En cas de victoire de la gauche, qui pourrait aller à Matignon ? - Carole Delga-C à Vous- 25/06/2024
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Bonsoir, très heureuse de vous retrouver. On est ensemble en direct jusqu'à 21h pour toute l'actualité de ce mardi 25 juin avec Émilie, Pierre, Patrick, Mohamed et Laura. Salut à tous les cinq. Bonsoir, Nézabeth. Émilie, votre choix de l'actu ce soir ? Dix jours après le viol de leur fille de 12 ans,
ses parents témoignent, selon eux, leur fille a vécu l'antisémitisme dans sa chair.
Un guet-apens antisémite. C'est ce que va nous expliquer l'avocat de cette jeune fille de 12 ans, Muriel Waknin-Melki, qui sera dans un instant sur notre plateau. Mohamed, notre story. C'était un feuilleton qui durait depuis 14 ans. Après cinq ans de prison, Julian Assange est libre. On a rencontré cet après-midi son avocat, Antoine V. A tout de suite, votre édito. Les caisses sont vides, se désode Jordan Bardella, en promettant de nouvelles dépenses et en se demandant pourquoi les caisses sont vides, où est passé l'argent. Eh bien, on va lui expliquer. Voilà, un édito sur le programme économique du Rassemblement National. On interrogera sur la dette.
Et le nouveau Front populaire, lui va-t-il endetter un peu plus la France ? C'est la question qu'on pose ce soir à la présidente PS de la région Occitanie. Bonsoir, Carole Delga. Bonsoir. Merci de votre présence ce soir, alors que vous avez soutenu cette alliance autour du nouveau Front populaire. Vous nous direz pourquoi ? Lorrain dans le 5 sur 5. Les habitants de la Vésubie en ont marre dans les Alpes. Ils ont encore été inondés. Et les ponts provisoires qui avaient été construits il y a 4 ans après le passage de la tempête Alex n'ont pas résisté. Oui, il en faudra des plus solides. Oui. Très vite.
Moi, je vous emmènerai sur les routes et les paysages qui font la légende de l'Amérique. Tout ça avec l'exposition que la fondation Henri Cartier-Bresson consacre à l'américain Stephen Shore.
Nos invités après 20h, un musicien de génie qui a composé un nombre incalculable de tubes pour Madonna, David Bowie, les Daft Punk. Il s'appelle Nye Rogers. Il sera en concert demain au Zénith accompagné d'une chanteuse française avec laquelle il a voulu chanter. Elle s'appelle Kimber Rose. Et ensemble, ils vont chanter pour la première fois une reprise de We Are Family, un des titres que Nyle Rogers a composé pour Sister Stage. Je ne dis pas de bêtises. Bon, ce n'est pas grave. On est mis en aide. Si, c'est ça.
Si, on me dit qu'on parlerait de Sister Stage.
Michel Simmons lui s'est mis en tête d'empêcher 6 personnalités de dormir. Tout ça pour prouver l'intérêt du sommeil. Ça s'appelle une démonstration par l'absurde. Et puis, on est ravis de recevoir deux champions de BMX Freestyle qui ont deux très bonnes chances de médailles au prochain JO. Ils s'appellent Laurie Perez et Anthony Jean-Jean. Voilà pour le programme. Le dîner préparé ce soir par Laurent André, le chef exécutif du Café de la Paix à Paris, là devant l'Opéra Garnier, au côté de Bertrand Chamorroac. Allez, allez, allez, allez, allez, vas-y, vas-y, vas-y, vas-y, vas-y, vas-y, vas-y, vas-y, on va regarder un débat des législatives.
Au menu du soir, on est à fond sur l'actu politique. Au menu du soir, chef. De la tomate, de la tomate, encore de la tomate, c'est la saison, on va se régaler. Et avec ça, on va accompagner une petite soupe, un peu de burrata, tout simple. Tout simple, mais très efficace. Simple, mais pas simpliste.
Parfait.
Bonne émission.
Eh bien, bonne deuxième mi-temps de débat à tous les deux. Merci. Et à tout à l'heure pour le dîner de 7 à vous. Tout de suite, l'édito de Patrick Cohen. Patrick, dans votre édito ce soir, vous voulez vraiment donner un coup de main à Jordan Bardella ? Oui, parce que le président et candidat Premier ministre du Rassemblement National semble un peu perdu dans les chiffres, tellement perdu qu'il n'en cite aucun, aucun dans le projet qu'il a dévoilé hier. 21 pages de mesure, aucun chiffre. Ces promesses ne coûtent rien, littéralement. Et d'ailleurs, ils renvoient leur faisabilité à un contrôle financier. Un audit des comptes de la nation sera engagé, avec une commission dite du bilan.
On a 3 100 milliards d'euros de dettes, on a un déficit abyssal. On va très certainement, effectivement, découvrir un certain nombre de sommes qui sont dues et qui sont cachées à droite à gauche.
Notre priorité, elle est totalement partagée, c'est de diminuer les dépenses publiques. Monsieur Macron les a portées au niveau record en Europe. Les Français ont le droit de savoir en transparence comment l'État dépense son argent, comment Emmanuel Macron a organisé par ailleurs la mise en quasi-faillite des comptes publics depuis 7 ans. Voilà, c'est très grave, mais on ne sait pas de combien le pays est en faillite. Mais il nous manque les chiffres. En réalité, tout est sur la table, la situation est parfaitement au clair. Parce que vous, vous avez les chiffres. Oui, non seulement je les ai, mais en les divulguant ce soir, j'ouvre un gisement d'économie considérable.
Ben oui, parce que plusieurs millions d'euros n'iront pas financer un audit rendu inutile par les publications de la Cour des Comptes, de l'INSEE, de l'OFCE et d'autres instituts dont je m'apprête à vous parler. Quelle est donc la situation ? Elle est préoccupante, dit la Cour des Comptes dans son dernier rapport public annuel paru en mars, avec des risques pour l'avenir. Mais la France n'est pas en faillite ou en quasi-faillite. Aucun économiste sérieux ni aucune agence de notation, malgré la dégradation de Standard & Poor's, ne le dit. La dette publique française a effectivement dépassé les 3 000 milliards.
Ce sera 3 200 à la fin de l'année, dont 900 milliards accumulés depuis qu'Emmanuel Macron est à l'Elysée, en comptant en entier l'année 2017, donc de 2017 à 2023. Mais ce seul chiffre de 900 milliards, souvent répété, n'a pas de sens sans qu'il soit rapporté à la richesse nationale, le PIB, la création de valeur qui détermine la capacité d'un État à rembourser sa dette. C'est pour cela que le ratio dette-PIB est considéré comme déterminant. Vous allez donc voir sur cette courbe l'évolution de notre dette en pourcentage de PIB depuis les années 2000. Et on voit deux grandes marches qui nous ont conduits, donc là où nous sommes.
La crise des subprimes de 2010 sous Nicolas Sarkozy qui nous a fait atteindre les 90% et la crise Covid qui nous a fait bondir jusqu'à 115% en 2020. On est redescendu à 110% depuis, mais pas assez vite. Cet autre graphique de l'INSEE qui va apparaître avec les dépenses et les recettes, les dépenses en bleu, les recettes en dessous en jaune, toujours en pourcentage de PIB, nous aide à comprendre notre déficit structurel depuis maintenant 50 ans et le décrochage de l'an dernier, je ne sais pas si on le voit bien à l'écran, avec des dépenses en reflux, mais des rentrées d'impôts moins élevées que prévu, d'où ce déficit à plus de 5%.
