Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
ChroniqueINA Actu· 22 septembre 2025 9 minActualité / polémiqueEurope & internationalSécuritéInstitutions & élections

Il est le seul président français à s'être rendu à Gaza

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:30Fait
    « Il organise sur les territoires qu'il a pris l'occupation qui ne peut aller sans oppression, répression, expulsion et il s'y manifeste contre lui la résistance qu'à son tour, il qualifie de terrorisme. »
  • 5:30Fait
    « Il consacre une partie de son allocution au sort à réserver aux Palestiniens. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Pourquoi la visite de Jacques Chirac en Israël et dans les territoires palestiniens en 1996 est-elle historique ? On vous raconte 19 octobre 1996, Jacques Chirac quitte la France direction le proche Orient pour une visite qui s'annonce chargée. Au programme, après Damas et avant Beouh, une journée dans la vieille ville de Jérusalem et un passage éclair à Ramala en 6-Jordanie et à Gaza.

L'objectif ? le processus de paix entre israélien et palestinien qui est au point mort depuis quelques mois. Historiquement, la France défend une solution négociée pour que les Palestiniens puissent avoir des terres.

Malgré les liens très forts entre Israël et la France, les prédécesseurs du président de la République ont parfois critiqué les taille brun. Charles de Gaul, l'inspiration de Chirak s'gache en 1967 des conquêtes faites par les Israéliens pendant la guerre des 6 jours dont la bande de Gaza. Maintenant, il organise sur les territoires qu'il a pris l'occupation qui ne peut aller sans oppression, répression, expulsion et il s'y manifeste contre lui la résistance qu'à son tour, il qualifie de terrorisme.

Il est bien évident que le conflit n'est que suspendu et qu'il ne peut pas avoir de solution sauf par la voie internationale, mais un règlement dans cette voie. À moins que les Nations Unies ne désirent elles-mêmes leur propre charte. Un règlement doit avoir pour base l'évacuation des territoires qui ont été pris par la force, la fin de toute belle gérance et la reconnaissance de chacun des États en cause par tous les autres.

En 1982, François Mitteran est le premier président français à se rendre en Israël. Il prononce à cette occasion un discours face à la knéette, le parlement israélien. Il consacre une partie de son allocution au sort à réserver aux Palestiniens.

Pourquoi ai-je souhaité que les habitants arabes de Sordanie et de Gaza disposent d'une patrie parce qu'on ne peut demander à quiconque de renoncer à son identité, ni répondre à sa place à la question posée. Il appartient, je le redis aux Palestiniens comme aux autres de quelque origine qu'il soit de décider eux-mêmes de leur sort à l'unique condition qu'ils inscrivent leurs droits dans le respect du droit des autres, dans le respect de la loi internationale et dans le dialogue substitué à la violence. Mais ce discours n'est pas suivi d'effets concrets.

En 1993, l'espoir d'un accord de paix entre palestinien et israélien renaît. Les accords d'Oslo sont signés. Yasser Arafat, le président de l'Organisation de libération de la Palestine et Itsak Rabbin, le premier ministre israélien se sert la main.

L'OL et Israël se reconnaissent mutuellement. Une autorité palestinienne est créée et on croit le processus de paix sur de bon rail. Puis vint enfin le discours du premier ministre israélien.

Un discours au caractère émotionnel fort, un discours émouvant même. Il commence par cette phrase lourde de sens. Il il n'a pas été facile pour un ancien soldat comme moi, pour un ancien combattant d'arriver jusqu'ici, jusqu'à ce jour.

Et puis vient ce mot, ce mot plusieurs fois répété par le premier ministre israélien. Nous qui avons lutté contre vous les Palestiniens, nous vous disons aujourd'hui d'une voix claire et nette, assez de sang, assez de guerre, assez Mais en quelques mois, tout s'écroule. D'abord, le Premier ministre Itsain est assassiné le 4 novembre 1995 par un jeune extrémiste israélien au cours d'une manifestation en faveur de la paix à Tel Avive.

Ensuite, lors des élections législatives de 1996, le Likoud, parti de la droite israélienne, l'emporte et c'est Benjamin Netaniaahu, 47 ans, qui devient premier ministre. Et les journalistes se questionnent sur les conséquences de cette victoire. Est-ce que ça va changer beaucoup de choses vue d'Israël dans le processus de paix et les négociations avec les Palestiniens ?

