Francois Xavier Bellamy - Les déshérités
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:07Invité politiqueFait
« on demande aux enseignants de permettre à leurs élèves de devenir des citoyens éco-responsable mais on leur dit qu'ils ne doivent lui transmettre un savoir »
- 10:01Invité politiqueFait
« qu'est ce qui nous est arrivé de terrible quand nous étions des enfants on nous a collé sur les bancs d'une classe et sur les bords de cette place on nous a mis face à des adultes qui nous en dit apprend ça et après ça par coeur »
- 11:14Invité politiqueFait
« la tragédie de l'homme moderne le drame de l'homme moderne c'est d'avoir été un enfant »
- 12:38Invité politiqueFait
« l'homme est naturellement bon et c'est la société qui le pervertit »
Temps de parole
- François-Xavier Bellamy100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonsoir à tous j'étais à peu près certain qu'ils auraient du monde pour venir écouter françois xavier belani vu le nombre de personnes qui demandent à cor et à cri le lui vendre en trois zones tribales et donc je 13 à l'autre vous recevoir ce soir à la procure chaque on savait qu'ils allaient nous en sommes pour moi surtout merci notre invitation voilà alors on va on va parler de retenir surtout vous allez parler de votre livre joue une scène peut poser quelques questions peut-être les déshérités pour ceux qui ne seraient pas où l'urgence de transmettre publié chez plon c'est un livre majeur de cette rentrée que j'ai beaucoup que parce que c'est un livre qui pose des questions absolument essentiel à notre société avec aussi quelques réponses tombent le voilà mais il ya une série de questionnements qui sont à mon avis une importance considérable alors françois xavier lalanne vous êtes cauris heures de philosophie et évidemment on ne peut pas ne pas penser que l'idée d'écrire ce livre est quand même très vraiment le produit de votre expérience d'abord de jeunes apprentis enseignants dans ce monde comment dire ce genre d propose pas les bobines et quand même un peu ubuesque que sont les idiots fl et puis votre expérience ensuite sur le terrain de professeur de philosophie c'est ça qui a fait naître ce désir d'écrire d'ailleurs vous êtes du maire-adjoint de versailles donc a priori vous avez quand même quelques occupations dans l'es6 donc sans doute qu'il y avait une urgence électrique solide oui effectivement je crois qu'il y avait une urgence vous avez raison c'est vrai qu'en écrivant le la sensation que j'ai eu presque à chaque instant de ce travail et d'écriture et dans toute la phase de maturation de cet ouvrage qui a été longue à chaque instant j'ai eu le sentiment de toucher du doigt des problèmes qui sont effectivement des sticks ne sais pas si ce mode est souveraine est à la hauteur des problèmes qu'ils posent mais je crois que ce sont véritablement des problèmes essentiels et j'ai été confronté à l'urgence de cette interrogation précisément comme le jeune enseignant vous le disiez est propulsé dans le chaudron de l'éducation nationale et notamment dans mon expérience de l'iufm non pas tant parce que je découvrais un système qui par certains aspects est un peu à bout de souffle mais surtout par le caractère très explicite que la formation qui vous était donné et dont le maître mot est et qu'il ne fallait pas transmettre à sa mort il ya vraiment un projet un projet tout à fait lumineux tout à fait transparente à fait clair qu'ils n'avaient rien de cacher ou de mystérieux mais qui s'imposait à nous avec d'ailleurs une vraie radicalité il ne faut pas transmettre un savoir et la première chose que nous avons ressenti pas seulement - d'ailleurs oui tous les jeunes d'enseignants qui étaient autour de moi un monstre bien avec d'ailleurs leur itinéraire leurs origines intellectuelles varier leurs opinions politiques parfois très contradictoires nous étions tous confrontés à la même stupéfaction au fond nous étions tous frais notamment des concernés par ce que nous avions jusque là celui aux études avec le sentiment que nous voulions transmettre ce que nous recevions et nous avions passé les groupes pour cela et nous étions étonnés au sens au prix fort de cette perle par le discours qui nous est payé au smic alors oui effectivement il y est vous avez une comparaison en vendée dans le livre parce que c'est quand même fort c'est ib on pourrait se dire que ce sont des problèmes de de deux cibles manquées ou de lourdeur du système une aurez à vous bien c'est véritablement une logique très claire est enfoui au fond c'est comme s'il disait aux architectes vous n'êtes pas là pour vous construire les plans des maisons c'est par vous êtes là pour autre chose donc les gens soient inquiets pour que ce qui est vrai c'est que je vois qu'on a confondu le bénéfice de on y viendra peut-être le bénéfice de l'instruction le bénéfice de la transmission avec la transmission elle même et cette métaphore je l'emploie simplement parce que avec ce que nous faisons dans nos métiers respectifs à les conséquences il dépasse de très loin de savoir faire et c'est vrai que l'éducation l'instruction qui est transmise de vos élèves l'efficacité même de la transmission bien être nous permettre elle nous permet fondamentalement de cultiver en chacun de nous de notre propre humanité notre liberté notre sens de la responsabilité devant ce qui nous est donné ce qui nous est donné de vivre mais tout se passe comme si on avait voulu faire en sorte que l'école continue à produire cette efficacité en la privant de ce qu'ils sont maudits propre c'est à dire la transmission d'une culture et la transmission d'un savoir on nous a dit vous ne devez pas transmettre et en même temps évidemment on continue de nous dire vous devez éduquer vous devez éduquer vous devez comme le jeune enseignant j'ai lu avec religion il faut évidemment de bons fonctionnaires se prête à cet exercice l'alex que nous a envoyé notre ministre de l'éducation nationale au début du dernier quinquennat et leur santé vincent peillon écrivait ça m'a beaucoup frappé une lettre de quatre pages dans lequel il détaillait tout ce qu'il attendait des enseignants et tout ce que la société pouvait attendre de l'école des faits de la société attend beaucoup de l'école et donc le ministre ne faisait la synthèse de toutes ses attentes il faut que les enseignants m les élèves à devenir des citoyens elle les élèves à devenir des individus éco-responsable qui se prépare à une vie durable qui construisent des modèles de coopération que les enseignants raid les élèves à devenir plus citoyen à cultiver leur sens civique à être plus civil plus poli courtois bref nous voulons