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ChroniqueLe Média (sur YouTube)· 27 février 2018 7 minComplaisantActualité / polémiqueTransportsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

SNCF : LES ORDONNANCES DU DOCTEUR MACRON

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:35SergeChiffre
    « la dette aujourd'hui de la sncf c'est 46 milliards »
  • 1:45SergeFait
    « la cgt cheminots tout à l'heure a déclaré qu'elle était prête à faire grève un mois s'il le fallait »
  • 2:05SergeChiffre
    « 9000 kilomètres de voies que le rapport de Jean-Cyril Spinetta voulait tout simplement abandonner »
  • 3:45SergeFait
    « depuis 30 ans le réseau se dégrade et notamment les plus petites lignes qui n'ont pas eu d'entretien »
  • 4:45Michel NeugnotFait
    « les régions sont prêtes à racheter les rails et à gérer les petites lignes parce qu'elles sont soucieuses du développement de leur territoire »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

- Une fois de plus le gouvernement dégaine les ordonnances et cette fois ci c'est pour réformer la sncf serge tu nous en parles... - Oui bon on va dire que le premier ministre a repris pour l'essentiel rapport qui avait été rédigé par jean cyril spinetta l'ancien patron d'air france alors on va énumérer les points les plus saillants d'abord la transformation de la sncf en société nationale à capitaux publics alors cette modification a une conséquence immédiate c'est que la sncf ne pourra plus s'endetter parce que la dette aujourd'hui de la sncf c'est 46 milliards et en échange de cette transformation l'état reprendrait à sa charge la dette le problème c'est que la sncf est tenue d'aligner ses coûts sur les standards européens ce qui laisse présager quand même sérieux tour de vis et nous savons tous que déjà le rail français est en mauvaise santé un tour de vis supplémentaire ça n'ira certainement pas dans le bon sens et puis il y a la question du statut des cheminots alors 138 000 /150 000 employés de la sncf en bénéficient il a été bien raboté au cours des ans les nouveaux embauchés se verraient surtout privés de la garantie de l'emploi puisqu'ils se retrouveraient avec un statut de salarié ordinaire.

Alors nous reviendrons dans les jours prochains sur ce statut des cheminots qui alimente bien des légendes bien des fantasmes nous aurons l'occasion de le décortiquer et de faire la démonstration que les accusations autour des privilèges sont totalement infondées. Pour l'heure les quatre syndicats représentatifs de la profession : la cgt, l'unsa, sud rail et la cfdt se retrouveront mardi c'est à dire demain pour discuter d'une réponse commune et initialement cette journée de manifestations et de grève était prévue pour le 22 mars avec les fonctionnaires les syndicats ont décidé d'avancer cette réaction commune et donc elle devrait être programmée pour le 12 mars. La cgt cheminots tout à l'heure a déclaré qu'elle était prête à faire grève un mois s'il le fallait pour faire plier le gouvernement.

Dans cette réforme il y a aussi une question qui préoccupait les français c'est l'avenir des petites lignes alors les petites lignes et bien c'est quoi ces 9000 kilomètres de voies que le rapport de Jean-Cyril Spinetta voulait tout simplement abandonner parce que ce sont des lignes qui sont jugées peu fréquentées, très coûteuses et Jean-Cyril Spinetta disait ben écoutez il ya qu'à s'en débarrasser tant pis on mettra des cars à la place...

Le premier ministre est quand même assez prudent et il a peur quand même d'une réaction un peu violente des présidents de région et donc il a expliqué que ce n'était pas une réforme des petites lignes et qu'il renvoyait la balle et bien dans le camp des régions parce qu'on ne le sait pas assez mais ce sont les régions qui achètent des rames qui les renouvellent. C'est à dire que tout le matériel que vous empruntez dans les régions ce sont les fameux ter, ses trains sur lesquels il ya le sigle justement des régions alors ces rames roulent sur des rails bien sûr par définition et ces rails appartiennent à la sncf en france on arrive toujours à faire des choses assez compliquées la question c'est qui va donc s'occuper de l'entretien de ces rails et de leur renouvellement parce que c'est bien beau d'avoir des belles rames, mais elles sont souvent splendides, le problème c'est qu'elles circulent sur un réseau ferroviaire qui lui est plutôt un peu esquinté. Alors nous avons posé la question à un spécialiste de ce dossier Michel Neugnot, un élu du parti socialiste à la région Bourgogne Franche Comté et il est chargé des transports à l'association des régions de france il a de magnifiques moustaches et on l'écoute tout de suite - bah le montage actuellement est plutôt complexe puisque vous avez SNCF réseau qui possède les rails et qui nous les loue et la sncf pour faire circuler les trains or la problématique est la suivante depuis 30 ans le réseau se dégrade et notamment les plus petites lignes qui n'ont pas eu d'entretien.

Le résultat c'est que les trains roulent moins vite dessus en toute sécurité mais moins vite donc le train n'est plus compétitif par rapport à la voiture et c'est tout cela qu'il faut changer effectivement se pose le problème des toutes petites lignes avec peu de fréquentation où on doit faire la comparaison entre cars et trains comparison socio-économique et faire en sorte de faire le bon choix. Les régions sont prêtes à assumer leur responsabilité et à reprendre la partie rails le cas échéant pour autant qu'on les déconnecte du reste du réseau et qu'on arrive à avoir des normes et des utilisations qui soient plus en rapport avec les fréquentations pour baisser le coût. Alors ce que nous dit Michel Neugnot c'est que finalement les régions sont prêtes à racheter les rails et à gérer les petites lignes parce qu'elles sont soucieuses du développement de leur territoire encore faut-il qu'on les aide c'est à dire que l'état vienne un peu les aider à faire ses achats parce que le problème c'est qu'il ya des régions qui sont riches il y en a qui sont moins riches et en a qui sont mêmes pauvres et que donc on risque d'aggraver les inégalités territoriales, on aura des régions où les petites lignes... et bien la région se sera substituée à l'état et à la sncf pour assurer leur entretien, et puis il ya des régions qui sont déjà en souffrance qui vont se retrouver totalement déshéritées et on va encore accentuer la fracture sociale donc pour remédier à ça il y a ce qu'on appelle les contrats de plan état région c'est à dire c'est une négociation que chaque région mène avec l'état pour effectivement faire on va dire ses fins de mois équilibrer son budget et être à même d'assurer l'entretien de ces petites lignes qui sont rappelons le vitales pour la vie économique et aussi pour la république, pour l'égalité finalement de circulation et de transport, voilà. - Eh bien merci Serge, le projet de loi sera présenté mi mars et on suivra ça de très près.