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interviewPublic Sénat· 26 juin 2025 44 min

Retraites : le Bayrou d'honneur

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] Salut à tous, vous regardez Sens Public, l'émission qui donne du sens à l'actualité. On est ensemble pendant 90 minutes du reportage, de l'analyse, de l'originalité. Vous connaissez le principe.

Voici le sommaire de ce jeudi 26 juin. François Bairou a-t-il réussi son coup ? Le Premier ministre devait mettre ce jeudi un point final au conclave sur les retraites lancées il y a 4 mois.

Les partenaires sociaux sont au bord de la crise de nerf. Mais François Bayarou a tout fait ces dernières heures pour sauver une initiative dans laquelle il joue gros. Le premier ministre a-t-il convaincu ?

Une conférence de presse a été convainquée à 17h. On y revient dans un instant. Au Moyen-Orient, que reste-t-il de l'axe dit de la résistance aux États-Unis et à Israël ?

Il s'agit d'un élément majeur de la politique du régime iranien depuis presque 50 ans. Mais après la neutralisation par Israël du Esbola et du Hamas, sur qui peut encore compter la République islamique dans la région ? Peut-être sur les outils du Yémen.

Regardez, nous manifestons aujourd'hui pour défier l'Amérique et Israël et pour les piétiner. Nous sommes sortis pour dire à notre chef : "Envoyez-nous combattre où vous voulez. Rien à marche.

Qui sont-ils ? Que veulent-ils ? Les outils sont parvenus en tout cas à infliger ces derniers mois des revers militaires importants à l'armée américaine en mer rouge.

On y revient dans 45 minutes. Mais d'abord l'heure de vérité donc pour François Baou premier ministre a présenté cet après-midi les résultats de 4 mois de négociation parfois compliqué. Julian Roland.

François Bairou se veut confiant. Le conclave sur les retraites va aboutir. Seul de points reste en discussion.

La réparation de la pénibilité est le sujet du financement. Il reste encore 400 millions d'euros à trouver. Les négociateurs des organisations vont se remettre au travail pour rapprocher les points de vue.

J'ai écrit dans mon texte donnons-leur 3 semaines, donnons-leur 15 jours. Le Premier ministre avait déjà gagné du temps lundi dans l'espoir que le dialogue social porte ses fruits. Mais syndicats et patronat n'ont pas réussi à surmonter leur divergence.

Moi, je peux dire franchement que cette négociation, elle était jouable. qu'on pouvait avoir un accord ce soir et que si l'accord ne se fait pas, c'est à cause des des organisations patronales qui n'ont pas voulu travailler correctement sur un document qui était commun. Face à ce nouvel échec, François Baou a voulu réagir au plus vite.

Mardi dès 7h du matin, le Premier ministre annonce vouloir poursuivre la discussion. Ils ne savent pas vaincu. On est arrivé très près d'un accord historique à bien des égards.

On sait bien que la difficile recherche des solutions nouvelles est une longue marche et que dans une longue marche, les derniers pas sont souvent les plus exigeants. Dans la foulée, les partenaires sociaux étaient invités à une concertation de la dernière chance à Matignon. Les deux camps se sont renvoyés la responsabilité d'un fiasco et on vous demande de faire une première avancée, une deuxième avancée, une 3è avancée, une 4e avancée et puis ça n'est jamais suffisant.

Donc je pense que ce qu'on a fait sur j'insiste beaucoup là-dessus sur les femmes, sur l'âge d'annulation des droits et sur la prévention, ce sont quand même des avancées considérables. À un moment donné, je pense qu'il est notre responsabilité collective, nos partenaires sociaux de trouver un équilibre et non pas un déséquilibre. Les syndicats se sont alors engagés à transmettre une liste des blocages.

Côté gouvernement, la ministre du travail Catherine Vautrin défense cette méthode dans les colonnes du Figaro. Le premier ministre a demandé aux partenaires sociaux de nous transmettre la liste de leur désaccords. Des évolutions possibles apparaissent comme sur l'usure professionnelle ou le travail des femmes où des avancées ne sont pas inintéressantes.

Je crois encore à la possibilité de trouver un accord. Dans cette quête d'un consensus, François Bairou joue aussi son poste de premier ministre. Les députés socialistes qui n'avaient pas censuré le budget en échange de ce conclave ont déposé aujourd'hui une motion de censure.

François Baou a-t-il réussi ou a-t-il raté son coup pour en parler, pour en débattre ? J'ai le plaisir d'accueillir sur ce plateau monsieur Morel. Bonjour Benjamin.

Vous êtes constitutionnaliste. On vous doit le livre le nouveau régime ou l'impossible parlementarisme, c'est-à-dire aux éditions passé composé. Merci d'être avec nous.

Bonjour Valérie Lecable. Bonjour. Vous êtes éditorialiste politique au journal.info. info.

Merci d'être sur ce plateau. Bonjour Jean Garig. Bonjour.

Vous êtes historien, président de la commission internationale d'histoire des assemblées. Vous avez notamment signé chez Paillot jours heureux quand les Français rêvaient ensemble. Merci d'être là.

Bonjour Sophie de Ravinel. Bonsoir. Peut-il vous présenter éditorialiste politique ?

Merci de m'accompagner sur cette émission. Bon alors on va faire peut-être un bilan de alors peut-être de ces 4 mois de discussion. François qui dit pas d'accord mais quand même des avancées.

Benjamin, est-ce que vous considérez que il a réussi son coût ? On va on va arriver sur le fond des mesures un peu plus tard. Alors si on parle je dirais du coût initial, oui puisque il a pas été censuré que le budget est passé.

Or originalement ce conclave, il sert d'abord à ça. Il sert à instaurer une forme de pacte de non agression avec le Parti socialiste pour que Infine et bien ce dernier de bonnes raison au moins affiché de ne pas voter la censure au moment du 493 sur le budget contrat rempli. Maintenant, je dirais c'est une sorte c'est du bonus.

