[DIRECT] Sébastien Lecornu face à ses 2 premières motions de censure - 16/10/2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
dans la cour d'honneur de l'assemblée. Et ce qu'on peut dire Stéphanie Despierr c'est jusqu'au dernier moment tout le monde va compter recompè tomber faire tomber le premier ministre. Il faut je vous le rappelle la majorité absolue 289 voix.
La motion du RN en sera loin. Celle de la France insoumise devrait s'en approcher puisque l'extrême droite la votera aussi sur le papier si on additionne les cinq groupes d'opposition qui ont déposé l'émotion. LFI Écosie GDR RN et UNDR.
On arrive en théorie à 263 voies car il y a aussi quelques voies manquantes. Il faudrait donc au moins le renfort de 26 députés pour faire chuter Sébastien le Cornu. Alors, les voix ne viendront pas du PS.
Le Premier ministre leur a donné une énorme victoire mardi en renonçant à la suspension de la réforme des retraites, même si au moins cinq députés socialistes devraient ne pas respecter la consigne de ne pas censurer. Chez le groupe indépendant Liotte, la tentation de la censure s'est éloignée, même si quelques députés devraient quand même faire le choix inverse, seul quelques députés non inscrits et peut-être quand même deux ou trois députés de droite républicaine pourraient voter la censure. Au total, on ne devrait donc pas atteindre les 289 voix. nécessaire pour faire chuter le gouvernement.
Mais la prudence, vous le savez, dans cet moment politique un peu fou et toujours de mise. Le Premier ministre, sauf surprise, devrait donc finir sa première semaine à Matino. Merci beaucoup Stéphanie Despierre et à mes côtés Manuel Bonpard, député la France insoumise des bouches du Rôe.
Bonjour. Bonjour. J'imagine que vous aussi vous avez fait vos calculs.
Vous serez les premiers à défendre votre motion de censure. Stéphanie disait ça va être compliqué d'atteindre 289. Ça va se jouer sans doute à quelques voix.
Et donc il reste encore quelques minutes pour convaincre. Moi je je j'appelle l'ensemble des parlementaires évidemment à voter l'ensure parce que c'est le moyen pour protéger les Françaises et les Français des conséquences qui seraient désastreuses du budget et du budget de la sécurité sociale que le premier ministre a mis en début de semaine sur la table. Je m'adresse en particulier aux députés socialistes et je leur dis désobéissez, vote la censure, faites preuve de conviction, de courage parce que un député de gauche peut pas laisser passer ce gouvernement.
Alors, vous l'avez dit, vous vous adressez au socialistes puisque et bien le Premier ministre leur a accordé une suspension de la réforme des retraites. Vous n'êtes pas tout à fait d'accord sur ce terme, on y reviendra. Mais justement, eux disent et bien on peut essayer d'avoir cette av cette avancée dans le projet de loi de la sécurité sociale.
Alors, il faut laisser sa chance au gouvernement pour essayer d'obtenir cette victoire concrètement. D'abord, ce n'est pas une suspension puisque à partir du 1er janvier 2028, la retraite retournerait jusqu'à 64 ans. Mais tout dépend qui serait élu en 2027.
Ça c'est vrai mais vous ne pouvez pas avoir de garantie aujourd'hui. J'aimerais bien vous le dire mais malheureusement personne ne peut avoir de garanties que ça se déroule comme ça. Pour le reste le problème c'est que cette ce décalage sera dans le budget de la sécurité sociale.
Et dans ce budget par exemple, il y a la baisse de toutes les pensions de retraite puisqueil y a la sous-indexation pendant 4 ans des pensions de retraite. Dans ce budget, il y a le doublement des franchises médicales. Dans ce budget, il y a l'augmentation de l'impôt sur le revenu.
Pour tous les Françaises et les Français qui payent l'impôt sur le revenu. Dans ce budget, il y a des économies sur les malades qui on sont atteint de maladie de longue durée. Tout ça, ça va ensemble.
Donc si à la fin le Parti socialiste veut avoir ce décalage, il devra accepter l'ensemble des autres mesures. Et donc clairement c'est un piège, une arnaque se font rouler dans la farine. Donc je pense que d'ailleurs nombreuses et nombreux sont ceux qui en prennent conscience depuis qu'ils ont analysé un peu en détail les annonces de monsieur le Cornu.
Et c'est pourquoi que je crois que un certain nombre de députés socialistes voteront aujourd'hui la censure. Alors on parle de 5 si députés. Si là aujourd'hui vous n'arrivez pas à les convaincre, vous continuerez pendant tout l'examen du budget à peut-être déposer une motion de censure, essayer de renverser le gouvernement.
Bah on peut pas déposer des motions de censure tous les jours. Vous savez les motions de censure 492 on peut toute la session parlementaire jusqu'au mois de juin prochain. Mais dans tous les cas si le gouvernement n'était pas renversé aujourd'hui, il y aura un débat budgétaire et dans ce débat budgétaire, je me battrai pour l'abrogation de la réforme des retraites pour faire en sorte que les plus riches soient mis davantage à contribution et pour retirer du budget toutes les mesures qui vont impacter les Françaises et les Français.
Et en censurant le gouvernement, en voulant censurer le gouvernement, les insoumis veulent quoi ? une dissolution, un départ du président de la République. Un départ du président de la République.
Je pense qu'aujourd'hui tout le monde sait que c'est le responsable de la situation de blocage dans lequel on est. Et si on veut sortir de cette situation de blocage en démocratie, il faut passer par le peuple. C'est le peuple qui à la fin doit trancher.
Donc 70 % des Français sont pour le départ du président de la République. J'invite le président de la République pour une fois peut-être à écouter les Françaises et les français. Merci beaucoup Manuel Bompard.
On va suivre évidemment la motion. C'est les insoumis Auréli Trouvé, votre collègue qui défendra la première la motion de censure. On va retrouver celle des quatre colonnes Stéphanie Despierres.
On le disait, les socialistes ont la clé même si Manuel Bompart essaie de les convaincre a priori très peu devraient voter cette motion. Oui, très peu de socialistes devraient voter cette motion. On parle de 5 ou 6 parce que vous le savez, la consigne du parti est très claire.
On ne vote pas cette motion de censure puisque Sébastien Lecornu mardi a annoncé la suspension de la réforme des retraites. Mais il reste quelques voix ici chez les députés socialistes qui ne sont pas encore convaincus. Alors Sébastien le cornu a essayé de donner des garanties hier.
Il s'est engagé à ce que cette suspension de la réforme des retraites passe par un amendement dans le projet de loi de finance de la sécurité sociale. Un amendement déposé donc par le gouvernement. ce serait la concrétisation de la promesse de Sébastien le cornu.
Mais de manière plus globale, le Paris est un peu risqué pour le Parti socialiste car il pourrait se retrouver à voter un budget et un budget de la sécurité sociale avec des mesures de gauche qu'il ne lui ne conviennent pas. Il y aurait la suspension de la réforme des retraites, mais il y aurait aussi, selon la copie initiale qui est déposée par le gouvernement et bien le doublement des franchises médical, le gel des pensions de retraite et cetera et cetera et puis qui va payer le coût de cette suspension des retraites hors de question que ce soit les classes moyennes ou les classes populaires prévient une députée socialiste spécialiste des finances. Les insoumis tapent déjà fortement sur le Parti socialiste en disant "Vous vous êtes fait avoir, il y aura la suspension des retraites mais il y aura aussi beaucoup de mesures dont on ne veut pas.
Le PS pourrait donc être pris au piège de la responsabilité qu'il ne cesse de marteler puisque je vous le rappelle Sébastien Lecornu a a s'est engagé à ne pas utiliser le 493. C'est donc le débat parlementaire qui dessinera le visage du budget. Merci beaucoup Stéphanie Despierres nouvel invité dans cette salle des pas perdus.
Priscenau. Bonjour. Bonjour.
Député ensemble pour la République des hautes scènes. Vous aussi j'imagine vous comptez vous recomptez. A priori, pas de risque que Sébastien Lecnu chute tout à l'heure.
Non, il y a toujours un risque et il faut le prendre au sérieux. Et ce qu'il faut aussi prendre au sérieux, c'est le jeu auquel se prête maintenant depuis 3 ans en continuité les extrêmes. Quand je parle des extrêmes, je parle bien sûr de la France insoumise et du Rassemblement national.
Puisque ici, nous le rappelons en permanence, quand le Rassemblement national et la France insoumise se serrent la main, ce n'est jamais pour applaudir la démocratie. Ils ont clairement peur et ça je pense qu'il faut le dire. Ils ont peur de quoi ?
De qui ? Du débat et de leurs électeurs parce que si ils laissent passer effectivement ce gouvernement, nous pourrons enfin avoir un débat et ce débat mettra en avant et bien toutes leurs ambiguïés. L'ambiguité du Rassemblement national sur la réforme de retraite, que pensent-ils eux-mêmes ne le savent pas, mais aussi l'ambiguité de la France insoumise qui dit combattre le rassemblement national qu'ils ont le même programme économique.
Vous parlez de la France insoumise et du Rassemblement national. Parlons des socialistes. Le Premier ministre leur a accordé la suspension de la réforme des retraites, mais on voit que dans le détail, c'est très compliqué un amendement au projet de loi de financement de la sécurité sociale.
Ça veut donc dire qu'il faut voter le texte. Manuel Bompard dit "Ils se sont fait rouler dans la farine. Ils n'auront pas ce qu'ils veulent à la fin." Mais je pense qu'il faut le dire aussi simplement.
Le Premier ministre a permis de mettre en place toutes les conditions pour que le travail parlementaire puisse être fait et respecté. Maintenant, il faut qu'on reprenne l'habitude de faire ce travail parlementaire. Rentrer dans l'hémicycle, débattre, ça sera pas évident, c'est sûr.
Mais c'est bien ce pourquoi nous avons été élus. Et donc oui, je le dis, la France insoumise a tout intérêt à mettre une pression extrêmement forte sur le Parti socialiste, mais que le Parti socialiste continue sur le chemin sur lequel il est, à savoir celui de la liberté politique. Si euh tout à l'heure autour de midi Sébastien Lecnu pourra peut-être souffler, ce répi pourrait être de courte durée.
Il y a plein de choses qui irritent dans les budgets. Est-ce qu'une menace d'une censure va réexister les semaines prochaines ? Attendez, moi, je vais vous le dire.
Est-ce que très simplement, est-ce que je suis pour la suspension de la réforme des retraites ? Non. Est-ce que je suis pour augmenter les impôts ?
Non. Et pourtant, est-ce que je vais censurer le gouvernement ? Non, au contraire, je vais prendre mon bâton de pèlerin et justement ne pas m'asseoir dans le répit et aller travailler à l'Assemblée nationale encein au sein de l'hémicycle.
Et celui qu'on a vu arriver à l'Assemblée nationale et se diriger vers l'hémicycle, c'est Sébastien Lecornu. Merci infiniment Priska TV. On va retourner dans la salle des quatre colonnes avec Stéphanie Despierres.
On voit que tout le monde compte recomte aujourd'hui. Et oui, tout le monde compte recomte et recompte parce que il y a quand même un peu suspense. Alors pas sur la motion de censure déposée par le Rassemblement national que euh hormis le RN et l'UDR, personne ne votera, sauf peut-être quelques euh députés de la droite républicaine.
En revanche, il y a un peu plus de suspense pour la motion de censure déposée par la France insoumise. Il faut, je vous le rappelle, 289 voix pour que cette motion de censure passe et fasse chuter le gouvernement. Merci beaucoup Stéphanie Despierres.
Voilà, vous avez vu passer la présidente de l'Assemblée nationale dans cette salle des pas perdus. Vous voyez sur les images de Marion Gousia, il y a beaucoup de journalistes présents en direct pour suivre l'examen de ces motions de censure. On rappelle comment ça se passe hein.
C'est la la députée Aurélie Trouvée des insoumis qui va commencer à défendre sa motion. puis Marine Le Pen pour celle du Rassemblement national. Tout le monde continue à parler d'ailleurs.
Clément Perot, non, on va rentrer en séance. On suit en direct en intégralité sur LCP cette séance les motions de censure et on se retrouve au moment des votes. Alors l'ordre du jour appel la discussion commune et le vote sur les motions de censure déposé en application de l'article 49 alinéa 1 de la 2 de la Constitution par madame Mathilde Panot et 86 membres de l'assemblée d'une part et par madame Marine Le Pen, monsieur Éric Sioti et 56 membres de l'assemblée d'autre part.
La parole est à madame Aurélie Trouvé pour une durée de 10 minutes. [Applaudissements] Madame la présidente Chers collègues, monsieur le premier ministre, savez-vous ce qu'est un moine soldat ? Un homme qui mène une guerre sacrée, qui croit servir une cause supérieure et qui pour cela brûle tout sur son passage ?
C'est bien ce que vous êtes. Vous l'avez dit vous-même, vous êtes un moine soldat, celui de monsieur Macron. Vous servez un pouvoir minoritaire persistant et pour ça vous saccagez les fondements mêmes de la démocratie.
Le président Macron impose désormais son pouvoir contre la volonté du peuple. Il n'est plus garant des institutions de notre pays. Il n'a pas écouté une seule fois la colère qui s'exprimait dans les rues et sur les ronds-points.
Il a volé par 493 2 années de retraite au Français. Il a décidé tout seul d'une dissolution de l'Assemblée nationale puis a ignoré le vote des Français. Battu dans les urnes, il a poursuivi une politique rejetée par le pays et il s'arroge à nouveau le droit de désigner un gouvernement de vaincu.
Nous sommes en ce moment même un tournant de l'histoire, la politique néolibérale en faveur des riches et des multinationales, celle de monsieur Macron, est massivement rejetée par le peuple. Elle ne peut continuer qu'en étant imposée contre le peuple. Nous y voilà.
C'est le néolibéralisme autoritaire et vous en êtes le moine soldat. Monsieur le Premier ministre, avec vos pauvres armes. Faites de tractations de couloirs, de discussions secrètes, de d politicien méprisables.
Vous trahissez l'esprit de la République et son principe premier. le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. Dès lors, ce n'est pas vous l'enjeu, monsieur le Premier ministre, c'est la France.
Chers collègues, censurer aujourd'hui, c'est exprimer notre attachement viscéral à la démocratie. C'est sauver la République du fanatisme de ceux qui prétendent aimer la France tout en la mettant sous tutelle. C'est dire à nos concitoyens que leur voix, elle compte encore, qu'ils peuvent être respectés et qu'en ce lieu la conscience républicaine n'est pas morte.
Monsieur le Premier ministre, comme moine soldat de monsieur Macron, vous avez participé pendant 8 ans au sacage de notre économie. Il n'y a jamais eu autant d'entreprises qui ferment. Les salaires, les investissements productifs chutent.
Les souverainetés industrielles et alimentaires sont en très grave danger. Les fins de mois des Français deviennent insoutenables. Vous avez dévasté l'économie du pays et votre budget que vous dites sérieux, fiable va amplifier le désastre.
Les instituts économiques le prédisent. Ce budget nous fera terminer l'année avec les pires résultats économiques des puissances européennes. 30 milliards de nouvelles coûpes budgétaires et évidemment un très grave effet récessif.
Par la baisse du pouvoir d'achat de toutes les classes populaires. Ce sera un sacage pour les centaines de milliers d'auto-entrepreneurs qui devront désormais payer la TVA. Un sacage pour les TPE du bâtiment qui subiront de plein fouet la nouvelle baisse des aides à la rénovation énergétique des logements et tant d'autres.
Les agriculteurs qui subissent les traités de libre échange, boulanger, bouché face à la hausse des factures d'énergie. Votre politique dévaste la production et des millions de petites entreprises. Tous les budget qui font l'unité de notre nation seront amputés.
Ceux du logement, l'aide alimentaire ou encore le budget des outresemes avec une baisse de 200 millions d'euros. Ce sera aussi un sacage de notre planète et de notre santé. Vous amputez de 84 % le budget dédié à la sortie des pesticides et dans le même temps, les gens qui souffrent de cancer liés à ces pesticides et bien ils devront payer encore bien plus cher pour se soigner.
Votre budget reliève d'une forme de dévotion, une dévotion cruel, une dévotion au marché financier à la dette qui ne peut pas finir entremement qu'en sacage. Alors, je le dis à tous ceux qui ont été élus pour rompre avec le macronisme, ce sacage budgétaire aura lieu si nous ne censurons pas. 1493 certes, mais le moindre soldat emprêtera bien d'autres chemins pour réussir sa mission à commencer par les ordonnances.
J'en viens maintenant au cœur du débat de ces derniers jours, la réforme des retraites et son devenir. Ne nous y trompons pas, mes chers collègues, si ce gouvernement demeure, il poursuivra la démolition de notre système par répartition. Car la suspension annoncée n'est qu'un leur, une tromperie, un subterfuge, au mieux, un très bref report glissé par un amendement budgétaire. dont rien ne garantit la présence dans le texte final.
Et même s'il s'y trouvait, cet amendement confirmera la retraite à 64 ans. Cet amendement sera payé très très cher par les retraités. La baisse des pensions de 17 millions de retraités de 300 € en moyenne par an.
Et cet amendement sera noyé dans un budget de destruction de la protection sociale. Entendez bien, doublement des franchises médicales baisse des allocations de 13 millions de familles, de plus d'un million de personnes en situation de handicap, BSDL de 300000 étudiants. Et pour faire passer cet amendement de petit décalage de la réforme des retraites, collègues socialistes, il faudra voter tout le budget de sécurité sociale, voter par exemple la remise en cause de l'aide médicale d'État.
Et ça vous ne le pouvez pas et vous le savez. Enfin, cette grâce de monsieur le cornu rouvrira la voie à la retraite par capitalisation, par la conférence sociale. Alors vraiment, si cette pseudo suspension des retraites est une victoire, c'est bien pour le président et pour tous ceux qui le soutiennent.
Mais vous tous qui avez été élu pour abroger la réforme des retraites vent vous vraiment vous laisser abuser par cet hommone en trompleœuil. Chers collègues, il n'y a que deux options ce matin. Continuer le macronisme et le néolibéralisme ou bien rompre avec eux.
Les Français ne veulent plus du chaos des marchés. Ils veulent un état qui protège. Ils veulent la sécurité, celle du quotidien, pas celle qui fait de l'étranger un bouquet émissaire.
Ils veulent un travail qui permet de vivre. Un médecin à moins de 30 minutes, une école qui n'abandonne aucun enfant. Ils veulent que la République reprenne la main, que les besoins humains l'emportent sur ceux de la finance.
Ils veulent la souveraineté populaire face aux féodalités économiques. [Applaudissements] Alors, arrêtons maintenant de liquider les ressources du pays pour enrichir la finance. Le monde change, c'est maintenant qu'il faut investir des dizaines de milliards d'euros dans la relance écologique et sociale.
Maintenant qu'il faut transformer notre production, maintenant qu'il faut censurer, censure, retourne aux urnes. C'est le seul espoir d'un souffle nouveau, le seul espoir de régénérer notre contrat social. Voilà le sens profond du vote de 2024 et du programme de rupture du Nouveau Front populaire grâce auquel nous avons été élus et grâce auquel nous avons gagné. [Applaudissements] Enfin, je veux dire aux millions de gens, aux travailleuses travailleurs qui ont combattu la réforme des retraites en faisant grève et en manifestant.
Oui, c'est grâce à vous et seulement vous si la volonté d'abroger la réforme des retraites reste aussi majoritaire dans l'Assemblée nationale et dans le pays. Et à vous tous qui avez fait grève et avez manifesté, je vous dis ne vous trahirons pas. Nous continuerons le combat et nous censurerons.
Respectons le mandat de nos électeurs. Pensons à l'espoir que nous avons soulevé. Il est des moments où l'attentisme devient de la lâcheté et nous y sommes.
Jean Jor disait le courage c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel. Je m'adresse ici à tous ceux qui se disent héritiers de Jean Jorè montrer ce courage et censurer. Merci beaucoup madame la députée.
La parole est à présent madame Marine Le Pen, présidente. trouver la députée la France insoumise de Sini qui est applaudie par son groupe. Elle a défendu la motion de censure déposée par les insoumis.
La suspension promise par Sébastien Lecornu n'est qu'un l'heure. Elle appelle également un retour aux urnes. Vous le savez, il y a deux motions de censure discuté ce matin.
La deuxième vient du Rassemblement national et des troupes d'Éric Si l'UDR. C chers collègues, le général de Gaulle pour désigner le règne des partis avait une formule, le régime de malheur. En disant cela, le général croyait décrire le passé celui de la 4e République.
Il se voulait historien pour le plus grand malheur de la France et des Français. Vous en avez fait un prophète. Car ce régime de malheur, c'est précisément la situation politique à laquelle nous faisons face aujourd'hui du fait de la piteuse coalition des partis du système qui se relais et n'ont aujourd'hui qu'un seul but durer se maintenir quelques semaines de plus au détriment du peuple et de la nation.
Ce régime de malheur toutes les institutions de la 5e République avaient été conçues pour les rendre impossible. Mais à force d'entente électoral et d'accord de couloir, vous avez réussi à transformer notre loi fondamentale en étouffoire de la démocratie. Ce dévoiement de nos institutions a atteint aujourd'hui un paroxisme.
Les Français ne comptent même plus les motions de censure déposée, débattu et voté depuis la réélection d'Emmanuel Macron en 2022. Ils ne savent même plus qui siège au gouvernement, qui leur en voudrait puisque la durée des ministères des ministres pardon ce compte aujourd'hui. Parfois non plus en mois, non plus en année mais en heure.
Ce spectacle pathétique est un poison pour notre démocratie car il exaspère nos compatriotes et les détourne du goût de l'action publique. Or, une démocratie ne vit que par l'énergie et par l'engagement des citoyens. J'espère donc que le théâtre des manœuvres auquels se sont livrés tous les parties du système depuis plus d'un an n'aura pas gravé dans le marbre pour des millions de français un profond dégoût pour l'action politique.
Mais venons-en au fait. La représentation nationale est aujourd'hui réunie pour décider si votre gouvernement, monsieur le Premier ministre, doit être censuré au regard de votre projet de budget. Je dis votre budget, pardon.
J'aurais peut-être dû dire le budget de monsieur Bairou, le budget de Ber car ce budget n'est tellement pas le vôtre qu'il n'intègre même pas la promesse que vous aviez faite au Parti socialiste de suspendre la réforme des retraites imposée au 493 par Ellisabeth Borne. C'est même pire. La trajectoire de la réforme borne est incluse dans votre projet de texte.
J'y reviendrai. Ce budget donc est un véritable musée de toutes les horreurs coincées depuis des années dans les tiroirs de Bery. Ce n'est pas une année blanche, mais une année noire pour les Français et en particulier pour ceux qui travaillent et paient des impôts.
Il y a d'abord la poursuite du matraquage fiscal. 19 milliards d'impôts supplémentaires dont 10 pour le seul impôt sur le revenu par le pas du gel du barê qui il y a au moins d'un anzit pousser d'ailleurs des cris d'or frais. Vous allez faire entrer 200000 foyers de la classe moyenne dans l'impôt sur le revenu.
Sans doute une récompense pour la France qui bosse alors que notre taux d'activité est l'un des plus bas en Europe. Il y a ensuite la poursuite de la GAPJ des dépenses publiques. 28 milliards de dépenses supplémentaires au-delà de l'inflation.
Aucun effort sur le train de vie des administrations. Aucun effort de rationalisation du maqui des agences et organismes divers qui coûte des dizaines de milliards par an. Il y a également l'absence totale d'efforts sur l'immigration, l'absence totale d'action pour faire baisser ne serait-ce que d'un euro les milliards que nous coûte chaque année, l'aide médicale d'État et le dispositif fou des visas pour soins qui bat chaque année tous les records.
Enfin, et c'est sans doute le pire, il y a aussi des mesures d'indcence sociale. Je pense à la fiscalisation des emplois étudiants, mais aussi et surtout à la fiscalisation des indemnités versées par la sécurité sociale en cas de maladie de longue durée. Nous avions déjà eu la hausse des franchises médicales, le déremboursement des médicaments et de pansement, mais aujourd'hui, c'est au plus vulnérable à ceux qui sont éloignés de l'emploi et parfois réduit à la solitude que vous entendez faire payer la note de vos lâchetés et de vos renoncements.
Monsieur le Premier ministre, je ne veux pas ajouter au débat politique déjà marqué par le règne de la médiocrité et des effets de manche inutiles la moindre pierre, mais quand même sérieusement, comment voulez-vous faire accepter aux Français une année de plus après des décennies de courses à l'abîme qu'on les polie encore de leurs droits sociaux par incapacité à toucher à ce que nous avons octroyé de manière totalement irrationnelle à la terre entière. Comment pouvez-vous imaginer que le pays le plus fiscalisé, le plus socialisé au monde ne vous sanctionne pas, ne vous rejette pas, en voyage chaque année ? s'allonger la liste des injustices et des spoliations toujours au détriment des Français les plus faibles, jamais au détriment de l'immigration massive et incontrôlée qui mine nos comptes sociaux et rend nos rues chaque année de plus en plus violentes.
Tout cela vient alimenter un climat de division et de ressentiment. Tout cela vient aggraver la situation déjà gravissime de nos finances publiques après 8 ans de quoi qu'il en coûte macroniste sous l'œil effaré des marchés financiers qui nous prêtent des fonds mais aussi des contribuables, ménage et entreprises qui devront payer la note fiscale de ce champ de ruine budgétaire. Voilà pourquoi, monsieur le premier ministre, nous voterons sans hésiter la censure de votre gouvernement.
Tout simplement parce que ce budget n'est pas un budget, c'est-à-dire la somme de choix politique. Ce budget est l'acte ultime, nous l'espérons d'un système politique à bout de souffle, à bout d'idées et qui n'aura rien produit d'autre qu'un pays à bout de force à force de saigner fiscal et de brutalisation sociale. Il n'y a qu'à observer pour s'en convaincre, les statistiques publiques, les faillites d'entreprises et en particulier de TPE et PME battent tous les records depuis des décennies.
Le taux de pauvreté, les difficultés d'accès aux soins médicaux ou au logement explose. Et l'immigration, je l'ai déjà rappelé, est-elle elle aussi comme notre dette publique hors de contrôle ? Tel est l'État de la France que nous laisse Emmanuel Macron.
Tel est le pays que nous devrons redresser car tôt ou tard, c'est au Rassemblement national que reviendra cette mission et nous l'amènerons à bien. Mais ce que je viens de rappeler, monsieur le Premier ministre, ce sont des évidences. Je crois et même j'espère ne rien vous avoir appris en disant tout cela et c'est sans doute ce qu'il y a de plus lamentable dans la situation politique que nous traversons.
Les mots de la France sont parfaitement connus. sauf peut-être un carton de gauchistes enfermés dans le déniel. Les remèdes aussi sont connus.
Il ne manque qu'une chose, le courage de les mettre en œuvre. Mais quand la classe politique fait le choix collectif du déniel pour préserver ses petits intérêts, rien n'est possible. C'est précisément cela que nous vivons aujourd'hui.
Tout a révélé au cours des derniers jours que votre seul objectif était d'éviter de nouvelles élections, de contourner le peuple, de le réduire au silence, de l'invisibiliser. En déposant ce budget, vous assumez de vous couper un membre en renonçant à la seule véritable réforme qu'Emmanuel Macron a conduite, celle des retraites. Une réforme pour laquelle, soit en passant, vous aviez mis le pays à feu et à sang avant d'y renoncer 18 mois plus tard pour un fauteuil passablement élimé.
L'Assemblée nationale va voter dans quelques instants deux motions de censure. Et si une majorité de députés veulent votre départ, l'insondable sautise des postures des uns et des autres pourrait vous sauver. Si LFI refuse de voter notre motion et les quelques LR convaincus par la censure, celle déposée par LFI, il condamnerai ainsi par leur sectarisme et leur égoïsme le plus stupide et obtu les Français à subir votre budget de malheur après votre accord avec Jean-Luc Mélenchon au second tour des législatives.
C'est aujourd'hui donc à Olivier Fort devrez peut-être votre maintien temporaire aux affaires. un dirigeant visionnaire qui jusqu'à hier ne savait même pas par quel véhicule juridique allait être suspendu puisque c'est là l'objet de l'accord de la honte conclu par les socialistes la réforme des retraites d'Élisabeth Born. Cet accord après de multiples rencontres entre vous les alliés de monsieur Fort apprécieront n'est pas seulement honteux.
Il est placé sous le signe de la tromperie et de la malhonnêteté. car rien ne nous dit que cet amendement suspendant la réforme borne survive à un rejet du PLFS, à une réécriture par le Sénat, au passage au CMP, à une possible censure du Conseil constitutionnel en tant que cavalier budgétaire, voire à sa disparition en cas de budget par ordonnance. Oh, vous aurez alors beau jeu de vous cacher derrière sa censure puisque c'est un sport national en Macroni.
C'est ainsi que vous avez laissé votre loi sur l'immigration être vidé substance l'an dernier. Ce qui avait comblé d' paraît-il, Emmanuel Macron lui-même. Mais il y a encore mieux que les mesquines trahisons habituelles, il faut bien l'avouer des socialistes qui se retrouvent à cautionner la brutalisation sociale des plus faible et le gel une année de plus du point d'indice de la fonction publique.
Il y a donc mieux. Il y a monsieur Voquier, il y a LR. Après avoir fait campagne pendant des mois sur son refus de se dissoudre dans le macronisme, monsieur Vaquier donc a enfin clarifié sa position. c'est parce qu'il préférait en réalité se dissoudre dans le socialisme et soutenir d'un même geste la suspension de la réforme borde et la désindexation des retraites.
Merci monsieur Voquier pour cette clarification. Bienvenue. Vos électeurs apprécieront.
Voilà donc le visage monsieur le premier ministre de ceux qui vous permettront aujourd'hui peut-être de durer quelques semaines de plus. Tous est parti unis par la terreur de l'élection. À tel point qu'ils en ont oublié qu'il devaient, dit notre Constitution, concourir à l'expression du suffrage.
Désormais, ils sont tous d'accord pour concourir à éviter la tenue d'élection. Et par pudeur, par pudeur, je n'évoquerai pas les déclarations de vos propres alliés entre Édouard Philippe qui appelle à la démission du président de la République mais refuse la dissolution et Gabriel Atal qui dit ne plus rien comprendre à Emmanuel Macron mais continue d'afficher son soutien au gouvernement. On s'y perd.
Tout cela est pathétique. Tout cela sera bien vite, je l'espère rangé au rang de mauvais souvenirs. La vérité, chers collègues, et j'en terminerai par là, c'est que vous n'échapperez pas au vote des Français.
Vous aurez tout fait, tout entrepris, tout sacrifié pour éviter de retourner aux urnes, mais vous y retournerez et vous devrez, la tête basse et la mine déconfite retourner devant vos électeurs avec le déshonneur de ceux qui pendant des mois auront joué la montre. Le Rassemblement national, lui attend le jour de la dissolution avec une impatience croissante. Nos 140 députés du RN et de l'UDR ont hâte de retourner devant les Français car ils pourront eux regarder leurs électeurs droits dans les yeux. car ils pourront eux rendre compte avec fierté de leur action à l'Assemblée nationale car ils pourront eux dire qu'ils ont fait honneur au contrat moral qui les lie à leurs compatriotes car ils seront eux les artisans du grand redressement national au sein d'une majorité claire qui sera rendue à notre pays par son seul souverain le peuple et ce n'est pas à vous que je veux m'adresser maintenant, mais à nos concitoyens, mes chers compatriotes, ne laissez personne vous dire que nous traversons une crise politique.
Ce n'est pas une crise politique, c'est une crise politicienne, une crise de vieux partis fatigués qui n'ont pour seul projet que d'empêcher le Rassemblement national d'arriver au pouvoir. Mes chers compatriotes, ne laissez personne vous dire que nous traversons une crise de régime. Ce n'est pas une crise de régime, c'est la crise d'un régime, celui des partis et il est en train de prendre fin.
