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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 5 août 2026 24 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsSanté

Incendies : combien vont toucher les sinistrés / Gens du voyage : Attal veut durcir les règles

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 50 %Attaque 30 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:40OuverteRéponse directe

    Comment va se passer l'indemnisation pour les sinistrés de Gironde et des Landes ?

  • 3:20OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on peut s'attendre à une hausse des tarifs dans les zones exposées aux incendies ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il existe des moyens de contestation si une décision prise par un assureur n'est pas considérée comme légitime ?

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

10h [musique] 13h les débats de l'été Noémi Aliwa et notre premier sujet du jour c'est donc cette autre bataille qui commence après les incendies une fois que les flammes sont éteintes les sinistrés qui entrent dans une nouvelle phase celle des démarches des expertises et de l'indemnisation et ces incendies posent une question qui dépasse largement les seuls sinistrés de mien demain combien coûtera le fait de s'assurer dans une région exposée au risque climatique les tarifs des assurances habitations sont déjà en hausse dans les zones les plus touchées et certains Certains propriétaires craignent de voir les prix continuer à grimper, voire de rencontrer des difficultés pour assurer leur logement. Alors, face à la multiplication des catastrophes naturelles, comment protéger les Français sans rendre l'assurance inaccep inacceptible ? On en discute tout de suite avec mon invité, notre invité ce matin, Stéphanie Durfour, chargée des relations presse pour Assurland, comparateur d'assurance.

Bonjour madame Durafour. Bonjour. Bonjour.

Merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio. Alors, d'abord pour les sinistrés de de Giron des Délandes, concrètement, est-ce que vous pouvez nous expliquer comment va se passer cette indemnisation ? Quels sont les délais, les démarches, les points de vigilance pour les habitants qui ont été touchés en premier lieu par les incendies ?

Oui, bien sûr. Donc, pour les particuliers, le délai de déclaration de sinistre a déjà été allongé. Normalement, vous avez 5 jours pour déclarer un sinistre incendie.

Là, les sinistries ont jusqu'au 31 août pour faire leur déclaration. Comment on fait ? On contacte son assureur.

Aujourd'hui, les espaces clients en ligne sont plutôt bien faits. On l'informe qu'on a eu un sinistre et puis il va falloir lister l'ensemble de ce qui a été endommagé. Donc que ce soit sa voiture, son jardin, sa maison, ses biens mobiliers.

Et comment va se passer l'indemnisation ? Et bien l'assureur va regarder ce pourquoi vous étiez couvert, quelle est la formule que vous aviez souscrite ? Est-ce que c'était un rééquipement à neuf, une ou une formule avec le calcul du fameux coefficient de vétusté ?

Quel capital mobilier vous aviez déclaré ? Est-ce que votre voiture était assurée contre les incendies ou pas ? Est-ce que votre jardin était assuré ?

Et puis en fonction de tous les éléments que vous allez lui fournir, les factures, les photos, il va pouvoir déterminer le montant de ce que vous possédiez et vous proposer une indemnisation. Je rappelle que le sinistré n'est pas obligé d'accepter cette indemnisation. Il peut tout à fait demander une contreexpertise si ça ne le satisfait pas.

En tout cas, ce qui va se passer, c'est que pour les personnes dont la maison a été malheureusement complètement détruite, on va estimer le montant de la reconstruction. Donc c'est-à-dire combien ça coûte de reconstruire la maison à l'identique. Donc attention, ce n'est pas combien ma maison valait sur le marché immobilier.

Si je l'avais revendu aujourd'hui, c'est combien ça coûte de la reconstruire ? Donc là, on va faire intervenir des spécialistes du bâtiment pour estimer et bien combien ça coûte de refaire la charpente, les murs, les huisserie et cetera. Alors vous az posé la question la question importante madame du rafour, combien ça coûte ?

C'est la question que beaucoup d'auditeurs se posent actuellement. Est-ce qu'il faut s'attendre par exemple à une hausse des tarifs notamment dans les zones exposées aux incendies ? Alors, ça fait quand même déjà plusieurs années, hein, qu'on qu'on constate que ces zones beaucoup plus exposées au risque climatique euh que ce soit euh les tempêtes, les grêes, la sèchesse, les inondations, les incendies, euh ces ces zones-là coûtent beaucoup plus cher et au fur et à mesure des années augmentent.

