Navire CMA CGM touché: pour Emmanuel Macron, "ce n'est en aucun cas la France qui a été visée"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Les tirs qui ont visé hier, un bateau CMA-CGM, montre de toute évidence que la situation reste dangereuse. Je tiens à noter et à rappeler devant vous que le bateau CMA-CGM n'était pas sous pavillon français. Il s'agissait d'un pavillon maltais avec un équipage philippin à qui nous faisons part bien sûr de toute notre solidarité.
D'autres ont par ailleurs été pris pour cible ces derniers temps, vous le savez. En l'état, ce n'est donc en aucun cas la France qui a été visée et le président de la République a tenu à le dire exactement dans ces termes lors du Conseil des ministres. Le président de la République a par ailleurs, vous le savez, pris l'initiative il y a plusieurs semaines maintenant de créer une coalition maritime dont la vocation est de Sécuriser le passage d'Hormuz au bénéfice de tous.
Une cinquantaine de pays s'impliquent et la planification militaire se poursuit sous commandement franco-britannique. Les Iraniens comme les Américains, là encore ça a été mentionné par le président de la République, doivent comprendre que l'intérêt commun est de permettre que la navigation reprenne librement et en toute sécurité, dans un cadre stable pour tous. Là encore, c'est l'implication du président de la République, c'est l'initiative française, la position constante que nous portons depuis le début du conflit.
Je tenais à vous faire part de ces éléments, et notamment concernant le bateau CMA-CGM. Là encore, je le redis, ce n'était en aucun cas la France qui a été visé. J'en reviens maintenant, si vous me le permettez, aux conséquences nationales de ce qui se passe dans le détroit d'Hormuz et naturellement sur l'évolution des prix du carburant.
Je ne vais pas revenir devant vous sur l'ensemble des aides qui ont d'ores et déjà été déployées pour les secteurs d'activité les plus touchés, pour les Français les plus modestes qui roulent beaucoup. Vous connaissez désormais tout ça par cœur. Vous connaissez la plus problématique.
Pour autant, dans un conflit qui s'installe, chacun le voit, avec des hausses de prix pour les Françaises et les Français qui s'installent aussi et qui, de toute évidence, vont encore durer un certain temps. Il y a nécessité, comme l'a dit le Premier ministre hier, de changer d'échelle. Et donc c'est pourquoi nous travaillons à de nouvelles mesures d'aide que nous aurons l'occasion d'annoncer une fois ce travail finalisé dans les prochains jours.
Je vous renvoie à la réponse aux questions au gouvernement du Premier ministre hier. Nous avons également travaillé dans une optique de transparence depuis le début de l'évolution des prix. Une transparence que nous nous appliquons d'abord à nous-mêmes, une transparence de l État, une transparence sur les recettes issues des hausses de prix.
Vous savez que le Premier ministre a récemment publié des chiffres, le ministre du Budget, David Amiel aussi. 180 millions de recettes supplémentaires dues à la hausse des prix sur avril-mai, ce qui est à mettre au regard des 360 millions d'aides pour les secteurs d'activité les plus touchés et les français les plus précaires qui ont d'ores et déjà été annoncées. En parallèle, nous avons entamé un travail avec les distributeurs pour arriver à quantifier l'évolution des marges.
Je remercie ici les équipes de la DGCCRF qui se sont beaucoup impliquées, je remercie l'ensemble des cabinets ministériels qui l'ont été tout autant et les distributeurs avec qui nous avons eu des dialogues nourris, permanents et globalement constructifs pour arriver à un modèle qui soit le plus réaliste possible. Ce que je peux vous dire c'est que nous ferons cette opération de transparence de manière régulière, les chiffres seront communiqués dans la journée avec une approche par typologie de distributeurs, grandes et moyennes distributions par exemple, indépendants par exemple. Et donc nous vous transmettrons tout ça dans la journée.
Une actualisation sera faite chaque semaine pour que les Français puissent suivre l'état de la situation.
Emmanuel Macron