L'invité de Bourdin Direct : Gabriel Attal - 23/06
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RMC Bourdin Direct
Jean-Jacques Bourdin Gabriel Attal, bonjour Porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, les 10 et 24 avril prochains 2022, élection présidentielle Vous confirmez les dates ?
C'est une date qui sera annoncée, confirmée la semaine prochaine, a priori mais c'est un scénario très sérieux, une piste très sérieuse Non, ce n'est pas une piste, ce sont les dates qui sont confirmées la semaine prochaine Ce sera au printemps prochain ça peut difficilement être le 1er et le 8 mai pour des raisons évidentes et donc ce sera annoncé la semaine prochaine 10, 24 avril C'est une piste très sérieuse Très sérieuse, mais pourquoi ne pas me dire oui ? Parce que moi je respecte les fonctionnements démocratiques, ça doit passer je crois en conseil des ministres c'est le cas la semaine prochaine J'annonce les choses quand elles sont confirmées C'est important en tant que port-parole
Dans 291 jours, 9 mois et demi La présidentielle, c'est rapide ça va arriver vite Pourquoi ces dates plus tôt que d'habitude ? A cause du 1er mai et du 8 mai ?
Je vous disais à l'instant que dans le choix qu'on sera amené à faire et à confirmer il y a le fait qu'il y ait un 1er et un 8 mai qui tombent le dimanche évidemment on prendra des décisions qui permettent au plus grand nombre d'aller voter puisque c'est un enjeu important on va peut-être y revenir Je vais y revenir C'est évidemment très important
Je vais y revenir je vais revenir sur les résultats des régionales sur l'abstention Mais conseil de défense sanitaire aujourd'hui doit-on s'inquiéter du variant Delta le variant indien ? Franchement
Il doit nous préoccuper Il y a une vigilance absolue autour du variant Delta dont on sait maintenant qu'il est plus contagieux encore plus contagieux que le variant dit anglais qui était déjà plus contagieux que le premier On voit ce qui se passe au Royaume-Uni où vous avez une hausse continue maintenant depuis plusieurs semaines des cas je crois qu'ils ont franchi les 10 000 cas par jour en moyenne en Grande-Bretagne
90% des cas sont des cas de variant Delta en provenance d'Inde
Ils étaient il y a quelques semaines à quelques centaines de cas en moyenne par jour donc on voit que ça peut aller très vite et donc il faut être très vigilant c'est pour ça qu'on a mis en place un calendrier en France progressif de lever des restrictions qu'on franchit étape par étape la dernière vous le savez aura lieu le 30 juin mais ça demande une vigilance individuelle et collective Reprise possible de l'épidémie ?
Par principe évidemment alors après on a une arme dont on ne disposait pas c'est réel il y a une menace liée au variant Delta mais on a une arme dont on ne disposait pas il y a un an c'est la vaccination le vaccin c'est quand même une arme qui permet de protéger contre l'épidémie et plus on continuera à se faire vacciner plus les français iront se faire vacciner plus on se donnera la capacité de se protéger vis-à-vis de l'épidémie et de ces variants
il y a une stratégie
qui a été différente ils sont vaccinés et ils sont touchés par le variant oui j'entendais Karine Lacombe ce matin sur l'antenne de RMC qui disait elle-même que là-bas il y avait eu au départ un espacement très important entre les deux doses que ça avait peut-être joué ce qui n'est pas un choix qu'on a fait en tout cas pas dans ces proportions-là en France voilà on a toujours été très vigilants et précautionneux oui vaccination qui ralentit en France par définition vous avez de plus en plus de gens qui sont vaccinés ceux qui restent sont ceux qu'il faut aller chercher
alors comment allez-vous faire pour les remobiliser pour les mobiliser
on va continuer à communiquer continuer à les échanges qu'on a là et le risque qui existe et le fait de rappeler que la vaccination est une arme importante c'est évidemment un enjeu et puis on a donné Olivier Véran a donné des souplesses d'organisation pour les vacances il y avait des français qui hésitaient à se faire vacciner en se disant ma deuxième dose va tomber peut-être au mois d'août je ne sais pas où je serai etc il a donné de la souplesse en termes d'espacement entre les deux doses en termes de capacité à faire sa deuxième dose ailleurs que là on a fait la première voilà on donne plein de marges pour encourager la vaccination notamment chez les jeunes le télétravail retour à la normale le 30 juin ça fera partie de ce qui sera discuté en conseil de défense et avec les partenaires sociaux il y a déjà une première étape d'assouplissement puisque c'était très dur aussi pour beaucoup de français d'être tout le temps chez eux il y en a qui souhaitaient retourner au travail ils pouvaient déjà y aller une journée on a assoupli encore et évidemment dès qu'on le pourra dès qu'on considérera que la situation sanitaire le justifie on continuera
est-ce que la situation sanitaire le justifie ?
