Face aux experts du jeudi 7 novembre 2024
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
A bientôt, 8h30, comme promis, notre invité politique. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Monsieur. Je rappelle donc que vous êtes président de Debout la France. Un premier mot, bien entendu, sur l'élection de Donald Trump, qui est donc le 47ème président américain. Est-ce que ça vous réjouit ?
C'est un défi considérable pour la France et pour l'Europe. Je pense que c'est une bonne nouvelle pour les Américains, qui vont avoir un changement de politique et qui vont défendre leur pays, mais que ça peut être une catastrophe si les Français, si la France reste dans sa voie actuelle. C'est-à-dire, qu'est-ce qu'il devrait faire de plus, la France ? Contrôler ses frontières, mettre des droits de douane sur les importations déloyales, faire la peur de l'Utraine. Oui, c'est ce que je réclame depuis des années. Vous savez, on ne peut pas éternellement appauvrir un peuple. On ne peut pas éternellement se moquer des gens.
Et ce qui est intéressant, même si moi je ne suis pas un fan de Trump sur tous ces aspects, loin de là, d'abord je ne suis pas américain, et j'ai ma spécificité. Sur lesquels vous êtes en désaccord déjà ? Sur quel point vous êtes en désaccord déjà ? Moi, je n'ai pas du tout la même vision de la place des femmes. Mais je remarque d'ailleurs, ce qui est intéressant, c'est que dans certains États, les Américains ont voté pour le maintien de l'avortement, puisque maintenant c'est au niveau des États, tout en votant Trump. Ça veut dire que les gens sont intelligents. Ils disent aussi les sujets.
Mais sur le point fondamental de l'appauvrissement des classes moyennes, de la classe ouvrière, face à la concurrence déloyale de la Chine, qui est en train de ruiner la France et l'Europe, eh bien Trump, il faut quand même le reconnaître, a mis des mesures de protection qu'a maintenu Biden, qu'a maintenu Biden, et veut aller plus loin, et il a raison. Et je pense que ça va être un défi pour l'Europe, parce que soit l'Europe ne fait pas la même chose et sort de l'histoire définitivement, soit la France, parce que je ne crois absolument pas à Mme van der Leyen et à tous ces pourris de Bruxelles, soit la France défend ses intérêts, et là, on peut faire quelque chose.
Donc moi, je ne vois pas l'élection de Trump comme un miracle pour le monde. Je dis simplement qu'enfin, un peuple défend ses intérêts et j'aimerais bien qu'on en prenne de la graine.
C'est tout. Nicolas Dupognon, vous êtes un profondeur historique de l'Union Européenne. Là, on a besoin d'être plusieurs pour être fort face à Trump. La France ne peut pas être toute seule.
Mais bien évidemment qu'on a besoin d'être plusieurs. Mais on n'a pas besoin d'être prisonnier d'une organisation qui a mené le continent à la ruine depuis 20 ans.
C'est une organisation qui sait se réformer. C'est une organisation qui sait faire un emprunt commun. C'est une organisation qui sait acheter des vaccins en commun.
Excusez-moi. Sur l'emprunt commun, il va coûter à la France le double ou le triple de ce qu'il nous rapporte. Et c'est bien, Mme van der Leyen, avec la soumission de la France. Parce que ce n'est pas que l'Europe. C'est des dirigeants français qui ont accepté les décisions de Mme van der Leyen, qui a signé tous ces accords de libre-échange qui font que nos industries, nos agriculteurs, exactement comme aux États-Unis, sont en train d'être laminés. Donc la vraie question, et c'est là où l'élection de Trump est intéressante, il ne s'agit pas d'en faire un modèle, moi je suis souverainiste, indépendantiste, gaulliste.
Donc je ne vais pas faire avec Trump ce que Macron a fait avec Biden, la soumission. Je pense que la France doit rester indépendante. Mais ça veut dire que dans la mondialisation d'aujourd'hui, il faut arrêter la naïveté. Sinon l'Europe va sortir de l'histoire. C'est ça l'enjeu. Ça n'interdit pas des accords avec d'autres pays, bien sûr, pour peser.
Mais à condition que les autres pays veuillent peser. Mais restons sur les États-Unis. Précisément, je m'interroge sur le rapport de force. Le rapport de force, c'est lié à la taille aussi. Un marché de 450 millions de personnes, chez nous, 350 aux États-Unis. La France, c'est un petit pays. Comment faire valoir un rapport de force face aux États-Unis ? Je m'interroge aussi sur le lien que nous avons avec l'Allemagne. L'Allemagne peut être tentée par le réflexe de défense nationale. J'oublie que je suis européen, je me rappelle que je suis allemand. Pourquoi ? Parce que l'Amérique, c'est son premier marché d'exportation.