Et dans cette montagne de dettes, quelle est la part des crises ? Alors c'est ce qu'a tenté de calculer l'OEF, c'est l'Observatoire français des conjonctures économiques, dans une passionnante note de blog à qui j'emprunte les graphiques et le raisonnement. Plusieurs méthodes de calcul ont conduit Mathieu Plan et ses collègues à affirmer qu'entre la moitié et les deux tiers de la hausse de notre endettement, de notre endettement récent de ces 10 dernières années, 15 dernières années, sont à imputer aux crises et le reste à l'accumulation des déséquilibres structurels. Oui mais nos voisins européens, eux aussi, ont subi les mêmes crises et ne sont pas autant endettés.
C'est vrai, il faudrait regarder de près ce que je n'ai pas fait, mais peut-être n'ont-ils pas été autant protégés. Les citoyens de ces pays européens, justement, on sait comment l'État a dépensé son argent, comme dit Jordan Bardella ? De la crise sanitaire à la crise énergétique, en passant par le plan de relance, la Cour des comptes totalise près de 260 milliards de dépenses exceptionnelles entre 2020 et 2024. On va le voir sur ce tableau, la crise sanitaire a été la plus coûteuse, 90 milliards d'euros, mais la crise énergétique qui a suivi l'invasion de l'Ukraine par la Russie a aussi entraîné une réponse publique massive. Bouclier électricité, bouclier gaz, remise carburant, etc.
On le voit sur trois lignes, crise sanitaire, plan de relance, crise énergétique. Avez-vous entendu un seul responsable public se plaindre de ces dispositifs ? Un seul élu affirmait que c'était beaucoup trop, qu'on risque de creuser avec cela la dette et le déficit ? Non, j'ai plutôt le souvenir d'opposants expliquant que le gouvernement n'en faisait pas assez. Il y a un problème de cohérence politique. La dette et les déficits sont de vrais sujets. Les sondages montrent d'ailleurs que les Français n'y sont pas indifférents. C'est classé assez haut dans les préoccupations.
Et je suis heureux qu'on puisse y consacrer trois minutes ce soir, ce qui n'est pas fréquent dans la campagne électorale. On peut blâmer le gouvernement et le ministre de l'Économie depuis sept ans, Bruno Le Maire, de ne pas s'être assez attaqué aux déficits structurels, de ne pas avoir sollicité les plus riches ou d'avoir trop donné aux entreprises. Mais dans une campagne électorale, promettre de nouvelles dépenses, après en avoir réclamé, tout en s'étonnant que les caisses sont vides et en se demandant où est passé l'argent, je vous laisse qualifier le procédé. On va faire ce plaisir à Carole Delga, la présidente PS de la région Occitanie. Comment vous pourriez qualifier ce procédé ?
Électoraliste, démagogique, malhonnête ? Oui, c'est l'habitude avec l'extrême droite d'être toujours dans la dénonciation mais de ne jamais apporter de solution parce que là, ils sont en train de nous préparer. Si jamais on arrive au pouvoir, ce monde même s'ils veulent y arriver, on sera empêché par la situation budgétaire dont nous héritons à cause d'Emmanuel Macron. Donc là, on est sur une stratégie qui manque de courage mais qui démontre aussi leur amateurisme.
Parce que quand même, il faut rappeler que Jordan Bardella, il y a de ça encore quelques semaines, quand on lui demandait s'il y a différents taux de TVA, parce que quand même, je pense, les trois quarts des Français savent qu'il y a plusieurs taux de TVA en France, Jordan Bardella ne le savait même pas. C'est pour vous démontrer le niveau d'impréparation, de manque de sérieux. Et puis, moi, je suis là pour dire que l'extrême droite n'est jamais la solution pour un pays. C'est une défaite morale mais c'est aussi une récession économique. Pour rester dans le domaine de l'économie, des nouvelles dépenses, le nouveau Front Populaire en promet aussi, au risque d'aggraver le déficit public.
150 milliards de dépenses. Non, c'est Valérie Rabault, l'ancienne rapporteure générale du budget. Donc, objectivement, tout le monde loue les compétences. Vous prenez les dernières déclarations de Gabriel Attal ou de Bruno Le Maire sur Valérie Rabault. Avant la dissolution, tout le monde disait extrêmement compétente, ancienne rapporteure générale du budget. Ces 106 milliards de dépenses, c'est financé tout d'abord par la reprise de l'activité et on décide de taxer le capital et non pas les revenus de travail. La croissance, le gouvernement comptait dessus aussi.
Tout à fait, mais c'est pour ça qu'on a le courage de dire que juste la croissance ne sera pas suffisante pour remplir les caisses. Et donc, il y a une taxation sur le capital, sur les super profits des entreprises et également le rétablissement de l'impôt sur la grande fortune. Et nous avons, bien sûr, la nécessité d'augmenter le SMIC. Aujourd'hui, avec 1 400 euros net, on ne peut pas vivre. On est en train de désespérer la population. Et il sera nécessaire d'augmenter le SMIC et d'avoir des dispositifs d'aide pour les artisans, pour les TPE et pour les PME.
Mais la question, c'est est-ce que Valérie Rabault, qui effectivement est une personnalité sérieuse et dont les compétences sont reconnues sur le plan budgétaire, est-ce qu'elle est vraiment en phase avec toutes les mesures économiques qui sont présentes dans ce programme et vous-même et les autres responsables socialistes ? Parce que c'est plus proche quand même, ce programme économique, de ce qu'avait arrêté la NUPES en 2022 que des revendications et de ce qu'a défendu le Parti Socialiste ces deux dernières années. Alors, déjà, je ne suis pas d'accord avec vous. Ce programme, il est plus proche du programme du Parti Socialiste ou du programme présenté par Raphaël Glucksmann que la LFI.
C'est d'ailleurs pour ça que je soutiens le nouveau Front populaire et pour d'autres raisons. Ensuite, Valérie Rabault, elle est députée du Tarn-et-Garonne. Nous étions avec Raphaël Glucksmann hier soir à ses côtés et dans l'après-midi, nous avons travaillé aussi sur ce sujet. Et oui, Valérie Rabault, comme moi, si nous avions dû écrire ce programme très objectivement à 80-90%. C'est quoi les 10% alors ? C'est-à-dire que nous, nous sommes sur l'année... Mais quelles sont les 20% de mesures que vous n'auriez pas validées ? Il y aurait eu quelques mesures pour l'offre, notamment pour les entreprises, parce que ça, c'est...
Non, mais nous, déjà, on aurait mis, et Valérie l'a indiqué, nous aurions mis un dispositif qui soit écrit de façon très claire d'aide aux artisans, aux TPE et aux PME pour l'augmentation de 200 euros net du SMIC. Forcément, nous aurions été plus offensifs sur la question de la formation. Quand vous discutez avec Jean Tirole, ce qu'il vous indique, c'est le prix Nobel de l'économie. Le premier manque qu'il y a dans l'économie française, c'est un déficit sur la formation. Nous avons vraiment désinvesti dans le système de formation au niveau de l'éducation nationale, dans la formation de nos enseignants, sur le soutien aussi aux étudiants.