encore que l'école et duc mais nous ne voulons qu'une qu'elle instruise jeunes voulant plus qu'elles transmettent en savoie or le propre de l'école ces quelques contribuer à tout cela j'en suis certain elle peut contribuer à aider les élèves à rentrer dans la vie de la société et à y participer de façon harmonieuse elle peut aider les élèves à cultiver leur propre humanité mais seulement par le bénéfice de la transmission de la culture exactement et c'est dans ce sens que je prenais cette métaphore comme un architecte qui construit une maison faite quand une maison est bien construite à l'intérieur de cette maison livre des gens qui seront plus heureux de la beauté demeure de leur maison et du logement lequel il habite devait les larges baies contribuer à rendre les gens heureux parce que acquitté dans un lieu ça contribue à notre épanouissement personnel et collectif mais si on disait un architecte un an vous devez rendre les gens heureux notre métier n'est plus de construire des maisons mais de rendre les gens heureux bien voyants seraient terriblement déconcerté surtout si en même temps lui interdit de construire des maisons eh bien c'est exactement ce qui se passe avec l'école aujourd'hui on demande aux enseignants de permettre à leurs élèves de devenir des citoyens éco-responsable mais on leur dit qu'ils ne doivent lui transmettre un savoir et on écrit par là du seul moyen par lequel vous pouvez aider les élèves à devenir vraiment humain deviens vraiment humaine alors vous partez vous partez donc de cette idée qu'en fait tout ça n'est pas un hasard et que cela vient d'une idéologie qui ancien et vous donner trois grands an au double de trois noms qui sont écarte rousseau et odieux on va revenir à chacun d'entre eux parce que ça me paraît important de ne pas faire l'économie de cette compréhension mais vraiment quand je dis ça je me suis souvenu d'un livre que j'avais du très jeune de jacques maritain qui s'appelle est roi réformateur où il n'avait alors il est pas bon dieu à l'époque puisque il s'était brisé les reins la brouille eu cette chance mais il parlait de lutter ne parlait pas de descartes rousseau c'est un texte que vous avez lu les noms de l'allier c'est la preuve que je suis moi aussi un produit de ce déshérite à jouer on m'a parlé plusieurs fois de ses livres que je n'avais jamais lu que je n'ai pas encore les termes extérieur les hameaux livre de saint sever livre que j'espérais bien avec lui le plus tôt possible effectivement cette sélection il n'a pas déjà lé dire par là je ne pense pas être marie temps et je ne pense pas notamment être un grand intellectuel qui viendra éclairer quelque chose de très de très nouveau je monte sur une histoire qui est connu simplement je monte sur cette histoire avec la lumière que lui donne peut-être ma propre expérience d'enseignant et moi ce qui m'a beaucoup frappé en fait en vo lisant ces textes vers lesquels j'ai eu des guides et de façon très spontanée parce que nous savons bien que ce sont des grands textes des grands moments de la modernité dans lens est dans cette dimension de déconstruction dans cette préparation d'une déconstruction cette préparation de la modernité critique en règle dans ses textes j'ai été très frappé qui trouvait beaucoup d' écoute une très grande actualité et donc cette première partie de l'ouvragé est à la fois partie de philosophie qui revient philosophique et en même temps elle décrit une façon vous n'être plus actuel que ce aucun autre travail de pouvait le faire l'état de notre société contemporaine et notamment l'état de notre système éducatif aujourd'hui alors des cartes vous allez nous expliquer pourquoi des cartes jeudi à valle di ferro cette galère ce brave des cartes mais effectivement quand on a un peu l'idée car tourner celle qui lie à cherry cette ferme ce principe de tabula rasa qui est un petit peu un asticot la révolutionnaire et puis cette idée que je pense pas moi même et que tout ce qu'on apprend au fond c'est le doute cartésien est ce que c'est ça l'idée la première idée de déconstruction dans la transmission peut-être c'est en tous les cas le geste cartésien fondamentale vous savez que la modernité commence avec le travail de descartes dans qui le christ à dire la période dans laquelle nous pouvons aujourd'hui encore nous sommes tous dans l'élan de ce geste de des casques et en tête l'itinéraire intellectuel de descartes c'est d'abord fondamentalement l'histoire d'un bon élève déjà des cartes 10 dans le discours et la lui donne en racontant son son ans ont passé et il dit voilà j'ai été un très bon élève quand j'étais jeune j'étais élève des jésuites de la flèche et dagobert et le 10 ans sans aucune fausse modestie eux j'étais le meilleur élève de la meilleure école de robes qui est évidemment là où on trouvait les meilleures écoles j'étais le meilleur élève du monde qui des cartes un casier et pourtant lorsque j'ai terminé tout ce cours d'étude au terme duquel on a coutume d'être reçu au rang de toc je me rendis compte dit que je n'avais pas fait un pas de plus pour sortir de mon ignorance sinon que j'avais désormais l'esprit embrumé de temps de douter d'erreurs et ses réserves bref ce qui est important c'est que des cartes à la fin de son parcours là il passe tous ses diplômes avec brio etc il a tout appris tout ce qu'on lui demande et d'apprendre il a lu tous les livres qu'on lui a mis entre les mains et à la fin de tout ce parcours là il se dit au fond qu'est-ce que je sais véritablement qu'est ce qui est vrai de tout ce qu'on m'a appris en fait il m'est arrivé une chose terrible c'est que j'ai été un enfant mais qu'est ce que ça veut dire être un enfant ça veut dire ne pas encore être partout maître de sa raison critique nous avons tous été des enfants et qu'est ce qui nous est arrivé de terrible quand nous étions des enfants on nous a collé sur les bancs d'une classe et sur les bords de cette place on nous a mis face à des adultes qui nous en dit apprend ça et après ça par coeur ils l'ont fait sur nous un acte d'autorité et cet acte d'autorité ne valait que parce que notre raison n'était pas encore suffisamment développé pour que nous puissions contrôler ce qu'ils nous disaient est donc le point de départ du travail délicat c'est d'abord la déception d'avoir été un jour soumis à cette perturbation de notre nature initial le vrai bonheur pour l'homme moderne ce serait d'être mais déjà adulte c'est à dire des années avec la plénitude de sa raison critique de son sens critique et de n'avoir jamais vécu cet état de fragilité provisoire qui s'appelle l'enfance il ya une formule merveilleuse qui résume