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interviewRMC — Face à Face· 12 janvier 2022 48 min

L'invitée de Bourdin Direct : Marine Le Pen - 12/01

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, RMC, Bourdin Direct 2022, Grand Format, Jean-Jacques Bourdin.

0:10
Marine Le Pen

Marine Le Pen, bonjour. Bonjour. Vous êtes la première invitée de Bourdin Direct, Grand Format présidentiel, 8h30, 8h... 9h30. Non, non, non. 8h30, 8h53 et 9h, 9h23. Deux parties, deux parties sur BFMTV et sur RMC. Dans la deuxième partie, nous reviendrons un peu sur certaines de vos déclarations passées. Avez-vous évolué ? Et si oui, pourquoi ? Nous verrons cela tout à l'heure après 9h. Hasard de la campagne électorale, Marine Le Pen. Éric Zemmour sera ce soir face à la rédaction de BFM. Est-ce que ce matin, vous avez un message à lui envoyer ? Parce qu'il vous répondra ce soir. Lui demandez-vous, par exemple, de se retirer ?

1:00
Locuteur non identifié

Non, je ne demande pas de se retirer, parce que moi je suis très respectueuse de la démocratie. Et je pense que s'il a pris la décision d'être candidat, il ne se retirera pas. Non, la vraie question, c'est à quoi sert sa candidature ? C'est la même question que je pose depuis 4 mois. J'ai vu que dans une émission, il a demandé à Valérie Pécresse de lui donner les parrainages, en disant quelque chose de très clair. Si je n'ai pas les parrainages, alors c'est Marine Le Pen qui sera au second tour, et ça ne sera pas Valérie Pécresse. Donc je me pose la question, c'est-à-dire pourquoi cette candidature ?

Est-ce que vraiment il a l'ambition d'être au second tour, ce que je ne crois pas, ou est-ce qu'en réalité il sert de marche-pied pour permettre à Valérie Pécresse d'être au second tour à la place de Marine Le Pen ? Et puisque c'est un aveu qu'il a fait, je finis par penser qu'il y a une problématique de sincérité derrière cette candidature. Si elle est là pour faire chuter les idées nationales, alors c'est très éloigné des déclarations qu'il a faites.

1:58
Marine Le Pen

Sincérité chez Valérie Pécresse, qui ne serait pas très sincère.

2:02
Locuteur non identifié

Vous l'avez déjà dit d'ailleurs. Non, chez les deux, en l'occurrence. Chez les deux ? Chez les deux, parce que si Éric Zemmour est là pour faire gagner Valérie Pécresse, alors il faut qu'il l'admette. Il serait le marche-pied de Valérie Pécresse ? C'est ce qu'il a dit. C'est ce qu'il a dit. Il dit, si je n'ai pas mes parrainages, alors Marine Le Pen sera au second tour, et ça ne sera pas Valérie Pécresse. Donc il faut que Valérie Pécresse me donne les parrainages. Non mais pardon, ça veut dire que Valérie Pécresse... Vous y croyez ? Valérie Pécresse est son actionnaire majoritaire.

2:25
Marine Le Pen

Est-ce que vous y croyez ? Est-ce que vous pensez que certains maires subissent une pression, certains élus LR subissent une pression de la direction du parti ?

2:33
Locuteur non identifié

Mais ce n'est pas que je le pense, c'est que j'en suis absolument convaincue.

2:34
Marine Le Pen

Vous avez des preuves de cela, vous avez ?

2:36
Locuteur non identifié

Si j'avais des preuves, je déposerais plainte. Mais j'ai des témoignages nombreux, et je ne suis pas la seule à avoir des témoignages de maires qui disent, moi je crains de donner mon parrainage parce que je crains qu'on ne m'accorde pas telle ou telle subvention.

2:50
Marine Le Pen

Vous débattriez avec Zemmour ? Non, c'est fini, vous n'avez plus envie de débattre avec Zemmour ?

2:54
Locuteur non identifié

Ce n'est pas ça, je vous l'ai dit, autant débattre avec son actionnaire majoritaire qui est Valérie Pécresse.

2:58
Marine Le Pen

Voilà, vous voulez un débat avec Valérie Pécresse ?

3:01
Locuteur non identifié

Oui, je souhaite un débat avec Valérie Pécresse, bien sûr. Moi je vous l'organise, Marine Le Pen. À votre disposition, il faut que vous arriviez à la convaincre.

3:09
Marine Le Pen

Bon, d'accord. Vos parrainages, où en êtes-vous ?

3:12
Locuteur non identifié

Eh bien, nous galérons, je crois, comme beaucoup de candidats. Nous galérons parce que le système est totalement grippé et que plutôt que de rendre les parrainages anonymes, ce qui ne changerait rien sur le plan démocratique, mais éviterait précisément que certains utilisent les parrainages pour faire pression sur les uns ou sur les autres, eh bien, les gouvernements successifs laissent filer et laissent ce système se gripper. Je trouve ça véritablement problématique.

On passe du temps, on dépense de l'énergie, alors qu'on devrait passer du temps et dépenser de l'énergie à présenter nos projets aux Français pour qu'ils puissent arriver le jour de l'élection en ayant la plus vaste connaissance possible.

3:49
Marine Le Pen

Eh bien, nous allons parler de vos projets. Nous allons parler de vos projets, le financement de votre campagne.

3:53
Locuteur non identifié

Pareil, nous galérons, puisque le gouvernement a rétrécit considérablement les capacités de financement, et donc on est obligé d'être financé uniquement par des banques européennes qui, vous n'ignorez pas, sont un peu en réseau.

4:06
Marine Le Pen

Le Covid, Marine Le Pen, 368 000 nouveaux cas ces dernières 24 heures, 4 000 personnes en réanimation, 279 morts, élue présidente de la République, est-ce que vous supprimeriez le pass vaccinal s'il est toujours en vigueur ? Il sera voté, bien sûr.

4:24
Locuteur non identifié

Oui, je suis opposée au pass vaccinal de la même manière que j'étais opposée au pass sanitaire. Si je puis me permettre, je pense que l'utilisation par Emmanuel Macron des non-vaccinés comme des boucs émissaires, ça a été un moyen pour lui de détourner l'attention de l'opinion publique sur l'échec du pass sanitaire. Car la réalité, elle est là. Ils ont mis en place un pass sanitaire qui est quand même une atteinte aux libertés individuelles, quoi qu'on en dise. Donc on peut le concéder quand c'est proportionné, quand c'est efficace, mais qui n'a eu aucune efficacité. Puisque précisément, malgré le pass sanitaire, on tutoie des records en termes de contamination.

5:04
Marine Le Pen

Ça veut dire quoi ? Le pass sanitaire, c'était pour inciter à la vaccination.

5:08
Locuteur non identifié

Ah, c'est pas ce qu'ils ont dit au Conseil d'État. Puisque le Conseil d'État, dans son avis, a précisément dit qu'il faut que le pass sanitaire ait pour vocation de limiter la circulation du virus. En aucun cas, vous ne pouvez utiliser le pass sanitaire pour contraindre les gens à la vaccination. Ça, c'est notre droit supérieur. Et bien, malgré cela, nous avons appris qu'en réalité, vous avez raison, il ne s'agissait pas du tout d'empêcher la circulation du virus, mais bien de contraindre des gens en les limitant dans l'acte de la vie quotidienne à se faire vacciner, tout en sachant que ce vaccin n'a donc aucune influence, maintenant nous le savons, sur la circulation du virus.