Comment précisément articuler la taille avec la défense de nos intérêts français ? Alors d'abord, la France n'est pas un petit pays.
Tous ceux qui disent que la France est un petit pays se trompent parce qu'il y a des petits pays, beaucoup plus petits que nous, qui savent défendre leurs intérêts. Oui, la Suisse par exemple. Et beaucoup de pays qui sont protectionnistes. Singapour, 3 millions d'habitants ou je ne sais pas combien. Beaucoup plus petits pays que la France qui défend ses intérêts. Donc arrêtons de culpabiliser par ce défaitisme général. Pour autant, vous avez raison.
Parce qu'il n'y a pas de défaitisme.
C'est une histoire de rapport de force en termes de pibes. Oui, mais quand on est en déficit, alors tout dépend de la situation dans laquelle on est. C'est évident que l'élection de Trump met les Français et les Européens devant leur responsabilité. Les premiers qui vont payer cher, ce sont les Allemands. Pourquoi ? Parce que les Allemands sont le passager clandestin de la défense américaine. La France, grâce au général de Gaulle, a une force de dissuasion. La France a contribué à sa défense. Les Allemands consacrent 1,3% de leur PIB à la défense.
Il va falloir qu'ils payent. L'Amérique, c'est leur premier marché d'exportation. Mais ça va finir. Aujourd'hui, comme ça.
Nous allons aller vers des zones régionales. Ce que proposait Maurice Allais, Grand Prix d'économie français. Des zones régionales de libre-échange qui se protègent. Sinon, nous aurons une industrie qui va disparaître. Et ce que ne comprennent pas beaucoup de médias français qui ont été quand même dans la caricature à l'égard de Trump, c'est que Trump défend l'ouvrier américain, ce que ne fait plus le dirigeant français depuis tant d'années.
Dans la région de Bordeaux, vous dites quoi aux producteurs de vins qui... Ils vont faire une grosse partie de leur marché.
Mais vous dites quoi aux ouvriers de l'industrie automobile qui sont en train d'être licenciés à ceux de Michelin parce que la Chine triche avec toutes les règles du jeu ? Vous dites quoi ? On répondra à une question pour une autre question. Mais moi, je vais dire qu'il va falloir qu'on va fonctionner par zone de libre-échange régional parce qu'on ne peut pas continuer à voir disparaître. Mais on exportera toujours du vin. Simplement, est-ce qu'on va supprimer tous les ouvriers de France comme c'est en voie de fer parce qu'on a des gouvernements faibles ? Est-ce qu'on va continuer à signer des accords de libre-échange ? On a un exemple pratique, le Mercosur.
Là, Mme van der Leyen et l'Allemagne veulent signer. C'est la ruine de nos éleveurs. On va voir si M. Barnier et M. Macron disent non et mettent un droit de veto. Vous savez, si on ne fait pas ça sur les frontières, l'immigration, les droits de douane pour la survie de notre industrie et de notre agriculture, et puis la paix en Ukraine. Et voilà pourquoi moi j'ai beaucoup soutenu Trump puisque j'avais exactement la même position que lui. La paix en Ukraine parce que l'Ukraine nous coûte une fortune. Et la France est ruinée et on donne des dizaines de milliards. C'est pour la bonne cause. Mais quelle bonne cause ?
La cause de soutenir un peuple souverain qui est agressé.
Qui a agressé aussi au Donbass ? Les torts sont partagés. Il faut faire la paix.
Il faut faire la paix. Vous êtes souverainiste, M. Dupont-Lignan. Attendez, on ne peut pas dire ça. Vous avez un pays qui a violé... Eh bien, écoutez, moi je n'accepte pas. Non, non, non, mais attendez M. Dupont-Lignan. Vous avez un pays qui a violé des frontières, qui a violé le droit international, qui a envahi son voie. Vous ne pouvez pas être d'accord avec ça quand même. Je ne suis pas d'accord avec ça. Je dis simplement... Je crois qu'il faut que vous le précisiez parce qu'on a compris ça.