tout le propos cartésien qui ouvre une petite phrase de l'écart dans les discours et la méthode pour ce que nous avons tous été enfant avant que d'être homme et qui nous avait aussi bien longtemps la suggestion de le précepteur nous avons tous été enfant avant que d'autres et c'est en fait la tragédie de l'homme moderne le drame de l'homme moderne c'est d'avoir été un enfant et c'est pourquoi parvenu à au milieu de son existence d'écart cela tous deux la quarantaine il met sa robe de chambre il se retire dans sa maison de vacances il se met au coin du feu est il écrit les méditations métaphysiques qu'elle est l'acte de libération celui qui nous délivre de cet héritage nous avons nous reçu mais que nous avons subies surtout bien c'est le doute méthodique par lequel nous nous débarrassons de tout ce qui nous a été transmis un jour et c'est ça le fond le point départ de la modernité c'est la déconstruction de la transmission alors des cartes souffre elle d'avoir été un enfant mais paradoxalement rousseau aurait presque rêver de n'avoir jamais quitté le statut d'enfant parce que le statut d'enfant et celui qui elle voudrait la nature et justement les adultes et la société a cherché à sortir l'homme de son état de nature et donc à la littérature et aux 103 producteurs deuxième deuxième rupture par rapport à la transmission transmission comme trahison de la nature est sans doute le deuxième moment le plus important en tous les cas dans l'histoire concrète de la pédagogie au ruisseau a eu une influence déterminante et qui est mesurable ce n'est pas le propos exacts duire mais malgré tout c'est une question fondamentale de voir comment les 1200 ce grand traité de pédagogie a influencé de façon très concrète les pratiques pédagogiques en particulier dans notre pays et ensuite dans le reste du monde occidental est et du monde ce que du ruisseau au fond c'est comme une façon de compléter de façon de rire paradoxal de travail de descartes ressources prend au sérieux une question qu'on pourrait lancer avec un stacy en fait l'homme accompli si l'homme accompli c'était l'enfant est ici l'homme un culte n'était qu'une sorte de réminiscence de restes de l'enfant qui aurait perdu sa spontanéité son innocence initial vous avez le goût rousseau la grande idée qui guide son oeuvre elle est très simple vous en souvenez certainement tous à l'homme est naturellement bon et c'est la société qui le pervertit vous souhaite un philosophe paradoxal à l'époque des lumières parce que au lieu comme les lumières de faire confiance à la science et au legs pour cultiver l'humanité ils considèrent au contraire que la culture est une pollution de la nature nous sommes tous de ce point de vue là je crois nous sommes tous spontanément rousseauiste et il est frappant de voir les proximité dans les grandes oeuvres de rousseau et notre culture contemporaine j'en prends un exemple dans le livre mais on aurait pu en prendre bien d'autres vous avez certainement déjà vu le film avatar le film de james cameron si vous n'avez pas eu le second discours de rousseau le discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes vous pouvez le lire vous pouvez aussi regarder avatar cerceaux en trois dimensions c'est exactement la même chose vous avez deux personnes vous avez d'un côté lol de l'état de nature qui le navy dans le film de james cameron en personnages bleus qui vit dans une sorte de communion avec la nature de symbiose il est à la fois parfaitement ignorant il me sert à rien il n'a besoin de rien savoir parce que comme il vit en communion avec la nature elle lui donne tout ce dont il a besoin il vit comme au jardin d'éden elle ils parlent à la nature il les chante avec elle et les grandes queue de cheval avec laquelle il se branche sur les arbres tout ça c'était du ruisseau dans le texte mais vraiment il ya cette possibilité très étroite avec la description ressources de l'homme de l'état de nature il est parfaitement ignorant comme il partait confiant et il n'est pas du tout pollué perturbée par les mauvaises idées qu'une société qu'une culture aurait pu mettre en lui il est donc parfaitement bon et il est parfaitement heureux et de le coter yalom de l'état social qui s'est énormément de choses c'est les hommes dans le film de james cameron tels que nous nous percevons tels que nous des questions aussi il est environné de toute sa technique de sa technologie de son savoir de ses connaissances mais tout ce savoir de lui sert car pouvoir plus pour avoir toujours plus à vaincre la nature à la briser à la polluer à la perturber à la détourner et il est nécessairement parfaitement méchant parce qu'ils actualité l'angem à vouloir toujours détruire plus est terriblement malheureux nous voudrions être rester ignorant nous voudrions être et rester dans cet état d'innocence premier après tout à quoi sert de savoir où sont écrits dans les 1000 en parlant de cet enfant dont il raconte l'éducation si ton fils c'est beaucoup de choses méfie toi de tout ce qu'il sait 1 le savon avec un danger parce que au fond le savoir nous empêche d'être nous mêmes et elles exposées à ce qu'ont dit les autres nous empêche de développer nous dire où sauf notre pensée personnelle notre propre l itinéraire on envoie présente les symptômes tout simple je voudrais simplement deux exemples pour m'arrêter sur le ruisseau mais il faut accepter un moment important de cette rupture dans la transmission le premier symptôme se laisser la réflexion qu'on nous fait tout le temps pour ça au dessus mais on dit toujours à vous enseigner la philosophie c'est super c'est super la philosophie lit mais vous savez on devrait pas faire lire des tex aux enfants de près leur apprendre à penser par eux-mêmes on oppose voyez la culture à la nature comme sea recevoir la culture être exposé à la rencontre d'autres textes devaient nous empêcher de penser nous mêmes de façon libre et personnelle et puis un autre symptôme évidemment il est beaucoup plus frappant il est très fort c'est l'irruption du numérique dans les écoles et l'utopie que suscite le numérique à l'école c'est très paradoxal parce que vous ce n'était pas un très grand partisan de la technologie il n'aurait pas été un grand partisan de la technologie et pourtant c'est exactement ce qui s'accomplit parce que dans le libé du numérique à l'école s'accomplit le rêve rousseauiste d'une éducation sans médiation une éducation sans médiateur désormais puisque tout le savoir est autour de nous et qu'il est accessible à la volonté quand nous aurons besoin là il est inutile d'aller le chercher quelque part il est inutile de le garder pour nous de l'apprendre