10 septembre : "Le chef des antifas est devenu député" s'insurge Gauthier Le Bret
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et bonsoir à tous et bonsoir à toutes. Bienvenue dans Punchline sur C News et sur Europe 1. Il y a ceux qui travaillent et ceux qui cassent, ceux qui mettent le réveil à 5h du matin en banlieu pour aller bosser et ceux qui rentrent à 5h du matin après avoir saccagé, pillé, volé et qui vivent dans les quartiers bourgeois.
Il y a d'un côté la France qui paye tout, de l'autre la France qui détruit tout et il y en a marre de voir toujours les mêmes cagoulés de noir lancer des pavés sur les forces de l'ordre et entoner leurs éternels slogans d'extrême gauche pour semer le chaos. La France est déchérée régulièrement par ces manifestations violentes qui profitent d'un pouvoir affaibli d'un président aux abois et d'une quasi paralysie institutionnel. Au milieu de ce vacarme, Sébastien Lecnu est devenu premier ministre et a entamé des négociations afin de former un nouveau gouvernement.
Tout cela alors que la majorité des Français dit vouloir un vrai changement, une vraie rupture dans la gouvernance actuelle. La mission de Sébastien Lecornu est-elle une mission impossible ? Nous le saurons très rapidement.
On va en débattre ce soir dans cette édition spéciale de punchline dédié à cette journée bloc tout. établi. Et il est 18h, on est en direct sur ces news et sur Europain au cœur de cette journée de manifestation avec des actions de de sabotage, des actions violentes à l'heure où l'on parle le calme est revenu notamment dans les villes de région.
Je pense à Renn où la situation était très tendue il y a quelques instants. Là, nous allons place de la République où de nombreux jeunes sont en train de se réunir pour tenter de grimper sur la statue qui se trouve en son centre. On rejoint l'une de nos équipes sur place.
Bonsoir à vous. Expliquez-nous ce qui se passe autour de vous et dans dans quelle atmosphère cela se déroule. Bonsoir Laurence, bonsoir à tous.
Effectivement, nous ici, place de la République, on assiste à un véritable spectacle de désolation. Ce monument au centre de la de la place qui a été tagué, qui a été pris d'assaut par ces jeunes munis de drapeau palestinien qui ont tagué riche pour les taxes pour les riches, pardon, Akab, Free Palestine, free Gaza et qui entonnent effectivement des champs contre les euh policiers. ici place de la République, c'est véritablement la coagulation de tout ce qui s'est passé dans la capitale aujourd'hui avec tout autour des policiers qui entravent la circulation pour empêcher ces personnes de mettre à sac les rues de la capitale puisque ces rues de la capitale ont été déjà endommagées dans l'après-midi par beaucoup d'individus et notamment des éléments radicaux qui ont mis notamment le feu à une brasselie une brasserie pardon à Châtelet des feux de poubelle également des scooters des vélos retournés pour empêcher les voitures de passer.
Pour le moment ici, place de la République, l'ambiance et bon enfant. Malgré une scène à laquelle on vient d'assister avec ma collègue, celle d'un jeune homme qui est arrivé ici, place de la République, muni d'un drapeau français qui a directement été arrêté par une dizaine d'individus qui lui ont demandé de cacher ce drapeau et de le jeter. Il leur a dit il était libre de le garder mais il a été contraint évidemment de cacher ce drapeau français par cette dizaine d'individus qui l'ont empêché de marcher ici place de la République où tout se passe bien pour le moment mais la soirée n'est pas terminée.
Merci beaucoup pour ces précisions. Quel symbole encore une fois que ce drapeau français qui est que l'on demande de ranger. Il y a plusieurs exemples dans la journée de manifestant Gottier Lebrette est avec nous qui avait un drapeau français à qui certains ont été sortis violemment des cortèges.
C'est quel symbole terrifiant. Sûr et par contre le drapeau palestinien et tous les cortèges et de tous les rassemblements aujourd'hui. Bon, on voit bien ce qu'est ce qu'est ce rassemblement.
