Le livre posthume d'O.Marleix témoigne "de la sincérité de son engagement", déclare son frère
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Europ soir 19h 21h Pierre de Villena avec autour de moi Raphaël Stinville bonsoir bonsoir Pierre directeur adjoint des rédactions du journal du dimanche bonsoir Vincent Rois bonsoir Pierre de Villou essayistqueur rêveur rêveur parfois bout en train boutrain oui et pourquoi bout en train je suis toujours d'un sérieux absolument curieuse cette vision que vous avez bon ben écoutez en tout cas on a le plaisir de recevoir Romain Marlex Bonsoir Romain Marlex directeur de cabinet du président du groupe LR au Sénat. Vous êtes aussi le frère d'Olivier Marlex et c'est la raison de votre venue ce soir en tout cas pour puisque vous portez ce livre qu'il nous a laissé, ce livre postume qui s'appelle Dissolution française, la fin du macronisme avec une préface de Michel Barnier. C'était chez chez Robert Lafon.
C'est un constat à la fois très vrai et à la fois un peu cynique sur le cyisme de de la politique et et de ceux qui l'apportent les hommes politiques. Vous êtes dans le serrail aussi puisque je le rappelle, vous êtes le directeur de cabinet du président de groupe LR au Sénat, donc de Mathieu d'Arnaud. Euh comment dirais-je ?
Est-ce que c'est dur de porter le livre de votre frère ? Non, c'est c'est surtout un honneur et c'est pas dur parce que c'est une manière de faire vivre son héritage au service de de l'indépendance nationale, de notre souveraineté industrielle et puis sur le sur le plan national aussi, c'est une manière de faire vivre des grandes idées fondamentales et notamment celle du gaolisme qui est justement l'indépendance nationale également. Donc, comment est-ce que vous trouvez le courage pour être la voix d'Olivier Marlex après ce décès soudain en juillet dernier dont on celle les circonstances qui sont terribles ?
Est-ce que vous vous dites bah il y a le livre d'un côté, c'est son testament politique et puis il a le personnage qui est mon frère que j'aime que j'aimerais jusqu'à la fin des des temps ? Je je après la partie privée, on on n pas nécessairement envie de l'évoquer. Voilà, tout le monde vit ça de manière différente.
Le l'objectif de ma venue et de de vous parler de lui, c'est surtout de de parler de son héritage politique. C'est vraiment ça qui est le plus important et de faire en sorte également que les Français se rendent compte de la sincérité de son engagement et éventuellement que les politiques publiques qu'il appelai de ses vœux puissent avec l'avenir et le combat notamment pour l'indépendance nationale sur ces sujets évidemment sur la souveraineté. puisse prospérer.
Voilà, il y a plein de choses dans son livre, on peut pas toutes les évoquer. Moi, j'en ai retenu mais on sait que Olivier Marlex était très assidu sur l'industrialisation de la France, sur le le les comment dirais-je les les grandes matrices industrielles technologiques de la France dont il a vu que année après année, on les a perdu, on les a bêtement perdu. Donc il y a il y a tout ce chapitre là qui m'a beaucoup intéressé avec de manière corrélative le le chapitre sur l'électricité.
C'est-à-dire que les Français sont vu à un moment donné, il le raconte que dans sa circonscription, les gens venaient le voir en disant "Je comprends pas, ma facture a été multipée par 5 par 7, c'est les recettes de de toute une année, comment est-ce que je vais faire ?" Et en fait, il y a ce processus du fait que euh tout est arrivé au mauvais moment. Il y a eu le déclenchement de la guerre en Ukraine, il y a eu des euh réacteurs nucléaires qui ont été mises à l'arrêt pour des pour des raisons techniques et on a dû acheter de l'électricité allemande qui coûtait je sais pas combien de fois plus cher que notre électricité nucléaire qu'on aime mais qu'on chérit et qu'on continue à même s'il y a eu des tergiversations dans la tête de monsieur Macron.
Tout à l'heure, je me suis un peu embrouillé avec le député Rodwell en lui disant que Macron avait arrêté 14 réacteurs nucléaires. En fait, c'est pas vrai. Mais il y avait cette intention, ce projet.
