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Podcast / conversationSUDRADIO· 28 juillet 2026 19 minComplaisantActualité / polémiqueEnvironnement & énergieSécurité

Incendies : évacuer avant le danger est-il devenu indispensable ?

Au micro : Judith BelairSource d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:59OuverteRéponse partielle

    Vous n'avez eu aucune instruction. Pourquoi ?

  • 2:13OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce qui s'est passé à votre avis, Béatrice ?

  • 8:04OuverteRéponse directe

    Jusqu'où il faut aller dans ce principe de précaution ?

  • 14:39OuverteRéponse directe

    Faites-nous un point sur cette situation et sur ces animaux que vous avez pu recueillir.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:27PrésentateurFait
    « Dans un contexte où les incendies se multiplient chaque année, les évacuations préventives tendent à devenir la règle. »
  • 5:43InvitéChiffre
    « On a eu plus de 200 000 personnes qui ont été déplacées, des touristes, mais aussi des résidents. »
  • 10:23PrésentateurChiffre
    « 42 000 hectares brûlés en Gironde quand même, 240 habitations brûlées, 220 000 personnes évacuées. »
  • 11:28InvitéChiffre
    « La température sur place est de 38 à 40 degrés. »

Temps de parole

  • Invité38 %
  • Présentateur28 %
  • Invité 29 %
  • Invité 37 %
  • Invité 46 %
  • Invité 55 %
  • Invité 63 %
  • Invité 72 %

3,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Près de 4000 vacanciers ont été évacués, on en a parlé ce mardi, de plusieurs campings de Lacanau en Gironde, une décision prise par les autorités en raison de l'incendie qui s'est déclaré à Somos. Mais alors aussi de la nouvelle vague de chaleur qui arrive, qui s'installe, des conditions météo qui sont particulièrement propices à une propagation rapide des flammes justement. Si les campings n'étaient pas directement menacés au moment de l'évacuation, le principe de précaution, et oui, oui, a prévalu. C'est important pour éviter tout risque. Dans un contexte où les incendies se multiplient chaque année, les évacuations préventives tendent à devenir la règle.

Alors selon vous, chers auditeurs de Sud Radio, vous savez que vous pouvez aller commenter évidemment sur notre chaîne YouTube, et puis n'hésitez pas à nous appeler au 0800 26 300 300. Selon vous, chers auditeurs, est-ce qu'évacuer avant le danger, c'est devenu indispensable ? C'est la question qu'on vous pose. 0800 26 300 300, on part au standard puisque nous avons des témoignages de nos auditeurs. On commence avec Béatrice qui nous appelle de Le Porge. Bonjour Béatrice. Oui, bonsoir. Bonsoir. Alors vous Béatrice, en fait, vous n'avez eu aucune instruction. L'incendie, il a commencé mercredi chez vous. Il n'y a pas eu d'instruction de la mairie, pas de plan communal.

Et c'est votre fils qui vous a réveillé, qui vous a un peu sauvé, j'ai envie de dire.

1:13
Invité

Oui, c'est notre fils qui nous a sauvé la vie puisque moi je suis rentrée de déplacement le jeudi parce que je voyais qu'il y avait des feux sur Le Porge. Mais je pensais que c'était quand même relativement maîtrisé. Et puis c'est vrai que sur les coups de 22h, je voyais quand même le ciel très orange. J'étais quand même assez proche. Pas d'appel de la mairie, rien du tout. Ensuite, je suis ressortie à 23h10. J'étais encore de plus en plus lumineux et proche de la maison. Et à 1h10 du matin, mon fils m'a réveillée parce que je m'étais assoupie pour me dire « Maman, j'entends des explosions, je me suis levée.

» Là, quand on a ouvert la porte-fenêtre, il n'y avait plus personne au PC de sécurité parce qu'on habite juste en face de la salle des fêtes. C'est fou ça quand même. Plus les gens qui étaient évacués n'étaient plus dans la salle des fêtes. Et là, je regarde, les flammes étaient à 200 mètres de la maison. Mon fils ne nous aurait pas réveillés. La suite aurait été tragique.

2:13
Présentateur

Mais comment ça se fait ? Pardon, mais comment ça se fait ? Vous êtes en face en plus. Qu'est-ce qui s'est passé à votre avis, Béatrice ?