Bon, c'est un rassemblement de la jeunesse d'ultra gauche, d'extrême gauche. Moi, je je veux bien les entendre nous parler du manque de pouvoir d'achat. Il pensent pas à ceux qui demain matin ou dans la nuit iront nettoyer ce qu'ils ont tagué euh sur la statue place de la République et qui sont payés au SMI, qui se disent aussi féministes.
Il y a un collectif qui s'appelle le collectif Nemmésis qui a fait un apening sur la place de la République. Il y a une des militantes qui a été tirée par les cheveux et amené au sol. Donc c'est c'est ce que nous avait prédit le ministre de l'intérieur et le préfet de police.
J'ai entendu certains commentateurs ou certains politiques dire il joue à se faire peur. Bah non, ils ont dit qu'il y aurait 100000 manifestants. Il y en a un peu plus de 100000.
On voit bien que le dispositif était correctement calibré. 80000 forces de l'ordre mobilisé et on voit bien que la la gauche, l'extrême gauche euh kidnappe la rue quelque part, monopolise la rue. Euh c'était un au départ un mouvement d'une France populaire, du fameux mouvement Nicolas qui paye du mouvement anti-zone à faible émission et ça on se retrouve avec des drapeaux palestiniens, des gens qui n'ont probablement jamais travaillé de leur vie au vu de leur jeune âge, des lycéens qui s'agrègent à ce mouvement.
Donc voilà et euh et on voit quand même euh on en parlait à l'instant sur Europain que euh c'est un mouvement avec très peu de diversité si vous voulez. C'est un mouvement d'une jeunesse euh donc du monde universitaire probablement si je devais un peu caricaturer des étudiants en sociologie qui votent Jean-Luc Mélenchon. Voilà voilà je dis le fond de ma pensée.
Voilà pour Paris on y reviendra dans un instant. Toulouse avec une journée compliquée également Charles Williel correspondant de repas sur place. Charles, bonsoir.
Comment s'est déroulé cette journée de manifestation Laurence ? Oui, à peu près 13000 personnes cet après-midi ici. Tout s'est déroulé de manière à peu près normale.
À part quelques taxes sur des établissements bancaires et quelques dégâts sur le mobilier urbain, ce matin, pas grand-chose à signaler côté sécurité. En revanche, des tensions ont eu lieu au sein même du cortège. Un groupe qui arboraait des drapeaux français a été pris à partie.
Je vous propose d'écouter cet échange. Ce drapeau aujourd'hui, il a rien à faire là. Si maintenant le drapeau français c'est faud là franchement on touche le fond quoi.
Ce que vous dites c'est de la merde faut arrêter de tout mélanger quoi. ici. Voilà.
Alors on peut comprendre l'indignation de cette manifestante. Surtout que le drapeau palestinien et les champs à la gloire de Gaza eux n'ont posé aucun problème cet après-midi. Voilà.
Merci beaucoup Charles Louis correspondant d'Européen de Toulouse encore une fois. Venir dans une manifestation avec un drapeau français, c'est être considéré comme être d'extrême droite et fachaud. Stéphane Manigol, les bras nous en tombent.
Moi, je suis sidéré. Sidéré parce que ils sont en train de voler euh la vraie détresse de celles et ceux qui nous regardent qui ont pas pu aller travailler aujourd'hui. Sidéré parce que ceux qui sont vraiment dans la souffrance ne mélangent pas ces sujets.
Ils ont une ligne, c'est leur pouvoir d'achat. c'est que leur bas de page au bout du compte leur apporte plus, qu'ils peuvent se faire plaisir et que au bout du bout bah quand vous travaillez un moment vous avez juste envie de pouvoir vous faire plaisir. Si nous aujourd'hui qui sont un peu le thermomètre de la France, si la restauration ne se porte pas bien, h c'est parce que les gens ne peuvent plus sortir, c'est parce que les gens ne peuvent plus se faire plaisir.
Et nous on est là pourquoi ? Pour vous accueillir dans les bons moments comme dans les mauvais. Et or aujourd'hui, y compris dans les mauvais, bah les gens n'ont plus les moyens de sortir.
Et cette France là, elle n'a pas elle n'est pas là, on la voit pas. C'est la racaille qu'on voit là. C'est la racaille.