Et nous devons réarmer notre pays sur la question de l'éducation nationale et sur la formation. Sur ces sujets, oui, avec Valérie Rabault, nous aurions été plus forts sur ce sujet. Le ministre de l'Intérieur a fait part ce matin de notes de service de renseignement qui évoquent un risque de trouble à l'ordre public les soirs des deux tours des législatives, les 30 juin et 7 juillet prochains, au point qu'à Mme Macron met en garde. C'est ce qu'il a fait hier à l'occasion d'un long entretien accordé à un podcast sur le risque de guerre civile.
Et le Rassemblement national et la France insoumise, elles répondent à des vraies colères, des vraies angoisses. Celle de la personne qui se dit « on ne répond pas aux problèmes de sécurité », celle qui dit « je ne suis pas reconnu et protégé parce que je suis musulman ». Mais elle y répond mal à mes yeux, parce qu'elle y répond en quelque sorte en accroissant la conflictualité et la guerre civile. Moi, je crois qu'il y a une réponse par plus d'efficacité, mais dans la République. Moi, je ne crois pas du tout, et je combattrai de toutes mes forces, les théories de la guerre civile.
Et alors quand on en a ras-le-bol de tout, que la vie est dure au quotidien, on peut être tenté par des extrêmes qui ont des solutions plus rapides. Mais la solution, elle ne sera jamais dans le rejet de l'autre dans la société. Elle sera dans une République plus ferme. Et là, on n'y est pas encore.
Un président peut-il dire ça, évoquer la possibilité d'une guerre civile ? Nous assistons quand même à une déconfiture complète du pouvoir présidentiel. Et c'est pourquoi il y a, aux dernières élections européennes, près de 40% des Français qui votent pour l'extrême droite. Là, on est face à un exercice d'un pyroman qui veut se présenter comme pompier. Il faut qu'à le président de la République, il fasse preuve de responsabilité, de mesure, de ne pas mettre sur le même niveau le Rassemblement National et la France Insoumise. Parce que le Rassemblement National, c'est un parti d'extrême droite. C'est un parti qui est antisémite. La France Insoumise, j'ai de nombreux désaccords avec eux.
C'est pour ça que je n'avais pas soutenu la NUPES, parce que c'était l'hégémonie de LFI. Et c'était Jean-Luc Mélenchon Premier ministre. Aujourd'hui, le programme du Nouveau Front Populaire, c'est une majorité sans LFI. Et puis également, c'est un programme qui est inspiré de la gauche, qui est progressiste, qui est la gauche du réel et qui concilie le social et l'écologie. Jean-Luc Mélenchon Premier ministre, c'est la raison pour laquelle vous n'aviez pas adhéré à la NUPES en 2022. On ne sait toujours pas, enfin, il affirme un samedi, ici même sur ce plateau, qu'il est prêt à gouverner. Hier sur France 2, il n'était plus candidat à rien. C'est difficile quand même de s'y retrouver.
Je ne suis candidat à rien. Est-ce que c'est clair ? Et il y a parmi les Insoumis, des personnes qui sont capables d'être Premier ministre, qui ont été préparées pour ça, notamment par moi. Maintenant, il faut concentrer les efforts sur la victoire et pas sur les petites guerres internes pour essayer de m'éliminer. Pourquoi je serais le seul homme de gauche mis à Lucas par qui, s'il vous plaît ? Par M. François Hollande qui a détruit la gauche ? Par qui ? Par M. Blussmann qui nous a battus de trois points que j'ai dû payer de 100 circonscriptions pour que les socialistes acceptent de signer une fois plus un accord dont on a l'impression qu'ils sont déjà en train de le trahir.
Je l'ai mis en garde. Je leur dis ne faites pas ça. Mélenchon, c'est un nom qui fait ouvrir les portes quand on est dans les quartiers populaires. Hollande, c'est un nom qui les fait fermer.
Je pense que je suis un atout parce que j'ai quand même fait 22%. Et les gens qui ont voté pour moi à la présidentielle ne sont pas des ahuris qui ne savaient pas ce qu'ils faisaient.
Jean-Luc Mélenchon est-il un atout aujourd'hui pour le nouveau Front populaire ? Je pense que le nouveau Front populaire, c'est le seul moyen de faire en sorte que le Rassemblement national ne soit pas majoritaire à l'Assemblée nationale. Jean-Luc Mélenchon, c'est fini. C'est fini quand vous avez 72% des Français qui ont une mauvaise opinion et parmi les 72, 57% qui ont une image très négative de Jean-Luc Mélenchon. Donc il doit se taire. Jean-Luc Mélenchon, Premier ministre, ça n'arrivera pas. Et puis je le rappelle, la France insoumise dans les circonscriptions qui ont été attribuées, ça représente 39%. 39% ce n'est pas une majorité. Oui mais c'est le plus grand groupe.
Non mais on est d'accord que l'union des socialistes, des écologistes et des communistes, ça fait 61%. 61% de répartition des circonscriptions. Et vous savez Patrick Cohen, parce que vous êtes un fin observateur de la vie politique, que les socialistes ont un taux de réussite aux élections législatives supérieur aux candidats. Ça dépend des circonscriptions qu'on leur a attribuées. De façon globale, mais ces circonscriptions que nous avons obtenues, c'est-à-dire 100 de plus, nous en avons en effet des gagnables. Je suis bien d'accord avec vous, c'est pas juste le nombre, c'est également la solidité de ces circonscriptions.
Quel écart quand même, par rapport à 2022, enfin je me souviens de vos discours, des réunions que vous avez faites avec Bernard Cazeneuve, avec d'autres, des dissidents que vous présentiez en 2022, là, vous avez fait un pas considérable. Non, non, non, c'est pas du tout. Moi, je suis restée toujours sur les mêmes positions, en cohérence et en responsabilité. Un, ce dont je suis certaine, c'est que le macronisme, c'est fini. Deux, ce dont je suis certaine, c'est que le rassemblement national ne sera jamais une solution pour la France et l'extrême droite n'est jamais une solution pour les peuples. Trois, Jean-Luc Mélenchon, c'est fini. On arrête...
Mais lui, Emmanuel Montpard, Mathilde Pannot, Éric Coquerel... Il se complaît dans les médias. Ce qu'il faut rappeler, c'est que le rassemblement national n'est pas une solution. Le seul moyen de gagner contre l'extrême droite, qu'Emmanuel Macron a fait monter, c'est la gauche unie. Mais la gauche laïque, universaliste, la gauche que je défends, la gauche charlie, la gauche du réel. Et c'est pourquoi nous allons continuer à travailler. C'est cette... voilà, Jean-Luc Mélenchon, arrêtons de parler de cela. On a l'extrême droite au pouvoir. Il ne sera pas Premier ministre dans le... C'est pas nous, c'est lui qui parle. Non, mais oui, mais je sais bien, mais voilà, je veux dire...