Mes chers compatriotes, vous allez demain retourner aux urnes et la nouvelle assemblée que vous aurez élu pourra alors voter dès son installation une loi spéciale et le nouveau gouvernement présentera ensuite son budget. Un budget reflétant les choix politiques exprimés par le vote du peuple français. Et ce sera enfin le retour de la vraie stabilité, pas celle des postes de vieux notables fatigués. s'il vous plaît, mais celle d'un pays et d'un peuple à qui nous aurons enfin redonné confiance et espérance dans tous les cas, car c'est en démocratie de loin incontournable.
C'est à vous, peuple souverain, que reviendra le dernier mot. Avec toute notre force et notre détermination, nous nous rendrons le pouvoir. Voilà aujourd'hui le seul chemin à prendre. celui de la démocratie.
Je vous remercie madame Le Pen. Maine Le Pen applaudit par son groupe. Elle a d'annoncer un budget de malheur, un accord de la honte conclu par les socialistes et a appelé à la dissolution.
Je vous rappelle qu'on suit les deux motions de censure présentées contre le gouvernement. Une défendue par Aurélie Trouvée l'insoumise, l'autre par le Rassemblement national. C'est à présent autour de Sébastien le cornu de répondre justement à ces deux motions de censure et puis ensuite il y aura les groupes politiques qui vont s'exprimer ensuite tout ça en direct sur LCP. présidente de l'Assemblée nationale.
Mesdames et messieurs les députés, mesdames les oratrices, euh je vous ai écouté attentivement l'une et l'autre et ce qui me frappe le plus, c'est la convocation du peuple comme une convocation d'un peuple imaginaire comme s'il n'était pas exprimé lors des dernières élections législatives. Et d'ailleurs, on ne peut pas dire que ce gouvernement, madame Le Pen, a peur du peuple puisque dans quelques instant soit l'Assemblée nationale l'aura censuré, soit l'Assemblée nationale l'aura confirmé. On peut pas dire que nous avons peur du peuple.
Madame la présidente Le Pen, vous avez été candidate à l'élection présidentielle en 2017, vous avez été battu. Vous avez été candidate à l'élection présidentielle en 2022, vous avez été battu. Il y a eu des élections législatives anticipé que votre famille politique a demandé en réclamant la dissolution.
Vous n'avez pas eu la majorité absolue. Et ce que je dis, madame la présidente, ce que je dis, madame la présidente, avec respect, c'est que personne précisément n'a eu de majorité absolue et qu'aujourd'hui se présente devant vous un gouvernement soutenu, et nous le verrons dans quelques instants ou non par un socle suffisamment grand de députés pour pouvoir se maintenir ou non. Allez, s'il vous plaît, s'il vous plaît.
Et puisque vous défendez la constitution du général de Gaulle, vous savez vous savez que les membres du gouvernement tiennent aussi leur légitimité du président de la République par sa nomination et ça c'est la Constitution de notre pays. Mesdames et messieurs les députés, je ne ferai pas de longs discours. Je pense que tout a été dit lors de la déclaration de politique générale.
Ce que je retiens aussi, c'est que notre esprit de compromis, la volonté de faire en sorte que les débats soient ouverts et lieu sont au fond le meilleur détecteur de la bonne foi ou de la mauvaise foi. Avec l'abandon du 493, avec le temps nécessaire pour mener l'ensemble des débats, s'exprimer ici ce matin à cette tribune en laissant croire à celles et ceux qui nous écoutent que la copie budgétaire telle qu'elle a été déposée est la copie budgétaire définitive. comme si les parlementaires n'avaient pas le loisir, le droit, la capacité de le modifier, de l'amender, de transformer plers collègues, est-ce que vous pourriez s'il vous plaît un petit peu respecter le Premier ministre qui est en train de s'exprimer et qui s'adresse à vous des deux côtés, des deux côtés s'il vous plaît, un peu de silence des deux côtés.
Attendez, ça suffit. Allez, s'il vous plaît, monsieur le Premier ministre, poursuivez. Merci.
Merci madame la présidente. On ne peut pas faire comme si dans le moment de notre procédure budgétaire, il n'y avait pas un texte sur la table qui n'a pas encore démarré sa discussion. Et de cela et de cela, vous ne pouvez pas mentir devant les Françaises et les Français en disant "Voici le projet de budget, voici ce que nous souhaitons censurer alors que vous avez refusé et que vous êtes en train de refuser de le discuter et de le travailler." La réalité, mesdames et messieurs les députés, soit on rentre dans les débats, soit on rentre une bonne fois pour toutes dans la crise politique.
Et de cela, vous devez l'assumer, parlementaire de la France insoumise avec les parlementaires du Rassemblement national parce que c'est évidemment le moment de vérité. Est-ce que l'on souhaite l'ordre républicain avec des débats qui ont lieu à l'Assemblée nationale ou est-ce qu'on souhaite le désordre ? Est-ce que l'on souhaite le ralentissement du pays ?
Censurer sur un texte avec lequel on n'est pas d'accord, on peut le comprendre. censurer sur la base de l'absence d'un texte, c'est tout simplement manquer de bon sens. En tout cas, mesdames et messieurs les parlementaires, ces motions de censure ce matin sont assez inédites dans l'histoire de la 5e République parce que ça serait au fond un peu la première fois que l'Assemblée nationale déciderait de se censurer elle-même et de refuser d'entrer dans les débats parlementaires.
L'histoire en tout cas jugera très durement ces manœuvres politiciennes dans lequel on aura confondu au fond la tribune de l'Assemblée nationale avec une tribune publicitaire. L'élection présidentielle viendra. Vous aurez l'occasion de faire campagne.
Pour l'instant, ne prenez pas en otage le budget de la nation et le budget de la sécurité sociale. Merci. Merci beaucoup, monsieur le Premier ministre. [Applaudissements] Ne prenez pas en otage le budget, a prévenu le Premier ministre.
L'assemblée refuserait d'entrer dans les débats. L'histoire jugera très gravement ses manœuvres, a dénoncé Sébastien Lecnu en réponse aux deux motion de censure qui le vise aujourd'hui. Une déposée par les insoumis et quelques écologistes et communistes, l'autre par le Rassemblement national.
C'est à présent au groupe politique de s'exprimer à la tribune. Nicolas Medzdorf pour ensemble pour la République commence. Chacun des groupes s'exprime et ensuite il y a une demi-heure pour le vote.
Mesdames et messieurs les ministres, chers collègues, le général de Gaul disait notre constitution est à la fois parlementaire et présidentielle à la mesure que ce que nous commande à la fois les besoins de notre équilibre et les traits de notre caractère. Nul ne doute du trait de caractère unique de l'Assemblée nationale qui se tient devant nous aujourd'hui. Bien que profondément divisé, elle n'a jamais eu autant de pouvoir.
À ses côtés, désormais un gouvernement réaliste qui souhaite plus que jamais laisser la loi se faire au Parlement comme l'a clairement rappelé le Premier ministre. Le gouvernement propose et l'Assemblée enfin dispose. Il apparaît donc regrettable que la chambre basse puisse envisager de se dessaisir de ce pouvoir.
La censure est un acte grave, fort et solana qui engage la stabilité de la nation et qui doit être mis à l'ordre du jour lorsque la situation l'exige. Malheureusement, depuis quelques années, la censure est devenue l'outil indispensable du bon opposant qui promet à chaque occasion de faire tomber un gouvernement de France comme si la chose pouvait être légère. Depuis 2 ans, cette assemblée ne renverse plus des gouvernements.
Elle renverse le sens même de notre engagement politique. Nous avons confondu le contrôle du pouvoir avec la jouissance de l'obstruction. Or, la beauté de notre promesse ne réside pas dans la paralysie de l'État, mais dans l'espoir que nous pouvons susciter chez les Français d'avoir une vie meilleure.
Le vrai courage n'est pas de renverser des gouvernements ou de dissoudre des assemblées, mais de réussir à gouverner ensemble malgré tout. La vérité, c'est que la 5e République est aujourd'hui plus affaiblie par son parlement que par ses gouvernements successifs. À force de tout remettre en cause, scrutin après scrutin, motion après motion, nous prenons le risque d'épuiser non seulement les institutions, mais la confiance en notre pays.
Ce n'est pas le gouvernement qui vaille, c'est la parole publique toute entière qui se fragilise. Dans cet hémicycle, chacun peut avoir ses désaccords, ses priorités, ses convictions, mais il est un principe qui nous oblige tous, celui de la continuité de la France. C'est de la solidité de nos institutions que dépend la place et la voix de la France et des Français dans le cancer des nations.
Quand la France parle, le monde écoute encore, du moins encore un peu. Mais si elle continue de se diviser, le monde ne pourra qu'être sourd à ce qui ne sera désormais plus que les murmures d'une puissance devenue régionale. Quelle ironie de nous voir tomber de par nos propres mains à l'heure où nos ennemis deviennent de plus en plus nombreux.
Ce qui a fait la force de notre pays dans l'histoire, c'est la solidité de nos institutions et la responsabilité de nos dirigeants. Aucun agenda politique ni personnel ne saurait suffire à justifier l'ébranlement de la 5e République. Cette stabilité si importante pour la France est d'autant plus recommandable que nous sommes sur de nombreux dossiers. dans l'urgence.
Mais avant de citer les chiffres alarmants de l'absence de budget, si je peux me permettre une référence qui rappellera de bons souvenirs au Premier ministre. En Nouvelle-Calédonie, le gouvernement local ne peut être démissionnaire moins de 18 mois après avoir été installé. Si cela pouvait inspirer, je serais fier que mon île ait participé à apporter sa pierre à la stabilité de la nation.
Ce qui vous en conviendrait démontre quelque peu la gravité de la situation. Le budget donc les délais d'adoption, vous le savez tous, sont désormais sur un fil et une absence de projet de loi de finance au 1er janvier 2026 aurait des conséquences lourdes estimées à 11 milliards d'euros, soit 0,4 points de déficit. De ces 11 milliards d'euros, 3 milliards sont directement liés à l'hypothèse d'absence de texte financier pénalisant la croissance notamment en raison de la baisse de consommation des ménages selon les chiffres de la Banque de France.
Puis 8 milliards d'euros ensuite simplement en perte de mesures d'économie et de hausse de recette. 3 milliards au titre de la revalorisation des retraits. 3 milliards de rendement liés au plan niche. 1 milliard au titre de la taxe sur les complémentaires, 1 milliard pour le décalage d'un mois des mesures nouvelles.
Ainsi, à l'heure où nous parlons, l'instabilité nous a déjà coûté 0,2 % de notre PIB selon le gouverneur de la Banque de France, soit l'équivalent du budget annuel du ministère des affaires étrangères. Dès lors, une seule question. Avons-nous encore les moyens de nos querelles ?
Je ne le crois pas. Alors évidemment, le Premier ministre l'a lui-même reconnu. Ce budget est perfectible.
J'ai envie de dire que c'est normal puisqu'il n'est pas encore passé par les fourches codines de l'Assemblée. À nous de nous en saisir et de trouver les fameux compromis nécessaires. Jamais dans l'histoire de cette République, les parlementaires n'auront exercé une influence aussi importante sur le budget de la nation.
D'autant mes chers collègues, que c'est bien lors de l'examen de ce budget que sera proposé ce que vous aviez tous demandé en plus de l'arrêt des 493, la suspension de la réforme des retraites. Le premier ministre aura donc répondu aux deux principales revendications des oppositions qui justifient les censures jusqu'à présent. Quel parlementaire pourrait alors envisager de dire à ses concitoyens qu'il ne veut pas discuter du budget ?
La deuxième urgence de ce gouvernement de mission et c'est à noter, ce sont les outres MAES. Un projet de loi concernant la vie chère est prêt. Nos territoires et nos compatriotes en ont besoin tant la situation du pouvoir d'achat est dramatique.
Sans gouvernement, les prix continueront de filer et la population continuera de se paupériser. Toute censure aura un impact négatif concret et rapide sur le quotidien de nos concitoyens ultramarins. Je le répète mes chers amis, de par-delà les maires avons-nous les moyens de nos querelles ?
Je ne le crois toujours pas. Permettez-moi désormais d'avoir un mot particulier pour deux territoires meurtris. Mayotte d'abord dont les plais de Chido sont encore ouvertes.
Des engagements ont été pris et il est désormais temps de les respecter dans le budget que nous allons examiner. On ne peut pas se contenter de tweeter lors d'une catastrophe naturelle et ne pas permettre ensuite au gouvernement de prendre les mesures nécessaires au rétablissement d'une situation indigne. Nous avons une promesse républicaine envers ce territoire.
Nous ne pouvons pas décevoir ainsi leur amour de la patrie. Enfin, la Nouvelle-Calédonie. Je ne sais plus quoi vous dire tellement je désespère de pouvoir un jour aboutir à la fin d'un processus commencé il y a 7 ans maintenant avec l'organisation du premier référendum.
Nous avons connu trop de campagnes électorales, trop de factures, trop de barricades, trop de vies brisées pour devoir désormais être les otages du jeu national. Nous sommes si prêts de tourner la page de la violence et de la haine, si près d'en écrire une nouvelle que je vous demande solennellement d'avoir une pensée pour nous si vous hésitez à voter la censure. Si ce gouvernement tombe, tout espoir de paix s'envole.
Combien faut-il de mort pour que la nation se donne le peu de temps nécessaire à achever le processus de paix en Nouvelle-Calédonie ? Combien de vie faut-il voir faucher pour que la politique s'arrête ? À nous qu'on demande souvent de nous entendre malgré nos différences parce que la Nouvelle-Calédonie le mérite.
Je vous retourne désormais cette requête d'unité nationale. Depuis que l'archipel a pris feu en mai dernier, nous avons connu une nouvelle assemblée et cinq gouvernements différents. Alors je sais que nous sommes loin particuliers et que nos voies se noient dans les millions de l'Hxagone.
Mais nous aussi nous sommes la France. Je m'excuse d'évoquer dans cette allocution mon territoire avec tant de gravité, mais je crois, tout en restant humble qu'il n'y a pas mieux placé qu'un Calédonien pour vous dire, mes chers collègues, que la fracture d'un peuple est un poison qui tue même les pays qu'en pensées indestructibles. Nous avons la possibilité de travailler ensemble ici, de dépasser nos clivages pour sauver la France.
Nous l'avons fait trop tard à Numéa, nous pouvons encore le faire ici à Paris. Je sais qu'il y a les militants, les sondages et le calendrier électoral. Je sais les réseaux sociaux et le microcosme parisien.
Mais avant tout et plus que tout, il y a la France. Que le gouvernement de Sébastien Lecornu puisse tenir le plus longtemps possible. Que sa mission réussisse pour la France, pour toute la France.
Je vous remercie. Merci beaucoup, monsieur le député. La parole est à présent à monsieur Laurent Baumel du groupe socialiste.
Qu' entendu le député ensemble pour la République Nicolas Medzdorf plaidé pour une stabilité notamment pour les outremères et pour la Nouvelle-Calédonie. C'est maintenant les socialistes qui vont s'exprimer par la voix du député Laurent Baumel. On sait qu'ils ont appelé à ne pas censurer le gouvernement.
Intervention. Je veux d'abord vous dire que nous comprenons intimement et parfaitement les sentiments et les raisonnements qui conduisent nos collègues des autres groupes de gauche à vouloir ce matin censurer votre gouvernement. Nous comprenons et partageons l'exaspération engendrée par le spectacle accablant de ce président de la République qui chagriné des mauvais résultats des élections européennes a voulu lui aussi jouer à la dissolution. a perdu les élections législatives qu'il avait convoqué et s'est obstiné ensuite à ennier les résultats en ne consentant à nommer que des gouvernements à sa convenance et ce même lorsque le prétend du socle commun qui servait de prétexte à cette dénégation démocratique a volé en éclat il y a 10 jours sous le regard médusé du pays.
Monsieur le Premier ministre, en préambule de cette intervention, je veux aussi vous dire que notre non censure d'aujourd'hui n'est évidemment en aucun cas un pacte de non censure. Nous ne nous engageons à rien et surtout pas à voter ou laisser passer le budget récessif et injuste que vos ministres nous ont présentés. Nous ne renonçons à rien et si vous-même ou d'autres ici pouvez en douter.
Nous rappelons le précédent de François Berou qui s'était un peu vite bercé d'illusion à notre sujet. Alors, si en dépit de ces rappels nous faisons néanmoins le choix de ne pas vous censurer dès votre entrée en scène, c'est pour trois raisons que je veux expliciter ici. La première tient à notre vision, j'allais dire à notre compréhension de la nature même de cette législature.
Cette législature absolument inédite parce que dépourvu de majorité absolue et même relative est la première manifestation du tripartisme qui structure désormais notre période politique. Dès son avènement, les socialistes ont admis et énoncé qu'elle ne pourrait fonctionner que sur la base de compromis substantiel entre les forces qui ont composé le Front républicain de juillet 2024. Dès son avement, nous avons pris nos distances avec l'illusion d'une possible application intégrale du programme du NFP et nous avons conçu le gouvernement que nous avons proposé de former autour de Lucy Castet comme un gouvernement minoritaire appelé à chercher des majorités textes par texte dans l'assemblée telle qu'elle est.
Dans notre vision, cette configuration nouvelle n'est pas d'ailleurs nécessairement une régression. Le système pyramidal structuré autour d'un président tout-puissant appuyé sur une majorité plétorique et docile n'a pas produit au cours des décennies un bonheur politique et une confiance dans les institutions telles qu'il faille à tout prix nouser de retrouver ce paradis perdu. Au moins, notre assemblée reflète largement le pluralisme réel du pays.
À supposer qu'il soit hautement désirable, donc le retour à la normalité de la 5e République ne serait pas en outre garanti par un retour actuel aux urnes, qu'il prennent la forme d'une dissolution ou d'un départ du président. Les Françaises et les Français ne le demandent pas forcément. À travers nos échanges hebdomadaires avec eux, nous sentons qu'il existe une base sociale dans le pays pour accueillir avec soulagement et peut-être même soutenir demain une expérience institutionnelle novatrice qui parviendrait à concilier le pluralisme et la stabilité, la confrontation naturelle des orientations avec la capacité d'agir que ce pays éminemment politique continue d'attendre de son état.
Une expérience qui nous sortirait de l'image déprimante d'un pays bloqué par la somme de ses intransigences. La seconde raison de notre non censure tient à notre conception de l'action politique, celle qui a fondé historiquement l'identité du socialisme démocratique et la distingué des mouvements révolutionnaires ou gauchistes. Depuis toujours, nous préférons nous battre ici et maintenant pour obtenir des avancées concrètes dans le cadre des institutions pour celles et ceux que nous défendons.
Plutôt que de travailler sans cesse à approfondir des contradictions et des crises, censé faire advenir des grands soirs sans cesse différés et souvent décevant. Dans le moment présent et même si je le répète, nous partageons l'exaspération devant l'attitude présidentielle, nous ne sommes pas convaincus que faire tomber à la chaîne tous les gouvernements qui passent pour précipiter une élection présidentielle à l'issue incertaine soit le meilleur service que la gauche puisse rendre couches populaires qui ont besoin d'elle. Fort de nos 69 députés, nous préférons exercer des rapports de force, agir dans l'hémicycle pour essayer d'inscrire dans le droit positif les propositions politiques issues de notre programme commun.
Nous croyons à la nécessité et à la valeur du compromis. Nous voulons des avancées concrètes pour les gens. Et la troisème raison, monsieur le premier ministre, pour laquelle nous faisons le choix de ne pas vous censurer au lendemain de votre déclaration et que vous avez à travers l'annonce de la suspension immédiate et complète de la réforme des retraites que nous vous demandions publiquement fait une concession réelle qui est aussi une avancée réelle.
Une concession réelle. Oui, nous connaissons l'attachement quasi obsessionnel du président de la République et de vos amis pour ce totem du bilan macroniste. Nous nous souvenons de la façon dont les outils de la coercition et de l'obstruction parlementaire ont été mobilisés pour l'imposer et le maintenir coûte que coûte face à une assemblée et un pays récal citron.
Une avancée réelle. On peut ici ou là ergoter, minorer, dévoiler notre supposée naïveté. Nous nous sommes fiers d'avoir exercé cette pression, ce rapport de force qui permettra demain à 3 millions et demi de personnes usé ou fatigué par une vie de travail de partir plus tôt, si elle le souhaite, à la retraite.
Mais je termine, monsieur le Premier ministre, je termine par là où j'ai commencé. Pour la première fois de cette législature, vos amis et vous-mêmes semblez comprendre que la pérennité de cette législature a un prix. À la différence de votre prédécesseur, vous semblez vouloir nous épargner les leçons de moral ou d'économie pour nous traiter comme on traite ses opposants en l'absence de majorité.
En ne joignant pas ce matin nos voies à la censure, nous faisons le pari que vous continuerez à le comprendre dans le budget, dans le débat budgétaire qui vient sur la suspension des retraites. Je vous le dis solennellement ce matin, il n'y aura pas d'entourloupe ou de russe procédurale. Vous êtes le garant qu'à la fin du processus, la suspension devienne une réalité juridique.
La pérénité même de votre gouvernement est désormais liée à cet engagement pris à cette tribune devant des millions de français. Monsieur le Premier ministre, vous avez renoncé au 493. C'est un progrès démocratique qui permettra aux majorités parlementaires de corriger votre copie.
Chacun sera mis devant ses responsabilités et assumera ici les classes sociales et les intérêts qu'il défend. C'est infiniment mieux qu'un budget imposé par ordonnance. Mais ce geste, monsieur le Premier ministre, ne vous exonère pas de votre responsabilité de faire de nouvelles concessions sur la trajectoire financière, sur la justice sociale, sur le pouvoir d'achat si vous voulez, si nous voulons que la France ait un budget et un gouvernement à la fin de cette année.
Monsieur Retaillot vous accusera peut-être d'être notre otage. Ce n'est pas notre sujet. Nous nous demandons simplement que les idées validées par un/ers des Français lors des élections législatives trouvent leur place légitime dans le budget de la nation.
Monsieur le Premier ministre, je conclus. Nous faisons le paris qu'une forme d'intelligence politique collective peut peut-être encore émerger du bourbier créé par l'apprenti sorcier de l'Élysée. Un automne parlementaire ne suffira pas à recréer l'amour des Français pour leurs institutions, mais nous pouvons commencer à leur redonner du crédit.
Nous pouvons agir pour éloigner le pire, les souffrances, les malheurs, les désordres, les salissures de notre République auquel notre échec collectif pourrait désormais rapidement nous conduire. Voyez donc, monsieur le Premier ministre, cette non censure comme un surcis et comme un appel au sursaut. En ce mois d'octobre 2025, les Français nous regardent, vous regardent, ne les deux se veut pas.
Merci beaucoup, monsieur le député. La parole est à présent, monsieur G. Le député Laurent Bomel s'est exprimé pour les socialistes.
Ce surcis accordé par les socialistes doit donner lieu à un sursaut, a-t-il dit prévenant justement de l'exigence de son groupe sur cette question de la suspension de la réforme des retraites. Place maintenant à la droite républicaine. Le député Jean Didier Berger va s'exprimer.
On sait que le président du groupe Laurent Voquier a appelé ses députés à ne pas voter la censure mais du côté des sénateurs, on pousse pour une censure. Mons ministres, mes chers collègues, nous éprouvons ensemble l'expression d'un yatus démocratique inédit. Il y a 15 mois, chacun d'entre nous a gagné dans sa circonscription.
Nous avons tous gagné. Et pourtant, ici désormais personne n'est vraiment vainqueur puisqu'il n'y a pas de majorité claire. Ainsi, par leur suffrage, les Français ont-ils confiant entre nos mains et une responsabilité démocratique supplémentaire ?
Celle de nous mettre d'accord et de sortir des postures politiciennes. Celle de faire preuve d'humilité et de créativité pour sortir des impasses politiques. Le vote des Français a retiré du pouvoir à l'exécutif.
Vous en avez pris acte, monsieur le Premier ministre, en renonçant expressément à l'utilisation du 493 à l'occasion de l'examen du budget de la nation. davantage de pouvoir et donc désormais entre nos mains, cette responsabilité nous oblige. Bien sûr, en chacun des députés ici présent raisonnent ses engagements, ses convictions, ses idées.
Chacun voudrait appliquer son programme à la lettre, mais il n'y aura pas de solution chimiquement pure jusqu'à la prochaine élection présidentielle. Mais si tel est le cas, c'est parce que nous constituons l'assemblée qui est probablement la plus représentative et la plus démocratique de toute la 5e République. Beaucoup d'autres pays européens connaissent cette situation.
Beaucoup d'autres pays européens réussissent. L'échec n'est pas une fatalité. Cette situation nous donne même à toutes et à tous une liberté d'action énorme.
Une liberté d'action qui engage chacune et chacun d'entre nous. Une liberté d'action qui aujourd'hui à l'occasion d'un vote aussi décisif peut faire basculer le destin d'une nation. Et lorsque le vote est aussi important, lorsque la liberté d'action est aussi importante, elle doit s'exercer en dehors de toute considération personnelle ou partisane.
Plus l'enjeu est impérieux, moins le mandat doit être impératif. Face à la passe de la dissolution, la droite républicaine a assumé l'intégralité de ses responsabilités. Nous avons choisi d'envoyer l'un des nôtres pour être premier ministre avec Michel Barnier.
Nous avons soutenu un autre premier ministre qui n'était pourtant pas issu de notre formation politique, avec qui nous n'avions pas une histoire d'amour très évidente et pourtant nous l'avons fait pour éviter les conséquences qui pouvaient se reproduire à l'issue de la première censure des conséquences qui créaient beaucoup d'incertitude pour le pays. Il nous est aujourd'hui demandé de nous prononcer à nouveau sur l'opportunité d'une nouvelle censure. Bien sûr, il y a avec ce gouvernement, monsieur le Premier ministre, vous le savez, des points de désaccord importants, des points de désaccord budgétaires importants.
Le Haut Conseil des finances publiques l'a dit, 2025 commence à marquer le début de la réduction des déficits. Mais cette réduction des déficits se fait 100 % par l'impôt et 0 % par la baisse de la dépense publique. Comment est-ce possible dans le pays le plus taxé du monde, dans le pays qui dépense le plus ?
S'il y avait une majorité et une opposition, comme c'est traditionnellement le cas ici à l'Assemblée nationale, nous serions probablement dans l'opposition et nous voterions probablement contre ce projet de budget. Mais voilà, il n'y a pas de majorité. Et si sans responsabilité il ne reste plus que des oppositions, alors nous serons dans le néant budgétaire.
En moins de 2 ans, la France a connu cinq premiers ministres, nous rappelant ainsi les heures les plus sombres de la 4e République. Le général de Gaul et Michel Debré ont précisément conçu nos institutions et notre constitution comme un renfare face à cette instabilité. Un rempart qui permet à la France d'avoir une stabilité qui lui confère sa solidité. des institutions qui garantissent que l'intérêt supérieur de la nation passe avant tous les intérêts partisans.
C'est précisément en considération de l'intérêt national que les députés de la droite républicaine ont aujourd'hui décidé de ne pas censurer ce gouvernement. Pas seulement parce que les Français sont très major très majoritairement opposés à cette centure, mais parce qu'il s'agit de l'intérêt supérieur de la nation. C'est l'intérêt national qui commande aujourd'hui, mes chers collègues, de trouver les voies et moyens d'un accord, d'un accord pour doter la France d'un budget avant la fin de l'année.
C'est l'intérêt national qui nous enjoint d'honorer les engagements de la France pris auprès des instances de l'Union européenne. C'est encore l'intérêt national qui ordonne de comprendre que sous le regard attentif et circonspect des marchés financiers, c'est la crédibilité de la signature de la France qui est en jeu. Parmi les senseurs ici présents aujourd'hui, qui ira payer les traites égormitantes des Français ?
Qui le fera parmi les senseurs ici aujourd'hui présents ? Qui ira consoler ceux qui auront perdu leur emploi ? les emplois qui seront supprimés et ceux qui ne seront pas créés en raison de l'insuffisance de visibilité des entrepreneurs et des investisseurs qui parmi vous mesdames et messieurs les senseurs ira expliquer aux usagers des services publics que ces derniers ont été supprimés ou moindrements par les régions par votre faute parce que vous avez créé les conditions de l'instabilité.
Aucun d'entre vous n'aura ce courage. Aucun n'ira le faire. Aucun n'ira expliquer que vous avez choisi la politique de la terre brûlée, celle sur laquelle rien ne repose et qui que vous l'aurez fait au détriment de l'intérêt des Français.
Vous n'aurez pas ce courage. Choisir comme vous le faites, l'intransigence idéologique, c'est bien confortable, c'est bien confortable pour vous. Nous ne ferons pas ce choix.
Et pourtant, monsieur le Premier ministre, ne pensez pas que nous ne serons pas attentifs et vigilants à chacune de vos décisions. Ne pensez pas, en l'occurrence, que nous pourrons accepter tout et n'importe quoi s'agissant de la réforme des retraites. Vous savez, nous savons tous, y compris ce qui aujourd'hui s'apprêtent à censurer, ceux qui aujourd'hui demandent même l'abrogation de la réforme des retraites, que cette réforme était non seulement nécessaire, mais qu'elle était insuffisante, qu'elle était insuffisante et que nous serons, nous les élus responsables, obligés d'y revenir en 2027, obligés de proposer des nouvelles solutions pour tenir compte de la réalité démographique.
Tous les autres pays européens, tous les autres pays européens, quel qu'en soit les majorités politiques le font. Tous les autres pays européens constatent qu'il faut passer l'âge de départ à la retraite à 65 ans, à 67 ans, voire à 70 ans comme l'ont fait certains des de nos voisins. C'est la raison pour laquelle, mes chers collègues, nous euh ferons le choix de la vigilance face à toutes ces décisions.
Vous avez la responsabilité, nous avons la responsabilité de sauver notre système de retraite. Il y avait il y a 50 ans, vous devriez pourtant avoir au moins un petit peu de mémoire, il y avait pourtant il y a un demi-siècle quatre cotisans pour un retraité. Aujourd'hui, c'est 1,5 cotisans par retraité.
Bientôt, un cotisant pour un retraité. Et quand il y aura moins de cotisans que de retraités, qui payera ? Qui payera ?
Mes chers collègues ? Alors, monsieur le Premier ministre, vous comprendrez que la décision que nous prenons aujourd'hui est tout au fanodine. Est-ceà dire que les députés de la droite républicaine qui acceptent de ne pas censurer aujourd'hui, monsieur le premier ministre, vous accorde une confiance aveugle ?
En aucun cas, ce soutien sera le plus exigeant que vous connaîtrez. Il s'exercera texte par texte, article par article, amendement par amendement. Il s'appuyera sur la bienveillance avec laquelle vos ministres donneront des avis. je l'espère le plus souvent favorable s'agissant des amendements que nous aurons l'occasion de déposer.
En somme, monsieur le Premier ministre, ce soutien dépendra du vôtre. Il dépendra du vôtre lorsque nous proposerons de préférer la baisse de la dépense publique aux augmentations d'impôts. Ce soutien dépendra du vôtre, monsieur le premier ministre, lorsque nous proposerons les outils nécessaires à la revalorisation du travail et la lutte contre l'assistana pour aller vers la location sociale unique plafonnée parce que nous sommes intimement convaincus que ceux qui travaillent doivent toujours gagner davantage que ceux qui bénéficient de la solidarité nationale.
Ce soutien dépendra du vôtre, monsieur le Premier ministre, lorsque nous proposerons de supprimer les titres de séjours pour soins et de transformer l'AME en aide médical d'urgence. Je suis certain que chacun ici sur les bans du gouvernement mesure l'effort que font les députés de la droite républicaine. Un effort qui ne saurait être déçu.
Plus que tout, cet effort est dicté par le bon sens. Quand on cherche 44 milliards, on ne commence pas par une censure qui va coûter 12 milliards de plus. Je sais qu'il y a ici et on les entend très bien des gens qui préfèrent instrumentalité instrumentaliser l'outil constitutionnel de la censure à des fins partisanes ou à des fins personnelles.
Je le dis à ceux qui veulent profiter des circonstances pour faire prévaloir la fureur et le bruit. Déstabiliser la 5e République et inventer de toute pièces une nouvelle constitution qui n'offre aux français aucune garantie démocratique. Vous ne parviendrez à désarmer ni la police ni la République.
