Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewINA Politique· 7 avril 2022 3 min

Valérie Pécresse réagit face à l’alerte écologique | Archive INA

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:02
Présentateur

L'alerte verte, c'est celle que René Dumont, le premier candidat présidentiel écologiste, agitait dès 1974.

0:10
Invité

Vous savez ce qui va se passer ? Eh bien nous allons bientôt manquer de l'eau. Et c'est pourquoi je bois devant vous un verre d'eau précieuse, puisque avant la fin du siècle, si nous continuons un tel débordement, elle manquera. A lundi, je vous dis au revoir et j'espère vous revoir pour vous expliquer notre projet global d'avenir. Merci mes amis.

0:48
Présentateur

Alerte qui a mis du temps, beaucoup de temps à être prise au sérieux, Valérie Pécresse.

0:54
Valérie Pécresse

Oui alors j'appartiens, comme vous le savez, à une filiation où on s'est beaucoup préoccupé d'écologie, que ce soit Jacques Chirac avec le discours de Johannesbourg, que ce soit Nicolas Sarkozy avec le Grenelle de l'environnement. Moi cette préoccupation écologique, elle est très forte en moi. Comme ministre de la Recherche, j'ai fait trancher l'Académie des sciences sur l'existence du réchauffement climatique et sur la responsabilité de l'homme dans ce réchauffement. A l'époque, vous le savez, Claude Allègre allait sur les plateaux et désespérait les climatologues en disant que le réchauffement climatique n'existait pas.

Et le fonctionnement médiatique étant ce qu'il est, sur les plateaux, il y avait un pour, un contre et un journaliste au milieu qui ne prenait en général pas partie. Donc les climatologues m'avaient saisie en disant faites rétablissez la vérité. Et donc j'ai fait trancher l'Académie des sciences. C'était une des dernières académies qui ne s'était pas prononcée encore sur le sujet. Alors cette urgence climatique, elle nous oblige. Et l'un des grands enjeux du prochain mandat, c'est celui qui est décrit dans votre petit extrait, c'est celui de la gestion de l'eau qui va devenir une question très dramatique avec le réchauffement.

Nous avons besoin de respecter les engagements de la conférence de Paris. Aujourd'hui, la France n'en respecte aucun. Donc nous devons nous mettre dans une trajectoire qui nous amènera au zéro carbone 2050. Nous devons nous mettre dans une trajectoire qui préservera les ressources de la planète. Mais ma conviction, c'est que l'écologie, ce n'est pas une idéologie. L'écologie, c'est des résultats concrets. C'est des résultats en termes de baisse de pollution. C'est des résultats en termes d'énergie propre. C'est des résultats en termes de sobriété de consommation. C'est inventer une nouvelle croissance qui sera sobre.

Parce que moi, je ne crois pas à la décroissance, pas dans un pays avec des difficultés sociales aussi fortes que la France. Nous avons besoin de ne pas opposer l'écologie à l'économie. Mais c'est toute l'économie qu'il faut redéfinir, reconstruire, réinventer.