Mais c'est pour ça que moi, je ne veux pas en parler de Jean-Luc Mélenchon. Il n'est pas apprécié par 72% des Français. Et la Français soumise... Ils disent que ça va être le désordre, dans tous les cas, même si vous aviez des majorités, ça va être le désordre. Ils ne vont pas se laisser faire, LFI, ils sont là. Ils font partie de ce nouveau film populaire. Mais le désordre, c'est quoi ? C'est l'extrême droite ou c'est LFI ? Le désordre avant tout, c'est l'extrême droite. Il faut rappeler ce que c'est que le programme du Rassemblement national. C'est tout d'abord la présentation des gens.
Si on a des origines différentes, si on est binational, si on a une couleur de peau différente, on est une menace. C'est ça l'idéologie mortifère de l'extrême droite. L'antisémitisme, c'est une idéologie à la base du Rassemblement national. Regardez au point de vue de l'éducation ce qu'ils veulent faire. Ils veulent supprimer le collège unique pour le collège modulaire. Mais pourquoi pas le collège algéco ? Et ils veulent avancer à ce moment-là l'orientation de façon précoce dans le parcours des élèves. Mais l'orientation au contraire, en France, c'est le parent pauvre de l'éducation. L'orientation scolaire, elle doit être renforcée. Elle doit être plutôt à l'âge de 15-16 ans.
Et surtout pas au collège. Parce que là, c'est une vraie rupture dans l'égalité des chances. Donc le vrai danger, c'est l'extrême droite. C'est la gauche unie. La gauche Charlie, la gauche Glucksmann, la gauche que j'incarne, qui peut gagner, qui peut redonner exploit aux Français et faire stopper cette montée de l'extrême droite.
Dans votre région, il y a un dossier qui vous tient particulièrement à cœur. C'est celui de l'autoroute A69. Projet que vous soutenez depuis le début.
La gauche unie promet un moratoire sur les projets autoroutiers en cas de victoire aux législatives. Dans le Tarn, un des candidats Nouveau Front Populaire est favorable à ce moratoire. Vous le soutenez ?
Non, parce que tout simplement, cette rédaction dans le programme, parce que j'ai participé auprès de Boris Vallaud et d'Aurore Laluc, ça parle de projet. Aujourd'hui, sur l'autoroute Toulouse-Castres, c'est 200 millions d'euros qui ont été payés aux entreprises. Ce n'est pas un projet, c'est une réalisation. Alors ça, moi je n'avais pas compris ça en lisant le truc là. Ah ben oui, moi je vous l'ai dit. La 69, ce n'est pas dans le moratoire. Mais non, ça n'y figure pas. Il y a bien écrit projet d'infrastructure routière. La 69, c'est une réalisation. Non, c'est un projet. Non, il y a 200 millions. Ce n'est pas réalisé. Mais bien sûr que si. Il y a 80% des terrassements qui sont menés.
Il y a un tiers des ouvrages d'art qui sont réalisés. Mais il y a 200 millions d'euros qui ont été payés aux entreprises, c'est-à-dire 50% du total du coût des travaux. Pourquoi pas l'avoir écrit noir sur blanc, moratoire, sauf la 69 qui soutient Carole Delga ? Parce que ce n'est pas comme ça, quand on fait un programme, on met des principes sur les futurs projets d'infrastructure routière. Il y aura une discussion. Mais la question de la 69, elle est réglée. Il faut arrêter de mentir aux gens. Elle est sur place. Vous allez voir les travaux qu'il y a. C'est plus de 200 millions d'euros qui ont été payés aux entreprises. Ça, ça s'appelle la réalité. Moi, je ne vais pas raconter des fadaises.
La gauche au pouvoir, vous inaugurez la 69. Mais la 69, les travaux vont continuer. D'accord. Merci beaucoup de vous rester avec nous. On continue à commenter l'actualité avec la story de Mohamed Bouafsi. Mohamed, le lanceur d'alerte Julian Assange est un homme libre. Oui, c'est l'image qui fait le tour du monde depuis ce matin. Le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, en train de quitter la prison de haute sécurité de Belmarche au Royaume-Uni avant de monter dans un avion. Le lanceur d'alerte a négocié un accord de plaider coupable avec la justice américaine qui réclamait son extradition depuis 14 ans. Pour sa femme, c'est un immense soulagement.
Julian Assange a été poursuivi pour avoir diffusé au monde, à partir de 2010, plus de 700 000 documents confidentiels portant sur les activités diplomatiques et militaires américaines au Moyen-Orient. Parmi ces documents, cette vidéo qui avait suscité une polémique mondiale des civils, dont deux journalistes de l'agence Reuters, tués par des tirs d'hélicoptères américains. Julian Assange a encouré jusqu'à 175 ans de prison. En 2010, il expliquait comment il avait collecté toutes ces informations.
En 2012, Julian Assange s'était réfugié à l'ambassade d'Équateur à Londres,
avant une arrestation filmée par toutes les télévisions en 2019. Si la plupart des associations de journalistes dans le monde ont soutenu le lanceur d'alerte, pendant plusieurs années, la Maison-Blanche a affirmé qu'Assange a mis en danger les sources américaines en Afghanistan, ce que dément son avocat français.
Il y a déjà ceux qui le clash, si on appelle ça comme ça, à mon sens, ce sont des gens qui sont mal informés. Par exemple, soutenir que les informations diffusées par Wikileaks à l'époque auraient mis en danger des gens, ça n'est même pas soutenu par les États-Unis. C'est une espèce de fake news médiatique qui a finalement parcouru tout ce dossier. Alors d'où sortent les fake news qui les véhiculent, pourquoi on les avale et finalement on les recrache sans même les comprendre, c'est aussi un des enjeux du dossier Assange. Il y a eu plein de données pour le ternir et effectivement faire en sorte
qu'il devienne un personnage clivant. Il a fait un métier que chacun peut apprécier, il a juste diffusé des informations. Est-ce que ça, ça s'appelle un journaliste ? Moi, je crois que oui. En 2015, Julian Assange avait soumis une demande d'asile politique. En France, demande refusée à deux reprises par le président Hollande et l'Assemblée nationale, le 5 février 2016, depuis l'ambassade d'Équateur. À votre micro, Patrick, Julian Assange avait critiqué la décision du président Hollande. La fourniture additionnelle de renseignement par les États-Unis apparemment a été considérée comme plus importante.
que mon droit d'asile, ou plus important même que la souveraineté française.
François Hollande a eu l'air d'être très faible. Il a été la victime de l'espionnage américain. Nul ne connaît désormais les ambitions futures de Julian Assange. Une chose est sûre, il a souvent répété qu'il souhaitait venir en France, venir vivre en France, une option aujourd'hui envisageable, selon son avocat Antoine V. – Alors techniquement, la France ne lui a jamais refusé l'asile politique parce que ce sont des demandes qui avaient été faites, mais qui ne sont pas faites dans un cadre juridique qui donne lieu à une décision. Je ne sais pas ce qu'il va faire, mais je sais que la France a toujours été un pays auquel il est très attaché.