Après et ben on a en effet quelque chose qui peut ressembler si ce n'est un accord en tout cas à un embryon de texte. Cet embryon de texte peut permettre à François Baou d'aller un peu plus loin, mais ça n'achètera pas pour le coup une non censure parce que ce qui compte aujourd'hui pour les socialistes, ce qui est structurant, ce qui est structurel à quelques mois des municipales sous le pression de la du reste de la gauche, c'est la question de l'âge. L'âge, on y revient pas et on y reviendra pas. 64 ans, on ça bouge pas.

Voilà. Et donc quel que soit le texte qui aboutira, s'il ne permettra sans doute pas de changer la donne politique. Il gagne du temps, c'est ça ce que je comprends.

Il g il il s'offre un petit peu de temps François Baou. Non, plutôt que de gagner du temps, il reprend la main à mon sens puisque en fait il a passé un long moment à décrire absolument tous les points sur lesquels les partenaires sociaux étaient d'accord. On va pas venir dans le détail là, ça on y reviendra plus tard.

Et à la fin, il a dit écoutez, il reste deux points. Donc c'est quand même, il a pas dit le mot marginal mais il l'a pensé fort. Et il a dit "En tout état de cause, tous ces points d'accord seront dans le projet de loi de la sécurité sociale au mois à l'automne." Donc ce qui est fondamentalement nouveau aujourd'hui, je ne sais pas si tout le monde s'en est rendu compte, c'est que quoi qu'il arrive, tout ce qui a été discuté fera l'objet de sera dans ce projet de loi.

C'est ça qui est important à comprendre et pour moi ça rend totalement obsolète en fait la motion de censure qu'ont déposé les socialistes parce que Boris Valot il dit vous refusez pour tout à l'heure Valérie parce qu'on va en parler c'est l'objet d'ailleurs de la de la chronique de Sophie sur les socialistes. OK, mais non, mais je termine juste. Il dit "Vous refusez d'aller au Parlement." Pas du tout, il y va.

Il y va dans le cadre du PLF SSS. Donc c'est à ce moment-là, et il le dit bien, que il va agréger le budget et le projet de loi de la sécurité sociale et soumettre au Parlement la totalité du projet. Jean- Gary, même question.

Quel regard vous portez sur ces 4 mois de Gonclave et sur voilà son issu, ce qui devait être son issue aujourd'hui avec François Baïou. Bah, c'est un regard qui est qui est similaire à ce ça nous étonnera pas de mes petits camarades. Euh, évacuons l'idée de gagner du temps avec cette idée de conclave et de ce paction avec les socialistes.

OK. Et là aussi, je suis totalement d'accord. Il me semble aujourd'hui qu'une motion de censure socialiste est totalement obsolète.

Mais on y reviendra, on l'a dit tout à l'heure. Ce qui était intéressant au-delà même de du sujet, c'était d'avoir aujourd'hui sous le deuxième quinquena Macron une forme de renaissance du dialogue social. Je rappelle que l'un des grands problèmes de ces deux quinquenas, ça a été l'absence du dialogue social, le rejet de la part d'Emmanuel Macron du rôle des partenaires sociaux.

Il y a donc un enjeu, je dire presque symbolique autour de ce qui se passe aujourd'hui qui dépasse même la question des retraites et le fait qu'il reprenne la main aujourd'hui euh alors que il avait mal commencé avec le tabou de de de l'âge et on on ne lance pas une négociation en mettant un préliminaire de ce type. Ça l'équilibre financier. finan et bien en reprenant aujourd'hui en positif ce qui a été établi et en établissant précisément que c'est les les résultats de cette négociation paritaire de ce de cette négociation sociale peuvent ensuite avoir une issue parlementaire ce qui est très important.

On débloque en quelque sorte symboliquement ce qui est quand même le le la carence, la lacune majeure de ces deux quinquenas, c'est-à-dire une impasse parlementaire et ce qui se passe depuis même 2022 et une impasse sociale. Donc si vous voulez symboliquement au-delà même des petites avancées de ce de ce que vous dites quelque chose qui est intéressant. On va vous me faites la transition, je vais juste on va écouter François Berou justement sur cette promesse.

Quelque chose se passera au Parlement cet automne. Écoutez le premier ministre. Si les partenaires ne parvenaient pas à se mettre d'accord, le gouvernement prendrait ses responsabilité et proposerait des dispositions de compromis qui seraient introduites dans le texte qui en tout état de cause, prenant en compte tous ces progrès, sera comme je m'y étais engagé soumis au Parlement à l'automne dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale.

Il y aura donc une démarche législative, une démarche du Parlement pour répondre à toutes les question posée. Sophie, c'est ça la vraie avancée peut-être ? Oui, évidemment, c'est la vraie avancée, c'estàdire qu'il coupe de cours, il coupe court en tout cas à ceux qui lui reprocheraient ou qui lui auraient reproché de ne pas présenter ce texte au parlement.

Et c'est là pour reprendre la suite de ce que disait mes petits camarades aussi, c'est le fait que et bien il est beaucoup plus habile qu'on ne le pense évidemment peut-être pour gagner du temps, mais surtout parce qu'il reprend la main effectivement et il reprend la main en affirmant qu'il va déposer le texte au parlement. Il bouscule les socialistes qui étaient euh d'une certaine façon content de prendre le contrepied de François Hollande qui en février avait décider de voter de de de refuser cette cette censure et et en fait il les prend avec une certaine intelligence en citant dans son intervention Jacques Deor ou Michel Rocard qui n'aurait évidemment pas considéré que c'était un objet de censure de personnalité forte d'un parti socialiste de d'une grande époque qui n'est plus exactement celle d'aujourd'hui, disons dans une gauche qui ne sait plus très bien où elle est. Ces figures tutellaires appellent à la responsabilité parler de la gauche.

On va parler évidemment de la gauche, mais vraiment j'aimerais qu'on s'intéresse à ces annonces et cette annonce qui est forte, qu'il faudrait voilà la seule peut-être pas la seule chose mais en tout cas une chose importante à retenir, c'est que il se passera quelque chose au parlement cet automne. Les parlementaires auront leurs mots à dire. On sait pas encore exactement, on connait pas encore les contours de cette discussion parlementaire, mais une chose est sûre, on reviendra pas sur les 64 ans, Valérie, ça c'est sûr.