Il a une influence sur les cas graves, moins nombreux, lorsque l'on est vacciné, et donc sur la problématique de la saturation de l'hôpital.

6:08
Marine Le Pen

Alors, question, plusieurs questions, Marine Le Pen. Appelez-vous d'abord, soyons francs, appelez-vous à la vaccination au rappel troisième dose. Oui ou non ?

6:18
Locuteur non identifié

Non, mais moi je suis là, je ne suis pas médecin, je suis responsable politique. Moi, je viens dire aux gens... Justement. Non, non, mais j'ai un discours très clair. J'ai même vu Jean-Marie Le Pen dire j'appelle à la vaccination. Il faudrait que je puisse aller au bout de mon discours. Non, non, mais vous allez... Donc je viens leur dire, je suis moi-même trois fois vacciné. Oui. Ou équivalent, parce que mon premier vaccin comptait pour deux. Je suis moi-même trois fois vacciné. Le vaccin limite les cas graves du Covid. En cela, c'est un bénéfice important. Est-ce que c'est un vaccin ? Non, c'est un booster en réalité d'immunité. Est-ce que ce vaccin, la multiplication des doses est utile ?

Je ne sais pas, mais l'OMS nous dit non. L'Organisation Mondiale de la Santé dit la politique de vaccination multiple ne peut pas être une politique de lutte contre la pandémie. Vous voyez ce que je veux dire ? Oui. Donc, voilà où on en est au moment où nous nous parlons. Moi, ce qui m'intéresse, c'est pourquoi est-ce qu'une épidémie, de quelque nature que ce soit d'ailleurs, met l'hôpital, comme chaque année d'ailleurs, en réalité, sans dessus-dessous, parce qu'il y a un problème d'organisation à l'hôpital, parce qu'il y a un manque de lits qui est flagrant, parce qu'on en a supprimé 17...

Enfin, le gouvernement en a supprimé 17 500 en l'espace de 5 ans, parce que les soignants ne sont pas assez nombreux, parce qu'il faut revaloriser leur salaire, parce qu'il faut leur donner des conditions de travail qui soient dignes, et parce qu'on en a suspendu 15 000, alors même qu'on en a plus besoin que je n'ai.

7:52
Marine Le Pen

Mais j'ai des questions précises, Marine Le Pen. D'abord, première question, est-ce que le vaccin empêche la grande majorité des formes graves ? Vous m'avez dit oui. Deuxième question.

8:01
Locuteur non identifié

La grande majorité, je ne sais pas, je n'ai pas...

8:02
Marine Le Pen

Contestez-vous qu'avec un schéma vaccinal complet, le risque d'hospitalisation en soins intensifs soit divisé par 10 ? Je n'ai absolument pas... Ce sont les chiffres des médecins.

8:14
Locuteur non identifié

Non mais, pardon M. Bourdin, moi j'entends des médecins tous les jours, d'ailleurs ça pose un problème, parce qu'ils disent tous que tout est l'inverse de tout. Avec le variant Delta, je pense qu'incontestablement, il y a eu un avantage très important à se vacciner par rapport aux cas graves. Est-ce que c'est vrai pour le variant Omicron ?

8:35
Marine Le Pen

Il y a encore du Delta.

8:36
Locuteur non identifié

Bien sûr, mais est-ce que c'est vrai pour le variant Omicron ? Manifestement non. La réalité, c'est que le variant Omicron n'entraîne pas de très rares hospitalisations et pour l'instant quasiment aucun décès. Ça veut dire qu'un certain nombre de pays, d'ailleurs en voyant émerger ce variant, ont supprimé toute une série de contraintes, c'est le cas de l'Espagne, c'est le cas de la Grande-Bretagne, en se disant, après tout, si ce variant qui est beaucoup moins grave dans ses conséquences que le Delta peut permettre une immunité collective de la population, c'est peut-être le moyen d'en sortir. Ce qui est sûr...

9:18
Marine Le Pen

Mais la vaccination n'empêchera pas l'immunité.

9:20
Locuteur non identifié

Ce qui est sûr, c'est que le pass vaccinal, pas plus que le pass sanitaire, n'empêche la circulation du virus. Mais ce n'est pas l'objectif.

9:28
Marine Le Pen

Marine Le Pen est-il acceptable ?

9:31
Locuteur non identifié

Est-ce qu'on peut aller au bout de la logique ? Alors, finissez votre logique parce que j'ai... Vous me dites, ça n'est pas le but. Bon, donc le but, on est d'accord. Le but, c'est de pousser à la vaccination, le pass vaccinal. Oui, mais pour faire quoi ?

9:42
Marine Le Pen

Pour faire quoi ? Pour... Je vais vous poser la question. Est-il acceptable que les hôpitaux soient obligés de déprogrammer des soins ou des opérations pour admettre des patients Covid non vaccinés ? Est-ce que c'est acceptable ? Est-ce que vous avez lu la tribune des 500 soignants de l'hôpital de la Timone, de la PMH, à Marseille, de la PHM, qui nous disent aidez Marseille, vaccinez-vous ?

10:07
Locuteur non identifié

Mais, monsieur Bourdin, est-il acceptable d'avoir supprimé 17 500 lits en un mandat ? Est-il acceptable ? Ce n'est pas la réponse à la question que je vous pose, Marine Le Pen. Mais moi, je vous apporte les réponses qui sont les miennes, monsieur Bourdin. Oui. Qu'elles vous plaisent ou qu'elles vous déplaisent. Non, non, mais moi, je vous pose une question et j'ai besoin d'une réponse précise. Est-il acceptable d'avoir supprimé 5 700 lits l'année dernière, c'est-à-dire en pleine crise de la pandémie ? Ça, c'est la deuxième chose.

Troisièmement, si l'objectif est d'éviter la saturation des hôpitaux, qui sont déjà quasiment complets l'hiver, il faut le savoir que l'hiver, les services de soins critiques sont entre 90 % d'occupation et 85 % d'occupation. Ça veut dire qu'on a une marge qui est trop courte en cas d'événements exceptionnels. Mais si le but du pass vaccinal est d'empêcher la saturation des hôpitaux, sachant que les jeunes n'ont quasiment aucun risque de développer une forme grave, pourquoi obliger les jeunes à se vacciner ?

Pourquoi ne pas réserver les efforts qui sont faits pour aller vacciner les 15 % ou 20 % de personnes âgées qui ne le sont pas encore, les gens qui ont des comorbidités ou qui sont fragiles, et laisser tranquilles les jeunes arrêter de leur pourrir l'existence quand on sait qu'on a assisté en 2021 à plus 45 % de gestes suicidaires chez les 12-24 ans ? Est-ce que vous vous rendez compte de la gravité de la situation ? Donc, est-ce qu'on peut laisser tranquille les jeunes ? Ce n'est pas dû au vaccin. Non, c'est dû à la pandémie, c'est dû aux contraintes, c'est dû à la précarité qui a été la conséquence des décisions de contraintes qui ont été mises en œuvre.

