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interviewPublic Sénat· 9 mars 2022 17 min

Ukraine : "Ce conflit régional va ruiner le continent pour un siècle" déclare N. Dupont-Aignan

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:02
Présentateur

– Allez-y, je vous en prie. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan, merci beaucoup d'être notre invité politique ce matin, candidat à la présidentielle pour votre parti Debout la France. On est ensemble pour une interview en partenariat avec la presse quotidienne régionale, représentée par Christelle Bertrand du groupe La Dépêche. Bonjour Christelle. – Bonjour Ariane, bonjour Nicolas Dupont-Aignan. – Bonjour madame. – On va parler de votre programme Nicolas Dupont-Aignan, mais d'abord bien sûr l'actualité, c'est cette guerre en Ukraine, 14e jour de guerre aujourd'hui. Vous, si vous étiez à l'Élysée, qu'est-ce que vous feriez pour arrêter cette guerre ?

Est-ce que vous agiriez comme Emmanuel Macron aujourd'hui ?

0:32
Nicolas Dupont-Aignan

– Non, d'abord je rétablirais l'indépendance de la France, car en vérité, la France n'a pas de position officielle. Elle cherche à concilier toutes les positions américaines de l'Union européenne, et j'aurais pris exemple où j'aurais fait ce que le Premier ministre israélien a fait. Le Premier ministre israélien n'est pas parti dans cette surenchère de sanctions. Le Premier ministre israélien est allé à Moscou et est resté un médiateur. Et je pense que la France avait la force d'être un médiateur.

1:04
Présentateur

– Elle ne l'est pas aujourd'hui, Emmanuel Macron, il discute avec Vladimir Poutine, il discute avec Vladimir Zelensky.

1:08
Nicolas Dupont-Aignan

– Oui, mais il a échoué dans la pré-négociation pour une raison très simple, il a eu raison de discuter, bien sûr, mais comme il n'avait pas un plan de sortie de crise. – Qu'est-ce qu'il fallait proposer alors ? – Alors, moi j'ai proposé un plan, vous pouvez le retrouver sur mon site internet, qui est très simple, compliqué à mettre en œuvre, je ne dis pas que c'est facile, attention, oula.

Mais pour moi, au-delà des sanctions, qui nous retombent sur la figure, on en reparlera, je pense qu'il faut proposer un vrai statut pour l'Ukraine, dans le cadre d'une conférence pour la sécurité en Europe, neutralité de l'Ukraine, absolue, c'est-à-dire dire clairement, jamais il n'y aura l'OTAN en Ukraine. Deuxième point, statut d'autonomie constitutionnelle pour le Donbass, c'était les accords de Minsk, 2015, et ça n'a jamais été respecté par l'Ukraine, donc il y a un moment, il faut aussi remettre les choses à leur place, et puis bien sûr, cesser le feu, retrait des troupes russes.

2:04
Présentateur

– Mais juste neutralité, c'est juste par rapport à l'OTAN, ou neutralité, ça va plus loin pour vous ?

2:09
Nicolas Dupont-Aignan

– Neutralité totale.

2:10
Présentateur

– L'Ukraine doit rester un État souverain ?

2:12
Nicolas Dupont-Aignan

– Mais on peut être souverain et neutre, la Suisse est neutre et souveraine, il y a d'autres pays dans le monde qui sont neutres et souverains, il faut arrêter l'engrenage des vatanguères, qui sont en train de tuer le continent européen, pour la plus grande joie des Chinois et des Américains.

2:31
Invité

– Nicolas Dupont, aujourd'hui le président ukrainien propose de tempérer sa demande d'adhésion à l'OTAN, et de réfléchir à un compromis sur le statut des territoires séparatistes, est-ce que ça va dans le bon sens ?