Non, mais il sera pas l'objet du débat au parlement. C'est exactement ce qu'il a déroulé. Il a dit, ils se sont mis d'accord sur les 64 ans, ils se sont mis d'accord sur les maires de famille, euh ils se sont mis d'accord sur la pénibilité, sur les trois/4 des sujets de la pénibilité.

Et le désaccord qui reste, c'est ce queon fait de la prévention ou de la réparation. On sait que les syndicats veulent faire de la réparation et que le MEDF ne veut pas aller plus loin que la prévention. Il y a une histoire de il y a une histoire de de médecin et de visite médicale.

Il a dit, on a peut-être un compromis intermédiaire qui serait de faire une visite médicale généralisée pour tout le monde à 45 ans pour voir si au-delà de cet âge, on peut transformer cette pénibilité en carrière normale. Donc il a énormément avancé. Moi sincèrement je veux dire que que il leur donne encore parce que il leur donne encore 3 4 jours mais c'est pas ça qui compte entre 10 et qui compte entre 10 et 15 jours c'était un petit peu fou enfin 10 enfin bon ce qui compte c'est que quoi qu'il arrive euh c'est 4 mois de négociation et il a salué à plusieurs reprises le remarquable travail des partenaires sociaux parce qu'ils ont fait tout le boulot de préparation ils ont tout décortiqué et il a même dit alors le seul point d'interrogation c'est le financement C'est il a dit on a trouvé le financement sur la plupart des mesures sur les de tiers de mesures et il a cité 500 millions et 500 millions et il reste encore 500 milli financement restent encore un petit peu donc c'est un petit peu flou sur la partie du financement mais en gros en creux ce qu'il a dit c'est que le MEDF le veuille ou non on ira au même résultat que s'il y avait eu un accord et c'est ça qu'il faut retenir c'est dire qu'il leur a tordu le bras Jean- Garin Oui.

Moi, je voulais insister à cet égard sur le rôle de la CFDT parce que vous voyez bien que du côté des des salariés là tout reposa sur les épaules, l'essentiel de la CFDT qui reste quand même le premier syndicat de de France et la la CFDT avait été écartée du dialogue social là encore depuis 2017. On connaissait les relations tendues entre Emmanuel Macron et et Laurent Berger. Or la CFDT, elle avait elle avait déjà des projets très très structurés sur la réforme des retraites et cetera et elle avait son mot à dire aujourd'hui.

Et on voit bien que euh le fait d'accepter dans cette négociation de ne pas revenir sur les 64 ans, c'est une concession énorme quand même qui est faite par la CFDT. Faut se souvenir de de la crise de la réforme du les partenaires sociaux ont fait preuve de responsabilité. C'est ce que j'essaie de j'ai l'impression essentiellement de la part de la CFDT.

Il m'a semblé que le MED justement était un petit peu plus comment dire timide dans sa volonté de de concession. Alors on est là dans une tradition française Ouais. de de partenariat social.

Mais en tout cas, si vous voulez, je pense que il est quand même très intéressant et très intéressant aussi, on va y revenir pour l'histoire de la gauche, que la CFDT soit revenue au centre vraiment envie de parler de la gauche. On va en parler dans quelques instants mais j'aimerais qu'on parle du parlement parce que pour faire passer euh quoi que ce soit au Parlement, il va falloir des élus euh pour le voter un éventuel texte. Alexandre Poussard va nous éclairer.

On va faire un point sur les forces en présence et notamment sur ce qu'on appelle le socle commun. Bonjour Alex. Bonsoir Steve.

Que reste-t-il du socle commun ? Alors, d'abord, rappelons ce qu'est le socle commun, c'est-à-dire ces parties qui sont censés faire bloc autour du gouvernement de François Baou. Une alliance récente qui est d'abord composée de l'ancienne coalition présidentielle avec Renaissance, Modem, Horizon.

Horizon, c'est le parti d'Édouard Philippe auquel s'ajoute le parti les Républicains, les centristes de l'UDI et les députés du groupe Liot Liberté indépendant, autre mère et territoire. Mais cette alliance, ce sole commun, il est de plus en plus remis en question ces dernières semaines. Regardez ce qu'on dit Édouard Philippe.

Je le cite, il n'y a pas de socle commun. Cette coalition n'est même pas capable de s'entendre sur un contrat. Elle se délite à chaque vote compliqué.

Ce sont les deux extrêmes en réalité qui donnent la tonalité sous-entendu la France insoumise et le Rassemblement national. La critique du socle au commun est encore plus virulente du côté des Macronismes, du côté de Renaissance. Écoutez le député Pierre Alexandre Anglade sole commun aujourd'hui c'est entre le Rassemblement national et les républicains avec le trait d'union qui s'appelle l'UDR plutôt qu'avec ensemble pour la République ou ou le modèle.

C'est ça la réalité aussi de l'assemblée. On voit bien qu'il y a au fond plus de choses qui nous séparent avec les républicains que plus de choses qui nous rassemblent aujourd'hui. C'est vrai que ces dernières semaines Alex LR votent plus souvent avec le RN qu'avec le bloc central.

Oui. A plusieurs exemples. La semaine dernière à l'Assemblée nationale dans le cadre d'une proposition de loi sur l'énergie, les députés LR ont fait voter avec les voix du Rassemblement national un moratoire suspendant les nouveaux projets d'éolienne et de panneaux photovoltaïques.

Un moratoire qui a été critiqué par le bloc central. Autre exemple, le mois dernier, les députés LR et les députés du Rassemblée national ont voté la suppression des FFE, les zones à faible émission qui interdisent la circulation des voitures polluantes au cœur des métropoles, une mesure de la loi climat de 2021 qui est défendue par le camp présidentiel. Et puis enfin, il y a des sujets de tension entre les sénateurs, les républicains qui forment la majorité au Sénat et le gouvernement.

Premier sujet de tension, la réforme du scrutin des élections municipales à Paris, Lyon, Marseille. C'est une réforme qui est souhaitée vivement par François Bairou mais rejetée par le Sénat. Et puis le premier ministre souhaite aussi introduire la proportionnelle dans l'élection des députés hors de question pour la droite sénatoriale qui reste attachée au scrutin majoritaire.

