Face-à-Face : Louis Aliot - 30/11
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:57OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes inquiet sur la capacité des Français à passer l'hiver ?
- 1:41RelanceRéponse partielle
Vous dites que c'est ce gouvernement, mais en Allemagne c'est pareil ?
- 2:28OuverteRéponse directe
Est-ce que vous redoutez des coupures de courant cet hiver ?
- 2:56ComplaisanteRéponse directe
Pour des raisons économiques et parce qu'ils n'ont pas le choix ?
- 3:14OuverteRéponse directe
Vous parlez de la question de l'inflation sur les produits alimentaires ?
- 3:50OuverteRéponse directe
Les artisans tirent le signal d'alarme sur les coûts de l'énergie, qu'est-ce que vous dites ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:04Invité politiqueFait
« Écoutez moi je pense que c'est de l'infantilisation »
- 1:15Invité politiqueFait
« Vous savez les Français ça fait bien longtemps que pour beaucoup ils ont du mal à boucler les fins de mois »
- 1:31Invité politiqueFait
« Le malheur c'est que la politique nationale de l'État français elle ne suit pas »
- 2:00Invité politiqueFait
« Des non-sens économiques, des non-sens énergétiques »
- 2:15Invité politiqueFait
« Aujourd'hui on est en pénurie où on va l'être d'électricité »
- 3:05Invité politiquePromesse
« Nous on propose la baisse de la TVA immédiate, la TVA 0% sur 100 produits de première nécessité »
- 3:24Invité politiqueFait
« De plus en plus de français qui ont du mal tout simplement et qui se privent ou qui privent leurs enfants »
- 6:33Invité politiqueChiffre
« On était à 3,8 millions à peu près sur l'électricité en 2021 »
- 6:39Invité politiqueChiffre
« Nous serons à 5 millions en 2023 »
- 6:46Invité politiqueChiffre
« On passe de 150 000 euros d'électricité par an à 300 000 »
- 8:54Invité politiqueFait
« Des voitures électriques c'est au minimum des voitures à 20 000 euros »
- 13:08PrésentateurChiffre
« Plus forte chute de la consommation des ménages 2,8% de chute au mois d'octobre »
- 14:52Invité politiqueFait
« Une majorité de français n'en veut pas et on va vers un système de retraite à 65 ans »
Temps de parole
- Louis Aliot69 %
- Présentateur28 %
- Locuteur non identifié3 %
≈ 2,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC Face à Face Apolline de Malherbe Il est 8h33 sur RMC et BFM TV Bonjour Louis Alliot Merci de venir dans ce studio répondre à mes questions Vous êtes le maire de Perpignan Vous êtes le vice-président du Rassemblement National On va revenir sur la réforme des retraites On va revenir aussi sur la ZFE Vous faites partie de ceux des maires Qui font une véritable bronca contre cette ZFE Qui considère que la voiture électrique Est encore un luxe pour beaucoup Mais je dirais qu'on commence par ce froid Ce froid qui s'installe Alors certes à Perpignan il ne fait pas encore très froid Il fait 7 au moment où on se parle Et il devrait faire 14 cet après-midi Mais tout le pays va être gagné quand même Par l'arrivée véritable de l'hiver Et dans ce contexte on a Olivier Véran Le porte-parole du gouvernement Qui hier appelle les Français à faire encore plus d'efforts Nous devons adapter nos comportements Dit-il Et il invite à décaler les machines A baisser le feu sous la casserole Est-ce que vous êtes inquiet sur la capacité Des Français à passer l'hiver Non seulement en termes de capacité à avoir de l'énergie Mais aussi à payer ?