Oui. La racaille des beaux quartiers. Beau quartier qui marque dans ce casl taxer papa, taxer maman et qu'ils arrêtent de nous embêter.
Mais qu'ils arrêtent de nous embêter. Mais ils ont tous des téléphones portables dans le poche. Quand vo pardon, quand je vois les drapeaux de on a le droit d'être proinien, c'est pas un délit.
On n pas le droit d'être antisémite. Quand je vois les tags sur Rield, quand je vois les tags antisémites, qui les condamne ? Comment les gens ne quittent pas des manifestations comme celle-là ?
Alors, vous me direz 30000, c'est pas beaucoup mais c'est toujours trop. C'est toujours trop dans un pays qui est fracturé. 18h7 sur C News et Europeant Guillamont du service police justice de C News un petit point avec vous sur le nombre d'interpellations.
La procureur de Paris a pris la parole il y a quelques instants. Oui, exactement. Au moment où on se parle, plus de 300 interpellations sur l'ensemble du territoire, 199 à Paris. 99 de ces interpellés sont actuellement en garde à vue.
Les procédures sont en train d'être évaluées pour savoir si certains vont passer en comparion immédiate demain. Ce qu'on sait également, c'est qu'il y a eu 430 actions sur l'ensemble du territoire, 157 sites bloqués, environ 300 participants à ces blocages et une centaine de lycées ont été perturbés dont 27 bloqués toute la journée. Merci beaucoup Tangon.
Le général le Bertrand Cavalier est avec nous. 430 actions sur l'ensemble du territoire. Il y a une vraie coordination, une vraie organisation hein.
Oui, c'est un rendez-vous organisé objectivement par les fil. C'est l'ultra gauche qui était à la manœuvre et c'est une véritable démonstration de force quand même. Et je rejoins ce qui a été dit auparavant, c'est qu'il y a une forme de paradoxe.
Ce sont quelques milliers d'individus mais qui ont une capacité de nuisance qui est assez phénoménale. Heureusement qu'il y a pas eu l'effet d'entraînement mais je il faut quand même rendre hommage au milieu de gendarme et de policiers qui étaient engagés dès ce matin. Il fallait donc couvrir le territoire, détecter et intervenir plus le plus rapidement possible que par exemple sur la 10 ce matin à Poitier. pour gendarme et policiers qui ce soir va être encore mobilisé car tout est encore à craindre cette nuit à Paris mais plus mais également à Rennes à Nant à Brestque et donc il y a une sollicitation constante des forces de l'ordre ceci dit là où on peut se féliciter c'est que cet é il y a pas eu d'effet d'entraînement alors toute la question se posera le le 18 septembre si oui ou non parce qu'ils vont essayer de rejouer.
En fait sachez-lo, c'était un tour de chauffe pour eux. C'est une répétition générale. C'est une répétition générale.
Stéphane Manigol et ensuite André Valeni. On est vraiment on assiste à une séquence qui est lointaine. Mais dans ce pays au fond, on a vraiment gavé les droits et vidé les devoirs.
Et ça c'est plus possible. Et euh vous savez, je vois on est on est très regardé. Beaucoup de gens réagissent sur oui, il faut que les députés ne soient pas payés tant que euh euh au fond on n'est pas un budget, tant qu'il n'est pas travaillé pour l'intérêt des Français.
Beaucoup de gens réagissent. Peut-être que les députés devraient en prendre la graine. Peut-être qu'ils auraient dû vous écouter.
Peut-être qu'ils devraient regarder l'émission Punchline et écouter les commentaires. Les gens on ont assez. Vous voulez qu'on fasse des efforts ?
Très bien, commencez par vous. Charité bien dans l' donné commence par soi-même et à un moment ça suffit, on en a marre de payer et il faut juste dire ça démarre telle date l'effort et ça finit telle date. Il est 18h10 toujours en direct sur C News et sur Europ édition spéciale consacrée à cette journée de mobilisation, de manifestation, de blocage, appelez-la comme vous voulez.
Renn, on va partir à Renn puisque la situation est très tendue depuis très tôt ce matin. Ça a démarré à 5h du matin. L'une de nos équipes est sur place.