par coeur il suffit que nous sachions où le trouver et il n'y a que cela qui compte je me rappelle d'un débat télévisé avec un ancien ministre de l'éducation nationale faisait mais maintenant que maintenant que tout le savoir et sur internet enfin l'école est délivrée de la tâche pénible d'apprendre mécaniquement aux élèves des connaissances qui ne leur serviront pas maintenant les non plus à l'école qu'à apprendre à danser leur vie il n'ya plus que cela qui compte à elle véritablement eux mêmes le numérique signait la mort du professeur la mort du médiateur désormais plus besoin d'apprendre quoi que ce soit de se laisser entraîner dans cet exercice pénible de la réception il suffit de savoir où l'on trompe cherchera au gré de nos besoins les savoirs tous seront nécessaires dans l'existence merci je vous laisse respirer les boire un peu d'eau ils doivent pas s'ennuyer bon élève en philo avec vous voilà j'espère que non je suis sûr que l'on vit alors le troisième le troisième temps qui est plus récent c'est le tambour yeux ou là on est véritablement dans une pensée structurée par le marxisme est tous là on à la conception de l'école et des transmissions comme une injustice et comme un facteur de création et d'accroissement des inégalités sociales jusqu'à parce que finalement il n'y a pas que bourdieu et vous le site est aussi de la partie ce qui a pu dire que l'école était fasciste à l'époque j'en connais ça très au sérieux aujourd'hui ça ne m'aurait pas une pseudo médical non pas du tout je voulais que ce soit une fille froid pour devenir mais alors pour fournir ce alors un point extraordinaire ce week-end ou un temps que nous n'arrivons même pas à réfléchir et d'ailleurs dans les débats actuels sur l'école et qu'il n'y a que des positions de boer deuxième que ce soit à droite soit la gauche tout le monde et pour désir de façon volontaire ou involontaire de façon explicite ou implicite roland barthes disait que la langue des fascistes sens où justement pour reprendre cette année 10 de rostock la l'on nous oblige à plier notre personnalité dans le carcan d'une culture une langue c'est une discipline une langue et une grammaire l'orthographe et la grammaire et l'orthographe c'est une autorité qui s'imposent à nous concrètement à apprendre une langue sa béquille faire des dictées ça veut dire avoir plein de roule sur nos copines ça veut dire avoir des notes et même parfois des mauvaises notes et une mauvaise note c'est violent et c'est pour ça qu'il faut supprimer les notes à l'école payer ça c'est du bon dieu dans le texte mais le plus important c'est plus bourdieu c'est l'idée que l'école sert la reproduction des inégalités et l'idée notamment cette étude tourner avantage moins que nous partageons tous sans le savoir l'idée que la culture est un capital 1 ce qu'il ya de très fort aujourd'hui pour dieu et martys vous l'avez dit mais il est plus marxiste mars marx pensait que le capital c'est d'avoir un capital économique et que quand on a le capital économique quand on possède les moyens de production on est du côté de l'élite et bourdieu ajoute à cette première notion une deuxième forme de capital plus important que d'être encore et il appelle le capital culturel la culture c'est un moyen de nous distinguer les uns par rapport aux autres un moyen de nous séparer les uns des autres un moyen de créer entre nous que les inégalités et ses inégalités elle se forme dès l'école parce qu'à l'école nous produisons des discontinuités en omettant d'un côté les bannis et de l'autre côté les élus du système ceux qui liront le bac et ceux qui n'ont pas le bac ce qui vont des diplômés ceux qui n'ont pas de diplôme et la culture générale dans ce grand jeu de la sélection est un outil de discrimination à l'outil de ségrégation sociale voilà comment elle est décrite et pour vous montrer que nous sommes tous bourdieusien cette idée de capitale culturelle d'abord nous l'avons tous intégrés et nous serions tous d'accord je crois de façon spontanée pour dire que l'école c'est le lieu où il faut donner aux élèves le bagage nécessaire pour s'en sortir dans l'existence un bagage nécessaire pour se battre dans le compact économique en reconnaissant à l'école la nécessité de préparer les élèves à leur vie professionnelle de demain et bien souvent nous la ramenons à cette nécessité de l'intégration professionnelle ce qui est en fait la conclusion de bourdieu dans la reproduction au port du havre jean keller tel qu'il faudrait juste que l'ego la passion de n'être rien d'autre qu'une préparation au grand combat de l'économie pour le capital et puis deuxièmement nous avons tous a intégré l'idée que la culture est un bagage qui nous discriminent qui nous sélectionne les uns les autres prenez par exemple la polémique sur la place de la culture générale dans les concours des grandes écoles un polémiques récentes dont vous avez nécessairement entendue par les polémiques récurrentes ce qui est très intéressant dans cette polémique c'est que l outil bien que la culture est perçu comme un outil de sélection et donc pour que les écoles soient plus égalitaire évidemment il faut supprimer la culture générale de leur concours c'est ce qui a été fait par exemple la science comme ce qui m'intéresse dans cette histoire ce n'est pas tant la réforme des concours que cette vision symptomatique de la culture comme outil de ségrégation sociale vision qui est partagée encore une fois aussi bien sur le champ politique si vous voulez aussi bien par la droite que par la gauche de ce point de vue là donc nous sommes tous odien et je crois que nous sommes tous engagés dans cette conception de la culture comme un capital commun avoir comme un bagage alors justement après elle nous dit on s'est tu cette enquête généalogique que vous avez que vous avez réalisé dans la partie du livre pour ensuite essayer de d'apporter quelques pistes en fin de de réfection et justement par rapport à cette notion de la culture comme capitale qui est du côté de la voie vous vous dites non la culture ce n'est pas du côté de la voir c'est du côté de l'être la culture c'est ce qui nous permet d'être plus de d'augmenter notre aide et non pas notre avoir donc ça c'est un homme extrêmement important c'est clair que je crois qu aurait tout de tout le langer est précisément ici et nous n'aurons sans doute là mais fini d'explorer ce basculement la culture de la victime ont comme un bagage et là encore collectivement il m'arrive de très souvent d'être confronté à ce vocabulaire là y compris d'ailleurs ce soir de la part de mes collègues qui sont très attachés en mai dix qui disent quand même