Matthieu Valet : "Stop au laxisme judiciaire !" (CNEWS)
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« Fabrice Légéry, l'ancien patron de Frontex, qui pendant 7 ans a armé, a fait de ses gardes frontières des véritables protecteurs de nos frontières européennes. »
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« plus de 93% des personnes déboutées du droit d'asile ne sont pas expulsées. »
- 1:54Invité politiqueFait
« Deux policiers hors service sont roués de coups. Un passage à tabac en plein centre ville de Nice. »
- 3:22Invité politiqueFait
« le médecin à Drancy, qui s'est fait fracasser par une personne qui n'était pas content des remboursements, a écopé de trois semaines d'intérêt général avec son visage défiguré. »
- 6:21Invité politiqueChiffre
« la loi de décembre 2023, qui a été complètement sabrée par le Conseil constitutionnel. Plus de 36 articles qui ont été enlevés. »
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« l'introduction du principe de fraternité dans le bloc de constitutionnalité, qui favorise, encore une fois, l'aide à l'immigration illégale. »
Temps de parole
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On a le Parti Vox qui est un de nos partis alliés au sein de l'Europe, qui fait partie de notre groupe, les Patriots pour l'Europe, le troisième groupe du Parlement européen. Et moi je vais plus loin, sur la protection des frontières, nous on a la chance d'avoir Fabrice Légéry, l'ancien patron de Frontex, qui pendant 7 ans a armé, a fait de ses gardes frontières des véritables protecteurs de nos frontières européennes. Et finalement, là où les gauchos veulent accueillir toute la misère du monde et les clandestins sur les plages, nous on veut les élus de gauche. Oui, oui, écoutez, nous on nous traite de fachos, donc je...
Moi je dis que l'idéologie gauchiste aujourd'hui est un problème pour nos démocraties. On a une majorité des peuples au fur et à mesure des élections qui se succèdent, qui disent qu'ils veulent moins d'immigration, qu'ils veulent une protection de leurs frontières et de leur identité. Je dis simplement que nous, notre programme est clair, nous on ne veut pas, comme l'extrême-cauchiste, couler les bâtons, on veut aller les sauver en mer et les ramener dans les portes d'origine.
Parce que lutter contre les passeurs, contre ces trafics en êtres humains, c'est aussi avoir une politique ferme et leur faire comprendre qu'ils n'arriveront pas sur nos côtes et que s'ils arrivent, on les renvoie dans les pays d'origine, on va même plus loin. Pour une politique sérieuse de demandeurs d'asile dont Jules Thorez disait qu'ils n'étaient pas expulsés, c'est vrai, plus de 93% des personnes déboutées du droit d'asile ne sont pas expulsées. Il faut que les demandes soient étudiées dans les ambassades, dans les zones diplomatiques protégées, dans les pays d'origine.
Parce que sinon, on sait que lorsqu'ils arrivent, ils ne repartent pas, quelle que soit la décision, et majoritairement lorsqu'elle est négative.
On va parler de ce verdict qui est tombé jusqu'à 3 ans de prison ferme pour ces individus qui avaient lynché des policiers en civil à Nice. Deux agents qui avaient été roués de coups devant un bar, c'était en décembre dernier, Marie.
Eh bien, le tribunal judiciaire de Nice a tranché ce vendredi et les peines sont finalement bien au-delà des réquisitions. Les syndicats policiers se disent soulagés. Reportage de Franck Trévieux avec le récit de Kinson.
En décembre dernier, deux policiers hors service sont roués de coups. Un passage à tabac en plein centre ville de Nice. Sur ces photos, les victimes ont plusieurs blessures au crâne et sur le reste du corps. Parmi les cinq mises en cause, deux individus ont été condamnés à une peine de 3 ans de prison ferme, bien au-delà des réquisitions qui allaient jusqu'à 15 mois au maximum. Une décision exemplaire pour la profession.
Le message qui a été envoyé, c'est le suivant. Si tu tapes un policier, tu partiras en prison, tu partiras au trou pour une durée de 3 ans. Ça veut dire que quand la justice veut, la justice peut.
Quant à la question de savoir si l'agression a été directement liée au statut de policier des victimes, les avocats des policiers estiment que le tribunal a tranché et qu'il n'y a plus aucun doute possible. Jean-François Uli avait été lynché par plus de 30 émeutiers à Villiers-le-Bel en 2007. Il appelle la justice à faire preuve de fermeté.
Je pense qu'il faut continuer à être particulièrement ferme. On ne peut pas réussir à mettre de l'ordre dans une société sans pour autant qu'il y ait de la fermeté. La police doit être crainte, elle doit être reconnue.
Les syndicats rappellent que le choc a été considérable pour les deux policiers. S'ouvre désormais le temps de la reconstruction pour les deux hommes.
Mathieu Vallée, vous me dites que vous avez échangé avec ces policiers justement.