Il faut rappeler que les serveurs de Wikileaks étaient en France, qu'avant qu'il se fasse interpeller au Royaume-Uni, il était en France. Et moi, je considère qu'on est toujours un pays qui a vocation à accueillir ce type de personnalité. Donc je ne sais pas ce qu'il fera, mais c'est sûr que s'il revient en France
sous une forme ou sous une autre, je pense qu'on sera tout à fait à même
de lui apporter la vie à laquelle il doit aspirer maintenant. – Julian Assange devrait être officiellement libre demain en accord avec les autorités américaines. – Non, juste un mot, on ne peut pas résumer, comme l'a fait Antoine Veig et son avocat, les actes de Julian Assange en disant que les informations confidentielles qu'il a révélées ont pu mettre en danger des gens, c'est des fake news. On ne peut pas dire ça. Il a déballé, dans ce qu'il a déballé, il y a eu des opérationnels de terrain qui ont réellement été mis en danger. Certains l'ont payé de leur vie.
– Tout ça a été documenté et voilà, d'où aussi la fermeté américaine qui s'est étendue à toutes les administrations, y compris sous Barack Obama. Il y a des choses qui, effectivement, qui engagent une responsabilité de journaliste et donc on ne peut pas non plus se dédouaner en disant que toutes les informations sont bonnes à divulguer, sont mettre sur la table, surtout dans le cadre d'un conflit militaire. – Merci beaucoup Mohamed. Leur fille de 12 ans a été kidnappée, violée, injurie, le 15 juin dernier par trois garçons de son âge, au motif qu'elle était juive. Ses parents ont décidé de témoigner aujourd'hui, dix jours après les faits.
– Aujourd'hui, elle a des flashbacks la nuit, avant de s'endormir. Elle se réveille la nuit. Elle est angoissée par rapport à ce qui s'est passé. – Nous sommes horrifiés des actes abominables qui ont été perpétrés sur notre fille. On a l'impression qu'on lui a volé son enfance. Il attendait dans le square, effectivement, et ensuite ils l'ont emmené dans un endroit qu'il connaissait préalablement. Donc oui, c'est un guet-apon.
– On ne peut que supposer ça. Je ne vois pas comment un garçon qui n'habite pas du tout la ville se retrouve dans le square où il sait qu'elle habite. C'est toute la société qui est malade, c'est toute la société qui doit contribuer à ce qu'on guérisse. Donc ça ne concerne pas que les Juifs, ça concerne tout le monde.
– Muriel Wachmin-Melki, vous représentez avec votre confrère Maître Oudiblock. Cette jeune fille de 12 ans vient d'entendre le témoignage de ses parents qui racontent à quel point leur fille reste aujourd'hui traumatisée de ce qu'elle a enduré. Un supplice qui la hante toujours. – Oui, bonsoir, merci de me recevoir.
Oui, c'est un cauchemar en fait qui ne s'est pas arrêté depuis maintenant 9 jours que les faits se sont produits. Cette petite fille de 12 ans a été plongée dans quelque chose d'horrible en fait. Son calvaire a duré à peu près une heure et demie. Et depuis, ce sont des cauchemars réveillés parce qu'elle a des flashbacks. Elle revit en fait les scènes de viol et les agressions et les humiliations qu'elle a subies. Ce sont des flashs qui reviennent à tout moment de la journée et de manière logique, j'ai envie de dire, n'arrivent pas à trouver le sommeil. Et lorsqu'elle s'endort, ce sont de nouveau des cauchemars qui la réveillent. Et c'est comme ça depuis 9 jours.
– Un guet-apens, vient de dire son père. C'était un acte clairement antisémite, une expédition punitive. – Oui, c'était une expédition punitive.
Cette petite fille avait caché le fait qu'elle était juive à l'un de ses camarades avec qui elle avait une petite relation d'une dizaine de jours. Elle lui a caché parce qu'elle avait peur de le dire en fait, parce qu'elle avait déjà été victime de harcèlement au sein de son établissement dans son collège, qui n'est pas le collège de ce camarade-là, qui venait d'une autre ville. Et donc elle lui avait menti, elle lui avait dit qu'elle n'était pas juive. Et lorsqu'il a appris qu'elle était juive, il ne l'a pas supportée. Et lorsque les coups ont commencé à tomber, il l'a traité de sale juive.
Il lui a reproché ce qui se passait à Gaza, en lui disant que comme elle était juive, elle était forcément d'accord avec Israël
et qu'elle ne pouvait pas aimer la Palestine. Et elle, elle a eu la présence d'esprit de lui expliquer à ce moment-là qu'en fait, elle était pour la paix.
En se disant que ça allait calmer les choses, c'était de toute manière ce qu'elle pensait, on en a un peu discuté, qu'elle n'avait pas de camp, elle n'était ni pour Israël, ni pour la Palestine, mais qu'elle était pour la paix. Ça n'a pas fonctionné. Ça n'a pas fonctionné, les coups ont continué de plus belle.
Et rien ne lui a été épargné ? Rien ne lui a été épargné. C'est battu ?
Elle a été battue. D'abord, elle a été kidnappée, parce qu'elle a été emmenée contre sa volonté. Les caméras de surveillance du parc, où elle passait pour rejoindre son domicile, le montre, elle a été contrainte d'aller dans ce local désaffecté, qui n'était pas très loin de chez elle. Elle a été séquestrée, elle a été battue, elle a été humiliée par ce camarade, et par les deux autres, qu'elle ne connaissait pas. Elle s'est sentie trahie, profondément trahie. Et puis, elle a été violée, et de nouveau battue, enfin menacée, raquettée. Ah oui, menacée de mort. Si elle parlait.
Si elle parlait, et même pendant les faits, en fait, parce qu'on lui allumait des briquets, un de chaque côté de son visage, au niveau de ses longs cheveux, elle a de longs cheveux,
en menaçant d'y mettre le feu. Et elle s'est vue mourir, en fait. Elle s'est vue mourir plusieurs fois. Et puis, à un moment donné, ça s'est arrêté. On lui a demandé de revenir le lendemain dans ce square, en ramenant 200 ou 300 euros. Elle a expliqué qu'elle n'avait pas d'argent, et on lui a dit, mais si, tu as forcément de l'argent. Et voilà, elle est repartie à ce moment-là, et ses ravisseurs ont cru qu'elle reviendrait le lendemain.
Elle a trouvé le courage de parler à ses parents, aux enquêteurs, à vous-même qui l'avez rencontrée, parce que, justement, elle dit qu'il ne faut pas se taire. C'est le message qu'elle veut faire passer.
Oui, oui, oui. Et j'étais assez surprise, en fait, parce que j'avais en face de moi une petite... une gamine, une petite... vraiment une enfant encore. Et je la voyais me raconter, j'étais obligée de poser des questions pour savoir exactement de quoi on parlait. Donc, il fallait qu'on rentre dans les détails, et une fois qu'on est rentré dans les détails, je m'en excusais. Et elle m'a dit, en fait, non, je dois parler, il faut que je dise, et je veux aussi passer un message, dites-le.
Je veux dire aux autres qu'en fait, il faut parler, parce qu'on peut être écouté, on peut être aussi entendu, et on peut être entouré, et moi, je suis entourée, et je veux dire aux autres qu'il faut parler, il faut le faire. J'étais assez scotchée, effectivement, parce qu'elle n'a que 12 ans, et elle a une maturité. A 12 ans, il recule déjà, tout en étant dévastée, elle avait cette capacité à verbaliser ces mots-là. Émilie ? Sur ces trois agresseurs, deux sont âgés de 13 ans, ils ont été placés en détention, mis en examen pour viol en réunion, agression sexuelle, violence en réunion, tentative d'extorsion, menace de mort et injure à raison de la religion.
