EN DIRECT - François Ruffin est l'invité du Face à Face de Marie Chantrait
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Le face-face [musique] avec Marie Chanty aujourd'hui. Marie, qui est votre invité ce matin ? Alors que les chiffres de la croissance sont nuls, que l'inflation repart à la hausse, les Français sont très inquiets.
Quelle réponse d'une partie de la gauche ? François Ruffin est mon invité ce matin. C'était votre rendez-vous avec Adadio Adadio numéro 1 des apparts hôtel en Europe.
C'était votre rendez-vous [musique] avec parasolpro.com. Des parasoles de qualité, design et robuste.
Pour les professionnels et les particuliers, parasolpro.com. C'était le rendez-vous de l'écho avec la Skoda Octavia.
Une valeur sûre pour votre quotidien. [musique] Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour François Ruffin et merci d'avoir accepté notre invitation.
Je le rappelle, vous êtes député Picardi debout de la Somme à l'Assemblée nationale, candidat également à l'élection présidentielle. dans le cadre d'une primaire. Quelle primaire parle-ton vraiment ?
On en parlera ensemble. Merci d'être là. Oui.
En ce 1er mai, en ce 1er mai, fait du travail. Et une fois n'est pas coutume, François Ruffin en ce face- à face, j'ai un petit cadeau pour vous. Un petit cadeau pour vous.
Des brins de muguet comme c'est la tradition. quelques brins de muguet que je vous offre donc ce matin que vous acceptez avec plaisir même si je vous dis que ce matin je l'ai acheté ça chez un fleuriste me doute que c'est la question que vous alliez me posé moi je vous trouvez si prévisible oui je les ai acheté chez un peuiste qui a pu ouvrir aujourd'hui et dont la patronne s'est dit particulièrement satisfaite de pouvoir vendre son muguet avec ses salariés est-ce que vous dites bravo je dis moi la société elle a besoin de de rit elle a besoin de tradition et moi je suis partisan de tradition le 11 novembre et le 8 on célèbre nos anciens combattants ou on se repose le dimanche ou et bien le 1er mai c'est un jour chaumé et on manifeste pour le travail. Mais vous dites quoi à cette fleuriste justement qui disait "Bah moi ce matin en effet je suis contente de pouvoir vendre mes brins de guguet et mes fleurs." Si elle elle travaille c'est son droit en revanche normalement les salariés eux ne doivent pas travailler le 1er mai.
Mais sa salarié était volontaire sa salarié est payé double. En tout cas c'est ce qu'elle m'a dit sur ce principe là. C'est ce qu'on a dit pour le travail du dimanche et puis finalement ça s'est normalisé.
Mais vous savez aujourd'hui la grande question du travail c'est pas ça. D'accord ? Je je suis pas d'accord avec cette évolution.
Je pense qu'on a on a besoin de rit, on a besoin de tradition de notre pays. Mais vous avez eu en une semaine quatre jeunes, quatre mineurs qui sont morts soit en apprentissage soit en stage. Ça veut dire qu'en ce moment il y a quatre pères quatre mères qui pleurent leurs enfants.
Effectivement, des drames personnels terribles et et c'est 1000 morts par an en France. Nous sommes la médaille d'or en Europe pour le nombre d'accidents du travail. Mais c'est pas tout.
Nous avons doublé, nous sommes au-delà des 100000 personnes qui chaque année sont exclus du travail par inaptitude, c'est-à-dire broyer physiquement ou psychiquement. Vous avez une multiplication des burnouts dans notre pays. C'est une épidémie.
Tous les épidémiologistes le reconnaissent. En nous disant ça ce matin, juste François RF, vous nous dites quoi ? Que le travail le 1er mai autoriser certains commerces à ouvert, c'est le petit bout de la lornière.
Oui, tout à fait. Là, on doit on doit se demander, vous savez, le travail est le socle de notre société. Depuis 40 ans, ce travail est maltraité, il est méprisé, il est dévalorisé.
Mais quand 74 % des Français se disent favorables à l'ouverture le 1er mai, vous je vous dis, je vous dis mon opposition, mais je vous demande madame Chan de prendre, on est le jour de de la fête des travailleurs, on est le jour du du droit du travail. Je vous demande ce jour-là de prendre en considération que le travail dans notre pays va très mal. Mais du coup, ce sont pas seulement les travailleurs eux-mêmes qui vont mal où on a un taux de stress au travail qui est quatre fois supérieur à nos voisins allemands, des burnout en série.