Est-ce qu'on peut laisser les enfants tranquilles, les tout-petits-enfants que l'on force aujourd'hui à faire 3 doses par semaine ? 3, comment dire ? Il n'y a aucune obligation vaccinale

12:09
Marine Le Pen

à moins de 11 ans. Non, mais d'accord,

12:11
Locuteur non identifié

mais 3 tests par semaine, ils attendent dans le droit devant les pharmacies. C'est l'enfer, franchement.

12:19
Marine Le Pen

Québec impose une taxe santé aux non-vaccinés, une forme de contribution à la santé.

12:26
Locuteur non identifié

Eh bien, je considère que ce système est profondément contraire aux valeurs qui sont celles de la France. car si l'on met le doigt là-dedans, on en a déjà parlé, M. Bourdin, de cela d'ailleurs, si on met le doigt dans cette dérive, alors on va mettre une taxe aux fumeurs s'ils ont un cancer demain des poumons, on va mettre une taxe aux diabétiques, on va mettre une taxe à ceux qui boivent de l'alcool si jamais ils développent une cirrhose ou un cancer du pancréas. Je trouve que ce système-là, qui est un système très anglo-saxon d'ailleurs, est profondément contraire à l'idée que nous nous faisons de la santé et qui a fonctionné jusqu'à aujourd'hui de manière parfaite.

13:12
Marine Le Pen

Est-ce que vous auriez fermé les écoles ?

13:14
Locuteur non identifié

Non, pas du tout. Non seulement, je n'aurais pas fermé les écoles, mais je pense que les quatre protocoles qui ont été mis en oeuvre qui changent toutes les 48 heures et qui sont en train de rendre les parents et les enseignants fous, ils n'en peuvent plus. Il y a un niveau d'exaspération et on les comprend qui est atteint aujourd'hui et qui est à son paroxysme. Les enfants, s'ils sont malades, ce sont aujourd'hui, compte tenu du nouveau variant, des formes légères. Donc moi, je suis pour arrêter tout ça, arrêter de voir ces enfants pleurer. Donc on laisse les enfants à l'école. Qu'on maintient, qu'on ceinture pour leur faire des tests. Donc vous ne comprenez pas la grève annoncée demain ?

Non, M. Pendant, c'est de la maltraitance. D'accord ? Donc moi, je pense qu'il faut mettre juste une chose en place dans les écoles, c'est la prise de température comme on le fait dans les entreprises à l'entrée de l'école. Les enfants qui ont de la température rentrent chez eux. Tout le reste ne sert à rien parce que la réalité, c'est que ce variant est tellement contagieux que de toute façon, il va très certainement se disséminer dans les écoles. Pourquoi faire souffrir les gens ? Pourquoi leur pourrir l'existence pour des choses qui ne servent strictement à rien ? Donc je comprends parfaitement la grève évidemment qui va avoir lieu, qui va être probablement massive. Vous la soutenez.

Mais je n'ai pas à la soutenir. Je la comprends parfaitement. Je veux dire, les enseignants sont non pas lassés comme le pense le président de la République, ils sont exaspérés. Et c'est une authentique et légitime exaspération.

14:51
Marine Le Pen

Marine Le Pen, parlons pouvoir d'achat, sécurité et immigration. Le pouvoir d'achat, je vais commencer avec cela. Parmi vos propositions, baisse de la TVA de 5,5% sur les carburants et l'énergie. Je voudrais vous parler du prix de l'électricité. Le gouvernement a bloqué l'augmentation à 4% sur l'année 2022, sur toute l'année 2022. Si vous êtes élu présidente de la République, j'imagine que vous n'augmenterez pas le prix de l'électricité, des prix qui auraient dû augmenter de 35 à 40% au mois de février. Présidente de la République, que feriez-vous pour éviter une augmentation des prix ?

15:25
Locuteur non identifié

D'abord, on va reprendre dès le départ. Ça n'est pas sur toute l'année 2022. C'est pour 6 mois.

15:31
Marine Le Pen

C'est ce qu'a dit Barbara Pompili qui était là hier matin.

15:33
Locuteur non identifié

Elle a tort. En réalité, c'est pour 6 mois. Donc, on arrivera juste après l'élection. Pourquoi sur 6 mois ? Parce que c'est les obligations européennes qui imposent de ne pouvoir bloquer Mais vous savez qu'on joue sur les taxes et qu'on peut très bien bloquer le prix à plus 4%. Mais pas du tout. Ce n'est absolument pas ce que le gouvernement a dit. Il bloque l'augmentation des prix pour 6 mois. Puis, il y aura un lissage. C'est-à-dire, il y aura un rat en place. Ce n'est pas ce qu'elle a dit hier. Elle était à votre place. Oui, d'accord. Ou alors elle ment.

16:05
Marine Le Pen

Ou alors elle ment.

16:06
Locuteur non identifié

Oui, ça lui arrive assez souvent. Il faut quand même le dire. Madame Pompili raconte souvent des choses qui sont inexactes, en tout cas. Donc, les prix sont bloqués pour 6 mois. Les Français sont obligés de rattraper l'augmentation de ce prix sur les 6 mois qui suivent de manière lissée. C'est-à-dire qu'en réalité, ils vont avoir la double peine. Ils vont payer en fait le panier énergie comme l'a appelé le gouvernement par leurs impôts. Madame Pompili, chez vous, a expliqué ou ailleurs, je ne sais plus, que ça coûterait 14 milliards. Donc, ils vont payer ces 14 milliards par leurs impôts. Et puis, au bout de 6 mois, ils paieront le lissage de l'augmentation de l'électricité.

Comment faites-vous ? Donc, ils vont subir la double peine. Moi, je prends une décision qui est pérenne. C'est-à-dire que je considère que l'énergie est un bien de première nécessité. Se chauffer, manger, accessoirement, circuler, s'éclairer, ce sont des biens de première nécessité. Donc, je baisse la TVA de 20% à 5,5%, 5,5% comme les biens de première nécessité. Et je rends donc aux Français 12 milliards d'euros.

17:20
Marine Le Pen

Bien.

17:20
Locuteur non identifié

Ça veut dire que c'est une économie... Je vous donne des exemples. Mais vous savez

17:23
Marine Le Pen

que la baisse des taxes sur l'électricité, c'est déjà engagé.

17:26
Locuteur non identifié

Ce sont des économies. C'est des économies qui permettent de gagner 8 euros par plein et de gagner 200 euros sur un plein de fuel de 2000 litres. Parce qu'il y a le fuel aussi. Oui, c'est vrai.

17:41
Marine Le Pen

Il y a le fuel. Je vous parle de l'électricité. La baisse des taxes est déjà engagée par le gouvernement. Comment feriez-vous

17:47
Locuteur non identifié

compte tenu des prix ? Non, mais je vous ai dit. Si, je vous l'ai dit. Je vous l'ai dit. Ça a déjà coûté

17:52
Marine Le Pen

8 milliards d'euros à l'État. Non, non. Ce ne sont pas des baisses. Comment faites-vous pour empêcher une hausse de l'électricité dans les mois qui viennent ?

