs, Aurélie Trouvé est avec nous pour nous expliquer comment le pouvoir macroniste aurait selon elle déroulé le tapis rouge à ses acteurs financiers au détriment de l'emploi et de et de notre souveraineté.

Bonjour Aurélie trouvé. Bonjour et merci d'être avec nous. Merci de m'avoir invité.

C'est parti pour l'entretien. Euh en parlant de ces fonds d'investissement, vous utilisez le terme de prédateur pour que tout le monde comprenne bien de quoi il s'agit. À quel moment un fond d'investissement cesse-til d'être un partenaire pour devenir une menace ?

D'abord, faut comprendre que ces fonds, contrairement aux banques, sont pas du tout régulés. D'ailleurs même le président de la Fédération bancaire française nous a dit en audition publique de l'Assemblée euh il faut absolument réguler ses fonds autant que les banques. Et il nous a dit "Mais en fait cette absence de régulation, elle est une grande monnaie pour l'ensemble du système financier.

D'ailleurs, aux États-Unis actuellement il y a une immense menace de crise financière. Personne n'en parle à cause de ces fonds parce que il y a pas de garde fou. Ils peuvent faire ce qu'ils veulent.

Euh et euh par exemple alors pourquoi je parle de fonds prédateurs ? Parce que en fait ils s'en prennent à des proies et ces proies ce sont notamment des entreprises. Ils rentrent dans le capital d'une entreprise et ils essayent d'en extraire, d'en manger toute la valeur.

Donc comme euh voilà un prédateur qui chope une proie l'entreprise par exemple, on va prendre Keman, une très grande entreprise de chimie qui fait plus de 1000 salariés. Ils prennent Kem One qui est quand même un leader du PVC, tout ça, c'est le cas actuellement. Et puis euh et donc là c'est le grand fond Apollo qui est le plus grand fond mondial américain.

Il capte Kem One qui est une grande entreprise française de chimie. Et en ce moment, ils sont en train de prélever le maximum de valeur valeur qui a été comme vous le savez créée par les travailleurs. Mais ils en ils le captent comment ?

Ben en fait par tout un tas de de techniques et notamment il pratiquent ce qu'on appelle le LBOB, le rachat euh du un système de rachat par la dette. Et c'est justement ça le véritable poison actuellement dans pour entreprises. Alors, il y a plusieurs techniques de prédation.

Çaen est une très très largement utilisée. Alors, les macronistes nous dit "Oh, généralement les LBO, il y a pas de problème." En fait, qu'est-ce que c'est ?

C'est un fond qui empreinte avec une énorme dette pour acheter une entreprise, mais cette dette, elle va pas être remboursée par ce fond. Vous savez par qui elle va être remboursée ? Par qui ? par l'État, par l'entreprise.

Par l'entreprise. Bah oui. Donc en fait, ils rachètent l'entreprise avec une dette ensuite ils font peser la dette.

Ils disent "Bah cette dette en fait maintenant c'est l'entreprise qui la doit." C'est comme ça que Keman cette entreprise de chimie, elle est plutôt bien et ben elle passe de 100 millions à 700 millions de dettes et donc elle est quasiment exang. Et donc les salariés, bah c'est eux qui sont qui nous ont alerté en disant "Madame la rapporteur à Keman, on a un énorme problème quoi." Voilà.

Et ça vous avez je ne sais combien d'entreprises françaises qui sont aujourd'hui des proies et qui sont sous euh le poids d'un d'un LBO. Alors ça c'est la première technique. Je si vous voulez je vous en explique d'autres.

On va on va revenir juste après. Mais je voudrais justement qu'on prenne un cas concret et notamment le cas d'Athos. syicalistes d'AOS dénonc on a un petit magneto justement le fait que leur entreprise est détenue par quatre fonds spéculatif on les écoute et on en parle juste après.

Il faut euh comprendre que Athos en décembre 2024 euh était en faillite, était au tribunal de commerce. C'était un plan de sauvegarde accéléré avec des créanciers qui a permis euh la continuité des activités. Euh évidemment, les nouveaux créanciers sont devenus actionnaires et propriétaires.