aujourd'hui on voit que les voyants sont au vert les voyants sont au vert je vais vous dire donc retour à la normale le 30 juin je vais vous dire c'est pas parce que les voyants sont au vert qu'il faut griller des feux voilà il faut quand même continuer à faire attention encore une fois il y a une menace une quatrième vague est possible on le disait tout à l'heure évidemment et moi je suis porte-parole du gouvernement depuis un an dans cette crise sanitaire j'ai bien appris qu'il ne faut jamais rien exclure par principe pour l'avenir Jean-Jacques Bourdin
l'assurance chômage le conseil d'état suspend les nouvelles règles de calcul de l'assurance chômage donc elle ne s'appliquera pas le 1er juillet pas à partir du 1er juillet pas à partir du 1er juillet mais quelle réponse apportez-vous ce matin au conseil d'état ?
la réponse que je leur apporte mais qu'on va leur apporter très directement c'est le témoignage prouvé par des faits que la reprise économique est là et que les signaux économiques encourageants sont là parce que c'est ça c'est d'ailleurs assez un peu étonnant un certitude sur la situation économique dit le conseil d'état parce qu'en gros le conseil d'état dit il n'y a pas de sujet on ne relève pas de problème de fond sur la réforme on ne relève pas de difficulté de droit sur la réforme il diffère l'entrée en application de cette réforme parce qu'il considère qu'il y a trop d'incertitudes sur la situation économique pour qu'elle puisse rentrer en vigueur aujourd'hui or qu'est-ce qu'on constate depuis maintenant plusieurs semaines et au fur et à mesure qu'on lève les restrictions c'est que l'économie repart elle repart bien elle repart fort c'est qu'il y a des opportunités d'emploi qui chaque mois chaque trimestre se créent dans notre économie aujourd'hui je crois qu'il y a 215 000 emplois vacants on cherche 120 000 personnes dans l'hôtellerie la restauration et le commerce on cherche 70 000 personnes dans le tourisme on cherche des dizaines de milliers de personnes dans l'agriculture dans le bâtiment et donc c'est des opportunités et donc c'est cohérent avec la réforme de l'assurance chômage
pour inciter les français à aller travailler puisqu'il y a du travail le cœur de la réforme on réduit on réduit l'assurance chômage
non non je vais vous dire le cœur de la réforme
les droits des chômeurs
le cœur de la réforme de l'assurance chômage c'est de constater qu'on est en France les champions d'Europe des contrats courts on a 10 fois plus de contrats courts de CDD parfois de quelques jours ça a augmenté de 250% depuis 15 ans que dans le reste de l'Europe et qu'en Allemagne notamment et que c'est un sujet de précarisation pour les travailleurs quand vous avez des travailleurs qui ont des petits contrats courts de 5 jours qui les multiplient qu'est-ce qui se passe on l'a vu en période de pandémie quand il n'y a plus d'activité ils se retrouvent dans la difficulté on a dû mettre en place des dispositifs spécifiques pour eux donc il faut lutter contre ces contrats courts et faire en sorte que les salariés dans notre pays puissent avoir des contrats plus robustes plus longs et donc il y a un bonus malus pour les entreprises pour les encourager à donner des contrats plus longs et effectivement il y a une mesure qui consiste à dire qu'on doit toujours être mieux rémunéré quand on travaille que quand on est au chômage et donc c'est ça le sens de notre réforme
donc on est moins rémunéré au chômage ça incite à aller travailler c'est ce que vous voulez dire
c'est pour que le travail
soit toujours plus valorisé que l'inactivité moins au couche de chômage et plus
on doit avoir envie d'aller travailler et c'est ce que vous dites il faut que travailler soit toujours plus valorisé que ne pas travailler c'est le coeur du projet d'Emmanuel Macron maintenant ça ne veut pas dire qu'on va renier sur les droits on ne peut pas nous accuser de renier sur les droits des chômeurs il y a 700 000 chômeurs en fin de droit qui auraient dû voir leur allocation s'arrêter depuis presque un an on les a prolongés mois après mois et donc ils ont pu continuer pendant cette crise à recevoir leurs allocations chômage c'est parce que précisément on a une attention toute particulière contre la précarité on a mis en place le chômage partiel qui a permis à des millions de français de continuer à recevoir leur rémunération à ne pas être licencié on a mis en place des aides financières pour les personnes qui sont au minima sociaux des aides exceptionnelles de plusieurs centaines d'euros pour qu'elles soient accompagnées dans cette crise donc la priorité à la lutte contre la précarité à l'accompagnement de ceux qui sont en difficulté elle est là mais c'est aussi l'accompagnement vers l'emploi alors que va devenir cette réforme Gabriel Attal ?