Vous y laisserez jusqu'à votre dernière énergie parce que l'instinct démocratique du peuple français sera toujours plus fort que toutes vos maligances. Je m'adresse aussi à ce GAPL glorieux qui font prévaloir les agendas personnels sur l'intérêt national en décrétant pour des mauvaises raisons que vous censurerez désormais tout le temps en vous alignant sur la position de la France insoumise. Vous avez donné les clés de la négociation au Parti socialiste.
Vous avez rendu nécessaire la suspension de la réforme des retraites. Mais peut-être au fond était ce que vous souhaitiez puisque vous-même vous êtes pour l'abrogation de la réforme des retraites. Peut-être au fond, est-ce que vous souhaitiez puisque vous avez un programme plus à gauche que la gauche ?
Peut-être au fond puisque vous vous dites ni de droite ni de gauche, en réalité vous n'êtes ni de droite ni de droite. Alors, puisque dans ce pays, il n'existe rien de plus proche que les extrêmes, je le dis à tous les senseurs, les Français, le peuple souverain va vous envoyer à travers la facture de l'histoire le prix du mépris que vous vous apprêtez aujourd'hui à déverser avec des involtures sur l'intérêt national. À l'issue de ce vote, monsieur le Premier ministre, vous avez entre vos mains avec tous vos ministres le dernier fil d'Ariane qui relie la confiance des Français aux députés de la nation.
Il vous appartient d'en prendre le plus grand soin et nous serons avec tous les députés de la droite républicaine ultra vigilants, aussi bienveillant que vigilant. Merci de votre attention. Merci beaucoup monsieur le député.
La parole est à présent à madame, on a entendu le député de la droite républicaine Jean Didier Berger dire que son groupe ne pourra pas tout accepter mais qu'il ne sera pas favorable à la censure. On le sait, une poignée de députés de la droite pourrai voter la censure du gouvernement même si leur président de groupe Laurent Voquier les a appelé à ne pas le faire. On écoute maintenant Léa Balè El Marie, député écologiste et social.
Je vous rappelle que l'Assemblée débat de deux motions de censure contre le gouvernement de Sébastien Lecornu. Les groupes s'expriment. Ensuite, il y aura 30 minutes de vote jusqu'au dernier instant.
Tout le monde compte et recompte. On est ensemble pour suivre ce résultat. Voter une motion de censure n'est jamais un geste anodin.
Ce n'est jamais une posture. En tout cas, ce n'est pas ma conception. C'est un acte grave et je crois qu'il y a plus grave encore, c'est accepter de devenir les figurants d'une mauvaise pièce de théâtre présidentiel.
La bonne nouvelle, c'est que nous parlementaires disposons d'un pouvoir inviolable en démocratie, celui de ne pas consentir, celui de ne pas accorder notre confiance, celui de la retirer. Car la confiance du peuple envers le gouvernement n'est jamais que l'écho. Car la confiance du parlement envers son gouvernement n'est jamais que l'écho de celle du peuple envers ses dirigeants.
Qu'est-ce que la confiance ? sinon la condition première du bon fonctionnement de notre pays. Or cette confiance non seulement vous ne la demandez pas monsieur le premier ministre mais vous ne la méritez pas.
Nous ne vous censurerons pas par plaisir. Nous le faisons parce que votre gouvernement sa composition sa direction son intention ne répondent pas à ce que nous estimons juste pour notre pays. Commençons par le décor qui dit parfois l'essentiel.
Je veux partager avec avec vous mon étonnement. Dans le rang protocolaire, le ministre de l'intérieur arrive en premier, suivi de la ministre des armées. Que l'on me comprenne bien, la sécurité intérieure et nationale n'est secondaire pour personne, mais elle ne saurait être enfermée dans les seules limites que vous lui assignez.
Pour beaucoup de nos concitoyens, la sécurité véritable, c'est celle du quotidien. l'emploi, la santé, l'environnement, le logement, tout ce qui permet de vivre dignement, de maîtriser leur existence. Monsieur le Premier ministre, et quelle place-vous accordé à l'éducation nationale ou à la jeunesse ?
L'arrière-plan ? Et que dire de la protection de l'enfance dont tous les signaux sont au rouge et qui n'a même pas de secrétariat d'État. Et l'éducation et l'économie sociale est solidaire, 14 % de notre PIB, privé d'interlocuteurs dédiés et sur la composition du gouvernement que vous nous proposez.
Si je ne veux retirer à personne ses qualités, il faut bien dire la vérité que ce qu'insting incarne. Des proches du président de la République, des anciens de vos cabines ministériel, des LR exclus, bref un dernier carré de fidèles, des moines soldats, des opportunistes en transition vers de prochaines aventures électorales et ce ris l'indigeste gâteau un gouvernement encore moins paritaire que les précédents. Voilà donc la modernité macroniste, un air de famille, un parfum d'entre soi.
Allons désormais au fond des choses. Le budget que vous nous présentez n'est pas un projet pour la nation, c'est une addition d'injustice. Rigueur extrême pour les classes moyennes et populaires, clémence excessive pour les ultra riches et les grands groupes et un silence assourdissant pour le climat.
Vous avez même poussé le zel jusqu'à reprendre 80 % des propositions de monsieur Mirou. Celle la même que cette assemblée venait tout juste d'écarter. Gel des des prestations sociales et suppression des APL pour les étudiants étrangers.
Hausse des timbres fiscaux d'accès à la nationalité comme si la nationalité devenait un privilège sensitaire. Limitation des arrêts de travail initiaux division par de du fond vert déjà diminué l'an passé. Voici quelques exemples éloquents de vos intentions et en augmentant les franchises médicales, vous affaiblissez mécaniquement le financement solidaire de la sécurité sociale.
Vous en accélérez la financiarisation, les mutuels augmenteront, les ménages payeront et chaque centime non remboursé par la sécurité sociale sera un coup de canif dans l'édifice du Conseil national de la Résistance. Quant à la suspension de la réforme des retraites, réforme pour laquelle vous avez changé trois fois de véhicule législatif en 48 he à croire que vous êtes devenu un défenseur de la multimodalité, elle aurait pu être une bonne nouvelle. Mais ce que vous proposez n'est un report que de 3 mois pour les générations de 64 à 68.
L'âge pivot de 64 ans, la cible des 72 des 172 trimestres demeure inscrit dans la loi. Vous suspendez la marche pour mieux la reprendre. Et comme souvent les mots enjolivent la réalité, ce que vous appelez suspension n'est réalité qu'un ralentissement cosmétique.
Alors c'est vrai, vous allez accomplir un geste d'une portée inédite. Vous renoncez à l'article 493 de notre Constitution. L'Assemblée nationale aura enfin le droit de voter.
Attention, on frôle la révolution démocratique. Partons de vous le dire, mais faire passer le respect du parlement pour une faveur censée justifier notre confiance, c'est confondre la démocratie avec une cour royale. [Applaudissements] Et quand bien même vous seriez tenu de composer avec les forces de cet hémicycle, il ne faut pas se laisser abuser.
La 5e République demeure un régime où l'exécutif règne en maître sur la fabrique de la loi et dispose d'un pouvoir réglementaire si vaste qu'il peut gouverner sans nous. Pour le dire autrement, vous laissez à Maton, monsieur le Premier ministre, c'est assumer la droitisation de l'ensemble de nos politiques publiques et cela nous ne l'acceptons pas. Mais ce qui se joue ici dépasse infiniment la question du désaccord politique.
Ce qui est en cause à travers votre nomination, c'est la manière dont le pouvoir présidentiel se conçoit, s'exerce contre les usages, contre l'esprit d'équilibre et à la fin des fins contre nos concitoyens. Si nous vous censurons, monsieur le premier ministre, c'est un républicain sincère, attaché à la régularité du pouvoir et à la dignité de ces procédures. Il y a un an, le président de la République a pris l'une des décisions les plus graves de la 5e République, dissoudre l'Assemblée nationale dans l'espoir secret que la victoire du Rassemblement national en révèle l'imposture.
Il n'était pourtant pas nécessaire de jouer avec la République. Il suffit de les écouter chaque jour, se contredire. Ce paris dangereux s'est changé en manœuvre cynique lorsque le chef d'état a demandé à ses candidats de refuser le barrage républicain.
Emmanuel Macron se révait en Churchill, il se réveille en Fin etonbourg. Et vous êtes de ceux, monsieur le premier ministre, qui ont rendu cela possible. Vous vous dites gauliste, mais est-ce que le général aurait dîné en Catimini avec Le Pen pour parler des conflits aux portes de l'Europe comme vous l'avez fait au printemps dernier ?
Non, c'est contre cela. contre cela que les Français et les Français ont voté, contre la banalisation de l'extrême droite pour un vrai changement, pour la justice sociale, pour la protection de l'environnement et la lutte contre le réchauffement climatique. Et pourtant, nous y voilà.
Un président qui s'obstine à mépriser le verdict des urnes, qui nomme pour la troisème fois et demi un premier ministre à sa main poursuivre la même politique comme si rien ne s'était passé. Un président qui détourne sa fonction de garant des institutions pour échapper à sa propre responsabilité. Un président qui tort la lettre et l'esprit de la Constitution pour mettre la République à son service.
Un président minoritaire devenu hors de contrôle qui veut rester au centre du jeu. Tout désormais concours à épuiser notre démocratie. Et si vous n'avez pas notre accord pour gouverner, c'est parce que nous avons encore la faiblesse de croire qu'en République tous les coups ne sont pas permis.
À l'heure où le vin brin souffle sur les de nouveau sur les continents, l'entêtement du président de la République nous rapproche de ces démocraties libérales. Celles qui refusent le partage du pouvoir, celle qui préfère l'autoritarisme à la délibération. Cet autoritarisme s'était encore exprimé avant-hier lorsque le chef de l'État, non content d'infantiliser régulièrement les Françaises et les Français, a cru bon de nous menacer.
Voter cette motion de censure reviendrait selon lui à voter la dissolution. Non, chers collègues, la dissolution n'est pas la conséquence automatique d'une censure, ni la conséquence institutionnelle. C'est une décision politique, une responsabilité qui appartient au président de la République et à lui seul.
Emmanuel Macron pourrait parfaitement revenir à la raison et donner enfin un sens au résultat des urnes de juillet dernier. Et même s'il devait persister dans son aveuglement, vous pourriez-vous, monsieur le Premier ministre, à nommer pour la troisième fois, et ce serait audacieux, admettons-le, proposer une feuille de route fidèle à ce que le pays a exprimé, des mesures pour réparer vraiment la France. Je n'ai pas le droit ici de brandir le programme du Nouveau Front populaire, mais il pourrait vous inspirer utilement. pas pour appliquer tout le programme rien que le programme mais un 10e suffirait déjà à répondre à bien des attentes du pays.
Vous pourriez même vous appuyer sur des propositions déjà adoptées par cette assemblée. Je pense par exemple à la taxe duman défendue par mes collègues Evassas et Clémentin alors non, la dissolution n'est pas l'issue naturel de cette censure. Nous refusons de porter la responsabilité d'un choix qui n'est pas le nôtre.
C'est vrai, cette assemblée ne ressemble à aucune autre dans l'histoire de la 5e République. Elle est si fragmentée qu'aucune tendance politique ne dispose de la majorité et les compromis seront nécessaires. Mais c'est c'est précisément parce que cette situation est sans précédent qu'il faut respecter les principes fondamentaux de notre République parlementaire.
Deux exigences auraient dû être respectées. Que le président de la République accepte enfin le résultat des urnes, passe la main, admettre la cohabitation, qu'un projet commun, clair et débattu soit présenté devant les députés accompagné d'une question de confiance. Rien de tout cela n'a été fait.
Monsieur le Premier ministre, votre nomination procède d'une décision autoritaire à laquelle nous ne pouvons souscrire. Nous refusons que la 5e République devienne une monarchie élective. Et puisque vous ne sollicitez pas notre confiance, nous sommes contraints de vous offrir la censure.
Je vous remercie. Merci beaucoup madame la députée. La parole est à présent.
Voilà les Balagel Marie qui s'est exprimé pour au nom de son groupe des écologistes. Nous ne vous censurons pas par plaisir à T-L dit mais elle a bien réaffirmé que son groupe et bien souhaitait la chute du gouvernement. On va écouter Blandine Brocard qui s'exprime au nom des députés des démocrates.
Je vous rappelle qu'on suit ensemble les deux motions de censure qui visent Sébastien Lecnu. Aujourd'hui, les groupes s'expriment. Il y aura ensuite deux votes.
Un pour la motion déposée par les insoumis et quelques écologistes et communistes et ensuite celle du Rassemblement national. On va suivre évidemment tout cela en direct et en intégralité sur LCP. le premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, en prenant la parole face à vous aujourd'hui, ce n'est pas à vous que je veux m'adresser, c'est en pensant au français et à eux seul que je parle parce que nous sommes là, vous comme moi, par leur volonté et nous sommes là pour eux, rien que pour eux.
Et à force de ne parler qu'entre nous, on en oublie à qui nous devons vraiment rendre des comptes parce que c'est leur voix, leur colère, leurs espérances, leur vie que nous devons porter, pas nos égos, pas nos ambitions, parce que nous sommes leur représentants et que cela nous oblige profondément. Cela nous oblige à travailler enlassablement pour eux et non pour des jeux d'appareils ou des postures partisanes qui stérilise le débat public et abîment notre démocratie. Cela nous oblige à privilégier toujours le sens de la construction plutôt que celui de la destruction, le dialogue plutôt que le vacarme, le respect plutôt que la surenchère, le courage d'agir plutôt que la facilité de critiquer, la force de proposition plutôt que le rejet et la censure systématique.
N'en avez-vous pas assez chers collègues, de consacrer tant de temps, tant d'énergie à vociférer et si peu à écouter. Ah, je ne dis pas être d'accord mais simplement écouter. C'est la base même du travail démocratique. fort.
Or, depuis des mois, notre assemblée donne trop souvent un piètre spectacle, celui d'un champ de bataille où l'on crie plus fort qu'on ne construit, où le bruit remplace le sens où les invectives tiennent lieu de penser. N'en avez-vous pas assez, chers collègues senseurs de confondre opposition et obstruction ? De penser que crier, c'est convaincre, de refuser tout débat avant d'essayer de comprendre et de déposer des motions de censure avant même d'avoir entendu la déclaration de politique générale du Premier ministre.
Quelle étrange conception du débat démocratique. Quelle curieuse idée de la responsabilité parlementaire. Et si et si au lieu d'une motion de censure automatique, vous proposiez enfin un projet alternatif, un plan B comme le font nos voisins allemands.
Ah, pas tout à fait. Là-bas, là-bas, on pratique la motion de censure constructive. On ne se contente pas de dire non.
On doit proposer une autre voix et surtout surtout convaincre une majorité. C'est cela la politique proposer, porter une vision, convaincre, pas juste taper du pied en criant "Censure, la situation du pays et celle du monde exige tout l'inverse du sérieux, de la responsabilité et du travail. Ces mots semblent devenus désués pour certains, mais ils sont exigés par les Français.
Alors, écoutons-les et mettons-nous au travail vraiment." L'urgence est de redonner du sens à la politique, de la rendre à nouveau lisible et crédible. Soyons dignes des Français.
Redonnons du crédit à la parole publique. Refusons que la politique avec un grand paix soit salie, bafoué, caricaturé par le vacarme des siamois populistes et la paresse des cyniques. Alors oui, certains ici ne veulent que le chaos.
D'autres prospèrent sur les peurs, sur les colères, sur les blocages qu'ils organisent eux-mêmes. Les uns et les autres rêvent d'un effondrement car c'est la seule manière pour eux d'exister. Mais nous sommes, j'en suis convaincu, bien plus nombreux et de sensibilités différentes à croire sincèrement à notre engagement, à vouloir servir et non se servir.
À ceux qui ne cessent d'être dans les outrances et les caricatures, à malmener nos institutions qui jouent avec la colère et les mensonges comme on joue avec le feu. Stop ! Stop !
Car à force de tout dénaturer, c'est la démocratie elle-même que vous détruisez. car à force de tout balayer d'un revers de la main, c'est notre force d'action et de changement pour les Français que vous freinez. Et finalement, ce n'est pas le gouvernement que vous affaiblissez, c'est le pays tout entier.
La France, ce n'est pas un champ de ruine partisane, c'est un héritage commun, une exigence de chaque jour et un avenir partagé. Elle mérite tellement mieux que nos querelles d'appareil, nos indignations de façade, nos micros tendus pour un buzz. Ah ça, il est toujours plus facile de dénoncer que de proposer, de critiquer, que de construire, de diviser, que de rassembler.
Mais si nous ne faisons que cela, à quoi servons-nous ? Pourquoi ne serions-nous pas capable ici de regarder ce qui nous unit plutôt que de brandir sans cesse ce qui nous sépare, de chercher le commun plutôt que la fracture, de parler de la France plutôt que de nos camps ? Pendant que nous nous invectivons, des jeunes cherchent un logement qu'ils ne trouvent pas.
Des familles travaillent dures et ne s'en sortent plus. Des agriculteurs prennent à vivre de leur métier. Des enseignants doutent du sens de leur mission.
Des entrepreneurs mettent la clé sous la porte. Des policiers et gendarmes se sentent démunis. Des soignants tiennent à bout de bras nos hôpitaux.
Et pendant ce temps-là, et bien pendant ce temps-là, nous nous lançons des adathèmes. J'en entends des deux côtés sans cesse depuis tout à l'heure et nous débattons pour savoir qui criera le plus fort. Mes chers collègues, par ces mots, je nous parle à tous.
Je nous appelle à nous réveiller, à nous rappeler la raison pour laquelle nous sommes ici. Nous ne sommes pas des figurants d'un théâtre médiatique. Nous ne sommes pas des acteurs d'un jeu d'ego.
Nous sommes les dépositaires d'un bien précieux, la confiance des Français. Et cette confiance, nous la perdons. Nous la perdons tous jour après jour.
Chaque fois que nous hurlons au lieu d'écouter, chaque fois que nous faisons passer nos intérêts avant ceux du pays, chaque fois que nous censurons au lieu de construire, les Français ne nous demandent pas d'être d'accord sur nous. Ils savent surtout, pardon, ils savent bien évidemment que la politique, c'est aussi le désaccord, mais ils veulent que ce désaccord soit fécond, utile, digne, porteur, responsable et constructif. Le Premier ministre nous assure ne pas faire usage du 493.
Saisisons cette occasion pour essayer de nous écouter et à défaut de nous entendre pour construire la nuance. À moins qu'encore une fois la censure repoussée, vous choisissiez de bloquer le débat, de le monopoliser en restant sourd aux attentes des autres. tout mon programme, rien que mon programme, quand on représente qu'un tiers des Français, ça vaut pour tout le monde ici. et bien c'est oublié les attentes des 2 tiers car [Applaudissements] ce salmon car nos divisions vont bien au-delà du spectacle affligeant et mesquin que nous offrons à nos concitoyens qui ne savent d'ailleurs plus vers qui se tourner entre des responsables impopulaires et des irresponsables populaires.
Nos divisions, elles nous rendent surtout très vulnérables et nous placent dans une position d'extrême fragilité face à un contexte géopolitique international où les équilibres se tendent et où les menaces se rapprochent. Ceux qui refusent de le voir, au mieux se berce d'illusion, au pire ment et trompent les Français. Pendant que nous nous écharpons sur des postures, le monde lui ne nous attend pas.
On peut bien continuer à se cureler sur l'âge de départ à leur retraite. Alors que soit quand même dit en passant, tous nos voisins l'ont relevé. Mais à quoi cela sert-il si dans le même temps les dangers s'accumulent à nos portes ?
Ingérances étrangères, dirigeants béliqueux ne jurant que par l'extension de leur territoire. Cyberattaque visant à faire éclater notre démocratie. Risque d'intrusion dans nos espaces aériens et maritimes.
Projet d'attentat terroriste sur notre sol. Notre pays n'est pas un îlo protégé de l'extérieur. Nos débats, nos faiblesses, nos divisions, nos clivages sont observés, exploité et manipulé par d'autres puissances.
Face à cela, notre devoir est clair : protéger la France dans son intégrité, dans sa liberté, dans son unité, dans sa souveraineté. Et le premier rempart, c'est la lucidité et non les dogmatismes dont certains se révèlent être une véritable 5è colonne. Et le premier acte de courage, c'est la vérité et non la facilité et la complaisance.
Mes chers collègues, nous n'avons pas le droit d'abandonner la politique au cynique. Nous n'avons pas le droit de laisser le doute, la peur et le bruit gouverner à notre place. Nous n'avons pas le droit de décevoir encore.
Alors maintenant au travail. Les Français nous attendent et ils ont raison parce qu'ils ont besoin de nous. Non pas comme d'un triste spectacle mais comme d'un espoir.
Redonnons à la politique ce qu'elle n'aurait jamais dû perdre. le sens du service, le sens du collectif et le sens de l'honneur. Merci beaucoup madame la députée.
La parole est à présent monsieur Paul Christophe président du groupe Horizon et des Blandine Brocard s'est exprimé au nom des démocrates. Nous n'avons pas le droit de laisser la peur, le doute et le bruit gouverner à notre place au travail, a-t-elle proposé. On écoute à présent le président du groupe Horizon Paul Christophe.
Je vous rappelle que euh le parlement, l'Assemblée discute de deux motions de censure ce matin. Monsieur le ministre, mes chers collègues, à force de déposer des motions à répétition, certains semblent avoir oublié que la démocratie ce n'est pas le vacarme permanent. C'est le courage du dialogue, c'est la force du débat, c'est l'intelligence du compromis et ce dans le respect du mandat que nous ont confié les Français.
De quoi allons-nous débattre ce matin ? Il nous faut l'expliquer à celles et ceux qui nous écoutent encore, s'il en reste, au vu de la désolante prestation que nous le referons ces derniers temps. Il nous faut leur dire tout le ridicule de cette scène.
Nous sommes aujourd'hui réunis pour débattre de motions de censure qui ont été déposées par les extrêmes alors même que le gouvernement ne s'était pas encore exprimé sur ses orientations et ses choix budgétaires. est assez cocasse, vous en conviendrez puisque cela revient à congédi un salarié avant même son premier jour. Il serait par nature fautif coupable de ne pas venir de vos rangs.
Mais il en est ainsi. Sans même laisser le premier ministre prononcer le moindre mot, l'extrême droite avec l'extrême gauche avait décidé de s'unir pour bloquer le pays. Voilà donc leur conception du débat démocratique.
Censurez toujours, écoutez jamais. Commençons à regarder à l'extrême droit de notre hémicycle ces élus qui à longueur de discours nous font leurs leçons de sagesse et de supériorité. Observons cette extrême droite faire soudainement preuve d'un enthousiasme politique après des mois d'érance dans les couloirs de notre assemblée.
Et souvenons-nous, souvenons-nous qu'en février 2023, le Rassemblement national déposait une motion de censure contre le gouvernement qui proposait alors d'instaurer la réforme des retraites. Et nous voilà en octobre 2025 et ce même parti dépose une motion de censure contre un gouvernement qui propose cette fois de suspendre cette même réforme. Chercher la cohérence idéologique de l'extrême droite me semble à présent plus difficile que de trouver une aiguille dans une botte de foie comme leur programme.
Désormais introuvable en ligne le Rassemblement national n'a plus aucune colonne vertébrale si ce n'est la haine des autres. Je vous l'accorde. Je m'étonne donc de cette nouvelle prise d'affection pour la censure.
C'est un véritable revirement et je ne saurais croire que votre goût soudain pour le blocage du pays trouve sa source dans un appétit électoraliste attisé par les derniers sondages. Pire pire. Je n'ose imaginer que cela ne soit qu'un moyen de faire oublier vos très récentes déconvenus judiciaires.
De l'autre côté de notre hémicycle, l'extrême gauche n'est pas en reste non plus elle qui a fait du chaos son mantra. À ses yeux, la censure n'est plus qu'un outil démocratique. Elle est devenue un instinct partisan.
Ces députés ont une envie chronique de censurer, loin de chercher le débat. Ils ont désormais le réflexe de l'étouffer. Et je n'oublie pas pour ma part que le réflexe n'est rien d'autre qu'un mouvement sans réflexion.
Vous ne cherchez ni à construire ni à convaincre. La censure dans votre bouche n'est plus l'expression d'une conviction mais celle d'une stratégie. Occuper le temps médiatique, saturer le débat, empêcher tout avancé qui ne serait pas le fruit de votre mauvais génie.
Vous prétendez défendre le peuple mais vous privez le parlement de sa voix. Quel paradoxe ! Vous vous dites l'incarnation même de la démocratie mais vous en dévoyez les outils.
Quelle fumisterie ! Vous revendiquez l'art du débat mais vous en trahissez aujourd'hui l'esprit en refusant toute contradiction. Et d'un claquement de doigt, les grands débatteurs que vous êtes se transforment en piètre senseur.
Par ailleurs, censuré mais dans quel but ! L'instabilité, le chaos, nous en sommes déjà au 3è Premier ministre en un an. Quand allez-vous enfin penser à l'intérêt des Français ?
Qu'ont-il à gagner à voir ce blocage politique se poursuivre ? En réalité, avouez-le, vous espérez que la dissolution est l'instabilité politique. Même si vous n'avez que faire du prix financier, politique et démocratique d'une telle attitude, je veux ici vous le redire.
La facture pour les Français d'une nouvelle dissolution serait de 15 milliards d'euros pour refaire ce que le peuple vient tout juste délire. Et pour quel résultat demain ? Un hémicycle où l'extrême droite gagnerait quelques sièges supplémentaires, mais sans pour autant que celle-ci ne dispose d'aucune majorité.
Nous serions alors dans une assemblée toujours aussi fracturée qu'aujourd'hui, tout aussi incapable de s'entendre dans un pays de nouveau, paralysé par les divisions. Et ainsi, les Français douteraient encore davantage de leurs institutions. Le prix le plus lourd ne serait alors pas dans les urnes, mais dans les têtes.
C'est la confiance démocratique qu'on érode, qu'on abîme à force de jouer avec les institutions comme avec des allumettes. J'en suis sincèrement convaincu. La France n'a pas besoin de vos calculs stériles, de vos querelles veines.
Les Français attendent de nous que l'on travaille, que l'on propose, que l'on argumente. Dans la tempête politique que nous connaissons dans cette crise larvée que nombreux s'y nourrissent, il devient urgent de revenir à l'essentiel, l'intérêt général. Chez Horizon, nous faisons le choix de la stabilité, de la cohérence, du débat parlementaire et de la vérité.
Ces mots qui devraient, nous en sommes certains, guider toute action publique, tout discours politique. La stabilité d'abord, loin d'être le synonyme de l'immobilisme est le signe d'une grande et nécessaire responsabilité. C'est elle qui garantit la continuité de l'État et la confiance des Français envers la représentation nationale.
La cohérence ensuite gouverner c'est tracer une ligne claire et la tenir même si elle n'est pas la plus commode ou la plus populaire. La cohérence c'est la marque de la conviction. Le débat parlementaire, nous le souhaitons.
Il dotera notre pays d'un budget qui nous permette de respecter nos engagements et de rétablir nos finances. Enfin, la vérité. Si elle n'est pas toujours confortable, elle seule permet de garantir la confiance.
Dire vérité, c'est respecter les Français et refuser les recettes magiques et les promesses insoutenables. Stabilité, cohérence, débat parlementaire et vérité. Voilà les quatre piliers d'une action publique digne et durable.
C'est sur ces piliers que le groupe Horizon a la volonté de reconstruire la parole politique quand d'autres se contentent de la rabaisser. C'est dans cet esprit que nous ne souhaitons pas censurer un gouvernement parce qu'il défendrait quelques idées différentes des nôtres. C'est dans cet esprit aussi que nous nous exprimons sans trembler, sans hésiter sur la suspension de la réforme des retraites que nous jugeons déconnectés de toute réalité démographique et financière.
Je l'ai dit au moment de notre votre discours de politique générale, monsieur le Premier ministre, et je le répète, avec les députés de mon groupe, nous ne voterons pas n'importe quoi. Nous n'avons aucunement l'intention de renier nos valeurs et nous comptons bien utiliser le temps du débat budgétaire pour défendre avec constance nos convictions. La France a besoin d'un budget crédible, sincère et équilibré.
Elle n'a rien à gagner entendre les excès et postures des extrêmes qui ne veulent assurément pas la réussite de notre pays. Monsieur le Premier ministre, vous nous avez rappelé l'essence même du débat du député. Le législateur est ici pour débattre et faire la loi.
Alors oui, monsieur le Premier ministre, vous proposerez, nous débattrons, nous voterons. Pour toutes ces raisons, le groupe Horizon et Independent ne soutiendra pas ces motions de censure mortifère et irresponsable. Je vous remercie.
Merci beaucoup monsieur le président Christophe. La parole est à présent à monsieur Laurent Mazori pour le groupe libert. On a entendu donc le président du groupe Horizon, Paul Christophe qui ne votera pas la censure même si le groupe est très vigilant sur cette question de la suspension de la réforme des retraites place à présent au groupe, je vous rappelle que les députés vont être amenés à s'exprimer sur deux motions de censure.
On écoute Laurent Mazori pour le grotte. Mesdames et messieurs les députés, chers collègues, depuis des semaines, les citoyens nous regardent avec méfiance et inquiétude. Ils sont là voir en colère.
Dans ma circonscription dans les Yvelines, j'ai pu rencontrer des habitants de tout bord politique qui avaient un seul et même message à l'Assemblée nationale. Entendez-vous enfin pour qu'on avance, pour qu'on ait un budget, pour qu'on puisse se projeter et que nos entreprises aussi pour que nos messages et nos priorités soient entendues et fassent l'objet de mesures concrètes mais avant tout réaliste. Il est grand temps que nous puissions exercer des missions qui nous ont été confiées il y a à peine plus d'un an et qui ont été largement compromises par différentes baisses de régime lié à l'instabilité politique qui, si elle retdevaux, a aussi comme effet d'augmenter mécaniquement nos dépenses publiques.
Une dissolution largement décriée tant elle a été désastreuse. trois gouvernements en un an et je ne compte pas celui qui n'a duré que quelques heures qui ont eu pour effet d'exaspérer nos concitoyens, d'augmenter notre instabilité économique et politique et de faire peser un peu plus de poids sur nos finances publiques dont un rééquilibrage était déjà une urgence. Maintenant, nous en sommes à une motion de censure qui, si elle devait être votée, aurait les mêmes effets que ceux de l'instabilité dont je viens à l'instant de vous rappeler les méfets et les impacts plus que désastreux pour notre pays.
Dans ce contexte, et c'est dans ce contexte qu'une très large majorité des députés du groupe Liot ne votera pas cette censure. Cela étant réaffirmé, il nous faut maintenant dire avec fermeté pourquoi cette large majorité du groupe ne souhaite pas la voter et ce qu'elle attend donc dans le futur proche, très proche. Tout d'abord, notre groupe l'a affirmé et réaffirmé depuis le mois de septembre.
Il est urgent que les voies républicaines de cet hémicycle puissent travailler ensemble en faisant des compromis pour avoir de réel budget et non des budgets spéciaux jusqu'aux élections présidentielles afin que notre France puisse fonctionner et tenir son rang. Nous voyons déjà tous les jours les dégâts d'une éventuelle loi spéciale et de l'instabilité politique dans nos territoires où des entreprises hésitent aujourd'hui à s'installer et où d'autres ont peur d'investir. Par ailleurs, nous attendons de vous, monsieur le Premier ministre, un réel dialogue avec le Parlement, un investissement ou un réinvestissement considérable dans certains secteurs.
Nous les connaissons tous, la justice, la sécurité, la santé, l'éducation. Et que dire de nos territoires ultramarins qui mentent cruellement de moyens. Ils deviennent une source de tension et d'exaspération pour nos concitoyens.
Sur le sujet particulier des retraites, le groupe Liot défend depuis longtemps la suspension de la réforme de 2023, mais afin d'organiser une conférence de financement aussi nous accueillons avec bienveillance mais aussi avec beaucoup d'attente votre volonté de la suspendre. Il ne s'agit pas seulement d'attente 2027 sur ce sujet, bien que les élections présidentielles devront également donner un nouveau souffle à ce débat. Mais il s'agit aussi dès aujourd'hui de travailler avec sérieux et surtout avec écoute de nos concitoyens mais aussi des partenaires sociaux pour une réelle refonte visant à la fois à protéger notre modèle social en en assurant la pérennité de son financement à long terme dans le contexte démographique que nous connaissons et que personne ne peut nier.