Il y a une acalmie il y a à peu près une demi-heure à Renn et là visiblement la tension remonte d'un cran. C'est bien cela. Expliquez-nous.
Regarde. Oui, absolument. Laurent, je vous disais tout à l'heure il y a quelques quelques minutes que et bien les forces de l'ordre rentraient à l'intérieur et là vous le voyez, il y a une charge des forces de l'ordre qui viennent de se de se déployer dans le centre-ville de Rennes.
Voilà, de manière très sporadique et ben on voit ces éléments radicaux qui se regroupent très vite, qui circulent également très vite dans les rues du centre-ville de Renne. Et là, vous le voyez, les forces de l'ordre qui interviennent usent de gaz lacrymogène pour disperser la foule. Vous voyez en direct.
Voilà, c'est exactement ces genr de scènes. On assiste à ce genre de scène depuis 11h30, en tout cas depuis 13h même dans dans la capitale de la Bretagne avec ces éléments radicaux qui se qui se dispersent, qui se rassemblent à travers les les rues du centre-ville et les forces de l'ordre qui luttent pour les disperser au maximum. Cela de fait et vous l'avez dit très longtemps que ces ça se rassemble ces échauffés entre les forces de l'ordre et les manifestants durent ici à Renne.
Merci beaucoup. Euh pour ces précisions, je rappelle qu'on ne donne pas le nom de nos journalistes pour pas les exposer parce que ils sont tout de suite prêts à partir manifestants, pseudo manifestant. OK.
Rennes, Nantes, c'est des bastions d'extrême gauche. Donc c'était les villes les plus regardées avec évidemment la capitale par les renseignements, par le ministère de l'intérieur qui a ensuite déployé les hommes nécessaires. En fait, c'est un peu un jour sans fin ce qu'on vit dans notre pays.
C'estd que maintenant toute mobilisation sociale qui peut être légitime comme le disait Stéphane Manigol est confisqué par l'ultra gauche par ces faxieux qui veulent la violence qui veulent s'en prendre aux forces de l'ordre. Il ils ne seraient pas représentés politiquement mais ils sont représentés politiquement maintenant et c'est la nouvelle donne. Ils ont un parti politique, ils ont des représentants à l'Assemblée nationale leur chef, le chef des Antifas, il est devenu député.
Il s'appelle Raphaël Arnaud. Donc ça ça change la donne. Quand vous avez un tweet de Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui qui dit aux manifestants "Faites attention à Bruno Rotaillot, il avec inversion des valeurs absolument totales comme si c'est Bruno Rotaillot qui voulait l'insurrection." Et alors euh ce qui est le plus drôle c'est que Jean-Luc Mélenchon il y a 48h, il allait au 20h pour dire "Non, non, j'appelle au calme." Donc c'estàd il prépare tout pour que ça soit l'insurrection, les meutes et au moment où tout va péter, il il se fait son petit moment où il appelle au calme pour pouvoir le diffuser en cas de de scène de violence.
Donc voilà, c'est ce que veut la France insoumise et c'est le résultat de ce parti politique. Un jour sans fin, André Valini, euh on a entendu euh qu'il y a un certain nombre d'interpellation, il va y avoir une réponse judiciaire, on l'espère ferme, mais il faut encore pouvoir réunir toutes les preuves et euh que voilà, les condamnations tombent. Là, on verra dans les prochains jours.
Oui, la le parquet a été très réactif. La procureur de Paris a fait une conférence de presse qu'on a suivi en direct sur votre plateau, Laurence madame Bec et elle a elle a donné suite donc à la consigne qui avait donné le garde des sauts général de d'Armanin d'avoir un parquet très réactif mobilisé tout au long de la journée jusque dans la soirée. Je pense.
On verra ensuite les peines qui seront prononcées. Mais moi, je pense que sur un un plan général, cette journée est un échec. Cette journée est un échec parce que au-delà de ces poursuites là de ce jeu du chat et de la souris entre les forces de l'ordre et quelques milliers de gauchistes qu'on connaît bien qui sont qui sont traditionnellement dans toutes les manifestations maintenant le bloc en tout n'a pas marché.