Écoutez moi je pense que c'est de l'infantilisation En fait monsieur Véran Vous le mettez à la santé Il vous dresse le catalogue de ce qu'il faut faire et pas faire Et vous le mettez maintenant dans d'autres domaines Et il fait exactement la même chose Vous savez les Français Ça fait bien longtemps que pour beaucoup Ils ont du mal à boucler les fins de mois Et à payer leurs factures d'électricité De gaz et même d'essence Et ils se sont adaptés Et ils ont adapté leur comportement Pour ces économies là Le malheur c'est que la politique nationale De l'État français Elle ne suit pas Et que ce sont toujours les plus pauvres Qui paient en direct La facture des erreurs politiques Qui ont été faites par les gouvernements
Enfin vous dites que c'est ce gouvernement Mais quand on regarde par exemple Ce qui se passe de l'autre côté de la frontière En Allemagne En Allemagne c'est exactement pareil Le ministre de l'Intérieur Il demande même à mettre des chaussettes de laine
Mais ça ne m'étonne pas Puisque l'Allemagne et la France Sont liées dans ce pacte européen Dont on voit Qu'il a depuis maintenant 30 ans Conduit à aujourd'hui Des non-sens économiques Des non-sens énergétiques Et qu'on pécache les mauvais choix En matière énergétique Notamment l'affaire du nucléaire Alors que nous étions un pays en pointe En pointe du progrès En pointe de l'innovation Et des investissements Aujourd'hui on est en pénurie Où on va l'être d'électricité Ce qui me paraît totalement fou
Totalement fou Mais pardon Vous revenez sur ce qui aurait dû être fait Ça je le comprends bien Mais aujourd'hui Vous qui êtes à la tête D'une grosse agglomération Est-ce que vous D'abord est-ce que vous redoutez En effet Qu'il y ait des coupures De courant cet hiver Et est-ce que malgré tout Dans cette situation Comme le porte-parole du gouvernement Vous en êtes réduit A dire à vos administrés Bah quand même Il faut faire un effort Sinon ça va couper
Non mais les administrés Les font les efforts Quand vous leur dites ça Ils ont l'impression Qu'on les prend pour des imbéciles Ils s'adaptent déjà aux situations Ce ne sont pas des idiots Les français Et notamment Ceux qui ne peuvent pas payer Laissez-moi vous dire Ils font les efforts nécessaires Malheureusement Et il faut les aider
Pour des raisons économiques Et parce qu'ils n'ont pas le choix Exactement
Et il faut les aider Et jusqu'à présent Et bien il y a eu Un certain nombre De trains de mesure Mais on devrait aller plus loin Nous on propose La baisse de la TVA Immédiate La TVA 0% Sur 100 produits De première nécessité Un panier de 100 produits
Donc là vous parlez De la question de l'inflation Sur les produits alimentaires Notamment Quand vous dites Première nécessité C'est quoi ? C'est alimentaire ? C'est hygiène ?
C'est surtout alimentaire Et hygiène La plupart du temps Parce que vous voyez De plus en plus de français Qui ont du mal Tout simplement Et qui se privent Ou qui privent leurs enfants Quand on fait des campagnes Pour la bonne santé publique Par exemple des 5 fruits et légumes Mais qui est capable aujourd'hui De s'acheter des fruits et légumes Quand on voit le prix Sur le marché Ou même de la viande Aujourd'hui Donc on voit bien Qu'il y a des effets d'annonce Et puis la réalité De ce que vivent nos concitoyens Et malheureusement Je dois dire Que c'est inadapté A ce que vivent nos concitoyens La politique gouvernementale N'est pas adaptée
Les artisans Tirent le signal d'alarme Disant que Les coûts de l'énergie Alors un effort supplémentaire A été promis Par le gouvernement hier soir Mais les coûts de l'énergie On pense au boucher Qui manifestait hier Au boulanger Mais aussi aux artisans Dans la menuiserie par exemple Qu'est-ce que vous dites à ça Et qu'est-ce que vous feriez ? Je pense qu'il faut plafonner
Voilà Au-delà des mesures Que nous proposons Sur la baisse de la TVA Pour tous