Celui qu'elle connaissait, lui, est plus jeune, il a 12 ans, il a été placé sous le statut de témoin assisté concernant les faits de viol, mais il est mis en examen pour tout le reste des infractions. Selon les informations du Figaro, ce garçon français, chrétien d'origine, se serait converti en mars à l'islam. Il s'intéressait donc au conflit israélo-palestinien. La photo de profil de son compte TikTok montre le slogan « Stop génocide ». Et avant de relâcher sa victime, il lui aurait demandé de se convertir à la religion musulmane. Et le lendemain des faits, il a pu bien regarder cette photo sur Instagram. Lui, assis sur une chaise, dans la crèche désaffectée où le viol a eu lieu.
Alors on ignore la date de cette photo, mais c'est glaçant rétrospectivement. Et ça dit quelque chose aussi du sentiment d'impunité de ces garçons ? Ça dit quelque chose de ce sentiment d'impunité-là et l'impression peut-être que de toute manière, ils allaient échapper à leur responsabilité parce qu'ils ont vraiment cru qu'elle ne parlerait pas. Ils ont vraiment cru qu'elle allait revenir le lendemain et qu'elle allait leur apporter de l'argent. Donc ils ont cru avoir ce pouvoir aussi sur elle. Ce camarade-là, pendant les faits, il ne l'a pas reconnu pour ce qu'elle était, c'est-à-dire pour sa camarade ou pour une petite fille.
Il l'a reconnu pour ce qu'il pensait être son ennemi parce que juive. Et dans ce que vous expliquez, oui, on a retrouvé ces éléments, le Figaro l'a dit. Bon, c'est dans la presse maintenant. La réalité, c'est qu'on a ces éléments et on en fait quoi ? Et qu'est-ce qu'on en pense ? Qu'est-ce que ça dit ? Nous, pour nous, on considère qu'en fait, les mots de haine qui se sont déversés depuis le 7 octobre, un peu partout, sur les réseaux sociaux, dont les jeunes sont très friands, sur la scène publique, dans les médias, dans les conférences, dans les écoles, dans les manifestations.
On a vu beaucoup de jeunes, beaucoup d'enfants assister à ces manifestations où la haine d'Israël était débordante et où les mots n'avaient plus aucune retenue. On s'est énormément mobilisés dans l'organisation que je préside. On lutte énormément contre l'antisémitisme sous toutes ses formes. On a déposé énormément de plaintes. On a alerté nos magistrats pour leur dire, attention, il faut véritablement que vous mettiez un cran d'arrêt parce que ces propos-là, qui sont tenus de manière aussi décomplexée, vont s'imprimer dans des esprits plus faibles, plus jeunes, mal construits et vont conduire inéluctablement à des passages à l'acte criminel.
Et force est de constater que c'est ce qui s'est passé, parce que c'est ce que disent les faits, en fait, et c'est ce que disent les éléments que vous avez rappelés. Ce gamin de 12 ans qui se convertit, on sait très bien qu'il n'y a pas de conversion à cet âge-là. Ce n'est pas possible, ce n'est pas une vraie conversion, il n'y a pas de démarche intellectuelle. On ne peut pas, à ce moment-là, choisir une religion, quelle qu'elle soit. Et aucun imam, aucun prêtre, aucun rabbin ne recevra la conversion d'un enfant de 12 ans s'il n'y a pas un processus tout autour. Donc ça dit bien quelque chose. Qu'est-ce que ce garçon avait en tête ? Pourquoi ? Comment il est arrivé là-dessus ?
Et pourquoi, à un moment donné, il a vu dans cette petite fille qu'il appréciait auparavant, une ennemie ? La raison, c'est parce qu'elle était juive et parce que pour lui, elle était directement liée à ce qui se passait en Israël et à Gaza.
Avec une responsabilité des politiques dans la libération de cette parole antisémite. Je pense qu'on est tous sous l'effroi, sous l'abomination de ce qui est arrivé à cette petite fille, de ce viol, de ce motif clairement antisémite. La barbarie s'est de nouveau exprimée. Je suis de Toulouse, son métaire natal. Nous avons connu là aussi l'impensable, l'innommable, ces trois enfants, 67 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, morts parce que juifs, Myriam, Gabriel et Harrier. C'est pourquoi, moi, dans mon engagement politique, la lutte contre l'antisémitisme, j'en fais une priorité. Ce sont des formations dans les lycées, puisque les régions, nous avons cette responsabilité.
Des conférences, Richard Malka est venu à plusieurs reprises en Occitanie à mon invitation. Et il faut être très, très ferme sur la lutte contre l'antisémitisme, ne jamais avoir la moindre complaisance. Et nous devons être donnés des moyens pour l'éducation. Et nous ne pouvons pas, également, être silencieux sur les moyens de la police et de la justice. C'est-à-dire qu'il faut prendre le problème dans son ensemble. Et moi, je veux d'un pays, d'une République française, où les Juifs de France se sentent en sécurité, et où on soit implacable dans la lutte contre l'antisémitisme. – Pour conclure, sur la responsabilité des politiques, de leur parole, rapidement.
– La responsabilité des politiques, alors, très rapidement, nous, on a déposé quantité de plaintes, notamment contre certains députés à la FI, qui sont toujours en cours d'enquête, parce que ce sont ceux qui ont eu la parole la plus terrible et la plus décomplexée, sur lesquels nous avons tiré la sonnette d'alarme en disant qu'ils représentaient quelque chose, et qu'ils avaient une influence, y compris chez les jeunes, et chez les parents de ces jeunes. Donc ça, c'est le premier point. Le deuxième point, nous avons appelé nos magistrats à prendre des sanctions très fermes pour les dossiers qui sont arrivés.
Nous avons obtenu quelques condamnations depuis le 7 octobre, mais en même temps, il faut véritablement que les magistrats s'emparent du pouvoir qu'ils ont entre les mains pour prononcer des sanctions qui soient suffisamment dissuasives. On arrive, dans certains dossiers, à 40 condamnations, avant d'avoir une première condamnation à la prison ferme. Je pense notamment à Jérôme Bourbon, pour lequel nous avons déposé plainte et que nous avons jugé à la 17e correctionnelle, il y a le patron de Rivarol, il y a deux semaines de ça, et où, effectivement, le parquet a requis 3 mois fermes avec 40 condamnations au dossier.
Merci, Maître. Je rappelle que vous faites partie, vous présidez l'organisation juive européenne. Ce sont d'avocats qui luttent contre l'antisémitisme et que vous défendez la famille de cette jeune fille de 12 ans. Merci d'être venu sur le plateau, d'avoir accepté notre invitation. C'est l'heure du 5 sur 5 de Lorrain-Sénéchal. Dans les Alpes, les habitants de la Vésubière revivent le cauchemar de 2020. Oui, il y a 4 ans, quand la tempête Alex avait tout emporté sur son passage, détruit comme ici des ponts, avait aussi emporté des maisons complètement détruites dans le passage de cette tempête sur le village de Saint-Martin-Vésubie.
