Gilets Jaunes : Nicolas Dupont-Aignan invité de Ruth El Krief
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:11OuverteRéponse directe
Est-ce que vous dites, comme d'autres, que le gouvernement avait envie d'images spectaculaires ?
- 1:05OuverteRéponse directe
Vous les soutenez depuis le premier jour ?
- 1:35RelanceRéponse partielle
Pourquoi vous n'avez pas déconseillé aux manifestants d'aller sur les Champs-Élysées ?
- 3:29OuverteRéponse directe
Est-ce qu'un mot sur les agressions contre les journalistes ?
- 4:16OuverteÉludée
Un mot sur les solutions proposées par le gouvernement ?
- 5:37OuverteRéponse directe
Donc vous proposez quoi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:34Invité politiqueFait
« dans une démocratie normale, le ministre de l'Intérieur aurait démissionné. »
- 0:39Invité politiqueFait
« tout cela a été construit, organisé, mis en scène pour déconsidérer un mouvement qui est profondément pacifique, populaire, enraciné dans le pays. »
- 5:00Invité politiqueChiffre
« Mme Borne et le gouvernement renvoient 500 millions pour apaiser. Et puis allez, 200 millions de plus. »
- 6:20Invité politiqueChiffre
« la taxe carbone sur les grands centres industriels de l'Europe entière, elle est à 15-20 euros, alors qu'il veut monter à 80 sur les automobilistes »
- 6:42Invité politiqueChiffre
« le gouvernement Emmanuel Macron a réduit de moitié l'avantage fiscal quand on change ses fenêtres. »
- 6:53Invité politiqueFait
« Il ne taxe pas les supercargos qu'amènent des produits de Chine et d'ailleurs de tous les pays du monde qui polluent beaucoup. »
- 10:13Invité politiqueChiffre
« On a donné 2 milliards à l'Union européenne pour rien, supplémentaire, supplémentaire. 2 milliards pour l'accueil des migrants, c'est un vrai choix. »
- 10:32Invité politiqueChiffre
« il a quand même donné 5 milliards à une infime minorité de Français en supprimant l'impôt sur la fortune »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan67 %
- Présentateur20 %
- ?12 %
≈ 69,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir
Nicolas Dupont-Aignan, merci d'être avec nous.
Vous
êtes député président du Parti Debout la France et tête de liste déjà de votre liste aux Européennes. Il y a eu des débordements samedi sur les Champs-Elysées, de véritables scènes de guerre, a dit Emmanuel Macron pendant le Conseil des ministres. Est-ce que vous dites, comme d'autres, comme Marine Le Pen, comme Jean-Luc Mélenchon, comme d'autres personnalités, que dans le fond le gouvernement avait envie d'images spectaculaires et que les policiers peut-être n
'ont
pas fait exactement ce qu'ils devaient faire ?
Oui,
je dis que ce qui s'est passé sur les Champs-Elysées est grave
et
que dans une démocratie normale, le ministre de l'Intérieur aurait démissionné.
Parce
que tout cela a été construit, organisé, mis en scène pour déconsidérer un mouvement qui est profondément pacifique, populaire, enraciné dans le pays. Je le dis sans vouloir polémiquer parce que j'ai été, et je tiens à le dire, j'étais dans le sud de la France deux jours en déplacement et je me suis arrêté plusieurs fois, sans médias, sans caméra, sans personne, discuter avec les Gilets jaunes.
Vous les soutenez depuis le premier jour ? Oui,
et j'ai vu des retraités, des femmes, beaucoup de femmes, une majorité de femmes sur les barrages. Il y a une femme qui m'a dit, je suis retraitée, j'ai 900 euros par mois, ma mutuelle a explosé, je ne peux plus prendre ma voiture, je n
'ai
rien. Vous croyez que je suis là, monsieur, sous la pluie glaciale, la nuit, par hasard ? Cette femme, elle n'est pas de l'ultra droite, de l'ultra gauche,
de ceci ? Oui, mais là,
reparlons,
je comprends très bien. Je veux dire que l'immense
majorité, oui, mais les Champs-Elysées, ce n
'est
pas la France.
Bien sûr, bien sûr. Et
c'est pire que ça.
Et pourquoi du coup, des dirigeants de partis qui soutiennent ce mouvement, comme vous, par exemple, vous n'avez pas aussi déconseillé aux manifestants, ceux qui voulaient sincèrement défendre leur désarroi, leur détresse et faire des demandes, pourquoi vous ne leur avez pas dit, sur les Champs-Elysées, ça
va être la cartagne ? Moi, madame, j'ai
toujours dit
d
'aller dans les endroits déclarés. Et oui,
c'était
interdit, c
'était interdit.