Mais malgré toutes ces divergences de vote et bien chez les républicains, on estime que ce sole commun a toujours une raison d'être. On va écouter Gérard Archer qui s'exprimait ce matin chez nos confrères de TF1. Nous sommes entrés au gouvernement pour deux choses.

Doter le pays d'un budget et on va le retrouver cette année. Seconde des choses, nous éviter un gouvernement de gauche d'ailleurs dominé par l'extrême gauche. Donc nous sommes à l'intérieur, nous n'avons pas un accord de coalition, nous l'avons pas formalisé comme tel mais nous sommes dans le socle commun.

Charles Arch qui minimise un peu la crise, mais il semble qu'il y a quand même un petit problème au sein du centre commun. Alex. Ah oui, si ce socle communiss, c'est que le Premier ministre ne fait pas ce qu'il faut pour le fédérer, le renforcer et lui donner un cap.

On n pas de feuille de route. On ne sait pas ce sur quoi on doit travailler. On parlait du budget, c'est l'acte majeur dans une dans un pays, on sait pas à quoi il va ressembler.

On entend parler de rien, on est associé à rien. Donc si vous voulez, c'est vrai que c'est compliqué de se dire on est solidaire les uns des autres, mais pour aller où ? Pour faire quoi ?

Et à cette question, sincèrement, on ne sait pas répondre et personne ne sait répondre. Et bien s'il y en a un qui sait répondre à cette question, c'est évidemment François Baou. Le Premier ministre charge à lui maintenant de remobiliser ces troupes qui sont actuellement désespérées et désunies.

Merci beaucoup Alex, merci pour toutes ces précisions. Euh on va parler du socle du socle commun. Est-il toujours un socle ?

Est-il toujours commun ? Mais déjà peut-être Benjamin, on parlait d'un éventuel texte pas éventuel puisque ce sera le projet de loi de financement de la sécurité sociale qui reviendra à l'automne au Parlement. dans l'état actuel des choses, est-ce que ce que va proposer le gouvernement a des chances d'être voté, adopté quand on voit l'état de ce qui n'est plus une majorité présidentielle ?

Alors, soyons clair, il y aura pas de majorité sur PEL FSS tout bêtement parce que c'est un budget et que quand on s'amuse à classer les parties entre opposition et majorité, celui qui vote le budget fait partie de la majorité. Croyez-vous vraiment que le RN et le PS vont voter le PLFSS ? La réponse, c'est quoi que vous mettiez dedans ?

Non, c'est une question de positionnement politique. Et donc non, on va avoir quoi ? On va avoir un 49 à 3 passage en force.

On a toujours sur les budgets des 49 alin 3 et je rappelle que Michel Barnier est tombé l'année dernière sur son PLFSS et c'est là où malgré tout le coût malin. C'est-à-dire que qu'est-ce que va dire François Baïou ? Est-ce que vraiment vous voulez faire tomber ce gouvernement, vous socialiste notamment, alors qu'il y a des avancées, alors que malgré tout, même s'il y a pas le retour de la retraite à 62 ans et cetera, il y a malgré tout des avancées et donc là, il y a une prise à témoin des socialistes enfin de l'opinion vis-à-vis des socialistes et également et ça a été évoqué avec beaucoup de socialistes qui si jamais la CFDT signe se diront est-ce qu'on peut vraiment aller contre là-dessus ?

Quelque chose qui est demandé par la CFDT. Ce qui va faire que pour les socialistes, ça risque d'être très très compliqué, pas de voter le texte mais de mais de voter la censure. Force un peu la main, vous permettre de faire passer le texte.

Attention par contre, c'est pas prédictif pour l'autre texte important de l'automne, le budget. Et là, c'est peut-être beaucoup plus accidenté. En tout cas, pour l'instant, il y a pas la Panassée, il y a pas la Martangale.

Vous avez gagné. Nous allons parler des socialistes de Sophie. Les socialistes qui ont donc déposé une motion de cens sur l'objectif donc faire tomber le gouvernement.

Mais à gauche Sophie, bah pour pas changer, rien n'est vraiment très simple. Bah oui, c'est même très compliqué et encore plus compliqué depuis l'intervention de François Ber qui va un peu bousculer les esprits et bousculer les position. En tout cas, euh au moment où il s'était agis de décider euh de voter la censure aujourd'hui, de prendre la décision de voter la censure, euh il y a eu chez les socialistes quelques amusements.

Il a avalé son chapeau selon les confrères euh qui suivent l'actualité parlementaire au quotidien, voir heure par heure. Les socialistes proches, viier Fort, le secrétaire national donc tout juste réélu, se sont réjouis, je dis de voir François Hollande signer le projet de motion de censure contre François Berou comme l'ensemble des 66 députés de son groupe. C'est une revanche puisqu'en février dernier donc tous les lorsque les socialistes sous l'influence de l'ancien chef de l'État avait décidé de privilégier plutôt la non censure.

En revanche, c'est une revanche pour Jean-Luc Mélenchon qui n'a pas manqué de tirer la couverture à lui sur les réseaux sociaux. Alors, je le cite, "Les socialistes vont devoir balayer eux-mêmes." Alors, j'ai du mal à imiter l'accent de Jean-Luc Mélenchon, enfin la voix de Jean-Luc Mélenchamp, les débris des illusions qu'ils ont sommé avec les six refus de censurer Beirou. 6 mois de péru, 6 mois de perdu au boulot.

Censuré censuron. Voilà, ça c'est du Jean-Luc Mélenchon. Euh de quoi lui donner merci un avantage à gauche alors que toutes les formations ont débuté des tractations et parfois très compliqué et surtout très local en vue des municipales et alors que des débats internes ont déjà commencé pour la présidentielle de 2027.

Bien oui parce que les municipales c'est un peu comme une primaire chez eux comme d'ailleurs partout en France. Euh pour le moins euh l'affaire est tendue. Il faut savoir euh que Marine Tondelier donc qui est à la tête des écologistes a interrogé été interroger euh euh hier mercredi sur l'échéanceéenne sur Sud Radio.