Oui, lorsque ces faits violents et abjectes ont eu lieu en décembre, je leur ai apporté mon soutien. J'avais échangé avec eux par téléphone. J'ai échangé pas plus tard qu'hier avec eux. Ils sont encore très choqués. La reconstruction psychologique est longue et difficile. Mais en tout cas, leur reconnaissance de la qualité de victime, cette peine ferme dont ils sont satisfaits, parce que ce n'est pas toujours le cas. On a malheureusement beaucoup d'individus qui s'attaquent à la représentation d'autorité qui sont relâchés.
Vous en avez parlé, mais le médecin à Drancy, qui s'est fait fracasser par une personne qui n'était pas content des remboursements, a écopé de trois semaines d'intérêt général avec son visage défiguré. Comment voulez-vous que la victime soit reconnue, respectée, qu'elle veuille se reconstruire après un tel déni de justice ? Et je ne vais plus loin, on a une policière à peau. Personne n'en a parlé, moi j'en ai parlé parce que j'ai trouvé ça inadmissible, qui a pris huit jours d'ITT et son visage défiguré par une personne qui a eu 70 ans d'intérêt général.
Donc c'est vrai que la nouvelle mode à la justice, c'est les travaux d'intérêt général, visuellement pour les agresseurs de médecins de policiers. Là, on a effectivement une sanction ferme vis-à-vis de ceux qui les ont quand même massacrés. Et rappelez-vous des images, on a ce policier qui est roué de coup, qui est lynché à la sortie de l'établissement de nuit. C'est quand même incroyable de voir qu'en 2025, on est des individus, des sauvages, qui saccagent et qui agressent un policier parce qu'il est policier. Et rappelez-vous que, pour terminer, il me l'avait bien dit, ces policiers au début, hors service dans le bar, avaient été sollicités pour avoir de la drogue.
Ce qu'ils ont évidemment refusé, c'est qu'ils ont décliné leur qualité, parce qu'ils saient qu'aujourd'hui, lorsqu'on décline sa qualité, on a emmerdé. Et ensuite, on avait cette jeune policière... On était embêté. On était embêté, oui, je vous le disais. Oui, ben pardon, mais vous savez, les gens, ils aiment bien qu'on dise ce qu'on ressent. Embêté, c'est gentil. Embêté, c'est toujours réunion ce matin. Mais ce que je veux dire, je revendique mon franc parler. Oui, mais dire les choses telles que les gens la sentent, c'est important. Moi, quand je suis souvent sur le terrain, je discute avec des gens qui disent ces mots-là.
Et ce que je veux dire, c'est que, pour terminer, on a ensuite cette policière hors-service dans le groupe qui a été importunée et harcelée sexuellement des avances, en tout cas, et sur lesquelles, là, les policiers sont intervenus, parce qu'évidemment, les femmes doivent être protégées dans l'espace public. Et c'est aussi un gros sujet de protéger les femmes des violences sexuelles, des harcèlants sexuels et des personnes prédateurs qui, à la sortie des soins de nuit, les agressent.
Vous parliez des différences entre les juridictions, des décisions de justice qui étaient rendues par les juges. On va justement parler de cette interview dans le JDD d'Éric Zemmour, qui a été faite par Jules Torres. Justement, le président de Reconquête réagit à la possible nomination de Richard Ferrand à la tête du Conseil constitutionnel. Il en profite aussi pour livrer un réquisitoire sans concession contre ce qu'il perçoit, lui, comme une confiscation du pouvoir par les juges.
Oui, une entrave politique du Conseil constitutionnel. En tout cas, c'est ce qu'ils l'ont dit. D'abord, ils dénoncent une continuité idéologique à la tête du Conseil constitutionnel, qui est tenue depuis maintenant des années par Laurent Fabius, socialiste, qui va être remplacée par Richard Ferrand, Macroniste, mais ancien socialiste. Il en profite pour dénoncer les autres juridictions, le Conseil d'État, M. Tabuteau, socialiste, la Cour des comptes, Pierre Moscovici, un socialiste. Donc, il voit une continuité idéologique qui va, à la fin, provoquer le phénomène suivant, c'est que le Conseil constitutionnel va entraver le politique. Et d'ailleurs, Éric Zemmour, c'est ce qu'il nous dit.
Il nous dit que le Conseil constitutionnel est aujourd'hui l'épicentre du gouvernement des juges. Il ne se contente plus d'interpréter le droit. Il fait la loi. Il s'est arrogé un pouvoir qui n'était pas le sien. Il a court-circuité l'exécutif et muselé le législateur. Le Conseil constitutionnel fonctionne sur un coup d'État. Et le principal grief qu'il fait, Éric Zemmour, au Conseil constitutionnel, c'est sur l'immigration. Il revient sur la loi de décembre 2023, qui a été complètement sabrée par le Conseil constitutionnel. Plus de 36 articles qui ont été enlevés.