2:19
Invité

Personne n'est venu s'aider à la maison. J'ai mon téléphone. Je pensais qu'on allait avoir une alerte. Oui, parce que normalement, il y a des alertes assez fortes. Voilà, je pense que maintenant, les antennes GSN peuvent savoir tous les téléphones qui bornent. Moi, mon téléphone, bien entendu, est activé au niveau des alertes. On avait trois téléphones portables à la maison. Il n'y en a pas un qui a sonné. C'est tragique. Et dans la rue, personne n'a sonné. Il y avait encore l'électricité. Personne n'a sonné. On pourrait nous dire, réveillez-vous, il faut se sauver.

2:51
Présentateur

Bon, écoutez, on est vraiment désolés pour vous. Béatrice, comment vous allez là aujourd'hui ?

2:56
Invité

Ça va, mais écologiquement, c'est compliqué. Là, j'entends qu'il y a encore des feux sur le porche, mais on a des informations par la télévision. On n'a aucune information de la mairie. On ne sait pas où on va. Qu'est-ce qu'on fait demain ? Qu'est-ce qu'on fait après-demain ? On ne sait pas.

3:15
Présentateur

On a parlé des assurances tout à l'heure. Il y a plein d'assurances qui prennent en charge les sinistrés, les déplacés, qui payent des hôtels, qui payent des apparts et tout. N'hésitez surtout pas à vous rapprocher de votre assurance, Béatrice. Oui, on l'a fait ce matin. On vous souhaite vraiment bien du courage. On vous remercie pour votre témoignage. Merci beaucoup, Béatrice. Vous nous appelez de le porche. Vous avez été déplacé de le porche par vos propres moyens, du coup, en Gironde. On continue avec Frédéric, qui nous appelle de Saint-Aubin-de-Médoc. Bonsoir, Frédéric.

3:40
Invité

Bonjour, tout le monde.

3:41
Présentateur

Bonjour. Vous êtes en Gironde aussi. Voilà.

3:43
Invité

J'ai beaucoup plus de chance que Mme Béatrice, juste avant moi. Parce qu'à Saint-Aubin-de-Médoc, on était chez les amis, nos voisins, en train de prendre l'apéro. Et on a eu des appels de nos amis. On a vu à la TV ou à la radio, je ne sais plus, que Saint-Aubin, vous allez être évacué. Ah bon ? Bon, on n'avait rien reçu. Mais on n'a pas attendu de recevoir quoi que ce soit. Et on s'est dit, bon, ben, on part. On va à Villeneuve, chez ma mère. Villeneuve d'Ornon, qui est une commune du sud de la métropole de Bordeaux, Saint-Aubin-de-Médoc, plutôt au nord, et dans la ligne du feu qui venait de Somos. Et en descendant vers le sud, je m'éloignais considérablement du feu.

Et en fait, ma femme, qui est quand même beaucoup plus geek que moi, parce que bonjour, je lui fais confiance pour ça, mais pas pour autre chose, bien sûr. Bon, allez-y, allez-y, là. Elle m'a dit, elle m'a dit, tu sais, en principe, un peu comme disait Mme Béatrice juste avant, les téléphones sont repérés et ils envoient des messages au téléphone, donc ils voient le repérage. Et nous, comme on avait quitté Saint-Aubin, je pense que c'est les avertissements que M. le maire, comme M. Christophe Duprat a envoyés, on ne les a pas reçus parce qu'on était déjà en route pour Vietnam.

5:00
Présentateur

En tout cas, merci de votre témoignage, Frédéric. Oui, allez-y.

5:03
Invité

Et de ce côté-là, M. Duprat travaille très bien, apparemment. Il y a des comptes rendus régulièrement pour nous tenir au courant et nous faire des choses comme ça. Donc vraiment, vraiment, c'est parfait.

5:19
Présentateur

Eh bien, écoutez, on vous remercie beaucoup de votre témoignage et on vous souhaite bien du courage en espérant que tout se passe bien pour vous à Saint-Aubin-de-Médoc-en-Gironde. Alors, justement, notre président évoque ce soutien. Il apporte son soutien aux personnes déplacées.