Plafonner c'est-à-dire Comme on le fait pour les particuliers
Mais pour tous Exactement Parce que quand vous écoutez Les artisans Là c'était les bouchers Mais il y en aura d'autres Il y a des produits Qui ne bougent pas Qui suivent l'inflation C'est important Notamment la viande Etc Mais tous les produits Transformés alimentaires La charcuterie Des choses comme ça Eux vont prendre J'allais dire Un boost d'inflation Beaucoup plus important Lié au coût de l'énergie Momentanément Je pense qu'on pourrait Aider ces artisans-là Ou alors On prend des mesures Draconiennes Et on fait comme L'Espagne et le Portugal Et on dit à l'Europe Nous arrêtons Avec le fameux Accord européen Sur l'énergie Et nous pratiquons Les prix que nous voulons Nous En fonction de ce que Nous produisons Et de la réalité De notre marché Et des attentes De nos artisans De nos commerçants Et de notre population Donc on se coupe De l'Europe
Sur la question Des tarifs réguliers En fait Ce qu'on explique Et ce qu'on essaye Tous de comprendre Mais c'est assez complexe C'est qu'on ne paye pas Aujourd'hui l'électricité Au prix où on le produit Mais à des prix Qui sont indexés Notamment sur le gaz
Et on en arrive A des aberrations On est obligé d'acheter De l'électricité à l'Allemagne Par exemple Et de leur vendre du gaz C'était un marchand de tapis A l'échelle européenne Qui est totalement aberrant
Cela dit Il y a eu quand même Une forme de solidarité Entre la France et l'Allemagne Qui ont dit Qui ne se laisserait pas tomber C'est-à-dire mutuellement Si l'Allemagne manque d'électricité On lui en revendra Si nous nous manquons d'électricité Nous en revendrons Il y a quand même Une forme de solidarité
Oui mais vous avez vu Que dans la négociation A l'échelle de l'Europe Et notamment avec la commission Sur le plafonnement Qui voulait mettre en place Personne n'est d'accord Et la France Pas plus que l'Allemagne Etc Donc ils n'arrivent pas A s'entendre entre eux On ne va pas attendre Que l'hiver passe Pour justement Appliquer ce qui est bon D'abord pour les nôtres Parce que le but D'un gouvernement national C'est quand même De défendre ses citoyens Avant que de regarder La solidarité ailleurs
Est-ce que vous faites Des efforts au niveau De la ville à Perpignan Est-ce que vous baissez L'éclairage public Qu'est-ce que vous avez pris Comme mesure
Nous avons des trains de mesures Sur l'éclairage public Et notamment sur le remplacement Des ampoules par des LED Et on a sur le mandat Un plan de remplacement Mais nous on a la chance On met du photovoltaïque Notamment De plus en plus On va le faire dans les écoles On le fait sur les piscines Et puis Vous n'avez pas eu
A fermer les piscines Non Vous avez réussi Pour l'instant A maintenir les piscines
Ouvertes Voilà Mais la facture énergétique Elle grossit On était à 3,8 millions A peu près Sur l'électricité En 2021 Nous serons à 5 millions En 2023 Et par exemple Sur un stade de rugby Pour prendre un exemple Concret On passe De 150 000 euros D'électricité par an A 300 000 Ça donne un peu Le concept Et les mairies Vont être durement impactées Par cela Et encore nous On a réussi à trouver un accord Et avoir un bon accord Sur le prix de l'énergie Mais d'autres mairies Vont être dans des situations Catastrophiques
Est-ce que vous allez réussir Vous à ne pas augmenter les impôts ? On voit à Paris Les impôts qui explosent
Alors nous on n'augmente pas Le taux d'imposition On est à zéro Depuis maintenant Depuis maintenant Longtemps Mais par un effet mécanique De l'augmentation des bases Là pour le coup Qui est décidé par l'État L'impôt local va augmenter Mais pas du fait Des décisions de la mairie Plus du fait Des décisions de l'État