Et donc oui, on peut effectivement s'attendre euh à des hausses de tarifs dans ces zones très exposées dans les mois années qui viennent. D'autant plus qu'on on n' pas encore connaissance de ce qui va se passer dans la deuxième partie de l'année. Donc on pourrait avoir aussi d'autres événements climatiques qui viendraient potentiellement alourdir la facture en 2027.

Est-ce que on pourrait arriver dans une situation où par exemple certaines maisons, certains territoires deviendront très difficiles voir impossible à assurer à cause des risques climatiques ? Alors aujourd'hui, on n'est pas dans une situation où il y a des zones inassurables parce qu'en France, on a quand même une offre d'assurance qui est vraiment très très large. On a beaucoup d'acteurs sur ce marché.

Donc, on peut toujours trouver une offre d'assurance. La difficulté pour les particuliers, c'est que dans les zones qui sont beaucoup plus tendues, beaucoup plus à risque, on peut avoir effectivement une raréfaction de l'offre et moins d'offre, ça veut dire moins de compétitivité, donc des prix beaucoup plus chers pour les particuliers. Donc la question c'est pas tellement est-ce qu'on pourra continuer à s'assurer mais plutôt à quel prix euh ça coûtera beaucoup plus cher dans ces dans ces zones et on pourrait avoir des assurés qui décident etth bien par exemple de s'apauvrir en garantie, prendre des formules un peu plus low cost pour pouvoir payer leur assurance.

Et la question c'est de savoir aussi le prix, le coût et surtout la responsabilité. Qui va endosser cette responsabilité de ces de ces fameux coûts de l'adaptation notamment au changement climatique. Est-ce que ce sont les assureurs, l'État, les propriétaires eux-mêmes ?

Est-ce que on prévoit une adaptation des changements dans les années qui viennent parce qu'on sait que c'est que cette ce changement climatique et même ce dérèglement climatique dont on parle va être amené à se poursuivre dans les années qui viennent. Quelles sont les adaptations ? Alors, vous avez tout à fait raison et c'est vraiment le maître mot, c'est d'accentuer les efforts de prévention et d'adaptation de nos bâtis face à ces événements climatiques pour pouvoir avoir une résistance un petit peu plus importante dans les années qui vient.

En fait, c'est vraiment un choix collégial. c'est euh ce sont des décisions de l'État. Euh ce sont aussi euh des euh des des mesures notamment prises par les assureurs hein qui euh qui font beaucoup de d'actions et euh et qui font beaucoup de recherche sur le terrain de la prévention.

Et puis c'est également euh des des des mesures prises par les particuliers, nous en tant que qu'individu, euh des réflexes à avoir quand il y a des événements climatiques. Euh savoir euh et bien c'est des réflexes tout bête hein, mais quand on sait qu'il va y avoir un orage, ben c'est rentrer tout ce qu'il y a dans notre jardin pour éviter que ça constitue des projectiles, fermer ses volets pour éviter d'avoir des grdons qui viendraient endommager les vitres. Voilà, ces petits réflexes là.

Mais globalement, c'est vraiment un choix de société et c'est des efforts de tout le monde pour pouvoir adapter nos bâtiments face à ces événements climatiques. Alors, c'est important parce que vous parlez justement de sa de ces fameux réflexes à adopter pour mieux protéger les logements. Peut-être pour les Français qui nous écoutent, qui habitent dans une zone à risque.

Vous venez de nous en parler brièvement, mais qu'est-ce que vous leur conseillerez précisément pour pour éviter tout simplement les mauvaises surprises avec leurs assurances ? Alors déjà faire le point sur son contrat. Là, on parle beaucoup des incendies.

Il y a quand même beaucoup de personnes qui vont constater que euh leur jardin par exemple n'était pas assuré parce que ça fait partie des options à souscrire dans son contrat d'assurance habitation. Donc déjà premier point, si on habite dans une maison, qu'on a un beau jardin avec la clôture qu'on vient de refaire, qu'on a fait installer une piscine et cetera, vérifiez quand même que c'est pris en charge. On fait poser des panneaux solaires, on vérifie que c'est bien aussi, ça fait bien partie du contrat d'assurance.

Si on a un véhicule euh on vérifie quel est le type de garantie. Les personnes qui étaient assurées au tiers en l'occurrence s'ils ont eu un incendie sur leur voiture ne seront pas indemnisé. Donc c'est important déjà de savoir ce pourquoi on est assuré.