Donc quand on parle des créanciers d'Athos, ils ont évidemment la main mise complète sur Atos. Jouant. Donc sur Atos, est-ce que Athos fait partie de ces exemples flagrants de ce de ce dépessage industriel que vous avez constaté ?

C'est même le plus gros cas d'école parce que Athos, c'est quoi ? Enfin, faut que les gens se on en parle, on ne sait pas trop ce que c'est Athos. En vérité, c'est la première entreprise numérique française.

D'accord. Il y a quand on dit "Ah oui, il faudrait des champions face à Google, Microsoft, tout ça, il y a que ATOS qui peut le faire aujourd'hui qui avait cette taille-là et je dis bien qu'il avait cette taille-là. En vérité, c'est un énorme fiasco industriel.

Ça a duré plusieurs années. Enfin, d'ailleurs Thierry Breton, on a été un PDG. Edward Philippe a été dans le conseil d'administration plusieurs années après avoir été premier premier ministre.

Donc voyez, vous avez en plus vu défil des grands responsables politiques aux manettes de cette multinationale qui finit par être aux mains de quelques fonds quelques fonds spéculatifs étrangers. C'est hallucinant. C'estàd que notre plus bel outil de de souveraineté numérique française, il est aux mains maintenant de fonds spéculatifs étrangers.

Rendez-vous compte que dedans, dans Atos, on a la Connectique réseau des rafales. D'accord. On a le programme Scorpion de l'armée, on a le service de renseignement Artémis, on avait ça a été vendu les commandes du nucléaire des centrales nucléaire et on avait bah c'est simple quand vous utilisez votre carte vitale quand vous allez sur impôt.g.fr lepasseport.net tout ça c'est Athos qui fait le service numérique.

Et ben vous savez quoi ce que nous dit Bercy en audition ? Ah non ça c'est pas stratégique c'est pas sensible. Et donc maintenant, ils disent bon benah, ils assument parfaitement.

Maintenant, c'est entre les mains de fond spéculatif étranger. Euh voilà. Et puis Bercy a laissé faire ça.

Donc Bercy qui est vraiment un des bras armés hein aujourd'hui. Et c'est pour ça que d'ailleurs dans mon audition, je parle de système. Il y a vraiment un système qui à mon avis a s'est mis en place à partir du moment où Macron a été nommé ministre de l'économie par François Hollande en 2014.

Macron arrive, il est banquier d'affaires, c'est un banquier d'affaires et il agit comme banquier d'affaires. Et en fait, depuis 12 ans maintenant de Macron, ministre de l'économie puis président de l'économie de la République, j'allais dire président de l'économie, depuis 12 ans, Macron a mis en place un système avec plusieurs bras armés. Les bras armés, c'est Berinances, c'est la banque publique d'investissement, je pourrais y revenir, mais qui finance à mort à fond ses fonds d'investissement.

D'accord. Plutôt que d'aider les entreprises en difficulté. Donc la banque publique en fait, qu'est-ce qu'elle fait ?

Notre banque publique, il y a public dans banque publique d'investissement, qu'est-ce qu'elle fait ? Elle laisse les entreprises crever à moitié. Elle les aide jamais, jamais, jamais, jamais.

D'ailleurs, il le revendique, hein. Il a dit "En audition, je ne suis pas là pour m'occuper d'entreprise aux maladies autoimmunes." Voilà.

Donc il les laisse crever et ensuite il les laisse être prises accaparé. Donc ça devient des proies puisqu'elles ont pas d'autres alternative et il les laisse être accaparé par des fonds que la banque publique finance en plus. Enfin en partie enfin il y en tout cas certains, c'est c'est ahurissant.

Par exemple, la banque publique d'investissement a repris, pardon, c'était Veralia, a repris Veralia en cofinancement du fameux Apollo dont je vous ai parlé, l'énorme fond américain alors que alors que c'était un montage avec une holding et dans un paradis fiscal et de l'évasion fiscale. Enfin, c'est ahurissant. C'est notre banque publique qui fait ça.

Non, effectivement donc c'est un système. Voilà, le ce système là, vous l'avez d'en détailler une partie. Euh est-ce qu'il y a des lois euh que le gouvernement a mis en place depuis toutes ces années qui justement ont permis également cette ouverture euh euh enfin ouverture des vannes à cette spéculation ?