c'est important de transmettre à chaque enfant le bagage culturel dont il a besoin pour s'en sortir dans la vie y compris la part de parents qui considèrent que ce bagage et décisif mais cette métaphore du bagage même quand nous pensons que le bagage est essentielle elle se retourne contre le bagage lui-même parce que si vous partez en voyage bien sûr vous avez besoin de francs avec fois un bagage mais la rationalité élémentaire veux que vous preniez le bagage le plus léger possible parce qu'un bagage c'est pesant c'est pénible j'aime la liberté de mouvement il vaut mieux donc faire en sorte que votre balise soit la moins lourde possible quand nous concevons la culture comme un acquis comme un avoir comme un capital comme un bagage nous qu'ils ont en fait qu'il y a d'un côté celui qui porte le bagage et de l'autre côté une culture qui s'ajoutent à lui c'est cette idée que je crois profondément de fos et en fait on peut comprendre son erreur fondamentale en se posant simplement une seule question une question toute simple que serions nous que seriez-vous sans la culture que vous avez reçus sans la culture qui nous a été transmis serions nous vraiment nous même si jamais nous n'avions été exposés à cette perturbation de la culture telle qu'on vous cela décrit hausse on nous dit que nous serions plus naturelle sans la culture que nous serions plus livre sans l'autorité qui s'est exercée sur nous mais en réalité serions nous véritablement nous mêmes par exemple prenons un exemple tout simple la première forme de la culture qui nous a été transmise serions nous véritablement nous mêmes sans la langue que nous avons reçue est ce que nous serions capables d'avoir une pensée personnelle sans ces mots qui nous ont été transmis en fait en réalité les mots qui nous sont donnés ne servent pas simplement a exprimé après coup une pensée déjà fort mais ils ne savent pas simplement à matérialiser à transmettre à communiquer une idée qui est en nous ce sont dans ces mots que nos pensées se forme et il faut une culture pour que naisse au guiness des nouvelles la culture n'est donc pas essayer l'idée que j'attendais dans ce modeste ouvrage tout est très simple vous voyez la culture n'est pas un bagage n'allait pas un capital comme quelque chose qu entraînerait en plus de soi la culture c'est ce dans quoi il est possible de devenir soi-même et de conquérir peu à peu sa propre personnalité et priver un enfant de cette culture même avec les meilleures intentions du monde même en essayant de le délester autant que possible du poids de ce bagage encombrants c'est tout simplement priver un enfant de la possibilité d'être lui même de la possibilité d'être vraiment libres d'être vraiment singulier prenez encore une fois l'exemple de la langue et je m'arrêterai là dessus la différence entre une langue riche et une langue pauvre la différence entre eux une personne qui a reçu un vocabulaire de 400 mo et une personne qui a reçu un vocabulaire de 4000 mots ça n'est pas simplement une différence dans la capacité de s'exprimer c'est simplement que celui qui a reçu très peu de mots pour parler il est privé de la capacité même de mûrir une pensée qui soit fines nuances et un regard juste sur le monde un regard subtil et qui soit capable d'entrer dans le clair obscur du réel celui qui a reçu très peu de mots il est privé de la capacité de cultiver sa propre pensée sa propre singularité ce n'est pas qu'ils soient naturellement moins bon que les autres c'est simplement qu'il a été lésé de ce qu'il ya de plus essentiel aux censures plus forts de ce terme c'est à dire de son être même en étant les et de la culture qui ne lui a pas été transmis dans l'est de la pensée et vous dites aussi et c'est important l'incapacité à pouvoir exprimer des émotions et même à pouvoir les reconnaître parce que au froid vous citer l'exemple si on dit je kiffe tous les mots de la langue française qui peuvent qui peuvent de décrire l'enthousiasmé la joie le contentement récitation la plénitude tout ce qu'on veut l'émotion elle et elle devient on est méconnu reste donc le monde se connaît plus de soi mais on sait plus qui on est exactement c'est très mystérieux parce que on pense souvent voyez qu'il ya des évidences que les choses s'impose à nous on pense que le monde autour de nous nous apparaît de lui même et qu'il saute à nos yeux c'est ça que veut dire l'évidence sens étymologique du terme aix'qui dirait que ça se laisse voir tout seul et on pense que de la même façon nous sommes à nous même évident que nos propres sentiments nos propres émotions nous apparaissent de façon transparente en réalité ce qui est très mystérieux c'est de voir que c'est à travers une culture que le monde nous apparaît et que notre propre intériorité devient présente à notre conscience il faut des mots pour penser ce que l'on est il faut des mots pour voir ce que l'on voit et c'est au fond dans ces mots que la réalité nous apparaît on peut penser par exemple aller à l'exemple des loges étrangères à quoi sert de cultiver des langues étrangères alors oui aujourd'hui on dit toujours il faut apprendre des langues étrangères parce que aujourd'hui si on parle pas anglais on ne peut pas travailler c'est catastrophique il faut absolument apprendre l'anglais c'est très important professionnellement ils voient que c'est pas vrai du tout d'ailleurs en réalité la plupart des choses qu'on apprend à l'école de savate so lu ment à rien dans un métier ultérieure et si on plaît bien arrêter de se mentir on le reconnaîtra immédiatement de l'impasse ont à apprendre l'anglais aujourd'hui les pas du tout nécessaire pour exercer un très grand nombre de métiers actions enseignants je n'ai pas du tout besoin d'apprendre l'anglais et si je devais évaluer mon histoire scolaire passée à l'aune de ce qui m'aide utile aujourd'hui le fait de considérer que l'anglais ne m'a servi à rien apprendre une langue étrangère et donc pas seulement une nécessité professionnelle matic utilitaire sale et pas seulement à caser un capital social qui nous parlera de nous orienter dans notre emplois de demain apprendre une langue étrangère c'est rentrer en communication avec un autre univers intellectuel avec un autre univers culturel et même j'oserais dire avec un autre univers spirituel nous le savons bien à nos langues sont toujours le bruit d'une histoire particulière d'une histoire accidenté avec ses hasards avec ses imperfections nos langues elles ont évidemment alors pauvreté il ya des langues qui dans bien des domaines sont plus riches que d'autres et des langues qui sur bien des sujets sont plus pauvres que d'autres or ce qui est