Il revient sur le duel qui a eu lieu il y a maintenant près de 40 ans, le premier, entre Robert Badinter, président du Conseil constitutionnel, et Charles Pasquois, ministre de l'Intérieur, qui voulaient réguler davantage les flux migratoires. Et sur aussi l'introduction du principe de fraternité dans le bloc de constitutionnalité, qui favorise, encore une fois, l'aide à l'immigration illégale. Éric Zemmour, il a une mesure pour endiguer ce phénomène-là. C'est de redonner de la force et de la vie au Parlement.
Et pour cela, il veut faire une majorité qualifiée, au deux tiers ou au trois cinquièmes, pour empêcher que le Conseil constitutionnel n'entrave un peu plus le législateur et donc le politique.
Judith Vintraub.
Derrière le gouvernement des juges, il y a les politiques. Rappelez-vous par exemple que la Convention européenne des droits de l'homme n'avait pas été ratifiée, ni par De Gaulle, ni par Pompidou. Ou De Gaulle considérant qu'il y avait un risque d'ingérence de la CEDH dans les affaires françaises. On le voit d'ailleurs dans les questions d'immigration. Qui l'a fait ratifier ? Alain Poher, il a eu deux mois d'intérim au moment de la mort de Georges Pompidou avant l'élection de Valéry Giscard d'Esta. Pouf, il a passé ça au Parlement, que veut saisir Éric Zemmour. Et maintenant, la CEDH dicte sa loi à la France. Donc, abdication du politique.
Autre abdication du politique, quand le traité de Maastricht est rejeté par référendum, c'est le nom qui triomphe, en 2005, que fait Nicolas Sarkozy ? Il fait ratifier par le Parlement le traité de Lisbonne en 2008, qui est en fait une ressuscée de ce que le peuple français a refusé. Et c'est à cause de ça que la loi française s'est soumise en quelque sorte à la loi européenne.
Et qu'on n'a plus de référendum. Puisque de toute façon, ça ne sert à rien.
Allez, on va passer à cet hommage qui sera rendu demain aux héros de la gendarmerie à travers tout le pays. Il y aura notamment une cérémonie organisée aux Invalides à Paris.
Oui, l'occasion de décorer ceux qui ont servi la France et ses concitoyens. Ce sera le cas de Claire Aubry, sous-officière de gendarmerie depuis trois ans. En 2023, la jeune femme a permis d'éviter un féminicide. Elle témoigne au micro de Kinson et Charlotte Gorzala.
Aux Invalides, ce lundi, la gendarmerie se souviendra des absents, mais souhaite aussi saluer les héros du quotidien, comme la gendarme Claire Aubry, qui recevra la médaille de la gendarmerie. Il y a plus d'un an, la gendarme et son binôme déjouent à quelques minutes près un féminicide. L'agresseur est violent.
Il se rebelle, se force contre nous et m'envoie directement en arrière dans le lit et vient se mettre par-dessus moi et m'attaque avec ses doigts directement dans les yeux. Et là, dans cette action, je crie mes yeux, mes yeux, mes yeux, puisque je voyais mes yeux sortir de mes orbites et j'avais extrêmement mal.
Aidé par son binôme, lui aussi blessé aux yeux, la gendarme parvient finalement à menotter l'individu. Une interpellation éprouvante, mais riche d'enseignements.
On comprend tout le sens de notre métier à ce moment-là. On comprend pourquoi notre engagement et la signature de notre contrat, de ce que tout ce métier nous donne et nous impose, c'est sauver ou périr.
Engagée dans la gendarmerie depuis 2017, d'abord comme gendarme adjoint volontaire, puis depuis trois ans comme sous-officière, Claire Aubry se forme désormais comme officier de police judiciaire. Au service du respect des lois.
Et c'est important évidemment de rendre hommage à nos forces de l'ordre, gendarmes bien sûr, mais aussi policiers Mathieu Vallée.
Oui, ben écoutez, moi je le rends hommage aussi souvent que possible dans les actions héroïques qui mènent parfois dans l'anonymat. Et demain je serai à la région de gendarmerie dans le Nord, parce que chaque région de gendarmerie fait une cérémonie d'hommage aux actions de l'ordre militaire, de la gendarmerie, à Zavalli de l'Union Nationale. Et dans les régions, au niveau des régions de gendarmerie, c'est important. Et je me bats aussi pour que les deux colonnes d'assaut du Bataclan lors du 13 novembre soient décorées, puisqu'on a une trentaine de policiers de la brigade de recherche et d'intervention de la préfecture de police judiciaire qui ne l'ont toujours pas reçu.
Les gens d'honneur, Joachim Mimimati est là, je vois que Samia Galli est à Marseille là. Donc je me dis que quand même des gens qui ont risqué leur vie face aux terroristes islamistes devraient l'avoir du président de la République dont son cabinet me dit-on bloque ces rénominations. Donc je pense que la France s'honorait à honorer ces héros anonymes qui ont failli laisser leur peau face à cet assaut et ces islamistes terroristes qui ont voulu nous mettre à genoux et qui ont fait 91 victimes au Bataclan notamment.
Matthieu Valet