Alors oui, parce qu'en fait même dès les années 80 90, il y a déjà d'énormes avantages fiscaux parce que non seulement il y a pas de garde fou mais en plus il y a des avantages fiscaux quand vous faites un LBO quand vous êtes un fond, vous avez un avantage fiscal. Bien. Donc il y a effectivement eu par ailleurs des incitations, mais ce que je vous dis c'est que ce qui fondamentalement fait se développer à fond tout ça, ces fonds d'investissement, c'est que jamais il y a des régulations, jamais à aucun moment de nouvelles régulations.

Et deuxièmement, la banque publique elle-même joue les les favorise, les pousse, les encouragent. D'accord ? plus une un système de de de de justice commerciale, les tribunaux de commerce et tout ce qui va autour qui clairement aussi fait que ben quand il y a une faillite, le tribunal de commerce, il choisit qui comme repreneur bien souvent un fond d'investissement y compris quand c'est un fond dont on sait clairement les pratiques prédatrices affreuses pour les entreprises. par exemple Mutarè je dire Mutarè c'est un fond allemand qui sévit mais qui a déjà liquidé plié des grandes entreprise française et il continue et par exemple vous connaissez les magasins de bricolage la paire il y en a pas deux il y en a pas deux et ben avant il y avait d'ailleurs des usines la paire qui sont voilà qui sont déjà en déperdition la paire c'est encore 1500 salariés alors déjà il y en a beaucoup moins qu'avant la paire est au moins de Mutarès depuis 5 ans.

C'est une catastrophe. Cette boîte va sans doute fermer. Enfin vraiment et la paire a aspiré toute la trésorerie pour enrichir quelques quelques manières.

Alors vous allez me dire à quoi ça sert tout ça ? Au capitalisme, au macronistes et tout. C'estes font en fait qu'est-ce qu'ils font ces prédateurs ?

Pourquoi ils sont Pourquoi ils sont aussi vos races ? Ouais, c'est une bonne question. Bah c'est ces fonds en fait qu'est-ce qu'ils font ?

Il ils ils ont de l'argent complacé des investisseurs en fait. C'est pas leur ils s'occupent si vous voulez de faire fructifier l'argent des autres. Les autres c'est qui ?

C'est des grandes fortunes. Donc il y a des grandes fortunes qui place leur argent dans ces fonds d'investissement, dans ces fonds prédateurs et vous savez combien ils ils en ils ils en veulent vous quand vous sur votre livréa votre argent si vous en avez sur le livré c'est combien ? C'est %.

Ben vous savez quelle est la rentabilité affichée par ces fonds pour les grandes fortunes ? 15 %. Donc ce que je veux dire c'est que c'est un moteur essentiel.

Oui, de l'enrichissement à ultra grande vitesse de ces grandes fortunes. On se demande pourquoi depuis 10 ans les ultra riches sont de plus en plus beaucoup enfin ils s'enrichissent beaucoup plus vite que nous. Ouais.

Et ben notamment grâce à ça. Euh pour faire un peu l'avocat du diable, le gouvernement vous dirait oui, c'est souvent ces fonds qui donnent de l'oxygène aux entreprises et des capitaux que les banques ne peuvent plus donner et peut-être que sans ces fonds-là, il y aurait peut-être plus de de faillite. Vous répondrez quoi à ça ?

Alors, d'abord, il y a plein de boîtes qui allaient bien et qui ont été pliées, dépessé, pillé par ces fonds d'investissement. J'en veux la preuve Kem One qui allait qui allait bien et qui aujourd'hui est dépessé et et pillé par Apollo. Donc c'est faux.

Voilà. Et par ailleurs, c'est vrai que parfois il y a des entreprises qui n'ont pas d'autres choix. Je vais prendre le cas de la paire.

Mutares en 2021 reprend la paire. Vous savez qui vend qui vend ça ? C'est Saint-Gobin.

Saint-Gobin en fait a utilisé Mutarè pour reprendre la paire parce queil voulait s'en débarrasser et il voulait pas à mon avis assumer un plan social le même. Donc il préfèrent s'en débarrasser parce que bah c'est pas eux qui ferment la boîte. ils ont pas payé un PSE, un plan social et tout ça.

