"Ca devait me tomber un jour au l'autre sur la tête": une famille de Châteauroux cernée par le cancer du sein
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
essentiellement féminin, mais pas seulement, il peut aussi toucher les hommes.
- 0:03ComplaisanteRéponse directe
On en parle ce matin avec une Castel-Roussine en rémission.
- 0:06OuverteRéponse directe
Bonjour Florence Drouin.
- 0:10OuverteRéponse directe
La particularité de votre histoire, c'est que vous n'êtes pas la seule à avoir été malade.
- 0:15OuverteRéponse directe
Il a atteint 5 personnes de votre famille, ce cancer.
- 0:25OuverteRéponse directe
c'est vrai que c'est moins connu, les hommes qui sont atteints de cancer du sein, ils touchent quoi, une minorité ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:32Invité politiqueChiffre
« Je crois que ça représente à peu près 1% des cancers du sein. »
- 1:08PrésentateurChiffre
« Il y a environ 500 à 800 nouveaux cas par an en France pour les hommes. »
- 2:27Invité politiqueFait
« C'était fin 2022, avec l'annonce officielle par la biopsie, parce qu'on fait des biopsies des tumeurs quand il y a possibilité. »
- 2:38Invité politiqueFait
« Et donc, l'annonce officielle a été janvier 2023, donc ça va faire trois ans. »
- 3:15Invité politiqueFait
« Oui, c'est ça. Pour l'instant, c'est au moins cinq ans comme l'hormonothérapie. »
- 3:21Invité politiqueFait
« J'ai un traitement qui est sur cinq à dix ans. »
- 3:35Invité politiqueFait
« Donc c'est un cancer sur les personnes jeunes. »
Temps de parole
- Florence Drouin76 %
- Présentateur23 %
≈ 10,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
essentiellement féminin, mais pas seulement, il peut aussi toucher les hommes. On en parle ce matin avec une Castel-Roussine en rémission. Bonjour Florence Drouin. Bonjour. Merci d'être avec nous dans les studios d'Ishibéry. La particularité de votre histoire, c'est que vous n'êtes pas la seule à avoir été malade. Il a atteint 5 personnes de votre famille, ce cancer.
Oui,
c
'est ça. 5 au total avec moi, et dont mon papa. Alors
c'est vrai que c'est moins connu, les hommes qui sont atteints de cancer du sein, ils touchent quoi, une minorité ?
Je crois que ça représente à peu près 1% des cancers du sein. Donc oui,
c
'est vraiment une minorité, et c'est quelque chose dont on ne parle pas beaucoup, mais pourtant qui existe, et dont il faut faire attention, parce que les hommes sont aussi munis d'une glande mammaire, donc du coup, possibilité de cancer du sein.
C'est vrai que vous faites face à des stéréotypes, à des clichés, quand vous dites aux autres que votre père a été atteint du cancer du sein ?
Alors stéréotypes ou clichés, je ne dirais pas ça, mais plutôt un étonnement, parce que oui, c'est quasiment pas connu, et on n'en parle pas beaucoup.
Il y
a
environ 500 à 800 nouveaux cas par an en France pour les hommes. 5 personnes de votre famille, y compris vous, qui ont été atteintes du cancer du sein. Comment on
explique ça ? Alors justement, on n'a pas trop d'explications, parce que pour le coup, ça a commencé par mes tantes, maternelles et paternelles, donc c'est vraiment sur les deux branches, c'était plus dans les années 90-2000, donc un petit peu plus lointain. A l'époque, il n
'y
avait pas toutes les recherches au niveau oncogénétique. Par contre, avec mes parents, on a fait les tests, et on n
'est
pas porteur de gènes connus à l'heure actuelle du cancer du sein. Donc, il n
'y a
pas d'explications vraiment concrètes du pourquoi. Alors, il doit y avoir une défaillance quand même génétique quelque part, mais pour l'instant, qui n'est pas connue de la séance.
Donc vous, votre père, votre mère,
vos
deux tantes, comment vont-ils ? Alors, mes deux tantes sont malheureusement décédées. Du cancer du sein ? Et par contre, mon papa et ma maman, eux, sont toujours en vie,
malgré
les épreuves, et puis moi aussi.