on va répondre au conseil d'état avec les données dont on dispose elle sera reprise ? évidemment l'objectif c'est qu'elle s'applique qu'elle s'applique dans les prochains mois
dans les prochains mois avant la fin du quinquennat avant la fin de l'année même avant la fin de l'année c'est l'une des réformes majeures si j'ai bien compris du quinquennat on est bien d'accord
comme la réforme des retraites
c'est une réforme
en tout cas qui est cohérente Jean-Jacques Bourdin avec notre projet qui est de valoriser le travail dans notre pays et notre conviction que les français ont envie de travailler et qu'ils ont envie de travailler dans des bonnes conditions la réforme des retraites
vous en êtes où ? de la réflexion
vous savez qu'on avait engagé qu'elle va être reprise ou pas sous quelle forme vous savez qu'on avait on avait engagé une réforme qui a été portée devant le Parlement une réforme d'ampleur il y a eu la pandémie qui a fait réagir qui a suspendu l'examen de cette réforme qui reste dix mois ici à la fin du quinquennat la question c'est est-ce que alors qu'on n'a évidemment pas renoncé à notre ambition c'est est-ce que vous allez reprendre une réforme ou pas voilà c'est ça la question qui se pose en tout cas avant la fin quelle est la réponse l'arbitrage n'est pas rendu encore il y a des discussions et des travaux qui sont faits au sein du gouvernement il va y avoir aussi des échanges avec les partenaires sociaux qui auront lieu au début du mois de juillet et puis il y a des décisions les partenaires sociaux ont déjà dit non on ne reprend pas une réforme des retraites on peut quand même échanger et discuter moi j'entends aussi des partenaires sociaux qui disent et qui rejoignent le constat qu'il faut une réforme alors certains disent il faut une réforme mais il ne la faut pas tout de suite bon on va discuter avec eux on va échanger avec eux je pense qu'on peut s'accorder sur le constat qu'on avait un système par répartition qui était fragile avant la crise que la crise ne l'a pas particulièrement renforcée il n'est pas financé à moyen terme il y a un rapport du conseil d'orientation des retraites qui a été remis moi je pense aussi à ma génération on a envie de pouvoir bénéficier d'une retraite par répartition plus tard ça arrivera dans un certain temps mais ça nécessite de prendre des décisions maintenant et de sauver notre système aujourd'hui
donc il faudra travailler plus vous parliez tout à l'heure de travail le quinquennat d'Emmanuel Macron c'est l'encouragement au travail si j'ai bien compris donc il faudra travailler plus
ça me semble de bon sens c'est logique l'espérance de vie s'allonge l'espérance de vie s'allonge maintenant Jean-Jacques Bourdin tout le monde ne doit pas travailler aussi longtemps les uns que les autres la date de départ à la retraite il n'y a pas de décision prise à ce stade sur ce sujet bon vous connaissez l'entreprise MBF dans le Jura à Saint-Claude oui vous avez vu ce qui s'est passé il se trouve que j'étais en déplacement dans le Jura il y a quelques semaines et que j'ai rencontré l'intersyndical oui
vous avez vu ce qui s'est passé oui j'ai vu la liquidation a été liquidation prononcée par le tribunal la région n'a rien fait l'état n'a rien fait j'ai lu la déclaration du maire de Saint-Claude il dit la ville est en deuil en deuil alors qu'est-ce que vous allez faire
est-ce que l'état va intervenir oui je comprends je partage l'émotion c'est une région un territoire qui est déjà sinistré un territoire industriel qui est déjà sinistré deuxième chose il se trouve que j'ai rencontré l'intersyndical quand je me suis rendu dans le Jura il y a quelques semaines c'est des femmes des hommes admirables remarquables qui ont travaillé qui ont cherché des solutions qui ont modernisé leur outil qui ont modernisé leur outil de production là où je ne suis pas d'accord avec vous Jean-Jacques Bourdin c'est quand vous dites personne n'a rien fait c'est pas vrai l'état a accompagné a aidé à chercher un repreneur il y a eu des réunions qui ont eu lieu au ministère de l'économie et des finances et je vais vous dire alors même qu'on est dans des élections régionales même la région a cherché à trouver des solutions puisque pendant plusieurs semaines ils ont payé eux-mêmes les salaires des salariés des travailleurs pour tenir et essayer de trouver un repreneur il n'y a pas de repreneur qui a été validé évidemment que c'est un drame et qu'on le déplore on va accompagner les salariés on a un fonds dédié de plusieurs dizaines de millions d'euros pour ça pour les accompagner pour les accompagner financièrement pour les accompagner en termes de formation pour qu'ils puissent retrouver un emploi c'est évidemment très difficile et c'est évidemment beaucoup d'émotions et beaucoup de tristesse pour ce territoire et bien au-delà mais on ne va pas lâcher l'affaire et on va continuer à les accompagner évidemment