18:01
Locuteur non identifié

Comment faites-vous à part les taxes ? Comment faites-vous ? Pardon, M. Bourdin. Oui, mais c'est important les taxes. Mais les taxes sont déjà baissées. Non, elles ne sont pas baissées. Il y a un blocage du prix pour 6 mois. Donc, ça n'est pas pérenne. Vous comprenez ? Donc, il y a deux problèmes. Il y a le problème immédiat. Le problème immédiat, il faut baisser la TVA de 20 à 5,5 pour qu'on ait une baisse pérenne des prix de l'énergie. La deuxième problématique, c'est les choix énergétiques de la France.

C'est-à-dire que, vous le savez, les prix ont augmenté, ce qui est une aberration, puisque la réalité, c'est que nos barrages ont déjà été payés, nos centrales nucléaires ont déjà été payées. Donc, les prix auraient dû baisser. Oui, d'accord, mais c'est déjà budgété, ça. Les prix auraient dû baisser et malgré le fait que les prix auraient dû baisser, ils montent. Bon, pourquoi ? Mais parce qu'on a privatisé, en partie, le service public de l'électricité et qu'en réalité, nous payons, en fait, nos concurrents pour nous concurrencer, nos concurrents européens pour nous concurrencer.

Donc, ce système, qui était un système assez extraordinaire, où nous étions souverains, indépendants, où nous avions une énergie propre, décarbonée, qui, de surcroît, était à bas coût, les gouvernements successifs ont réussi à le détruire purement et simplement. Donc, il faut sortir de ce marché européen, il faut que nous retrouvions les moyens de faire bénéficier aux Français des choix qui ont été faits par le général de Gaulle, qui est le choix du nucléaire, qu'il faut solidifier et développer plutôt que de partir dans des éoliennes qui nous coûtent une fortune et qui, en réalité, sont complètement intermittentes. Je peux vous donner juste un chiffre. Marine a peine vite.

Un chiffre, pardon. Un chiffre, c'est très intéressant. Il y a deux jours, il y a deux jours en Allemagne, vous savez que l'Allemagne a fait le choix de la disparition progressive du nucléaire. Il y a deux jours en Allemagne, les deux réacteurs nucléaires allemands qui restent ont produit autant d'électricité que les 30 000 éoliennes en Allemagne. Il y a un moment donné, il faut être raisonnable.

20:25
Marine Le Pen

Oui, il faut démonter toutes les éoliennes. On en parlera avec vous tout à l'heure. C'est ce que vous avez dit, démonter les éoliennes. Oui, à terme, M. Borda, à terme. Je voudrais, avant de terminer cette première partie, qu'on parle de la retraite à 60 ans, parce que j'ai entendu Éric Zemmour dire que vous êtes une candidate de gauche. Alors, comme François Mitterrand, je dis bien, je reprends ces termes, comme François Mitterrand, vous souhaitez que tous les Français puissent prendre leur retraite à 60 ans. Et je rappelle que le 26 mars, ce sera le 40e anniversaire de la retraite à 60 ans. Combien d'années de cotisation pour la retraite à 60 ans ? Alors, d'abord,

20:58
Locuteur non identifié

je voudrais rappeler à Éric Zemmour que moi, je n'ai pas voté pour Mitterrand. Lui, oui, deux fois. Deux fois de suite. 81 et 88. Donc, à l'époque, il devait être relativement d'accord avec le fait que l'on n'allonge pas le délai de la durée du travail. Deuxièmement, François Mitterrand, c'était 37,5 années de cotisation. Moi, ce que je souhaite, c'est en réalité qu'il y ait 40 années de cotisation et à 40 annuités de cotisation, si on les a, on puisse partir à 60 ans avec une retraite pleine.

21:33
Marine Le Pen

Vous savez qu'on peut partir à la retraite à 60 ans, aujourd'hui ?

21:35
Locuteur non identifié

Oui, quand on s'est mis à travailler à 17 ans ou à 18 ans. Carrière longue ou il y a d'autres raisons. Carrière très, très longue. Mais non, c'est carrière longue et il y a une autre raison. Vous imaginez que ce sont des exceptions. La pénibilité au travail. Voilà. Oui, mais vous voyez, moi, mon système, en plus, permet d'éviter la complexité inouïe du calcul de la pénibilité. Donc,

21:58
Marine Le Pen

on reprête à 60 ans pour tout le monde,

21:59
Locuteur non identifié

si 40 ans de cotisation. qui est, pour les chefs d'entreprise, un casse-tête absolument épouvantable. Il faut calculer le nombre de fois où on se baisse, l'angle où on se baisse, le poids que l'on porte. Eh bien, on évite tout ça. Pourquoi ? Parce que les travaux pénibles, bien souvent, on les démarre plus jeunes. et lorsqu'on fait des études, plus elles sont longues, en général, moins le travail est physique. Donc, par un effet de bon sens, on arrive à un système qui est un système qui se tient et qui est juste, je crois.

22:30
Marine Le Pen

Ah, donc, 40 ans de cotisation, retraite à 60 ans. À quel taux ? À quel taux ? La retraite pleine à 60 ans ? 40 ans de cotisation ? Sans augmenter les cotisations ?

22:42
Locuteur non identifié

Non, sans augmenter les cotisations.

22:44
Marine Le Pen

Bien. Et régime unique ? Faisant disparaître les différents régimes ?

22:48
Locuteur non identifié

Mais non, je suis en désaccord avec ça. Mais écoutez, il y a un régime spécial...

22:51
Marine Le Pen

Une quarantaine de régimes spéciaux ?

22:53
Locuteur non identifié

Oui, d'accord, mais vous allez supprimer... Vous les gardez ? Mais vous allez supprimer... Mais il y en a beaucoup qui se justifient, M. Bourdin. Vous allez supprimer le régime spécial des militaires ? Vous allez les envoyer sur le terrain à 65 ans ? C'est ça, la proposition ? Vous allez supprimer le régime spécial des pêcheurs, qui est le travail probablement le plus dur qui existe ? Vous voyez bien qu'on ne peut pas être pêcheur au-delà d'un certain âge, c'est trop dur physiquement. Donc, si ces régimes existent, c'est parce qu'ils ont une spécificité. Et bien souvent, d'ailleurs, dans les régimes spécifiques, il y a des régimes qui s'autofinancent.

Je pense, moi j'ai été avocat, ce régime-là, il est excédentaire. Et en fait, on voit que derrière l'idée de supprimer les régimes spéciaux pour l'État, il y a aussi une volonté de capter les colossales sommes qui sont ceux, notamment, des complémentaires du privé et des régimes comme ceux des avocats, des médecins et d'autres.

23:48
Marine Le Pen

Bien. Marine Le Pen, il est déjà à 53, ça passe très très très vite. Nous en parlons à la sécurité et l'immigration. Europe, juste après cette petite pause. À 9h pile, nous reprenons, nous sommes ensemble. À tout de suite.

24:00
Présentateur

Marine Le Pen,

24:07
Marine Le Pen

on se retrouve par les électricités, du gaz. Tiens, je maintiens qu'il n'y a pas de lissage sur l'électricité, Marine Le Pen. C'est sur le gaz au bout de 6 mois. Enfin bon. Bon. C'est exactement la même chose. L'élection présidentielle aura lieu les 10 et 24 avril. Premier tour, on va parler de sécurité dans un instant. Mais premier tour dans moins de 3 mois, vous répétez sans cesse que vous avez changé, vous cherchez à vos présidentielles. Je n'ai jamais dit ça. Si.