2:41
Nicolas Dupont-Aignan

– Bien évidemment, mais ce qui est tragique dans cette affaire, c'est d'abord la souffrance des Ukrainiens, parce que l'Occident a joué avec eux, a joué avec eux. Biden a armé l'Union Européenne, a mis l'huile sur le feu permanent pendant des années, on a fait croire aux Ukrainiens qu'on allait les aider, et on les laisse tomber, donc déjà, on a joué avec eux. Deuxième point, ce conflit aurait pu être désamorcé si les accords de Minsk, je suis à la commission des affaires étrangères de l'Assemblée, je connais le dossier, avaient été respectés. L'Occident n'a pas voulu imposer au gouvernement ukrainien les accords de Minsk.

3:15
Présentateur

– Donc ça veut dire pour vous, les Occidentaux et la Russie ont une responsabilité égale dans ce qui se passe actuellement en Ukraine ?

3:19
Nicolas Dupont-Aignan

– Non, la Russie a une responsabilité écrasante, parce que je ne mets pas sur le même plan, mais je dis simplement que les vatanguères de plateau télé qui ne prennent pas en compte le contexte historique, qui ne prennent pas en compte la géographie, qui ne prennent pas en compte la réalité, sont en train d'engager l'Europe dans un conflit régional qui s'exacerbe, qui va ruiner le continent pour un siècle. Je pense qu'il y a un peu de raison qui doit revenir, même si c'est atroce, et je comprends l'opinion qui dit « mais ces pauvres Ukrainiens, on le sait, mais on aurait pu désamorcer ».

Et ce que je regrette, c'est que la France n'ait pas une attitude gaullienne, c'est-à-dire, ou celle qu'avait eu Jacques Chirac au moment de l'Irak, ou Dominique de Villepin, c'est-à-dire n'ait pas dit « oh stop, arrêtons ! » Les Français vont le payer très cher. C'est une folie ce qu'on est en train de faire sur le pétrole et le gaz, une folie complète.

4:11
Présentateur

– Ça veut dire quoi ? Qu'est-ce qui passe ? Il ne faut pas faire d'embargo sur les importations du gaz russe ?

4:14
Nicolas Dupont-Aignan

– Mais enfin, Biden, lui il se frotte les mains. L'embargo lui coûte rien. – Pourquoi se frotte-t-il les mains ? – Mais parce qu'il va vendre son gaz de schiste, et tous les écolos qui hurlaient contre le charbon, contre le gaz de schiste, ne la disent plus rien. Mais enfin, parce que vous savez que le seul avenir de l'Europe, je suis désolé de le dire, ça va choquer peut-être, le seul avenir de l'Europe pour peser dans le monde demain, c'est obligatoirement avec une coopération avec la Russie. Parce que sinon l'Europe est émiplégique.

4:42
Présentateur

– Encore aujourd'hui ? On peut encore coopérer avec la Russie ?

4:44
Nicolas Dupont-Aignan

– Poutine va passer, la Russie va rester. Donc, entendre Biden nous dire, il faut acheter son gaz au Qatar, et le Qatar c'est un régime extraordinaire, c'est un régime magnifique le Qatar.

4:56
Invité

– Vous dites aujourd'hui, on peut encore continuer à discuter avec Vladimir Poutine ?

4:58
Nicolas Dupont-Aignan

– Mais heureusement, il faut discuter, il faut faire la paix, il faut trouver un statut pour l'Ukraine, il faut abréger les souffrances des Ukrainiens, il faut abréger les souffrances des Français qui vont venir, parce que tous ces vatancaires, on voit qu'ils ne vivent pas avec un SMIC pour aller travailler avec un plein d'essence.

5:15
Présentateur

– Alors qu'est-ce qu'on fait ? Effectivement, l'essence dépasse les 2 euros d'essence aujourd'hui. – Bien sûr. – Qu'est-ce que vous feriez ? Qu'est-ce que contiendrait le plan de résilience de Nicolas Dupont ?