Mais du coup, c'est en vérité tous nos services qui vont mal. Ça va mal dans les usines, ça va mal à l'hôpital, ça va mal dans l'éducation nationale. Et donc je viens dire moi et que fait le gouvernement, il vient supprimer des sécurités pour les les travailleurs, pour les salariés.
Il a supprimé le comédité d'hygiène et de sécurité sur les conditions de travail et ça vous le dénoncez. Bien sûr, je le je dénonce ça avec force parce que le travail est le socle de notre société. Mais quand des apprentis et encore une fois, vous avez raison de le souligner, décède.
Ce sont des drames personnels, ce sont des drames indignes. Ça ça on est bien d'accord sur ce point. Mais est-ce que le gouvernement peut être pointé du doigt ?
Il peut pas être responsable de Oui, c'est un choix qui est fait par nos dirigeants politiques et économiques depuis 40 ans maintenant et qui s'est accru sur Emmanuel Macron de considérer le travail comme une variable d'ajustement et d'en supprimer les sécurités. Voilà. Et ne serait-ce que ça, vous savez, je vous dis épidémie de burnout partout.
Euh, j'étais avec des femmes de ménage à Vezoule, non seulement elles ont mal aux bras, elles ont mal euh euh au dos, mais en plus du jour au lendemain, on leur dit "Vous irez travailler à Besançon. 1 heure de route à l'allée, 1 heure d' route au retour." Qu'est-ce que ça fait ?
Imposer. Imposer imposé. Ça leur fait péter un câble.
Nous, on est là. Elles disent nous, on est là depuis 11 ans, on est là depuis 18 ans, ça les fait craquer. C'est comme ça.
Maintenant, il y a plein de gens en burnout. Qu'est-ce qu'on fait face à ça ? Est-ce qu'on laisse faire ?
C'est ce que fait le gouvernement ou est-ce qu'on dit comme je le dis broyeur payeur ? Vous savez Gabriel Atal avait dit à propos des carreaux euh tu casses, tu répares, tu payes. Et ben pourquoi ce qui est vrai pour un carreau l'est pas pour l'humain ?
On a des entreprises aujourd'hui qui produisent du burnout en série. C'est tu casses de l'humain, tu répares l'humain et tu payes pour l'humain. Tu répares en notamment les payant mieux.
C'est un des actes de votre de votre campagne pour la présidentielle. On en reparlera avec vos propositions que vous faites. D'ailleurs, vous parlez de Gabriel Atal, il le dit d'ailleurs dans le Figaro, il présente ses ses propositions économiques avec cette formule.
Le droit au travail mais finalement le faciliter, c'est-à-dire que oui au droit du travail mais le faciliter dans ses règles et dans ses normes. Est-ce que est-ce que vous pensez là-dessus que ça va dans le bon sens ? Il a un air jeune Gabriel Atal mais en vérité il vient raconter ce qui se rappelle raconte depuis 40 ans ce que on racontait Satcher et Rean dans les années 80 ce qu'on a mis en œuvre depuis est-ce que Emmanuel Macron a fait quand il était au ministère de l'économie c'était les lois de travail ce qu'il a fait encore quand il était président de la République c'est un mes propositions c'est une rupture avec ça c'est une rupture c'est une rupture avec le considérer que le travail soit un coût le travail est pour notre société un atout ce n'est pas un coût Donc il faut cesser de le mépriser, cesser de le dévaloriser et donc en effet il faut, vous savez le SMIC en France c'est le pays d'Europe où il a le moins augmenté ces 10 dernières années.
Il va être valorisé normalement au mois de juin. Si l'inflation se confirme un peu plus de il va suivre l'inflation, c'est pas suffisant. Vous savez la semaine dernière la semaine dernière j'étais à Poitier avec des soignantes en ÉPAD.
Elle touche 1700 € alors qu'elle s'occupe des personnes âgées. Elle s'efforce de leur donner de la tendresse. Euh même si l'ascenseur est en panne, elle court dans les escaliers. et à la fin c'est 1700 €.
Qu'est-ce qu'elle raconte ? On prend des marques éco au supermarché. Bien sûr, on n'ira pas aux vacances, on fera pas de resto, pas de McDo, mais elles se sont habitué à sauter des repas.