4 ans après, la pluie a de nouveau fait déborder les cours d'eau, transformés une fois encore en puissants torrents ces rivières. Rien de comparable avec la tempête Alex, mais suffisant pour submerger une fois encore les ponts.
Il est 5h25 et l'eau passe par-dessus le pont au lac du Beaureon.
Il a fallu évacuer une quarantaine d'habitants mis à l'abri, fatigués de faire face aux mêmes problèmes, disent-ils, depuis 4 ans. Tous les ponts ou presse de la commune sont provisoires, sont des ouvrages qui ont été construits à la hâte après la tempête Alex en 2020 et qui ne résistent pas aux intempéries.
Ça fait des années, ça fait depuis la tempête Alex que c'est comme ça. On a l'impression qu'à chaque fois qu'il pleut un peu, on n'arrive rien à faire.
Tout ce qu'ils font, c'est du provisoire et le provisoire, ça ne tient pas.
Il y a bien un projet à 8 millions d'euros pour construire un nouveau pont bien solide, celui-là, à la place de l'édifice actuel que vous allez voir juste après. Le maire de la commune que Benjamin Delmas a pu joindre espère que les choses vont maintenant avancer.
On a déjà eu la tempête Alex, la tempête Aline, ça c'est la troisième. Enfin, ce n'est pas une tempête quand même cette fois-ci. Moi, de toute façon, je suis quelqu'un d'optimiste. Peut-être que ce coût supplémentaire va permettre de débloquer des chantiers qui n'étaient pas encore programmés.
Les intempéries comme celles qui ont frappé la Vésubie, il y en a un peu partout en ce moment dans les Alpes. Ici, c'était il y a quelques jours en Suisse, on appelle ça une coulée de lave torrentielle. C'est une sorte de tsunami de roches et de boues qui emportent, vous voyez, tout sur son passage. C'est très impressionnant et évidemment très dangereux. Et c'est exactement ce qu'ont connu les habitants, cette fois d'une vallée de l'Isère. Le hameau de la Bérarde dans le massif de Loisan a été coupé du monde vendredi. Vous voyez l'état de ce hameau après le passage de cette coulée de lave torrentielle qui a tout emporté, y compris des arbres sur son passage.
Rien n'a pu l'arrêter, cette coulée de lave torrentielle. Les premiers habitants ont pu aujourd'hui retrouver leur logement, constater les dégâts. Il y a eu des opérations de sauvetage exceptionnelles, des opérations qui d'ailleurs étaient très dangereuses, comme celle-ci qui a été filmée. Le sauveteur, vous voyez, a eu juste le temps de s'enfuir par le toit. Juste après son opération, il a dû percer ce trou dans le toit pour pouvoir s'enfuir. Au Royaume-Uni, la campagne en forme de calvaire continue pour Ushisounak. Le Premier ministre qui est en passe de conduire son camp des conservateurs vers une défaite historique.
Vous vous souvenez sans doute du jour où il a annoncé que les élections se tiendraient le 4 juillet. On en avait parlé avec cette image un peu déplorable, désastreuse, Rishisounak sous la pluie. Il avait surpris avec cette date avancée au début de l'été. Mais un de ses conseillers est aujourd'hui accusé de délit d'initié, parce qu'on peut parier sur tout au Royaume-Uni, et y compris sur la date des élections. Et ce conseiller a semble-t-il parié quelques jours avant l'année que les élections allaient avoir lieu le 4 juillet. Voilà donc Rishisounak qui patauge face à un nouveau scandale. Et il n'avait pas besoin d'un nouveau scandale, Rishisounak.
Chacune de ses sorties est décortiquée, même quand il va prendre un simple verre dans un pub. Cette vidéo, elle date il y a quelques semaines, mais ce qui choque les Britanniques, c'est pas tant... Voilà, exactement, c'est que dans le contenu de la place, il y a de la limonade et pas de la bière. Mais ça, ça fait scandale là-bas, au pays de la Guinness. Pourtant, d'abord, il n'a pas tort, l'abus d'alcool est dangereux pour la santé, je le rappelle. Mais c'est vrai que chez nous, les dirigeants ou anciens dirigeants s'affichent plutôt avec plaisir une bière à la main. Ça, c'était il y a quelques jours, François Hollande qui finit sa bière cul sec devant des rugbymen.
On se souvient aussi d'Emmanuel Macron avec d'autres joueurs de rugby après la finale du top 14. Rishisounak, il n'arrive pas à faire proche du peuple, ça c'est une chose. Mais 8 ans après le Brexit, il est surtout concurrencé sur sa droite par Nigel Farage, qui va lui jusqu'à se mettre en scène au milieu de la manche. Regardez les images datent de ce matin.
Les conservateurs courent après Nigel Farage et vous allez voir leur dernier clip de campagne censé critiquer.
La politique migratoire en cas de victoire des travaillistes sont ces images-là qu'on voit. Des migrants à qui la gauche déroulerait le tapis rouge avec ce « welcome », « bienvenue les migrants ». C'est ce qu'imaginent les conservateurs en cas de victoire des travaillistes. Ils ont fait campagne pour le Brexit en disant que ça allait régler le problème d'immigration. Et maintenant, ils ont le Brexit et ils continuent. Je précise que ces arguments ne les font pas remonter dans les sondages. Ça vous scandalise ?
Oui, bien sûr, ça me scandalise parce que moi, ça me rappelle les propos des élus régionaux d'extrême droite qui sont toujours en train de condamner SOS Méditerranée et qui toujours m'attaquent sur le fait qu'il y a un million d'euros chaque année dans le budget de la région pour pouvoir accueillir les migrants. Et moi, ce fonds de commerce de l'extrême droite qui veut toujours montrer l'autre comme une menace, je trouve ça détestable et je veux que cela soit évité pour la France et pour la République. Restons fraternels et il faut donner espoir aux Français et qu'ils ne votent pas à ce moment national. En France, d'ailleurs, le vote a déjà commencé pour ces législatives.
Oui, les Français de l'étranger peuvent voter depuis ce matin en ligne. Ils sont les seuls qui peuvent voter sur Internet et en anticiper. Ils étaient apparemment trop nombreux puisque le site a planté au bout de quelques dizaines de minutes ce matin. Tout va rentrer dans l'ordre, j'espère. Ces législatives, elles intéressent manifestement. On approche le 1 400 000 procurations, même si la campagne est parfois un peu décousue. En Seine-Saint-Denis, par exemple, deux candidats de nouveau Front populaire, Raquel Garrido, la sortante, et Alidi Iwara, qui lui est soutenue par Jean-Luc Mélenchon.
Madame Garrido, je lui ai fait un message d'ailleurs. Dès l'annonce de mon investiture, j'aurais souhaité qu'on puisse en discuter. J'aurais pu souhaiter également qu'elle fasse preuve de responsabilité. Je regrette qu'elle nous fasse courir ce risque d'une extrême droitisation de la circonscription.
Alors dans les sondages, c'est le RN qui est devant au niveau national, mais alors en Seine-Saint-Denis, ce n'est pas du tout le cas. Et même face à une gauche divisée, le candidat RN dans cette circonscription, il n'y croit pas, lui qui va au contact des habitants. On sent un autre accueil.
Il y a discussion, pas forcément adhésion, mais l'adhésion peut venir après.