24:32
Locuteur non identifié

Ah non, non, non, pardon. Ah bon, d'accord. Ça, c'est la spécialité de tous ceux qui m'ont précédé. Alors,

24:36
Marine Le Pen

écoutons ce que vous disiez le 23 octobre 2021.

24:43
Locuteur non identifié

Nous sommes sur le point d'arriver au pouvoir. Et parce que nous sommes sur le point d'arriver au pouvoir, nous sommes devenus un parti de gouvernement. Et donc, nous avons abandonné le trash, le buzz, les déclarations tonitruantes qui, évidemment, créent une forme d'ivresse que j'appelais l'ivresse de la radicalité. C'est fun d'entendre des propos extrêmement raides comme ça. Mais ça ne fait pas un président de la République.

25:10
Marine Le Pen

Voilà. Donc, vous cherchez à vous présidentialiser.

25:13
Locuteur non identifié

Non, je cherche surtout à sortir du constat, en fait. Je pense qu'on a gagné la bataille du constat. On a réussi à faire admettre aux Français ce qu'on leur expliquait pendant longtemps sur l'insécurité, sur l'immigration. Donc, aujourd'hui, je veux gagner la bataille des solutions. Parce que je constate que les Français finissent par croire à ce qu'on leur a dit depuis 20 ans, à savoir que rien n'est possible. Moi, je pense que tout est possible et que la politique peut faire pour peu que les dirigeants politiques aient la volonté de faire. Donc, les dirigeants politiques se cachent, en fait, derrière une forme d'impuissance parce qu'ils n'ont pas la volonté de faire.

Donc, j'ai travaillé beaucoup les solutions. J'ai fait un projet sérieux, un projet crédible. J'ai présenté un projet de loi que je soumettrai au référendum sur l'immigration. Vous le savez, qui est très précis, très concret, très travaillé parce qu'encore une fois, je veux que les Français sachent qu'on peut faire les choses.

26:07
Marine Le Pen

Mais vous avez encore un déficit de crédibilité. Je regardais la dernière enquête parue dimanche. 48% des Français pensent qu'au pouvoir, vous feriez moins bien qu'Emmanuel Macron et 27% ni mieux ni moins bien. Manque de crédibilité encore ?

26:20
Locuteur non identifié

Je pense que les sondages sur Macron sont pires.

26:23
Marine Le Pen

Bon, d'accord. Non, enfin, vous faites...

26:25
Locuteur non identifié

Si, si, je pense qu'ils sont pires. Je pense qu'au pouvoir, vous feriez moins bien qu'Emmanuel Macron. Eh bien, voilà. Il reste trois mois de campagne, M. Bourdin. Convaincre. Et c'est exactement pour peu... Alors, parlons de sécurité. Pour peu, pardon, pour peu qu'on ne se laisse pas comment dire, enfermer sur le plan thématique par la crise sanitaire et qu'on puisse évoquer ce que j'essaye de faire partout où je vais.

26:46
Marine Le Pen

On le fait. Un mot quand même. battu en avril, vous arrêtez la politique ou pas ?

26:51
Locuteur non identifié

Non, non, je ne prends pas ce genre d'engagement. Moi, la politique, elle coule dans mes veines parce que l'amour des Français... Donc, vous continuerez. La mort des Français coule dans mes veines. Donc, de toute façon, je continuerai à les défendre en toutes circonstances. Je ne sais pas encore de quelle manière, mais je continuerai à...

27:04
Marine Le Pen

Vous continuerez. Bien, la sécurité, majorité pénale à 16 ans ou pas ?

27:08
Locuteur non identifié

On peut y réfléchir, oui. En effet, il y a une aggravation de la délinquance des jeunes et si c'est nécessaire, je n'ai pas d'a priori idéologique qui m'interdirait d'y penser.

27:22
Marine Le Pen

Bien, je regardais vos mesures. Parmi les mesures, je ne vais pas toutes les énumérer, mais peine planchée, double peine, rétablissement de la réalité de la perpétuité au bout de 25 ans, examen de la peine, aucune libération avant l'exécution des deux tiers de la peine, plus d'aménagement de peine si condamnation à plus de six mois ferme, je ne dis pas de bêtises. La peine de mort ? Non, non, non. C'est fini ?

27:44
Locuteur non identifié

Non, mais ce n'est pas ça. Je vous l'ai dit, à chaque fois, on reprend les mêmes sujets qui sont des sujets... Ce n'est pas les mêmes sujets.

27:50
Marine Le Pen

Je vous pose la question. Après, on évacue.

27:53
Locuteur non identifié

Écoutez, moi, je suis pour la perpétuité réelle. On rentre en prison et on en sort et on n'en sort pas. Et au bout de 25 ans, examen de la peine. Mais par principe, on est condamné à vie. Donc, contre la peine de mort. Pas de référendum. Ça, c'est ma vision. Mais les gens pourront faire un référendum, les Français, s'ils le souhaitent, parce que je vais mettre en place le référendum d'initiative populaire. Si sur ce sujet, il y a assez de gens qui veulent organiser un référendum, il y aura un référendum. Mais encore une fois, toutes les mesures que je propose, où il y a aussi, vous avez oublié, réaffirmer la force du sursis qui aujourd'hui est utilisée comme une vaste plaisanterie.

Vous avez du sursis deux fois, trois fois, quatre fois de suite, arrêter la correctionnalisation quasi systématique de certains crimes. Je pense notamment aux crimes à caractère sexuel qui sont trop souvent correctionnalisés. Je pense aux incendies volontaires d'habitation qui sont trop souvent correctionnalisés. Alors que ce sont des crimes qui nécessitent de passer devant la cour d'assises. Il faut donc rétablir, si vous voulez, l'autorité et l'échelle en fait des peines.

28:53
Marine Le Pen

Marine Le Pen, vous demandez et vous instaurez aussi une présomption de légitime défense pour les policiers. Oui. Pas de légalisation du cannabis, peine des dealers adaptés à la quantité de drogue vendue, j'ai vu.

29:05
Locuteur non identifié

Oui, c'est une réflexion que nous avons parce que je pense que le trafic de drogue est une véritable horreur que c'est à l'origine de beaucoup de...

29:13
Marine Le Pen

vont peser le poids.

29:14
Locuteur non identifié

Oui, c'est un système qui existe dans beaucoup de dispositifs. La drogue vendue. Beaucoup de dispositifs. Si vous êtes pris avec temps, vous avez une peine qui est incluse entre ça et ça. Et si vous êtes un gros dealer, vous avez des peines de prison qui peuvent être extrêmement lourdes. Parce que la drogue, vous savez, c'est un drame, y compris d'ailleurs dans nos campagnes. Et je pense qu'il faut un grand plan de lutte contre la drogue. Pas seulement dans les quartiers difficiles, mais en réalité un peu partout. Mais surtout, je pense que ça part du principe qu'il faut passer un tour de vis, M. Bourdin.