Et que n'a-t-elle pas dit ? Je la cite, Jean-Luc Mélenchon serait la pire candidature possible de la gauche au deuxème tour. Évidemment de quoi faire hurler les insoumis et même si elle est convaincue que Jean-Luc Mélenchon ne peut pas gagner dans un deuxè tour face au RN et c'est surtout une façon pour les insoumis aujourd'hui puisqu'ils ont un peu l'avantage de faire pression contre la primaire qui est la solution prenée par Lucy Castèv vous vous en souvenez qui était la candidate du NFP le nouveau Front populaire pour Matignon une solution la primaire que PL François Ruffin ou Clémentine Autin.

Il y a une réunion de préparation de cette primaire qui doit se tenir le 2 juillet mais alors évidemment on imagine que les tensions sont extrêmement fortes et en début de semaine Mathilde Panot qui est donc une figure des insoumis au Parlement elle a fermé la porte à toute participation de Jean-Luc Mélenchon à cette primaire avec ses mots nous parlerions entre nous alors qu'il faut parler à l'ensemble du pays. Résultat c'est la guerre entre Marine Tondelier et les insoumis. Lucy Castel n'apparaît plus comme une candidate possible en cas de dissolution sur un budget éventuellement.

Et avec Raphaël Gluxman qui est quasi candidat lui aussi qui est plutôt à la droite de cette gauche. Et bien on est très loin de voir cette gauche justement se rassembler sur ses intérêts. Merci Sophie pour vos talents d'analyse et vos talents d'imitation.

Euh Valérie, parlons des socialistes puisque on devait parler des socialistes, vous vouliez parler des socialistes. Il dépose cette motion de censure avant même d'entendre, d'écouter François Baï et les résultats de de ce conclave de négociation. Ça vous paraît normal ?

Non, je suis d'accord avec vous. Ça n'a absolument aucun sens, mais comme l'a très bien dit le Premier ministre tout à l'heure, c'est que pour des raisons internes, ils ne prennent pas de risque que le gouvernement tombe puisque le Rassemblement national a dit à plusieurs reprises qu'il ne censurerait pas. Donc les socialistes tout seul ne peuvent pas censurer.

Et en revanche, ce qu'ils veulent faire, il ne vous a pas échappé que c'est une motion de censure socialiste. C'est pas une motion de censure à laquelle ils se sont associés à la France assumiste. C'est juste les socialistes qui déposent la motion de censure tout seul.

Donc qu'est-ce que ça veut dire cette motion censure ? Ça veut dire voilà notre congrès est terminé, on a réélu Olivier Fort, on va partir au municipal, vous avez très bien dit, ce sont des primaires pour nous et on veut se resituer à gauche. C'est-à-dire que on nous reproche encore tous les jours d'avoir refusé de censurer le budget la dernière fois.

Nous ne sommes pas les supplétifs du macronisme. Nous ne sommes pas là pour être la science vie d'Emmanuel Macron et nous redonnons notre identité de gauche. Ce n'est qu'une motion de censure.

Vous pensez que Jérôme Gage, il est content de déposer une mention de censure ? Bien sûr que non. Et François Hollande, vous avez c'est amusant de le souligner effectivement parce que c'est absolument pas.

Il s'entend très bien avec François Bou. Je suis sûr qu'il a absolument aucune envie de le renverser, mais simplement ils ont montré qu'il y avait 66 socialistes au parlement qu'ils avaient une voix que ils pouvaient faire un geste symbolique pour moi qui peut être peut-être mal compris. Voilà.

Et ils n'ont même pas attendu effectivement parce que s'ils avaient attendu, ils prenaient le risque de pas pouvoir la déposer parce que maintenant elle n'a plus aucun sens. Donc elle a pas de sens parce que effectivement le RN a dit on ne votera pas cette motion de censure. Quel est le vous comprenez la manipulation en cours en pas la manipulation disons la la manœuvre en cours la stratégie politique en cours au Parti socialiste ?

Elle est elle est très simple, hein. Il s'agit effectivement de de montrer que on reste quand même dans la perspective des élections municipales. Il y aura peut-être les alliances possibles avec la France insoumise ou en tout cas les électeurs de la France insoumise à séduire.

Et ben, on leur montre que voyez, on est quand même dans l'opposition. On n'est pas tout à fait vendu à Baou comme Jean-Luc Mélenchon les en accuse. Mais quand ces mesures vont passer devant au Parlement au moment du budget de la sécurité sociale, est-ce qu'ils vont les voter ? ces mesures ou est-ce que comme le disait Benjamin de toute façon il y a pas de chance que ils ont une possibilité ils ont une possibilité déjà de de s'abstenir peut-être de de ne pas les voter mais c'est vrai que ce à mon sens ce qui va se jouer maintenant étant donné ce qui est en train de se passer sur le budget de la la sécurité sociale c'est plutôt sur le budget qu'il va y avoir que que les problèmes vont vont se créer et que là de toute manière effectivement le plan de réduction de 4 milliards et cetera des 40 milliards pardon est quelque chose qui ne sera pas accepté par les socialistes et de manière logique, ils seront aptes à voter justement une une motion de censure avec le RN et et les autres.

C'est là que ça va se situer. Pour l'instant, ils sont un peu bloqués mais au-delà de ça, surtout ce qui se passe, c'est que les grandes manœuvres ont commencé pour 2027. Vous parliez tout à l'heure du socle commun parce qu'on peut en parler aussi.

On voit bien à quel point aujourd'hui ça y est, ça n'existe plus. On est déjà, tout le monde est lancé vers l'horizon 2027. Édouard Philippe prend de plus en plus de de distance et de critique vis-à-vis du du commun, notamment vis-à-vis des des Macronistes qui eux qui et il perd des points.