très frappant c'est que précisément les langues font apparaître quelque chose du monde à nos yeux je me rappelle avoir été très étonné apprenant justement l'anglais quand j'étais en prépa littéraire rentrer dans le vocabulaire anglais avec beaucoup plus de complexité que parents n'hésitent secondaire je mentais d'avoir été très étonné de constater que en anglais il y à des phénomènes climatiques qui se décrivent avec plus de mots qu'en français le brouillage par exemple étonnez vous que le brouillard soit décrit par plus de mots en anglais qu'en français par son père ce que nous ne voyons pas en français parce que nous n'avons qu'un seulement pour dire brouillard ce qu'il ya plusieurs sortes de mots différents si vous pratiquez la météorologie puisque obligé d'apprendre rapidement les différents noms des nues r parce que les nuages ont des noms différents et sans ces noms là vous ne pouvez même pas reconnaître avec vos yeux la diversité des nuages ouais c'est dans la richesse du vocabulaire que le monde nous apparaît évidemment c'est anecdotique pour ce qui est les nuages du brouillard mais quand on parle de nos propres sentiments de nos propres émotions quand on parle de ce qui se passe au fond de notre propre intériorité et de la difficulté qu'on peut avoir à reconnaître la finesse et la subtilité de notre propre état d'âme quand il nous manque les mots pour les dire on se rend compte qu'en fait l'enjeu est décisif cultiver une langue riche une langue profonde une langue complexe c'est se donner l'occasion de vie quelque chose d'unique et de reconnaître ce que nous vivons comme étant véritablement unique au fond ce qui se joue dans la richesse de la culture que nous transmettons à ceux qui nous suivent ça l'est encore une fois pas seulement la densité de leur capital social c'est la richesse de leur propre existence de leur tante repenser leurs propres émotions et la capacité qu'ils auront demain à vivre une vie qui soit véritablement là l'oeuvre une vie qui ne soit pas condamnée à l'uniformité de ce monde marchandises et de ce monde marque était que nous voyons aujourd'hui dans la pauvreté culture culturel qui servent évidemment le mimétisme social en réalité la culture et puissance de liberté parce que c'est la culture qui nous fait devenir nous-mêmes là où la texturation nos condamne à l'uniformité alors il ya un point je trouve assez crucial dans ce que s'exprimer dans le sol il est dans le rapport à la culture qui tient dans le mot de médiation car au fond nous sommes dans une société avec une conception ou la médiation c'est peut-être même plus que c'est l'accès direct aux choses l'absence de recul le l'immédiateté tout ça est devenue jeudi la lune en ce moment la norme mais même ce qui est considéré comme le plus désirable or ce que vous montrez capture c'est que nous avons besoin pour être nous mêmes pour être jeu nous avons besoin d'une médiation du besoin besoin de passer par l'autre quel qu'il soit mais de recevoir quelque chose c'est peut-être effectivement ce qui à la fois nous humilie le plus et en même temps ce qu'il ya de plus beau dans l'expérience humaine c'est cette expérience de la médiation comme une nécessité fondamentale c'est là ce qui je crois caractérise l'expérience humaine dans un singularité et c'est ce qui nous distingue le plus de l'animal l'animal est un maître d'immédiateté et cette immédiateté pour nous et fascinante l'instinct animal ne procède pas d'une éducation le petit animal qui n'est il s'est déjà sans avoir eu besoin d'être éduqués exactement ce qu'il devra faire pour reproduire les facultés propres à son espèce les abeilles sont d'extraordinaires architecte est le propre de marchi pictures des abeilles c'est qu'elle n'a pas besoin d'écoles aucune abeille là et besoin d'aller dans une école d'architecturé pour pouvoir apprendre à faire des ruches et de la mutation les abeilles n'ont pas besoin de construire des facultés de sciences politiques pour organiser leur société ce qui veut dire d'ailleurs par la même occasion qu'elle ne coupe jamais la tête à la reine parce que dans la société d'immédiateté des animaux précisément il y à une sorte de fixité qui est le signe d'une absence de conscience de distance d'avec soi même est donc le signe d'une absence de liberté en un sens c'est vrai que la société des abeilles de manifeste pas la même liberté y compris à la liberté de faire n'importe quoi que la société des oeuvres le propre de l'expérience humaine c'est au contraire que nous avons besoin d'une médiation pour accomplir ce que nous sommes les favoris qui sont propres à notre espèce nous avons besoin de l'autre pour les réaliser véritablement le petit enfant qui naît il est par essence dans son ensemble espèces dans sa nature il est capable de parler et pour pouvoir parler il faudrait qu'il reçoive des autres un langage qui accomplit sans lui cette faculté il est capable de penser mais pour pouvoir penser il devra qu'ils reçoivent des autres les mots qui lui permettront de construire sa propre pensée c'est une chose merveilleuse de méditer que nous devons aux autres les mots mêmes de notre pensée la plus personnelle notre émotion la plus intime notre expérience la plus intérieure nous la devons à d'autres hommes qui nous ont transmis avant nous ce qui était nécessaire à la construction de notre propre aventure personnelle l'expérience de la médiation c'est je crois ce qui habite de façon profonde leur expérience humaine est ce qui caractérise à la fois encore une fois notre faiblesse notre fragilité d'hommes car seuls nous ne sommes pas nous mêmes sans médiation ne sommes pas immédiatement nous mêmes et en même temps c'est ce qui fait aussi l'extraordinaire beauté de l'expérience humaine qu'elle est en permanence occasion d'une relation avec l'autre il ya donc dans une expérience de la médiation je crois une nécessité à redécouvrir parce que nous vivons dans un siècle d'immédiateté insectes fasciné par l'absence de médiation est ce qu'il y a d'extraordinaire dans le travail de découpe de descartes dans le travail de rousseau c'est d'avoir poussé le plus loin possible s'équiper d'une absence de médiation encore une fois pour rousseau pour des cartes pardon le rêve absolu sort a été de n'être déjà hommes d'être soi-même sans médiation de l'avoir jamais besoin d autrui le rêve de descartes c'est le rêve du self made man de l'homme qui s'est fait tout seul la modernité cartésienne elle commence avec le coq ito ergonomes je pense donc je suis elle commence avec un jeu je suis parce que je pense c'est le ekoko guito qui commence la modernité toute la modernité commence avec