Je ne suis pas d'accord avec ça. Je dis simplement qu'il y a eu une paix, trois mois après, négociée à Istanbul, acceptée par M. Zelensky et M. Poutine. Et que cette paix a été détruite par les Américains de M. Biden. Et je dis simplement que ce conflit de l'Ukraine, c'est tellement facile de se servir des Ukrainiens comme chair à canon pour faire marcher l'industrie américaine de l'armement. Je pense que c'est un peu facile. Si les Européens veulent aller combattre en Ukraine, si les Européens veulent aller combattre en Ukraine, bon courage.
Moi, je dis que j'en ai assez de voir que les médicaments ne soient pas remboursés à nos personnes âgées, que l'hôpital français soit en faillite, et qu'on donne des milliards à un régime corrompu de M. Zelensky. Mais les médicaments ne confondent pas tous. Je ne confonds pas tous parce que les dizaines de milliards qu'on donne à l'Ukraine, on ne les donne pas aux Français. Et j'en ai assez, comme M. Trump, qu'on rentre dans un conflit intérieur entre la Russie et l'Ukraine, alors qu'une paix est possible, équilibrée, le retrait des troupes russes, la neutralité de l'Ukraine, la démilitarisation de l'Ukraine. Et vous verrez que Trump va le faire.
Et que les Européens vont se retrouver, heureusement, grâce à des économies.
J'ai bien compris votre point de vue. J'ai bien compris. Mais est-ce que vous pensez aujourd'hui que l'accession à la présidence de Donald Trump va donner peut-être des idées en Europe à d'autres ? Est-ce que vous pensez qu'aujourd'hui, on va avoir un mouvement, justement, d'accession d'une certaine forme de populisme aussi, et faire en sorte qu'on accède à ce genre de profil en Europe ? Je pense notamment en France. Est-ce que vous sentez ça arriver ?
Mais je le souhaite. Parce que pour moi, ce n'est pas du populisme. C'est la défense du peuple. Et c'est la démocratie. Est-ce qu'on peut continuer à avoir une submersion migratoire des Philippines, des Nicolas, assassinés par des clandestins ? Est-ce qu'on peut continuer à avoir des ouvriers, des usines qui ferment ? Est-ce qu'on peut continuer à donner des milliards à l'Ukraine, un régime corrompu, alors qu'on peut faire la paix ? Est-ce qu'on peut continuer avec une industrie pharmaceutique qui est en train d'acheter les autorités de contrôle ?
Je me réjouis, par exemple, que Kennedy, parce que Trump a gagné, grâce à l'apport de Kennedy, je me réjouis qu'il y ait un grand ménage de fait dans l'industrie pharmaceutique des États-Unis.
Kennedy, je précise, qui est en effet un homme qui s'est, depuis longtemps, engagé dans des théories, j'allais dire, complotistes, anti-vax. Mais ça, c'est ce que vous dites. Il est anti-vax ou il n'est pas anti-vax ? Il n'est pas du tout anti-vax. Bien sûr que si. Il l'a dit encore récemment. Mais c'est complètement fou. Et la campagne de... C'est la caricature française. Comment pouvez-vous me dire qu'il n'est pas anti-vax ?
Lisez le livre de Kennedy, vous ne l'avez jamais lu ? Lisez-le !
Mais il a fait des meetings auprès de Donald Trump pour vendre, justement, le fait qu'il était anti-vax. Vous avez lu les livres de Kennedy ? Je ne l'ai pas inventé, bien sûr que non. Vous ne l'avez pas lu ? Non. Eh bien non. Mais alors, est-ce que ça m'empêche de savoir qu'il est anti-vax dès lors qu'il le dit ? Il le déclare. Il le déclare, monsieur Dupont-Aignan.
Est-ce que vous pouvez... Il dit quoi, Kennedy ? Il dit qu'il y a mille substances chimiques, mille substances chimiques interdites en Europe qui sont autorisées aux États-Unis. que l'industrie agroalimentaire et pharmaceutique américaine a pris le pouvoir des autorités de contrôle.
Il dit qu'il ne croit pas au vaccin contre le Covid.
Contre le vaccin Covid, il a bien raison. Et il est le premier à dire qu'il y avait des effets secondaires graves et qu'il y avait eu la corruption à Washington.
Le premier à dire, mais en se basant sur peu de choses. Sur des études. Aujourd'hui. Corruption sans doute. Corruption très grave.
Mais Kennedy n'est pas anti-vaccin. En tout cas, moi, je ne le suis pas.
Et je suis pour le vaccin.
Ce qui n'est pas le vaccin Covid, ce qui n'est pas un vaccin, justement.