Et
vous aussi,
c'est ce que j'allais dire,
vous êtes en rémission. Oui. Revenons un peu sur ce qui, j'imagine, a dû être un véritable parcours du combattant quand vous apprenez que vous êtes malade. C'était-il y a trois ans, c'est ça ?
C'est ça, c'était fin 2022, avec l'annonce officielle par la biopsie, parce qu'on fait des biopsies des tumeurs quand il y a possibilité. Et donc, l'annonce officielle a été janvier 2023, donc ça va faire trois ans. Et après, c'était une surprise sans être une surprise, parce que malheureusement, j'ai presque envie de vous dire que je m'y attendais qu'un jour ou l'autre, ça allait me tomber sur la tête. Après, on espère toujours que non, on va passer à travers les mailles du filet.
Et
puis après, c'est enchaîné toute la procédure au niveau opération. Donc moi, je suis passée par la chimiothérapie, radiothérapie, et là, je suis sous hormonothérapie, parce que c'est un cancer hormonodépendant. Et vous n'êtes pas totalement soignée, vous êtes encore en rémission. Oui, c'est ça. Pour l'instant, c'est au moins cinq ans comme l'hormonothérapie. J'ai un traitement qui est sur cinq à dix ans.
Ils
ne savent pas encore combien de temps ils vont me laisser sous hormonothérapie, parce que je suis considérée comme jeune, même à 40 ans passés. Donc c'est un cancer sur les personnes jeunes.
Et
donc du coup, souvent, ils prolongent ce genre de traitement. Comment on fait ? On vit toujours avec le cancer du sein
?
Alors pour moi, quand je revois des photos d'il y a trois ans, parce que justement, j'avais fait des photos avec Gaël Carré, ou même des photos de moi en vacances ou quoi au caisse, j'ai l'impression que c'était dans une autre vie. Donc l'accompagnement que j'ai pu avoir pendant cette période-là m'a vraiment permis d'accepter et de laisser passer cette épreuve. Donc je le vis personnellement plutôt bien. Je n
'y
pense pas trop, à part quand il y a les rendez-vous de contrôle qui sont maintenant tous les quatre mois pour vérifier. Donc il y a aussi cette sécurité d'être suivi et que s'il y a malheureusement un retour du cancer,
il
sera pris à temps. Parce que c'est ça qui est aussi le plus important. Et c'est l'importance des contrôles. C'est de pouvoir prendre à temps le cancer.
Prendre à temps dans une région où on est en situation de désert médical, dans le Béry, ça ne vous a pas échappé. Est-ce que ça rend le parcours
de diagnostic plus difficile, plus long
?
Alors pour ma part, moi j'ai de la chance, parce que j'ai un médecin traitant.
Ce n
'est pas le cas de tout le monde. Et que du coup, j'ai pu être pris en charge assez rapidement. Après, moi j'ai fait le choix de ne
pas
être suivie sur Châteaurouf. À Limoges ? J'ai été orientée sur Limoges. Alors on m'avait proposé soit Limoges, soit Tour. Pour une question de pratique, j'ai préféré Limoges. Et pour le coup, je ne regrette pas du tout. Mais
qu
'est
-ce que vous dites à toutes ces femmes qui potentiellement n'ont pas de médecin traitant ? C'est quoi se faire dépister au plus vite, régulièrement ?
Oui, les sages-femmes sont aussi formées pour aller rechercher. Donc quand on va faire nos contrôles, nous surtout en tant que femmes, pour un homme c'est vrai que c'est plus compliqué. Mais pour les femmes, quand on va faire nos contrôles féminins, les sages-femmes sont tout à fait formées pour pouvoir le faire. Donc il ne
faut
pas hésiter. Après,
il
y
a
des associations aussi qui orientent. L'association Calme ? L'association Calme, la Ligue contre le cancer. Il y a d'autres associations aussi. Mais ces deux-là sont les principales. Mais il ne
faut
pas hésiter aussi à... Maintenant, on en parle de plus en plus sur les réseaux. Et de faire attention à nos seins. Voir s'il y
a
des choses qui apparaissent, des choses qui sont anormales, des douleurs ou des choses comme ça, il a d'en parler.
En effet, palpé régulièrement.
Et
puis je rappelle que vous êtes aussi, en tant que thérapeute, vous accompagnez aussi des personnes malades. Voilà, je tenais à le dire. Merci beaucoup Florence Drouin. Merci d'être venue. Merci à vous.