Quoi qu'on en dise, l'aggravation de l'insécurité dans notre pays est la conséquence d'un laxisme que constatent les Français tous les jours. Il y a une forme d'habitude. On demande aux Français d'accepter l'inacceptable. Et on voit avec cette politique-là non seulement s'aggraver le niveau de l'insécurité, mais s'aggraver la nature de l'insécurité. Et ça, je ne peux pas m'y résoudre parce que je pense vraiment que vivre sereinement, que l'espace public soit à nouveau un espace de sécurité pour les Français est un des éléments de leur bonheur individuel.

30:26
Marine Le Pen

Bien, Marine Le Pen, si vous êtes élue, est-ce que vous abrogez la loi Guesso ?

30:30
Locuteur non identifié

Non, pas du tout.

30:31
Marine Le Pen

Non, vous n'y touchez pas. Parlons d'immigration parce qu'Éric Zemmour veut l'abroger. Parlons d'immigration. Je vous compare souvent à Éric Zemmour parce que dans le domaine de la sécurité de l'immigration, vos mesures sont voisines. Immigration, par exemple, non ?

30:44
Locuteur non identifié

C'est donc la raison pour laquelle on s'interroge quelle est la plus-value de la caricature d'Éric Zemmour à part essayer de faire gagner Valérie Pécresse. Voilà.

30:52
Marine Le Pen

Bon, d'accord. Si vous êtes élue, référendum sur l'immigration, vous en avez parlé, évidemment, automne 2022, votre référendum.

30:59
Locuteur non identifié

Mais le mien est rédigé, M. Borla. Oui, j'ai vu, je l'ai lu. J'ai lu les détails. J'entends beaucoup de candidats qui parlent de référendum mais qui n'ont apporté aux Français aucune connaissance sur le contenu de leur référendum. Oui,

31:10
Marine Le Pen

mais j'ai vu. Il s'agit de modifier la Constitution, évidemment. Entre autres. Entre autres. J'énumère, on ne va pas entrer dans toutes les mesures parce qu'elles sont nombreuses. Permettre, vous m'arrêtez si je dis une bêtise, permettre l'éloignement des étrangers condamnés pour crimes ou délis graves, interdire de toute régularisation à un étranger en situation illégale, instaurer la priorité nationale dans l'accès à l'emploi public et privé, l'accès au logement social, interdire ou limiter le regroupement familial, réserver les aides sociales comme les allocations familiales aux Français et aux étrangers ayant travaillé 5 ans équivalent en plein temps. C'est bien cela. Ça dépend lesquels.

31:48
Locuteur non identifié

Les prestations de solidarité seront soumises à 5 ans de présence et le travail équivalent en plein temps. Non, les allocations familiales seront réservées pour le coup exclusivement aux Français.

31:59
Marine Le Pen

exclusivement aux Français. Mais j'ai envie de vous poser une question parce que c'est une question que je pose à tous les candidats. Toutes celles et ceux qui travaillent la nuit, qui prennent le métro très tôt, qui travaillent dans les restaurants, qui travaillent au nettoyage, qui travaillent sur les chantiers, qui sont souvent des étrangers en situation régulière, même si certains sont en situation irrégulière, employés par des employeurs indélicats. Mais ceux qui sont en situation régulière, ils sont payés. Ils paient des cotisations sociales. Donc ils n'ont droit à rien. si j'ai bien compris. Non, ce n'est pas vrai. Ils n'ont pas droit à des allocations familiales, par exemple.

32:33
Locuteur non identifié

Oui, mais d'accord, les allocations familiales n'ont rien à voir avec ce que vous coûte. En l'espèce, vous touchez le chômage. Rien à voir avec les cotisations sociales. Vous touchez le chômage. Vous êtes soigné. Vous avez la sécurité sociale. Encore une fois, le système que je propose n'est pas un système... Des aides de logement ou pas ? Non, non, non. Non, pas d'aide de logement. Non, car ça, ce sont des prestations de... Est-ce que ce sont des citoyens ? Ça, ce sont des prestations de solidité. Mais ce ne sont pas des citoyens, M. Bourdin. Ils n'ont pas la citoyenneté française. C'est ça qui fait la différence. Non ? Alors, moi, si vous voulez, le principe est clair.

Ceux qui travaillent et qui ne troublent pas l'ordre public, il n'y a aucune raison, en l'espèce, de leur demander de partir. Ceux qui n'ont plus de travail, au bout d'un an, je leur dis, écoutez, vous n'avez plus de travail, vous êtes venus pour travailler, il n'y a plus de travail, il y a 5 800 000 chômeurs en France, donc, je vous demande de rentrer chez vous. Et si vous voulez venir en France, il faut que vous subveniez à vos propres besoins. C'est-à-dire que ce que je ne souhaite pas, c'est que la solidarité nationale consiste à prendre en charge des étrangers qui viendraient en France et qui s'appuieraient sur elles pour pouvoir vivre.

Je pense que la solidarité nationale doit être réservée aux Français.

33:45
Marine Le Pen

Ils participent à la solidarité nationale en payant leurs cotisations, Marine Le Pen.

33:50
Locuteur non identifié

Mais M. Bourdin, ils ont le chômage. Oui ou non. Ils ont le chômage.

33:53
Marine Le Pen

Est-ce qu'ils participent, oui ou non, à la solidarité nationale ?

33:56
Locuteur non identifié

Mais M. Bourdin, c'est le deal. Alors, ce n'est peut-être pas le vôtre, c'est le mien. C'est le deal. C'est le deal que je leur propose. Je vous pose la question. Je leur dis... Je ne veux pas donner M. Bourdin. Je vous pose la question. Je vous réponds. Oui. Il n'y aura plus d'étrangers en France qui ne vivent que de la solidarité nationale. Soit ils travaillent, c'est-à-dire qu'ils subviennent à leurs propres besoins.

34:16
Marine Le Pen

Et ils participent à la solidarité nationale.

34:18
Locuteur non identifié

Soit ils ont un... Oui, d'accord. Et puis ils roulent sur les routes. Et puis ils utilisent les transports qui ont été payés. Et puis ils allument l'électricité dont les centrales nucléaires ont été payées. Mais c'est bien. Mais ce que vous dites est une évidence, si vous voulez. Oui, mais ils n'ont pas le droit au même... Non, ils n'ont pas le droit au même... Non, non. J'instaure dans la Constitution, dans un certain nombre de cas, une différence entre les Français et les étrangers. Parce que je considère que les Français en France doivent être mieux servis. Voilà.

Servis, y compris dans des situations qui sont des situations compliquées, mieux servis que les étrangers qui viennent dans notre pays. Voilà. La règle sera claire. Dont on a besoin. La règle est claire. Je crois qu'elle sera clairement comprise d'ailleurs par tous. Si vous souhaitez venir en France pour profiter de la solidarité nationale et ne pas participer précisément à l'effort collectif, ne venez pas. Ça ne sert à rien.

35:11
Marine Le Pen

Bien, parlons d'immigration aussi.

35:12
Locuteur non identifié

Je ne parle même pas du clandestin, bien sûr. Mais bien sûr. C'est un sujet qu'on n'évoque pas, mais qui est un sujet extrêmement lourd, qui a des conséquences très lourdes sur l'insécurité, qui a des conséquences très lourdes sur le déséquilibre sur le système de protection sociale, sur les difficultés de notre hôpital. Et j'en passe, et des meilleurs.

