"Les Etats du Golfe ont un levier d'influence avec Trump qu'ils n'utilisent pas"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Il y a un détail qui est important, qui pourrait être important, mais qui malheureusement pour l'instant ne l'est pas, c'est que il y a pas il n'y a pas que la France qui annonce la la reconnaissance de la l'État palestinien. Cette initiative est portée par la France avec l'Arabie Saoudite. Donc ça pour parler de 15 États de 15 États européens, mais il y a l'Arabie Saoudite, il faut pas l'oublier.
C'est même pas elle elle suit pas. Elle est cette conférence sera coprésidée par Emmanuel Macron et Mohamed Melsamman si tout va bien. Encore une fois, moi je je reste très prudente.
Ça c'est hyper important. Ça pourrait être hyper important parce que l'Arabie Saoudite c'est quand même une puissance qui est très financièrement très riche et on sait que Donald Trump la seule chose qui intéresse, c'est le business. On a parlé tout à l'heure des accords d'Abraham.
Donald Trump rêverait dans dans son monde idéal de de de relancer ses accords d'Abraham avec l'Arabie Saoudite et de faire plein de business avec tous les États du golf. Donc les États du golfe ont potentiellement un levier euh de de d'influence sur Donald Trump. Mais ce levier, malheureusement, il ne l'utilise pas parce que et je pense qu'ils se ils sont très frileux vis-à-vis des États-Unis.
Ils n'ont pas envie de perdre euh le lien avec les États-Unis. Mais on a bien vu avec la frappe sur DOA, le le la réunion du sommet euh des États-rabes euh hier euh qui ont qui a abouti sur une déclaration qui avait l'air très virulente sur Israël, mais c'était que des mots euh derrière, il y a pas de geste pour l'instant mais potentiellement les États arabes si vraiment on arrivait enfin on quand je dis on c'est la France et les et les pays d'Europe arriv à embarquer les États du golfe avec tous les États d'Europe, ça pourrait avoir mais On voit bien que pour l'instant tout le monde reste très très frileux et même les sanctions, vous parliez de sanctions. La semaine dernière, Rurciola Vanerleyen, la présidente de la Commission européenne a annoncé qu'elle voulait renforcer les sanctions contre Israël.
Ça va être débattu, je crois, demain. Beaucoup d'États européens y sont favorables. Malheureusement, il reste des pays comme la Hongrie qui qui apportent leur véau.
Donc vous voyez, il y a potentiellement moyen de faire pression mais c'est très difficile.
Jean-Pierre Bataille