Valérie Hayer : “j’en appelle au Parti socialiste à continuer le dialogue“
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Valérie, merci de répondre aux questions de France Info TV. Ce matin, je voudrais d'abord qu'on aborde la mort tragique de ce streamer de de 46 ans, mort en direct, Jean Portmanov. que le gouvernement et en particulier la ministre du numérique Clara Chapaz fait l'objet aujourd'hui de pas mal de de critiques.
Elle est critiquée visiblement pour ne pas avoir agi à temps alors que des journalistes de Méiapart ont sorti une enquête c'était le le 15 décembre 2024 et ont alerté la ministre à plusieurs reprises notamment par mail à trois reprises. Est-ce que le gouvernement a été à la hauteur dans cette affaire ? Est-ce que le gouvernement a failli ?
D'abord, moi je voudrais vous dire, je suis choquée comme de très très nombreux Français par ce qui s'est passé. J'ai une pensée émue évidemment euh et ça dit aussi ça interroge sur la société dans laquelle on vit, sur la responsabilité des personnes dans l'entourage de ce streamer et aussi sur les personnes qui regardent. C'est live stream.
Il était très suivi stream. effectivement et ensuite c'est la responsabilité des plateformes au niveau européen sur le précédent mandat on a vonté sur ce qu'on a appelé le DSA la régulation des contenus en ligne avec une obligation pour les plateformes de réguler. Ça dit qu'on a eu raison euh de voter cette loi.
Il faut qu'elle soit appliquée parce que l'autorégulation ça ne fonctionne pas. Ça faisait des mois que la plateforme connaissait ses actions parce qu'il y a effectivement les révélations de Médiia part. une enquête qui a été lancée, qui était encore en cours et aucune euh action n'a été entreprise par Kick.
Donc la responsabilité, c'est celle de la plateforme, c'est elle qui héberge les contenus et c'est là qu'il faut aller chercher. Il y a pas de responsabilité de la part du gouvernement. Clara Chapas, la ministre de numérique finalement malheureusement a attendu le le décès de ce streamer pour saisir l'ARCOM.
Est-ce qu'il y a pas un retard à l'allumage quand même ? Est-ce qu'il y a pas un problème de réactivité ? Je le redis, il y avait une enquête qui était euh en cours et ensuite c'est l'application de nos lois qui doit euh qui doit être assurée.
Il y a aussi euh dans le viseur l'ARCOM, hein, le le gendarme de l'audiovisuel et et du numérique qui a été saisi dès le 10 février dernier par la Ligue des des droits de l'homme. Il y a aujourd'hui des députés qui demandent l'ouverture d'une commission d'enquête parlementaire sur le travail de l'ARCOM. Il considère que l'ARCOM n'a pas fait son travail.
Est-ce que vous pourriez soutenir cette initiative de de de commission d'enquête ? Là encore, moi je veux que euh la justice et l'enquête menée par la justice euh aille à son terme. Malheureusement aujourd'hui euh il y a eu euh euh un décès dans des conditions euh extrêmement sordides.
Je fais confiance au travail de la justice et aussi au travail de l'ARCOM. La priorité des priorités, c'est simplement l'application des lois que nous avons adopté au niveau européen. Je voudrais qu'on parle de de ce mouvement citoyen, mouvement social qui est lancé notamment sur les réseaux sociaux depuis à peu près la la mi-juillet et depuis la présentation par François Baou. des principales orientations budgétaires pour le budget 2026, on s'en souvient, c'était le 15 juillet dernier.
Ce mouvement, il s'appelle Bloont, il appelle à paralyser le pays à partir du 10 septembre prochain. Est-ce que ça vous inquiète ? Alors moi ce que je vois ou ce qu'on sait où on il y a beaucoup de choses qu'on ne sait pas sur ce mouvement.
C'est un mouvement qui s'inscrit hors de touchant politique, hors de touchant syndical, qui n'a pas de représentant, c'estàd que s'il faut dialoguer, on sait pas à qui s'adresser et dont les revendications sont absolument pas claires. C'est le moins qu'on puisse dire. Donc je trouve préoccupant, inquiétant.