cet ego et j rousseau de façon plus vertigineuse encore nous trouvons le fantasme d'une éducation sans médiation aux ressources de raconte la façon dont il est du christ est enfant qui s'appelle emilie il se place du point de vue du président de vue du précepteur et il accompagne cet enfant est le but c'est de faire en sorte à chaque instant de lycée et enfants construire aude le savoir qui lui sera nécessaire ne jamais rien lui transmette jamais rien le jamais l'obligé en rien faire en sorte précisément que cet enfant se construisent tout seul et 1010 rousseau et milla ou de connaissances mais les connaissances qu'il a sont véritablement sienne il n'a jamais été l'objet d'une médiation longue et d'ailleurs rousseau le décrit de façon très explicite star au vinci disait en parlant de rousseau que reçoivent parlait justement de restaurer le règne de l'immédiateté le règne de l'immédiate et c'est justement celui qui s'accomplit veulent parler en le décrivant à l'instant dans le par exemple dans la révolution numérique le numérique c'est immédiatement le numérique c'est l'accès immédiat au savoir un accès sans médiateur un accès sans médiation si vous voulez prenons un exemple tout simple l'objet qui incarna la médiation est l'objet qui est l'objet de la détestation de la modernité et c'est précisément celui ci c'est le livre a que le vôtre pas que le retrouverons bien d'autres sans doute celui s'il est il tout autant parce que l'allégation à quelque chose de religieux aussi la médiation et ce qui nous relie m alors on pourrait discuter de façon beaucoup plus approfondie de la dimension religieuse et la médiation mais fondamentalement le livre en tant que tel est l'objet ligne qui est absolu de toute philosophie de l'immédiateté rossotti je lé livre il écrit à plusieurs reprises le but absolu de rosso dans l'éducation des mixtes de le protéger de vivre surtout ennuyeux à la campagne l'écarter de la société et fait en sorte que jamais de lui tombent entre les mains cet objet fatale qui s'appelle un livre parce qu'un livre c'est l'occasion d'une médiation ouvrir un livre ça suppose d'abord de faire d'une certaine façon un acte d'humilité ça suppose de se dire qu'on a quelque chose à recevoir quelque chose qui peut nous être transmis et qu'on a envie de le découvrir ça suppose donc de faire cet acte d'humilité qui consiste à reconnaître que nous ne sommes pas les producteurs de notre propre savoir les producteurs de notre propre pensée ouvrir un livre ensuite c'est prendre le temps de la médiation le propre d'un livre style celui de la première à la dernière ligne et que sa valeur se joue dans ces itinéraires dans ce chemin qui va vers la première à la dernière ligne le but d'un livre ça n'est pas de connaître la fin avant d'avoir commencé le début le but d'un livre c'est de vivre cette expérience média de cette expérience d'un chemin d'une médiation aujourd'hui si vous voulez la logique contemporaine c'est la logique du téléchargement de données c'est la logique de l'immédiateté je veux obtenir tout de suite le contenu avec le moins de classes possibles dans le moins de temps possible toujours accélérer le rythme du réseau le rythme de la ville au rythme d avoir toujours aller de plus en plus vite donc l'objet de mon désir soit immédiatement immédiatement à portée de main pour que l'objet de ma question soit immédiatement apporté de mon esprit le réflexe de l'immédiateté celui que tous les élèves ont aujourd'hui et qui les rend d'ailleurs pour une grande part très réticents ou en tout cas qui rembourrés très difficile l'expérience de la lecture ou l'expérience de la réflexion c'est le réflexe google vous poser une question vous la poser à google immédiatement immédiatement vous avez la réponse c'est très difficile de résister au réflexe google quand vous êtes en cours aujourd'hui les élèves sont tous internes est dite m 12 mois j'y suis maintenant dans le supérieur tous les élèves tan dénote avec leur ordinateur aux est en cours vous êtes obligés de recourir et ce livre là c'est 1134 1135 jours a pu immédiatement tous les élèves recherche sur internet 6500 4135 real aurait complètement indifférent mais il ya une question immédiatement il faut la repenser tout petit puis le temps de la médiation le temps de la recherche qui est aussi évidemment celui de la réflexion celui de l'approfondissement celui de la culture ce temps-là nous est devenu impossible et le drame c'est que comme l'humanité comme l'expérience humaine se joue toute entière dans cette expérience de la médiation bien il y a beaucoup a craint que le culte de humaines de l'immédiateté besoins en fait en réalité finalement le culte d'une certaine inhumanité ou en tous les cas que dans cette volonté d'établir en tout l'immédiateté se perdent quelque chose de la richesse de notre humanité merci les procédés bellamy alors il ya un dernier point sur lequel j'aimerais vous vous posez une question qui me paraît important c'est la question d'universalité parce que c'est vrai que dans les dents dans un certain nombre de critiques on agresse à la culture il ya le fait qu'au fond une culture c'est une culture particulière donc c'est quelque chose qui ferme qui coupent qui sépare or vous montrez bien que ce ne peut être que par une culture particulière la nôtre et les autres à l'heure que l'on peut peut-être faire ce chemin vers l'universel et que au contraire la négation de la culture s'est fatalement le retour à laval c'est vrai que c'est une chose qui nous empêche beaucoup d mais la culture c'est que en fait il n'ya pas la culture il y a des clics nous sommes tous cartésien en ce sens que nous aimons l'universel coup d'oeil on est par nature des êtres universalité nous voudrions être citoyen du monde et aimer l'humanité comme les hommes des lumières et de ce point de vue là il me paraît humiliant de devoir notre propre personnalité à cette chose particulière qui s'appelle n'ont pas la culture mais une culture parce que encore une fois chaque culture jeu prenant l'exemple de la langue sa culture et son histoire sa culture a ses limites à lacets pauvreté est là ces accidents est lassé hasard la culture est le produit d'une aventure particulière et tout ce point de vue là eh bien nous ne voulons pas avoir à recevoir notre humanité dans un nature universelle d'une culture particulière mêlant quand je vois que c'est dans ce miracle de la médiation que nous pouvons lire ce qu'il y a de magnifiques dans cette particularité de la culture c'est que précisément c'est par une culture particulière que nous sommes ouverts à l'universalité de l'expérience humaine au pendant