5:23
Nicolas Dupont-Aignan

– D'abord, il y aurait la paix, et je ne mettrai pas le doigt dans l'engrenage, et je n'entraînerai pas les Français dans une guerre qui n'est pas la leur, qui est un conflit régional qui doit être remis à sa place.

5:32
Présentateur

– Mais là, aujourd'hui, comment vous aidez les Français à faire leur plein d'essence ?

5:35
Nicolas Dupont-Aignan

Deuxième point, j'ai toujours proposé la même chose, c'est la suppression de la TVA sur la TICPE. On est un des seuls pays au monde qui taxe une taxe. Ça, c'était avant la crise, et je maintiens ma proposition. Alors vous allez me dire, ce n'est pas beaucoup, mais ça ferait quand même à peu près entre 7…

5:52
Présentateur

– C'est ce que dit Bruno Le Maire, surtout, que c'est beaucoup pour l'État, pas beaucoup pour les Français.

5:54
Nicolas Dupont-Aignan

– Oui, Bruno Le Maire n'a jamais fait le pain de sa voiture depuis 20 ans. Ça ferait 10 euros. Entre 7 et 10 euros. Je peux vous dire que les Français, 7 et 10 euros, 4 pleins par mois, ça fait déjà 50 euros. 40 euros, c'est déjà pas mal. Et deuxièmement, il faut absolument arrêter cette folie. Ils sont partis dans une surenchère qui va pénaliser les Européens et qui pousse la Russie dans les bras de la Chine. Et je crois que vraiment, ils ne se rendent pas compte d'un nouveau monde. Si on a la Chine, l'Inde, l'Iran, la Russie, nos pays, nos alliés pays d'Afrique se sont abstenus. L'avez-vous remarqué au Conseil de sécurité de l'ONU ? – C'est une partie d'entre eux.

– Oui, donc il y a un moment, il faut quand même peut-être un moment, regarder à deux fois. Bien sûr, ça n'excuse pas Poutine. Bien sûr que j'ai approuvé bien sûr la sanction sur les avoirs des oligarques russes. Attention, je ne suis pas pour dire, « Poutine, bravo, continuez », et surtout pas. Mais il faut lui proposer une porte de sortie. Et j'ai même proposé que l'ouest de l'Ukraine soit gelée comme une zone neutre d'accueil des réfugiés, avec l'ONU, et parce que les troupes russes n'ont pas été à l'ouest de Kiev, il faut absolument préserver déjà cette partie pour que les Ukrainiens souffrent moins.

Mais si vous regardez l'Union européenne, moi ce qui me surprend, et la France, c'est qu'on n'est que dans un discours de surenchère, et jamais dans un discours d'après. Qu'est-ce qu'on propose après ?

7:20
Invité

Vous parliez des réfugiés, aujourd'hui le gouvernement met en place un plan d'accueil des réfugiés. Est-ce qu'il a raison de le faire ? Est-ce qu'il faut les accueillir ?

7:26
Nicolas Dupont-Aignan

Bien sûr qu'il faut accueillir quelques réfugiés qui sont malheureux, mais on ne va pas déménager un peuple. Donc il y a un élan de générosité formidable des Français, et je m'en félicite. Mais tout ça, c'est de l'émotion qui est utile, parce qu'il y a de la souffrance, mais il faut traiter la cause des souffrances.

7:42
Présentateur

Autre sujet d'actualité, Nicolas Dupont-Aignan, c'est la question des EHPAD. Le gouvernement a annoncé hier un vaste plan de contrôle dans les 7500 EHPAD du pays. Est-ce que pour vous c'est une bonne mesure ? Est-ce que c'est suffisant ?

7:51
Nicolas Dupont-Aignan

Ce qui est surréaliste, c'est que ça devrait être naturel. Et puis, est-ce qu'on va, comme d'habitude, prévenir les EHPAD 48 heures avant ? Parce que, un, le gouvernement…

8:03
Présentateur

– Mais ils sont prévenus que d'ici deux ans, ils seront tous contrôlés.