On est dans un pays avec une vitalité démocratique qui est réelle. Les personnes qui sont mécontentes, elles ont des opportunités de s'exprimer via des élections. Elles ont des représentants à l'Assemblée nationale, elles ont des représentants Saint Nico et c'est à travers ces représentants là qu'il faut pouvoir exprimer les colis.
Les les gilets jaunes, justement, c'est un mouvement citoyen qui ne s'était pas exprimé de cette façon-là. pas à travers les partis politiques, pas à travers les élections, c'était un mouvement citoyen. Est-ce que est-ce que les citoyens n'ont pas le droit aussi de s'exprimer sous cette forme là ?
Est-ce que vous craignez finalement un retour d'un mouvement type gilet jaune ? Alors, les citoyens ont toujours le droit de s'exprimer effectivement et s'il y a des colères, des mécontentements, il faut suite de s'exprimer. Mais ils s'expriment, ils doivent s'exprimer dans un cadre qui qui permettent à avoir d'abord une expression qui soit claire, qui soit en accord avec la cohésion de la société et qui puisse trouver des réponses.
Aujourd'hui, quelles sont les revendications de ce mouvement ? Visiblement le budget mais clairement les les revendications on en a aucune aujourd'hui. Donc pour répondre à une colère encore faut-il qu'il y ait des revendications qui soient clair.
C'est pas le cas aujourd'hui. Alors il il y a une revendication on pour bien avoir épluché ces ces comptes qui appellent à au blocage de la France à partir du 10 septembre prochain notamment sur la suppression des deux jours fériers. Ça c'est vraiment mis en avant et ça s'inscrit dans les orientations budgétaires de François Baou pour trouver tenter de trouver ces 43 milliards d'euros d'économie.
Un tout petit peu plus. Euh est-ce que ça c'est une mesure qui qu'il faut revoir ? Franchement, on voit bien que c'est pas du tout populaire et que ça peut peut-être justement enflammer cette cette rentrée politiquement et peut-être aller jusqu'à une motion de censure contre contre Franço Bou.
C'est pas la seule revendication, mais celle-là en tout cas, elle parle à beaucoup de monde. Alors, le prés le premier ministre a fait une présentation claire de l'enjeu pour nous, pour la France d'un point de vue budgétaire, des efforts que chacun d'entre nous doit doit consentir. C'est un exercice difficile.
Les débats budgétaires, on le sait, sont extrêmement difficiles. Il a fait une présentation. Maintenant, c'est à la représentation nationale, Parlement, Sénat, Assemblée nationale de trouver un terrain d'entente et des compromis en ayant en tête ce sens des responsabilités qui nous oblige tous puisque on a un enjeu budgétaire qui est énorme.
Il faut trouver des sources de d'économie, il faut aussi engager des réformes structurelles sur la question budgétaire. Mais ça peut passer pour vous par la suppression de ces deux jours fériers ? Vous trouvez que c'est une bonne chose ?
C'est une proposition qui C'est une proposition qui a été faite par le premier ministre. Elle s'entend. Il y a d'autres propositions qui peuvent être soumises.
Moi, je suis toujours ouverte au débat et j'attends des oppositions qu'elles fassent des propositions. J'en ai pas entendu beaucoup aujourd'hui. C'est quoi les propositions des oppositions pour réduire à gauche et taxer les ultra riches ?
Visiblement, c'est pas le projet de François Baot pour le moment. Je vous dire très personnellement, je pense que il va falloir qu'on ouvre le débat de la contribution des plus riches parce que c'est un enjeu de justice sociale et de justice fiscale. Mais là encore, c'est aux députés, aux sénateurs, à la représentation nationale d'avoir ce débat dans un cadre qui est connu et qui est la représentation démocratique.
