Trump laisse entrevoir une fin de la guerre en Iran - Le 5/5 de Lorrain Sénéchal
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Il faut être conscient des nouveaux mécanismes qui consistent, pour des formes d'actions populistes ou des médias populistes, à salir, poser des mots et des actes tout à fait honteux, parce qu'on ne peut pas dire qu'ils soient délictueux, et à créer un paysage qui devient dangereux dans la République. - A.-E.Lemoine: Le 5/5 de L.Sénéchal.
D.Trump laisse entrevoir une fin du conflit en Iran. - L.Sénéchal: Il doit s'adresser cette nuit à la nation américaine à 3h, heure de Paris.
Il a dit tout et son contraire ces dernières heures. Un retrait de l'Iran d'ici 3 semaines, avant de conditionner le retrait des troupes à la réouverture du détroit d'Ormuz. Les frappes américaines et israéliennes continuent sur Téhéran.
Israël veut étendre une zone tampon au sud du Liban. C'est le pays martyr de cette guerre. Au moins 1300 morts, plus de 1 million de déplacés depuis le début des frappes israéliennes.
Même des Casques bleus français ont été visés par des tirs israéliens. J.-L.Mélenchon évoquait hier une "doctrine Chirac".
Existe-t-il une doctrine Chirac? - D.de Villepin: Il existe un précédent Chirac.
Le président de la République s'était expliqué avec le chef d'état-major en marquant clairement qu'on ne tirait pas sur les soldats français sans réaction française. C'était une position très ferme du chef de l'Etat qui n'acceptait pas que, sous couvert d'être Casques bleus, ils avaient vocation à se faire tirer dessus gratuitement par tous ceux qui le souhaitaient. - A.-E.Lemoine: La guerre touche aussi les intérêts pétroliers. - L.Sénéchal: Visés par le régime iranien et ses alliés.
Au Kurdistan irakien, une raffinerie britannique a été touchée, ainsi qu'un pétrolier au large de Doha. Le détroit d'Ormuz est toujours verrouillé. Le président américain s'en lave les mains. ... - L.Sénéchal: Trump a décidément notre pays dans le nez.
Il nous accuse de ne pas coopérer dans sa guerre en Iran. E.Macron lui a répondu qu'on ne prenait pas part à cette guerre depuis le départ.
C'est plus généralement l'Otan qui est visée par D.Trump. "Un tigre de papier dont les membres seraient des lâches", dit-il.
Le chef de la diplomatie américaine explique que le futur de l'Alliance est incertain. ... - L.Sénéchal: L'Otan est, au contraire, l'alliance militaire la plus efficace au monde, rétorque le Royaume-Uni, qui dit avoir rassemblé 35 nations pour sécuriser le détroit d'Ormuz: L'Europe est fiable, martèle E.Macron. - E.Macron: Je sais que l'Europe peut être regardée comme un continent plus lent que d'autres.
Ca a beaucoup de valeur devant un parterre aussi japonais. La prévisibilité a de la valeur. - L.Sénéchal: L'Otan peut survivre à D.Trump? - D.de Villepin: Oui.
C'est D.Trump qui improvise dans cette affaire. Il voudrait à la fois bombarder l'Iran et sécuriser les voies maritimes, en particulier le détroit d'Ormuz. - L.Sénéchal: Que nous sécurisions le détroit d'Ormuz sans lui. - D.de Villepin: Constatant qu'il ne sait pas le faire, il demande aux Européens de le faire pour mieux repartir quelques jours plus tard, nous laissant la charge de le faire.
Le chef d'état-major de la marine, quelques jours avant le début des opérations militaires en Iran, avait prévenu D.Trump de la capacité de l'armée américaine à faire ces 2 choses à la fois. Quand on nie le réel, on est rattrapé par le réel.
L'idée d'imaginer un président américain à ce point aveugle sur les réalités stratégiques du monde, sur la géographie, sur l'histoire...
Nous savions tous que depuis 25 ans, et on pourrait remonter à bien plus loin, toutes les opérations militaires sans objectifs politiques et stratégiques ont échoué. C'est une réalité que chacun connaît et que nous avons vécue dans notre chair avec l'opération en Libye et celle au Sahel. Que l'on en soit dans la situation de cette guerre sans fin qui terminera sans doute en queue de poisson et qui a nourri tant d'espoir du côté du peuple iranien...
Si cette guerre avait un sens, c'était l'idée que ce régime tombe et puisse libérer le peuple iranien. Mais nous savions tous aussi que si une partie du régime était décapité, nous aurions l'inverse, un durcissement du régime. C'est ce qui est en train de se passer, avec les plus durs, les militaires, les bassidjis, les Gardiens de la révolution, qui sont en situation de serrer la vis toujours un peu plus à l'intérieur de l'Iran.
C'est véritablement un échec dans tous les domaines. Est-ce que le Moyen-Orient est plus sûr aujourd'hui? Est-ce que les Iraniens sont plus heureux?
Est-ce que la situation économique internationale est plus prospère? Quel que soit le regard qu'on porte sur cette région, c'est un échec foudroyant. - A.-E.Lemoine: Aux Etats-Unis, les juges mettent un coup d'arrêt aux travaux pharaoniques de la Maison-Blanche. - L.Sénéchal: Trump a fait raser l'aile est avant de lancer la construction de sa fameuse salle de bal.
Le fait que Trump ait décidé seul est critiqué. Le juge écrit que Trump est l'hôte de la résidence présidentielle, pas son propriétaire. Il ordonne la suspension des travaux le temps que le Congrès se prononce.
Le président Trump a aussi publié des images de sa future bibliothèque, à Miami, en Floride. C'est clinquant comme il aime. Il compte y glisser un avion Air Force One dans le hall d'entrée.
Il manque les livres, sur les images, pour une bibliothèque. - L.Sénéchal: Les opposants de Trump moquent son amour du bling-bling, son côté monarque autoritaire.
Des toilettes en or ont été installées face à la Maison-Blanche. La sculpture est baptisée "Un trône digne d'un roi". 8 millions de personnes ont marché contre D.Trump le week-end dernier pour le No Kings Day.
Trump est en baisse dans les sondages. 18 points d'écart entre ceux qui rejettent et ceux qui soutiennent sa politique. Les émissions satiriques jubilent. - L.Sénéchal: Qui peut encore arrêter Trump? - D.de Villepin: Ce serait le rôle des Européens.
Déjà, ils sont capables de dire non aux demandes absurdes de D.Trump. Ils devraient élever la voix et montrer
Emmanuel Macron