5:33
Invité

Je veux également avoir un mot pour dire le soutien, la solidarité de la nation pour celles et ceux qui sont déplacés, qui depuis plusieurs jours sont sur des lits picots, dans des gymnases, qui vivent, je le sais, dans l'angoisse, dans la peur. On a eu plus de 200 000 personnes qui ont été déplacées, des touristes, mais aussi des résidents, dont on a pris soin. Ce sont des vies qu'on a sauvées, mais évidemment dans des conditions très difficiles. Donc, on va tout faire pour qu'ils puissent, dans les meilleurs délais, mais en toute sécurité, revenir chez eux.

6:04
Présentateur

Quand on écoute Emmanuel Macron, Madi Saïdi, on se dit qu'il y a une vraie solidarité globale. On en parle depuis tout à l'heure dans le pays, effectivement. Et puis, on se dit que ces évacuations préventives, elles sont absolument incontournables. Désormais, on ne peut plus faire sans.

6:16
Invité

Elles sont incontournables, elles sont nécessaires. Aujourd'hui, il faut le faire d'abord pour sauver des vies, parce que les incendies, on peut les éteindre et comme on l'a vu, ils se ravivent après. Surtout qu'ils sont sous terre, c'est ça qui est impressionnant. Absolument, ça explose carrément. Donc, pour sauver des vies, il faut le faire. Donc, il faut, et puis ce principe de précaution, en fait, il s'impose. On n'a pas le choix. Et aussi, je pense que c'est important aussi pour faciliter le travail des pompiers. C'est plus facile pour eux d'aller gagner du terrain, aller éteindre le feu en sachant qu'il n'y a plus personne sur le terrain. C'est important.

Alors, c'est vrai que c'est difficile pour les gens, parfois, de comprendre, mais c'est encore très loin, mais le feu, ça va très vite aussi. Aujourd'hui, à 14h, ça peut être très bien. Et puis, à 16h, ça a tout changé. Donc, effectivement, il va falloir s'habituer à ça, à une juste application du principe de précaution. Et à chaque fois, quand on s'écrit des sonariques, il faut évacuer les gens avant que le feu n'arrive. Bien sûr.

7:07
Présentateur

Bruno Pommard, vous disiez tout à l'heure, hors antenne, je vais le répéter aux auditeurs, qu'effectivement, de toute façon, on n'appliquait pas ce principe de précaution et qu'il y avait des gens qui décédaient. Ça serait encore pire. Enfin, c'est catastrophique, en fait. On est obligé de faire ça aujourd'hui.

7:18
Invité

Mais totalement. Alors, déjà, qu'on critique, évidemment, l'État, les services de l'État. Bon, je veux bien qu'on critique l'État. C'est le truc le plus facile à faire. Mais quand on sait, quand même, qu'on a réussi à évacuer plus de 200 000 personnes, vous vous rendez compte un peu ce que c'est ? Les relogés, même si c'est de façon un peu archaïque. Mais, enfin, je veux dire, ces gens sont en sécurité. Je pense que les élus... Alors, j'étais un peu étonné, d'ailleurs, des interventions de nos deux auditeurs, en disant qu'ils n'ont pas été informés, etc.

Normalement, dans ce fameux plan communal de prévention, moi, je l'ai fait dans mon petit village, on met en place tout un tas d'actions à mener, évidemment, pour venir en aide quand il y a une catastrophe. On est au service des services de l'État et du SDIS, service d'information, de défense, des secours, les SDIS. Et avec eux, on travaille sur la façon d'évacuer, ce qu'on doit faire, si nous, élus, on doit aller informer nos habitants, etc.

8:04
Présentateur

Puisqu'on est avec Guillaume Millet, qui est secrétaire fédéral CFDT du SDIS 33. Guillaume, vous êtes encore avec nous ? Oui. Oui. Alors, justement, jusqu'où il faut aller dans ce principe de précaution ?

8:18
Invité

Jusqu'au bout. Jusqu'au bout, en fait. Ce qui a été fait, en fait, en Gironde, on peut... Je suis un peu comme votre interlocuteur, on ne peut pas tout le temps taper sur tout le monde, on sait qu'on fait quelque chose. Aujourd'hui, on peut se féliciter d'avoir déplacé 225 000 personnes, quasiment. Pas toujours de façon fluide, parce que quand on commence à évacuer des villes de 10 000 habitants, nécessairement, automatiquement, ça crée quelques embouteillages. Mais, en fait, le feu n'était pas encore là. On est sur de la prévention.