Nous attendons également de vous que les débats qui s'annoncent puissent amener à une plus grande justice fiscale. Il n'est pas possible de toujours faire reposer des efforts sur les mêmes. Beaucoup de nos concitoyens ne comprennent plus pourquoi ils travaillent quand ils ont des problèmes pour se soigner, pour se loger, voire pour se nourrir.
Leur pouvoir d'achat diminue quand il voit pourtant que les plus grandes fortunes s'enrichissent davantage chaque année. Dans ce contexte, il est indispensable que les plus fortunés contribuent davantage à l'effort mais pour autant sans impacter le capital productif mais également pour que le travail paye plus. C'est ce chemin que le groupe Liot a toujours souhaité emprunter.
Le groupe Lot veillera également à ce que les territoires d'outremer ne soient pas mis de côté. Chacun d'entre eux a des enjeux spécifiques et urgents. Je pense notamment pour n'en citer qu'un et cela ne vous surprendra pas à Mayotte qui il y a près d'un an a violemment été frappé par le cyclone Chido.
Nous connaissons le bilan de cette catastrophe. Il est temps maintenant d'agir et il est nécessaire qu'enfin une ligne budgétaire spécifique concernant les 4 milliards d'euros prévus concrétise la promesse qui a été donnée ici-même dans cet hémicycle. Par ailleurs, comme l'a déjà rappelé notre président délégué Christophe Nigelen, placé en numéro 13 dans l'ordre protocolaire, le ministère des Outremè est un mauvais signal.
Symbolique certes, mais c'est un mauvais signal. ne seront donc particulièrement vigilants à ce que tous les territoires d'outreem mais également la Corse soi bien pris en compte. Monsieur le Premier ministre, il est impératif pour les Français que nous puissions travailler dans la confiance.
Pour cela, votre indépendance vis-à-vis du chef de l'État est nécessaire. Le dialogue que vous appelez de vos vœux, j'en suis convaincu, est une volonté sincère de votre part. Mais il ne pourra se faire sans votre libération de la tutelle du président de la République.
Nous ne pouvons accepter qu'il remettent d'ailleurs la responsabilité de l'instabilité sur le Parlement quand elle est indiscutablement le fruit infructueux d'une mauvaise décision, la dissolution de 2024 qui de plus a été une décision prise seule et pour de mauvaises raisons et qui a coûté selon l'OFCE plus de 14 milliards d'euros à la France. sa récente déclaration malheureusement ne l'honore pas et il ne faudrait pas qu'elle soit le moteur dans l'ombre des ressentiments, des débats qui vont bientôt démarrer ici et qui sont plus que nécessaires pour notre pays. Nous ne pouvons pas nous contenter de promesses.
Nous devons donc poser des actes concrets, construire en commun dans l'intérêt seul et unique des Français. C'est un appel que je vous lance à vous mais également à tous nos collègues. Monsieur le Premier ministre, si le group en très grande majorité ne votera donc pas la censure, il restera responsable.
Mais si à l'avenir le dialogue que nous souhaitons construire avec vous et votre gouvernement pour faire face aux jurgences devait être rompu, notre décision d'aujourd'hui pourrait être différente demain. Quand bien même nous avons le plaisir de voir sur le banc des ministres notre chers collègues, amis et ancien président de groupe Laurent Panifous. Nous restons un groupe d'opposition mais qui se veut comme il l'a toujours été constructif.
Nous espérons que cette position d'opposition constructive permettra d'alimenter des débats sincères amenant à des mesures justes et à un budget le plus équilibré possible dans ces circonstances politiques particulières. Vous avez souhaité renoncer à l'article 49 à l'é 3 de la Constitution. C'est une première étape vers une écoute sincère de votre part.
Néanmoins, il faut aussi que durant les débats, les propositions que nous ferons les uns et les autres puissent également être entendues et apprécié. Aller jusqu'au bout des échanges sans prendre en considération les propositions de tous n'aboutirait à aucune mesure efficace pour notre pays et continuerait à alimenter la méfiance de nos concitoyens. Donnons un budget juste à notre pays et je fais ici le vœu que les débats de notre parlement aboutissent à des propositions réalistes et évitant comme on l'a connu l'an dernier toute surenchère financièrement délirante.
En résumé, je n'ai qu'une chose à dire au travail. Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le député.
La parole est à et c'était donc l'avantdernière orateur Laurent Mazori pour le groupe Lotte. L'immense majorité du groupe ne votera pas la censure mais reste vigilant sur la suite. On va écouter alors justement en séance le prochain orateur n'est pas prêt.
C'est vrai que c'est allé assez vite. Les le premier ministre a fait très court dans sa réponse justement à la présentation de ses motions de censure. C'est Eric Sioti qui va s'exprimer pour le groupe UDR.
Et puis on reviendra peut-être à l'orateur précédent. Écoti qui va donc se prononcer en faveur de la censure. Ensuite, peut-être donc que l'orateur viendra et puis ensuite ce sera 30 minutes de vote.
On suit ça ensemble évidemment en direct et en intégralité sur LCP. Madame la présidente, monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, notre représentation nationale doit choisir ce matin un choix difficile, exigeant, courageux qui engage l'avenir de notre nation tout entière. Oui, nous devons choisir entre la continuité d'un pouvoir usé, usé jusqu'à la corde, sans cap et sans légitimité ou choisir le sursaut de la vérité et du courage, choisir d'effacer ou non le macronisme.
Choisir ou non de mettre fin aux souffrances, aux difficultés des Français. choisir ou non de mettre fin à une immigration de masse et à l'ensauvagement de notre société. choisir ou non de stopper la spirale infernale des 3400 milliards de dettes du record mondial des impôts, comme le soulignait encore dans son alerte le FMI qui pointait la gestion calamiteuse du président Macron et qui prévoyait que la dette française allait dépasser à l'horizon 2030 la dette de la Grèce.
Voilà votre gestion. choisir ou non de sauver nos services publics, de protéger nos concitoyens les plus fragiles. Avec le groupe de l'Union des droites pour la République, nous avons déposé au côté de Marine Le Pen et du groupe du Rassemblement national cette motion de son sûre, non par calcul, mais par conviction parce que tout simplement nous croyons que la France mérite mieux que la survie d'un système qui s'effondre.
Depuis 8 ans, les Français regardent ce pouvoir qui promet la réforme et ne fait que livrer la confusion, qui parle d'autorité mais qui pratique la faiblesse, qui prétend incarner la modernité mais ressuscite les inepsies d'une gauche qui aura tant fait de mal à la France. Ce dernier gouvernement n'est pas celui du redressement. C'est celui du renoncement.
Il n'a pas de majorité, pas de vision, pas de légitimité. Il n'a qu'un seul maître, qu'un seul guide, qu'une seule boussole. La peur, la peur du peuple, la peur du peuple français, la peur des urnes.
Mais nous ici, représentant de la coalition des patriotes amoureux de la France, la coalition qu'attendent les Français, nous n'avons pas peur. un homme de droite représentant les aspirations de millions de français. Je censurerai avec détermination votre gouvernement fantoche.
Je le fais, je le fais sans hésitation, sans état d'âme, sans ambiguïé pour une raison simple qui apparaît à tous les Français. Car votre politique est tout simplement socialiste. Oui, je censurerai un gouvernement socialiste.
Gouvernement dont monsieur Hollande est devenu le vice-premier ministre. un gouvernement otage du Parti socialiste, prisonnier d'Olivier Fort qui vous tient, qui vous conteindra, qui vous dicte déjà votre ligne. Aujourd'hui, ils vous ont imposé de reculer sur la réforme des retraites.
Attendons de voir ce qu'il n'est au final. Le seul totem du macronisme que vous avez bradé à la Soviette. Mais demain, ils vous imposeront la taxe humane, le retour à la taxe à 75 % des impôts, des taxes, des norme, des règlements et vous cèderez.
Demain à genoux, vous céderez pour survivre piteusement. Vous céderez sur tout, sur les impôts, sur les dépenses, sur la dette, sur l'immigration. sur la sécurité.
J'entendais déjà le ministre de l'intérieur avoir des pudeurs pour contester qu'il y ait une submersion migratoire alors que nous avons accueilli l'année dernière près de 550000 étrangers dans notre pays. Nous censurons, je censurerai un gouvernement socialiste et son budget. Un budget qui incarne la recette immuable du socialisme.
Toujours plus de dépenses, 30 milliards. Toujours plus de dettes, 77 milliards d'intérêt de la dette. Toujours plus d'impôts, au moins 19 milliards.
Ce budget, c'est celui de la fuite en avant d'un gouvernement qui ne sait plus produire, qui punit l'effort, qui dévalorise le travail, qui décourage l'investissement, qui alourdit la fiscalité et qui étouffe la compétitivité. Je sensure ce gouvernement car nous combattons sa philosophie, celle qui prétend que la France se maintient par la redistribution et non par le travail, par la dépendance et non par la liberté, par la dépense et non par la responsabilité. Mais quelque part, ce gouvernement traduit le retour finalement aux sources du macronisme.
Oui, vous remontez aux origines du fleuve, rappelons-le. Emmanuel Macron fut l'homel de François Hollande, son secrétaire général à l'Élysée, puis son ministre de l'économie avant certes de le trahir. Derrière l'opportunisme, derrière l'opportunisme, ce pouvoir en réalité n'a jamais cessé d'être celui de la gauche camouflée.
Caché sous les habits d'un prétendu nouveau monde. Vous avez berné les Français. Certains ont cru naïvement à la promesse du en même temps, mais ce dépassement au final aura tourné à la confusion.
Et cette confusion aujourd'hui, elle se traduit dans la compromission et dans le chaos. Oui, mes chers collègues, nous censurons car nous croyons en la liberté, en l'identité, à l'autorité, à la responsabilité, à la souveraineté, au mérite, au travail. toutes ces valeurs pour lesquelles vous avez démissionné et parce que je sais [Applaudissements] et parce que je sais qu'on ne redresse pas la France avec les idées de ceux qui l'ont terriblement affaibli, abaissé, dégradé.
À tous ceux qui aiment la France, je veux lancer aujourd'hui un appel sur ces bancs. Votez, votez cette censure au-delà des partis, au-delà des consignes, au-delà des intérêts personnels. N'ayez pas peur, mes chers collègues, n'ayez pas peur du jugement des Français.
Ne sacrifiez pas la France à la survie d'un système politiquement déjà mort. Comme en 1958, l'heure du courage a sonné. Ne sacrifiez pas les Français à la survie d'un président déchu qui a trahi la patrie.
Je m'adresse en particulier, je le dis, même si leurs bancs sont quasi intégralement cher Pierre Cordier vide. Voilà ce que représente aujourd'hui la famille politique. La famille politique que j'ai eu l'honneur de présider, celle qui quelque part a été l'héritière du général de Gaul.
Elle est absente. Elle est absente au rendez-vous des Français. Elle est vide. [Applaudissements] Alors, malgré leur absence et je parle par l'intermédiaire courageuse de Pierre Cordier qui est là, je m'adresse à mes amis républicains.
N'écoutez pas votre peur. N'écoutez pas votre peur. Je la connais.
Je l'ai connu. Ne cédez pas aux menaces, aux coups de menton, au calcul à la petite semaine, au tentative de déstabiliser les uns pour valoriser les autres. Écoutez les Français, écoutez vos électeurs, écoutez vos sympathisants, écoutez surtout la France qui vous demande, qui exige d'arrêter ce désastre et de sauver avec nous la France.
Refuser la censure, c'est gagné sans doute quelques semaines sous la tutelle de monsieur Olivier Fort, un hypothétique et court répit avant une dissolution inéluctable. Mais refuser la censure, c'est avec certitude perdre définitivement la confiance de ceux qui vous ont donné un mandat, les représenter et les protéger. Les menaces, la peur ne vous sauveront pas.
L'Union. Oui. Empronter le chemin courageux de l'Union comme je l'ai fait l'année dernière.
Censuré. Ne vous compromettez pas ne vous compromettez pas dans le soutien à ce gouvernement. N'avalez pas cette couleœuvre, ce bois, cet alligator rose.
Aucun électeur de droite ne vous le pardonnera. Alors oui, mes chers collègues, avec nous, osez le courage censurer pas pour vous mais pour la France. Je vous remercie.
Éric Setti, président du groupe UDR, applaudit donc par son groupe, également par son allié du Rassemblement national. On voit à l'image Marine Le Pen notamment, c'est elle qui avait défendu la motion de censure de son groupe. Emeline Carbidi va donc s'exprimer pour le groupe GDR.
Elle est attendue, elle était attendue avant Eritiotti. Elle arrive en ce moment 10 minutes donc c'est la dernière oratrice. Ensuite place au vote.
On suit ensemble sur LCP ces motions de censure de Kivis Sébastien Lecnu. Émelie Carbidi va s'exprimer au nom du groupe GDR gauche démocrate et républicaine. Mesdames, messieurs les ministres, chers collègues, depuis un an, notre pays est confronté à la plus grave crise politique que nous ayons connu sous la 5e République.
Monsieur le Cornu, vous êtes le 5e premier ministre à se présenter devant notre assemblée depuis 2022. La sortie de crise nécessite assurément le respect mutuel de nos institutions. Le respect, voyez-vous, est basé sur la confiance, la confiance sur l'honnêteté et l'honnêteté sur le respect de la parole donnée.
Et pourtant, pourtant, depuis votre récente nomination, nous avons essuyé vos fausses promesses, promesses de rupture d'abord alors que tant dans la métrode que dans le fond, vous restez fidèle à Emmanuel Macron. On vous attendait avec un gouvernement de gauche, c'est à droite que vous êtes allé chercher un semblant de majorité avant que cette même droite ne vous laisse seule au milieu du gay. Vous avez promis le dialogue mais vous refusez d'écouter.
Vos longues consultations n'ont finalement permis que la reconduction d'un gouvernement composé de derniers fidèles, de derniers soldats appuyés sur un socle qui n'a plus rien de commun ni de majoritaire. Vous vous enlisez dans le dénique. Vous aviez même promis après votre démission de ne plus revenir.
Mais vous voilà devant nous aujourd'hui. Pour rester coûte que coûte, vous promettez encore après que vos amis a fait adopter en force contre le Parlement et contre le peuple la réforme des retraites, vous concédez enfin tout juste de la suspendre. Il vous aurait suffi d'un décret, un simple décret pour tenir votre promesse, mais vous préférez nous renvoyer à un amendement dans le PLFSS, un amendement que votre socle bancal a déjà promis de combattre de toutes ses forces.
De quel moyen ? Entre l'obstruction parlementaire et les rouages du calendrier budgétaire. Bien heureux celui qui peut croire encore à cette promesse de victoire.
Et quand bien même quand bien même nous parviendrions à faire adopter un tel amendement, quel maigre résultat ! 9 mois de plus et des pensions au rabé. Vous avez promis aux Français que la facture sera salée.
En réalité, nous ne reviendrons pas à l'état antérieur à 2022. Au groupe GDR, nous avons fait de la lutte contre la réforme des retraites, un symbole fort de notre mandat. Nous avons été de tous les votes, de toutes les manifestations dans cette assemblée comme dans la rue.
Mais voyez-vous, les symboles, ça ne se brade pas. Alors, pour tenter de nous convaincre, vous promettez toujours, vous faites mine de redécouvrir la démocratie parlementaire. Voilà que vous promenez vous promettez maintenant d'abandonner l'usage du 493 et nous devrions vous croire désarmés.
Monsieur le premier ministre, de combien d'autres outils constitutionnels userez-vous pour contraindre les débats et faire adopter votre budget ? Abandonnerez-vous l'utilisation du vote bloqué prévu à l'article 44 alinéa 3 ? Délaisserez-vous l'usage de la seconde délibération prévue à l'article 101 ?
Si nous augmentons les recettes, renoncerez-vous à l'article 40 lors de l'examen des dépenses ? Enfin, renoncerez-vous à procéder par voie d'ordonnance comme les articles 47 et 47-1 vous en offrent la possibilité ? Autant d'outils sur lesquels vous ne vous êtes jamais prononcés.
Le renoncement à l'article 493 est un leur et vous le savez. Mais même minoritaires, même affaibli, même esselé, vous continuez de vous jouer de notre assemblée. Quant au président de la République, alors que 68 % des Français réclament désormais sa démission, ils s'enferment dans le déni menace de dissolution.
Quelle drôle de partition ! Pendant que vous flattez les députés pour tenter de leur faire croire que l'avenir du pays est entre leurs mains, votre mentor rappelle que le véritable pouvoir est entre les siennes. Vous avez en commun de vouloir faire croire que l'origine de la crise, comme sa solution, reposerait uniquement sur notre assemblée, habile façon de fuir votre responsabilité.
Or, si notre assemblée est morcelée sans majorité, c'est par la faute d'Emmanuel Macron qui un soir de juin 2024 avait pris la décision seul et sans même en informer son camp de dissoudre l'Assemblée nationale. Voilà la véritable cause du désordre politique. Pour compenser son absence de majorité depuis 1 an, il abuse de la Constitution, fragilisant le pouvoir législatif et l'ensemble de nos institutions, mettant à nu les fragilités de notre République, transformant la crise politique en crise institutionnelle.
Tout cela dans un unique but, préserver ses intérêts et ceux d'une poignée de très riches à qui il a fait des milliards d'euros de cadeaux fiscaux depuis son arrivée au pouvoir. Au détriment des travailleurs, des retraités, des étudiants, des ménages pauvres et modestes de la jeunesse qu'il sacrifie. Votre budget 2026 en est la parfaite illustration.
Année blanche, gel des aides sociales, baisse des aides au logement, augmentation du coût des carburants, augmentation de la TVA pour les auto-entrepreneurs, gel des barommes de l'impôt sur le revenu, baisse du nombre de fonctionnaires, déremboursement des médicaments et tente encore. Un budget que vous jugez imparfait, nous le trouvons inadmissible. Depuis votre première nomination, il est vrai que les rebondissements ont été nombreux et que le recrutement de votre gouvernement n'a pas été une sinécure.
Ne croyez pas que je m'en amuse ? Comme la plupart de nos concitoyens, nous avons trouvé que le spectacle était plutôt affligeant. Dans cet emploi du temps de ministre fraîchement nommé des missionnaires et remissionnés, vous avez pourtant trouvé le temps de modifier le budget préparé par votre prédécesseur.
Vous auriez pu faire mieux. Vous avez choisi de faire pire en limitant les forts demandés aux plus riches. Pour les territoires d'Outremè, ce sera la double peine.
Les coupes sur le budget général s'ajoutent au coup de rabo sur la mission Outre mer. Le taux de chômage est déjà deux à trois fois plus élevé qu'en hexagone qu'en tienne. Vous prévoyez une coupe de 350 millions sur la loté homme.
L'innovation et l'économie font rayonner la France. Mais vous prévoyez 400 millions d'euros en moins sur l'aide à l'investissement des entreprises en outream. Tous les secteurs sont concernés, le bâtiment, le commerce, le tourisme et les conséquences.
Tous les indicateurs économiques et sociaux placent loin derrière l'hexagone avait besoin d'un plan de rattrapage. Monsieur le Premier ministre, vous leur promettez un plan de largage. Au nom de notre appartenance à la nation, vous souhaitez que l'on participe à l'effort budgétaire.
Vous avez l'égalité à géométrie variable. Depuis des décennies, nous réclamons des moyens égaux pour nos services publics, l'égalité des droits sociaux et de juste compensation pour nos difficultés structurelles. En 2025, pourtant, il manque toujours des routes en Guyane, de l'eau à Mayotte, des logements à la Réunion.
Et sur tous nos territoires, sur tous nos territoires, nous subissons le chômage de masse, la chairé de la vie, la pauvreté extrême. La France ne gère ses anciennes colonies qu'à travers les crises qu'elle traversent et les catastrophes qui les frappent. Crise sociale, environnementale ou institutionnelle.
Quand les caméras se déplacent, vos regards viennent à nous. crise d'ailleurs que vous parvenez le plus souvent à créer vous-même comme en Nouvelle-Calédonie où l'entêtement du président de la République sur le dégel du corps électoral avait mis l'archipel à sang et à feu. Avec le report des élections, monsieur le premier ministre, vous lui emboitez le pas sans même vous remettre en question.
Monsieur le Premier ministre, vous trouvez que la France est malade ? L'outreem agonise. Vos coupes budgétaires finiront de tuer nos économies.
Ce n'est pas par dogmatisme que nous les refusons, mais par réalisme et par amour de nos pays. Chaque coup de rabo creusera un peu plus l'écart en notre développement et celui de l'hexagone. Chaque coup de rabo fera reculer l'objectif de réalité et croyez-moi, nous en sommes loin.
Notre message à cette tribune est clair. Pas de coupe budgétaire pour l'outre maire. Monsieur le Premier ministre, nous ne sommes pas les artisans du chaos pour lesquels vous aimeriez tant nous faire passer.
Mais au nom de quoi devrions-nous nous résigner et accepter un tel budget qui choisit d'épargner les plus riches pour accabler les ménages modestes et les petites entreprises en outre mer plus encore qu'ailleurs pour permettre une hypothétique suspension de la réforme des retraites financée par un gel des pensions parce que vous n'avez vous nous donnez l'illusion de pouvoir débattre en renonçant au 493 alors que votre besasse constitutionnelle regorge d'autres outils pour contraindre la discussion budgétaire au nom de la saincreinte stabilité Laquelle ? Celle du président de la République assis sur son trône ou celle des marchés financiers que vous affectionnez tant ? Mesdames, messieurs du gouvernement, aujourd'hui nous ne censurons pas une femme ou un homme.
Nous ne censurons pas un nom. Nous censurons votre budget mortifère pour la France et mortifère pour nos territoires d'outre mer. Nous censurons vos fausses promesses, vos faux semblants, vos mensonges à la face de ceux que vous méprisez. draper dans une démocratie d'apparat.
Nous censurons parce que nous n'avons pas d'autres solutions. Parce qu'après avoir essuyé le pire, vous nous promettez encore pire. Nous vous censurons parce que nous voulons que notre pays sorte de la crise parce que nous sommes persuadés que la seule solution aujourd'hui est le départ du président de la République et votre départ doit lui précéder.
Merci beaucoup. Merci beaucoup madame la députée. La discussion commune est close.
Je vais maintenant mettre en voie la motion de censure déposée par madame Mathilde Panot et 86 membres de l'assemblée. Le scrutaire est annoncé dans l'enceinte de l'Assemblée nationale. Je rappelle que seuls les députés favorables à la motion de censure participin et que le vote se déroule dans les salles voisines de l'hémicycle.
Le scrutin est ouvert pour 30 minutes. Il sera donc clos à 11h30. La séance est suspendue et nous avons suivi en direct en intégralité ces motions de censure.
C'est le vote de la motion de censure de la France insoumise. On va en débattre en plateau dans cette salle des pas perdus avec Jean Terlier. Bonjour député ensemble pour la République du Tarne.
Thomas Ménager, bonjour député du Loiret Rassemblement national. On va retrouver dans la salle des quatre colonnes Clément Perot. Comment ça se passe ?
C'est le moment du vote Clément. Alors, vous le voyez Elsa sur ces images de Virgile Tron, cette salle des quatre colonnes où se trouvent les journalistes et particulièrement bondé aujourd'hui avec une forêt de perche de micro. Vous les voyez les journalistes qui attendent des députés qui vont sans doute venir ici s'exprimer.
Vous voyez aussi sur ces images cette grande porte là, elle donne sur ce qu'on appelle le périmètre sacré. C'est vraiment les alentours immédiats de l'hémicycle laissés ici dans les salons que va se dérouler ce vote. C'est un périmètre sacré où les journalistes ne peuvent pas entrer.
Les députés vont voter à l'aide d'un code barre sur un papier. Il y aura plusieurs ordinateurs installés. Ils ne peuvent voter, la présidente de l'Assemblée l'a rappelé, ils ne peuvent voter que pour la censure.
S'ils ne veulent pas la censure, ils ne votent pas. Il doit y avoir une majorité absolue de l'ensemble de l'hémicycle pour que cette censure passe. Ça signifie donc 289 voix.
Chacun fait ses comptes. Il y a maintenant 30 minutes pour que les députés votent. Ensuite, ce sera la proclamation des résultats.
Ce ne sont pas des votes secrets. On saura dans les minutes qui suivront qui a voté pour ou contre cette censure. Merci beaucoup Clément Perou aménager.
Vous allez voter dans quelques instants puisque vous au Rassemblement national c'est la doctrine, vous votez toutes les censures qui arrivent. Oui, comme on regarde pas la loi en fonction d'où elle vient et on regarde l'objectif. L'objectif c'est de faire tomber ce gouvernement, c'est de retourner aux yeux. nous l'assumons parce qu'on est dans une situation de blocage et que là en plus depuis quelques jours, on connaît le budget et c'est un budget qui va augmenter 19 milliards les impôts qui va appouvrir toutes les classes de la société avec la désindexation des retraites avec l'augmentation de l'impôt sur revenu ou encore même des jeunes qui sont en apprentissage qui vont voir leur salaire diminuer puisqueil va y avoir la fin des allégements de charge.
Ça sera 90 € de moins par mois notamment pour des jeunes qui sont en apprentissage à 1200 €. Donc ça va être une casse sociale jamais vue. Donc on ne peut pas accepter ce budget.
Donc il y a qu'une solution, c'est l'ascensure et on a vu derrière nous passer la présidente de l'Assemblée nationale Yel Brunpé accompagné du premier ministre Sébastien Lecornu qui va donc attendre savoir ce qui son sort dans 30 minutes. Jean Terlier, on a tous fait les comptes, refait les comptes. A priori d'après vous, il sera toujours premier ministre ce midi.
Écoutez, on a écouté attentivement les positions des différents groupes à l'Assemblée nationale. Il semblerait que d'après les calculs, il y ait pas une majorité de députés qui vont voter ces motions de censure déposé main dans la main par la France insoumise et le Rassemblement national. Et donc, je pense que c'est important aujourd'hui qu'on envoie un message de stabilité.
Il y a un budget qui est sur la table et contrairement à ce qui a été dit, il faut pas refuser de le de le voter ce budget, de le travailler, de de l'amender. Je crois que la censure, ça a été dit, hein, c'est les chiffres de la Banque de France, c'est 11 milliards d'euros de de factures pour les Françaises et les Français. Et donc, il y a une forme d'irresponsabilité à déposer ces motions de censure, surtout au moment où le premier ministre Sébastien Lecnu nous dit "Voilà, il y a un budget qui est sur la table, rien n'est arrêté, faites votre travail de parlementaire, votez, amendez et à la fin c'est le parlement qui aura le dernier mot." Donc mettons-nous au travail dans l'intérêt des françaises et des Français.
Justement, on reviendra sur cette promesse d'absence de 493. On va s'intéresser aux socialistes puisque c'est eux qui ont un rôle déterminant. Euh Stéphanie Despierres, vous êtes celle des quatre colonnes.
Euh qu'est-ce que le groupe ? La consigne, c'est de ne pas voter la censure. Stéphanie, la consigne est très claire, c'est ne pas voter la censure.
Mais 5 6 peut-être 7 députés socialistes pourraient être tentés quand même. Alors Laurent Baumel, le socialiste qui s'est exprimé à la tribune ce matin, a expliqué que la censure d'aujourd'hui ne voulait pas dire qu'il n'y aurait pas censure demain, que ce cette discussion, cette cet accord avec le Premier ministre ne valait pas pour tout le budget. Ça ne voulait pas dire qu'il n'y aurait pas de non censure parce que vous le savez dans le budget et bien il y a de de nombreux points que les socialistes ne veulent pas.
La doublement des franchises médicales, le gel des pensions de retraite, le gel aussi des pensions sociales. La France insoumise d'ailleurs l'a bien compris. Elle a appuyé sur le point qui fait mal en expliquant que cette suspension des réformes des retraites serait un leur et que les socialistes infinés seraient peut-être obligé de voter, d'accepter un budget où il y aurait cette suspension des retraites mais aussi beaucoup de mesures dont la gauche ne veut pas.
Merci beaucoup Stéphanie Despierre. On revient sur ce choix des socialistes avec vous Tom Aménager qui ont obtenu une victoire même si on voilà tout le monde est en train de regarder dans le détail comment ça peut se matérialiser cette suspension de la réforme des retraites. Jean Terlier vous dit voilà maintenant on peut débattre.
Non mais c'est un mensonge parce qu'on sait très bien. Et je vous coupe Olivier Fort vous redonne la parole tout de suite après. Premier secrétaire du Parti socialiste s'exprime.
Nous n'allons pas voter la censure pour une raison qui a été largement explicitée par Laurent Baumel il y a quelques instants. Mais je voudrais vous dire aussi que il y a une formidable hypocrisie dans cet émicle. Toutes celles et ceux qui vont voter la censure savent que si elle était votée, en réalité le gouvernement procéderait par loi spéciale et tout ce qu'il prétend combattre serait en réalité imposé aux Françaises et aux françaises.
En acceptant d'entrer dans le débat comme nous le faisons, nous allons au contraire permettre d'amender et de corriger très sensiblement une copie qui n'est évidemment pas la nôtre et qui n'aurait jamais été le projet de budget de financement à la fois de la SQ et de l'État que nous aurions proposé si nous étions aujourd'hui au gouvernement. Mais nous allons permettre donc de grandes conquêtes dans les prochaines semaines. Alors que celles et ceux qui votent à censure aujourd'hui savent très bien que la conséquence de leur vote, s'il était suivi par une majorité, et bien permettrait une loi spéciale au gouvernement et que nous n' plus jamais la possibilité de corriger la copie.
C'est la raison pour laquelle je suis heureux de avec mes camarades socialistes de faire en sorte que le débat puisse s'engager. Voilà, je vous fais répondre Thomas aménager puisque c'était le débat qui nous amenait avec Olivier Fort. Il dit voilà maintenant on va pouvoir débattre, on va pouvoir le corriger le budget, on va pouvoir l'amender, le rendre meilleur.
Bah il ment parce que il sait très bien que notamment les socialistes sont en minorité. la gauche est en minorité au moment de la commission mix paritaire parce qu'il faut expliquer que bien entendu il y a des votes au Sénat et à l'Assemblée nationale mais à la fin il y a sep députés sep sénateurs où ce sont les LR et le bloc central qui est majoritaire et donc en fait la dernière sauce celle qui nous est proposée elle sera issue de cette commission mix maritaire qui est majoritairement contre la suspension de la réponde des retraites et dans tous les cas on aura d'un côté des socialistes qui devront soit voter le projet de loi de financement de la sécurité sociale avec tout ce qui peut y avoir dedans de double doublement des franchises de hausse vis-à-vis des complémentaires ou encore des des LR qui vont devoir voter un projet de loi de financement de la sécurité sociale qui intègre la suspension de la réforme des retraites. Donc tout ça ne marche pas, c'est un mensonge et on va s'en rendre compte dans 2 mois et on aura encore perdu 2 mois de plus pour la France.
Jean Terlier sur cette question puisque évidemment c'est ce que dit le Rassemblement national, les insoumis aussi disent en fait finalement les socialistes n'obtiendront pas cette suspension de la réforme des retraites. Thomas Ménager l'a rappelé hein, pour qu'elle soit adoptée, il faut que l'amendement passe et donc que le texte final soit adopté. Sauf que ceux qui sont favorables à la suspension, je sais pas si vous me suivez, sont défavorables au texte et inversement.
Comment on s'en sort ? Est-ce que cette promesse sera tenue Jean Terlier ? Oui, elle sera tenue parce que le Premier ministre dans sa déclaration de politique générale hier l'a l'a clairement indiqué, l'a rappelé encore aujourd'hui.