8:05
Nicolas Dupont-Aignan

– Oui, d'accord, mais ce n'est pas ça le problème. Vous savez qu'aujourd'hui, les EHPAD sont prévenus avant qu'il y ait le contrôle, 24 heures avant. Donc les personnels pas qualifiés, on les met de côté, on nettoie. Donc l'État a failli, pas seulement ce gouvernement, je pense depuis longtemps, à laisser la jungle. Donc il faut remettre de l'ordre, très bien. Et puis surtout, il faut un financement de branche. J'ai écouté le sénateur avant moi, qui avait tout à fait raison. Il faut assurer le financement de la branche qui a été créée. Il faut à peu près 10 milliards, on est tous d'accord.

Ce qui correspond à la CRDS, qui au lieu d'être mis sur la dette du Covid, devrait être mis sur la branche dépendance. Et puis, il faut surtout, ce que je propose dans mon projet, vous pouvez retrouver, parce qu'il y a quand même une élection présidentielle dans presque un mois… – Mais justement, on parle de vos propositions. – C'est pas contre vous, mais c'est pour appeler l'attention des Français. Après, il sera trop tard, ils vont se réveiller groguis. Je pense qu'il faut augmenter le taux d'encadrement. Je propose de l'augmenter de 25%, ce qui veut dire 80 000 salariés à former, à payer, à contrôler, à motiver. C'est un énorme chantier.

Et puis, dernier point, c'est aussi un de mes obsessions, si je puis dire. Je veux qu'on permette aux personnes âgées de rester à domicile. Et pour permettre de rester à domicile, j'ai toujours proposé, c'est passé inaperçu, un plan pour l'équipement des logements. Car ça coûte beaucoup plus cher d'aller en EHPAD que d'être chez soi. Ça coûte trois fois plus cher d'être à l'hôpital quand on est tombé dans sa salle de bain que d'aller en EHPAD. Donc, il y a une sorte de... Je voudrais vraiment qu'on ait un vrai plan de dépendance pour permettre aux Français de rester chez eux au maximum, et ça coûtera moins cher à la collectivité.

9:48
Invité

– Alors, venons-en à la campagne qui commence. Emmanuel Macron a fait un premier déplacement à Poissy lundi. Il a proposé notamment de mettre fin à la redevance télé. Est-ce que selon vous, c'est une bonne mesure ?

9:58
Nicolas Dupont-Aignan

– Mais, sa majesté est allé voir des Français triés sur le volet à qui on avait donné des questions d'avance, et nous refait le coup de la taxe d'habitation. Alors, on peut dire ça. Pourquoi pas ? C'est complètement anecdotique. Parce qu'Emmanuel Macron a supprimé, par exemple, la taxe d'habitation. Beaucoup de Français me disent, c'est bien, il m'a supprimé la taxe d'habitation. Mais il ne voit pas qu'il les a accablés de CSG, notamment les personnes, les retraités, qu'il a désindexé les pensions de retraite, qu'il a réduit le pouvoir d'achat à travers l'APL, qu'il a augmenté le revenu des plus riches de France en toute indécence. Voilà.

10:41
Invité

– Vous vous demandez de résoudre par exemple de l'ISF ?

10:43
Nicolas Dupont-Aignan

– Comment ? – Vous vous demandez le taxe d'habitation. – Je demande, au-delà de 10 millions d'euros, le rétablissement d'un prélèvement, oui, exonéré si les gens investissent leur fortune en France, dans de l'emploi. Pour forcer à ce que l'argent des riches s'investisse en France. Donc zéro ISF quand c'est investi en France. Mais en revanche, quand il y a des fortunes colossales et qu'au même moment, il y a une pauvreté de masse qui gagne, je dis qu'on ne peut pas continuer dans ces injustices. Et je ne suis pas un collectiviste, loin de là. Mais il y a un moment, on va trop loin. Donc voilà, on amuse la galerie avec la redevance. On va parler de ça.