Elles ne prennent plus le petit-déjeuner. Donc aujourd'hui, vivre avec le SMIC dans notre pays, essayer et que le travail paye mieux, même si vous en imposant possiblement un SMIC à 1700 € net, certaines petites entreprises, certains petits patrons ne pourront pas se le permettre. C'est ça aussi peut-être une forme de double peine.
La double peine aujourd'hui et je l'entends très bien, mais c'est qu'on a des petites entreprises qui paye plus d'impôts que les grosses, qui reçoivent moins d'aide que les grosses alors que ces 10 dernières années, elles ont créé près de 300000 emplois. Et vous avez des grosses entreprises qui payent moins d'impôts, qui reçoivent plus d'aide et qui ces dernières années ont supprimé 300000 emplois. François Ruffin, parlons des grosses entreprises parce que le temps file et j'ai vraiment envie de vous interroger sur de nombreux sujets.
Des grosses entreprises, c'est Total énergie. Total énergie cette semaine qui a dévoilé ses résultats. Ce mercredi, le géant français des hydrocarbur a publié un bénéfice net de près de 6 milliards de dollars, soit environ 5 milliards d'euros en hausse de 51 % sur 1 an.
Est-ce que vous dites, comme le premier secrétaire du Parti socialiste, qu'il y a une forme d'indesscence dans ces chiffres ? Vous savez 5 milliards d'euros, c'est euh le ce qu'a reçu l'État quand on a privatisé cette entreprise-là aquit total. H et donc c'est en en un trimestre, ils font le bénéfice de ce qu'on a retiré de la vente de ça, de cette ce qui était un joyau pour l'État français.
Donc évidemment, mais c'est indécent, mais surtout à quoi ça sert ? Ils sont très fiers d' dire dans leur communiqué, voilà, nous sommes l'entreprise pétrolière qui va le plus augmenter ses dividendes pour les actionnaires. Et ils ajoute cette année, il y aura 1,5 milliards d'euros de rachat d'action.
C'est pas cette année, c'est ce trimestre. Qu'est-ce que c'est que les rachats d'action ? C'est utiliser l'argent pour supprimer du capital, pour faire monter l'action.
Donc c'est-à-dire que ces 6 milliards d'euros-là, ils pourraient être utilisés allez pour euh sortir des énergies fossiles pour investir pour l'avenir. Mais c'est ce que lui demande en partie le gouvernement. Si si si je vous écoute, Sébastien Lecornu a dit il faut que ces ces super profits soient redistribués d'une manière ou d'une autre.
Une forme d'injonction. Et c'est ce que demande, vous savez, on a passé des années à avoir Bruno Lemire demande, Bruno Lemire demande, Bruno le maire demande. Là, il s'agit de de d'agir.
Là, c'est Sébastien Lecu demande. Sébastien le demand on a Sébastien qui demande. J'y crois pas.
Vous savez ce que ça dit tout ça ? Il y a une phrase dans les échos, le journal de mon ami Bernard Arnaud qui disait le dividend des rois. Voilà qui règne aujourd'hui sur le pays.
En vérité, on a un travail, on a une société qui est organisée à destination des financiers. Vous voterez donc la proposition de loi déposée par euh vos collègues socialistes encore une fois euh pour viser ces super profits. Euh ça va dans le bon sens selon vous ?
Je la voterai sans difficulté. Maintenant, il y a d'autres choses à faire en matière d'énergie. Il y a la et même sur tout le reste parce que l'inflation ça va pas rester là.
Ça va aller sur l'alimentation. Il y a quelque chose qui a existé pendant des décennies qui a fait notre prospérité. Ça s'appelait le contrôle des prix et des marges.
Ça existait jusqu'en 1986. Ça a marché. Il y avait des inspecteurs qui allaient vérifier qu'il y avait pas trop de profit qui étaient fait à la fois sur le pain ou sur les centres.
Ça a été mis en place par le gouvernement. Il y a eu des contrôles fait dans certaines stations services. Non, il y a eu de de vagues contrôles qui ont été faits mais ce n'est pas un contrôle organisé dans la durée des prix et des marges et sur tous les produits qui sont aujourd'hui mais est-ce que vous pouvez dire que Total aujourd'hui est un fleuron de notre industrie française ?