Macronistes qui eux-mêmes critiquent de plus en plus les Républicains. On voit très bien le le jeu est en train d'éclater et les socialistes là-dedans à mon sens comment dire un peu en dessous véritablement de ce qu'il faudrait mettre en place parce que avec ces petits jeux là qui qui ne servent à rien, bah pendant ce temps, on ne décide pas, on ne lance pas une véritable candidature sociale. Benjamin, est-ce que François Barrou n'a pas finalement piégé aujourd'hui les socialistes d'une certaine manière ? aussi les a piégé et ça lui a peut-être fait gagner 2 semaines 3 semaines pas là hein, il va pas tomber a priori sauf surprise en effet gigantesque avant la fin de la session extraordinaire le 11 juillet mais à l'automne c'est-à-dire que en effet je rejoins ce qui été dit il tombera pas sur le PLFSS ou en tout cas il sera difficile de le faire tomber sur le PLFSS derrière il y a le PLF et là il faut être très pragmatique projet de loi de de finance donc le budget de l'État qui aura intérêt à ne pas faire tomber François Bayou Marine Le Pen a intérêt aujourd'hui à chauffer à Blan son électorat parce que le parti est en difficulté avec les successions et cetera.

Quant aux socialistes, bah vous ne faites pas un cadeau à un gouvernement dont vous prétendez les opposants à quelques mois des municipales. Sachant que s'ils perdent Paris, Lille et quelques autres grandes villes et ben expliquer que demain la candidature crédible à gauche serait celle du PS et pas celle des insoumis ou des verts sera un logiciel qui sera un logiciel complètement inassumable. Le PS peut pas se permettre de manquer la marge des municipales.

Pour ça, il faut à la fois trouver des alliés à gauche et donc bah ne pas laisser les verrs faire alliance avec les insoumis. Et ensuite bah il faut donner des gages d'identité politique à la gauche en votant la censure. Donc là François Baou sait que il a euh un compteur et que ce compteur bah il peut reculer quelque peu le temps mais que derrière il va être très compliqué quand même de passer le mois de décembre.

Alors, on parle beaucoup de de politique euh politicienne, mais ce que ce que ce qu'attendent les Français, c'est aussi de savoir, voilà ce qui va se passer en terme de retraite et surtout est-ce que François Baou et le gouvernement Baïou va pouvoir tenir comme ça jusqu'en 2027 parce que vous vous l'avez très bien dit, il se passera peut-être pas grand-chose d'ici là, il y a beaucoup de manœuvres politiques. Je vais vous montrer ce sondage concernant François Baou. François Baou qui est le premier ministre le plus impopulaire le plus impopulaire de la 5e République.

Baromètre au doxa pour public sénat publié cette semaine quand on demande au français si François Baou est un bon premier ministre. La réponse est non. À 77 % aucun autre responsable à son poste n'a obtenu une côte aussi faible sur les 10 dernières années.

Vous êtes historien. Euh faites-nous une petite une petite analyse de ce qui est en train de se passer. Est-ce que cette code de popularité très faible est dû à François Baou à son style ou plutôt à la configuration politique actuelle tous les deux ?

Voilà, vous vous faites une excellente réponse dans dans la question. Je pense qu'on ne peut pas mettre de côté cet impasse institutionnel dans laquelle nous nous situons. On est dans une configuration qui ne correspond pas à l'état d'esprit, à le à la logique de la 5e République qui est la logique de la majorité absolue.

Donc François Barou se retrouve confronté à une assemblée divisée en trois blocs et même fragmenté en 11 groupes qui don dont on voit bien que souvent ils ne s'entendent pas les uns avec les autres. Donc c'est ça n'est pas totalement étonnant. que il soit, je veux dire, le bouqu émissaire de cette paralysie euh institutionnelle qui pourrait se résoudre mais euh il faudrait beaucoup de temps et c'est pas le sujet le sujet d'aujourd'hui.

En même temps, comme diraient l'autre, il y a la personnalité de François Baou, sa façon de gérer les choses, le le son attention et sa cohérence par rapport au dialogue social, c'est quelque chose de toujours et que moi je ne lui reprocheraiis pas d'avoir tenté ce ce conclave, même s'il y avait des arrières-pensées évidemment politiciennes derrière, mais effectivement à travers un certain nombre d'intermoinement, l'affaire Betaram et cetera, il y a quand même des comment dire des critiques qui se sont légitimement formulé au sein même du socle commun au sein même du socle commun une impression de d'immobilisme c'està-dire d'une manière de faire de la politique qui correspond plus du tout à à l'esprit du temps. Mais est-ce qu'il pouvait faire autrement vu l'équilibre du parlement ? Alors dans sa personnalité, il y a quelque chose d'extrêmement particulier, c'est qu'il a les défauts de ses qualités.

Sa qualité, c'est l'écoute, c'est le dialogue, c'est de discuter avec les uns et les autres, de reprendre la main quand il faut, de convoquer tout le monde et de passer sa journée à écouter et de dire "Regardez, vous êtes d'accord sur tout ça ?" Mais son défaut, c'est la lenteur en fait. C'est-à-dire qu'on n'est pas aujourd'hui avec le temps, il y a il y a il y a quatre chaînes d'information en France qui toute la journée sont en train de raconter toute l'histoire de la politique et cetera.

Et François Berou n'apparaît pas comme quelqu'un qui est dans l'action, il apparaît comme quelqu'un qui fait de la politique à l'ancienne. Je sais pas dans quelle République précédente, la 3è ou à 80, il est il est dans un temps long, il veut changer structurellement les choses et je pense qu'on a rien vu encore. Je pense que sur le budget, on va être extrêmement surpris parce que de ce qu'on comprend, ça fait des semaines qu'il travaille dans son coin, dans le secret de son bureau, de ses experts, de ses machins et cetera, en disant bah il va falloir enlever tout ce qui fonctionne pas.

Et il y a une deadline, une date limite, c'est 14 juillet avant avant le 14, c'est le 15 juillet et accélérer tout ce qui fonctionne. Mais vous rendez compte, j'ai l'impression qu'ils ont fait un espèce de d'audit de chaque de chaque de toutes les politiques publiques en France en fait et que il va expliquer bah ça ça marche, ça ça marche pas, ça marche. Donc il a pas de punchline à part l'Himalaya.

On retient pas forcément ou tout le monde comprend pas le détail de ce qu'il raconte donc il n'est pas moderne en fait. C'est ça c'est forcément un défaut de médi moderne. Oui, c'est pas qu'un problème de modernité, c'est quand même des erreurs de com gigantesqu hein.