Est-ce qu'il vaut mieux qu'on laisse les gens chez eux et qu'on évacue tous au dernier moment et qu'on mette 50 000 personnes sur des routes et qu'ils se retrouvent piégés par les flammes, comme on a pu le voir au Portugal en 2017 ? Non, ce serait dramatique. Donc, en fait, aujourd'hui, il faut juste saluer la réponse qui a été apportée pour ces évacuations, pour ces incendies. Voilà, je pense que c'est la bonne solution. Maintenant, effectivement, tout ça, toutes ces évacuations, ça pèse énormément sur les collectivités locales qui doivent accueillir des milliers de réfugiés, on va dire. Ce sont des réfugiés climatiques de vacances, mais ce sont des réfugiés climatiques quand même.

Les collectivités locales, elles ouvrent leur salle de sport, elles ouvrent leur salle des fêtes pour pouvoir loger des évacués, pour pouvoir même loger des pompiers. Et en fait, ce qu'il faut surtout, c'est ne pas oublier l'effort qui est fait par les collectivités locales et territoriales, parce que des adultes y participent au financement du SDIF à hauteur quasiment de 50%. Et en plus de ça, tout ce qui se passe aujourd'hui sur le territoire quand il y a des grands feux, c'est les départements et les collectivités locales bien souvent qui emportent la charge avec des emplacements parfois de l'État.

10:18
Présentateur

Merci beaucoup pour votre témoignage, je vais être obligée de vous couper parce qu'on va faire un point justement sur la situation. Moi je donne quelques chiffres, 42 000 hectares brûlés en Gironde quand même, 240 habitations brûlées, 220 000 personnes évacuées, c'est absolument incroyable, c'est du jamais vu, j'ai presque envie de dire. En tout cas, presque jamais. Et d'ailleurs, on va faire un point là-dessus avec Quentin Saunier, on vous écoute Quentin.

10:38
Invité

Oui Judith, le feu continue de ravager actuellement la Gironde, les Landes et le Var où le feu n'est toujours pas fixé. En Gironde, la zone la plus touchée, 42 000 hectares comme vous le disiez, ont brûlé. Le brasier est toujours situé au nord du bassin d'Arcachon sur les villes de Lèche-Cap-Feret et du Porges. La préfète de Gironde, Sophie Brocas, a tenu un point presse à 18h. Je vous propose de l'écouter. On a eu aujourd'hui 14 reprises de feu, c'est très important, sur des zones qui avaient déjà été parcourues par le feu. Il y a un nouveau feu au BARP qui est en cours de traitement. Et puis, nous avons un pompier blessé en plus aujourd'hui, ce qui porte le nombre à 110.

Des reprises du notamment au vent qui souffle environ à 40 km heure et à la canicule qui touche de nouveau la zone. La température sur place est de 38 à 40 degrés. Pour rappel, des évacuations ont été menées dans 23 communes. Le front de flammes se rapproche petit à petit de Bordeaux. Il est à 15 km de la métropole, à Martignas-sur-Jal et Saint-Jean-d'Illac. Au total, ce sont plus de 222 000 évacuations qui ont été menées en Gironde. Plus de 200 maisons détruites et toujours 3 000 pompiers sont mobilisés. Dans ces moments difficiles, Sud Radio continue de vous soutenir et de vous donner la parole.

Que vous soyez sinistré, pompier ou mobilisé aux côtés des soldats du feu, on vous ouvre le micro pour témoigner au 0826 300 300.

11:59
Présentateur

N'oubliez pas ce numéro. Merci beaucoup, Quentin. Sonia 0826 300 300. Vous pouvez aussi commenter sur notre chaîne YouTube. Vous le savez, Sud Radio, c'est votre radio. C'est la radio du Parlons Vrai. Vous restez avec nous parce qu'on a encore quelques petites choses qui se passent pendant la demi-heure qui suit avant de retrouver Patrick Roger pour la suite de cette édition spéciale. A tout de suite.

12:18
Invité

17h20, les vraies voix Sud Radio.

12:21
Locuteur non identifié

Sud Radio.

12:22
Invité

Qu'est-ce qui vous fait aimer le camping ? C'est qu'avec vos matelas jumelables, vous dormez dans un lit double sans avoir l'impression de faire chambre à part ? Uniquement cette semaine, Décathlon vous fait profiter de moins 40% sur le deuxième matelas une personne à 29,99 euros. Au lieu de 49,99 euros. C'est ça le sport a pris juste. Sud Radio à Bordeaux, 106 FM et en DAB+.