La France n'a pas été bloquée. Moi aussi j'ai pris le le métro aujourd'hui. J'ai j'ai traversé Paris à plusieurs reprises.
Certes des commerçants ont dû fermer leur boutique dans à Nant et à Renn et ils ont perdu une journée de chiffre d'affaires mais globalement la France n'a pas été bloquée hein parce que la la ce mouvement a été détourné de son objet. Je pense que ce mouvement aurait eu beaucoup plus de succès s'il n'avait pas été capté, détourné, récupéré par l'extrême gauche. Évidemment, on a été rejoint par Alexandre Jardin.
Bonsoir Alexandre Jardin, vous étiez cruvavin. Euh au départ, c'était des gens qui manifestaient contre les ADF, qui voulaient se réunir, des gens qui en avaient marre de payer pour ceux qui payaient pas. C'était pas ce qu'on voit aujourd'hui.
Vous devez être désespéré aujourd'hui. Ça apporte quoi ? À qui ?
à un moment l'action publique, l'action collective, il faut que il faut qu'il y ait un gain pour la nation. Quand on a monté le mouvement desgu, on se battait sur des causes. On a fait tomber les a desfeux.
C'était un vrai problème identifié. Là, on s'est battu tout l'été pour que le décret sur la PPE qui allait faire exploser votre facture d'électricité ne soit pas signée par Bairou. C'est là, il y a eu un gain, il y a eu une victoire populaire parce que les gens se sont mobilisés pour un truc important.
Les restaurateurs ne peuvent pas avoir une facture d'électricité qui double. Je dire les boulangers ne peuvent pas, les producteurs d'endives ne peuvent pas, enfin et cetera. Donc si l'action de la société n'apporte rien, ça n'a pas de sens.
Et ce surtout ce qu'ils sont en train de faire, c'est exactement ce que nous ne voulons pas faire. C'est l'inverse. C'est absolument l'inverse.
C'est-à-dire diviser la société. Pourquoi est-ce qu'on Pourquoi est-ce que les gu ont remporté des victoires ? Parce qu'on a on a uni la société.
On est arrivé à 80 % d'un peuple qui ne voulait pas des feu. Donc et et on fera reculer le nouveau gouvernement pour qu'il ne signe pas ce décret. C'est un risque énorme pour notre économie. seulement si on est un peuple uni.
C'est certainement pas en fragmentant. Quand je vois des gens comme ça dans la rue, je me dis "Mais c'est le rêve de de c'est le rêve d'un système déconnecté, c'est d'avoir une société absurde qui se fragmente, qui se tape sur la figure. C'est c'est indigne de notre peuple." 18h15, vous restez avec nous Alexandre Jardin.
On va tout de suite repartir place de la République en direct. Racontez-nous ce qui se passe. Il y a des il y a des dissensions entre les manifestants.
C'est bien cela ? Expliquez-nous. Oui Laurence, on vient d'assister à une scène particulière puisqueil y avait un groupe de manifestants qui étaient cagoulés qui ont voulu allumer des feux dans des poubelles.
D'ailleurs, voilà les le feu continue légèrement dans les poubelles. Il ils ont voulu les allumer et tout de suite il y a des manifestants d'autres qui sont venus me voir et qui m'ont dit que ça les énervait parce que ça faisait deux ou trois fois qu'il demandaient à ces manifestants cagoulés de ne pas allumer des feux. On sent qu'il y a vraiment euh une partie des manifestants plus radicaux qui veulent que la situation s'envenime et d'autres qui veulent calmer les choses.
Donc les manifestants qui étaient contre les feux ont essayé d'éteindre en fermant le couvercle des poubelles pour éteindre le feu. Mais voilà, il y a il y a ces ces divisions au sein des manifestants où d'autres veulent envenimer la situation et d'autres demandent à ce que ça se calme puisque ça ne représente pas le le mouvement qu'ils auraient aimé faire. Sinon, la situation est la même de façon plus globale.