Euh on peut également revérifier ce qu'on appelle le capital mobilier. Donc je pense malheureusement à toutes ces personnes qui ont perdu l'ensemble de ce qu'il possèdit dans un incendie. C'est le capital mobilier.

C'est ce qu'on déclare à l'assureur quand on signe le contrat. c'est l'ensemble de ce qu'on possède à l'intérieur des murs. Et bien souvent euh on fait plus attention mais au fur et à mesure des années, on fait des achats de grande valeur mais on oublie de réévaluer ce capital mobilier.

Donc ça ça vaut la peine de regarder un petit peu ça. Et puis après euh des réflexes aussi euh par exemple avoir ces factures réunies au même endroit dans une pochette ou alors constituer un petit dossier sur le cloud pour pouvoir les récupérer facilement euh et puis euh connaître aussi euh tout simplement son assureur et son numéro de client. On a encore des gens qui ne savent pas chez qui ils sont assurés.

Donc ça c'est aussi des choses toutes bêtes à avoir en tête. Et oui, va vous avez raison de de le rappeler, des choses toutes simples, garder son contrat, le ranger à un endroit avec le le numéro et le nom de son assureur au cas où à un moment donné on en aurait besoin. Euh peut-être une autre question sur les moyens de contestation.

Est-ce qu'il existe à l'heure actuelle des moyens de contestation ? Euh si on considère par exemple qu'une décision qui a été prise par un assureur n'est pas n'est pas légitime, est-ce qu'il est possible de de la contester ? Si un assureur décide de ne pas payer ou de ne pas payer suffisamment, que peut faire un administré ?

Alors tout à fait. En tant qu'assuré, on n'est pas obligé d'accepter la proposition d'indemnisation qui a été faite par l'assureur. Il est tout à fait possible de demander une contrexpertise.

Parfois certains contrats prennent en charge le le la demande d'un d'un contreeexpert. Et puis si les deux experts n'arrivent pas à se mettre d'accord, on demande un troisème expert qui va venir les départager. Donc il faut pas hésiter, il faut pas euh attendre et accepter euh l'indemnisation si on n'est pas d'accord, il faut se manifester.

Et puis si on rentre également dans un conflit, il y a également un médiateur de l'assurance qui peut être saisi. Donc c'est un médiateur de l'assurance qui peut être saisi. C'est l'une des démarches par lesquelles il est possible donc de faire entendre sa voix si on considère qu'une décision qui a été prise n'est pas n'est pas légitime, n'est pas juste.

Oui, tout à fait. Alors, le premier réflexe, c'est tout de même de demander une contrexpertise. Ça ça se fait ça se fait très facilement et ça permet d'être rassuré aussi par rapport au fait que l'assureur a bien respecté les termes du contrat et que l'indemnisation est bien conforme à ce qui a été déclaré.

Parfait. Ben écoutez, merci beaucoup. Merci Stéphanie Durafour.

Je rappelle que vous êtes chargé des relations presse pour assurland comparateur d'assurantes. Merci pour cet éclairage sur cette question qui va prendre de plus en plus de place malheureusement dans les années qui viennent. celle de la facture, celle de l'assurance qui va payer pour ces nouveaux risques climatiques.

Et puis une pensée évidemment pour toutes les personnes touchées par les incendies en Gironde dans les Landes qui vivent aujourd'hui une période particulièrement difficile. On se retrouve tout de suite juste après la pause. On se retrouve tout de suite avec notamment le maire, un maire qui va nous expliquer les difficultés auxquelles il est confronté tous les jours avec la question des gens du voyage.

À tout de suite. Sud Radio, les débats de l'été. Noémie Aliwa et on est de retour [musique] sur l'antenne de Sud Radio.

On poursuit notre tour de l'actualité avec une colère qui monte chez certains élus locaux, des maires qui disent se sentir démunis face aux installations illégales des gens du voyage, des terrains occupés sans autorisation, des procédures jugées trop longues et des élus qui expliquent parfois avoir le sentiment de ne pas avoir les moyens de faire respecter les décisions prises. Le sujet a été relancé ces derniers jours après la prise de position de Gabriel Atal, ancien premier ministre qui a dénoncé en vender plusieurs occupations illégales de terrain. Mais derrière la polémique, une question revient.