35:30
Marine Le Pen

Alors, puisque vous parlez des clandestins, aujourd'hui, le droit français permet d'apporter un soutien gratuit, humanitaire, à un étranger en situation irrégulière, un migrant. Est-ce que vous changeriez la loi ?

35:41
Locuteur non identifié

Moi, je mettrais en place, à la place de l'aide médicale d'État, qui est en fait une prise en charge des soins extrêmement large, qui fait que, dans les faits, M. Bourdin, je suis désolée, mais il arrive qu'un clandestin soit mieux traité qu'un français, qui, lui, pour le coup, cotise, et bien souvent n'est pas remboursé intégralement des frais qui sont nécessaires pour se soigner. Donc, je supprime l'aide médicale d'État, je crée une aide vitale d'urgence, c'est-à-dire, évidemment, s'il y a une épidémie ou s'il y a un risque vital, bien sûr, on va soigner les clandestins, bien sûr, on soignera les enfants aussi.

C'est-à-dire que la suppression de l'aide médicale d'État ne porte pas sur les mineurs. Mais quand je vois qu'il y a, aujourd'hui, des visas pour soins qui sont donnés, que 26 000 étrangers sont venus se faire soigner sur notre système de santé, parce qu'on leur a donné un visa pour venir se faire soigner, je me dis qu'on marche sur la tête et qu'il faut arrêter. C'est profondément injuste à l'égard des Français qui ont du mal à se soigner. Un tiers, quand même, qui renoncent à se soigner parce qu'ils n'ont pas les moyens. Un tiers de Français. Bon, moi, ma responsabilité, mes obligations, je les entends d'abord vis-à-vis de mes propres compatriotes.

36:55
Marine Le Pen

J'ai compris sur l'AME, mais j'ai une question simple. Je suis Français, un migrant tape à ma porte, je l'aide, je l'accueille. Est-ce que je serai condamné ?

37:04
Locuteur non identifié

Non, mais ce n'est pas comme ça que ça fonctionne. Mais si, si, si. Non, non. Moi, je vais rétablir, si vous voulez, le délit d'entrée ou de présence illégale sur le territoire national. Ce délit a été supprimé. Oui. Et moi, je vais le rétablir. Et en rétablissant ce délit, je vais également rétablir le délit d'incitation ou de complicité d'aide à l'organisation. Si j'accueille un migrant, je suis complice. Mais non, vous le savez bien. Un migrant qui est en situation irrégulière. Non, vous le savez bien, monsieur.

En revanche, si j'organise une filière clandestine, si je mets des moyens à disposition pour permettre aux clandestins d'échapper à la loi ou d'échapper à la police qui est là pour établir l'autorité, comme les associations humanitaires. Eh bien, alors là, je me rends complice du délit d'entrée ou de présence clandestine. Est-ce que les associations humanitaires

37:55
Marine Le Pen

sont complices du délit d'entrée ?

37:57
Locuteur non identifié

Parfois, oui. Ils sont même complices des passeurs, parfois. Oui, oui. Je le dis très clairement. Mais des associations comme le Secours catholique, par exemple ? Moi, je suis allée à Mayotte, monsieur Bordin. À Mayotte, la population mahoraise manifeste contre la CIMAD parce que la CIMAD organise en réalité la filière, organise la filière d'immigration clandestine en provenance des Comores. Ce département d'outre-mer donc personne... Dissolution de la CIMAD ? Non, non, mais... Mais non, pas d'issolution. On arrête de subventionner ça. Enfin, écoutez, c'est insensé. On donne de l'argent des contrées français qui ont de plus en plus de mal à payer leurs impôts.

On les donne à des gens qui organisent quelque chose qui est illégal. Ça n'a aucun sens. Bon, et à Mayotte, on voit les conséquences de l'immigration clandestine massive. On n'en parle jamais. Je vous rappelle que c'est un département français. D'accord ? Il y a 130 000 maorais. Il y a 500 000 habitants. C'est-à-dire que trois quarts de la population quasiment est clandestine. Eh bien, allez voir là-bas ce qui s'y passe. Allez voir le niveau d'insécurité. Allez voir la terreur que vivent les habitants au point que les métropolitains n'acceptent même plus de venir pour y travailler. Les médecins, les policiers, les gendarmes. C'est ça qu'on veut pour notre pays ? Moi, je ne veux pas ça.

Donc, il faut aller regarder en face les conséquences de tout cela et apporter des solutions qui soient extrêmement fermes tout en restant humaines.

39:18
Marine Le Pen

Bien, l'Europe. Vous tiendrez une conférence de presse le 18 janvier, la veille du discours d'Emmanuel Macron sur la présidence du Conseil de l'Union Européenne. Sur l'Europe, nous voulons savoir quelle est véritablement votre position parce qu'en avril 2012, vous êtes en meeting à Lyon. Écoutons ce que vous disiez. C'était en avril 2012.

39:40
Locuteur non identifié

Nous ne croyons plus à leur vieille utopie d'une Union Européenne prospère, puissante, solidaire et fraternelle. Nous ne croyons plus l'Union Soviétique Européenne.

39:58
Marine Le Pen

Bien, le 15 novembre dernier, vous êtes sur France Info.

40:01
Locuteur non identifié

Je ne suis pas la seule à pu y croire. Mais bon, le déplacement officiel à l'étranger aura lieu à Bruxelles. Je veux faire une alliance européenne des nations et sortir encore une fois d'une Union Européenne qui est aujourd'hui décriée par à peu près l'intégralité des peuples européens. Alors l'Europe, l'Europe, quelle est votre position ? Est-ce qu'on pourrait éviter de confondre l'Europe et l'Union Européenne ? L'Europe, c'est un espace géographique constitué de nations que je souhaiterais libres et souveraines. Ça n'empêche pas qu'elles coopèrent entre elles.

L'Union Européenne est un système qui est aujourd'hui de plus en plus rejeté d'ailleurs par les Français, qui est un système contraignant, qui fonctionne par la menace, par le chantage et dont il est vrai, M. Bourdin, qu'elle n'a pas apporté la prospérité, l'indépendance, la baisse du chômage. Elle a apporté la paix dans tous les cas. Non, elle n'a pas apporté la paix. C'est la dissuasion nucléaire qui a apporté la paix, M. Bourdin, et c'est la paix qui a permis la construction de cette structure européenne. Donc, ce que je souhaite, je voudrais vous expliquer qu'il y a deux modèles de coopération en Europe possibles.

Il y a le modèle de l'Union Européenne qui est un modèle aujourd'hui allemand, qui est un modèle qui vise à une forme de modèle unique imposé de force, y compris de force à l'ensemble des nations qui aspirent nos souverainetés progressivement. La dernière souveraineté aspirée sera l'immigration où l'Union Européenne veut nous retirer la possibilité de décider qui entre et qui se maintient chez nous en étant elle-même le pourvoyeur en quelque sorte d'autorisation. Et puis, il y a ce que je souhaite, c'est-à-dire le modèle français qui est le modèle que voulaient les fondateurs français qui est le modèle des nations libres, souveraines.

41:47
Marine Le Pen

Voilà, relation d'État à État, plus d'application par la France des traités européens et internationaux car supériorité de notre Constitution. Mais non, c'est ce que j'ai lu. Mais non, vous caricaturez. Je caricaturez pas, c'est ce que j'ai lu dans votre programme. Transformation de la Commission Européenne en simple secrétariat du Conseil Européen, c'est ça ?