Et sur les ZFE Ça découle évidemment Aussi de la même question Qui est la question Non pas seulement des prix Mais aussi du respect De l'environnement Vous faites partie De ces maires Qui veulent mener Une véritable fronde Contre les ZFE Ces zones à faible émission Qui interdiront Les centres-villes A toutes les voitures Qui n'auront pas La bonne critère Et évidemment Les voitures électriques Pourront y aller C'est une obligation européenne Pour toutes les villes De plus de 150 000 habitants Vous en faites partie Et vous allez quand même Réussir à déroger Non parce qu'il y a Des dérogations Et puis
On a mis une règle Sur des territoires Qui sont complètement différents C'est à dire Qu'on applique des règles Par exemple à Lyon Et les mêmes règles S'appliquent à Perpignan On n'a pas la même dimension On n'a pas le même Trafic routier On n'a pas les mêmes capacités D'infrastructures De transports collectifs On n'a toujours pas le TGV Je me permets Pour relancer le ministre Pour dire qu'on attend Encore le TGV On nous annonce Des RER Oui mais nous c'est le TGV Que l'on veut Pour accorder avec l'Espagne Qui eux ont déjà fait le TGV On n'a pas des infrastructures De transports Ou des transports collectifs Il nous faut faire Des parkings relais Bref Notre environnement N'est pas adapté A cette loi brutale Qui touche Et qui touche Ceux qui ont des véhicules Qui aujourd'hui Ne rentrent pas Dans ces critères Mais qui demain Se verront interdire Peut-être L'entrée dans la ville De Perpignan Parce qu'ils n'ont pas Des voitures Qui sont aux normes Et qui peut se payer Des voitures aux normes En l'occurrence Des voitures électriques Mais pas que On va caricaturer Des voitures électriques C'est au minimum Des voitures à 20 000 euros Et les aides de l'Etat Ne permettent pas Un ménage Ou un citoyen moyen Qui a des revenus Assez modestes De pouvoir se payer Ce genre de véhicules Donc il faut attendre
Et si Alors vous demandez A repousser Cette ZFE
Oui au moins repousser Au moins repousser
Et que vous dit Le gouvernement On va voir
Puisque nous avons déposé Une proposition de loi A l'Assemblée nationale Pour les supprimer Parce que c'est soi-disant Au nom de la santé publique Mais je veux dire Au nom de la santé publique On est en train de prendre Une fois de plus Les contribuables Et les automobilistes Pour des vaches à lait Alors que l'on fasse Des efforts sur l'environnement La végétalisation Les économies d'énergie Nous-mêmes On plante beaucoup d'arbres À Perpignan Des choses comme ça On peut le faire Mais qu'on ne fasse pas On ne prenne pas Des décisions brutales Qui n'impactent pas Ceux qui ont des moyens Mais qui impactent Ceux qui n'ont pas les moyens Les plus modestes d'entre nous Je trouve ça aberrant Et des études Qui sont sorties À l'échelle de l'Europe Sur des territoires Qui ont déjà mis en place La ZFE N'ont pas vu un grand résultat En matière de
Vous voulez dire Que l'effort demandé Par rapport aux résultats Recueillis N'est pas suffisant
On vous demande normalement De passer en ZFE En 2025 Oui mais en deux ans C'est court Deux ans Ça va demander Notre territoire Pour qu'on adapte Les lignes de bus Les parkings relais Et que chacun s'équipe De voitures dignes de ce nom Mais ça prendra dix ans Peut-être
Et si le gouvernement Promettait des voitures électriques Moins chères Est-ce que vous seriez prêt Dans ces cas-là À accepter la ZFE ?
Mais c'est impossible Il ne promettra pas Ce n'est pas possible Et les voitures électriques Pour aller où ? Pour circuler dans Perpignan Mais déjà Quand vous avez une voiture électrique De Perpignan Vous n'allez pas à Toulouse Aller-retour Donc il va falloir aussi Qu'on mette ce problème Des voitures électriques Sur le débat Parce que tout le monde Parle de voitures électriques Mais comment on fait Dans les grandes transhumances D'été Quand tout le monde S'en va en vacances Comment vous faites réellement Ces millions de véhicules ?