Mais
je l'ai toujours fait,
j'ai toujours, et j'ai même encouragé chaque fois les gilets jaunes, et je leur ai donné des consignes de calme. Mais soyons précis, sans revenir là-dessus, ce que moi j'aimerais qu
'on
parle de l'essentiel, qui est quelle solution fiscale pour que la France qui travaille, qui travaille, parce que ce sont ceux qui travaillent et qui payent toujours pour les autres, qui manifestent aujourd'hui. Et ce n'était pas ça aux Champs-Elysées. Aux Champs-Elysées, si vraiment le gouvernement voulait l'interdire, il pouvait le faire.
Parce
qu'il a d'ailleurs bloqué la place de la Concorde. Donc, M. Castaner pouvait bloquer les Champs-Elysées comme la place de la Concorde. Et j'ai des gens qui y étaient qui m'ont raconté. Il a laissé rentrer
les
gilets jaunes. Mais il a surtout laissé rentrer des casseurs qu'on connaît. Des casseurs d'ailleurs qui ne sont pas tant d'extrême droite que d'extrême gauche. Vos collègues du Point ont fait une enquête très précise. Des petits voyous qui voulaient simplement vider certains magasins. Et
pendant
une journée, on a eu une mise en scène tolérée, organisée par le ministre de l'Intérieur, qui a joué le grand complot.
C
'est grotesque.
C
'est indigne d'un ministre
de la République. Parce que ces
images, pardonnez-moi, ce n
'est
pas pour des questions politiques que je dis ça. C'est que ces images, elles tournent autour du monde. Or, c'est la France. Et moi, j'aime mon pays, j'aime l'ordre. Mais l'ordre ne peut être fondé
que
sur la droiture du gouvernement, pas sur des manipulations de bas étage, et sur la justice. Et c'est ça l'enjeu. C'est qu'on retrouve un gouvernement juste.
Que ce soit de gauche ou de
droite, ça m'est égal. Juste.
Est-ce qu'un mot quand même sur les agressions contre les journalistes, notamment FMTV et d'autres journalistes ?
– Scandaleuses,
bien sûr. Scandaleuses. Mais comment peut-on croire que l'on puisse faire gagner un combat politique, social,
par
de la violence ? Mais je vous jure que les gilets jaunes, soutenus par 80% des Français, sont des gens pacifiques. Tous, qu'ils soient artisans. J'ai vu des artisans, j'ai vu des commerçants, j'ai vu des cadres, j'ai vu des ouvriers, j'ai vu des maires de famille, j'ai vu une auxiliaire de vie. Et vous savez ce qu
'ils
m'ont dit ? Ils m'ont dit, dites à Paris, sur les plateaux de télévision,
qu
'on ne peut plus vivre
à
partir du 15 du mois. On n'a plus rien dans le porte-monnaie,
plus rien. – Et donc, comme on
a largement donné la parole aux gilets jaunes sur BFMTV régulièrement…
– Je le sais.
– …on continuera évidemment de le faire. Un mot sur les possibilités, les solutions. Aujourd'hui, Elisabeth Borde a commencé en disant que le gouvernement mettait un milliard pour la rénovation des routes, pour désenclaver les territoires, qu'elle proposerait des véhicules en libre partage, des plans de covoiturage, et puis des aides par les employeurs pour ceux qui viendraient en covoiturage. Il n
'y
a plus de péage urbain, plus de questions de vignettes pour les poids lourds,
etc.
–
Non mais attendez,
c'est extravagant ce qu
'on
voit. Moi, je vais vous dire ce qui est extravagant. Reprenons les chiffres. Début 2018, 3 milliards prélevés sur les Français par les taxes carburant, fuel. 3 milliards. 1er janvier 2019,
et
c'est pourquoi je soutiens les gilets jaunes, parce que je veux éviter la hausse du 1er janvier. 3 milliards supplémentaires, d'accord ? Ça fait 6 milliards. Et Mme Borne et le gouvernement renvoient 500 millions
pour
apaiser.
Et
puis allez, 200 millions de plus.
Est
-ce que vous connaissez un pays,
dans
le monde, il n
'y en
a pas, un pays
qui
subventionne par des usines à gaz technocratiques et bureaucratiques
le
paiement des taxes ?
C
'est-à-dire que le principe de la taxe,
c
'est qu'on ne l'augmente pas autant pour éviter d'avoir à la subventionner. Parce que ça veut dire qu'on va faire des papiers en triple exemplaire ou des mails. J'ai fait 22 kilomètres tel jour, donc mon employeur va avoir 10 euros qui va me rendre. Mais c'est n'importe quoi. Mais le monde entier se moque de nous.
– Donc vous proposez quoi ?
– Je propose deux
choses. Revenir sur les hausses du 1er janvier 2018. – Donc
geler
tout
de suite la
taxe carbone.
– La taxe carbone sur les travailleurs, qui utilisent leur voiture sur la France qui travaille.