Ce qui est intéressant, c'est que vous dites que vous souhaitez l'émergence d'un Trump français. Et pourtant, quand on regarde, cette fois-ci, pour cette élection-là, il y a eu assez peu de soutien français à Donald Trump. Le Rassemblement National est resté assez distant. Parce qu'il y a quand même la prise du capitole. Ça, ça marque dans les démocraties. Mais bien évidemment. Est-ce que...
Mais moi, attendez. J'ai condamné juste... Un mot avant qu'on a une pause, si vous le voulez bien. Oui, j'ai condamné la prise du capitole. Ce n'est pas ma façon de procéder. Et ne jouons pas dans la caricature. Ce que je dis simplement, c'est que la victoire de Trump, avec des excès du personnage, c'était un choix entre Kamala Harris et Trump. Les Américains ont choisi de défendre leur pays. Je souhaite simplement qu'on n'imite pas Trump. Je souhaite qu'on tire les leçons et qu'on règle les problèmes des Français. Et qu'on sorte de la caricature.
On va développer tout ça dans un instant.
Ça serait déjà pas mal qu'on puisse raisonnablement débattre sur des mesures concrètes pour aider les Français à régler les problèmes du pays.
C'est tout ce que je demande. Vous restez avec nous. On revient tout de suite avec encore des questions sur la politique américaine et française également. A tout de suite. 8h43 sur LCI, de retour sur le plateau du 6-9. Nicolas Dupont-Aignan, on apprend à l'instant que Bruno Le Maire a déclaré, vous savez, il est entendu en ce moment par le Sénat, sur les questions de dérapage des finances publiques, là depuis 8h ce matin. On apprend à l'instant qu'il dit qu'il réfute toute dissimulation ou tromperie dans la gestion des finances publiques. Est-ce que selon vous, c'est entendable cet argument ? C'est un menteur professionnel, M. Le Maire.
Pourquoi vous dites ça ? Parce qu'il a caché des éléments fondamentaux, et ce n'est pas moi qui le dis. C'est le président de la commission des finances du Sénat qui avait été sur pièce, souvenez-vous, et qui avait remarqué que des notes fondamentales alertaient M. Le Maire. En fait, M. Le Maire n'a pas eu le courage politique de démissionner quand M. Macron a refusé de prendre les mesures d'urgence qui s'imposaient. C'était au mois de juin dernier, avant les élections européennes. Et moi, je me souviens très bien, j'étais à l'époque à l'Assemblée nationale, des discussions préparatoires du budget 2024.
Et je me souviens très bien en séance publique, vous pouvez reprendre tous mes discours, et pas les colémiens, où nous avions alerté sur les prévisions de Bercy. Et M. Le Maire, avec sa suffisance habituelle, balayait de la main, et si vous reprenez, et ce serait intéressant pour vous, journalistes, de reprendre le discours de M. Le Maire lors de la préparation du budget 2024, ça vaut son pesant d'or. C'est-à-dire qu'il a menti à la représentation nationale, il a demandé, alors il faut lui reconnaître ça, il faut lui reconnaître ça.
Il n'a pas eu assez de recettes fiscales, c'est ce qu'il explique ce matin devant le Sénat.
C'est facile quand il avait des notes qu'il a cachées. Mais il faut reconnaître à M. Le Maire quelque chose. C'est qu'il avait demandé une loi de finances rectificatives. Oui, c'est juste. Moi j'essaie d'être le plus honnête possible. Et cette loi de finances rectificatives lui a été refusée par Emmanuel Macron,
et c'est là où M. Le Maire n'a pas été courageux. Parce qu'elle aurait obligé précisément le gouvernement à communiquer sur des tendances budgétaires qu'il avait envie plutôt de masquer, de retarder. C'est QFD, M. Péry. Vous avouez vous-même, vous reconnaissez.
Moi je n'avoue rien, car je ne suis ni ministre ni député. Je sais, mais vous reconnaissez en journaliste indépendant qu'en refusant la loi de finances rectificatives, Emmanuel Macron voulait avant les élections européennes dissimuler les tendances du poisson. Et là M. Le Maire était face à un choix majeur. Soit il démissionnait... Je reste ou je pars. ...parce qu'il estimait que M. Macron mettait en danger les finances de la France compte tenu des informations dont il disposait. Soit il restait, il en était complice. Il est resté, il est complice. Et c'est... Je vais réécouter l'audition, puisque je suis ici, je ne peux pas écouter depuis 8 heures.
Mais vraiment, son dossier n'est pas plaidable, il est accablant.