Alors ils promettent là De mettre des bornes électriques Et d'aider notamment Les petites stations A s'équiper d'une borne électrique
C'est totalement utopique Pour l'instant Au regard des capacités Des voitures électriques Sur les longs trajets Le passage à l'électrique Pour vous est utopique Aujourd'hui, utopique S'il n'y a pas de progrès Sur la durée des batteries Sur les recharges de batteries Un peu partout Et les équipements Je trouve que c'est totalement utopique C'est-à-dire que la norme européenne Qui veut qu'en 2035 Il n'y ait plus de voitures thermiques En tout cas plus de production Et d'achat On sera les seuls à le faire Avoir mis par terre Notre industrie de l'automobile Alors que les grands états On va dire La Chine Les Etats-Unis Et d'autres pays Eux Tireront encore un bénéfice Des productions automobiles Qu'ils feront Et qui ne tombent pas Dans cette utopie du tout électrique
Industrie Toujours Et question justement Du développement En France Je recevais hier A ce même micro François Ruffin Qui parlait de la réindustrialisation De la France Et notamment en termes de médicaments Il veut mettre En quelque sorte Des frontières partout Je voudrais avoir Votre point de vue Écoutez
Aujourd'hui Ce qu'il nous faut C'est des quotas d'importation C'est des taxes aux frontières C'est des barrières douanières Si on veut reproduire Une industrie de médicaments Et une volonté politique derrière Vous savez Les outils dont je parle Ce sont des outils Qui ont existé Pendant des décennies Et des décennies Et sans que ça crée L'Union soviétique Vous voyez Au contraire Ça permet d'avoir Un régime industriel Régulé Et qu'on n'est pas Parce qu'aujourd'hui Ça produit quoi ? Ça produit aussi Du déficit commercial Tout le monde est perdant Donc si on veut rétablir Une concurrence Vraiment pas faussée Et bien qu'est-ce qu'il faut faire ? Il faut se protéger
Vous souscrivez ? C'est ce qu'on dit Depuis 30 ans Notre président de la République Est aujourd'hui aux Etats-Unis Je crois Il va tenter de négocier Je ne sais quoi Avec M.
Biden Mais rien que d'appliquer Les règles américaines De protectionnisme A notre économie européenne Ça réglerait déjà Beaucoup de problèmes De concurrence déloyale De délocalisation Et d'investissement A l'étranger De nos entreprises Rien que ça Et bien je propose Au gouvernement D'appliquer ces règles De protectionnisme Elles sont faites aux Etats-Unis Tous les pays du monde Les pratiquent Il faut peut-être aussi Protéger notre marché Notre industrie Et qu'en réindustrialisant La France On permette Le retour à l'emploi A la croissance Et j'allais dire A un cycle vertueux De l'économie Ce que nous n'avons plus Depuis maintenant 20 ans
Et sur la question Justement de la consommation Des prix On la prend à l'instant Et on le dit dans l'oreillette Le chiffre vient de tomber Plus forte chute De la consommation Des ménages 2,8% de chute Au mois d'octobre Les ménages Qui freinent Leur consommation Pour vous C'est une réalité Que vous ressentez A Perpignan Que vous disent
Les habitants Bien sûr Les gens à petit salaire Aujourd'hui Restreignent leur consommation Et ils restreignent Sur des produits Malheureusement Soit d'hygiène Soit de consommation Alimentaire On voit bien Ils se privent Ils se privent Pour leurs enfants Ils se privent Pour qu'ils aillent à l'école Et c'est inadmissible A côté de cela La spéculation Fait que Certains Aujourd'hui S'en mettent Plein les poches Sur le dos De ceux qui n'ont rien La spéculation
C'est qui certains ?
Sur l'énergie On voit bien Les grands groupes Pétroliers Ou gaziers Vous seriez pour
Taxer les surprofits
Ah oui C'est clairement Parce que je pense Qu'aujourd'hui Dans le monde Dans lequel nous vivons On ne peut pas voir Autant de gens pauvres Et face à cela Des gens qui sont De plus en plus riches Et ce système-là Finira par exploser Alors on veut quoi ?