Mais il faut pas que du côté du Rassemblement national, on engemble le débat parlementaire au fond. Et si vous êtes tout à fait honnête, c'est vous qui allez voter la suspension de la réforme des des retraites avec la France insoumise main dans la main parce que vous ne comprenez pas que demain on puisse on puisse ne pas travailler plus longtemps pour fin. Moi contrairement à vous je suis pas ma France assoumise vous avez été élu monsieur teroir avant de vous avez été élu grâce à la France assoumise grâce au retrait sur les sur les marchés avec madame Delga donc pas de leçon la suspension des retraites avec la France insoumise et vous vous l'avez proposé pour sauver votre place et porter et c'est votre gouvernement qui le propose c'est monsieur le cornu vous allez faire quoi alors sur l'amendement monsieur allez voté la suspension on vous pose la question qu'est-ce que vous vous allez faire Sébastien le cornu dit il faut le faire puisque c'est ce qui débloque la situation Est-ce que ça veut dire qu'il doit être suivi par le la plateforme de stabilité en disant oui, même si ça nous fait pas plaisir, on va voter pour cette suspension.
Non, mais c'est absolument pas ce qu'a dit le premier ministre. Le premier ministre, il a dit "Je dépose un amendement pour permettre qu'il y ait un débat." Mais encore une fois et le président Gabriel Latal l'a clairement dit dans la mesure où le Rassemblement national et la France insoumise main dans la main vont voter cette suspension des retraite la messe.
Donc je suis désolé mais il faut assumer à un moment donné que sur cette réforme là vous soyez main dans la main avec la dev surtout assumer monsieur ter de déposer cet amendement juste pour sauver votre sauver votre place parce que vous avez peur deourner sur vous par moi je suis élu depuis 2017 et j'ai battu trois fois les candidats du rassemblement national vous êtes totalement responsable des 1200 milliards de dettes supplémentaires. aménager sur ce fameux amendement puisque le rassemblement national était contre cette réforme des retraites quand viendra la discussion sur l'amendement de suspension quel est mais on le votera bien entendu on votera pour que il y ait cette possibilité aux français de partir à un âge plus décent même si ça sera qu'une suspension temporaire après il y a un autre mensonge dans le mensonge on déballe tout doucement le paquet c'est que il y aura cet amendement qui sera vraisemblablement censuré au moment du conseil constitutionnel comme cavalier budgétaire. Donc on est surtout en train globalement le bloc central et les socialistes mentir aux français, leur laisser croire qu'il va y avoir cette suspension alors qu'elle n'arrivera pas.
Il faut dire la vérité, on le votera parce qu'on y Sébastien le cornu est-ce que le gouvernement pourrait trouver voilà d'une manière ou d'une autre trouver une solution pour garantir sa promesse ? Ça serait pas la première fois quelqu'un du bloc central et qu'un premier ministre ou qu'un ministre ment dans l'hémicycle. Donc on verra s'il trouve une solution.
Ce qu'il aurait pu faire c'est aujourd'hui déposer une loi on l'a voté et après la la la messe était dit un projet de loi à part entière et là il y avait pas de doute. Là on voit bien que quand c'est flou c'est qu'il y a un loup. Jean Terli on voit que cette question de la suspension pose des débat mais qu'il y a plein de choses dans le budget qui ne plaisent pas sur la question du doublement des franchises sur la question de la sous-indexation des retraites.
Il y aura tant de menaces de censure que de sujets impopulairire dans le budget. Non mais nous en débattrons. C'est sur la table et le premier ministre encore une fois dit qu'il y aurait pas de 493 et donc on pourra amender.
Mais enfin il faut pas raconter de de mensonge aux françaises et aux Français. Vous savez très bien que si on ne vote pas un budget d'ici à la fin de l'année, c'est catastrophique pour nos concitoyens. 11 milliards de de coûts de cette dissolution que que vous voulez que vous appelez de vos vœux par défaut de vote de budget.
Moi, vous savez, ce soir, je vais rentrer chez moi et mes concitoyens, ils vont me dire "Merci, monsieur Terlier d'avoir accepté de faire des compromis pour permettre qu'on ait le vote d'un budget. Merci d'avoir permis qu'on puisse voter des financements pour l'autoroute à 69 entre Castre et Toulouse qui va permettre de baisser le coût du péage. Voilà, mes concitoyens, ils vont me dire ça en responsabilité.
Et vous, ils vous disent quoi euh vos électeurs ? Parce qu'on a le sentiment que euh chaque député a des électeurs qui leur disent un petit peu ce qu'il a envie d'entendre. Vous, ils vous disent quoi ?
Censuré. Censuré, ils s'en fichent si la France n'a pas de budget d'ici la fin de l'année. Non, il préférait que ça soit autrement.
Mais à un moment, ils ont bien vu qu'on a tout essayé, qu'on a laissé une première fois sa chance à monsieur Baou, qu'on a permis un budget à la France, mais que à un moment le pays est à l'arrêt, qu'il n'y a pas de réforme structurelle et surtout que là, on nous propose encore une fois un budget qui va augmenter les dépenses. Donc euh moi, je pourrais aussi dire sur le marché, on m'a dit, mais la réalité c'est que les sondages quand même sont clairs. Il y a de tiers des Français qui appellent à une dissolution qui veut retourner aux ures, qui veut tourner la page aussi.
Et puis vous savez que les sondages on peut leur inciétude aussi sur cette question de ne pas avoir de budget de dire il nous faut un peu de stabilité même si les gens sont pas forcément contents de la situation politique. Mais alors hier soir il y avait Carl Mus qui était sur une vos chaînes concurrentes qui expliquait très bien qu'il y a déjà eu dans le passé une censure à peu près à la même période je crois que c'était en 62 et que il y a eu le temps de faire un budget avant le 31 décembre et qui au pire il y aura une loi spéciale quelques jours et le budget ou la deuxième partie sera votée au mois de janvier. Donc à un moment, arrêtons de faire peur aux français.
On nous a fait le coup l'année dernière sur les cartes vitales qui marcheraient plus, les subventions pour les collectivités qui n'existeraient plus. On a décalé 2 mois le budget. Ça n'a pas été la catastrophe annoncé et les annonces de 11 milliards supplémentaires dans tous les cas là 19 milliards d'euros pris dans les poches des Français et un déficit qui continue d'augmenter sur ce couplà puisque l'année dernière c'est ce qu'on a connu un gouvernement censuré début décembre un budget adopté finalement en février.
On a vu que ça pouvait tenir avec une loi spéciale pourquoi là on pourrait pas être dans le même cas Jean Terlier ? Mais moi ce que je comprends pas, c'est que on a du côté du Rassemblement national et la France insoumise la volonté de pratiquer la politique de la terre brûlée. C'està-dire qu'on va même pas discuter d'un budget alors qu'il est sur la table.
Peut-être aussi pour masquer l'inconséquence des propositions budgétaires qu'ils veulent faire. Je n'en sais rien mais encore une fois n'ayez pas honte de dire que main dans la main vous allez voter la suspension des retraites avec la France insoumise. N'ayez pas sur un amendement gouvernemental Jean Terlier sur proposition du bloc central et de monsieur pas aux français et au français en venant dire que la dissolution que vous appelez de vos vœux elle coûterait 11 milliards à nos concitoyens et donc en responsabilité venez dans l'hémicycle débattons de vos propositions et nous verrons à la fin ce qui lancera de ce budget.
Nous serons là pour les débats s'ils existent. s'ils existent puisque on verra ce qu'il en est de la censure. Merci Jean Terlier, merci beaucoup Thomas Ménager.
Détour par la salle des quatre colonnes avec une députée qui vote la censure Léa Balagel Marie est au micro de Clément Perot. Oui je vous expliquais tout à l'heure que les députés votent à l'aide d'un code barre. Je l'ai regardez-le.
C'est ce bulletin. Seuls les députés qui votent pour la censure le font scanner par des assesseurs. Leur vote est alors comptabilisé.
Ceux qui sont contre la censure ne vote pas. Je vous rappelle qu'il faut 289 voix pour que cette motion passe. Ce bulletin, c'est celui de les aballages.
Députés écologistes. Est-ce que vous l'avez déjà fait scanner ? Est-ce qu'il y avait déjà une une file d'attente importante de députés qui voulaient voter cette potion ?
Alors effectivement, je suis déjà allé voter. C'est une copie du premier bulletin que vous avez montré. Je fais partie des premières qui sont allées voter mais il y avait déjà une longue queue derrière moi.
Je crois que en réalité ça montre bien qu'il y avait une envie de la part notamment de mes collègues de gauche écologistes des insoumis de pouvoir voter cette censure parce que la présence de le cornu est une anomalie démocratique. Alors on est un petit peu en ce moment dans le jeu des calculettes he chaque journaliste, vous comprenez bien essaie de savoir s'il y aura une majorité ou pas. Je vais vous poser la question sur les écologistes.
Est-ce que vous pouvez m'assurer que tous les écologistes vont la voter ? Tout le groupe ne votera pas la censure. Il y a une ou deux voies qui n'iront pas vers la censure.
Mais sur 38 députés, il y aura bien au minimum 36 parlementaires qui voteront cette censure. D'accord. Très large majorité mais il en manquera une ou deux.
On a bien noté chaque voix compte. Merci à vous. Merci à vous.
Bonne journée. Merci beaucoup. Clément Perot, nouveaux invités dans cette salle des pas perdues.
Clémence Geté, bonjour. Bonjour député la France insoumise du Val de Marne vice-présidente de cette assemblée Balanan. Bonjour député les démocrates du Finistère.
Clémence Gué, j'imagine que vous aussi vous avez fait vos comptes. A priori la censure ne passera pas aujourd'hui. C'est à cause des socialiste.
Déjà, on va attendre le résultat du vote. Il est clair que si la censure ne passe pas, ce sera à quelques voix près et donc il y aura une responsabilité immense mais qui est individuelle, j'ai envie de dire, de chaque député qui aura refusé de voter cette censure. générera évidemment à mon sens une immense colère dans le pays, une immense colère pour nous aussi qui sommes représentants du peuple qui en l'occurrence avons été élus sur un programme de rupture notamment pour combattre de toutes nos forces le macronisme et donc évidemment épargner un budget de case sociale comme va l'être celui de monsieur le cornu et prolonger de fait le macronisme agonisant serait une faute politique majeure.
Mais je le redis, ce sera une responsabilité aussi individuelle avec le choix de direction politique. Mais certains députés vont faire le choix de ne pas suivre ses consignes, de désobéir. Il reste encore une dizaine de minutes.
Je les invite à le faire, à désobéir. Erwan Balanon, si Sébastien Lecnu est maintenu tout à l'heure, ce sac grâce à la bienveillance temporaire des socialistes. C'est pas je pense pas que ce soit une question de bienveillance, c'est pas de la bienveillance, c'est une question de prise de responsabilité.
On a des oppositions, parfois on peut être en désaccord politique mais à un moment donné on a besoin de stabilité dans le pays. Et c'est pas de la stabilité pour le plaisir de la stabilité, c'est des stabilités qui aujourd'hui on ont des implications fortes. Depuis le mois de juillet 2024, je dis qu'à parfois que dès que la gauche menace de faire une censure, il donne une arme létale à la à Marine Le Pen.
À chaque fois, il charge le pistolet de Marine Le Pen d'une balle d'une balle réelle. et et aujourd'ui je vous ai laissé par monsieur je vous laisse répondre madame vous mentez la macron arrête d'insulter les gens tout le temps je ne mens pas finissez votre raisonnement participé à faire passer les députés rassemblement national de 8 en passant par 89 à plus de 120 aujourd'hui et ça ce sera votre responsabilité devant au rassemblement national la vôre, c'est la simpement parce que quand quand euh le le écologistes ou euh les socialistes disent on ne va pas censurer, Marine Le Pen n'a aucun pouvoir. Et on voit bien, on voit bien depuis avanhier, Marine Le Pen est dans un état de délicence.
Elle voit bien qu'elle perd et ce qui a gagné et là on aurait pu être d'accord madame Guetté ce qui a gagné en juillet 2024 c'est le front républicain. C'est le nouveau Front populaire qui a gagné. Non c'est pas c'est pas vous qui avez gagné.
Personne n'a gagné. arrêtez avec c cette musique qui ne marche plus auprès des sur cette accusation sur le fait qu'effectivement on le rappelle 289 voix en l'occurrence vous montez en 89 bien sûr que si c'est un mensonge le nombre l'augmentation du nombre de députés rassemblement national c'est parce que des deux mains vous et les autres macronistes avaient mis à l'assemblée à l'assemblée vous êtes modè c'est exactement la même chose encore dans le le socle gouvernemental même très fragile vous êtes encore à ce que je sache républicain euh pendant les législatives tout de même pour empêcher une majorité relative du rassemblement je suis absolument non je ne suis absolument pas fébrile. Je vais vous dire ce qui s'est passé en 2024.
Il s'est passé la dissolution de l'Assemblée nationale et le non respect du résultat des urnes par le président de la République qui a mis au gouvernement une force politique qui avait fait. Monsieur Balan, balad baladez-vous dans le pays 5 minutes. Vous verrez le degré de colère contre toutes les horreurs qui vont passer dans votre budget.
Doublement des franchises médicales les malades du cancer qui vont payer une taxe. Non, je suis très parler tout de suite. On va retrouver un député socialiste des quatre colonnes Laurent Baumel est au micro de Stéphanie Despierre.
Vous entendez les insoumis qui disent cette suspension des retraites s'éteint l'heure, c'est un subterfuge, ça n'ira pas au bout. Qu'est-ce que vous répondez ? Ben, je réponds que c'est pas vrai.
Euh, et en tout cas, si ça ne va pas au bout parce qu'il y aurait des entourloupes, des russes de procédures qui ferait que euh le truc s'en lise euh et disparaît peu à peu dans le débat, et ben nous censurerons parce que de notre point de vue Sébastien Lecnu, il a pris un engagement fort, public devant le pays tout entier en réponse à notre demande et comme condition de notre non censure. Donc si à la fin par des Russes, des entourloupes diverses et variées, il devait y avoir une disparition de la suspension de la réforme des retraite, nous nous n'avons pas renoncé à notre droit de censure et on l'exercera exactement comme on l'a fait avec François Berérou. On nous avait dit parce qu'on avait laissé passer un budget, vous ne le censurerez plus jamais.
Le moment venu lorsque François Berou sur les retraites n'a pas tenu sa promesse de proposer une loi au parlement, on l'a censuré. Ce qui risque d'être plus compliqué, c'est qu'au fil de la discussion parlementaire, vous dites que vous voulez modifier ce budget, mais il va falloir que vous soyez à la fois très présent dans l'hémicycle et qui finit peut-être que vous serez amené à à accepter des choses dans le budget qui ne vous conviennent pas pour garder cette suspension des retraites. Alors, d'abord le budget de la sécurité sociale dans lequel sera incorporé cette suspension des retraites, il comporte aujourd'hui beaucoup de choses très irritantes comme le doublement des franchises, le gel des pensions.
Et là, moi, je suis convaincu qu'à partir du moment où il y a pas de 493, vous aurez dans l'hémicycle des majorités pour revenir sur ces choses irritantes. Et donc à la fin, la copie du du budget de la sécurité sociale sera assez différente de la copie initiale et peut-être qu'à ce moment-là, on aura moins de difficultés à voter ou à laisser passer ce budget. Mais si c'était pas le cas, je le répète, s'il devait y avoir des choses très irritantes, des contradictions, si le budget devait ensuite aller au Sénat et être de nouveau durci, bref, si au travers toute cette procédure, l'exécutif se débrouiller en quelque sorte pour faire disparaître la concession qu'il a faite sur la réforme des retraites, alors nous ne ferions pas disparaître notre droit de censure.
On le sortirait et on l'utiliserait. Merci beaucoup. Merci beaucoup.
Stéphanie des Pierres, Clémence Gueté, les socialistes disent s'il y a russe, s'il y a entourloupe, on peut censurer à la fin. Là, on se laisse juste le temps de débattre dans l'hémicycle. Bah ce que je regrette en fait, c'est que c'est une perte de temps monumentale parce qu'en fait, on sait que la censure à un moment donné va arriver.
Monsieur Baumel, donc la direction du Parti socialiste par sa voix fait semblant d'ignorer tout de la procédure parlementaire. Moi, je vais vous dire, en essayant de le dire le plus simplement possible aux gens qui nous écoutent, les socialistes, si jamais ils veulent garder cet amendement possible sur un décalage de la de la de la réforme des retraites, devront voter tout le budget de la sécurité sociale. Pourquoi ? parce que sinon nous aurons une CMP où les macronistes sont majoritaires ou alors un dépassement du délai qui permettra au gouvernement d'utiliser des ordonnances mais de toute façon un passage en force par une d'une façon ou d'une autre pour que dans ce bulger il y ait certes peut-être ce décalage qui je le rappelle ne touche que moins d'un million de personnes dans notre pays et qui est temporaire mais aussi le doublement des franchises médicales mais aussi la limitation des des arrêts de travail mais aussi le fait que les malades atteints de maladies chroni vont désormais payer une sorte de taxe sur leur maladieur c'est technique mais c'est vrai qu'il y a une interrogation puisque on comprend que le gouvernement va déposer un amendement sauf que ceux qui veulent la suspension de la réforme des retraites ne veulent pas voter tout ce qu'il y a dans le budget et ceux qui ne veulent pas de cette suspension vont voter le budget comment ça va se passer est-ce queil y a un risque pour que cette mesure disparaisse comment ça va se passer à partir du moment où le premier ministre dit nous n'utiliserons pas le 493 bah Le débat il est complètement ouvert et on va pouvoir avis contre avis dans le dans ce processus parlementaire voter un budget.
Il aura été voté et chaque amendant aura été voté. Arrê de couper les gens sur des ordonnances aussi. On en parle beaucoup à l'assemblée un rejet du budget des ordonnances.
Mais après ça c'est la responsabilité de chacun de ne pas faire d'obstruction et d'avancer. On a la possibilité d'avoir le pouvoir dans cette assemblée comme jamais. Prenons-le, prenons-le pour les Français.
Et madame Guetté de dire que euh les gens vont pas pouvoir se soigner du cancer, connaissez-vous un autre pays au monde où les soins pour le cancer ne vont vous coûter que 50 € dans une année ? Est-ce que vous en connaissez ? Est-ce que vous en connaissez ?
Est-ce que vous connaissez les les plus pour les gens qui souffrent de maladies chroniques ? Pétour, salle des quatre colonnes, on va vous qui valent parfois des millions madame et qui sont gratuits en France. Emeline carbel pays européen connaissez ça quand même nous avons la chance d'avoir un pays incroyable avec une sécurité sociale ça vous êtes en train de détruire moi je m'oppose à vous pour la sauvegarder notre sécurité un peu de respect pour notre collègue votre collègue Emeline Carbid qui attend au micro de Clément Per celle des quatre colonnes.
Émeline Kbidi, la gauche a bataillé dur pendant longtemps pour obtenir la progression, une suspension du moins de la réforme des retraites et à l'heure où elle l'obtient, vous décidez quand même de censurer ce gouvernement. Pour quelle raison ? Ben parce qu'en réalité, nous n'avons absolument rien obtenu.
Je l'ai dit tout à l'heure à la tribu, nous avions effectivement fait de cette bataille contre la réforme des retraites un véritable symbole. Or, les symboles, ça ne se brade pas. Et ce que nous propose aujourd'hui le Premier ministre, c'est une suspension. une suspension très hypothétique puisqu'il faudrait encore faire adopter un amendement dans le cadre du PLFSS et on sait que son socle le refusera cet amendement et on sait également que quand bien même il parviendrait à passer cet amendement en réalité ça serait 9 mois de plus pour les retraités un gel de leurs pension et le premier ministre nous lui-même nous l'a promis ça va être pour l'ensemble de la population la le prix à payer la facture sera salée a-t-il dit pour cette simple suspension Donc nous n'avons rien gagné.
Merci à vous. Je vous laisse rejoindre l'hémicycle puisque la proclamation des résultats est maintenant imminente. Merci beaucoup Clément Perou.
On est bien sûr vigilant. On verra très certainement la présidente repasser les sonneries retentir puisque Clémence Gué vous voulez être dans l'hémicycle au moment de l'annonce des résultats sur ce cette absence de 493. Le premier ministre dit finalement en renonçant à cet article que vous avez dénoncé quand il était utilisé bien le parlement reprend la main.
Vous allez pouvoir chercher des majorités. Est-ce que ça quand même ça augure d'un débat qui n'existe pas souvent sur le budget ? Malheureusement, la Constitution de la 5e République n'a pas qu'un seul article qui permet à un gouvernement illégitime de passer en force.
Et donc nous faisons toute confiance à monsieur le Cornu pour utiliser d'autres subterfuges parlementaires, je vous le disais à l'instant, qui ne permettrai finalement pas à ce budget d'être d'être adopté avec ce que les parlementaires voudraient y mettre. Je vous donne juste deux exemples. La commission paritaire mix paritaire, ce sont les Macronistes qui sont majoritaires et qui pourront donc réintroduire tout ce qui avait été tout ce qui avait été combattu en hmicycle et ensuite ça irait à l'assemblée nationale.
Je comprends pas je croya que vous n'imiez pas être interrompu finalement vous y prenez goû avec le sénat aussi la droite la plateforme de stabilité est majoritaire. ce gouvernement peut être adopté si jamais ce budget peut être adopté pardon si jamais nous dépassons le délai des 70 jours. Ce qui peut tout à fait arriver vu que nous sommes extrêmement en retard avec tout le temps que nous fait perdre monsieur Macron.
Il peut être adopté par ordonnance. Si jamais ce budget est rejeté à l'Assemblée nationale parce qu'il y a une majorité pour voter contre, ensuite le gouvernement peut faire adopter exactement ce qu'il veut comme budget pour le pays. Donc vous voyez que l'Assemblée n'est pas souveraine.
Pourquoi finalement ? parce que c'est une mauvaise habitude compris les macronistes dont désormais ils n'arrivent plus à se départir. Sur cette question du 493, c'est vrai qu'on voit bien qu'on peut avoir à la fin une copie Frankenstein dit certains avec voilà un vote en faveur d'une mesure allez disons un peu plus à gauche une de droite et à la fin un budget invotable pour personne.
Oui mais le budget il y a deux volets. Il y a le volet des recettes, c'est le c'est le temps qu'on va prendre là maintenant et après il y a le volet des dépenses et évidemment les deux sont importants, mais le c'est le volet recette qu'il faut à tout prix faire dans les délais dans les délais constitutionnels parce qu'on perd la réactivité et et votre votre volonté de censurer par exemple nous permettrait d'éviter vous permettrait hélas de de de rendre impossible cette année la taxation d'un certain nombre de personnes qui qui on pense doivent être taxé plus ça censurer sans non pas la marge ça se compte en mil dernière alors c'était déjà quasiment rien justement au lieu de par amendement nous pourrons peut-être aller plus haut donc allons-y débatton et aujourd'hui votre censure si vous décidez de si vous bah j'en doute vous voulez censurer si vous censurez aujourd'hui tous les progrès que vous sollicitiez depuis un moment sur les censures ne passe pas les insoumis des ça disparaît si jamais voilà c'est avancée pour vous cette pour moi cette réparation d'un certain nombre de choses sur cette réforme des retraites elle est désormais possible. Pourquoi vous voulez censurer pourquoi vous voulez censurer quelque chose que vous avez réclamé des mois et des mois une nouvelle dissolution vou le départ du président de la République ?
Je vous assure que les Français comprennent très bien vu le nombre qu'ils étaient dans la rue pour défendre la retraite que vous vous avez voté dès demain à l'Assemblée nationale. Ils étaient 9 sur 10. Alors elle par 493.
On le rappelle, 9 actifs sur 10 à refusé cette réforme des retraites et des millions à manifester avec nous dans la rue. Et donc je vais vous dire très simplement, je ne suis pas pour une suspension, je suis pour l'abrogation pure et simple de cette réforme des retraites et une censure pour une dissolution, pour un départ du président de la République, une censure parce que les gens n'en peuvent plus de ces gens, de ces gouvernants qui se maintiennent au pouvoir avec tous t tous les outils de la 5e République pour gouverner de façon illégitime, pour faire passer des horreurs dans leur budget et pour gouverner, c'est sans doute le plus important, contre le peuple, contre les gens. Ce budget ne va résoudre aucun des problèmes que les gens ont aujourd'hui pour se chauffer, pour se nourrir, pour payer des choses pour leurs en balecepter de siéger euh au euh au perchoir et de dire que c'est cette constitution et cette est illégitime et elle a des outils pas échappé.
Je suis député. Oui, ben bien sûr, c'est que je considère que le parlement est une institution et par ailleurs, j'achète des choses dans les magasins mais je suis anticapitaliste. Donc vous voyez, monsieur Balanan, on vit tous avec nos propres contradictions.
Ah oui ! Alors Erwan Balanan sur là le répire quand même votre problème. Le socialistes ont dit c'est un répit qu'on peut accorder au premier ministre.
Est-ce que là Sébastien le Cornu va être menacé de censure ? Est-ce qu'il peut chuter sur la question du budget ? Et ce serait quoi la suite ?
Une dissolution. Mais je pense que je pense que si demain il y a une censure ou aujourd'hui là pour le coup il faudra retourner devant les urnes. Évidemment.
Évidemment. Et moi j'en ai pas peur à titre personnel parce que je sais même pas si je souhaiterais pour des raisons X ou Y être candidat. Donc c'est pas personnel.
Mais par contre pour les Français ça serait un véritable chaos. Le coût de la le coût d'une dissolution est énorme. Nous sommes dans la période budgétaire.
Vous avez les collectivités qui sont en train de faire leur dernier budget pour les avant les élections municipales. Euh nous serions dans une incertitude. Le monde de du bâtiment serait particulièrement perturbé.
Le monde des entreprises serait perd. Mais vous le connaissez pas madame Gué, vous connaissez pas ce monde, vous vivez vous vivez sur un nuage. En fait, ce qui ce qui est quand même amusant dans les deux exemples que vous venez de prendre, monsieur Balanan, c'est qu'en l'occurrence vous coupez encore une fois dans le budget des collectivités locales dans ce budget.
Le budget n'a pas été voté. On va le voter ensemble. Le projet de budget de monsieur le cornu.
Il y a encore des coupes pour les collectivités locale. Et par ailleurs, si le BTP est dans un état de de d'incertitude totale depuis quelques années, notamment depuis 8 ans, c'est parce que vous ne leur donnez aucune visibilité, notamment en mettant ma prime rénove puis plus ma prime rénove et donc que les petits entrepreneurs que les petits entrepreneurs ne savent plus dans quelle direction politique ils peuvent aller parce qu'ils ne sont pas sous. Je rappelle que vous votiez contre ces mesures hein, que vous réclamz de remettre le rythme qu' aurait fallu.
C'était 2000 ans pour rénover les bâtiments aujourd'hui qui sont des passoirs énergétiques. Vous êtes vous êtes vous êtes dans une opposition systématique. Les français ont compris que vous voulez le chaos mais ne reste et vous vous serez balayé par le dégagisme qui agit aujourd'hui.
Allez, je vais vous libérer Clémence Geté. C'est pas voilà aucun choix. Vous voulez être dans l'hémicycle au moment de l'annonce des résultats de la censure.
On retrouve Clément Per salle des quatre colonnes. Il reste encore aux députés un peu de temps pour voter. Oui, ce sont vraiment les ultimes secondes an.
On peut même penser que tous les députés qui voulaient voter cette motion l'ont déjà fait. Vous le voyez sur ces images de Virgile Tron en direct toujours cette forêt de caméra. les journalistes qui attendent maintenant les résultats.
Il y a quelques écrans hein dans cette salle des quatre colonnes pour guetter l'annonce des résultats. Il y a déjà beaucoup de journalistes qui sont devant. Je vous rappelle qu'il faut 289 voix pour c'est la barre.
Donc on attend maintenant l'annonce de Yael Bron Pivet. Est-ce que le chiffre sera inférieur ou supérieur à 289 ? Réponse maintenant dans les toutes prochaines secondes.
Merci beaucoup Clément Per Balanan. Vous êtes resté sur ce plateau. Je précise que Clémence Geté, favorable à la censure, souhaitait être dans l'hémicycle à l'annonce des résultats.
C'est pourquoi voilà, vous êtes seul sur ce plateau aujourd'hui. Euh vous avez fait vos calculs. Est-ce que vous pensez que chez les socialistes finalement la consigne de ne pas voter la censure peut être un peu suivie ?
Comment vous allez regarder ces résultats peut-être dans la droite républicaine au sein du Parti socialiste ? les calculs, ils sont toujours un peu difficiles à faire parce que c'est la force de la démocratie, c'est que chaque député choisit en son âme et conscience. Après, il y a des consignes de vote.
J'ai quand même l'impression que la majorité des socialistes a envie d'avancer pour le pays et moi je le salue. En plus, quand ils font ça, ils enlèvent tout pouvoir de nuisance aux extrêmes. Et donc, je le salue évidemment doublement.
Euh je je pense que ça va se jouer de toute façon à pas grand-chose. On sait que les équilibres ils sont ceuxlà hein. C'est c'est quelques voies euh et puis après Adienne qui arrivera.
Mais euh j'espère évidemment que il y aura pas de censure et j'espère qu'on va vraiment pouvoir commencer à travailler sérieusement pour faire ce budget qui est attendu par les chefs d'entreprise, par les associations, par les personnels soignants, par tout le pays en réalité. Parce que si on n pas de budget, faut rappeler aux gens hein ce que c'est. C'est c'est une des grandes difficultés, une loi spéciale qui reconduit les budgets de l'année précédente.
C'est qui ne permet pas de de faire de la politique publique sérieuse. Le projet de budget Ran Balanan, pour l'instant, il fait énormément de mécontent. Il y a pas de réindexation du barême de l'impôt sur le revenu.
Il y a une sous-indexation des retraites. Il y a un doublement des franchises médicales. Non, mais on sait que nous sommes dans une période extrêmement difficile.
La période est difficile et donc il faut que chacun fasse un peu d'effort mais effectivement un peu d'effort pour ceux qui sont déjà dans la difficulté et et même parfois zéro effort pour cela. Et pour ceux qui ont des situations plus euh de de richesse, de de situation confortable, c'est sur eux que doit porter un effort un peu plus un peu plus fort. C'est le modèle français depuis tout le temps et il faut le respecter.
Et on a entendu les sonneries signent que l'annonce des résultats est imminente. On va voir derrière nous dans cette salle des pas perdus le passage de Yael Bron Pié, la présidente de l'Assemblée. Regardez, je vais me décaler comme ça vous allez pouvoir la voir justement.
Regardez, il y a Elbron Piv avec Sébastien Lecnu, le Premier ministre qui a passé cette demi-heure de vote avec la présidente de l'Assemblée nationale. Les deux personnages rentrent donc dans l'hémicycle. On va avoir la prononciation des résultats dans un instant.
Ce sera les résultats de la première motion de censure puisqueaujourd'hui il y en a deux. La deuxième motion sera mise en voie dans la foulée. Je vais remercier Erwan Balanan de nous avoir accompagné jusqu'au bout.
Je vais vous laisser rejoindre l'hémicycle pour annoncer les résultats évidemment même si on imagine qu'évidemment ceux qui ont voté la censure sont voilà plus à même de vouloir entendre les résultats. La séance va reprendre dans quelques instants. 289 voix c'est la barre pour que la motion de censure soit adoptée.
Pour l'instant, on n'arrive pas selon les comptes à ces 289 mais ça pourrait se jouer à une dizaine de voix près à peu près évidemment. Ça dira beaucoup de la fragilité du premier ministre de Sébastien le Cornu mais c'est lui-même qui le dit qu'il est le premier ministre le plus fragile de la 5e République. Ici dans cette salle des pas perdus tout le monde s tue.
Les photographes sont appelés à rentrer dans l'hémicycle. C'est-à-dire que les résultats vont être proclamés dans un instant. On l'a vu sur les images de Marion Goussiè, la présidente de l'Assemblée nationale Yelle Brun Pivet a traversé cette salle des pas perdus en compagnie de Sébastien Lecnu qui a passé la demi-heure du vote avec la présidente de l'Assemblée nationale.
Il va donc écouter dans un instant s'il est confirmé ou non à Matignon. Pour quelques semaines, le Parti socialiste l'a promis, c'est un rép, un surcis, mais il reste très vigilant sur le reste des débats sur le budget. Avant de rentrer en séance, on va retrouver Clément Perou que je me permettrai d'interrompre dès que la présidente parle.
