François Bayrou : Une rentrée sous haute tension pour les syndicats
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
8h13 Sud Radio. C'est à la une rentrée sous tension de François Beirou, Premier ministre qui doit s'exprimer cet après-midi à 16h dans un contexte social explosif. La menace est double d'un côté, le mouvement né sur les réseaux sociaux qui appellent à bloquer le pays le 10 septembre prochain et puis de l'autre les syndicats qui se mettent en ordre de bataille.
Bonjour Cyril Chabnier. Bonjour et un grand merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio. Vous êtes le président du syndicat CFTC, la Confédération française des travailleurs chrétiens.
François Beou, je le disais, qui va prendre la parole à 16h cet après-midi. Le premier ministre qui cherche toujours à convaincre sur son budget 44 milliards d'euros d'économie. Qu'attendez-vous de cette conférence de presse CIL Chaban ?
Si vous en attendez quelque chose ? Bah écoutez, on attend à ce qu'il écoute enfin les revendications des organisations syndicales et de la CFTC et qu'il modifie son budget dont aujourd'hui tout l'effort pour résorber la dette. Et on ne pas qu'il y a des efforts à faire, mais tous les efforts reposent aujourd'hui uniquement sur les travailleurs, salariés, fonctionnaires, chômeurs alors qu'il y a des économies à faire à faire ailleurs.
D'abord sur l'efficience de la dépense publique, l'État en fait ne fait pas d'économie hormis le fait de supprimer des fonctionnaires. Il y a aussi 211 milliards d'aides publiques accordées aux entreprises dont rien n'est évalué et dont plus de la moitié un rapport du Sénat démontre qu'on ne connaît pas vraiment le fondement de ces aides ni l'efficacité de ces aides. Il y a des milliards là à récupérer et on peut pas construire un budget où uniquement les efforts reposent sur les travailleurs et puis évidemment aussi la suppression des deux jours fériers parce que pour la CFTC le combat principal c'est c'est pas de faire travailler plus les gens qui travaillent déjà mais c'est de faire travailler beaucoup plus les jeunes et les seniors.
Ces deux bouts de la pyramide des âges pour lesquels on a un taux d'activité qui est bien inférieur à nos voisins européens. C'est-à-dire que pour vous la suppression des 2ux jours fériers, c'est hors de question pour la CRTC. Ouais.
Oui. Oui. Oui, c'est hors de question parce que encore une fois la productivité des travailleurs français est à peu près équivalente à celle de nos voisins européens et donc l'enjeu, il n'est pas là.
On a un enjeu important sur le taux d'activité, je viens de vous le dire, c'est les jeunes, les moins de 25 ans et les plus de 55 ans où notre pays a 10 points de retard en taux d'activité par rapport à nos voisins européens. Donc on veut bien se mettre autour de la table pour travailler au fait de de de pouvoir améliorer ce taux d'activité pour les jeunes et pour les seniors. Là, il y a un véritable chantier à ouvrir ensemble mais pas de faire travailler plus ça sera un chantier sur le moyen ou le long terme.
Là, on parle de d'économie à faire du d'urgence, monsieur Chabier. Oui, mais sur les économies d'urgence, encore une fois, nous avons 211 milliards d'aides aux entreprises qui bénéficient d'ailleurs principalement aux très grosses entreprise. En rapport du Sénat nous montre que ça représente plus de 800 aides différentes et il n'y a aucune évaluation sur l'efficacité de ces aides.
Je pense que si on récupérait entre 10 et 15 milliards sur les 211, euh ça serait pas un gros souci pour les entreprises qui garderaient environ 200 millions d'aides publiques. et c'est déjà plus d'un tiers 1/3 environ de l'effort à faire qui serait qui serait effectué. L'État aussi ne ne fait pas d'évaluation.
On sait bien tous que l'efficience de la dépense publique n'est pas au rendez-vous. Donc on peut faire des efforts, il y a des économies à faire mais il faut qu'il soit juste et équilibré. Il faut que tout le monde participe et aujourd'hui ça repose uniquement sur les travailleurs et c'est ça qui n'est pas acceptable.