Quand vous entendez certains responsables politiques dire "Arrêtons le total bashing", ça suffit. Ça reste aussi une entreprise française dont on doit être fier. Euh c'est une forme de réalité aussi qui fait prospérer la France aussi à l'international.
J'étais fier si cette entreprise là elle servait si elle servait à la fois les salariés mais aussi par exemple vous savez dans vous allez dans une pompe à essence il y a marqué total partout il y a total sur la veste il y a total sur la pompe il y a total tout ça. Vous interrogez la personne qui fait le service elle elle est pas totale elle est franchisée. On la paye 1300 € en dessous du SMIC parce qu'on lui demande de faire un temps partiel.
Donc quand on on fait des bénéfices aussi gigantesques que ça, on a du respect. On a du respect pour la nature aussi. On a du respect pour l'avenir et on investit.
Vous savez Éric Lombard, ministre de l'économie qui est ancien de Mac qui disait qui était un banquier disait voilà quand j'ai commencé comme banquier le temps de taux de rentabilité exigé des actionnaires c'était 7 à 8 % maintenant c'est 15 %. Résultats, on peut pas donner au salaire. Résultat, on peut pas investir pour l'avenir et en particulier sur la transition écologique.
Juste sur ces actionnaires, une courte parenthèse 650000 chez Total euh sur la peut-être la caricature qui est fait de l'actionnaire, il y a des des milliers de tout petits actionnaires euh des particuliers. C'est absolument faux. Madame, moi j'entendais j'entendais des témoignages des particuliers fonctionnaires qui ont pu investir quelques centaines d'euros.
Certes, ils retrouvent des dividendes, mais encore une fois, on n' pas peut-être à les pointer du doigt. les 8 96 96 % des dividendes vont pour le pourcent qui est le plus élevé pour le pourcent du haut. Voilà, on a quand on participe à des assemblées générales d'actionnaires et ça m'arrive les votes, ils sont à 97 98 99 % et ils sont concentrés.
En vérité, le capital est hyper concentré aujourd'hui entre quelques mois. François Ruffin, les perspectives restent sombres. Le cours du baril du Bren selon certains experts pourraient exploser attendre les 150 dollars si le D3 d'ormous restait bloqué. des Français selon un sondage élèable qui disent s'attendent à ce que le président américain frappe de nouveau que et bien concernant la guerre au Moyen-Orient, l'inquiétude est à 87 % chez nos compatriotes et puis des chiffres, une inflation à plus de de 2 %.
Vous pensez qu'une colère sociale ou vous la souhaitez d'ailleurs s'exprime dans la rue ? Une manifestation doit avoir lieu demain. Est-ce que vous sentez ça ?
Je souhaite que les personnes passent d'une colère froide à un espoir chaud, hein. Maisoir s'explique mais là, on est plutôt dans des temps de résignation, d'abattement. Donc, je souhaiterais qu'on sorte de ça.
Mais au-delà de ça, ce qu'on doit venir dire nous, c'est que il y a la possibilité d'avoir une protection évidemment, d'avoir une protection militaire pour qu'on soit pas on n'est pas de danger, mais aussi d'avoir une protection sur le travail des gens, une protection sur les prix, une protection sur leur salaire. Mais mais vous êtes entier comme la majorité des Français. Un sénateur socialiste disait "Notre pays est au bord d'une nouvelle explosion sociale.
Le mouvement des gilets jaunes est né dans une station service." C'était il y a 48 heures. Voilà ce qui déclara.
Est-ce que vous êtes d'accord avec ce diagnostic ? Est-ce que vous sentez vous êtes dans des meetings, vous étiez à Lyon, vous êtes au contact de la population, est-ce que vous sentez cette colère monter ? Je Il y a une colère qui monte mais c'est une colère froide.
Mais moi je viens dire je viens dire madame chantré je viens dire nous il y a des solutions qui existent si jamais on veut le faire si on veut pas laisser faire le marché la crise Covid la guerre en Ukraine a fait que l'inflation est venue arracher du pouvoir d'achat aux gens c'est pas une fatalité vous remettez l'indexation des salaires surflation qui a existé jusqu'en 1983 qui a été très utile pendant les tres glorieuses. Vous remettez ça. Les Français, c'est pas eux qui payent le fait qu'il y ait de l'inflation.