Clément, euh tout le monde attend les résultats ici, celle des quatre colonnes. [Musique] Exactement, un peu comme la salle où vous vous trouvez. Elsa, ici, il y a eu 30 minutes d'agitation, d'effervescence au moment du vote et puis là, on est dans les dernières secondes et vous le voyez, c'est plus calme.
He, il y a toujours beaucoup de monde mais beaucoup moins de bruit. Les journalistes sont concentrés, ils guettent l'écran que vous ne voyez pas là qui se trouve derrière la grande meute de journaliste que vous voyez. Et chacun attend que l'image s'allume et que on puisse voir Yael Bron Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale annoncer les résultat plus ou moins de 289 voix.
C'est toute la question. Merci beaucoup Clément Perot. Les résultats devaient être annoncés autour de 11h30.
Un peu de retard, c'est parfois normal. C'est des opérations de vote qui prennent un peu de temps. Surtout qu'il devrait y avoir allez plus de 250 270 peut-être 280 députés à voter en faveur de cette motion de censure.
Je vous rappelle qu'elle celle qui est votée en ce moment c'était celle des insoumis signé avec quelques collègues de gauche de communistes et écologistes. Ensuite sera mise au voie la motion de censure du rassemblement national. On a suivi en direct depuis 9h cette motion de censure et ça ouvre dans l'hémicycle.
On écoute tout de suite les résultats prononcés par la présidente de l'Assemblée nationale, Yelle Bron Pi les quatre sonneries. Alors mes chers collègues, la séance est reprise. On écoute.
Voici le résultat du scrutin. Majorité requise pour l'adoption de la motion de censure soit la majorité absolue des membres composant l'assemblée 289 pour l'adoption 271. La majorité requise n'étant pas atteinte.
La motion de censure n'est pas adoptée. Je vais maintenant mettre en voie la motion de censure déposée par madame Marine Le Pen, Siotier et 56 membres de l'Assemblée. Le scrutin est annoncé dans l'enceinte de l'Assemblée nationale.
Je rappelle que seuls les députés favorables à la motion de censure participent au scrutin et que le vote se déroule dans les salles voisines de l'hémicycle. Le scrutin est ouvert pour une durée de 30 minutes. Il sera donc clos à 12h10.
La séance est suspendue. Et voilà, vous avez suivi en direct sur LCP l'annonce des résultats. La motion de censure n'est pas adoptée. 271 voix pour.
Il en manque donc 18 Stéphanie Despierres. C'est un résultat donc où le premier ministre va pouvoir pousser un ouf de soulagement. Stéphanie.
Oui, ouvre de soulagement. En tout cas, au moins un surcis de quelques semaines pour le Premier ministre car vous l'avez entendu, 18 voix ont manqué pour que le gouvernement soit censuré. Je vous le rappelle, il fallait 289 voix.
Alors ça c'était la première motion de censure, motion de censure déposée par la France insoumise mais que le RN avait décidé de voter. Il devrait donc y avoir moins de suspense pour la deuxième motion de censure qui là est en cours de vote parce que c'est celle du Rassemblement national et de son allié de l'UDR. Et cette fois, la gauche a annoncé euh la France insoumise des écolos.
Les communistes ont expliqué qu'il ne voteraiit pas cette motion-là. Donc le suspense était entier pour ce résultat. Il est beaucoup moins fort pour la seconde motion de censure dont le vote s'ouvre désormais pour 30 minutes.
Merci beaucoup Stéphanie Despierres. On entend Benjamin Lucas, député écologiste et social, qui s'exprime justement aux quatre colonnes. Les nuances, les divergences et même les opposition frontale entre monsieur Macron et ses anciens premier ministres. et on a vu le peu d'enthousiasme qu'a mis à défendre ce gouvernement Gabriel Atal et son groupe et donc euh les choses finalement ne sont que différé et nous nous continuerons avec le groupe écologiste et social à nous battre pour le respect du vote des Français, pour tourner la page du macronisme, pour rompre avec cette politique injuste et brutale et pour offrir ici par le fait de changer de gouvernement des victoires pour les Françaises et les Français en matière sociale, en matière écologique et en matière démocratique.
Le Parti socialiste n'a pas voté la censure. J'en fais j'en fais appel à la raison. C'està-à dire que vous êtes sira raisonnable.
Ouis. Le Parti socialiste avait annoncé très clairement depuis plusieurs jours sa stratégie, celle de pouvoir négocier pour ne pas censurer. Les écologistes ont aussi dit très clairement leur position.
Monsieur le Cornu est une anomalie démocratique. Le budget qui nous a été présenté est une régression sociale sans précédent. sous la 5e République.
C'est une claque à tous les jeunes qui vont avoir leurs APL être supprimés. C'est une claque au retraité parce que leurs pensions vont être gelées puis désindexé. C'est une claque à toutes les militantes et les militants de l'environnement puisque le fond vert va encore diminuer.
Donc en réalité nous sommes assez constants, cohérents et je crois que notre responsabilité c'est d'empêcher un tel budget et d'empêcher un tel gouvernement. Oui, mais le PS lui ne vous a pas suivi. Le PS dit je choisi la voix de la raison.
Et voilà donc laa Balagel Marie qui ce sont les deux portees-paroles du groupe écologiste. Nouveaux invités sur ce plateau dans la salle des pas perdus. Nicolas Medzdorf bonjour.
Député ensemble pour la République de Nouvelle-Calédonie. Mathias Renault bonjour. Bonjour député Rassemblement national de la Somme.
Vous avez voté la première motion de censure. Vous voterez la deuxième puisque maintenant Rassemblement national c'est censure censure censure. C'est effectivement censure jusqu'à 10 solutions.
Bon là on je me permets de vous couper la parole. J'en suis navré. Yel Brune Pivet, la présidente de l'Assemblée s'exprime et dire au président de la République qu'il ne peut pas continuer aujourd'hui au travail dans l'écoute et dans les propositions pour essayer de doter notre pays d'un budget.
C'est tout ce qu'on attend de nous en ce moment. Et donc moi, je suis en tout cas raisonnablement optimiste à l'heure où je vous parle. Mais il faut maintenant qu'on se retrouve tous les manches pour qu'on y arrive.
Mais je suis sûr qu'on il y a un chemin peut vraiment subvenir. Est-ce qu'elle peut vraiment arriver cette subvention de la réformation ? Et ben écoutez, c'est un engagement clair du premier ministre donc oui, elle doit arriver mais après un débat parlementaire, nous aurons le débat à l'Assemblée nationale et je serais Voilà pour cette interview de Yel Bron Pivé.
Je m'excuse de vous avoir interrompu Mathias Renault, vous vous aviez voté les censures. Vous allez voter maintenant toute censure qui se présente à vous. Oui, toute censure jusqu'à 10 solutions.
Bon là, on a le résultat. Manifestement, ça ne va pas passer. 271 votes pour la première exactement avec un seul député LR manifestement qui a voté cette motion de censure.
Donc, que peut-on en conclure ? Ben, j'ai envie de dire bien joué à la Macronie. On a un député macroniste en face de nous euh parce que ils ont réussi quelque part à acheter euh les députés LR pour pas cher d'ailleurs hein parce qu'ils ont obtenu aucune concession. les députés LR qui sont manifestement terrorisés par une réélection, par une dissolution et puis ils sont pris par ailleurs dans une espèce de guéger entre chef entre Bruno Rotaillot et Laurent Voquier.
Voilà donc tout ça est assez navrant. C'est navrant pour leurs électeurs qui attendent autre chose de leurs représentants et de leurs représentants de droite en particulier. Et nous évidemment nous tendons la main à ces électeurs de droite qui sont aujourd'hui un peu déboussolés.
Nicolas Metzdorf, est-ce que c'est grâce à la droite et si j'ajoute un peu grâce au socialistes aujourd'hui euh que Sébastien Lecnu peut poursuivre son bail à Matignon ? Je crois que c'est grâce à la responsabilité d'une majorité de parlementaires parce que en fait qu'est-ce qui est en train de devenir l'Assemblée nationale ? Elle est en train de devenir un lieu de compromis.
C'est ce qu'on demandait les Français qu'on puisse travailler ensemble puisque personne n'a de majorité absolue. Et donc aujourd'hui ce qu'arrive à faire Sébastien Lecnu, c'est de trouver un compromis qui va du Parti socialiste jusqu'au LR. Donc on a une classe politique française qui arrive à travailler ensemble.
Alors bien sûr, on a toujours des extrêmes qui eux sont dans la théorie et la pratique du chaos. Mais aujourd'hui, il y a un bloc gouvernemental qui est capable de travailler ensemble. Mathias Renault, c'est vrai que beaucoup de Français disent, il y a beaucoup de députés qui nous disent, nous les gens nous disent "Entendez-vous, faites comme vous voulez mais essayez de trouver." Et alors Mathilde, comme je ne veux pas vous couper une deuxième fois, je ne finis pas ma question pour laisser Mathilde Panot qui va s'exprimer celle des quatre colonnes.
La présidente du groupe de la France insoumise qui arrive et qui va s'exprimer donc avec plusieurs députés autour d'elle. Je suis là, je suis là monsieur. C'est bon.
Fait attention ma présidente. Voilà. Il s'en est donc fallu de peu pour que la motion déposée par les insoumis, des ultramarins, des communistes et des écologiste ne fasse tomber le corps nu et son gouvernement puisqu'il aura manqué seulement 18 voix pour les faire tomber.
Notre première pensée évidemment pour le pays, pour toutes celles et tous ceux qui vont souffrir des politiques cruelles qui sont annoncées par ce gouvernement dans les budgets qui vont venir avec des retraités qui vont voir leur pension de retraite baisser pour 4 années de sous-indexation des des pensions de retraite. à celles et ceux qui n'arrivent déjà plus à se soigner avec 13 milliards de coupes dans la sécurité sociale, le doublement des franchises médicales mais aussi les attaques contre les personnes qui ont des maladies chroniques. Aux personnes qui perçoivent les APL, qui vont voir leur APL baisser là aussi voir supprimé pour les étudiants étrangers, aux personnes qui vont voir leur impôt sur le revenu augmenter ou encore pour les 5 milliards de coupes qu'il y aurait à la fois pour les communes et pour les collectivités.
Bref, un pouvoir qui comme d'habitude veut être doux avec les riches et dur avec le peuple et veut faire payer à la fois les chômeurs et les privés d'emplois, les salariés, les retraités, les malades pour continuer ces politiques de cadeau fait aux plus riches et au multinational. Nous lançons un appel solennel au pays. Ne vous résignez pas, ne perdez pas courage, ne vous divisez pas à la base.
Nous lançons un appel solennel à la résistance populaire et parlementaire pour continuer de lutter contre ces budgets cruels. Et nous le disons, le premier ministre le cornu comme le président Emmanuel Macron sont en surcis et plus tôt que tard, le président de la République devra partir. Nous redéposons donc une motion de destitution du président de la République aujourd'hui.
Évidemment, dans ce vote, la direction du Parti socialiste porte une responsabilité historique dans cette noncensure en laissant Emmanuel Macron poursuivre sa politique de malheur dont plus personne ne veut dans le pays. Je le dis là aussi solennellement aux militants et aux électeurs du Parti socialiste qui depuis plusieurs jours ont dit leur dégoût de voir la direction du Parti socialiste rompre avec le programme du Nouveau Front populaire sur lequel ils ont été élus. Rompez les rangs.
Ne laissez pas le parti la direction du Parti socialiste vous entraîner dans une alliance avec la Macronie. Il existe un pôle de résistance dans ce pays, celui que nous incarnons à cette heure. Et puisque désormais il est inéluctable qu'il y ait un affrontement électoral avec l'extrême droite, nous aurons besoin de tout le monde.
Nous incarnons à la fois l'alternative au macronisme mais aussi à l'extrême droite autour du programme du Nouveau Front populaire. Plus que jamais une autre politique est possible, plus que jamais un autre monde est possible. Vous direz que le le Parti socialiste voilà pour la présidente du groupe des insoumis, la motion de censure n'est pas passée à 18 voix près Mathias Renault, c'est qu'il y a une une majorité dans cette assemblée pour soutenir alors avec plus ou moins d'entraint le premier ministre.
Oh, il y a en tout cas une majorité pour ne pas vouloir de dissolution et d'ailleurs Sébastien Lecornu l'avait reconnu lui-même. Il faut rappeler quand même que le responsable du blocage du pays s'appelle Emmanuel Macron. Voilà.
Et ce que veulent nos électeurs, c'est la dissolution de l'Assemblée nationale et ou la démission du président de la République. Là, sur la suite du budget, ça va être intéressant parce qu'on va voir une première phase à l'assemblée dans laquelle sans doute comme l'année dernière, vous allez avoir une sorte de foirée à la saucisse fiscale avec des amendements de la gauche qui vont passer, un rassemblement national qui sera grâce à vos voix aussi. Non, c'est c'est rare et surtout un bloc central qui est absent.
On verra cette année si le bloc central est présent. Ce sera très intéressant d'ailleurs d'observer ça pendant les débats et ensuite un texte qui passera au Sénat qui est à droite, une commission mixe paritaire qui est à droite et qui va tout détricoter et donc à la fin on aura pas de majorité et nous le pari qu'on fait c'est qu'à la fin il y aura soit des ordonnances soit une loi spéciale. Sur ces deux questions à Nicolas Meddorf tout d'abord sur cette accusation de dire finalement votre plus petit dénominateur commun c'est de ne pas souhaiter de dissolution.
On sort d'une dissolution, pardon, mais ça fait un an qu'on a connu une dissolution, donc on n pas peur des dissolutions. C'est juste que en fait le Rassemblement national espérait pouvoir avoir la majorité absolue la dernière fois et donc maintenant ils veulent faire des dissolutions jusqu'à qu'ils gagnent. Mais peut-être qu' il faudra en faire 15 des dissolutions avant qu'ils aient la majorité absolue.
Mais entre-temps, c'est les Français qui payent la facture parce que l'instabilité, ça coûte énormément à la France. ça coûte pour son budget, ça coûte pour son image et donc nous tout simplement on défend le fait que la France doit être un pays stable et qui puisse offrir des perspectives aux Français. Et sur cette question du budget, effectivement un budget 1493 avec une assemblée fracturée, ça peut donner des majorités dans un sens, dans l'autre et à la fois avoir une copie invotable.
Mais mais c'est drôle ça. C'est drôle. On utilise le 493, on nous critique.
On veut pas utiliser le 493, on nous critique. Vous savez quoi ? On va être mis devant nos responsabilités.
Il y a pas de 493, on va bien voir si l'Assemblée nationale est responsable ou non. Donc soit on fait n'importe quoi et on fait sauter la banque, soit on est des députés responsable qui faisant un budget équilibré en recette et en dépenses et qui limitant le déficit. C'est vrai que Mathias Renault, les oppositions dénoncent l'utilisation du 493.
Là il y a pas de 493, c'est-à-dire que c'est vraiment au parlementaire de saisir du budget. C'est ce qu'a dit Sébastien Lecnus qui a redit à Elb Bron Pivet. Vous ne faites pas confiance aux autres parlementaires pour avoir une copie qui se tient à la fin ?
Ben, désolé mais je fais aucune confiance au bloc central pour sa présence parce qu'on a vu comment ça s'est passé l'année dernière, le bloc central était absent et la gauche a pu faire passer ses amendements notamment d'augmentation de taxes. Donc ça c'est un élément extrêmement important. C'est vrai qu'il faut être ultra mobilisé Nicolas MB l'année dernière on avait beaucoup parlé effectivement des bans très clairsemés puisque chez vous on disait de toute façon on est toujours perdant donc c'est difficile de se motiver.
Là il faut qu'il y ait tous les députés quasiment dans l'hémicycle si on veut jouer le rapport de force. Oui, je pense que nous on doit retenir aussi la leçon de l'année dernière. On doit être présent, on doit être mobilisé.
Surtout qu'on a plus d'excuses he ça fait 4 mois qu'on est en vacances parce que le parlement ne fonctionnait pas. Donc je pense qu'on a suffisamment nous disent qu'il travaillent en circonscription. Ex.
Il y a aussi le travail parlementaire qui compte hein. Moi vous savez je fais l'avion depuis la Nouvelle-Calédonie donc je viens pas ici pour rien. Donc j'espère qu'on pourra travailler et être mobilisé le plus possible.
Justement sur cette question de la mobilisation, est-ce que vous aussi dans au sein du Rassemblement national et dans tous les groupes placés un mot d'orne mobilisé du début jusqu'à la fin du budget ? Je crois qu'on peut nous reconnaître au-delà de nos positions qu'on est quand même généralement très mobilisé. Ça a été le cas l'année dernière.
Euh on est le groupe le plus mobilisé à l'Assemblée nationale, donc ce sera le cas euh cette année encore, mais simplement on dénoncera quand même euh le spectacle parce que euh tout ça, enfin le début de la discussion budgétaire, il y aura un spectacle où chacun affichera ses victoires symboliques, mais à la fin, on finira par des ordonnances ou une loi spéciale. Il n'y aura pas de budget au 1er janvier dans les conditions euh de droit commun. Nicolas Medzdor, puisque le budget c'est un des délais précis, le Rassemblement national dit déjà le budget sera soit rejeté, enfin il sera mis en place par ordonnance.
Il y aura pas de vote à la fin. Est-ce que c'est euh une crainte ? Est-ce que c'est un scénario envisagé ?
C'est ce que je disais, soit on est responsable, soit on ne l'est pas. Donc il y a effectivement un risque que le budget soit délivré par ordonnance si l'Assemblée nationale et les députés notamment ne se comportent pas en personnes responsables. Donc nous on sera comme d'habitude dans le bloc central des gens responsables.
On va pas faire des milliers d'amendements pour augmenter les dépenses. Donc nous on voudra un budget équilibré qui réduise le déficit de la France. J'espère que les oppositions participeront à ce budget raisonnable.
Allez, on a les détails du scrutin de ces 271 voix pour. On vous retrouve Stéphanie Despierres. Oui, on a le détail du scrutin.
Donc c'est confirmé, sept députés socialistes ont choisi de voter quand même cette censure mais ça n'a pas suffi, vous l'avez compris, pour faire tomber le gouvernement. On a aussi les informations qu'un députée les Républicains Alexandra Martin proche de David Lisnard a voté la censure. Une voix est venu du groupe indépendant Liot et deux députés non inscrits ont voté cette censure.
Il y a eu quelques déperditions de voie du côté des écologistes qui pourtant appelaient à voter la censure mais vous l'avez compris il y a donc 18 voix d'écart. 18 voix à 18 voix près Sébastien le cornu se maintient. Il est un peu plus conforté que ne l'avait été Ellisabeth Borne qui avait sauvé euh son poste, je vous le rappelle, en mars 2023 à 9 voix près, juste après l'adoption par 493 de la réforme des retraites.
Merci beaucoup Stéphanie Despierre, un membre de la droite républicaine, Alexandra Martin a voté en faveur mais vous nous disiez peut-être que d'autres députés de droite voteront pour votre motion du ARN pour ne pas voter celle de la France insoumise. Oui, enfin dans ce cas-là, ce serait pour du beurre. c'est ceux qui veulent vraiment voter la censure chez les républicains auraient dû voter la censure pour les deux motions.
Voilà, pour des questions arithmétiques assez évidente. En attendant, les députés républicains vont laisser passer là en l'état un budget de 19 milliards d'euros d'impôts supplémentaires. Il y a beaucoup de débats déjà sur ce budget, sur la sous-indexation des retraites, sur le gel du barê de l'impôt sur le revenu, sur le doublement des franchises médicales.
Il va falloir convaincre les oppositions de ne pas censurer au moment du budget. Nicolas Medd. Oui.
Ben c'est tout l'enjeu de cette assemblée nationale. C'est-à-dire à partir du moment où on fait des compromis, il faut accepter que ça soit pas tout notre programme qui se retrouve dans le budget. Il faut accepter chez les républicains qu'il y ait une part qui soi donné aux socialistes, chez les socialistes qu'une part soi donné aux républicains et que évidemment il y ait des parts donné au central.
Chez le RN. On écoute Jean-Philippe Tangi, salle des quatre colonnes. Hélas, pour le plus grand malheur des Françaises et des Français, ils ont assisté au NOS rouge entre tous les membres du Parti unique.
L'UMPS que Marine Le Pen avait prophétisé il y a tant d'années. On savait que cela existait. On savait que les Français ont payé chèement les conséquences et maintenant c'est officiel.
Comme l'a dit Marine Le Pen, monsieur Vauquier, toute honte bu a choisi de se dissoudre dans le socialisme et les socialistes ont choisi une fois encore de trahir les travailleurs français. C'est une journée bien triste pour notre pays car vraiment les contribuables, les Français qui travaillent, les retraités vont devoir être tondu pour que quelques députés lâchent gardent leur siège. Donc ce pacte de l'acheter est conernant mais au moins les masques tombent, la réalité apparaît telle que nous la savions intimement.
Il n'y a rien à attendre des députés du système, de tous ceux qui empêchent, qui ont pour seule mission dans leur petite vie d'empêcher le Rassemblon national d'accéder au pouvoir et de résoudre les problèmes. Oui. Ce que vous allez faire dans les prochains jours, est-ce que vous avez ?
Mais écoutez, ce qui vous intéresse est une chose, moi ça m'intéresse pas. Nous, on va se battre désormais pour protéger les Français, se battre pied à pied, article par article, amendement par amendement sur le projet de loi de finance, sur le projet de loi de finance de la sécurité sociale pour évidemment supprimer toutes ces taxes, ces 19 milliards de taxes pour proposer des baisses de dépenses dans la Gabelie pour qu'enfin la dépense publique baisse dans notre pays et proposer des droits nouveaux aussi puisque si on baisse les dépenses, on peut non seulement éviter les hausses d'impôts, mais on peut baisser les impôts, baisser la TVA, garantir une part fiscale pleine dès le deuxième enfant pour les familles et relancer la croissance parce que ce qui est quand même concernant dans la médiocrité intellectuelle, morale et politique que l'on vit, c'est l'absence de débat aussi sur la relance de la croissance. C'est quand je lis le rapport du FMI qui a été rendu hier, le chef économiste du FMI dit deux choses.
Il dit que si on suit les perspectives du gouvernement de ce gouvernement, en tout cas gouvernement de l'année dernière et c'est pas mieux cette année, la dette française va augmenter de 500 milliards avant 2030. La croissance ne sera pas suffisante pour régler la crise des finances publiques et notre pays va tout seul tout simplement vers la situation de la Grèce. C'est ce qui a écrit mot pour mot dans le rapport du FMI.
Contrairement à ce que j'ai pu entendre sur certaines antennes qui expliquaient que tout allait bien madame la marquise voilà on a retrouvé Jean-Philippe Tangui et on vous a permis Mathias Renault d'aller voter très rapidement pour la censure du RN qui elle pour le coup n'a aucune chance d'être adopté on peut s'entendre là-dessus sur cette question du budget Nicolas Medzdorf les socialistes qui sont se à avoir voté la censure promettent de rester très vigilant les débats risquent d'être après et il le redit C'est un répit, un surcis. Ils peuvent recensurer à tout moment. Bah c'est la mission d'un député que d'être vigilant sur les lois et notamment le budget qui passe.
Donc il y a pas que les socialistes qui seront vigilants. On est tous vigilants par définition parce que si on ne l'était pas, on ferait pas bien notre travail. Mais eux ont une arme un peu fatale, celle de la censure.
Oui, mais ils l'ont déjà utilisé ceux qui l'ont dit et ça n'est pas passé. Donc je note d'ailleurs que la censure est passée avec plus d'écart qu'on l'imaginait puisqu'on parlait de deux voix, cin voix, sep voix d'écart. Sep voix près finalement.
Finalement 18 voix d'écart. 18 voix d'écart, pardon, j'en oublie mes mathématiques. Mathias Renault, vous vous allez mettre la pression euh pour continuer à censurer.
Vous allez redéposer des motions de censure au long du budget. On sait que le Rassemblement national, vous avez des députés mais vous en avez fait signer que 56 hein pour pouvoir garder. Un député peut signer trois motions de censure spontanée.
Là, vous avez gardé une réserve pour pouvoir en déposer plus de trois au long de la session, hein. Effectivement, on a gardé des cartouches au cas où. Bah écoutez, oui, on continuera de censurer jusqu'à dissolution.
On continuera évidemment de faire pression sur les députés notamment républicain aussi sur les députés du Parti socialiste parce que là les députés LR et socialistes font quelque part semblant d'un d'un enfin d'une discussion budgétaire qui irait à son terme avec comme d'habitude et des concessions possibles d'un côté ou de l'autre. Enfin là, de deux choses. L'une en bout de course, c'est soit les socialistes obtiennent encore euh des concessions et parviennent à obtenir notamment la suspension de la réforme d'ê.
Bon, on n'y croit pas mais enfin admettons, mais vous l' vot Rassemblement national cet amendement. Alors, l'amendement, oui, mais le texte non. Bon, euh et à ce moment-là, ce sera extrêmement compliqué pour les députés républicains de voter le texte final.
Soit comme on le pense, c'est en fait les la droite et les républicains qui prendront la main au moment du Sénat et de la commission mixte paritaire et à ce moment là, c'est les socialistes qui seront obligés de lâcher. Donc à la fin, il n'y aura pas de majorité sur ce budget. Nicolas Medzdorf, est-ce queil y a un risque que cette suspension de la réforme des retraites bien disparaisse au fil de la navette de la commission mixte paritaire ou d'après vous l'engagement du Premier ministre devant la représentation nationale garantit que cette suspension a bien lieu ?
Alors, c'est difficile pour moi de répondre à cette question parce que je suis contre la suspension de la réforme des retraites. Et vous, vous vous voterez donc contre l'amendement du gouvernement ? Ah oui, moi je voterai contre la proposition de Sébastien Lecnu parce que on va droit dans le mur avec ce système de retraite par répartition.
Mais néanmoins Mais est-ce qu'il fallait le faire pour au moins s'assurer de l'annon ? Sébastien le Cornu a pris ses responsabilités. Il a voulu faire un compromis à l'ant du Parti socialiste OLR. il a mis euh cette suspension de la réforme des retraites dans la besasse.
Nous, on lui a clairement fait comprendre que ça nous allait pas. Et donc voilà. Donc moi, vous savez quoi euh je pense qu'il va vraiment le faire et qu'il va mettre l'amendement du gouvernement pour suspendre la réforme des retraites, ce que je regrette et je m'opposerai à cet amendement.
Donc c'est là le paradoxe de l'affaire. Merci beaucoup Nicolas Medzdorf. Merci Mathias Renault de nous avoir accompagné là pendant ce moment du vote, on va retrouver Clément Perot dans la salle des pas perd euh des quatre colonnes.
Je suis au pas perdu. Clément est aux quatre colonnes euh et il attend justement que ce deuxième vote se finisse. Oui, la salle des quatre colonnes, la salle des journalistes, vous les voyez toujours nombreux.
On a vu les ténors he des différents partis venir se succéder. Là, c'est Jean-Philippe Tanguy, on l'avait à notre antenne il y a un instant pour le Rassemblement national. Il y a aussi eu juste avant Mathilde Panu pour la France insoumise également Benjamin Lucas pour les écologistes.
Tous les journalistes présents ici viennent recueillir les les réactions à à ce résultat qui était très attendu. Il y avait beaucoup de spéculations. Alors la plupart des médias quand même pensaient que cette motion ne passerait pas.
Restait à savoir combien de voies elle obtiendrait. Ça allait entre 265 et 280 selon les les pronostics qui étaient fait ici en salle des quatre colonnes. Finalement 271 voix, il en a donc manqué 18.
On attend maintenant les résultats, c'est vrai, de la motion du Rassemblement national, mais il y a beaucoup moins de de suspense pour cette motion qui ne devrait pas être votée puisque la gauche ne va pas la voter parce qu'elle a été déposée par le Rassemblement national. Merci beaucoup Clément Perot et on s'installe avec nos nouveaux deux invités sur ce plateau dans la salle des pas perdu. Baj Maluca, bonjour.
Député écologiste et social des Yvelines. Éric Martinau, bonjour. Voilà, je vous laisse prendre le micro.
Rappelez-moi votre circonscription. Bonour 3è de la Sart. De la Sart, excusez-moi.
Merci beaucoup. À vous Benjam pour être bien sûr, vous vous n'avez pas voté la motion du RN. Vous votez celle de la gauche.
Pas de question de voter celle du RN. Et donc il n'y aura pas de motion de censure adoptée aujourd'hui. Non, nous sommes constants depuis le départ.
Nous sommes à la fois dans l'opposition radicale et déterminée à la politique d'Emmanuel Macron. Donc nous avons voté la motion de censure. J'en suis même le signataire proposé par nos collègues insoumis.
Mais évidemment, nous sommes les élus du barrage républicain et donc nous ne votons pas les textes du Rassemblement national. Éric Martinau 271 voix pour il en manquait donc 18. Soulagement du bloc central aujourd'hui ou alors soulagement de courte durée ?
Alors moi je parlerai pas de soulagement. Je dirais prise de conscience que oui, il faut travailler ensemble, qu'il faut composer. Ça, on a toujours dit la la même chose et c'est pas le nombre est pas forcément déterminant.
Forcément, j'aurais préféré qu'il y ait moins de votant pour cette censure. Mais ça s'est pas non plus joué à trois fois près. Exactement.
Voilà. Alors justement sur cette question de la censure, les collègues, vos collègues socialistes ont décidé de ne pas voter la censure. Sep d'entre eux ont bravé cette discipline de groupe.
Est-ce que vous le regrettez Benjamin Lucas Lundi ou est-ce que vous comprenez après tout la stratégie des socialistes de tenter de négocier ? Évidemment, je le regrette. Je le regrette parce que je crois que ce gouvernement procède d'un coup de force d'Emmanuel Macron et que les principes démocratiques sont en jeu quand la confiance de nos concitoyens s'effrite autant vis-à-vis de nos institutions et même du cadre démocratique qui est le nôtre.
Je le regrette mais ma conviction est qu'à la fin nos collègues et camarades socialistes censureront avec nous comme ça s'est passé pour le gouvernement de François Baou et je salue d'ailleurs les sept collègues qui ont fait le choix de censurer de cette fidélité là à leur conviction et évidemment j'attends les autres pour la prochaine censure. Éric Martinau, est-ce que au contraire vous vous dites plutôt merci aux socialistes ? Vous saluez leur décision voilà d'accepter un compromis pour de rentrer dans le débat budgétaire ?
Mais non seulement je les remercie, mais le compromis c'est pas la compromission hein. On peut accepter euh d'avoir des différences, mais en débattre pour moi, c'est essentiel. Donc c'est pourquoi on a été aussi élu euh tous ici euh il y a pas de bons et de mauvais députés, on représente tous des Français.
On est là pour composer et travailler, trouver des solutions. Et on a vu passer derrière nous la présidente de l'Assemblée. On suivra un court moment en séance l'annonce des résultats, mais vous resterez sur ce plateau justement pour continuer ce débat sur cette question.
Euh et le Premier ministre l'a dit en fait. Là, je vous propose de débattre 1493 pour que les parlementaires puissent s'exprimer sur le budget. Pourquoi vous vous disiez non, faut qu'on censure maintenant.
Vous ne voulez pas débattre du budget dans l'hémicycle. C'est un c'est un sketch que nous joue le premier ministre. Pardon, c'est pas pour votre question que je dis cela mais parce que vous savez qu'on utilise le 493 de on nous présente comme une faveur comme si on avait fait l'omone comme si on avait fait la manche auprès de monsieur le monsieur Macron comme une faveur cette idée queon pourrait enfin pouvoir voter mais d'abord le gouvernement a plein d'autres instruments que le 493 à sa disposition on l'a vu notamment quand il s'est agit pour nous de proposer l'abrogation de la réforme des retraite où il y a eu un coup de force pour nous empêcher d'en délibérer ici.