Les maires ont-ils aujourd'hui les moyens d'agir face aux occupations illégales ? Et vous, dans votre commune, avez-vous déjà été confronté à ce à ce type de situation ? Appelez-nous, racontez-nous en détail ce qui vous arrive, ce que vous pensez d'ailleurs de cette question. 0826 300 0826 300 et on en discute aussi ce matin avec notre invité Nicolas Bart maire de Toulou dans les Pyrénèes orientales.

Bonjour monsieur le maire. Bonjour. Bonjour.

Merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio. Voilà, vous êtes le maire d'une commune qui a été confrontée à ce type de problématique. Concrètement, qu'est-ce qui se passe quand des caravanes s'installent sur un terrain sans autorisation ?

Alors là, on remonte au souvenirs de de l'année dernière, même si cette année on était encore confronté. Euh en juin dernier, euh un samedi sur un samedi, je suis appelé par le club de de de foot et de rugby de ma ville de Toulouge qui subissait une invasion de 50 caravanes issues de la communauté des des gens du voyage avec une entrée assez musclée sur le terrain où moi je me suis ce jour-là interpellé puisque j'étais j'étais pas loin et nous avons vécu des moments difficiles Euh alors, il faut dire que ma ville et ma situation a été sûrement l'un des éléments déclencheur de la prise de conscience de ce problème, même si ce problème était vécu par plusieurs mères depuis de longues années. Et à partir de ce moment-là, nous avons été et et je tiens à le dire sans faire de politique, c'est important de le souligner, bien accompagné par l'État et le ministre de l'intérieur de l'époque qui était monsieur Retaillot qui a réagi immédiatement.

En clair, quand vous êtes au sein d'une ville qui siège dans l'agglomération qui est Perpin Méditerranée pour notre département, il faut que la communauté d'agglomération soit à conformité avec ce que l'on appelle le schéma d'accueil des gens du voyage. Il faut que à l'échelle des 36 communes qui constituent l'agglomération, vous puissiez proposer à ces communaités une une terre entre guillemets d'accueil où il y a de l'eau, où il y a une possibilité de branchement électricité pour leur amener une solution. Et une fois que vous avez fait vous avez cela, vous êtes en conformité avec la loi et vous pouvez par la force après avoir notifié par arrêter et bien l'occupation illégale sortir les gens de la zone qui est occupée.

Voilà. Donc c'est ça. Donc à partir du moment où vous prenez des décisions, qu'est-ce qui se passe ?

Alors, il y a 24 heures, ils ont 24 heures pour pour quitter les lieux et et je le souligne également sur le département, le préfet des Pyrénes Orientales est intransigent avec la loi et signifie et évacue euh par la signifie administrativement l'occupation illégale et passer le délai signifie par la force l'évacuation du lieu occupé. Euh l'année dernière sur cette situation qui a été douloureuse pour la ville, nous avons eu la possibilité d'évacuer euh ces gens-là avec la compagnie des SS de Montpellier. Enfin, il y avait plus de 100 hommes mobilisés pour amener ce signal qui est un signal important qu'une fois que la loi est respectée, que le schéma d'accueil euh territorial est respecté, les gens doivent se conformer à la loi et quitter les lieux.

Et s'ils ne les quittent pas, et bien là le préfet emploie la force. Mais sur l'affaire de Toulouge, cela a duré 2h30 quand ils ont vu arriver euh la colonne de CRS, le PSIG, euh les drones euh ces gens-là sont partis au bout de 2 heures en laissant l'état euh du terrain propre avec quelques dégâts. Euh mais c'était relativement en bon état.

Donc qu'est-ce que cela nous prouve ? Pardon ? Oui.

Allez-y. Allez-y alle-y. Qu'est-ce que cela nous prouve ? c'est qu'une fois qu'on est en conformité avec la loi, hein, qu'on est raccord avec la légalité, il ne faut pas hésiter à utiliser la force.

Et finalement, le premier à nous accompagner sur ce modèle là, c'est le préfet avec les forces qu'il a à disposition [grognement] sur Toulou il y a un an, ça s'est s'est vraiment bien passé. Et là dernièrement, on a été euh on a eu une petite invasion de alors là de de h caravanes, notification de l'arrêté, occupation illégale, schéma territorial d'accueil en conformité avec la loi. [soupir] La gendarmerie et l'État se sont mis ensemble pour amener cette cette prof.