Il y avait ce projet parce que le ministre Nicolas Hullot avait demandé des gages au président Macron pour être le ministre justement de l'écologie. Et en en 2018, Emmanuel Macron annonce en fanfaronade qu'il va d'ici 2035 fermer 14 réacteurs nucléaires. Il y a eu tout ce passage sur l'électricité qui était complètement dément que qui est très bien expliqué dans le livre et et en plus ce sont des des dessin d'Mand.
Il y avait l'abandon du projet Astrid. Il y avait également la volonté de On rappelle le projet Astrid. Oui, c'était sur les les réacteurs de 4e génération.
Ensuite, vous aviez le la volonté de de faire le projet Hercule, c'est-à-dire ni plus ni moins que le démantellement de DEF qui correspond peu ou prou, on va on va un peu caricaturer à la privatisation des gains et à la nationalisation des pertes. Donc évidemment Olivier s'était beaucoup mobilisé contre ce projet et sur la question de l'électricité c'est vraiment le le l'archétype de tout ce qui ne va pas en France et l'archétype de cette d'une partie de nos élites qui a systématiquement ce réflexe supranational. Finalement voilà, on va on va démantter EDF, on n' pas besoin d'un grand groupe intégré comme EDF.
Finalement, c'est pas très important. Alors que finalement tous les autres pays du monde se battre pour leur souveraineté industrielle et on l'a vu également avec Général électrique à l'occasion de du rachat d'Alstom qui était piloté évidemment par on peut dire quasiment de manière parapublique par les Américains. Ce qui ce qui est assez amusant c'est que dans votre explication à l'instant vous dites que il y a il y a des personnages dans la politique qui ont qui amené ça ou en tout cas réagi à cela avec une certains dédin.
Ça me rappelle un passage aussi du livre où il explique que madame Borne est une technicienne et non pas une technocrate. Et un technicien arrive à vous expliquer de manière assez simple et vulgariser un truc hyper compliqué et un technocrate arrive toujours au bout du compte d'abord il n'arrive pas à vous l'expliquer parce que c'est pas lui-même mais il arrive quand même à vous dire que vous passez pour un con à la fin parce qu'en fait c'est vous qui avez pas compris le truc. il commence toujours ces phrases enfin les technocrates par un fameux c'est plus compliqué que ça.
Voilà, il y a des espèces de grandes phrases comme ça qui reviennent à chaque fois roi qui qui Mais c'est gratuit, c'est gratuit. Il y a une chose je m'en doute, il y a une chose qui est beaucoup plus complexe que ça dans le le livre de votre frère, c'est que c'est quand même un c'est un incroyable penflet anti Macron. Bien, il y a un chapitre quielle anti Macron.
Il ne l'a il ne l'a jamais épargné. Pour lui, il était la quintessence de de deux phénomènes. celui que je viens de décrire le cette tentation supranationale dont on pense qu'elle qu'elle remonte à la chute de de l'Union soviétique avec la la fin de l'histoire Francis Fukuyama il y a crois que vous allez dire à la suite de l'Empire romain en 46 et et puis vous avez alors le la tentation supranationale elle date de bien avant parce que le général de Gaulle l'a trouvé quand il revient au pouvoir en 1958 et puis vous avez effectivement ce ce coup d'état technocratique dont Ellisabeth Born n'était pas une incarnation puisque c'était une une technicienne selon selon lui, mais c'est le fait que les haut fonctionnaires pour accélérer leur carrière ont cette volonté d'intégrer la vie politique et puis ce sont des techniciens donc ils arrivent à avoir des postes de responsabilité et avec ces postes de responsabilité, ils finissent systématiquement par corseter idéologiquement les familles politiques.
Et donc on est arrivé au bonnet blanc blanc bonnet Saint-Ville. Oui. Pour Olivier Marlex, le le macronisme c'était l'aboutissement d'un cycle de renoncement.
