Jordan Bardella : «La guerre peut venir de toutes parts»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
La guerre peut venir de toute part. Et je vous renvoie d'ailleurs au livre extrêmement éclairant qui a été publié par le général de Villiers qui a quitté le président Macron comme chef d'état-major des armées en 2017 lorsque ce dernier s'apprêtait à engager une baisse renouvelée du budget de la défense dans un monde de plus en plus incertain. Son livre s'appelle vers la guerre et il y a beaucoup d'observateurs engagés comme le général de Villiers qui alerte aujourd'hui sur le retour de la guerre.
La guerre est économique, elle est technologique, elle est hybride et elle est de plus en plus militaire. Et donc face à cela personne ne peut dire quelles sont les intentions du président Poutine. La Russie apparaît aujourd'hui comme une menace qui conteste beaucoup d'intérêts européens.
On l'a vu pendant très longtemps en Afrique. Il suffit de voir ce qui est en train de devenir aujourd'hui le Mali au moment où on se parle avec une coalition [grognement] de djihadistes, de groupes touaregs indépendants face à un gouvernement qui a été euh je dirais pendant très longtemps soutenu par la Russie au détriment de de la France. Et qui fait craindre sur l'Europe un risque notamment de péril de péril migratoire, un risque pour la sécurité en Afrique.
Tout ça est aussi le fruit du et le résultat d'un d'un jeu extrêmement trouble auquel s'est livrée la Russie bien souvent contre des intérêts français. Donc il faut être très clair dans le monde qui vient, on ne pourra compter que sur nous-mêmes. Et donc face au risque de guerre, encore une fois qui peut prendre différentes formes, économique, technologique, numérique, des guerres d'ingérence qui nous sont menées par des puissances hostiles et puis parfois des guerres armées, il faut être prêt prêt à défendre les intérêts de la France, prêt à défendre les intérêts vitaux de la nation française.
Et donc je crois que demain et après-demain, il faudra consentir à des efforts budgétaires importants pour faire en sorte que à l'horizon 2030 nous atteignons 3 % du PIB dans ce qui est engagé en terme d'efforts budgétaires pour la défense et 3,5 % du PIB à l'horizon 2035 parce qu'encore une fois, avoir une armée puissante et indépendante, c'est le prix de notre liberté.
Jordan Bardella