les régionales l'abstention très forte dimanche dernier est-ce que la démocratie française est malade ? je vous pose franchement la question
est-ce qu'elle est malade ? je crois qu'on peut dire que oui évidemment quand on a un tel niveau d'abstention ça veut dire qu'on engage le pronostic vital de notre démocratie quelque part quand on a des niveaux aussi abyssales d'abstention je me souviens de cette phrase d'Albert Camus
lorsque la démocratie est malade le fascisme vient à son chevet et ce n'est pas pour prendre de ses nouvelles
oui je pense qu'à tel niveau d'abstention met en péril la démocratie d'abord parce que quand on s'abstient c'est sûr qu'on ne fait pas de choix dans une élection mais c'est d'autres qui font le choix
je suis content d'entendre le porte-parole du gouvernement dire cela ce matin parce que je n'ai pas entendu le président de la république pas un mot depuis dimanche dimanche soir je n'ai pas entendu le premier ministre pourquoi ces élections régionales ne vous intéressent pas au sommet de l'état
d'abord vous avez entendu depuis 2017 en permanence le président de la république dire qu'il fallait renforcer le lien des français avec la démocratie et tout mettre en oeuvre y compris avec des outils très pratiques on y reviendra peut-être pour favoriser le recours au vote on a proposé de moderniser les institutions les oppositions nous ont bloqué dans la réforme institutionnelle on a proposé de moderniser la manière de voter avec une expérimentation par exemple du vote par anticipation il y a quelques mois le Sénat nous a bloqué le texte s'était mal préparé
vous le savez bien
ça c'est l'excuse qu'ils ont donné pour bloquer notre réforme voilà et je vais vous dire à chaque fois quand le président s'exprime quand il y a des scrutins locaux on dit il n'a pas s'ingéré dans les scrutins locaux
vous êtes extraordinaire donc si j'ai bien compris pour favoriser la participation vous voulez qu'on modifie finalement la manière dont on vote comment ? peut-être un vote obligatoire non ? moi j'ai jamais
le débat peut avoir lieu mais j'ai jamais été très favorable moi je pense qu'il faut convaincre les gens d'aller voter plutôt que de les forcer vote sur plusieurs jours il faut être très ouvert et pour le coup avoir une vraie discussion transpartisane avec l'ensemble des formations politiques sur internet sur cette question là moi je suis favorable au vote électronique je le dis mais le ministre de l'Intérieur dit non à tout ça j'ai entendu encore hier il dit non c'est pour ça qu'il faut avoir une discussion je vais vous dire ce qu'il y a peut-être achevé de me convaincre on n'en a pas beaucoup parlé en France il y a quelques semaines on a eu des élections qu'on appelle des élections consulaires c'est-à-dire que les français de l'étranger qui habitent en dehors de France ont élu leurs représentants pour la première fois ils l'ont fait avec un vote électronique ça s'est bien passé il n'y a pas eu de contestation particulière et le taux les votes ont eu lieu je n'ai pas le taux de participation qui avait lieu sur les élections des français de l'étranger on a souvent un taux de participation qui est assez faible
20% de participation
on a souvent un taux aux différentes élections français de l'étranger vous le savez qui est faible c'est aussi une piste qui peut être regardée mais moi je suis plutôt favorable au vote électronique mais vous savez dès la campagne présidentielle Emmanuel Macron s'était engagé sur ces questions-là il a fait des propositions mais à chaque fois qu'on fait des propositions depuis le début de ce quinquennat les oppositions le bloquent elles veulent voter comme on votait il y a 100 ans et elles ne veulent pas regarder
il va s'exprimer sur ces élections parce qu'on a l'impression qu'il passe au-dessus que ça ne l'intéresse pas vous savez l'impression que ça donne ça donne l'impression qu'il ne s'intéresse pas aux français et c'est ce que ressent aussi les français