Euh est-ce que vous êtes pressé ou est-ce qu'Olivier Barlex était pressé que cette page se tourne et est-ce que en l'état actuel cette page peut-être tourner sachant que nous avons cédé un certain nombre de nos souverainetés à l'Europe ? Alors il était pressé mais il était toujours très inquiet. Quelques jours avant sa disparition, on avait une conversation téléphonique et on avait évoqué le l'utilité de préparer ensemble un un projet de loi constitutionnel pour rappeler, consacrer dans la Constitution française le caractère inaliénable, pardonnez-moi, de la souveraineté, enfin de de la dissuasion nucléaire française parce qu'on avait vu des annonces d'Emmanuel Macron au mois de mai, on en a revu lorsqu'il a rencontré le chancelier allemand et effectivement on est sur un long changement de doctrine et une Europé anisation de la doctrine de la dissuasion nucléaire française ce qui est normal puisqu'elle a toujours eu depuis George Pompidou une dimension européenne mais qui était souvent marqué du saut de l'ambiguïté et sa volonté de formaliser cette dissuasion européenne faisait extrêmement peur à à Olivier qui craignait qu'encore une fois on on rentre dans un débat qui conduise inexorablement petit à petit à un nouvel abandon de souveraineté.
Romain Marlex et l'invité de Robin soir qui parle au nom du livre d'Olivier Marlex dissolution française. Il y a pas mal de choses, je le disais, il y en a alors il se paye quand même il s'est payé Macron l'antiMacron. Il y a carrément un chapitre dessus.
Il y en a un qui prend cher aussi, c'est Gérald Armanain. Gérald Armanain appartient à la première génération de ceux qui ont trahi la droite en 2017. Ça c'est la pour la première balle.
La deuxième balle, elle arriva un peu plus loin. Bref, j'ai pas eu durant toute cette période particulière crochu avec Gérald Armin dont les différents bilans ministériels ne m'ont pas impressionner qu'il s'agisse des autres mères, du budget ou de l'intérieur. Et puis quel une page plus loin, en fait Gérald Armanin a en tête une stratégie cousue de fil blanc.
Il compte d'abord présenter son projet au Sénat, se target son adoption euh et cetera et cetera. Donc pour lui tout est calculé. Pourquoi Gérald Armanin ?
Vous en avez parlé avec lui ? Oui. Alors, il avait pour lui, mais comme euh les autres les autres ténores, les républicains qui avaient quitté le navire en 2017, une aversion qui tient à donc y compris pour Bonolomè.
Oui. Euh et qui en fait qui est même pas vraiment personnel, qui est plus lié à sa haute idée du compagnonnage gauliste. Pour lui, quand on est dans la famille politique, quand on en sort, on trahit et on revient pas, on pardonne pas.
Voilà. Donc Vincent, je crois aussi que en en filigrane dans le livre, enfin même pas en filigrane, ce qui ne supporte pas ce qui ne supportait pas c'est l'idée d'envisager la politique comme une succession de coût. H effectivement, il il ne supportait pas que on ne remette jamais les choses dans leur perspective historique, qu'il n'y a pas vraiment de projet de long terme.
Ah bah ça le faire nation mon cher Romain Marlexoire. Vous qui êtes directeur de cabinet et on sait que chez plusieurs ministres notamment au gouvernement sont les directeurs de cabinet qui tracent la ligne directrice des des affaires comme on dit. Le faire nation aujourd'hui c'est quelque chose qu'on a un peu oublié.
Oui. C'est exactement la conclusion du livre d'Olivier sur la la nécessité de renouer avec une idée de fraternité. Voilà.
Mais je crois qu'il voulait s'il a terminé là-dessus, c'est pas par hasard, c'est parce que finalement, et ça renvoie un corps à la souveraineté, on a besoin de cette fraternité, on a besoin de ce sentiment d'appartenance commun euh pour contrôler évidemment nos nos gouvernements parce que s'il y a pas de de contrôle commun, s'il y a pas de souveraineté, il y a pas de démocr qui regardez de près non pas de loin, mais la classe politique d'aujourd'hui dont on dit que ça n'est pas celle d'hier, mais est-ce qu'il y a encore un une chance tangible de retrouver ce Fernation cette espèce de de matrice transversale où même si tu es de gauche, tu es de droite, tu es RN, tu es ceci, tu es cela, bah finalement à la fin on accepte soit sur un budget, soit sur un projet structurel menant à des réformes futures, un truc qui tient la route quoi. La France a déjà été de nombreuses fois soit dans son histoire au bord du chaos. Écoutez, elle s'est toujours relevée.
Donc euh vous êtes un optimiste. Ouis, je crois qu'il faut l'être. Oui, bien sûr.