Vous ressentez une forme de colère Vous la voyez monter ?
Je la vois monter Très sérieusement On avait vu pour l'histoire Des portiques Souvenez-vous L'affaire des bonnets rouges En Bretagne On a vu l'histoire Des gilets jaunes Dû à l'augmentation Des prix de l'essence Au moment où on a des gilets jaunes Là on sent bien Qu'on arrive au bout Et qu'un rien Une étincelle Pour émettre le feu aux poudres Et un certain nombre De mesures du gouvernement On va voir Sur le pouvoir d'achat Qui ont été prises Si elles ne donnent pas Les résultats escomptés Et bien je pense Qu'il y aura du monde dans la rue
2,8% donc De chute De la consommation Des ménages En revanche L'inflation est stable En novembre Par rapport à octobre L'étincelle Ça pourrait être La réforme des retraites ?
Clairement oui Parce qu'une majorité De français n'en veut pas Et on va vers Un système de retraite A 65 ans Qui est une réforme Paramétrique C'est-à-dire On applique des taux Et des barèmes Et on dit aux gens Vous travaillerez plus Et donc on sauvera Le système de retraite Mais on ne tient pas compte Du reste, on ne tient pas compte De la pénibilité Il y a des métiers Où vous ne pouvez pas Travailler jusqu'à 65 ans Est-ce que sur un chantier Quand vous êtes Vous soulevez des sacs de béton Toute votre vie Vous allez aller jusqu'à 65 ans ? Mais d'accord Mais personne ne le fait
Pénibilité, pénibilité Mais le gouvernement dit Mais le gouvernement dit On en tiendra compte C'est-à-dire dans le contenu De cette loi Disent-ils Il y aura des critères De pénibilité
Pour l'instant C'est 65 ans Qui s'additionneront A la réforme touraine Et les 42 ans D'annuité Voilà Pour l'instant c'est ça Le reste On n'en sait rien Et on sait très bien Qu'avec M. Macron Et sans gouvernement En général Les effets d'annonce Se réalisent Dans les lois Mais qu'en revanche Tout ce qui concerne La défense Des conditions de travail Notamment Et des petits retraités Le compte n'y est pas Donc on verra bien Au moment Où le projet de loi Sera déposé Si ce que vous êtes En train de me dire Se réalise Mais pour l'instant Personne ne voit Le début d'un commencement Vous au gouvernement
Vous ne toucheriez pas A la réforme Vous n'iriez ni dans un sens Si vous ne feriez rien
Marine Le Pen A la présidentielle L'avait défendu Si vous travaillez Avant 20 ans Et bien c'est 40 ans 60 ans Si en général Des métiers pénibles Où heureusement Que vous pouvez arrêter A 60 ans Parce qu'au-delà Ce n'est pas raisonnable Du tout Et puis ensuite C'est J'allais dire Dégressivement En fonction des années Travaillées Et au-delà C'est 62 ans Et 42 ans Pardon D'annuité Voilà
Louis Alliot Elisabeth Bornier Lance un appel solennel A porter le masque Est-ce que vous relérez Cet appel ?
Enfin C'est l'éternel On voit qu'il levait les yeux Au ciel Oui parce que Alors au début Il ne fallait pas de masque Ça ne servait à rien Maintenant il faut des masques Tout le temps Et les gens Qui doivent se protéger Oui il faut qu'ils se protègent C'est-à-dire Les personnes vulnérables Les personnes âgées Les personnes malades
Oui mais il faut aussi protéger les autres C'est-à-dire ceux qui sont en bonne santé Peuvent penser aussi A ceux qui sont les plus vulnérables
Dans un certain nombre de transports en commun bondés Peut-être certains le feront Mais moi je ne suis pas pour les applications strictes Parce qu'on en est arrivé à des aberrations Et puis surtout Les gens n'y croient plus A force de raconter
Oui mais forcément A force de vous entendre Vous qui dites Le masque On n'est pas sûr que ça serve Oui les gens n'y croient plus Mais c'est le gouvernement qui a menti Vous ne pouvez pas dire aujourd'hui Que le masque ne sert à rien
Oui il sert à celles et ceux Qui doivent se protéger Mais masquer tout le monde en France aujourd'hui Je pense que ça ne servirait à rien Se protéger soi-même
Mais protéger aussi les autres Non ?