Je rappeller pas, je rappellerai pas quand même le conseil municipal de peau en pleine crise à Mayotte. Donc si vous voulez, ça commence commence de manière structurellement très très mal et ensuite la première image que vous laissez, si elle est mauvaise, elle perdure par ailleurs. Bah vous avez là-dessus une errance en terme de communication.

Enfin, combien de temps as a-t-il fallu pour avoir ne serait-ce qu'un chef de com à Matignon ? Et donc là, on a un vrai problème structurel structurant. Ensuite, il y a en effet l'engoncement qu'on a pu évoquer.

C'est-à-dire que en effet, il fait rien d'ambitieux. Il peut rien faire d'ambitieux. C'est-à-dire que vous mettez, on parlait tout à l'heure éventuellement du mode de scrutin, vous mettez une question de mode de scrutin, ce qui lui tient à cœur depuis longtemps.

Vous avez la moitié de votre socle commun contre vous. Donc forcément, vous n'êtes pas ambitieux, forcément vous êtes sur des sujets picrocolins et ensuite il part avec une grande difficulté dès le départ, c'est que lors des dernières législatives, la France a été coupée en trois. Le RN est persuadé d'avoir gagné.

La gauche est persuadée d'avoir gagné et le centre qui a perdu est au pouvoir avec qui plus le sentiment d'avoir quand même été un peu floué par la dissolution. Cette dissolution n'a fait que des mécontents et donc il est à tête il est à la tête d'un pays de gens qui sont mécontentsents et qui considèrent que et ben il n'est pas légitime pour beaucoup à être là où il est parce que chacun est persuadé que ça devrait être Lucy Casté ou Jordan Bardella. Dans ce cadre là, vous pouvez faire tout ce que vous voulez en fait.

Vous pouvez tenir, vous pouvez tenter de tenir, vous pouvez tenter de faire passer quelques réformes et vous pouvez très difficilement gouverner. Un parti est un relativement discret ces derniers jours, ces dernières heures. C'est le Rassemblement national.

Le Rassemblement national qui le dit clairement, il ne votera pas la motion de censure déposée par les socialistes. Écoutez, jusqu'à présent, non, évidemment, la décision sera prise par Marie-Len et Jordan Bardella, mais on en a déjà longuement discuté. Vous savez qu'on ne censure pas sur rien.

Or là, c'est ce que nous propose de faire la gauche. En réalité, il n'y a pas de texte mis à l'ordre du jour. Il n'y a pas de aggravation de la situation sociale.

Vous savez, on va pas mentir aux français. La seule véritable réforme des retraite qui permettrait de garantir une retraite digne, une retraite juste à tous et en même temps de prendre en compte la situation financière de notre pays, c'est la réforme des retraites de Marine Le Pen. Pour pouvoir la mettre en œuvre, il faut des élections.

Il faut qu'on ait une majorité pour qu'on puisse avoir notre réforme à nous. Je comprends pas Jean-Garry, qu'est-ce que le Rassemblement national veut vraiment aujourd'hui ? Des élections, une dissolution, la retraite à 62 ans, je C'est difficile de de lire le jeu du RN conjoncturellement là, je pense qu'ils veulent revenir à leur stratégie de dédiabolisation, celle qui les avait nourri et qui leur a permis quand même d'arriver largement en tête aux élections européennes et puis aux élections législatives qui ont suivi au premier tour.

Pourquoi ? parce que le procès de de Marine Le Pen et les événements qui qui en ont su qui l'ont suivi ont été une forme de radicalisation, de retour à la stratégie de la forteresse assiégée, du durcissement. Il y a eu ensuite la réunion des patriotes européens où il se Marine Le Pen et Jordan Bardelas sont exhibés avec Victor Orban et un certain nombre de figure assez on va dire voilà un peu sulfureuse de de l'extrême droite européenne.

Et là je pense que à la faveur de ce qui est en train de de se passer de cette motion de censure don on sait très bien qu'elle est elle est absurde et bien c'est une occasion pour eux de revenir à cette stratégie. Nous, on on ne réagira que sur les choses importantes, que sur ce qui concerne véritablement la des l'empêchement des des réformes sociales de pour en faveur des des Français, la protection sociale des Français. Et donc, on revient à une forme de normalisation.

On a entendu le discours là de du porte-parole. Il y a quelque chose, on on le voit bien, on revient à quel alors d'autant plus d'autant plus que la situation est critique au sein même du Rassemblement national parce que on est en train d'acter on est en train d'acter de fait la candidature possible de Jordan Bardella ce qui était pas évident ce qui n'avait jamais été évident jusqu'à il y a quelques il y a quelques jours. Donc c'est quand même une situation de fragilité.

Dans cette situation de fragilité, on n' pas intérêt à aller dans le conflit. Question volontairement naïve. Benjamin, je crois que le RN est dans l'opposition.

Pourquoi il ne vote pas la censure du gouvernement Bairou ? Parce que il a beau être dans l'opposition, là il est dans une position qui est une position très très confortable. Il redevient le faiseur de roi.

H le seul opposant qui peut faire tomber le gouvernement là, c'est le Rassemblement national. Et ça c'est la meilleure position des opposants parce que ça vous permet de der ce que vous voulez. et l'avant-veille d'un budget avec des socialistes qui se radicalisent dans une opposition franche.

Et bien ça permet de jouer comme sous-michel Barnier celui qui va faire monter les enchères et potentiellement soit pouvoir dire regardez si on a un gouvernement et un budget c'est grâce à nous parce que nous sommes très responsables. Soit vous avez été contre nos électeurs, vous vouliez tuer leur pouvoir d'achat et à ce moment-là on vous a fait tomber. pour le RN, il n'y a aucun intérêt à censurer maintenant, c'est de dire je suis le premier opposant aujourd'hui, mais sans censurer le gouvernement, c'est et il y a aucun intérêt, c'est-à-dire il y a pas d'intérêt parce que vous ne censurez pas un gouvernement en pleine crise internationale quand vous voulez vous respectabiliser.

Il y a aucun intérêt parce que ce sujet-là, il est porté et monté en épingle par la gauche. Si ça devait passer, ça serait une victoire de la gauche, pas du RN. Alors que la dernière censure, c'était une victoire symbolique du RN parce que c'est eux qui avaient fait monter la pression.