Mais alors, il y a un point intéressant...
On va dépasser les 6%, vous avez vu.
Alors, justement, il y a un point intéressant ce matin. Bruno Le Maire explique que le déficit à 6,1% pour 2024, il dit que c'est un choix, je le cite, du gouvernement actuel. Qu'est-ce que vous en pensez ?
Tu sais, c'est extraordinaire. C'est-à-dire que, vous savez, ils osent tous, c'est à cela qu'on les reconnaît. Ça va être le gouvernement qui fait le déficit. Mais le pauvre gouvernement... Alors, Dieu sait si je ne le défends pas, ce gouvernement.
Mais là, en l'espèce, vous le défendez.
Il n'a pas, je pense, comme plaisir, il ne se réjouit pas d'un déficit catastrophique qui nuit à la France sur les marchés financiers, qui l'oblige à des mesures impopulaires. Enfin, franchement, je pense que M. Le Maire, en fait, a été habitué pendant 7 ans à dire des choses contre toute réalité. Il était dans un déni, il a menti. Et sa responsabilité devant les Français est accablante.
Il rejette la fausse sur le gouvernement actuel. Justement, ce gouvernement, qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce qu'il est tenable, selon vous ? Est-ce qu'il fait le travail ? Est-ce qu'il fait un travail qui va, j'allais dire, quelque part, en partie, peut-être, vous satisfaire ? Je pense notamment à des programmes, peut-être, qui seraient très à droite, qui commencent peut-être à satisfaire une partie du RN, notamment. Est-ce que vous aussi, vous dites aujourd'hui, il y a certaines mesures qui vont dans le bon sens ?
Non. Je pense que ce gouvernement est un artifice. On ne fait que gagner du temps. Je pense qu'il faut le censurer. Je pense que, sur la sécurité et l'immigration, il ne veut pas prendre les vraies mesures, même si M. Rotaillot dit des choses très intéressantes et très pertinentes. Comme il reste soumis au système de l'Union européenne et notamment au pacte asile-migration qu'il a accepté et qu'il veut accélérer, il est prisonnier. Je pense que, sur la sécurité, il ne va pas assez loin. Et je pense que sa politique économique de surcharge d'impôts est très dangereuse pour nos forces économiques. Très dangereuse. Et je pense qu'il faut le censurer. Et je le dis au Rassemblement National.
Toute politique du Rassemblement National qui vise à s'accommoder de ce gouvernement va lui revenir dans la figure, en effet, boomerang, car les Français attendent à une vraie divergence.
Oui, mais alors, pour censurer, Nicolas Dupont-Aignan, pour censurer, il faut un plan B parce qu'il ne peut pas y avoir de dissolution avant l'été prochain. Mais le plan B, je vais vous dire,
il y a deux plans B possibles. Trois. Parce que vous avez raison, il n'y a pas de dissolution possible. Premier plan B, c'est que c'est à M. Macron de nommer un nouveau gouvernement qui prenne en compte les demandes des oppositions. Deuxième plan B, M. Macron pourrait très bien faire un référendum pour que les Français tranchent sur certains sujets. Attendez, je finis. Et dernier plan, c'est que M. Macron s'en aille s'il ne veut pas mener la politique qu'attendent les Français. Parce qu'on ne va pas laisser souffrir les Français pendant encore deux ans et demi. Parce que M. Macron a triché avec le résultat des élections législatives. Parce que M. Macron a choisi M.
Barnier, qui est sympathique comme homme, je ne le critique pas comme homme, qui est le représentant d'un parti ultra minoritaire. Il fallait choisir le résultat des urnes, même si je le déploie. Il n'y a pas de résultat. Il n'y a pas de résultat équipé. Non, il n'y a pas de majorité. En tout cas, ce n'est pas en choisissant le représentant du plus petit parti de l'Assemblée avec une alliance de briques et de brocs, avec des macronistes, où ils ne sont d'accord d'ailleurs sur rien, on le voit en ce moment, qu'on va avancer. Je pense qu'il faut purger tout ça parce qu'on ne peut pas continuer. Chaque jour qui passe, les Français souffrent davantage et les problèmes ne sont pas réglés.
Donc à un moment, il faut une épreuve de vérité. Et ce sera aux Français de trancher. C'est le peuple qui doit trancher encore une fois. On revient à l'élection américaine. Merci beaucoup Nicolas Dupont-Aignan d'avoir été notre invité ce matin sur LCI.
Nicolas Dupont-Aignan