Ils sont restés 24 heures, ils sont partis. [grognement] Alors, vous dites quand même qu'il y a une mobilisation assez exceptionnelle d'abord du préfet, du ministre de l'intérieur de l'époque sans personne des forces de l'ordre mobilisé, c'est peut-être pas les moyens qu'on toutes les communes de France pour pouvoir lutter contre ce fléo. Non, mais il faut être accompagné.

Il suffit de la volonté des préfets et de l'État d'accompagner les maires de terrain que nous sommes. Oui, c'est ça. Mais la première des choses, c'est qui est important, c'est que la ville qui siège au sein de la communauté d'agglomération doit être en conformité avec le schéma d'accueil.

Si vous n'avez pas d'air comme la loi le demande capable d'accueillir ces gens-là, vous ne pouvez pas mettre en avant la signification administrative et après la force. Et je pense que le l'état hein et vous vous l'avez vu dernièrement avec monsieur Atal qui a qui vous l'avez dit qui qui qui était envendé a pris conscience de la lourdeur hein de ces occupations et du stress que cela pouvait générer pour les maires et pour les populations. Si vous deviez donner un conseil, d'ailleurs si vous deviez donner un conseil aux maires qui sont confrontés à cette situation, quelle est la meilleure démarche selon vous pour pouvoir faire en sorte de de lutter contre ça ?

Ben déjà euh déjà savoir si au sein de leur agglomération le schéma d'accueil territorial des gens du voyage est respecté. Ça c'est la première des choses. Passer l'arrêté d'occupation illégale quand cela arrive et de se tourner directement vers le préfet de leur de leur département.

Et si encore je m'en tiens à ce que je vis sur les Pyrénées orientales, les préfets sont à l'écoute et mobilisent les forces qu'il faut. Enfin, du moins, c'est ce que je vis ici dans les Pyrénes orientales pour faire évacuer euh les communautés vert deserts mises à disposition, préparé pour euh pour les accueillir, hein. Euh c'est un c'est un investissement que Perpignan Méré Métropole a mis en place.

Ça nous coûte beaucoup d'argent mais au moins on est en conformité avec la loi et là on peut agir avec la force passer le délai administratif de signification. C'est ça parce que certains rappellent quand même que les communes ont le devoir. Elles doivent prévoir des aires d'accueil pour les gens du voyage.

Est-ce que les collectivités joue suffisamment leur rôle selon vous ? Mais nous c'est une c'est une compétence qu'on a délivré à Perpignan Méditerranée à l'agglomération. Hm hm.

Donc euh les schémas les aires d'accueil sont mutualisées. Euh je veux pas vous dire de bêtises, mais dans les dans au sein de Perpignan Méditerranée, je crois que nous avons trois aires capables d'accueillir les gens du voyage qui sont équipés en eau en électricité. Donc c'est la il faut se mettre en conformité avec la loi, c'est normal.

Et une fois qu'on est en conformité avec la loi, là on peut agir. Mais le préfet il ne peut pas agir par la force si au préalable la communauté d'agglomération ou la ville ne s'est pas mise en conformité. Est-ce que vous pouvez nous raconter aussi ce que ce que les témoignages des habitants, comment ont vécu vos habitants cette situation ?

Est-ce que certains sont venus se plaindre auprès de vous de nuisance, d'inquiétude ? Comment vous vous avez senti ? Vous avez pris le pou de votre population au moment où c'est arrivé ?

Alors, j'ai eu déjà un pont, on va dire direct par les associations qui occupaient le stade. Parce que vous savez quand ces gens rentrent là, ils sont rentrés par la force avec une idée en tête rentrer coûte que coûte. C'est-à-dire que j'avais les gens des associations qui fermaient les portes.

Il y a eu des dames qui ont été malmenées. Euh moi je me suis mis opposé, ils sont venus à 7, ils m'ont déplacé sur le côté et ils ont ouvert les portes et il rentré à toute blinde dans le stade parce que leur seul objectif c'était rentrer. Il y avait 55 caravanes ce jour-là sur un stade, c'était impressionnant.

Vous comptez ? Attendez, vous voulez dire que vous en tant que maire, on vous a déplacé pour pouvoir rentrer dans le stade ? Ah oui oui oui oui.

Moi je me suis opposé je me suis opposé physiquement à ces gens-là. Vous avez porté plainte Oui oui, il y a une plainte qui est en cours. Ça va être jugé là prochainement.

Et vous étiez avec d'autres administrés ? Expliquez-nous un petit peu comment est-ce que ça s'est Alors il y avait il y avait les il y avait les associations les associations fréquentaient le de football et de rugby. Donc fréquenter le stable.