Mais est-ce que quand on a masqué tout le monde Lors des confinements Qui n'étaient pas des confinements total On a pour autant arrêté les contaminations On a vu que non Arrêter non, freiner sans doute Oui d'accord Mais voilà On va avoir un pic
C'est déjà pas mal de freinés
Oui mais nous allons de pic en pic On le sait De saison en saison On le sait Comme la grippe et comme d'autres choses Il faut s'habituer Il faut vivre avec On ne va pas chaque fois faire De la peur Une politique d'Etat Le problème il est là
Pour vous c'est une forme de peur A la fois sur l'électricité Sur le Covid
Mais la ZFE C'est de la peur On leur dit attention La santé publique Il y a des gens qui meurent De la pollution Il faut faire des ZFE Attention il faut mettre des masques Vous allez attraper ça Oui très certainement Ça fait aussi partie de la vie De ces choses-là Et pour les gens vulnérables Ça fait partie du rôle des politiques De protéger Oui mais on le fera On l'a fait Moi en tant que maire J'ai fait mon centre de vaccination Que l'Etat ne nous a toujours pas Remboursé d'ailleurs On a mis des zones en centre-ville Au moment des pics Les plus importants Mais finalement Ça a servi à quoi ?
Ça n'a pas servi à grand chose On aurait mieux fait De réouvrir les musées De réouvrir les théâtres Plutôt que les supermarchés Qu'il fallait laisser ouverts Évidemment Et vous auriez vu Que vous n'auriez pas eu Des chiffres pires Que ceux qu'on a connus
Louis Alliot Vous avez vu que le jeu Antifa Qui avait été d'abord retiré Des rayons de la FNAC A été remis dans les rayons de la FNAC Ce jeu Antifa Jeu contre l'extrême droite A vous de jouer Voilà le sous-titre de ce jeu Une bande néo-nazis S'implante dans votre région Votre ville tombe aux mains De l'extrême droite Venez donc jouer Et passer à l'action J'imagine que vous ne l'achèteriez pas ce jeu ?
Je ne l'achèterai pas Et j'invite le consommateur A être responsable Et à ne plus fréquenter Un certain nombre d'enseignes Qui distribuent ce jeu Il faut être responsable dans la vie Voilà si la FNAC l'a enlevé C'est qu'elle avait de bonnes raisons de le faire Puis elle a subi une pression Sûrement des syndicats A l'intérieur de la FNAC Elle le remet Eh bien les consommateurs Ne sont pas obligés D'aller acheter à la FNAC Un certain nombre de produits En tout cas ceux qui
Vous appelez au boycott de la FNAC
Oui mais voilà Moi je n'irai pas à la FNAC Tant que ce jeu sera dans les rayons Et pourtant je suis un client de la FNAC Mais là pour le coup Ils ont perdu un client
Donc il y a une FNAC À Perpignan Vous n'irai plus
Moi je n'irai plus
Vous n'irai plus Et vous invitez Tous ceux qui vous entendent
Ça s'arrête où là Ce genre de jeu Qui appelle à la violence Vous parlez de l'extrême droite Mais pas que de l'extrême droite Qui appelle à la violence Contre la police Contre la police républicaine Contre l'État Ces gens là sont des antifas Ils veulent mettre à bas l'État Ce sont pour la plupart des gens Qui ont la violence Comme politique et comme action Et c'est donc La promotion qui est faite aujourd'hui Par un groupe comme la FNAC Eh bien écoutez Ils en prennent la responsabilité Le consommateur Lui a la responsabilité De combattre cela
Louis Alliot Vice-président du Rassemblement National Maire de Perpignan Merci d'être venu Dans ce studio Il est 8h53 Sur AMC BFM TV
Louis Aliot