12:48
Locuteur non identifié

Sud Radio. Carrefour.

12:50
Invité

Profitez de 60% de remise immédiate sur la deuxième bouteille de 2 litres Oasis. Oui, 60% de remise immédiate. Et c'est valable sur Oasis Tropical et Oasis Pomme Cassis Framboise. Essayez jusqu'au 2 août chez Carrefour, Carrefour Market & Or Drive et sur votre appli Carrefour. Carrefour, on a tous droit au meilleur. Panachage possible, la remise s'applique sur le moins cher. Détail sur carrefour.fr. Pour votre santé, limitez les aliments gras, salés et sucrés. Moi j'aime bien parler avec ma mère en voiture mais elle est toujours au téléphone. Mon père il a un kit main libre mais du coup tout le monde entend ce qu'il dit.

Moi le mien l'autre jour, il s'énervait avec un client au téléphone et il est passé à ça d'un cycliste. Et si nous transmettions la bonne attitude au volant, téléphoné et dangereux même avec un kit main libre. Assurance Prévention une association de France Assureur. Les Vraies Voix Sud Radio 17h-19h Judith Belair

13:39
Présentateur

Vous êtes bien sur Sud Radio, merci de nous avoir choisis. Un petit rappel de vos Vraies Voix du soir parce que vous le savez, c'est les Vraies Voix de l'été. Vous êtes avec Bruno Pommard qui est enceint membre du RAID et puis Madi Saïdi, directrice conseil en communication d'influence. Est-ce que tout va bien à bord ?

13:52
Invité

Vous avez su trouver les très bons chroniqueurs aujourd'hui, c'est tout.

13:57
Présentateur

Ah bah oui, vous êtes merveilleux. Allez, je vous fais un petit rappel quand même chers amis. En Sud Radio soutient la protection civile et son appel aux dons pour les feux de forêt du sud-ouest. 300 volontaires sur place pour aider à évacuer la population, accueillir les sinistrés, gérer les centres d'hébergement, accompagner les plus vulnérables. Et oui, vous pouvez donner vos dons sur Protection. Donnez vos dons, c'est logique en même temps. tiré civil.com. Allez, c'est parti. .org, pardon. C'est parti pour le coup de fil de l'été.

14:22
Invité

Les vraies voix Sud Radio.

14:26
Présentateur

0826 300 300, vous pouvez toujours réagir à ce que vous entendez à l'antenne de Sud Radio. On part. Allô Patrick ? Marc ? Vous vous entendez déjà ? Avant que je finisse ma phrase, donc je vous garde avec moi. Patrick, vous êtes responsable du parc animalier Sud Gironde et l'Andiras, responsable de la brigade de secours de la faune sauvage. Il y a beaucoup d'associations qui se mobilisent justement pour sauver les animaux et les sauvages des flammes. Faites-nous un point sur cette situation et sur ces animaux que vous avez pu recueillir, on imagine, ou je ne sais pas comment vous faites, mais on a envie d'avoir les infos.

14:56
Invité

D'accord.

14:57
Présentateur

On vous écoute, Patrick.

14:59
Invité

Oui, alors on m'écoute, excusez-moi. Bon, alors nous, on intervient effectivement sur la faune sauvage, mais pas que, parce qu'on est beaucoup intervenu sur les animaux domestiques et de rente, des gens qui ont été évacués, parce que c'était la première chose. Cette année, comparée à 2022, parce qu'on a connu le feu de 2022 qui était appelé le feu de l'Envira, c'est donné qu'on est sur place, mais ce feu-là, il a une intensité qui est énorme, qui est très importante et une rapidité aussi qui fait que, pour le moment, on n'a pas pu super, beaucoup intervenir sur la faune sauvage.

On commence à faire depuis quelques jours, il y a les animaux qui sortent du bois et, alors comme d'habitude, beaucoup d'animaux aéthanasiés, malheureusement, mais on arrive quand même à sortir des animaux. Vous voyez, parce que le problème des brûlures, c'est que ça fait des traces importantes. On a récupéré un chevreuil il y a quelques heures, là, mais en fait, ces pattes, on va dire, les ongles et le début des pattes étaient carrément fondus, pratiquement. Ils marchent dans les braises, il y a beaucoup de braises, etc.