Attendez la
suite.
– C'est-à-dire comment on fait la distinction
? – C'est-à-dire
que les automobiles, on n'augmente plus la taxe sur les carburants parce qu'on l'a déjà beaucoup augmentée sous François Hollande.
–
D'accord. – 10 euros déjà de plus pour un plein.
–
Mais ça c'est dans le cadre de la transition écologique. – Et on
va en parler
de la transition.
Parce que j'ai des propositions. Ce qui est important, ce
n
'est pas de critique et c'est de proposer. J'ai proposé deux choses. La taxe carbone, soyons précis, la taxe carbone de M. Macron, elle est concentrée sur ceux qui travaillent en France, c
'est-à
-dire les automobilistes français.
Mais
c'est curieux,
la
taxe carbone sur les grands centres industriels de l'Europe entière, elle est à 15-20 euros, alors qu'il veut monter à 80 sur les automobilistes, alors que la pollution en Europe, elle vient de l'industrie et du bâtiment à 50%, bâtiment c'est-à-dire les immeubles.
– Le
gouvernement Emmanuel Macron a réduit de moitié l'avantage fiscal quand on change ses fenêtres.
Il
l'a réduit de moitié. Donc il a supprimé les utilisations positives de la transition écologique. Il ne taxe pas les supercargos qu'amènent des produits de Chine et d'ailleurs de tous les pays du monde qui polluent beaucoup.
Et
il fait porter le fardeau fiscal sur ceux qui bossent en France.
C
'est une hérésie économique et sociale.
–
Nicolas Dupoignan…
– C'est ça que je veux
expliquer.
– Donc vous, vous
êtes toujours pour la taxe carbone.
–
Mais que sur les importations.
–
Parce que
vous avez… – Je veux libérer le travail en France. – En 2007,
dans les propositions
du
pacte écologique de Nicolas Hulot, vous étiez candidat et vous avez signé. –
Oui, mais la taxe
carbone aux frontières de la France
et de l'Europe.
– Là, dans le pacte écologique, il n
'y a
pas les frontières.
– Il y a instauré
une taxe carbone en croissance régulière en
2007 signée par Nicolas Dupoignan. – Mais au frontière, Nicolas Dupoignan,
regardez mon programme de 2012.
– Ah oui, d'accord. – 2012 et
2017. Mais oui.
–
D'accord.
– Parce qu'on ne peut pas continuer à avoir un pays
où
on taxe toujours les producteurs français, artisans, producteurs industriels français et où on détaxe
tous
les carburants
de
ceux qui importent des produits.
–
Oui, c'est pourquoi il y
a
de moins en moins d'emplois en France, de moins en moins de bases taxables et c'est pourquoi les gouvernements surtaxent les Français qui travaillent.
J
'ai un autre exemple, très simple, tout le monde le connaît, les travailleurs détachés,
ils
viennent de Roumanie, de Pologne et d'ailleurs, ils ne payent pas les charges sociales françaises. Mais c'est n'importe quoi.
–
Ce
n
'est pas la taxe carbone.
– Non, mais c'est le même esprit. – Oui, nous sommes le seul pays au monde qui détaxe les
multinationales au Luxembourg.
–
Restons. – Non mais, Ruth Elkrieff,
c'est le même esprit. – Oui, bien sûr. –
On accable le peuple français comme sous l'ancien régime
avant la révolution. – Là, vous essaie de récupérer le mouvement des
Gilets
jaunes. – Ah non, excusez-moi. – Ah ben si, parce que là, vous êtes en train d'essayer
de le tirer sur votre
programme européen. – Mais oui, mais j'assume. – D'accord. – Mais je vais vous dire pourquoi.
– C'est une manière de dire,
je vous
appelle à voter pour moi
pour le prochain européen. – Non seulement,
non, je vais vous dire, parce que je vois mon pays décliner depuis 20 ans.
J
'ai écrit un livre qui m'a valu d'être député de l'année pour la presse. Alors pour que la presse me choisisse député de l'année, il fallait vraiment que ce ne soit pas…
–
Vous… – Bon, j'ai écrit un livre, Les voleurs de la République. Les voleurs de la République en 2015, qui montre comment on détaxe tous ceux qui font venir des produits de l'étranger ou des grandes multinationales, la fraude fiscale, l'évasion fiscale, et comment on taxe tous ceux qui créent de
la
richesse dans notre pays, qu'ils soient un petit patron ou un retraité. Et si on n'inverse pas
cette
mécanique, eh bien le pays va exploser comme sous la Révolution. Parce que ce qui se passe là, c'est comme la révolte révolutionnaire.
– D'accord, mais donc concrètement…
– Donc il faut traiter
la cause
du mal. – Oui, mais
est-ce que du coup, vous vous dites comme certains qui étaient dans la rue aux Champs-Elysées, mais pas seulement samedi, qui demandaient la démission d'Emmanuel Macron, un référendum anti-Macron.