on ne va pas rentrer dans des exagérations je vous dis est-ce qu'il va s'exprimer je vais vous dire le président à chaque fois qu'il s'exprime sur les élections je viens sur votre plateau ensuite et on me dit mais est-ce que c'est le rôle du président de la république de parler des élections locales il s'ingère dans les élections etc je veux dire le président il s'exprime régulièrement il s'exprime à l'occasion de déplacements il s'exprime parfois et souvent aussi en réponse aux questions des journalistes donc évidemment qu'il va continuer à s'exprimer
bien pourquoi cette gifle électorale à la république en marche donnée à la république en marche
on me disait à l'instant il y a eu une très faible participation historiquement faible et on sait qu'un tel contexte ça favorise les sortants et ce que vous voyez partout c'est qu'on était nettement en tête de ces élections les sortants ceux qui étaient en place dans les régions ça veut dire que vous ne donnez pas envie de participer ça veut dire qu'on a du boulot en termes d'implantation locale pour la république en marche mais c'est évident on n'existait pas aux dernières élections régionales en 2015 ça prend du temps de s'implanter sur les territoires moi je vais vous dire quelque chose que je constate qui est intéressant c'est que quand vous regardez là on fait les meilleurs scores on va dire nos meilleurs scores c'est souvent dans des villes c'est souvent dans des villes où on a fait des bons scores au municipal on a eu des élus au municipal parce que qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire que c'est des élus locaux de la république en marche on en a je crois environ 10 000 en France qui font un travail d'implantation locale ensuite qui montrent à leurs administrés qui sont là qui font le boulot et qui leur donnent envie de voter pour notre mouvement politique ensuite aux élections suivantes donc ça se construit progressivement là vous avez un tel niveau d'abstention qu'est-ce qu'on constate les régions qui étaient dirigées par la droite c'est les présidents de conseils régionaux de droite qui sont en tête les sortants puis les régions qui étaient dirigées par la gauche c'est les présidents de conseils régionaux de gauche les sortants qui sont en tête et on ne peut pas dire que ni la droite ni la gauche n'aient fait de grandes performances dans les régions qu'elles ne dirigeaient pas
Humiliation pour Eric Dupond-Moretti Humiliation ou pas ? Non, il faut Il y a un ministre majeur qui se déplace qui va se présenter dans sa région d'origine et qui n'atteint pas 10%
Moi je vais vous dire qu'un membre du gouvernement qui n'a pas de mandat local moi il se trouve que j'ai un mandat local je suis conseiller municipal à Venve dans ma commune un membre du gouvernement qui n'a pas de mandat local qui veut aller se frotter à une élection locale en plus dans un territoire difficile on le sait et vous le savez moi je pense que ça doit être salué voilà c'est évidemment difficile de se frotter à une élection ça peut être difficile en termes de résultats c'est ce qui s'est passé dans les Hauts-de-France mais je vais vous dire moi j'ai entendu depuis le début de ce quinquennat des gens notamment dans les oppositions des commentateurs nous dire ah mais regardez il y a des membres du gouvernement qui n'ont pas d'expérience politique qui n'ont pas de mandat locaux c'est la société civile ils devraient avoir un mandat etc ils se présentent à des élections on leur reproche bah non ça doit être salué par définition quand on se présente à une élection si on se présente à une élection que quand on est sûr de faire un bon score on ne se présente jamais à une élection
et ils sont sanctionnés Gabriel Attal est-ce qu'il va y avoir un remaniement gouvernemental ? j'en ai absolument une idée est-ce qu'il faut un remaniement ? vous savez bien comment ça fonctionne il n'y a que le président et le premier ministre oui ça je sais
vous souhaitez ? moi je n'ai pas à souhaiter un remaniement moi ce que je constate c'est quoi ? vous allez me dire c'est langue de bois etc mais on a un gouvernement qui est au travail on lève les restrictions les unes après les autres et surtout on agit pour la reprise économique du pays et pour la reconstruction du pays on avait commencé à le faire avant la deuxième vague avec ce gouvernement avec ce premier ministre et moi je pense qu'il faut qu'on continue à le faire de manière très forte dans les semaines et les mois qui viennent vous savez là si on sort durablement de la crise sanitaire comme on l'espère cet été grâce à la vaccination qu'est-ce qui va se passer ?