Il doit parler à qui désormais François Bairou ? Parce qu'on sait que finalement son avenir politique à Matignan ne tient qu'à un fil et il le sait d'ailleurs depuis qu'il a été nommé bien évidemment. il doit parler au Rassemblement national qui a un petit peu les clés de sa survie politique ou pas euh comme c'était le cas pour pour Michel Barnier.
Il doit parler au Parti socialiste qu'il avait réussi à convaincre sur les retraites mais qui se sont aujourd'hui trahi par rapport au conclave des des retraites. Euh il doit il doit il doit séduire qui et convaincre qui François Baïou pour s'en sortir. Euh il doit dans l'intérêt du pays continuer à discuter avec tous les partis de gouvernement qui ont le sens des responsabilités.
Et moi, j'en appelle au Parti socialistes euh à continuer à être dans un dialogue euh et d'avoir le sens des responsabilités. On est dans un moment euh de risque politique, économique pour la France. Une nouvelle censure, ça voudrait dire de nouveau de l'instabilité politique, mais surtout de l'instabilité économique.
Tous les acteurs économiques que je rencontre demandent de la stabilité. Tous nos partenaires européens attendent le retour d'une stabilité politique et économique en France. C'est important aussi en terme d'influence française.
Valérie, je voudrais qu'on parle d'international et du proche Orient avec cette volonté de de du premier ministre israélien Benjamin Netaniaou de couper la 6 Jordanie en deux avec la construction de de plus de 3400 logements à travers ce territoire occupé. Est-ce que cette initiative cette volonté de la part du premier ministre israélien vous choque ? Alors euh ce plan il est pas nouveau.
Euh il existe depuis longtemps. Il est soutenu par l'extrême droite israélienne et par les extrémistes religieux. Ce plan, il est injuste.
Oui, il est injuste. Il est illégal. Il est contraire au droit international.
Et à mon sens aujourd'hui euh Benjamin Netano est un obstacle à la paix. On voit bien la situation dramatique dans laquelle se situe sont placés les Palestiniens aujourd'h laisse faire comme peut-être la prise de la ville de Gaza avec l'appel la réquisition de 60000 réservistes. La seule voix possible c'est la voie diplomatique.
Le président de la République a lancé une initiative avec l'Arabie Saoudite pour la reconnaissance de l'État palestinien en septembre sous l'initiative des Nations Unies. Je pense que c'est la bonne solution, c'est-à-dire la seule solution qui permette de garantir la sécurité au peuple palestinien mais aussi au peuple israélien. Un mot sur sans transition bien sûr la la la guerre en Ukraine.
Est-ce que selon vous Vladimir Poutine veut vraiment la paix quand on voit ce qui est en train de se passer après cette réunion d'abord en Alaska Poutine Trump et après à Washington avec Zelenski et les Européens qui qui étaient présents en nombre où on voit que finalement le président russe continue de bombarder l'Ukraine. Il y a même un drone qui a explosé côté polonais pas plus tard que la nuit la nuit dernière. Est-ce que Vladimir Poutine veut vraiment la paix selon vous ?
Tout démontre qu'il ne veut pas la paix. Il a agressé l'Ukraine en 2014 puis de manière beaucoup plus large en 2022. Il a proposé à Volodimir Zelenski une rencontre à Moscou après le sommet en Alaska et la rencontre à Washington lundi.
Évidemment, il savait que c'est impossible de faire une rencontre à Moscou. Et donc les séquences, les derniers développements qu'on a connu sont utiles parce qu'ils ont eu le mérite de sortir d'une forme de statut quo. Aujourd'hui, j'espère que le président Trump va comprendre définitivement que Vladimir Poutin ne veut pas la paix et qu'il n'est pas un allié pour lui.
Je crois que les Européens ont très bien joué notamment sous l'initiative du président de la République en revenant dans le jeu à Washington et en mettant sur la table ce qui n'avait pas obtenu jusqu'à présent les la question des garanties de sécurité. Merci Valéayer, merci d'avoir répondu à mes questions sur France Info
Valérie Hayer