– Alors je vais vous demander,
moi j'ai fait des propositions politiques. Premièrement,
on
annule la hausse des taxes pour laisser respirer les Français. Deuxièmement, on taxe plutôt de manière juste,
c
'est-à-dire qu'on évite que soient détaxés les produits importés. Troisièmement, je propose de convoquer des États généraux de la fiscalité.
On
se met autour de la table et justement on regarde entre ceux qui payent toujours pour tout le monde et ceux qui ne payent rien. On rétablit la justice fiscale. Et quatrièmement, il faut quand même réduire le train de vie de l'État. Il y a des économies à faire.
On
a donné 2 milliards à l'Union européenne pour rien, supplémentaire, supplémentaire. 2 milliards pour l'accueil des migrants, c'est un vrai choix. 5
milliards… – Il faut les supprimer donc ?
– Non, pas tout supprimer, il faut l'abaisser, c'est-à-dire qu'il faut contrôler ses dépenses. Et là, M. Macron, il ne compte pas. Et puis, il a quand même donné 5 milliards
à
une infime minorité de Français en supprimant l'impôt sur la fortune et
surtout… – Il faut revenir sur la suppression de l'ISF.
–
Il faut, je crois, proposer une chose que j'avais proposée, je ne
peux
pas m'empêcher de dire ce que j'avais proposé, qui était on annule l'ISF quand l'argent
s
'investit dans le pays, sur le territoire français. Parce qu'Emmanuel Macron
nous a expliqué… – Vérifiez
que
l'argent
qui est libéré par l'annulation de l'ISF s'investit sur le territoire français. Là aussi, il
y a
un peu d'usine à gaz quand
même. – Ah non, c'est très simple. – Vous ne croyez pas que c'est un peu compliqué ?
– Ça a existé avant, il y avait la moitié qui était exonérée si vous réinvestissiez dans une entreprise. – J'ai… –
Donc,
il y a des solutions. Ce que je veux dire aux Français qui ne savent plus où ils habitent là, ils voient
un
mouvement des Gilets jaunes qui n
'a
pas de traduction politique
et
ils voient de l'autre côté un pouvoir
qui
est méprisant, mais méprisant de méprisant et qui ne veut pas changer son axe parce qu'il vit à Paris et il ne sait pas ce que
c
'est de vivre en province
quand on
a besoin de
sa voiture. – Comment les représenter ? – Donc, il faut une cohésion, une sortie de crise. –
Oui, aujourd'hui, il y
a
eu la volonté de déléguer, enfin de nommer huit délégués de ce
mouvement des
Gilets jaunes.
Certains
contèsent, ne
sont
pas d'accord. Dans ce mouvement des Gilets jaunes, il y a aussi un militant que vous connaissez qui était chez vous, qui s'appelle Franck Buller, et qui sur Facebook avait dit « vous devez tous à pied à cheval et en voiture parcourir la totalité
des rues de Paris ». – Oui, je n'étais pas fan de ça,
mais bon, ce n
'est
pas grave.
–
Moi,
je
pense que c'est un mouvement, voulez-vous lui dire ce que je pense ? –
Vous le reconnaissez toujours dans
votre mouvement ? – Oui, mais c'est un citoyen. – C'est un militant
de votre mouvement.
– Mais il y a des citoyens et des militants de tous les mouvements dans les Gilets jaunes. Moi, je n
'ai
jamais dit les Gilets jaunes, c'est Dupont-Aignan. Les Gilets jaunes, il y a de tout. Ce qu'est mon rôle de député, de président d'un mouvement politique, c'est de donner des propositions. Et ce que j'attends du président de la République, c'est qu'il ait des paroles
de
respect
de
son peuple, qu'il l'estime, qu'il le respecte au lieu de le mépriser, et de
l
'insulter à l'étranger. C'est qu'ensuite, il
y
a un chemin de sortie de crise. Et on peut faire la transition énergétique sans accabler ceux qui travaillent, les automobilistes, c
'est
tout. Et ça, reconnaissez que quand je manifestais devant les barrières d'autoroutes en 2012, ce n
'est
pas nouveau. On s
'est
assez moqués de moi.
Et je vois,
pardonnez-moi, j'insiste, qu'on va confier encore aux sociétés d'autoroutes maintenant les routes nationales.
C
'est une folie. Le bien public appartient à la nation. Les Français veulent être
respectés. – Renationaliser
les autoroutes aussi.
– Oui,
ça nous coûtera beaucoup moins cher et on pourra ainsi favoriser la sécurité routière et éviter de surcharger nos routes départementales.
– Merci beaucoup d'être venu sur notre plateau, Nicolas Dupont-Aignan. –
Merci.
Nicolas Dupont-Aignan