C'est ce que vous direz demain au premier ministre François Baou qui vous recevra. Vous serez le second syndicat reçu par le Premier ministre après FO. Vous y allez dans un état d'esprit positif ?
Euh positif non parce que ça fait maintenant plus d'un mois qu'on essaie de de travailler, de négocier avec à la fois le ministère du travail et Matignon pour faire pour faire évoluer le texte. Et au jour d'aujourd'hui, après un mois de négociation, il y a rien qui a encore évolué. Donc, j'attends.
On peut avoir, on n'est jamais à l'abri d'une bonne surprise cet après-midi dans dans la conférence de presse. Euh mais j'y crois pas trop vu les derniers échos que j'ai eu. Donc, j'irai là-bas le rencontrer avec une forme de colère et dire que s'il y a pas d'évolution, nous avons une intersyndicale le 1er septembre et il y aura je pense des mobilisations s'il y a pas de d'évolution du budget.
Alors en attendant euh et bien c'est cette concertation pour vous demain avec le Premier ministre et l'intersyndical qui se déroulera le 1er septembre, on a une mobilisation qui a déjà été lancée, un appel à bloqué tout le pays. Mouvement qui est né sur les réseaux sociaux. La mobilisation est soutenue par la gauche, en tout cas la France insoumise, les communistes et les écologistes.
Le PS appelle à accompagner le mouvement. C'est quoi la position de la CFTC sur cet appel à bloquer le pays à le 10 septembre prochain ? Écoutez, je je vais réunir mes instances. le 1er septembre au matin pour prendre une décision.
Mais traditionnellement, en tout cas, moi je défendrai la position de de ne pas aller dans ce mouvement du du 10 septembre, tout simplement parce que nous sommes attachés à notre indépendance et nous aimons pas faire des mobilisations sur lequel il y a des récupérations politiques. Aujourd'hui, on voit que le mouvement a été lancé par la population sur les réseaux sociaux et je la comprends parfaitement parce qu'encore une fois ce budget, il est injuste. Et on essaie toujours de faire une immobilisation qui soit uniquement syndicale, garder notre indépendance et et ne pas rejoindre un mouvement qui a été aujourd'hui préhenté par toute une partie de partis politique.
Donc je défendrai la position de ne pas aller le 10 septembre dans cette mobilisation qui sera plus politique à la fin que que vraiment populaire. Pour vous, elle est elle est véritablement politique. Elle a été récupérée politiquement cette cette mobilisation ?
Mais oui, à partir du moment où des partis ce n'est plus une mobilisation citoyenne d'une certaine manière selon vous, bah je j'ai bien peur que ce ne soit plus une mobilisation citoyenne. J'ai peur que tous les sujets se mélangent et qu'on ait plutôt le sujet de faire tomber un gouvernement et c'est pas le rôle des organisations syndicales de soutenir ou de faire tomber un mouvement. On est là pour défendre les droits des travailleurs.
Donc à l'intersyndical du 1er septembre, je défendrai la position si le budget n'a pas évolué de faire sûrement une mobilisation mais de faire une mobilisation organisée et uniquement des organisations des organisations syndicales qui pourrait se tenir le 10 septembre. C'est exclu ou pas ça ? Moi en tout cas, c'est pas la position que je défendrai.
Je préférais qu'on ait une date qui soit choisie et déterminée et qui concerne uniquement les organisation syndicale. Donc je défendrai la la proposition s'il y a pas d'évolution du budget de proposer une autre date que 10 septembre. Après, nos adhérents évidemment seront libres d'aller pour ceux qui veulent se joindre à ce à ce mouvement.
Nous nous laisserons évidemment la liberté à nos adhérents mais je crois qu'il sera important que les forces syndicales unies fassent une mobilisation si rien ne bouge mais une mobilisation bien à elle qui n'est récupérée par personne et qui n'est pas politique mais uniquement sur la défense des droits des travailleurs. Yeah.
François Bayrou