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interviewSud Radio· 9 septembre 2025 5 min

Chute de Bayrou : "lassitude" et "colère" chez les chefs d’entreprise

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Le Grand Matin Sud Radio 7h10h, Patrick Roger il est 7h13 la chute de Baou incertitude sur la suite politique et puis le climat social quel impact dans les entreprises et et les activités économiques nous sommes avec Julien Lecler qui est chef d'entreprise en Occitanie qui a écrit deux livres notamment recherche désespérément des salariés. Bonjour Julien Lecler. Bonjour Patrick.

Bonjour à tous. Merci d'être avec nous. Alors, je sais que pour beaucoup de chefs d'entreprise, on est entre lassitude, d'inquiétude autour de cette incertitude politique.

Vous, comment vous avez accueilli cette chute de Bairou et et le climat du moment plutôt ? Moi, j'aimerais vous dire autre chose. On est le matin et le matin, vous essayez de nous donner la pêche mais euh mais euh mais franchement oui, lassitude, colère euh et le sentiment d'un immense gâchi.

On on a la classe politique est plutôt censée essayer de trouver des solutions euh et de régler des problèmes et ça fait euh 15 mois qu'on est dans un qu'ils ont créé plus qu'autre chose et qu'on est dans un sentiment d'un espèce de sucide collectif, quoi. Donc c'est c'est de la lassitude. Ce qui est assez grave comme mot quand on est chef d'entreprise, c'est pas un mot qui nous est très familier.

Et puis de la colère. Ouais. Et ça se concrétise comment pour vous ?

C'est-à-dire que sur des investissements, sur des projets, euh vous les mettez en en standby, vous gelez un petit peu tout cela, vous vous attendez de voir comment ça va évoluer. Oui. Alors, c'est pas nous parce que ça à la limite si on avait le pouvoir d'agir, on pourrait dire écoute, on s'en fiche, on change rien.

Oui. Mais nos clients, c'est le cas. L'année dernière, on l'a vécu quand il y a les dissolutions.

C'est pour ça que je parle d'une quinzaine de mois déjà euh euh qui est dans un qui se passe dans un marasme pas possible. Là, on avait l'impression que le climat économique quand même s'y habituait en fait. Et donc et donc on faisait avec et on arrivait à rebosser et et et quand même ça allait un poil mieux et puis et puis on y retombe quoi.

On a l'impression que qu'ils essayent de nous nous retirer vers le bas. Donc l'année dernière concrètement, il y a eu des annulations de commandes sur des choses. Pourtant, moi j'ai dit à des clients, j'ai dis mais quel est le rapport ?

En fait, on s'en fiche qu' a un premier nitre ou pas, on peut le faire ce truclà. Non non mais la consommation va baisser, les gens vont avoir peur euh quand il y a de l'incertitude, il y a moins de consommation, on le sait. Donc s'il y a moins de consommation, il y a moins de projet et sur beaucoup beaucoup de secteurs économiques dans un climat qui est déjà tendu, hein, avec on sait beaucoup d'entreprises qui sont euh en bas des records de dépôts de bilan à cause des difficultés à rembourser des PGE.

Donc là, moi je peux pas vous répondre ce qui va se passer à partir de ce matin, mais j'ai du mal à penser que ça va être mieux que hier. Oui. Oui.

Alors, cela dit, beaucoup disent euh la France est en train de décrocher en raison de l'envoler de de sa dette, une croissance qui est faible, un creusement du déficit. Ce n'est pas forcément uniquement les politiques qui sont responsables. Non.

Est-ce qu'on n'est pas tous collectivement responsables de cela aussi ? Julien Lecler. Ouais.

Alors, c'est peut-être ce qui a coûté un peu sa place à Beou quand même. Il y a 2 mois, il expliquait que c'était la faute des jeunes qui foutaient rien. Ouais.

Il y a 15 jours, il a expliqué que c'était les boomers qui les salopards avaient trop d'argent et dépensaient plus rien. Donc je pense quand même, pardon hein, mais je crois qu'il y a plus de vision long terme portée par la classe politique. Il y a plus de projets de société.

L'austérité, il faut il faut y passer, il faut il faut qu'on se serre la ceinture, mais l'austérité, c'est pas un projet de société en soi. Moi, je veux bien qu'on m'explique que demain, il faut qu'on dépense moins, il faut qu'on fasse gaffe parce qu'il y a plus un rond, mais je voudrais qu'on m'explique où on va après-demain. Et ça, pour le coup, la classe politique le fait plus et on paye quand même des décennies où tout parti confondu, ils ont dépensé beaucoup plus qu'ils n'avaient et nous apporte aucune idée à part supprimer le 8 mai quoi.

Donc je veux bien mais nous chef d'entreprise franchement on sait faire des efforts quand on appuie un rond quand nos boîtes vont pas bien bah on dépense moins et et on retourne la situation en quelques années et on explique ça à nos salariés on le dit à la ceinture oui vous dites un chef d'entreprise nous on sait est-ce que vous aimeriez un chef d'entreprise à la tête du pays bah peut-être en tout cas quelqu'un qui a de la créativité des idées et qui croit en quelque chose parce que c'est ça aussi c'est que se succéder dans les médias pour dire "Oh là là, tout va mal, le pays va très mal, c'est affreux, on décroche." OK, les idées, elles sont où ? Le projet, ils sont où ?

Si tu crois en rien, faut pas faire de la politique. Donc oui, je sais pas si c'est un chef d'entreprise, mais un chef d'entreprise, il est optimiste par nature. Il faut croire en demain, il faut avoir des idées et après faut avoir l'audace de porter ces idées jusqu'au bout.

Merci en tout cas. Ça c'est revigorant de vous entendre quand même, même si évidemment il y a un peu de lassitude d'un côté, mais vous ne lâchez rien. Et ça c'est ce qui fa c'est vous qui nous revigorez tous les matins.

Patrick. Voilà, merci. C'est trop sympa.

En tout cas, merci de de nous écouter aussi sur Sud Radio et vous avez la parole. J'aimerais vous entendre 0826 300 tiens euh appelez-nous tout à l'heure vous savez chaque matin 7h25 vous avez la parole. Manu vous attend au standard.

Yeah.