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AutreLe Média (sur YouTube)· 11 novembre 2020 4 minActualité / polémiqueSantéÉducation & rechercheSécurité

MACRON MET LES LYCÉENS AU GARDE-À-VOUS

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Fait
    « Ils nous ont chargé direct, ils nous ont gazés. Il n’est même pas 8h du mat et ils nous gazent. Ce n’est pas normal. »
  • 2:00Fait
    « On a juste voulu réclamer le droit d’avoir une santé correcte. On s’est fait tout de suite charger pour nous mettre sous silence, tout simplement. »
  • 4:00Fait
    « On est quand même 30 par classe, personnellement j’ai absolument rien contre l’administration, loin de là. »
  • 6:00Fait
    « Les professeurs aussi, ils prennent des risques. Les professeurs nous soutiennent. »
  • 8:00Fait
    « On nous a clairement menacés. On nous a dit : “Vous avancez, on charge.” »
  • 10:00Fait
    « On veut un vrai protocole sanitaire que nous sommes en train de mettre en place avec le lycée. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

7H30 ce matin devant le le lycée Colbert à Paris, des lycéens récupèrent des poubelles sur la voie publique pour bloquer leur établissement. Mais la police est déjà là, Les forces de l’ordre chargent violemment. Ce qui vient de se passer, c’est que les bloqueurs sont tous arrivés de ce côté-là.

Et voyant la police, on a décidé de faire une ligne de poubelles sur la route. Du coup, la police est arrivée devant et elle a défoncé toutes les lignes. Et elle a commencé à gazer tous les bloqueurs.

Moi je ne vais pas vous le cacher, je ne fais pas ça tout le temps, j’ai eu super peur. Et même de là où j’étais, j’ai pris plein de gaz. Ça a été très violent, la dernière fois, ils étaient à peine quatre, Ils nous ont même pas poussé.

Là, ils sont arrivés, ils nous ont chargé direct, ils nous ont gazés. Il n’est même pas 8h du mat et ils nous gazent. Ce n’est pas normal.

Après la première dispersion, la situation se calme. Dans un contexte de reprise épidémique du Covid 19, ces élèves estiment qu’on leur fait prendre un risque en leur demandant d’aller en cours. Et ils sont dans la rue pour le faire savoir.

Ils disent qu’il y a un protocole sanitaire plus dur, on va dire. Mais pour le moment, à part avoir une salle principale, on se retrouve quand même avec 15h-16h de cours, tous mélangés suite aux spécialités. Et puis même par exemple, je regarde mes camarades dans le privé, qui ont des cours à distance, des cours en demi-groupes avec une vraie organisation, nous ici il ne se passe absolument rien.

Pour moi, on a juste voulu réclamer le droit d’avoir une santé correcte. On s’est fait tout de suite charger pour nous mettre sous silence, tout simplement. Ces lycéens sont solidaires de beaucoup de leurs professeurs également mobilisés aujourd’hui dans une grève dite “sanitaire”.

C’est pas possible parce qu’on est quand même 30 par classe, personnellement j’ai absolument rien contre l’administration, loin de là. Moi, je me dis qu'eux aussi ils ont besoin de soutien. Même les professeurs aussi, ils prennent des risques.

Les professeurs nous soutiennent. Aujourd’hui il y a eu un appel national aussi. On ne sait plus quoi faire en fait.

Là, on nous a clairement menacés. On nous a dit : “Vous avancez, on charge.” En tant que lycéens, en tant que mineurs, les seules manières de se faire entendre, comme je vous le disais c’est les blocus.

Les manifs, on est cachés par la foule et les blocus lorsqu’on est devant un lycée, ça bouge. Les gens, ils voient. Des fois, ça part dans des choses comme des feux.

Mais au moins ça sert. Il y a au moins des choses après. Au moins pour nous, on se dit au moins on a essayé de faire quelque chose.

Même si ça ne marche pas, au moins on a essayé. Et on continuera jusqu’à ce que ça marche, ça c’est sûr. Ils sont là de manière pacifique pour faire entendre un message : On veut un vrai protocole sanitaire que nous sommes en train de mettre en place avec le lycée.

Nous nous avons cette chance là avec notre lycée, de pouvoir dialoguer, de le mettre en place. Mais ils veulent des moyens, ils veulent être entendus, protégés au niveau sanitaire. Réussir et qu’on leur donne toutes les chances de réussir à tous.

Parce qu’il n’y a pas de raison qu’il n’y ait que ceux qui aient les moyens. C’est tous égaux. Lorsque la police resserre sa nasse, la majorité des lycéens évacue la rue.

Ceux qui restent sont autorisés à regagner leurs cours après contrôle. Ce qui donne lieu à des scènes insolites où la police nationale s’improvise vie scolaire. Les élèves de Colbert tentent par la suite de rejoindre le lycée Bergson, haut lieu de la contestation étudiante.

Mais peine perdue, la police a encore une fois été plus rapide. La convergence des établissements n’aura pas lieu aujourd'hui.