tous les pays dans le monde vont se lancer dans la bataille de la relance tout le monde va vouloir capter les nouveaux talents les nouveaux investissements être le lieu où ça rebondit le plus vite et le plus fort et nous il ne faut pas qu'on perde de temps dans cette bataille là c'est pour ça qu'on fait le plan de relance c'est pour ça qu'on fait tout pour que l'économie reparte parce qu'il faut que la France ça soit là où ça se passe en termes économiques que ça soit des opportunités en termes d'emploi pour les français et c'est ça aujourd'hui notre seule priorité et c'est la priorité de ce gouvernement
oui et la priorité c'est de ne pas oublier les français qui eux se sentent oubliés qui peut-être ne vont pas voter dites-moi que dites-vous ce matin à ceux qui déjà expliquent que le second tour n'opposera pas Emmanuel Macron à Marine Le Pen
une élection n'est jamais jouée à l'avance par principe moi je n'ai jamais fait partie de ceux qui disaient que le second tour de l'élection était déjà prévu alors même que le premier tour n'a pas eu lieu je vais vous dire moi je rêve d'un second tour sans Marine Le Pen évidemment un second tour avec Emmanuel Macron mais sans Marine Le Pen c'est aussi le cœur de mon engagement politique que de lutter contre ces idées-là et contre parfois des valeurs nauséabondes qui sont relayées par les élus du Rassemblement National du Front National et donc il y aura une campagne présidentielle il y aura une élection mais personne ne peut dire que le second tour est prévu d'avance
votre combat majeur c'est le combat contre le Rassemblement National on est bien d'accord
évidemment des combats pour Jean-Jacques Bourdin on parlait tout à l'heure du travail des valeurs de la République mais je vais vous dire moi si j'ai un adversaire peut-être plus que les autres dans la vie politique c'est le Rassemblement National
en Bourgogne et Franche-Comté vous ne vous retirez pas je ne comprends pas en Bourgogne-Franche-Comté je ne comprends pas
jusqu'à preuve du contraire c'est la présidente sortante c'est la présidente sortante socialiste qui est en tête oui premièrement deuxièmement de peu devant le candidat du Rassemblement National deuxièmement on lui a proposé un rassemblement sur la base de priorités notamment la relance économique on parle de la région dont on parlait tout à l'heure de l'usine MBF voilà on a proposé qu'on se mette ensemble autour de la table et qu'on travaille à des priorités économiques d'autant qu'elle s'est dite Macron compatible il y a quelques mois ou quelques temps elle l'a refusé elle a préféré faire une alliance avec l'extrême gauche et les communistes cette alliance si on fait arithmétiquement les choses ça la met sur le papier 15 points au-dessus du Rassemblement National à l'issue du premier tour quand on additionne les scores donc il n'y a pas de risque on peut dire avéré autant en tout cas que dans la région sud où là on a pris nos responsabilités je disais à l'instant que les élections ne sont jamais jouées par avance je ne peux pas vous dire il n'y a aucun risque mais en tout cas ce que je vous dis c'est qu'il n'y a pas de raison qu'on retire notre liste et Denis Thuriot notre candidat qui est remarquable qui est le maire de Nevers qui a une expérience d'élu local avec son équipe qu'il a constitué qui a une vraie pluralité politique qui a un large rassemblement il a évidemment toutes les raisons de continuer sa campagne
Merci Gabriel Attal vous regarderez notre débat demain matin 8h30, 9h30 je réfléchis à ce que j'ai
demain matin mais oui je pense que je pourrais Thierry Mariani
Renaud Muselier c'est un débat important sur BFM TV oui 8h30, 9h30 sur BFM TV, RMC, BFM DC
J'espère que vous demanderez à monsieur Mariani d'expliquer sa position et son soutien au régime Azéri face à ce que subisse le peuple arménien ce que subit le peuple arménien depuis maintenant plusieurs mois qui est très grave et pour le coup monsieur Mariani a toujours été en soutien du régime Azéri et je pense qu'il devrait pouvoir s'expliquer là-dessus
8h54 merci Gabriel Attal d'être venu nous voir sur RMC et BFM TV
Gabriel Attal