Donc pardon mais nous notre premier réflexe avec ce gouvernement c'est de considérer qu'il est vous parliez de représentation mon cher collègue ce gouvernement est assis sur rien il est assis sur du sable il est soutenu par des groupes parlementaires extrêmement minoritaires et divisés entre eux et il est composé de gens qui pour la plupart n'ont jamais affronté le suffrage universel des français moi je ne suis pas prêt à un quoi qu'il en coûte démocratique au nom de la stabilité et encore une fois je le dis le débat nous le voulon nous le voulons avec un gouvernement qui ne soit pas un gouvernement macroniste parce que les français ont souhaité rompre avec monsieur Macron et sa politique. Et pour vous Éric Martinau, cette question du 493, de l'abandon du 493, ça fait longtemps que les députés ont pas débattu d'un budget s 493. Qu'est-ce que ça peut donner dans l'hémicycle ?
Mais c'est c'est là qu'on doit prendre notre responsabilité parce que pas de 493, ça veut dire qu'on a 70 jours devant nous pour pouvoir débattre et apporter des solutions ou en proposer. On va être d'accord, pas d'accord, mais ça c'est pas grave. C'est ça fait partie de notre devoir et d'amender de proposer au groupes démocrates.
On est c'est vrai qu'on on déposera pas des centaines d'amendements, on en posera oui des certains pour faire valoir ce que l'on aimerait défendre. Après, on doit c'est comme dans un couple, vous savez, on n'est pas toujours d'accord avec son conjoint. Il faut il faut débattre, il faut donner un petit peu, recevoir, faire des compromis.
Mais ça veut pas dire qu'il y a abnégation de soi. Moi, je suis convaincu qu'on peut travailler ensemble avec les écologistes, avec Mais même, regardez, moi j'ai j'ai fait un un travail sur la la sécurité des Jeux Olympiques avec un député communiste, Stéphane Peu, avec qui on était complètement d'accord, on arrive à travailler ensemble. Donc c'est possible justement faut pas raconter les histoires pour endormir les enfants, mon cher collègue.
Non, mais nous faire croire qu'on part d'une page blanche, c'est moquer des gens qui nous regardent. La copie de départ, elle est irrécupérable. qui nous regardent comprennent bien.
On part pas d'une discussion comme ça. On se met autour d'une page blanche et on se met d'accord par ailleurs, j'aurais du mal à me mettre d'accord pardon, avec des gens qui ont voté la loi immigration de monsieur d'arrmanin qui est une loi d'inspiration raciste et xénophobe. J'aurais du mal à mettre d'accord avec des gens qui ont fait depuis 8 ans des cadeaux fiscaux aux ultra riches sans contrepartie.
Voyez, on a des accords, c'est la démocratie. La question du budget notamment au modè, il y a parfois des accords avec la gauche sur moi j'ai voté les amendements de monsieur Mat le compromis n'a pas attendu pour le budet. Les compromis dans cette assemblée, ils ont deux siècles donc on va pas nous faire croire.
Je sais que les macronistes prétendent toujours tout réinventer mais enfin ça fait 2 siècles qu'on fait des compromis sur chaque texte dans cette assemblée nationale. Il y a jamais un texte qui est voté à l'identique par rapport à la la copie qui a été présentée. Mais le budget 70 jours, c'est très court et la copie qui nous est présentée est à peu de choses près la même que celle de François Baou que nous avons fait tomber.
Et donc on part d'une d'un musée des horreurs budgétaires et sociales qui va frapper durement les Français. Oui mais on entend la 4e cats sonnerie. Je vous redonne la parole puisqu'on suit ensemble les résultats.
Clément Perou, vous êtes dans la salle des quatre colonnes justement. Stéphanie Despierre, pardon. Première motion de censure avec un vote 271.
Là, çaen est une deuxième, un peu moins d'enjeux et de suspense he Stéphanie. Oui, parce que la c'est la motion de censure du Rassemblement national et la gauche avait expliqué qu'elle ne la voterait pas. Il ne devrait donc y avoir que les troupes du Rassemblon national et de l'UDR, son allié présidé par Eric Sioti qui vont voter cette motion de censure et peut-être quelques voix qui viendrait euh soit des Républicains éventuellement du groupe haute mais en tout cas euh cette motion de censure de du Rassemblement national ne devrait pas être adoptée et elle devrait être cette fois très très loin de la majorité qui est à 289 voix alors que je vous le rappelle ça s'est joué à 18 voix près sur la première motion de censure qui elle était déposée par la France insoumise.
Merci beaucoup Stéphanie Despierre, on a entendu hein les quatre sonneries retentures. On a vu passer la présidente de l'Assemblée nationale. Dans quelques instants, nous retournerons en séance pour suivre les résultats mais évidemment moins d'enjeux sur cette deuxième motion.
C'était la première qui était peut-être la plus dangereuse pour Sébastien Lecornu. Sur ce que disait Benjamin Lucas lundi, Éric Martinau sur cette copie de départ. Bah, il y a plein de choses qui font pas plaisir hein sur la sous-indexation des retraites, sur la nondexation du barême de l'impôt sur les revenus, les franchises médicales.
Il va falloir convaincre pour le faire adopter ce budget. Alors, on n'est pas forcément de de vouloir convaincre non plus. Il faut amender et modifier ce qu'on ne veut pas.
Il y a sûrement des choses qu'il faut voir, on est bien d'accord, sur les petites retraites, sur les les minimas, enfin il y a des choses, il faut arrêter de taper sur les gens qui n'ont pas enfin des les les petits revenus, les classes moyennes. Ça ouvre en séance, on écoute et on revient tout de suite sur ce débat. pour l'adoption de la motion de censure sur la majorité absolue des membres composant l'assemblée 289 pour l'adoption 144.
La majorité requise n'étant pas atteinte, la motion de censure n'est pas adoptée. Prochaine séance, mardi 21 octobre à 15h, question au gouvernement. Je vous remercie.
La séance est levée et on va retrouver Stéphanie Despierre en direct de la salle des quatre colonnes. Deux motions aujourd'hui Stéphanie et un premier ministre qui reste à Matignon. Qui reste à Matignon ? parce qu'aucune des deux motions de censure n'a été adoptée.
Celle du Rassemblement national dont on vient d'avoir le résultat n'a été voté que par 144 députés. C'est-à-dire que le RN et son allié de LUDER n'ont eu le renfort que deux cinq autres députés venus d'autres groupes. Il n'y a donc plus de suspense.
Sébastien Lecnu reste en poste. Le suspense c'était avant il y a un peu moins d'une demi-heure quand on a eu les résultats de la première motion de censure déposée par la France à insouministre car elle a été votée par toute la gauche, sauf les socialistes et aussi par le Rassemblement national et son allié de l'UDR. Elle a été votée, elle n'a pas été votée, pardon, je vous le rappelle, puisque seul 271 députés ont voté pour la censure.
Sébastien Lecornu reste donc en poste à noter quand même que sept députés socialistes n'ont pas suivi la consigne de la direction du parti et ont quand même voté cette censure ce matin sans conséquence infiné pour le gouvernement. Merci beaucoup Stéphanie Despierres. Et on verra aussi des images puisque nous sommes dans la cour d'honneur de l'assemblée.
On verra peut-être sortir le gouvernement. Sur la question du budget, c'est ce que disait Benjamin Lucas Lundi sur cette copie initiale. Vous dites "On peut l'amender, mais est-ce que vous pouvez l'amender suffisamment pour que le budget ne soit pas rejeté à la fin Mais c'est c'est la ça sera là l'intérêt de discuter entre les groupes politiques.
Moi je suis convaincu que nos nos députés comme Jean-Paul Mathéi, vous l'avez dit, mais d'autres Nicolas Turquois, Jean-Carles Grelier vont faire des propositions. Il y aura des contrepropositions et il y aura un vote. Il faudra voter.
Il y aura donc c'est à nous les députés de prendre ces décisions. Benjamin le cas lundi notamment sur la taxation, on sait que parfois il y a des majorités à l'assemblée. Il y avait notamment pour la taxe Zucman.
Est-ce que vous pensez pouvoir réitérer ce vote par exemple dans les prochains jours ? Oui, il faudra qu'il soit respecté ensuite parce que vous savez celles et ceux qui regardent la chaîne parlementaire sont instruits maintenant des procédures parlementaires. Il y a une commission mixe paritaire qui est d'ailleurs faudra qu'on change aux institutions parce que à la fin les sénateurs ont un poids démesuré par rapport à leur légitimité démocratique.
Et donc à la fin le risque c'est aussi le tripatouillage entre la droite sénatoriale et la Macronie une fois de plus pour piétiner ce qui se sera décidé à l'Assemblée nationale. Ren qui est plus forcément favorable maintenant à cette axe là également. Est-ce qu'il y a une majorité à l'assemblée et le Rassemblement national qui est devenu dans cet hémicycle porte-parole complet du MEDF et le défenseur de ses intérêts.
Donc là aussi, il y a fort à parier que le Rassemblement national ne sera pas du côté la taxation des ultra riches pour financer notre modèle de protection sociale et nos services publics. Éric Martinau sur cette question, sur ce débat, c'est vrai que voilà, nos téléspectateurs le savent bien, il y a une navette, il y a une commission mixte paritaire où effectivement la droite sénatoriale a beaucoup de poids. On peut quasiment réécrire un texte en commission mixte paritaire.
Ouais. ou ou le dénaturer de ce qui a été fait en Assemblée nationale. Oui, exactement.
Et il y a un autre débat qui nous intéresse aussi, celui des délais. Le gouvernement après pourrait être amené à prendre le passer le budget par ordonnance. Est-ce que le débat il va être vraiment voilà sincère et respecté à la fin ?
Alors moi je veux y croire, on n'est pas des naïfs au groupe démocrates mais on veut pouvoir discuter et discuter avec tout le monde. Enfin tout le monde, sauf l'extrême droite et la et la gauche extrême. Ça, on y arrive pas.
Mais euh on doit pouvoir faire quelque chose, ça c'est j'en suis convaincu. Benjamin Lucindi, sur ces euh débats, est-ce que vous pouvez euh justement avoir un texte finalement qui euh se tient à du sens parce qu'on sait que les oppositions ne votent pas le budget. Donc quand bien même vous le changeriez à votre manière, ce sera compliqué de l'adopter à la fin.
Oui, c'est pourquoi je vous dis, je ne vois pas d'autres solutions que le fait que ce gouvernement tombe parce que je ne vois pas en capacité de construire un budget qui puisse rassembler une majorité dans cette hémicycle à moins que nous nous renions hors nous avons été élus pour défendre le détricotage complet de la politique d'Emmanuel Macron et ça évidemment ils ne veulent pas y consentir. Et sur la suspension de la réforme des retraites, on imagine que ça lui a coûté au président de la République. Certains disent c'est la seule réforme d'ampleur qu'il a mené. il a accepté de bouger.
Non. Ouais, le bouger est minimal quand même. On parle d'une hypothétique d'un hypothétique ralentissement de l'application de la réforme des retraites dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale.
Ce qui veut dire qu'on voudrait contraindre les parlementaires qui veulent la suspension à voter l'ensemble de ce projet de financement de la sécurité sociale qui sera dramatique pour les protections des Français, pour les solidarités. Objectivement, ce qui aurait été légitime, c'est qu' ici le vote, le débat et le vote d'une abrogation de la réforme d'art. Parle, moi je ne fais pas la manche auprès d'Emmanuel Macron.
Il y a eu un mouvement social historique dans ce pays. Il y a une majorité de parlementaires qui est prête à voter l'abrogation. Il y a eu un un scrutin un scrutin législatif en 2024 qui a donné au français la parole et ils ont dit on veut rompre avec Emmanuel Macron et notamment avec sa réforme des retraites.
Donc pardon mais c'est un bouget qui est extrêmement minimal sur ce cette suspension de la réforme des retraites même si voilà chacun calcule comment elle pourrait être adoptée, quel véhicule législatif et peut-être qu'on se rend compte que c'est compliqué peut-être plus compliqué que prévu. Est-ce qu'il faudra que cet engagement soit absolument tenu ? Alors moi j'aimerais aussi poser une question, c'est est-ce qu'on doit tout suspendre dans la réforme des retraites ?
Parce que sur les carrières longues aujourd'hui, il y a un focus sur les 64 ans et on est bien d'accord et nous on était pas c'était pas du tout notre marqueur au groupe démocrate. Rappelez-vous, on a toujours été des défenseurs de la retraite à point mais sur les la retraite à 60 ans pour les carrières longues, est-ce que ça aussi on le suspend ? Alors ce que les socialistes veulent suspendre, c'est juste sur l'âge et sur la durée de cotation.
Quand vous dites on va abroger la réforme des retraites, moi je veux bien mais alors est-ce que ça on l'abroge ? Mais dites-le, il y a aussi des bonnes choses. Non, mais ça aussi c'est des histoires pour endormir les enfants si on fait un musée des horaurs qu'on sur les carrières longues.
C'est bientôt Halloween. Si vous rentrez dans la maison des horreurs et qu'il y a un petit paquet de bonbons posé sur la table, vous allez pas dire que c'est super, il y a des friandises. Moi c'est pareil avec avec vous à chaque fois sur la réforme des retraite et sur le reste.
Donc on peut très bien faire dans une loi d'abrogation, je vous ai pas interrompu. Dans une loi d'abrogation, on peut très bien maintenir un certain nombre de dispositions, voir même en améliorer d'autres, mais abroger la mesure d'âge, abroger l'injustice et la brutalité de cette réforme. Ce que vous avez refusé depuis le départ sur cette question puisque sur le plateau juste avant Nicolas Medzdorf ensemble pour la République lui disait "Moi, je le voterai pas à l'amendement, je suis pas du tout d'accord.
Est-ce que vous groupe démocrate vous allez dire si il faut qu'on le vote puisque c'était voilà un gage donné aux socialistes et aujourd'hui on doit voter cet amendement ?" Ben, il va falloir déjà qu'on en discute de savoir voilà qu'est-ce que l'on garde ou qu'on ne garde pas. Parce que là, si c'est pour acheter une paix, une paix sociale jusqu'en 2027 et que dans le programme, on verra pour les présidentiels en 2027 qui veut faire quoi parce qu'on régule pas le problème des retraites hein, faut pas oublier qu'il y a un problème de financement de nos caisses de retraite.
Donc, comment on fait ? Où est-ce qu'on trouve l'argent ? Il faudra qu'on en débatte.
La Benjamin Luc lundi sur cette pause jusqu'en 2027, tous les candidats après pourront défendre et le candidat écologiste ou le candidat de gauche que vous soutiendrez euh si c'est un candidat unique ou pas, on en reparlera dans une prochaine émission euh pourra dire "Moi, j'abroge." Mais le sujet, c'est que cette réforme, elle a été imposée sans aucun consentement démocratique et donc attendre et reculer pardon mais c'est pas une bonne reconnu en disant faut pas être sourd que c'est une blessure démocratique. Vous n'y voyez pas quand même le début d'un commencement de Mais à coule pas remise en question.
Non mais pardon mais ils sont quand même dans un niveau de faiblesse historique les macronistes. Encore une fois je vous dis je ne fais pas la manche de la République mais donc il est il est là il est il est nommé de façon tout à fait illégitime. Il s'assoit sur une euh majorité enfin sur un groupe sur un socle parlementaire qui est le plus faible de l'histoire de la 5e République.
Il a un gouvernement qui est extrêmement faible dont plein de gens n'ont jamais été confrontés au suffrage universel. Ils ne représentent quee même eux-mêmes ou Emmanuel Macron. C'est les derniers le dernier carré des fidèles d'Emmanuel Macron.
Donc qu'il soit capable de quand même un peu reconnaître qu'il est dans cette situation, c'est la moindre des choses. Mais la légitimité en démocratie, c'est que si on est faible à ce point, alors on n'est pas premier ministre de la France. Éric Martinau, sur cette faiblesse, ce socle, cette plateforme de stabilité, c'est vrai que la droite très critique.
On a des députés plutôt en soutien, des sénateurs vent debout contre le nouveau gouvernement. C'est compliqué même au sein de ceux qui sont censés soutenir le gouvernement. Ah mais moi j'aurais préféré et aimé qu'il y ait aussi une ouverture beaucoup plus large du gouvernement.
On l'avait fait déjà et demander via le le le précédent gouvernement avec François Baerou. Mais rappelez-vous aussi certains ont refusé plus à gauche de rentrer dans le gouvernement. Et même quand le groupe démocrate soutenait même Bernard Casneuve il y a un an, bah je suis désolé hein, il était pas soutenu par le NFP l'année dernière.
Donc il faudrait quand même que chacun aussi balaye devant sa porte pour voir comment pourquoi on n pas par exemple de ministres socialiste ou de gauche qui rentre dans le gouvernement. Alors que c'est pas un gouvernement de gauche pardon mais excusez je sais que le macronisme s'est construit sur l'idée qu'on pouvait rassembler dans un même bloc tous les opportunistes de partout. Nous avons des convictions.
Nous avons des convictions et vous en avez. respect qu'on peut pas se mettre d'accord sur une vision de la société quand vous avez depuis 8 ans menque que les français ont durement rejeté parce qu'elle est injuste parce qu'elle est brutale. Allez, on va rejoindre Stéphanie des Pierres, celle des quatre colonnes.
On surveillait évidemment cette motion de censure du rassemblement national mais on surveillait surtout certaines petites choses dans le scrutin. Dites-nous Stéphanie. Oui.
Alors, on surveillait surtout combien d'élus les républicains allaient voter cette motion de censure du Rassemblement national. Et bien trois députés ont fait le choix d'aller contre la consigne de leur patron du groupe Laurent Voquier qui avait appelé à ne pas voter la censure. Trois élus, les Républicains ont donc voté la motion de censure du Rassemblement national.
L'une de ces députées avait aussi voté la motion de censure de la gauche un peu plus tôt. Alors, je vous rappelle que cette motion de censure du RN n'a pas été adoptée, celle de la gauche non plus. À noter également que les deux députés non inscrits qui avaient voté pour la motion de censure de la France insoumise ont aussi voté pour la motion de censure du Rassemblement national.
Merci beaucoup Stéphanie Despierres. Trois députés de droite républicaine qui votent la censure du gouvernement le Cornu. Oui, ça fait peur.
Oui. Oui. Euh comme ça à chaud.
Bon après chacun est libre hein. Chez nous on rassemblement d'accord. On est bien d'accord.
Moi ça me fait peur. Voilà, je partage pas du tout. Et sur les sept socialistes qui ont voté la première motion de censure, pour les prochaines, vous espérez pouvoir convaincre d'autres collègues socialistes justement de grossir les rangs de cette censure ?
Je pense que je n'en aurais pas besoin. Je pense que plus le débat budgétaire va s'avancer, plus ce gouvernement, parce qu'il y a pas que le débat budgétaire dans la vie, ce gouvernement, il va continuer à agir. Vous avez un ministre de l'intérieur qui a été déjà dans des gouvernements macronistes, qui a mené une politique extrêmement brutale euh en matière de liberté, en matière de droits des personnes exilées et cetera.
Donc ce gouvernement, parce que on parle de la question budgétaire et du débat à l'Assemblée, il va continuer à agir. C'est vrai que c'est celle qui occupe l'assemblée. Il y a beaucoup de choses notamment de reculs environnementaux qui sont décidés par décret sans qu'on en débatte ici et cetera.
Donc je pense que plus ce gouvernement va agir, plus le débat budgétaire va montrer la vérité des prix sur ce qu'il défend, plus nos collègues et camarades socialistes vont revenir à la raison et réaliser que le meilleur moyen d'être utile aux français, c'est de permettre la rupture avec Emmanuel Macron. Merci beaucoup Benjamin Lucy, merci Éric Martinau d'avoir commenté en direct sur LCP les résultats de ces motions de censure. On va retrouver Clément Perot dans la cour d'honneur de l'assemblée.
Sébastien Lecnu encore premier ministre aujourd'hui. Oui Elsa, je me trouve dans la cour d'honneur. Là vous voyez cet escalier sur les images de Virgile Tron.
Cette porte, elle donne pratiquement directement sur l'hémicycle. a noté Elsa que Sébastien Lecornu n'est pas encore sorti de l'Assemblée nationale. Donc peut-être va-t-on le voir dans les procha prochains instants repartir.
Vous le disez, il a échappé effectivement à ces deux motions de censure. À 18 voix près, c'est passé Eric Rac mais c'est passé pour lui. Sa première mission est donc accomplie.
Lui qui se dit gauliste peut considérer qu'il a gagné une bataille mais certainement pas qu'il a gagné la guerre. Il reste un premier ministre sous surcis en surcis pardon. C'est ce qu'on dit. les socialistes qu'il n'y avait pas d'accord de non censure derrière ces votes.
Il va maintenant y avoir l'examen du budget et la situation reste très fragile pour euh Sébastien Lecnu qui va continuer encore de marcher sur un fil. Merci beaucoup Clément Perot. J'accueille sur ce plateau de nouveaux invités.
Laurent Jacobelli, bonjour. Député Rassemblement national de Moselle. Richard Ramos à vous également députés les démocrates du Loiret.
Déception aujourd'hui Laurent Jacobell les deux motions ne sont pas adoptées. La première a 18 voix près, l'autre largement voilà, il manquait beaucoup de voix pour faire Oui. Déçu déçu pour la démocratie parce qu'aujourd'hui les Français veulent un changement.
Ils l'ont montré lors des dernières élections, il le montrent à travers les chandages. Aujourd'hui, on a encore un gouvernement macroniste alors que il y a rien de plus anacronique. Et puis déception aussi par l'attitude de certains, on a vu naître le syndicat des gagnes petits, ceux qui mettaient qui sacrifient l'intérêt général sur l'hôtel de leurs ambitions ou du maintien de mandat des socialistes qui se sont vendus pour une bouchée de pain et DLR qui sont devenus l'Roite du Parti socialiste.
Tout cela est assez triste finalement mais rassurez-vous, le combat continue et on lâchera rien. Celui qui voilà gagné peut-être une première manche aujourd'hui, Sébastien Lecnu, premier ministre qui sort soulagé voilà d'avoir dépassé ces deux motions de censure. Le Rassemblement national déçu.
Est-ce que vous au contraire Richard Ramos vous êtes soulagé aujourd'hui ? Moi, je dirais pas soulagé parce que tout reste à faire dans le budget. le rassemblement, j'ai envie de dire le RNLI a échoué, c'est-à-dire ce RNLI qui s'est mis ensemble à la fois LFI et le Rassemblée nationale a échoué ce rassemblement dans même vote, d'une même voie.
Mais ça veut pas dire que il faudra pas qu'on débatte, il faudra pas qu'on débatte sur le budget et je n'ai pas de doute que le Rassemblement national nous-même on va essayer d'essayer de trouver des voies et moyens pour changer la vie des Français. C'est ce qu'on nous demande malgré nos différences. Et c'est ce que disait Sébastien le Cornu que si cette motion passait finalement ce serait refusé à l'assemblée le débat.
Il propose un débat 1493. Ça fait longtemps qu'il y a pas eu de débat budgétaire 1493 à l'Assemblée. Euh pourquoi vous Laurent Jacobellie vous vous ne faites pas confiance à en ce débat ?
Bon d'abord parce que nous avons appris depuis 8 ans à ne pas faire confiance aux macronistes. Leurs paroles n'engagent que ceux qui veulent bien y croire. Et puis effectivement euh même si monsieur le Cornu n'utilise pas le 493 et l'intention est plutôt louable d'ailleurs et bien forcément vu les débats qu'il va y avoir, vu les désaccords qu'il y aura à la fin du délai des 70 jours, il y a fort à parier que le budget passe sur ordonnance, c'est-à-dire s'elè de la réforme des retraites et en gardant les 19 milliards d'impôts supplémentaires programmés, les 28 milliards de dépenses publiques supplémentaires programmées et le gel des pensions de retraite.
C'est inacceptable. et une fois encore hein, la partie monsieur Ramos n'est pas définitivement gagnée pour vous. Il y aura peut-être d'autres motions de censure.
Et alors justement, on va retrouver avant de vous donner la parole Richard Ramos, Clément Perou euh dans la cour d'honneur qui vient de voir passer le premier ministre. Premier ministre peut-être un peu soulagé. Clément oui sans doute, je l'ai vu sortir effectivement il y a un instant, je l'ai salué.
Nous avons échangé très rapidement. Il n'a pas souhaité s'exprimer en direct. Je lui ai demandé Elsa s'il se sentait soulagé après ce vote.
Il m'a répondu maintenant au travail. Au travail. Voilà donc les les mots que Sébastien Lecnu nous a dit juste avant de s'engouffrer dans sa berline et de repartir sans doute pour Matignon.
Merci beaucoup Clément Perou. Au travail dit Sébastien Lecornu. Mais le rassemblement national dit déjà le débat ne sera pas sincère et il se finira en ordonnance.
On sait qu'on a 70 jours pour adopter le budget, que c'est un chrono contre la montre. Oui, mais c'est la responsabilité. Pour une fois, les parlementaires que nous sommes, on a la responsabilité de le faire.
Si on n'est pas assez courageux et si on n'écoute pas les Français qui veulent qu'on s'entende, ça arrivera à ce que dit monsieur Jacobelli. Mais c'est la balle est dans notre camp. À nous d'essayer de trouver une voie de passage.
Et je le dis et je le répète, le RNLI, on verra ce qu'ils font ensemble. On verra si c'est eux qui font tomber le budget et qu'on arrive pas un budget à trouver un compromis pour voter un budget. C'est ce que demandent les Français.
En circonscription, les Français nous disent "Vous vous démerdez mais essayez un peu de trouver un budget. On va voir si le RNLI face aux autres fera tomber ou pas le budget pendant le débat." Est-ce qu'il vous disent pareil vous dans votre circonscription ?
Entendez-vous ? Trouvez-nous un budget ? Non, je salue d'ailleurs les électeurs de la 8e circonscription de la Moselle qui me disent à peu près tous les weekends, renvoyez les macronistes chez eux, remplacez-les parce qu'ils n'en peuvent plus.
Euh, ils n'en peuvent plus de l'insécurité, ils n'en peuvent plus de l'immigration, ils n'en peuvent plus de la dette, ils n'en peuvent plus de la baisse de pouvoir d'achat. Et avec la même équipe, on fera pas une politique différente. Mais vous savez qui va diriger là pendant 70 jours, c'est pas monsieur le cornu, c'est évidemment pas monsieur Voquet qui n'a plus aucune crédibilité, c'est monsieur euh François Hollande ou alors monsieur Fort parce que le PS a le revolver sur la tempe de la Macronie.
Ils feront du chantage incessant jusqu'à la fin. Si vous ne nous donnez pas ce que nous voulons, nous vous ferons sauter. Et donc nous sommes gérés aujourd'hui par les socialistes.
Le socialisme c'est l'impôt. Le socialisme c'est l'immigration. Le socialisme c'est le désastre.
Est-ce que vous pensez que les socialistes ayant obtenu voilà cette suspension de la réforme des retraites demanderont continueront à demander des choses pendant le budget et menaceront de censure ? Alors que fera le gouvernement ? Est-ce qu'il sera obligé de céder ?
Et bien c'est pas une question de céd, c'est une question de débat. à l'Assemblée nationale, c'est 577 morceaux de France et donc on est tous à essayer de construire quelque chose pour les Français. On voit là que il y a une espèce de coalition RN LI pour aller au chaos monsieur pour pour des stratégies très différentes.
Le RN veut aller à l'élection parce que ils veulent aller vite parce que c'est un calendrier de madame Le Pen. Les LFI eux c'est leur stratégie de pas faire la démocratie mais le chaos. On verra si à l'intérieur de l'espace central, on arrive à trouver les compromis dans l'intérêt des Français.
Et moi, on voit pas les mêmes français. Moi sur les marchés, les Français, ils me disent "Vous vous démerdez, mais il faut trouver un budget pour la France." Alors ça, de toute façon, les députés voient visiblement les Français qui vont un peu dans leur sens à chaque fois.
Laurent Jacobelli, sur cette question, vous voulez provoquer quoi ? Une dissolution, une démission du chef de l'État et une dissolution. Sébastien Lecornu dit "Mais en fait on a voté il y a un an, les Français ont voté un an.
On va pas revoter tous les ans pour essayer d'avoir une assemblée qui correspond à peu près on parle depuis tout à l'heure de budget, on parle de stabilité. Pourquoi tout cela n'avance pas ? Pourquoi est-ce qu'on a l'impression de piétiner et que parfois certains acceptent l'inacles simplement pour rester en place ?
Parce qu'il n'y a pas de majorité aujourd'hui. Or, il faut une majorité pour avoir une majorité. Pas de baguette magique, des élections pour retourner au vot.
Ça vous gêne pas de trouver une majorité avec LFI ? Parce que votre majorité pour faire tomber le gouvernement, c'est avec FI. votre majorité Ramos monsieur Ramos aujourd'hui la majorité c'est le PS le bloc central et les LR avec vous travaillez chercher sur cette accusation UMPS entre guillemets.
C'est ce qu'on entend dans les mots et moi je vous dis aujourd'hui RLFI c'estàd RNLFI vous dites Laurent Jacobelli que le gouvernement est devenu socialiste. Je sera content de l'apprendre mais la suspension de la réforme des retraite vous vous êtes pour l'abrogation de la réforme des retraites. lagation pas la suspension mais une fois encore vous n'êtes pas connaiss vous connaissez trop les arcane de la vie politique pour être naïve vous savez très bien que ça n'aura pas lieu parce que oui mais avant de alors attendez juste avant de savoir si ça aura lieu ou pas et je poserai la question oui mais vous vous étiez favorable à la suspension de la récente des retraites pour l'instant c'est la concession de gauche entre guillemets nous voterons si jamais ça arrive mais nous sommes sans illusion et nous le disons aux électeurs qui croient vraiment à cette promesse que ce qui se passera à la fin c'est que l'amendement si jamais il arrive sera soit retoqué probablement par le Conseil constitutionnel parce que c'est un cavalier, soit le budget dans son ensemble ne sera pas voté et donc il n'y aura pas cet amendement de gel de réforme des retraites.
C'est une entourele. Monsieur le corn établit la défaut d'être sincère. Comment ça va se passer très concrètement puisque il y a cet amendement qui va être déposé, sauf que ceux qui sont favorables à l'amendement vont voter contre le texte à la fin et ceux qui sont défavorables à l'amendement, non mais il y a une possibilité pour qu'à la fin le texte ne soit pas adopté, que le budget soit rejeté.
Donc qu'en est-il de cette promesse de suspension dans ces cas ? Alors attendez, moi déjà je regarde deux choses. Je regarde j'entends monsieur Jacob Bellli qui nous dit que s'il y a un amendement pour suspendre la retraite, il le votera parce que ça va dans le bon sens.
Donc c'est une première des choses pas le texte final et si le texte est rejeté, il faudra par la loi, par une loi extérieure revenir avec une loi pour suspendre les retraites. Richard Ramos, regardez, on voit sur ces images de la rue de Bourgogne le premier ministre qui décide de retourner à Matignon à pied. notre journaliste voilà Clément Perot un petit peu voilà on lui demande d'avancer par la sécurité du premier ministre Sébastien Lecnu au travail monsieur le cornu voilà Clément Perot qui va essayer justement d'avoir peut-être un mot une phrase de Sébastien lecornu qui reste concentré il remonte la route Bourgogne.
Je rappelle à nos téléspectateurs qui sont pas forcément ni parisiens ni habitués du 7e arrondissement. Il y a environ un petit kilomètre qui sépare l'Assemblée nationale de Matignon. Euh Sébastien Lecornu décide, ça fait partie d'une certaine voilà communication politique aussi, de remonter euh cette rue à pied avec ses équipes.
Pas de mot de Sébastien Lecornu, mais vous euh me prévenez évidemment et on le sait, Clément Perot l'a dit, il a dit un seul mot à notre journaliste au travail. C'est un peu ce qu'a dit Sébastien le cornu quand il a voilà quand il a voulu contrer ses motions de censure en disant que finalement s'il était censuré ben c'est l'assemblée elle-même qui ne pourrait pas travailler. Regardez.
Allez un petit selfie pour Sébastien Lecornu. Il est confirmé à Matignon. On lui demande de faire une photo dans la rue.
Journée positive pour l'instant pour le premier ministre. Mais les ennuis commencent. Laurent Jacobli.
C'est ce que vous lui dites. Al pas pour lui mais pour la France. C'est-à-dire que le budget qu'on a là et le budget précédent empire encore plus d'impôts, encore plus de dettes, encore plus de dépenses publiques.