Ça ça grimpe avec l'inflation. Et je vous le redis, ça existait pendant des décennies où on a eu de la prospérité. Donc maintenant, il y a un choix, en fait, le grand choix pour 2027 pour moi, il est celui-là.
Est-ce qu'on laisse faire le marché ou bien est-ce qu'il y a des secteurs où il y a pas de marché ? Nos enfants sur les crèches, nos personnes âgées sur les épades et il y a des secteurs où le marché il est régulé sur le logement, sur l'énergie, sur les questions qui sont essentielles pour les Français. Et ce ser thématiques principales de de votre campagne et on a pour l'instant des dirigeants qui décident de laisser faire le marché.
Bah c'est ça produit une très grande instabilité. À ce moment de l'interview, j'aimerais revenir sur des propos que vous avez tenu cette semaine, François Ruffin, qui ont suscité un un tolet chez vos ex-amis de la France insoumise à l'occasion évidemment des des propos du président de la République sur ses travailleurs étrangers. Il parlait de médecin notamment venant de l' hors de l'Union européenne.
Vous avez pointé du doigt les dangers d'un recours excessif à une main d'œuvre étrangère. La France, dites-vous, ne doit pas faire appel à des médecins algériens, tunisiens, roumains. Elle doit avoir ses médecins.
Et la France insoumise d'embrayer, je le cite, "Ruefin troque le rouge pour le brun en divisant les travailleurs. Le souverainisme, le chaisme mène fatalement à une politique xénophobe digne du RN." Voilà comment on parle de vous chez vos ex-amis.
D'abord, je veux remercier les médecins, les médecins roumains, les médecins tunisiens, les médecins algériens qui font le travail de soins au plus près des Français et souvent dans nos campagnes, dans les endroits les plus reculés. Donc merci à vous. Maintenant, est-ce que je considère comme normal que la France ne forme pas ses propres médecins, que la France aille quelque part piller des talents sur lequels des gouvernements à l'étranger ont investi et argent ?
Non, je trouve pas ça normal. Je souhaite que tous les gens qui sont dans notre pays, qu'ils aient des papiers ou qu'ils aient pas de papiers, puissent être accueillis comme il faut, qu'il puissent être accueilli comme il faut sur évidemment le logement, sur la langue, sur l'école pour leurs enfants et sur le travail. Aujourd'hui, c'est il y a c'est complètement désordonné, c'est complètement désorganisé.
Donc je dis que je veux l'accueil plein et entier pour les personnes qui se trouvent sur le territoire français mais non à une émigration excessive pour le travail. Je refuse le le plan d'importation massive de main d'œuvre étrangère sur les services que programme par exemple le MEDF puisqu'il dit voilà il nous faut 5 plus de 5 millions de travailleurs étrangers et là-dessus il nous faut il en aura 1,5 million naturellement il nous faut on en faut quoi François Rfin la gauche sur ce point-là a été quoi trop naïf ces dernières années parce que vous comprenez que ça puisse chez vos amis de des insoumis heurter ou en tout cas surprendre mais Je je le dis parce que je le dis parce que vous savez mon attachement au métier de service auxiliaire de vie femme de ménage et je vois bien comment les les le patronat des ÉPADES il réclame de la main d'œuvre subsaharienne pour venir sur ces métiers là. Je dis non construisons pour ces métiersl statut est revenu.
Mais en fait je m'inscris dans une grande tradition vous savez madame Chantré qui disait ce que nous voulons pas c'est que le capital international aille chercher la main d'œuvre sur les marchés où elle est la plus avis humilié dépréciée pour la jeter sans contrôle et sans réglementation sur le marché français. C'est Jean Jor, un grand homme de gauche. Ouais.
Qui disait "Nous ne pouvons admettre une immigration qui viendrait aggraver la crise du travail." C'est Léon Bloom qui disait, là c'est beaucoup plus récent, nous disons "Honte à ceux qui organisent l'immigration par les traités de libre échange et qui l'utilisent pour faire pression sur les salaires et les acquis sociaux." Un certain Jean-Luc Mélenchon.