Et puis on ne parle pas de l'appauvrissement des classes moyennes, du racket fiscal sur l'essence. Donc moi j'ai dit aux Français, je leur dis, mais je vais leur dire toute la campagne. Vous avez un magicien là, il vous a un peu hypnotisé. Réveillez-vous. Vous allez en baver comme jamais si vous le réalisez. Et je crois que les Français, vous savez…

11:40
Invité

Plus que durant le premier camp de guerre ? Beaucoup plus.

11:43
Nicolas Dupont-Aignan

Beaucoup plus parce que le pays est en faillite. Parce qu'il a mis le pays en faillite. En faillite, c'est fort Nicolas Dubé. Mais il a mis le pays en faillite, il fait de la surenchère. Il a géré la crise Covid comme un pied, contrairement à ce qu'on dit. Et il a arrosé l'argent, il fallait le faire.

11:57
Invité

Le mot qui l'en coûte, il ne fallait pas le faire ?

11:58
Nicolas Dupont-Aignan

Mais il fallait le faire, mais il fallait le faire. Peut-être sans fermer autant les choses, avec une politique de santé plus intelligente. Il l'a fait. Il fallait le faire. Mais il continue à le faire. C'est-à-dire qu'il se balade dans toute la France et avec l'argent des Français, il fait campagne. Mais je peux vous dire que ça ne va pas durer. Par exemple, l'indemnité sur le prix du gaz. Je peux vous dire que l'élection présidentielle passée, il va nous dire que ce n'est plus possible. C'est parce qu'il a dit. Mais qui peut le croire ? Il a menti tout son quinquennat. Et les Français vont croire à nouveau quelqu'un qui les a trompés.

Moi, je le dis, vraiment, je demande aux Français qu'ils comparent les programmes. Moi, je propose en revanche de très fortes économies. J'ai écrit un livre là-dessus.

12:38
Présentateur

Vous proposez 100 milliards d'économies et vous employez cette expression pour les redistribuer aux Français. C'est ce que vous écrivez. Et vous employez l'expression de mauvaise dépense. 100 milliards d'économies sur les mauvaises dépenses. C'est quoi une mauvaise dépense ?

12:47
Nicolas Dupont-Aignan

Je vais vous dire, il y en a beaucoup. Il y a d'abord les 20 milliards. J'ai pris un chiffre modéré des fausses cartes vitales. Des millions de fausses cartes vitales. J'ai repris le rapport du Sénat, le rapport de l'Assemblée. Ça va jusqu'à 50 milliards pour Prats, 1 milliard pour certains. J'ai pris 20 parce que j'ai comparé les rapports et je les ai lus. Premier point. Deuxième point, vous avez l'Union européenne qui nous coûte 10 milliards, net. C'est énorme. C'est le budget de l'enseignement supérieur. Vous avez l'immigration. Je veux supprimer toutes les aides sociales jusqu'à 5 ans d'arrivée.

C'est-à-dire que pendant les 5 premières années, pas d'aide sociale pour casser l'appel d'air.

13:26
Invité

Les dépenses santé, par exemple, ne seraient plus remboursées ?

13:28
Nicolas Dupont-Aignan

Non, les dépenses santé, je parle des aides sociales style RSA, allocation logement, etc. Troisième, quatrième point, la grande fraude à la TVA. J'ai écrit un rapport parlementaire là-dessus. C'est colossal, les escroqueries à la TVA internationale. Taxer les GAFA qui exploitent nos données sans les payer à vous, à moi. Donc, il y a un gisement. Et je suis le seul candidat qui dit « On fait des économies là-dessus et on redéploie pouvoir d'achat en augmentant les salaires, en baissant les charges salariales, un treizième mois pour tous, indexation des pensions de retraite et aide aux PME pour s'investir localement, baisse de moitié de l'impôt sur les sociétés pour réinvestir en France.