Mais par contre gelèle des pensions de retraite et gel du salaire des fonctionnaires. Honnêtement, c'est l'inverse de ce que veulent les Franç. Alors, il dit au travail visiblement, c'est les seuls deux mots qui nous dira.
On tend l'oreille quand même un peu. Je m'excuse par avant si je vous coupe, mais le premier ministre est parfois peu bavard. Donc s'il dit quelques mots, on essaiera de l'avir à l'antenne.
Richard Ramos, cette concentration, c'est parce que Sébastien Lecnui, il le sait, c'est un répi, un surcis, mais il peut tomber dans les prochaines semaines. On voit que les socialistes sont encore vigilants. Le RN censura à chaque fois qu'il le peut.
Moi moi je je pense que tout ça est très fragile et monsieur Jacobelli a a raison aussi de dire que c'est le débat parlementaire qui décidera à la fin, mais je dis au moins faisons le débat parlementaire. Ça me semble la moindre des choses. Et vous voyez par exemple, moi je pense que le répi politique permet un répi économique et donc un répi social.
Euh on a vu que là le fait que on puisse avoir je dirais un peu de répis, les marchés ne se sont pas écroulés et donc nos chefs d'entreprise voi un petit peu d'oxygène. J'ai été avec eux ce matin, on était sur une halle gourmande. Euh ils disent bah ce répi là, on était avec des industriels, avec des restaurateurs pour pouvoir travailler et ils disent un peu de répi politique, c'est un peu de répi économique et donc un peu de soulagement. ces chefs d'entreprise que vous espérez aussi peut-être convaincre de voter pour vous, même si certains le font déjà, on dit que c'est votre électorat un peu de conquête.
Est-ce que eux demandent une certaine stabilité euh voilà de dire "La France a besoin d'un budget, sinon on voit bien qu'on a du mal à avancer dans les commandes euh voilà dans la gestion. Ils veulent une stabilité. Ils veulent surtout voir euh dans quelle sauce ils vont être mangés dans les voies qui viennent et dans les mois qui viennent et puis surtout ils veulent moins d'impôts et moins de normes.
Or le texte que nous avons à étudier c'est plus d'impôts y compris pour les entreprises. Donc les entrepreneurs monsieur Ramos que entreprises surtout bah peut-être mais pas seulement notamment pour les auto-entrepreneurs. Et donc monsieur Ramos les entrepreneurs que vous avez vu tout à l'heure lorsqu'ils vont lire le budget croyez-moi, ils vont avoir la gorge sèche et avoir des bouffées d'angoisse parce que c'est à nouveau plus de taxe à nouveau le poids fiscal sur les entreprises. l'inverse qu'il faut faire.
Il faut leur libérer l'oxygène. Il faut qu' puiss investir pendant un moment. Alors, je suis désolé, je vous interromps mais voilà, on voit quand même ces images.
Alors, il a pas l'air décidé à parler mais c'est vrai que voilà, quelques mots de temps en temps. Allez, je rappelle à nos téléspectateurs avant de parler des entrepreneurs que Sébastien Lecnu faisait face à deux motions de censure. Elles n'ont pas été adoptées, ni l'une ni l'autre.
Le premier ministre remonte, voilà, va de l'Assemblée nationale jusqu'à Matillon. Ça vous fait sourire Laurent Jacobell. C'est un peu de communication politique un peu mais tout le monde en fait, on va le dire honnêtement.
Allez, on tend le micro, on essaie bien de lui faire dire quelques mots mais il l'a bien redit au travail pour les auto-entrepreneurs et pour d'autres choses. On voit déjà que tout le monde fait la liste de tous les irritants dans le budget de l'État de la sécurité sociale et qu'il y en a beaucoup. un peu soulagé quand même.
Attention, attention, attention, avance. À mon avis, je suis désolé. Allez, il y a qu'un tout petit kilomètre jusqu'à Matignon, donc on va pas rester pendant 50 minutes.
AV, il a décidé de pas vous parler quand même. Ou alors Olivier Fort ne lui a pas écrit son texte encore. Euh non, pour revenir aux entrepreneurs, les entrepreneurs dans le débat, il y avait il y a eu alors il y a eu un petit retrait du Rassemblement national mais il y avait encore une fois entre L et Phil Rassemblement national le ils étaient pour la taxman.
Monsieur alors vous êtes connu vous êtes connu pour votre honnêteté intellectuelle donc gardons gardons cela comme règle de de nous sommes contre la ils veulent les entrepreneurs, ils veulent qu'on sorte le l'entreprise du patrimoine. Il faut taxer les plus riches et ceux qui partent qui partent à l'étranger par vous avez acheté un par vous savez on va on va le dire on va dire à ceux qui nous regardent il ne parlamos dit il ne parlera pas dans le doute voilà mais dans le doute on le regarde on regarde regardez vous savez la télévision c'est des images et du son les images on aura pas le sang allez il y a pas je vous dis 35 km qu'il sépare l'assemblée de Matillan donc cette petite séquence va bientôt se terminer mais voilà c'est Premier ministre, il a fait face à deux motions aujourd'hui. Donc évidemment, on voudrait pouvoir voilà s'il dit un mot, le diffuser pour nos téléspectateurs et pour vous faire réagir évidemment mais sur la chaîne parlementaire c'est très bien parce que c'est à la fois le premier ministre et les députés donc c'est on est vraiment dans le cadrage qu'il nous faut le les députés et le premier ministre.
Deux motions de rejeter. C'est donc l'heure du budget maintenant. Laurent Jacobelli et vous vous allez mettre la pression sur les députés de droite, sur les députés du Parti socialiste.
Vous allez identifier dans le budget toutes les mesures qui sont irritantes, qui sont impopulaires. On va même aller plus loin que ça. On va faire comme à chaque fois une proposition de contrebudget qui sera notre boussole qui montrera les orientations qui nous paraissent les bonnes.
Je le répète plus de pouvoir d'achat, moins de taxe et d'impôts de manière globale. Évidemment renoncer au gel de l'indexation des pensions. Tout cela, ça fera partie des propositions budgétaires que nous ferons.
On fera notre travail parlementaire, on votera quand c'est bon, on votera pour, quand c'est mauvais, on votera contre et on fera des propositions d'amendement. Mais nous n'avons pas oublié l'idée de retourner aux urnes. Et si à un moment ou un autre, il faut censurer, nous serons là aussi au rendez-vous.
Et je vous rassure, l'un comme l'autre Sébastien Lecnu est rentré euh à Matignon. Donc a priori, on aura pu euh d'interruption, une interruption mais pour entendre un autre député d'un autre parti politique et je vous feraiis réagir peut-être l'un comme l'autre au choix qu'a fait la droite républicaine aujourd'hui. Xavier Breton est au micro de Stéphanie Despierres.
Bonjour Xavier Breton. Alors votre président de groupe avait demandé à ses députés de ne pas voter la censure alors que le président du parti un certain nombre de sénateurs voulaient qu'elle soit votée. Pourquoi cette divergence ?
On ne comprend plus rien sur la ligne des républicains ? Je crois que c'est une divergence qui vient aussi de la position où on est. Effectivement, quand on est militant, quand on est membre d'un parti, il y a une exaspération qui s'exprime par rapport à un pouvoir qui est en bout de course, le pouvoir autour d'Emmanuel Macron qui qui n'en finit pas effectivement depuis la dissolution ratée et bien de se de se dégrader.
Et puis il y a les députés qui sont ceux qui ont le pouvoir ou non de censurer et qui à ce moment-là bah regardent dans l'exercice de leur responsabilité ce qu'ils doivent faire. Ça peut exprimer effectivement des positions qui sont différentes à la fin. Le Rassemblement national et Eric Sioti, président de l'UDR, ancien président des républicains, vous a appelé à avoir du courage en expliquant aussi que si vous ne votiez pas l'ascensure, c'est parce que vous aviez peur pour vos postes.
Non, je pense que le le quoi d'abord la dissolution, elle appartient le pouvoir appartient au président de la République. C'est à lui de d'en décider ou pas. Voilà.
Le courage, c'est aussi de rentrer dans une discussion budgétaire. un budget, ça va pas être facile ces discussions budgétaires à l'assemblée dans dans les semaines et les mois à venir, mais notre pays en a besoin. On a besoin pour pouvoir fonctionner.
Je pense que c'est ça le courage, c'est pas de renverser les gouvernements les uns après les autres et n'avoir comme seul horizon effectivement euh bah que que de censurer des gouvernements. Le courage, c'est de de parfois faire preuve un peu de solidité dans ces temps et encore une fois pas avoir des c'est pas tout ou rien. Voilà.
Et je pense qu'on est déjà une société qui est fragile. Et ben c'est important que là où nous sommes, ben nous puissions continuer à débattre, exprimer des positions qui peuvent être différentes mais qui sont argumentées, qui peuvent être nuancées. Il y a quand même trois députés les républicains qui aujourd'hui ont fait le choix de voter la censure.
Qu'est-ce qui va se passer pour eux ? Est-ce qu'ils peuvent être exclus par exemple du groupe ? Non, je je pense pas.
L'unanimité est toujours suspecte. Vous savez, ça veut dire que c'est des bottes de fonctionnement qui sont anormaux. C'est souvent les les groupes extrémistes qui sont unanimes.
Nous, on a une liberté. Alors après, il faut en user de cette liberté de vote. Elle est vraiment culturelle chez nous.
Faut pas en abuser simplement. Voilà. Donc et là ils n'en ont pas abusé.
La censure c'est un acte fort. Oui, c'est un acte fort. Et mais par rapport à leur parcours, par rapport à leur situation aussi politique, ils ont considéré qu'il pouvaient le faire.
Bon, d'acte encore une fois, il y a eu un c'est quand même très majoritaire. Il y en a eu trois sur un groupe de de 50, donc 47 qui sont qui n'ont pas voté cette censure. Mais encore une fois, moi je trouve normal qu'il y ait des des divergences qui puisse s'exprimer dans la société.
On voit bien que ça fait débat. Donc c'est important aussi qu'on reflète ces débats. Merci beaucoup.
Merci beaucoup Stéphanie Despierre. Je vous fais réagir Alain comme à l'autre sur donc trois députés qui ont voté l'ascensure du Rassemblement national. Est-ce un début d'union des droites ?
En tout cas, c'est euh une preuve de courage par rapport euh à l'État-major LR qui euh je crois a abandonné euh toutes ses convictions, qui est prêt à appeler au maintien d'un gouvernement euh euh sous contrôle du Parti socialiste. Moi, vous savez, je viens de la famille gauliste et je suis très triste de voir l'état des LR aujourd'hui et je dis aux élus locaux, je dis aux électeurs LR, travaillons ensemble pour une France où il y a plus de sécurité, moins d'immigration, moins d'impôts. Aujourd'hui, vos patrons vous ont trahi mais rassurez-vous, il existe aujourd'hui un gaolisme sincère qui est représenté au sein du Rassemblement national.
Richard Ramos, une députée a voté sur la motion à la fille, trois députés de la droite républicaine sur la motion du rassemblement national. Quelle analyse vous en faites ? C'est le désaveu de monsieur Rotaillot.
C'est monsieur Rota n'est plus aujourd'hui le représentant des LR en tout cas l'assembl nationale et donc quand il y en a trois DLR qui votent, ça veut dire que monsieur Retaillot aujourd'hui je ne sais pas s'il sera en capacité de pouvoir toujours diriger les LR et on l'a vu d'ailleurs monsieur Rotaillot se rapprocher du Rassemblement national dans des votes qui étaient de de circonscription dans dans des votes de députés et donc c'est la ligne Retaillot qui a échoué c'est la ligne voquée qui a gagné voilà donc monsieur Rot doit qui vote une censure enfin je veux dire la droite même s'il a eu des discussions sur sa participation est censé en tout cas ne pas forcément censurer le gouvernement. Là, il y a trois députés aujourd'hui qui votent une motion de censure du tr députés mais trois députés sur l'ensemble du groupe c'est très très peu. Donc ça veut dire qu'encore une fois la ligne Retaillot a perdu, monsieur Retaillot a perdu et à droite ils avaient quelque part encore des électeurs qui étaient des électeurs légitimistes qui ne voulaient pas le chaos.
Et monsieur Vauquier a essayé de de prendre cette ligne là. Monsieur Monsieur Retaillot a perdu et aujourd'hui c'est trois c'est simplement trois Retaillot et le reste c'est la ligne de monsieur Vokier qui a gagné. Trois c'est peu ou c'est déjà ça veut déjà dire quelque chose ?
C'est peu significatif en tout cas de l'Assemblée nationale parce que beaucoup de LR veulent garder leur siège. Vous savez c'était l'opération survie. Soit ils choisissaient l'opération survie de leur siège et c'est malheureusement ce qu'ils ont fait.
Soit c'était l'opération survie pour la France. Il y en a trois courageux qui l'ont fait mais demain beaucoup d'ULR le feront et une fois encore nous leur tendons la main. Et c'est ce qu'on entend, l'opération survie puisque ce que Sébastien Lecornu et Emmanuel Macron ont dit, c'est que finalement le plus petit dénominateur commun, c'était euh le fait que de LR à la gauche des socialistes, on ne voulait pas de dissolution.
Est-ce que vraiment vous ne voulez pas de dissolution ? Mais moi, c'est pas une question dissolution. Moi, j'ai pas peur d'aller aux électeurs.
Je pense que on a toujours raison, je pense que la le pays a besoin d'un peu de calme et que c'est ce que nous demandent les Français. Une dissolution, ça serait également encore une fois pas de budget et encore du chaos. Et donc je pense que il faut qu'on doit des bata et on aura avec monsieur Jacobelli d'autres débats durant la présidentielle parce qu'on a besoin d'une présentielle longue.
Depuis 2017, on a enjambé l'élection présidentielle. On n'a pas fait de débat sur le fond. On aura l'occasion dans la présidentielle commencer 18 mois avant.
Il faut il faut débattre. Les Français ont besoin qu'on débatte sur le fond. Laurent Jacobelli, cette dissolution, vous la présentez dans les prochaines semaines, dans les prochainement.
Mais oui, parce que nous nous préférons la démocratie, le pouvoir par le peuple à la démophobie, la peur du peuple. Or, il y a une démophobie euh qui s'est emparée de l'Assemblée nationale. Des députés ont peur du peuple parce qu'ils savent qu'ils sauteront si jamais ils retournent aux urnes et qu'ils sont prêts à tout pour défendre leur gamelles.
C'est peu glorieux face à l'histoire et je pense que leurs électeurs s'en souviendront. Merci Laurent Jacobelli. Merci beaucoup Richard Ramos. qu'on va accueillir un dernier plateau, salle des pas perdues.
Mais avant cela, un détour sur celui que vous avez vu marcher, courir presque près du Premier ministre. Clément Per, vous l'avez accompagné de l'Assemblée jusqu'à Matignon. Quelques mots mais en tout cas dans la communication, le Premier ministre voulait dire quelque chose.
Oui, séquence inattendue hein. Il a fait le le trajet à pied de l'Assemblée jusqu'à Matignon. Michel Barnier l'avait fait mais dans l'autre sens lorsqu'il avait été nommé premier ministre.
Il a marché d'un bon pas suivi par une troupe assez importante de journalistes dont votre serviteur un peu essoufflé. On a couru après Sébastien le Cornu. On a tendu les micros pour essayer bien sûr d'avoir sa réaction.
Alors il y a deux mots qu'il a répété, c'est au travail, au travail, au travail. Il s'est longtemps limité à ces deux mots. Et puis un moment en discutant avec un un confrère, il a dit qu'il essayait de reprendre ou de continuer sa vie. normal de citoyens et donc dit-il de marcher.
Il a dit qu'il aimait marcher et que ce n'était pas parce qu'il était premier ministre qu'il y renoncerait. En tout cas, il l'a fait pendant environ 1 km. Ensuite, il s'est engouffré ici à Matignon.
Sa sa mission se poursuit donc puisque la censure n'a pas été votée à 18 voix près. Maintenant l'attend la dure bataille du budget. Merci beaucoup à vous Clément Perot et merci à Vigiltron.
Virgile Tron qui vous accompagne à la caméra. De nouveaux invités. Alexis Corbière, bonjour. député écologiste et social de scène Saint-Nich, Charla Loncle, bonjour.
Députés UDR, ce sont c'est le groupe d'Éricotis ici à l'Assemblée de l'héros. Euh vous avez voté l'un comme l'autre, les censures, maison la censure de la gauche pour vous, les deux pour vous Charles à l'oncle. Les deux absolument, mais vous n'avez certainement pas les mêmes avis.
Tout d'abord 271 voix, il en manquait 18. Alexis Corbière, vous le saviez que Sébastien Lecornu allait certainement être maintenu à Matignon. 18, c'est plus qu'attendu.
Quelle est votre analyse sur ce scrutin ? Non, 18, c'est très très serré, avons-le. Euh, ça aurait pu être un peu plus euh un peu plus serré, du moins.
Bon, mais euh il y a un trouble indiscutable et euh il y a des députés socialistes, des députés LR sans doute qui ont voté la censure. C'est dire combien il y a un malaise aussi de la part de de formation politique qui ne voulait pas de la censure. Avouons les choses, notre pays reste en crise profondément.
Qu'est-ce qui a motivé mon choix ? C'est que le corpsu 2, le cornu 3, le cornu 4, tout ça est la manifestation du maintien coûte que coûte d'Emmanuel Macron, du pouvoir. Il se l' accaparé, il ne veut rien lâcher.
Les élections ont lieu, il est battu, il reste en place. Et ça pour le républicain que je suis, ça n'est pas acceptable. Deuxièmement, et j'arrête là, le le budget qui vient en plus risque et on va en parler de même pas être l'occasion de se bouger sur les retraites.
Donc je pense qu'il faut faire simple, il faut que ça change, on censure et un autre gouvernement était possible. Et vous, puisque vous représentez, vous êtes un représentant du groupe d'Éric Siotti, est-ce que vous êtes exactement sur la même ligne de Marine Le Pen ? C'est-à-dire que maintenant vous voterez toute censure possible dans les prochains jours, dans les prochaines semaines.
Je pense que ce vote témoigne une forme d'escroquerie de la représentation nationale qui ne représente plus personne. On a 2 ti3 des Français qui attendaient une une dissolution. On a près des tris/4 des Français qui attendent une démission d'Emmanuel Macron et on a et c'est pas les sondages qui peuvent décider Charles Loncle.
C'est pas les sondages mais je pense qu'il est bon d'écouter le peuple et dans un moment de crise aussi important où on a vu encore en septembre qu'on avait battu le record de défaillance d'entreprise depuis la crise de 2008. Je vais vous passer aussi tous les autres indicateurs qui sont au rouge sur des points de de régalien, des points économiques, des points financiers. Je pense que les Français attendent d'être enfin respecté, d'être considérés, qu'on débloque cette situation à l'Assemblée nationale.
Moi, je voudrais avoir une pensée pour mes anciens collègues LR qui m'ont beaucoup déçu aujourd'hui. Il y a qu'une seule il y a qu'une seule députée qui a voté pour la censure. Ils étaient tous aux abonnés à notre censure.
D'accord. Mais notre censure on n'avac chance de passer. Donc c'est un acte parfaitement hypocrite.
Il y en a qu'une seule qui a eu ce courage là et je ne les comprends pas parce que pendant des années, il refusion il refusait l'Union des droites au nom de la réforme des retraites. Nous expliquer que il ne pouvait pas se mettre d'accord avec le Rassemblement national uniquement pour cette question. Et là, il se précipite dans les bras du Parti socialiste pour la suspension de la réforme des retraites et un parti qui est en désaccord sur tous les points.
Je comprends pas l'attitude des LR et je pense que demain s'il a le son, ils disparaîtront. Et on précise bien que les députés LR n'avaient pas tous soutenu cette réforme des retraites. C'est bien ce qui avait causé une grosse une immense majorité refusé l'union avec le Rassembl national au nom de cette réforme des retraites qu'ils sont en train de s'aborder.
Ils sont en désaccord surtout avec le PS et pourtant ils les soutiennent. Alexis Corbière, vous aviez parlé justement de ce qu'on appelle un bouger. Voilà, c'est un langage un peu une expression de l'économiste Gabriel Zuckman.
Alors sur cette suspension de la réforme des retraites, est-ce que malgré tout vous n'y voyez pas une petite main tendue de la part d'Emmanuel Macron ? On voit bien que au début, il était très réticent à l'idée de changer quoi que ce soit sur cette réforme des retraites et puis là en fait on voit bien que Sébastien Lecornu a dit "On est obligé de le faire pour tendre la main au socialiste." Oui, mais c'est l'histoire que dans un baril de goudron, il y a il peut y avoir une cuillère de miel.
C'est très bon le miel. Reste quand même que c'est un baril de goudron. Mais je veux pas minimiser le fait que pour des millions de salariés et là quelques centaines de milles le fait queon travaille moins longtemps peut-être de 3 ou 6 mois ça n'est pas rien quand Gabriel Zucman qui est très dubitatif et critique un peu ce qu'a fait Gabri Sébastien Lecornu il dit tout de même qu'il y a un bouger qu'il faut pas mépriser mais moi là où je suis plus que sceptique j'utilise des termes un peu éphémisés c'est que je l'ai dit dans le débat budgétaire pour que ce bouger existe, il faudra fa que ce soit un amendement dans le cadre du projet de loi de finance sécurité sociale ce qui signifie qu'il faudra que le projet de loi de sécurité sociale soit adopté.
Donc vous voyez c'est quand même une logique où vous mettez les doigts puis il y a tout la main qui passe tout le bras. Et moi, je ne crois pas qu'au terme de nos débats, ce projet de loi de finance soit votable par un homme comme moi. Euh je ne crois pas que le budget soit votable par un homme comme moi.
Donc, on risque de se retrouver avec euh euh certes un bouget que je veux pas mépriser, qui est réel, qui est substantiel, peu important, mais qui pour qu'il puisse réellement cette suspension existe, faudrait voter toutes les les choses très négatives qu'il y a dans ce budget, l'augmentation des médicaments, enfin toute une série de choses intolérables. Est-ce que vous Charles Longue vous pensez également que cette suspension de la réforme des retraites puisse disparaître au gré de la navette parlementaire, la commission mixte paritaire ou alors d'un de d'un budget adopté par ordonnance ? Vous pensez qu'à la fin elle restera ou pas ?
Je pense que les socialistes sont en train de se faire avoir. Euh, je pense surtout ce que je déplore, c'est que dans la présentation de la copie budgétaire de Sébastien Lecornu, alors qu'on est le pays le plus fiscalisé, le pays où on a le plus de dépenses publiques par rapport au PIB, c'est un nouveau budget qui augmente de 19 milliards la charge fiscale et de 28 milliards la dépense publique pour l'année prochaine. Donc à nouveau, je pense à mes collègues galères parce que moi je suis issu de ce parti.
J'ai été président des jeunes Alex Sarkozi, vice-président des jeunes républicains. Je ne comprends pas comment ces députés LR peuvent cautionner un budget socialiste. J'entends monsieur Corbier qui explique qu'il y a des budgets, des bouge elles sont parfois sur les contributions sur les hauts revenus.
Elles sont pour les entreprises, les 440 plus grandes entreprises françaises. À la fin, quand on regarde le budget en détail de monsieur le cornu, même si il reste affiné, on voit que il matraque la France populaire, la France qui travaille, les retraités. On a un gel des pensions de retraite, on a un gel de l'impôt sur le du barême de l'impôt sur le revenu, on a une taxation aussi des revenus d'étudiants qui vivraient chez leurs parents.
On a une taxation aussi des tickets restaurants, autant de marqueurs en fait qui pénalisent la France qui travaille et c'est insupportable. On est dans un pays où le travail paye beaucoup moins qu'auprès de nos concurrents européens. Et pourtant, on a aujourd'hui des députés LR, on a des députés Macronil qui se disent plutôt libéraux qui sont prêts à tous céder à un parti le Parti socialiste qui a fait moins de 2 % à l'élection présidentielle pour uniquement sauver leur siège.
Alors on va faire un détour par la salle des quatre colonnes puisque Stéphanie Despierre vous suivez avec nous depuis ce matin ces deux motions de censure et Sébastien Lecornu est donc maintenu aujourd'hui à Matignon. Stéphanie ? Oui maintenu à Matignon.
Mais pour combien de temps ? parce que les discussions budgétaires s'annoncent très difficiles. En rentrant, Rut Varen tout à l'heure, le premier ministre a déclaré qu'il était au travail et qu'il était satisfait que les débats puisse commencer puisque les débats commencent en commission des finances lundi, puis ce sera dans l'hémicycle le 24 octobre.
Vous l'avez compris, comme il n'y aura pas de 493, la discussion s'annonce longue. La gauche veut largement modifier ce budget qui ne leur convient pas, mais les socialistes ont dit "C'est parfait, on on a la suspension de la réforme des retraites, mais il y a d'autres choses qui nous conviennent pas du côté du camp du bloc central et des républicains. On va aussi prendre garde à ce que la dette ne s'envole pas et que les dépenses ne filent pas trop.
Je vous rappelle que le Parlement a 70 jours pour s'exprimer sur ce budget, pour le voter si ce n'est pas le cas. Le gouvernement a d'autres outils en main. Il y a de il peut par exemple utiliser des ordonnances.
Il peut faire comme la l'année dernière et faire voter une loi spécial qui permet d'avoir un budget à minima et qui permet en tout cas d'avoir un budget ça c'est impératif au 31 décembre de l'année. Merci beaucoup Stéphanie Despierres. On voit donc que voilà le gros du travail va commencer à l'assemblée.
Alexis Corbière le premier ministre dit un peu et ben maintenant débrouillez-vous. C'est à vous de faire de la démonstration où sont les majorités. S'il y a une demande de plus de justice fiscale, à vous de trouver une majorité pour faire adopter des amendements.
C'est vrai qu'on a pas connu un budget 1493 depuis longtemps. Est-ce que ça vous pensez que ça peut effectivement corriger la copie budgétaire ? Ouais.
Faut-il qu'il y ait un avachissement de notre vie démocratique pour trouver comme une avancée un Premier ministre qui dit "C'est le parlement qui va discuter quand même." Je veux, on a banalisé, c'est pas bien euh le caractère autoritaire de nos institutions. Donc moi, je suis pas, je veux dire, je me mets pas à sauter en l'air quand un premier ministre, par ailleurs, un premier ministre de circonstan à des députés élus, "Vous pour discuter." Bah, c'est la moindre des choses.
Donc ça, c'est la moindre des choses. Mais on voit que c'était pas le cas les années précédentes. Il y a beaucoup de députés qui nous disent "Mais pourquoi il est là monsieur le cornu ?
Je dois pas lui manquer de respect. C'est un homme plutôt en plus agréable mais il est là parce que le président de la République l'a nommé. Lui n'est pas légitime pour être là.
C'est quand même un sujet de fond. Donc après il va y avoir de toute façon moi je vais continuer à mener la bagarre dans le cadre du débat budgétaire. Oui, on va voir ce qui va se passer parce que ça va être pas simple parce on vote la même chose tous les deux mais monsieur qui qui le collègue qui qui est allié avec le RN, lui est en total désaccord sur la vision que j'ai moi de la réforme des retraites.
Vous pensez qu'il faudrait surtout ne pas toucher à la réforme des retraites alors que moi je pense qu'il faut l'abroger. Donc on ce que je veux dire c'est que là ça va pas être simple et c'est le désaccordé avec l'Assemblée elle est divisée en trois et que personne n'a vraiment de majorité pour imposer ces sujets. Bah on va voir on va voir on va façon il y a des choses à mon avis qui vont passer le débat budgétaire qui est notamment l'arrêt de l'abattement pour les retraités de 10 % parce que c'est scandaleux que ce soit eux qui prennent.
Nous on va profiter du débat par 2000 €. Euh c'est enfin je veux dire c'est quand même scandaleux le débat qu'on a voulu poser à la taxe duman qu'on va poser au cours du débat euh qui aura lieu et qui va être une question qui va être posée notamment au bloc Rassemblement national et UDR. Êtes-vous pour au compte une fiscalité qui permet à ce que ceux qui ont, je dis bien pas les riches parce que ça les riches des fois on parle de 1400 personnes très très très riches que personne ne connaiss déjà dit non à la taxe.
Voà donc là il y a un sujet c'estàd qu'on va voir ça peut être il peut y avoir une vertu par ailleurs à ça que d'un certain point de vue les postures tombent et on va voir la réalité des uns et des autres. Et est-ce que Charla Longue, vous pensez qu'on va voir aussi peut-être des différences d'appréciation entre le Rassemblement national de Marine Le Pen et Éric Siotti et vos députés ? Vous vous êtes favorable à la réforme des retraites quand le Rassemblement national y était profondément défavorable ? sur sa cette question économique, il y a quand même des grosses différences entre un Éric Setier et une Marine Le Pen.
Alors, ces différences ont été souvent caricaturé notamment par nos collègues des républicains qui expliquaient que le Rassemblement national était pour la retraite à 60 ans, ce qui est parfaitement faux et ça a été démontré lors de des dernières élections législatives. Moi ce que je regrette, eu nous expliquent quand même qu'ils sont absolument contre la réforme à 64 ans, qu'ils veulent revenir à 60 ans pour les carrières longues mais avec 42 annuités. Ce qui fait que quand vous commencez à travailler à 24 ans, en fait, vous partez à la retraite à à 60 à 66 ans.
Donc toutes les caricatures qu'on peut entendre de la part de mes anciens collègues des Républicains qui expliquent que le RN est favorable à une retraite pour tous à 60 ans n'est que pur mensonge. Ce que vous expliquez est assez intéressant au fond. Effectivement, dans cette assemblée nationale aussi morcelée qui ne dispose pas de majorité, sera très compliqué de voter un budget.
Ce sera très compliqué d'entendre les Français qui réclament aux 23 une baisse massive d'impôts, qui réclament quasiment au 3/4 une nécessaire réduction notamment dans les mauvaises dépenses publiques et qui attendent simplement qu'on redonne un peu plus de sens à la valeur travail. Nous, on milite pour ça, mais dans l'état actuel de l'Assemblée nationale, ce sera impossible à trouver. Donc le résultat de ces deux motions de censure qui sont avortées malheureusement, c'est qu'on ne redonne pas la parole au peuple et que probablement dans plusieurs semaines ou plusieurs mois, il faudra en revenir nécessairement à un scrutin parce que dans l'état actuel avec un bloc aussi morcelé, rien de bon ne sortira de cette assemblée nationale.
Et justement Alexis Corbière, les socialistes ont dit attention surcis qu'on donne au premier ministre, on peut très bien censurer pour le budget. Est-ce que vous motez pouvoir les convaincre de censurer d'ici la fin des débats budgétaires ? sans doute, je pense qu'ils y viendront et je réagis à ce qu' dit qui est assez vrai.
Il va y avoir de nouvelles éces électorales, faut pas être peuplophobe, faut pas avoir peur de ça. Par contre, par contre l'homme de gauche que je suis dit il faut rester uni, il faut rester que la gauche et les écologistes ne se fracturent pas sur ce désaccord stratégique parce que sinon c'est nos pires adversaires qui sont emportés. Merci Alexis Corbè, merci Charla Longue.
Je tiens en un mot à remercier toutes nos équipes, les cadreurs Stéphanie Despierres, Clément Perot, la régie, la technique, Pauline Astolfi pour tous ces plateaux. Merci beaucoup à tous, toutes les équipes d'CP mobilisé sur l'antenne de la TNT Canal 8, sur les réseaux sociaux. Restez évidemment connectés sur LCP puisqu'on vous donne toutes les informations sur l'Assemblée et c'est à l'Assemblée, ça se passe en ce moment et donc c'est sur LCP.
Bonne journée à tous. Merci. [Musique] En 1940, c'est à des milliers de kilomètres de son pays natal que vit Léon Trotski.
Il fut l'un des hommes les plus puissants de la révolution russe avant de devenir un paria dans son propre pays. Chassé de Russie puis d'Europe par Staline, il a trouvé refuge au Mexique, l'unique pays au monde ayant offert l'asile politique à ce célèbre Patride. après notre documentaire.
Sébastien Lecornu