Ils sont arrivés, ils ont ils ont pété le cadena, donc ils ont ouvert en grand les portes de la du stade et ils se sont introduit dans le stade. Et leur but à ce moment-là, c'est rentrer coûte que coûte. Ils doivent rentrer rapidement, très rapidement pour ne pas être repoussé.

Donc les voitures accélèrent sans regarder les piétons, les personnes qui se qui s'imposent sont euh sont menacé physiquement et sont mis de sont mises de côté. Euh et euh et c'est parti et les voitures arrivent, s'installent, tout est organisé, c'est travaillé hein au sein des communautés. Euh enfin c'est ce que j'ai pu sentir, c'est que les rôles sont bien répartis.

Il y a euh des gens qui sont missionnés, c'est le plus dur finalement des de de ces de ces communaut là qui sont missionnés pour favoriser le passage. Et après, une fois que c'est passé, vous avez les plus anciens qui viennent et qui commencent à négocier avec l'élu, avec les associations, avec le propriétaire du terrain, que ça soit la ville ou ou un ou un propriétaire privé. Donc ils arrivent avec leur caravane et ils négocient avec vous pour pouvoir rentrer sur le terrain quand Bermam ils savent que c'est illégal.

Il rentre coûte que coûte. C'est un coup de force. Ils ne négocient jamais.

Ils ont dans les dans leur communauté des gens qui sont chargés de réaliser cela. C'est-à-dire rentrer coûte cou et c'est quoi ? Ils vous intimitent par la force.

Ils ont des gros bras bien musclés. C'est ça. Oui, c'est ça.

C'est ça. En clair, c'est ça. Et une fois qu'ils sont rentrés, qu'ils ont réalisé leur coup de force, là on arrive sur la période négociation.

Mais moi, je l'ai bien senti ça, je l'ai bien vu. Et là, vous avez des personnes un peu plus âgées, un peu plus posées qui viennent qui viennent entamer le dialogue et ils se répartissent les rôles comme cela. Il y a les personnes fortes du du de la communauté qui elles rentrent par la force et les négociateurs qui sont souvent les personnes un peu représentatives de de la communauté et elle elle négocient avec vous en douceur.

Mais c'est très organisé ce que vous nous décrivez là. Est-ce que du côté de l'État c'est aussi organisé ? Est-ce qu'il y a les moyens de contrer ce fléo rapidement ?

À partir du moment où on sait qu'il y a eu une installation illégale, là on voit que tout est très organisé, tout est très pensé. Est-ce que du côté de l'État, du côté de la préfecture, du côté de l'agglomération, les les les procédures sont aussi bien organisées pour faire face à ça ? Oui oui oui oui enfin dans les Pyrénes orientales au sein de Perpignan Bit Métropole.

Oui, par et ailleurs et ben la ailleurs euh ça je l'espère par la mise en ne sont pas aussi euh ne sont pas euh ne se sentent pas aussi euh protégés et accompagnés que vous malheureusement. Mais il faut que politiquement déjà euh il ils se mettent en conformité. On a on a voté tous, nos parlementaires ont voté un cadre légal, c'est que chaque communauté d'agglomération ou chaque ville doivent bénéficier d'une erre devant accueillir les jeunes du voyage.

Une fois que ça c'est respecté, euh il y a la signification administrative et après s'ils veulent pas partir, c'est la force, il y a pas d'autres solution. Donc c'est ça passe par laé de la part des élus et ensuite par euh par la force par la procédure plus par le respect du cadre légal par le respect du cadre légal. J'ai l'impression et j'ai l'impression quand même que ça fait son chemin euh cette cette démonstration.

J'avais j'avais pris la parole il y a il y a quelques il y a quelques mois sur cette antenne là. Hm hm. Euh oui oui, vous nous avez bien que maintenant il faut muscler euh nos interventions face à ces personnes-là.

Le respect du cadre légal, on retiendra ça. Merci beaucoup Nicolas Bard. Je rappelle que vous êtes maire de Toulouse dans les Pyrénées orientales.

On est bien sur Sud Radio. Il est 10h29 et dans un instant comme vous en avez habitude, vos grands débats de l'été. Les chroniqueurs sont déjà là.

Ils sont entrés, ils sont installés autour de la table et ils se préparent à des déblats enflammés.

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