Il était Olivier. Oui. Non, moi j'avais une question qui avait avait trait au retour des Républicains au gouvernement avec Michel Barnier et puis Bruno Rotaillot et quelques autres, non pas en se fondant dans la macronie mais en prenant leur responsabilité face au aux urgences et aux défis du moment et notamment la possibilité que ce soit un gouvernement socialiste qui s'impose.
Comment avait-il vécu ce retour des Républicains au gouvernement ? À titre personnel, il était vraiment très heureux, pardonnez-moi, que que Michel Barnier prenne ses responsabilités parce que il considérait que Michel Barnier, au-delà d'ailleurs parfois des divergences de de fonds qu'il pouvait avoir sur les impôts notamment. Oui, puis aussi sur la la question du rapport à l'Europe.
Olivier était un petit peu plus souverainiste évidemment que l'était Michel Barnier. Il appréciait beaucoup le le style de Michel Barnier et notamment cette cette phrase le fameux "Chacun est nécessaire" que Michel Barnier aime employer. Et c'était une manière pour le premier ministre de de donner de la considération à tous les Français.
Ça ça ressemble vraiment à mon frère cette manière de de vouloir donner de la considération aux français et et de dire que finalement on fait les choses pour eux et qu'on est les obligés du peuple et pas l'inverse. Dernière pique, le RN, le secret du RN, page 211 est au fond celui de tous les parties d'extrême droite, offrir à chacun par-d les contradictions un bouquet émissaire commun, les immigrés. Je dis pas qu'il existe pas de sujet relatif à l'immigration.
Je suis conscient qu'il mine notre société et devrait être avec plus de détermination. Mais est-ce peut-on par ailleurs exonérer les Français toute remise en cause sur bien d'autres sujets ? Évidemment non.
Bah il il se fait qu'en fait que quand on regarde les sondages, c'est peut-être pas le seul sujet mais enfin c'est un sujet principal quand même le le l'immigration. Oui bien sûr. D'ailleurs Olivier ne l'a jamais nié et il avait été notamment à la manœuvre sur le projet de loi immigration.
C'est lui notamment qui avait voulu voter la motion des écologistes à l'époque. Pourquoi attaquer le RN là-dessus ? Ah, il attaque pas le RN sur le ses politiques publiques en faveur de l'immigration.
Il attaque le Rassemblement national sur le fait que euh il s'appuie trop sur cette sur cette composante, sur cette problématique euh dans le cadre de sa conquête du pouvoir. Et ce qu'il dénonce également dans une autre page un petit peu plus loin, s'agissant du Rassemblement national, c'est son sa dimension attrape tout. Donc, au-delà des relations d'ailleurs parfois cordiales, Sorvoie est tombé de sa chaise.
Voilà. Non. attrape tout parce que parce que tout a été laissé filer.
Souvenez-vous dans votre famille politique et dans la famille politique de votre frère du Corpus de je pense à 1986 Chirac Jupé et cetera, le discours était très clair. C'était immigration zéro. Il faut relire les textes de cette époque et on a l'impression qu'entre cette époque 86 c'est pas antidéluvien.
Et aujourd'hui et bien les républicains les républicains de manière générale, ce qu'on appelle les républicains aujourd'hui ont laissé au RN cette question de l'immigration et a oublié ce qu'ils avaient dit le corpus de 1986. Justement parce que pendant des années, les Républicains, l'UMP et le RPR avant ont été corsetés idéologiquement par des gens qui en fait ne représentent pas notre famille politique. Le les républicains sont un parti populaire par essence.
Voilà. Merci beaucoup Romain Marlex d'avoir pris le courage de parler du livre de votre frère. Ça s'appelle Dissolution française, la fin du macronisme et c'est publié chez Robert Lafond.
Chaque samedi de 13h à 14h sur Europe 1 et sur C News, vous retrouvez face à Michel Lonfet interrogé par Laurence Ferrari. Michel Lonfit le philosophe. Passe en vue l'actualité de la semaine, c'est donc chaque samedi de 13h à 14h en direct et puis si vous l'avez loupé, ben il y a toujours le replay sur l'appli, l'excellent appli.
à tout de suite pour le reste de l'actualité.
Alain Marleix