Jean-Pierre, pour l'instant, on en est réduit à relire le programme de Benjamin Netaniaou. Ce programme prévoit, en ce qui concerne justement le dialogue avec les Palestiniens, pas de compromis territorial possible, pas de démantellement des colonies de peuplement, pas d'état palestinien bien évidemment, aucune négociation sur le futur statut de Jérusalem qui est derrière moi, notamment de la vieille ville alors que cette négociation a été prévue dans les accords d'Oslo et dans les accords de Washington. Jacques Chirac observe la situation avec attention et dans son message de félicitation au nouveau Premier ministre, il indique marqué son espoir que le processus de paix continue pour l'intérêt des pays de la région.

C'est donc une situation compliquée qui attend Jacques Chirac lorsqu'il se rend à Jérusalem pour visiter la vieille ville le 22 octobre 1996. Et la visite se passe mal. Les forces de sécurité israéliennes sont présentes en nombre et gênent les journalistes et le président de la République.

Celui-ci doit hausser le ton à deux reprises. Encore comme problème. Une protestation officielle. est aussitôt envoyé au premier ministre israélien.

Nouvel incident devant l'église Saintanne. Domaine national français. Des soldats israéliens ont pris place à l'intérieur.

Jacques Chirak refuse d'entrer. Après tergiversation, les Israéliens finissent par quitter les lieux. Le président peut alors rencontrer le patriarche Monseigneur Saba.

Je suis désolé attendre. Oh, je vous entend mais il y avait des hommes en armes qui étaient entrés ici. Ça ne pouvait pas accepter.

Le premier ministre israélien est obligé de présenter ses excuse à la fin de la journée. À l'hôtel King David, Benjamin Netanou présente ses excuses et met ses incidents sur le compte du perfectionnisme des services de sécurité depuis l'assassinat d'Itsakrabin il y a 1 an. Et lors de sa conférence de presse, il ajoute que ce n'était pas délibéré.

Cela partait d'une bonne intention pour préserver la sécurité d'un ami très cher. Je considère que après ce qui a été dit par le premier ministre, l'incident est clos. La séquence va faire le tour du monde.

Cet incident est très mal vécu par la presse israélienne. Pour la presse, ici, il n'y a pas de doute. Les relations franco-israéliennes sont entrées dans une zone de turbulence.

Les éditorialistes soullignent que la visite de Jacques Chirac est plus dirigée vers les pays arabes et que la France poursuit sa politique au détriment d'Israël pour renforcer sa position au proche Orient. Le lendemain Jacques Chirac prononce un discours au conseil législatif palestinien une institution nouvellement élue prévue par les accords d'Oslot. Cher docteur Chirac, je l'appelle docteur car il m'a dit en cas de crise appelez toujours le docteur Chiraak.

Alors une fois encore, le docteur Chirac délivre son ordonnance. Création de l'État palestinien, sécurité pour Israël et pragmatisme pour tout le monde. Le temps joue contre la paix, donc contre les deux peuples palestiniens et israéliens qui désirent pareillement la paix.

Chaque nouvel affrontement montre le danger mortel de l'immobilisme. Et je suis venu ici avec le sentiment de l'urgence. Dès à présent, il faut que s'arrête la colonisation dont la poursuite pèse gravement sur les chances d'une coexistence harmonieuse entre israélien et palestiniens.

Le président est porté en triomphe à Ramala en 6 et à Gaza où il passe quelques heures. Il est d'ailleurs le seul président français en exercice à s'être rendu à Gaza. Tout au long du chemin jusqu'à Ramala, ils sont là par milliers pour créer leur espoir dans la France qui les aide à construire leur état.

France, Palestine. Je suis très heureuse parmi d'être ici pour voir le président et j'espère aussi que la processus de paix va être vraiment bien rallancé par le prest. Puis le président de la République s'est envolé à Gaza et là, dernier symbole de sa visite en Palestine, il a inauguré la rue Charles de Gaul. [Applaudissements] Les tentatives de relance du processus de paix Jacques Chirac échouent.

La faute a un climat défavorable. Plusieurs attentat suicide faisant des dizaines de morts sont commis par le Hamas et le premier ministre israélien refuse la fin des installations de Colomb en 6 Jordanie. Les accords d'Osloot ne seront donc jamais totalement appliqués et le processus de paix se fige à nouveau.

Mais ce discours de Jacques Chirac à Ramala reste dans l'histoire et accorde au président de la République une grande popularité dans les pays arabes du proche Orient. Une rue de Ramala sera baptisée à son nom en 2007.