Mais ça sera très difficile dans le 93, dans le sens que c'est très ancré l'extrême-gauche ou la gauche. Le RN qui peine à s'implanter en Seine-Saint-Denis, mais qui a dominé les européennes, dans la somme par exemple, 42% dans la circonscription de François Ruffin, le député sortant. L'insoumis qui parie sur cette prime au sortant et aussi sur les altermoiements du RN dans son programme.
– Vous abrogeriez donc la réforme des retraites ?
– Et en septembre-octobre… – Est-ce que vous le feriez vraiment parce qu'il y a eu un recul et un recul ? – Bien sûr, à partir de septembre-octobre. Une deuxième mesure qui est faite par le Rassemblement national, c'est la baisse de la TVA pour les produits de première nécessité ou pour l'énergie. – Vous avez encore cette mesure ? Il y a deux jours, vous êtes revenu dessus. – Non, du tout.
– Vous abrogeriez toutes les propositions de votre programme.
– Le RN pas toujours très au point sur son propre programme. Alors il y a une technique très répandue, j'ai regardé plusieurs débats dans cette campagne des législatives. Pour ne pas dire de bêtises, on lit sa feuille tout simplement. – Fermer les frontières est une illusion. Madame Mélanie n'y est même pas parvenue. Donc mais négocier des accords avec les pays de départ, comme elle l'a fait, et pratiquer une immigration choisie pour répondre aux besoins de notre économie.
Pratiquer une politique d'intégration avec des règles de jeu claires sur la laïcité et un encouragement à la création d'entreprises pour les jeunes. Voilà, donc aujourd'hui j'arrête là.
– Voilà, il arrête là, il a fini de lire. Il y a plus de 4000 candidats, donc forcément il y en a qui sont plus ou moins à l'aise. François Ruffin évidemment il est à l'aise, mais il fait aussi face à une candidate ensemble.
– Le moment est grave, j'ai l'impression en tout cas en allant tracter au plus proche de la circonscription que les gens ont peur. Et j'aimerais leur dire que si on veut soutenir le pouvoir d'achat, le pouvoir d'achat des habitants de la circonscription… – Vous avez un bilan. – Je vous permettez de continuer, je reviens dessus après si vous voulez. – Que ce soit la France insoumise, l'extrême gauche ou le Rassemblement national, l'extrême droite, c'est un programme de dépenses publiques juste monstre. – Enfin c'est une bonne question. – Non mais je peux continuer également.
– Et on l'a reconnue cette candidate, en fait c'est une des dirigeantes des JAM, les Jeunes avec Macron, la voici il y a quelques années. Je ne sais pas si vous vous souvenez, ils avaient tenté par exemple de dynamiter un peu la campagne des régionales et de leurs candidats en Ile-de-France, Laurent-Saint-Martin, c'était avec le concours à l'époque de Marlène Schiappa. – Et aujourd'hui c'est des candidats aux législatifs, les Jeunes avec Macron. Alors la figure du président est centrale dans cette élection, mais par son rejet, il arrive par exemple à mettre LR et le Front Populaire d'accord, par exemple dans le Maine-et-Loire.
– La Macronie est au pouvoir depuis 2017, à abîmer, affaibli, endetté, le pays est aussi démoralisé les Français.
– Cette politique de M. Macron a aussi amené à l'ascension du Rassemblement national dans notre pays pendant les européennes. Ceci a nous amené au chaos que nous connaissons en ce moment.
– Et même le candidat de la majorité sortante parle d'une autre majorité maintenant.
– Vous allez avoir 7 candidats. Sur les 7, il n'y en a qu'un seul qui porte la vision de la modération. C'est moi. Modération avec un projet qui est beaucoup plus large que celui du président de la République. Une volonté de regrouper les sociodémocrates, les centristes, les personnes qui sont de centre droit autour d'un projet, autour d'une vision, celle de la République, celle de la démocratie.
– Le thème numéro 1 pour les électeurs, c'est celui du pouvoir d'achat. La gauche, par exemple, propose un SMIC à 1 600 euros. Mais lutte ouvrière voudrait aller beaucoup plus loin. – La défense des salaires passe par une augmentation du SMIC, une augmentation du SMIC à 2 000, 2 200 euros. Notre tâche, c'est d'organiser la résistance dans les entreprises. On est des militants ouvriers, on n'est pas des professionnels de la politique, on n'est pas des politiciens. On a même bien envie de ne pas paraître pour des militiciens, parce qu'on n'en est pas. – Et on a trouvé la candidate sans doute la plus discrète.
Elle convient d'un rendez-vous avec un journaliste, elle vient ce rendez-vous, c'est elle qui est là, à gauche, mais en fait, elle ne va pas prendre la parole. C'est son suppléant, qui n'a pas vocation à siéger, qui fait l'interview à sa place. – Je suis venu comme suppléant, parce que je veux…
J'ai une belle, très bonne candidate, je compte beaucoup sur elle.
C'est une candidate que je connais depuis environ une année. Elle est à l'image de notre parti, c'est-à-dire fidèle. – Et pour être complet, parce que là je viens de parler de plusieurs circonscriptions, voici la liste totale de tous les candidats dans les trois circonscriptions dont je viens de parler, la cinquième de Seine-Saint-Denis, la première circonscription de la Somme et la cinquième circonscription du Maine-et-Loire. – Voilà, il ne fallait pas ouvrir les circos, sinon on est obligé de les fermer. C'est ce qui vient de se passer ce soir en direct dans C'est à vous. Il nous reste 8 minutes 15 pour envoyer un message très amical à Gilbert Montagnier.
– Voilà, qui a fait le chanteur d'envoyant une chute sans gravité. C'était ce week-end dans un concert en Seine-et-Marne. Regardez, tout va très bien. Il est avec une personne du public, il a fait monter sur scène, sauf qu'il s'approche dangereusement, il finit par tomber, mais il a donné des nouvelles rassurantes.
– Je vais très bien, en fait, ça aurait pu être terrible. C'est vrai, je suis tombé de haut. Il y a un titre que je fais des fois quand ça me prend, c'est un titre de Whitney Austin, c'est « I want to dance with some ballet ». Et dans ce cas-là, j'appelle une jeune fille de l'assistance, si elle veut monter, dansez avec moi. Et puis, je lui ai dit, ramène-moi vers le piano, mais elle ne m'a sûrement pas entendu, c'est absolument pas de sa faute. Et en fait, je suis tombé de deux mètres. Ce que je ne comprends pas, c'est qu'il y a une personne qui a filmé cette chute, mais elle n'a pas filmé, ou il n'a pas filmé le moment où je remonte sur scène. J'aurais aimé, parce que c'est ça ma victoire.
Merci à Gilbert Montagné, merci Laura, merci Carole Delga, merci Maître Wagnin-Melki d'être venu ce soir sur le plateau de C'est à vous. Dans un instant, Michel Slimès, Nile Rodgers, Kim Burroughs, deux champions de BMX, l'œil de Pierre, les rats d'auteurs, les actualités de Bertrand Hedin et de C'est à vous. A tout de suite, on est ensemble en direct jusqu'à 21h, et on vous donnera le résultat de France-Pologne. Sous-titrage ST' 501
Carole Delga