Il faut savoir que c'est un feu d'une intensité incroyable et on va perdre énormément de biodiversité, de faune sauvage animalière, ainsi que tout ce qui est les arbres, la flore, etc. C'est une catastrophe.

16:14
Présentateur

Moi, je dis rarement mon opinion, je ne suis pas là pour ça, mais très sincèrement, ça me brise le cœur, Madi Seydi. Je pense que moi, ce qui me brise le plus le cœur, c'est ça, en fait. C'est tous ces animaux, cette faune.

16:26
Invité

Madi Seydi, excusez-moi Patrick, laissez la réponse. Oui, c'est atroce d'ailleurs, malheureusement, évidemment, on a des questions climatiques, donc on a toute cette faune qu'on ne retrouvera peut-être pas, mais surtout ces animaux, ces animaux qui font partie justement de notre patrimoine, de l'humanité, absolument. Et je trouve que c'est horrible parce que malheureusement, comme ça a été dit là tout de suite par l'auditeur, c'est que parfois, ils n'ont pas le choix, donc ils sont obligés d'être éthanasier et ça, je trouve ça atroce, vraiment, c'est horrible.

Et puis ensuite, à la différence des humains, évidemment, parce qu'ils sont dans des maisons localisées, etc., les animaux, ils sont dans leur propriété qui est la forêt et cette forêt est en train d'être totalement détruite. Oui, c'est terrible.

17:06
Présentateur

Patrick Meng, c'est ça, c'est ce qu'on se dit, c'est que finalement, on est en train de détruire leur monde, en fait.

17:11
Invité

Oui, oui, tout à fait. Alors, pour revenir un peu sur l'euthanasie, le problème, c'est que des animaux qui sont grandement brûlés, ils peuvent vivre encore quelques jours. C'est carrément, c'est vraiment une délivrance pour eux. Bien sûr, ça nous brise le cœur, mais on est obligé de le faire, on ne peut pas les garder dans cet état parce que ça peut durer longtemps. Et puis,

17:29
Présentateur

ils souffrent beaucoup.

17:31
Invité

Aujourd'hui, la problématique, c'est que les animaux qui sortent du bois, ils se confrontent à plein d'autres problèmes qui sont les problèmes des routes, qui sont les problèmes des grillages, etc. On retrouve des animaux qui ont été épargnés par le feu, mais qui vont être blessés par les routes, par les grillages, etc. Ça brise le cœur. Il n'y a pas de mots. Merde, ils ont réussi à sortir de là, mais en fait, ils vont se faire taper par une voiture.

17:59
Présentateur

J'ai une petite question pour vous, Patrick. S'il y a des gens dans votre région qui trouvent des animaux blessés, qu'ils soient d'ailleurs des animaux sauvages ou des animaux de compagnie, qu'est-ce qu'ils doivent faire ?

18:11
Invité

Alors, ils peuvent nous appeler. Il n'y a pas que nous, il y a plein d'assauts qui sont sur. Il y a One is a Poon, il y a Futur Assaut, il y a plein d'assauts qui sont sur l'affaire, mais de toute façon, il y a du boulot pour tout le monde au point où on en est. Donc nous, on peut nous appeler pour à peu près tous les animaux. On va gérer, on peut les transporter aussi. Mais attention toujours parce qu'un animal transporter un animal de la faune sauvage qui est blessé et qui peut être paniqué et tout, ça peut être très dangereux. Il ne faut pas faire n'importe quoi. Il ne faut pas faire n'importe quoi parce que les gens peuvent se blesser. Un chevreuil, c'est dangereux.

Un animal en plus qui est en panique et qui est tout d'un coup calme parce qu'il est stressé. Il va se retourner dans une voiture. Il va reprendre un peu des forces paniquées. Ça peut être super dangereux pour les conducteurs. Il faut vraiment faire attention. Ça ne se manipule pas comme un chat ou un chien.

19:01
Présentateur

Écoutez, merci beaucoup Patrick Meng. Merci pour votre engagement et pour votre témoignage. Je rappelle que vous êtes responsable du parc animalier Sud-Gironde à Landiras. Vous êtes responsable de la brigade de secours de la faune sauvage. On vous souhaite de tout cœur un maximum de courage parce que cette situation fait mal même à entendre. Vous restez avec nous pour l'info en plus.