» Et dernier point, j'ai fini. Les services publics, c'est-à-dire l'hôpital, on rouvre 20 000 lits quand Emmanuel Macron en a fermé 17 000.

14:23
Présentateur

Un mot sur une mesure de votre programme, c'est le référendum révocatoire. On parle des mesures institutionnelles. Référendum révocatoire à mi-mandat, c'est ce que vous pensez ?

14:30
Nicolas Dupont-Aignan

Avec Septénat.

14:32
Présentateur

Comment ça marcherait ? Est-ce que ça vous permettrait de faire des réformes dures, des réformes qui déplaisent aux Français, sachant qu'il y a cette épée de démocratie ?

14:39
Nicolas Dupont-Aignan

D'abord, au-delà du référendum révocatoire, je pense que la démocratie française est malade. Et que c'est ça la cause majeure. Pour moi, il y a deux causes, c'est l'Union européenne et la démocratie qui ne fonctionne plus. Nous ne sommes plus vraiment en démocratie, nous sommes dans une oligarchie. Et je pense qu'il faut le RIC, 500 000 signatures à un référendum, ça existe en Suisse, ce n'est pas la Révolution, et les Français sont sages. Deuxième point, l'usage du référendum par le président, ça n'a pas été utilisé depuis 2005. Et troisième point, ce qui existe aux États-Unis, en Californie, le référendum révocatoire, retour au Septénat, pour avoir du temps.

Mais à mi-mandat, s'il y a un certain nombre de populations qui le demandent, il y a la possibilité de renvoyer un président qui aurait failli. Un nom, c'est combien ? Il faut le déterminer. Mais un nom élevé, il ne s'agit pas de mettre en instabilité le pays. Mais il s'agit de dire aux Français, et je veux vraiment insister là-dessus, le poison, c'est l'abstention. Les Français ne croient plus à ce qu'on fait. Donc, est-ce que, comme le général de Gaulle avait voulu, avec la cinquième, la cinquième au début, c'était ça, c'était la parole au peuple, et les partis ont confisqué la parole. Ce ne sont même pas les partis d'ailleurs.

C'est une oligarchie, des grandes entreprises, des grands médias qui appartiennent à des milliardaires, etc.

15:52
Présentateur

– Et dernière question de Christelle.

15:53
Invité

– Oui, une question de politique. Éric Zemmour a été rejoint par Marion Maréchal. Il y a des anciens du Rassemblement national, des LR, avec eux, comme Guillaume Pelletier. Il a fait l'union autour de lui. Est-ce que vous rejoindriez cette union en jour ?

16:10
Nicolas Dupont-Aignan

Moi, je suis candidat gaulliste. Il y a des points communs, bien sûr, l'indépendance de la nation, mais il y a des points différents. Je n'ai pas la même vision de la société, notamment sur la place des femmes d'ailleurs. Mais au-delà de ça, Éric Zemmour est un candidat, j'en suis un autre, j'offre une voix gaulliste, et notamment un point dont on n'a pas parlé, sur la liberté. J'ai été effaré de ce qui s'est passé pendant le Covid, et je serai le candidat de ceux qui refusent absolument le pass sanitaire, le pass vaccinal, qui n'est que suspendu. C'est votre première mesure, c'est ce que vous dites dans votre programme. Il n'est que suspendu. Il n'est pas supprimé. J'insiste.

Et je crois que j'ai une vision différente. Je veux rendre la liberté aux Français. Et ça, ce n'est pas négociable. Et je vois que les autres candidats ne le font pas. Mais vous n'excluez pas un jour

16:56
Présentateur

de le rejoindre.

16:56
Nicolas Dupont-Aignan

Mais pourquoi il peut me rejoindre aussi ?

16:58
Présentateur

Merci Nicolas Dupont-Yon. Merci d'avoir été notre invité.

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