42:04
Locuteur non identifié

Monsieur Bourdin, pardon, le fait que la Commission Européenne ait aujourd'hui des pouvoirs qui sont exorbitants est un problème démocratique. Vous ne voulez plus de l'Union Européenne ? Monsieur Bourdin, la Commission Européenne n'est élue par personne. Ce sont des technocrates qui décident pour nous. Moi, ce que je souhaite, c'est que la volonté des peuples soit respectée. Mais je souhaite la coopération entre les pays européens. Je pense qu'il y a des grandes coopérations à mettre en œuvre en Europe avec les nations. Mais on ne peut pas imposer à une nation une politique qui va à l'encontre de ses intérêts vitaux.

Or, c'est ce que l'Union Européenne est devenue et avec des résultats catastrophiques. Désolée, les accords de libre-échange imposés par l'Union Européenne, elles créent une concurrence déloyale, toxique pour nos agriculteurs, pour nos industriels. ils ne cessent de s'en plaindre. Est-ce qu'on peut faire le bilan à un moment donné d'un dispositif et s'apercevoir que le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il n'a pas rempli ses promesses et réfléchir à un autre modèle ? Alors, contre le modèle allemand, moi, je propose le modèle français. Et vous savez quoi ?

Je crois qu'il y a beaucoup de nations en Europe qui attendent la France, qui attendent beaucoup l'élection présidentielle française parce que précisément, ils attendent ce modèle-là. Et à ce moment-là, à nouveau, l'Europe sera puissante parce que pour l'instant, l'Europe, elle est à faune. Personne ne l'entend.

43:19
Marine Le Pen

Avec l'euro en commun.

43:21
Locuteur non identifié

Et c'est très triste qu'elle soit à faune.

43:24
Marine Le Pen

Elle est à faune dans le dialogue entre la Russie et les Etats-Unis sur l'Ukraine, justement. Alors précisément, j'ai une petite question. Je sais. C'est votre sujet de prédilection. Non, c'est l'un des sujets parce que c'est un sujet important. Bien sûr. Parce que les sujets internationaux dont on ne parle jamais dans cette campagne. Est-ce que vous rendez compte

43:41
Locuteur non identifié

quand même que c'est un sujet important mais que l'Union européenne qui est donc à la frontière de l'Ukraine n'a même pas son mot à dire. Elle est tellement nulle pardon de ce propos mais elle est tellement nulle qu'elle arrive à ne même pas avoir son mot à dire dans la crise ukrainienne et ce sont les Etats-Unis et la Russie qui discute entre eux d'un pays qui est sur géographiquement sur le territoire européen.

44:08
Marine Le Pen

Alors Poutine exige un traité interdisant à l'Ukraine d'entrer dans l'OTAN. Il a raison ?

44:14
Locuteur non identifié

C'est-à-dire que historiquement des engagements avaient été pris auprès de la Russie que l'OTAN ne masserait pas en fait de capacité Lui il a passé 100 000 hommes. Non, non mais de capacité militaire à la frontière russe hors l'Ukraine est à la frontière russe et donc c'est un accord qui a tenu pendant des décennies et qui est aujourd'hui en train d'être remis en cause donc la Russie y réagit mal

44:45
Marine Le Pen

mais je ne crois pas il demande le démantèlement des installations américaines de l'OTAN en Pologne Roumanie et à Balte

44:53
Locuteur non identifié

donc moi j'aurais aimé si vous voulez qu'on pose la question de à quoi sert l'OTAN aujourd'hui je pense que l'OTAN

44:59
Marine Le Pen

on y reste ou pas ?

45:00
Locuteur non identifié

non ça dépend pour faire quoi ? c'est toujours pareil on y reste ou pas ? on sort de l'OTAN ? je ne parle pas du commandement intégré non mais M.Macron moi je sors du commandement intégré de l'OTAN mais M.Macron a dit c'est symbolique M.Macron a dit il y a quelques temps l'OTAN est une coquille vide je m'attendais à ce qu'il fasse une déclaration pour nous dire quel objectif il donnait à l'OTAN est-ce qu'il faut sortir de l'OTAN ? je n'ai eu aucune réponse est-ce qu'il faut sortir de l'OTAN ? non, il faut sortir du commandement intégré de l'OTAN mais surtout je pense que ce qu'il faut faire c'est réorienter l'OTAN vers le plus grand danger combien de pays dans l'OTAN ? combien de membres ?

qui pèsent non mais excusez-moi M.Bordin non mais je voudrais aller au fond parce que c'est important pour la sécurité des Européens et des Français je souhaiterais que l'OTAN soit réorientée vers la lutte contre le fondamentalisme islamiste pourquoi ?

parce que c'est le plus grand danger qui pèse sur le monde aujourd'hui or on se retrouve dans une situation où on est à l'OTAN à côté de la Turquie de M.Erdogan dont on sait qu'il est un soutien quand même d'un certain nombre de visées islamistes donc à quoi encore une fois sert l'OTAN si ce n'est à nous empêcher de pouvoir développer et continuer à développer une défense non ça n'est pas ce que je dis réorientons voilà on n'est pas obligé de tout casser à chaque fois on peut améliorer les choses

46:24
Marine Le Pen

sur le nucléaire oui sur le nucléaire vous avez évolué sur le nucléaire non si le 18 novembre 2011 sur France 2 voilà ce que vous disiez

46:33
Locuteur non identifié

le nucléaire je pense que le nucléaire est effectivement une énergie dangereuse le jour où l'on pourra s'en passer il faudra le faire aujourd'hui ça n'est absolument pas le cas mais voilà le jour où l'on pourra s'en passer on ne peut pas s'en passer mais demain on pourra découvrir des nouvelles sources d'énergie qui ne feront aucun déchet et d'ailleurs c'est un peu ce qu'on est en train de faire avec Astrid Emmanuel Macron a arrêté le programme Astrid l'objectif du programme Astrid c'était précisément de limiter considérablement les déchets radioactifs on a déjà investi 750 millions dans Astrid il l'a arrêté pourquoi ?

donc en l'état le nucléaire est l'énergie la plus propre la plus décarbonée qui est à notre disposition la moins chère et tant qu'on n'a rien trouvé d'autre je suis désolé mais il faut conserver et continuer à investir dans le nucléaire

47:24
Marine Le Pen

dans le nucléaire merci Marine Le Pen 500 milliards d'euros c'est pragmatique l'Europe 500 milliards d'euros c'est pragmatique vous avez vu ça c'est pas idéologique c'est pragmatique c'est pragmatique bien merci Marine Le Pen d'être venue nous voir ce matin il est 9h23 nous avons avec vous fait un peu le tour de plusieurs questions votre programme et rendez-vous bientôt avec d'autres candidats majeurs à cette élection présidentielle je rappelle que le 18 le 18 janvier prochain mardi soir je serai en Corrèze pour la première émission de la France dans les yeux avec Valérie Pécresse j'espère qu'on viendrait bientôt nous voir en France nous accompagner Marine Le Pen 9h24 pour la première émission

48:04
Locuteur

pour la première émission pour la première émission