Hm. Donc là, aucun intérêt à la censure sur sur cette sur cette réforme. Et l'autre raison aussi, comme ça a été très bien dit dans votre sujet tout à l'heure, c'est que sur tous les projets de loi votés dernièrement, les autres, le LR s'est associé à eux et cetera et ça passe. ils ont fait les les enf je veux dire ils sont dans une situation où ils ont une influence en ce moment sur le parlement puisqu'ils ne sont plus l'épouvantail et que LR ne vote pas avec le socle commun et vote plutôt avec le Rassemblement national.

Donc pourquoi se priverait-il de cette fenêtre ? L'autre sujet, je pense aussi c'est que Marine Le Pen a l'air d'être en train petit à petit de faire le deuil de sa prochaine possibilité. C'est si clair que ça ?

Oui, pardon. C'est si clair que ça de C'est pas si clair que ça mais je p je pense qu'elle a eu, comme ça a été très bien dit par Jean, elle a eu un moment de rage contre la justice où elle était vraiment exaspérée et qui a radicalisé son discours et qui a enlevé cette normalisation. elle est en train de se rendre compte que bah c'est pas si simple, que l'appel va pas être si simple que ça et peut-être elle est dans une période un peu moins en colère et un peu plus sur comment on fait pour préparer la suite et cette éventualité si elle devait advenir.

Pendant ce temps-là, il y en a un autre qui reste un petit peu en en retrait ou en tout cas qui se fait discret sur les affaires nationales, c'est Emmanuel Macron. On lui a demandé mardi ce qu'il pensait d'une censure d'une éventuelle censure du gouvernement Bairou. Écoutez le chef de l'État.

Oui, mais il faut le faire de manière la plus cohérente qui soit. Donc oui, c'est un appel à chacun à regarder le l'état du monde et à rester voilà stable, à avancer ensemble et à trouver des bonnes solutions pour le pays. Il nous faut de la stabilité ambitieuse.

C'était un oui à une autre question. Effectivement, ça souhaite la stabilité de ce gouvernement qui appelle à la responsabilité effectivement des tous les partis d'opposition. Évidemment, il ne souhaite pas que son gouvernement que le gouvernement Bairou tombe.

Quoique je ne sais pas si les relations entre François Baou et Emmanuel Macron sont to fixes. Il se cache un petit peu en ce moment Emmanuel des affaires nationales parce qu'évidemment il y a une pas mal de crise au niveau international. Ça paraît évident.

Ce serait a priori c'est c'est d'ailleurs son intérêt, je veux dire de laisser le bouqu émissaire rêver puisque a des taux de popularité très faible de laisser François Baou encaisser je veux dire le le le choc de l'impuissance publique. Et le rôle aujourd'hui de d'Emmanuel Macron évidemment c'est de se positionner là où d'ailleurs il a été souvent le meilleur, pas toujours, mais souvent qui est l'international, la défense et d'autant plus que l'actualité lui donne quand même des occasions de de prouver ses capacités. D'ailleurs, je je je considère, je suis pas le seul d'ailleurs, mais je considère que dans la conjoncture actuelle, dans la configuration actuelle de de la vie publique, revenir à ce rôle, à cette restriction du périmètre du du président de la République un peu à la manière du général de Gaulle qui était essentiellement focalisé sur ce qu'on appelle le domaine réservé, serait quand même de bonne de bonne allo par rapport à ce que aux enjeux qui qui nous attendent et par rapport à l'impossibilité aujourd'hui. pour un président de la République d'apparaître véritablement comme le président de tous les Français.

Les président de la République depuis une trentaine d'années sont des chefs de majorité depuis la révision de 2000 et pas seulement pour des tas de raisons qui serait trop long expliqué. Revenir à à cette fonction à à reprendre un tout petit peu de distance par rapport au marécage des des questions intérieures, c'est pour Emmanuel Macron au moins une façon de se préserver un tout petit peu jusqu'en 200. Et c'est aussi une petite victoire.

Si effectivement il y a pas de retour sur les 64 ans, la réforme borne sera maintenue. Enfin la philosophie de la réforme borne sera maintenue. Donc il a pour l'instant il y a que des points à prendre et se mettre en avant ce serait plutôt prendre des coups.

Val. C'est vrai que c'était une injonction d'Emmanuel Macron de ne pas revenir sur ces 64 ans. Donc François Berou l'a tenue.

Mais pour aller dans le sens de ce que devient de dire Jean Emmanuel Macron, vous rendez compte la France est dans un mauvais état. Il a fait une émission politique à Télévision où sur la partie française, ça a été mal compris des Français, il a pris une espèce de sanction derrière dans les sondages parce que ça n'a pas marché. Et là, il est juste en face de l'Iran, euh Israël, l'Ukraine et toute cette Europe à construire face à ça.

Il vaut mieux qu'il apparaisse comme l'un qui va sauver le monde que comme celui qui est empétré dans les difficultés quotidiennes, s'il peut le comprendre. Et c'était amusant qu'on voit Sébastien Lecornu qui a son chouchou à côté de lui parce que ça serait lui le successeur de François Berou si jamais il devait être remplacé, il devait déjà être nommé à la place de Françou. C'est c'est le successeur désigné de on dit certains disent que enfin bon peu importe que le patronat a été tenu par enfin bon il y a eu plein d'enjeux qui se sont passés derrière ce conclave et du coup il ils font un duo qui fonctionne pas mal à l'international aussi les enjeux de défense en ce moment sont absolument considérables.

Pourquoi se séparer enfin de lui tout de suite ? De toute façon, c'est pas encore séparé. Non, c'est pas lui qui peut s'en séparer hein.

C'est-à-dire que c'est pas lui qui peut s'en séparer étant donné que c'est si jamais il y a une motion de sonens sûr qui va faire tomber et donc à partir de là, il a pas décidé de de remplacer Fran. On peut pas voilà, on peut pas le faire et donc à partir de là, il faudrait une motion de censure, ce qui en effet ouvrirait la voix peut-être à Sébastien le cornu. La voix de la sagesse.

Merci Benjamin, merci Valérie, merci Jean. Vous reste avec moi pour le débat. [Musique]