cet exemple de l'allemand a encore une fois pour apprendre à bien parler une langue étrangère il faudra bien connaître la sienne et tous les professeurs de langues étrangères aujourd'hui dans les collèges les lycées de france vous dire que la principale difficulté qu'ils rencontrent pour enseigner l'anglais l'allemand l'italien l'espagnol à leurs élèves c'est d'abord le manque de connaissance que les élèves français ont de leur propre langue le manque de connaissances qu'ils ont de leur propre grammaire de la propre synthèse votre vocabulaire comment voulez vous apprendre bien traduire une autre langue comme votre propre vocabulaire vous ai déjà étrangers en réalité ce qu'il ya de merveilleux dans l'expérience de la culture c'est que bien connaître une culture la sienne avoir appris à se familiariser avec une culture et bien c'est se donner l'occasion de découvrir avec émerveillement d'autres cultures et s'ouvrir avec toute la force d'une intelligence désormais nourrir et accompli à la dimension de toutes les autres cultures que l'expérience humaine a pu produire en fait en réalité il n'ya pas lieu d'avoir honte de notre culture ou de la particularité de notre culture il n'ya pas lieu d'avoir un autre d'être des êtres d'une culture particulière d'une tradition particulière parce que c'est par cette tradition que nous pouvons être ouvert à l'universalité de notre humanité et je crois que j'aurais terminé par là simplement je crois même que nous devrions être capables de réapprendre à aimer notre culture et met sa culture aujourd'hui voyez ça a quelque chose d'un peu dangereux ça porte un soupçon de néocolonialisme qui risque de vous envoyer très vite dans les oubliettes de l'audiovisuel et met sa propre culture c'est quelque chose qui semble tout de suite réactionnaire suspect si ce n'est nécessairement coupable en fait il faudrait être capable d'aimer sa propre culture même avec ces pauvreté tout simplement parce que c'est par elle que nous avons reçues l'humanité qui nous est donné c'est un peu comme aimait ses parents voyez d'ailleurs il ya évidemment un lien entre la culture et la famille on apprend une langue maternelle c'est à dire la langue de sa mère à la langue de ses parents et nous avons reçu notre propre humanité de nos parents là encore que dans cette expérience de pensée extraordinaire une expérience toute simple qui pourra peut-être à une seule sauver la société dans laquelle nous vivons ne se risque de voir sa vie mais définitivement la transmission l'expérience de la reconnaissance que serions nous aujourd'hui si nous n'avions pas rencontré d'autres personnes par lesquels sont passés notre lui mérité par lesquelles notre propre personnalité est venu jusqu'à n'est par lesquelles nous sommes devenus nous mêmes nous avons tous été marqués dans notre guide par nos parents par des adultes par les enseignants que nous avons rencontrés et dont nous savons que l'autorité qu'ils ont exercée sur nous a fait croître au sens littéral de ce terme l'autorité vient du mot à hoggy en latin faire croître augmentée dont l'autorité a fait croître nous notre propre liberté c'est peut-être cette de cette façon là que nous pouvons nous réconcilier avec notre propre culture il faudrait aimé sa culture comme on aime ses parents vous aimez vos parents parce que c'est les meilleurs parle du monde ce n'est pas ce que vous en êtes le plus fier nope ce que vous considérez qu'il ya aucun pan qui soit meilleur que vos parents mais vous aimez vos parents parce que c'est baroque est passé votre propre humanité vous aimez vos parents parce que c'est parce qu'aimer la personnalité que vous êtes aujourd'hui ils ne vous ont pas reproduit ils ne se sont pas reproduits en vous en vous ils ont fait naître quelque chose d'absolument nouveau une histoire singulière et de cette histoire singulière vous leurrez vos connaissances et bien c'est peut-être ainsi qu'on devrait pouvoir aimer notre culture pas parce que c'est la meilleure culture du monde et qu'on en est les plus fiers parce que l'occident est le centre de l'univers et que notre culture serait parfait et pure notre culture est là son histoire notre langue assez pauvreté à césar perfection elle a ses lacunes parfois évidemment auquel nous sommes parfois confrontés et de fait avec notre pauvre langue nous avons parfois bien du mal à nous comprendre et bien du mal à nous exprimer les landes malgré tout nous l'aimons cette culture ne l'aimons parce que c'est en sept langues et c'est par cette culture c'est par les livres que nous avons lu par les textes que nous avons reçue c'est par la littérature dont nous sommes les héritiers qui est né en nous notre propre liberté qui est en nous une histoire nouvelle cette langue elle ne nous a pas enfermer dans un moule au contraire nous en avons fait l'expérience c'est dans cette langue connaissent la moindre de nos sion et dans les moments les plus forts de la zone 10 comme dans les moments les plus simples dans la plus petite de nos phrases simples de nos idées comme dans le moment le plus éprouvant où le plus beau de notre existence nos deux ans les mots que nous parlons nous devons notre propre pensée vous devant la moindre de nos impulsions à cet héritage qui nous précèdent à ceux qui ont voulu pour nous cette langue qui l'ont fait venir jusqu'à notre propre personne jusqu'au jour où nous avons grandi c'est ainsi qu'il faudrait aimé sa propre culture particulière cette culture toute simple et nous avons le droit de l'aimer plus qu'aucune autre comme vous avez le droit de chérir vos parents d'une façon parfaitement singulière et unique c'est par là vous ne les aimez pas au détriment de tous les autres parents du monde le fait d'élever votre mère ne signifie pas que vous méprisez toutes les autres au contraire en aimant votre mère vous aimez à travers l expérience universelle de la maternité et de la fécondité est bien de la même façon en aimant notre culture particulière la nôtre cette culture familière que nous avons reçu sa culture qui nous a bercé sa culture qui me l'a fait grandir nous aimons en fait ce qui fait l'humanité dans l'homme c'est à dire cette expérience de la médiation qui n'est pour nous et qui se révèle à nos yeux dans l'expérience de la reconnaissance des faits dépendent toutes simples de la reconnaissance cet acte de reconnaissance qui constitue en fait le contraire exact de la déconstruction que nous sommes en train de vivre et qui dans sa gratuité tout simple et tout élément terre dans sa gratuité fondamentale permettra peut-être de sauver notre société merci beaucoup merci françois xavier même
François-Xavier Bellamy