C'était Jean-Luc Mélenchon en 2018. Donc je m'inscris dans une tradition qui estime que tout le monde a sa place. Tous ceux qui sont sur le territoire français ont leur place, doivent pouvoir travailler à la fois pour eux-mêmes et pour produire pour notre pays, mais que on doit pas aller chercher les talents à l'étranger pour les utiliser chez nous.
Et le fait que devant une circonscription à la dernière élection vous ayez élu face une candidatraine à très peu devoir finalement ça s jouer à rien n'explique pas aussi je ne parle pas de changement de pied c'est sans doute très cohérent avec ce que vous avez déjà dit mais [grognement] avec quelque chose qui va peut-être à l'encontre de ce que dis ça n'a rien à voir avec ça madame chantré c'est c'est une conviction j'ai eu l'avantage que j'ai eu c'est que j'ai eu 20 ans avant d'entrer en politique j'ai eu 20 ans pour murrir ma pensée j'ai eu 20 ans pour faire des reportages. J'ai eu 20 ans pour circuler avec des camionneurs et voir les dégâts du cabotage fait par les camionneurs des pays de l'Est. J'ai eu 20 ans pour voir le travailleur les travailleurs détachés dans le bâtiment.
J'ai eu 20 ans pour assister à tout ça. J'ai eu 20 ans pour écrire des livres et me forger une pensée que je n'improvise pas du jour au lendemain ou en fonction des circonstances électorales. 20 ans 20 ans qui pour ces dernières secondes d'interview vous amèneront donc à la une candidature pour la présidentielle.
és représent primaire ou pas primaire, vous irez quand même s'il y a une primaire, j'en serai, je la souhaite, je la réclame de tous mes vœux. Maintenant, j'y vais. Nous avons recueilli 100000 signatures en 15 jours au début de l'année sur nous présidents et nous avons rassemblé plus de 2000 personnes 2500 personnes à Lyon la semaine dernière et nous nous dirons maintenant vers les 500 m.
François Ruffin, merci beaucoup d'avoir été notre invité ce matin et très bon 1er mai. Vous allez donc défiler dans les cortèges parisiens. On vous verra cet après-midi sur l'antenne de BFM TV.
Merci à vous. Il est 8h47 et vous êtes sur BFM et RMC. Et en ce 1er mai, François Ruffin a rappelé qu'il n'était pas favorable à l'ouverture des magasins.
On pense aux fleuristes, on pense aux boulangers qui se retrouvent aujourd'hui dans une situation un peu floue puisque certains ont ouvert, font travailler leur salariés sur la base du volontariat. Euh mais tout ça n'a pas été euh totalement euh encadré par euh par la loi. H François Ruffin qui notait également euh que la colère montée chez les Français, tout ça apporté par les prix évidemment euh du euh du carburant, les prix de l'énergie qui ne cessent de de s'envoler.
Euh François Ruffin qui est favorable à la taxation des super profits de Total. Total qui fait une opération aujourd'hui pour essayer peut-être de sous la pression du gouvernement Gaetan qui fait une opération dans les stations. C'est le prix du gazol qui est maintenu à la baisse.
Ça remontera lundi. Écoutez, c'est Oui, c'est très très compliqué. Oui, mais on n pas le choix.
Du coup, il faut faire le plein. Ça reste quand même un tarif un peu exorbitant. Euh hélas la crise est là et tout le monde les petits, les grands, tout le monde le subit quoi.
C'est très très difficile encore. Bon, nous on a des avantages. C'est des cartes c'est des cartes de la société, de l'entreprise qui nous payent.
Mais bon, comme ça ça sera de ma poche, c'est que c'est clair que ça ça posera de vrais problèmes. Voilà, Rou pendant les points les points du mois de mai, le slamplomb reste à 1,99 et le gazol passe de 2,25 à 209. On a une question sur le WhatsApp de la matinale de BFM TV pour Gaetane Mélin qui voilà, c'est Éric qui nous dit "Vouloir développer l'électricité pour les voitures, c'est très bien mais avec le parc actuel, lors des grands départs, tous les points de recharge sur les autoroutes sont déjà complets.
Il faut attendre parfois longtemps. Que vont-ils mettre en place pour l'augmentation du parc ? Alors effectivement, c'est un peu euh difficile maintenant, mais c'est en cours de déploiement ce que l'on peut espérer, c'est que le nombre de bornes de recharge sur les autoroutes notamment et dans plus en plus en plus de villes Yeah.
François Ruffin