Donc en fait les fonds par ailleurs non seulement permettent d'enrichir à vitesse grand V des ultra riches h ces fonds prédateurs, mais en plus ils arrangent des grandes boîtes qui veulent se débarrasser de filiales, voilà, dont qui qui crachent pas assez d'argent. Vous voyez ce que je veux dire ? Et enfin pour répondre à ce que vous dites, c'est que par ailleurs ces boîtes, elles sont en difficulté parce que le gouvernement n'a rien fait.

La banque publique d'investissement en 17 ans, elle a dû mettre allez 200 et quelques millions d'euros en 17 ans dans les entreprises en difficulté. H vous savez combien elle a mis l'année dernière en 1 an dans les fonds d'investissement, dans le financement de ces fonds spéculateurs près de 2 milliards. Donc pour vous dire qu'en fait la faillite, la mise en difficulté de ces entreprises, elle est voulue et organisée et qu'ensuite le système fait en sorte qu'il ne reste plus que ses fondes prédateurs.

Et tout ça arrange les grandes fortunes parce que ça leur fait cracher ça fait cracher du 15 % à ces grandes fortunes et que ça arrange certains grands PDG. Voilà. Et c'est en ça que c'est un système euh justement derrière tout ça, il y a de l'humain, il y a des gens qui perdent leurs emplois, qui se retrouvent souvent sur le carreau.

Vous proposez de donner plus de pouvoir au CSE et comment les salariés peuvent-ils peser face à ces géants justement de la finance mondiale et face à ce système ? Alors, plusieurs façons, mais déjà euh j'ai envie de dire, c'est pas au CSE à mon avis euh d'assumer, d'aller vérifier s'il y a des pratiques, quand bien même il le voit déjà. Ce matin, j'étais avec les salariés de Valor qui est une grande qui était une grande entreprise de l'industrie automobile qui est maintenant aux main de Mutarès aussi.

Bon, la boîte est en train d'être pillée. La trésorerie a été vidée, elle est passée à valeur Bordeaux. C'est passé de 55 millions d'euros la trésorerie à 3 millions en 3 ans 3 ans de mutaresse.

Vous imaginez bien, ils ont même vidé ils sont en train de vider même la caisse de retraite anticipée des salariés pour vous dire jusqu'où ça va. D'accord. Et donc le CSE il peut malheureusement aujourd'hui il peut pas faire grand-chose.

Il a fait un droit d'alerte économique. Ça n'a voilà c'est resté l'être morte. il peut pas faire grand-chose.

En vérité, c'est à l'État, c'est au gouvernement, c'est c'est à l'État qui représente l'intérêt général d'agir. Comment ça se fait qu'il est possible aujourd'hui pour Mutares ? Et bien, c'est simple ce qu'il font Mutarè, de faire des frais de conseil exorbitants pour vider la trésorerie et se rémunérer, des frais de rémunération exorbitants, des frais de gestion.

Ce qu'ils font aussi c'est qu'ils vendent les murs, ils vendent les usines et comme ça ça leur fait du cash qui viennent ensuite aspirer. Voilà, c'est c'est ça qui est en train de se passer. Faudrait que l'État puisse donner un droit de véto sur l'entrée de de ses fonds au capital des entreprises.

Est-ce que l'État pour l'instant n'a pas forcément ce pouvoir là ? Est-ce que c'est l'État devrait pouvoir faire ça ? Alors ce qu'il faudrait faire al déjà un interdire toutes ces pratiques prédatrices, il on devrait pas avoir le droit un fond ne devrait pas avoir le droit de pratiquer ses frais de conseil, ses frais de gestion, cette vente de mur et cetera comme il le fait là.

Donc il faut déjà interdire ses pratiques. Et encore il y en a d'autres que dont je vous ai même pas parlé. D'accord ?

Quand on fait un fameux LBO là et qu'on fait porter une dette hallucinante à l'entreprise elle-même, d'accord ? Et ben je veux dire, il devrait y avoir des des un encadrement. On devrait pas avoir le droit de faire peser une dette comme ça sur une entreprise.