Il continue d'avoir beaucoup de slogans, beaucoup de drapeaux palestiniens, encore plus de jeunes qui sont maintenant sur la statue Marianne en plein milieu de la place de la République et qui continuent d'avoir des slogans antipol, antiforce de l'ordre, anticapitalistes et même antisémite. Merci beaucoup. C'est effectivement cela le paysage dans lequel on évolue place de la République je froid le jeûne des slogans antisémites antipolicier proalestinien et quand on a le malheur de sortir un drapeau français on se fait sortir immédiatement on va entendre tout à l'heure une habitante de Bordeaux qui a vécu cela qu'est-ce que ça vous inspire ben moi ça m'inspire beaucoup de tristess beaucoup de peine en réalité puis en écoutant Alexandre Jardin également parce que le le symbole d'ailleurs du drapeau français qui est banni de ces manifestation c'est c'est l'allégorie d'un peuple à qui on est en train de voler ses colères en réalité parce que il y a beaucoup de gens on l'a dit beaucoup que c'était pas la France du travail qui était dans la rue aujourd'hui.
D'ailleurs, c'est des gens qui ont le temps de manifester, qui sont très jeunes, qui pour la plupart d'entre eux n'ont probablement jamais travaillé. Mais il y a des gens qui mériteraient en fait d'être représentés, qui mériteraient de pouvoir manifester pacifiquement et de de dire leur colère. Alexandre Jardin a parlé d'égueux.
C'était en effet 80 % de la population qui était opposé à cette absurdité des feu. Mais il y a pas que les GU, il y a aussi c'est un peu les mêmes gens d'ailleurs, les agriculteurs qui viennent d'apprendre que le Mercur avait été signé malgré la promesse du gouvernement et qui sont désespérés en réalité et qui et qui n'ont pas de moyen de révolte et qui ne peuvent pas aujourd'hui exprimer cette cette colère qui pourtant est très légitime. Il y a aussi, je vous disais tout à l'heure que j'avais croisé des gilets jaunes le weekend dernier qui naïvement pensaient pouvoir encore réveiller ce mouvement et qui appelait avec les mêmes slogans que ceux du 17 novembre 2018 qui étaient très bon enfant à rejoindre ce mouvement qui ne leur ressemble pas.
Il y a tous ces gens, il y a les Nicolas Kipay aussi qui sont en train de se de réaliser qu'en réalité il y a une trop grande part de leur travail qui va partir dans un système pour réparer les dégâts que de ces que ces gust là vont faire. Bien sûr qui redistribuent mal. Il y a la colère de de Stéphan Manigold qui représente sur ce plateau tous les petits patrons qui en fait aimeraient bien.
Et d'ailleurs vous noterez que dans la France d'aujourd'hui, il y a pas de haine contre le patron. La vérité c'est que c'est une invention de l'extrême gauche qui fait croire qu'il y a un antagonisme. Ce n'est pas du tout le cas.
Bref, en fait la France se fait voler ses ses manifestations, se fait voler ses colères. Aujourd'hui, cette image là emportera tout et on se dira voilà la la révolte c'est ça, c'est moche. C'est en effet de l'antisémitisme, c'est en effet de du des drapeaux progaza, c'est des drapeaux des des slogans antiflic et et ça ça comment dire ça empêche que quelque chose de sain et de vrai s'exprime.
Écoutez bien le témoignage de cette manifestante. Elle était à Bordeaux, elle a été agressée parce qu'elle portait un drapeau français. Je vous fais réagir juste après.
Mon cher Alexandre Jardin, écoutezla. Je quitte la manifestation parce qu'en fait on m'a arraché, j'avais mon drapeau sur la tête, j'avais un très beau chapeau avec le drapeau et on m'a arraché le drapeau et j'ai essayé de protéger une autre personne du groupe là qui qui commençait à se faire tabasser. Donc je me suis mis entre en pensant que ça allait calmer mais non, il était très excité et en gros ben on nous a dit de partir parce que on voulait pas de faud et que j'ai dit mais non je suis pas fachot, j'ai un drapeau français, je suis française, j'ai le droit d'être là.
On m'a dit "Non, la France, on s'en fout, il faut être internationaliste.
Marina Ferrari