C'est pareil. Il y a rien aujourd'hui qui permet de l'encadrer. D'accord ?

Et surtout et moi je vais arriver à ça, c'est comment on fait pour éviter de toute façon à ces entreprises de ne plus avoir le choix que des fronts prédateurs ? Et ben dans ce cas, il y a deux choses. Un, il faut vous parliez des salariés, il faut un droit de préemption des salariés.

Mon collègue Mathias Tavel de la France insoumise a déposé une proposition de loi pour un droit de préemption des salariés, c'est-à-dire que il soit prioritaire dans la reprise d'une entreprise. Combien d'entreprises on a vu jusqu'à Vancorex là dernièrement qui fait de la chimie à côté de bref à côté de Grenoble. Combien de fois on a vu des entreprises où il y avait un projet très sérieux porté par les salariés ?

Le tribunal de commerce dit non. Non. Et vous savez comment c'est fini ?

Vancorex été vendu à son concurrent chinois oanois et liquidé. Pareil pour Polytechn il y a quelques jours, je sais pas si vous avez entendu parler, pareil, une usine de chimie. On est en train de liquider toute la chimie en France.

Polytechnil et bien pareil, vendu cette fois-ci à l'star, un fond je sais plus américain ou britannique. L'ONStar reprend il y a quelques jours Polytechnil euh plusieurs centaines de salariés, 500 salariés licenciés. Il ne reste plus que les brevets, les savoir-faire pillés par l'onstar qui va pouvoir revendre ça et se faire une méga plusvalue.

Vous imaginez ? Ouais. Voilà.

Et donc, il faut un droit de préemption des salariés quand l'entreprise est en faillite. Et puis dernière chose, franchement si on arrive à gouverner bientôt et je l'espère la France insoumise, et ben je vous assure qu'une des premières choses qu'on fera, c'est d'avoir un véritable pôle public bancaire, une banque publique réellement au service de l'économie populaire qui viennent aider ces entreprises à être reconverties avec les salariés parce que en fait la la philosophie aujourd'hui de Dufour qui est d'ailleurs qui monsieur Dufourc le le PDG de le le pardon le directeur de la BPI, lui il pense qu'il y a que la tech et quelques start-ups et cetera. Il a complètement abandonné toute l'industrie structurante, la chimie, l'acier et cetera.

Bien. Mais en fait, qu'est-ce que c'est un pays si demain on a on a plus d'acier, on a plus la base de la chimie ? Enfin, la chimie et de l'acier, c'est ce qui fait là dans notre studio, tout est acier et chimie.

Tout. Qu'est-ce qui se passe si notre pays n'a plus ni l'acier ni la chimie ? Et donc, il faut absolument aussi une banque publique qui soit au service de ces secteurs qui son qui sont structurants.

Il faut faire de la France un leader mondial de l'acier vert, de la chimie verte. Il faut voilà, c'est c'est sinon c'est un pays on va faire être quoi ? Un pays de plateforme logistique et de centre d'attraction enfin de parc d'attraction.

C'est c'est ça sinon. Enfin, en attendant que la France insoumise soit au pouvoir, euh est-ce que vous allez euh proposer à la suite de cette commission faire une proposition de loi peut-être transpartisane pour queon puisse avancer en attendant euh sur ce sujet-là ? Bien sûr, la première chose que je ferai, c'est aussi de proposer au président de cette commission d'enquête qui est voyez, c'est transpartisan et qui est du bloc présidentiel.

J'espère qu'il le fera avec moi, c'est déjà de proposer une proposition de une loi qui interdise toutes ces pratiques prédatrices. Voilà, ça c'est la première chose. Deuxièmement, euh nous allons aussi déposer, je vais déposer une proposition de loi beaucoup plus large pour un pôle public bancaire au service au service des besoins.

Puisque vous savez, nous ce qu'on défend c'est une économie des besoins. Il faut une banque publique sous contrôle démocratique, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui, sous contrôle démocratique et au service d'une économie populaire. Auré Trouvé, merci beaucoup d'avoir été avec nous.

Vous êtes député LFI de SC Saint-Deni et vous êtes venu nous parler de ces fonds d'investissement, ces fonds prédateurs. Merci d'avoir été avec nous. Ah.