Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewLateledesPSAD· 24 mai 2026 14 minComplaisantFond programmatiqueSantéÉconomie & entreprises

2026 - Plateau TÉLÉ DES PSAD - Cyrille ISAAC SIBILLE Député du Rhône

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pouvez nous parler de l'avancement des travaux et des dernières auditions que vous avez mené ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    En quoi les PSAD sont des acteurs à mobiliser pour développer la prévention ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Ce rôle de prévention aujourd'hui, il est encore mal reconnu. Qu'est-ce qu'il faut faire pour que les PSAD soient mieux identifiés ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Comment sortir de la contradiction où la prévention est le parent pauvre du système de financement ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue sur la télé d'Eps PSADE sur le stand F38 à Cento, stand de la Fédsad et le et de l'UPSAD. On continue cet après-midi nos interviews et nos décryptages sur le système de santé avec Cyril Isaac Sibi.

Bonjour. Vous êtes député du Rô avec nous également Séverine Dur, présidente de la Fed PSAD et Nathalie Creveux déléguée général de l'UPSADI. Bonjour.

Euh donc Cyril Isaac Sibi, une mission sur le sujet de la prévention vous a été confiée par le Premier ministre. Est-ce que vous pouvez nous parler de l'avancement des travaux et des dernières auditions que vous avez mené ? D'abord merci pour l'invitation.

Euh alors le donc la le premier ministre m'a confié une mission pour voir comment est-ce qu'on organiser et structurer la prévention primaire ou primordiale en santé. Donc euh le la même mission ma mission se déroule en deux temps. D'abord, on fait l'inventaire, un inventaire critique euh des choses bien et des choses moins bien.

Et après, effectivement, on fera des propositions et là on on a fini la phase de l'inventaire et on va faire des propositions. Enfin, on va arbitrer entre les propositions qu'on va faire. Je me suis entouré effectivement d'experts, de pas mal de personnes qui connaissent ce sujet pour que avoir un consensus assez large et on consulte beaucoup de gens.

On a déjà fait moi directement plus de 100 consultations, sans audition et toute l'équipe toute l'équipe qui m'entoure trois ou quatre fois plus. Les premiers le le le premier constat que je fais euh c'est que euh c'est s actuellement se pose la question de la soutenabilité de notre système de soins avec une approche financière. Moi, en tant que représentant de la nation, euh moi j'ai un autre regard, c'est de dire et pour lequel on n'est pas très fier ou je suis pas très fier par rapport au constat, c'est que nos concitoyens ne vont pas bien et vont vont moins bien qu'avant.

Alors que lorsque j'ai été élu, on dépensait enfin le budget de l'assurance maladie était 200 milliards. 8 ans après, il est de 260 milliards, donc pratiquement 25 % d'augmentation et malgré ça, on voit que nos concitoyens se portent moins bien. Et moi quelque part, j'ai honte lorsque euh concernant certains sujets, par exemple la mortalité prénatale, on était dans les meilleurs et maintenant on est au 24e rang euh des pays de l' CDE.

J'ai honte. Alors, on me dit que comme vous le savez effectivement, il y a une augmentation des maladies chroniques et des maladies évitables. Euh et on dit ben on dit mais c'est lié à l'augmentation de l'espérance de vie.

La population vieillit donc plus de pathologie, c'est faux. Il y a deux critères qu'on peut avoir, c'est l'espérance de vie. Et là-dessus, on est plutôt bon mais par contre l'espérance de vie en bonne santé, on est très mauvais. et on peut vieillir et il y a certains pays qui nous disent qu'on peut vieillir en bonne santé.

Nous effectivement on vieillit on vieillit long longuement mais en mauvaise santé. Et donc moi j'ai quelque part j'ai un petit peu honte quand on sait que il y a dans les années 2000 il y avait 3 millions de personnes euh en ALD en mal en de en prise en charge concernant les maladies chroniques de 3 millions hein. Aujourd'hui on est à 14 millions et l'assurance maladie nous dit que dans les années qui arrivent on va passer à 18 millions.

Et donc c'est pour ça que nos concitoyens vont vont vont mal avec un prisme qui est un peu particulier, c'est le fait que vous saz l'assurance maladie, on a fêté les 80 ans l'assurance maladie qui a été créée grâce aux ordonnances de 45. En 45 nos prédécesseurs avaient mis en place une prise en charge des soins, l'assurance maladie. Mais en parallèle, ils avaient créé des médecines de prévention qui étaient la PMI, la protection maternelle infantile, la médecine scolaire et la médecine du travail. et que malheureusement c'est alors que le l'assurance malad ce que je dis un petit peu c'est que la grenouille est devenue un bœuf qui a écrasé les trois autres médecines de prévention et donc là-dessus on n'est pas très on n'est pas je suis pas très fier et que nos précesseurs nos prédécesseurs il y a 80 ans ont été beaucoup donc entre guillemets on va nos conens vont moins bien au espérance de vie qui est longue mais en mauvaise santé donc voilà effectivement les premiers les constats qu'on peut faire et par rapport à ça tant mieux dans le sens où on parle on est très mauvais donc on peut que s'améliorer.

Alors dans ces dans cette mission de prévention, il y a il y a une multitude d'acteurs qui interviennent au sein du système de santé et parmi eux les PSAD sont des acteurs qui vont directement au domicile des patients. Séverine Dur, est-ce que vous pouvez nous expliquer un petit peu en quoi les PSAD sont finalement des acteurs à mobiliser pour développer la prévention ? Alors déjà avant même de dire que ce sont des acteurs à mobiliser, ce sont des acteurs qui sont déjà mobilisés parce que les 40000 collaborateurs de nos 2400 structures vont pousser la porte des patients chaque année et à chaque fois qu'on pousse la porte d'un patient, on fait un acte de prévention parce que dans nos missions, on est dans une logique d'alerte de retour d'information au prescripteur, d'information sur un état de dégradation potentielle du patient.

Donc, j'allais dire viscéralement, les PSAD sont programmés pour faire de la prévention parce qu'on est dans cette démarche d'aller vert et c'est ce qu'on fait déjà quotidiennement. Maintenant, on pourrait aller beaucoup plus loin et justement dans une logique d'efficience pour le système faire de la prévention un peu plus structuré avec du repérage de fragilité à domicile comme ce qui existe notamment dans le cadre du programme ICOP mais pour un coût marginal très faible puisque on va déjà au domicile parmi les 4 millions de patients qu'on prend en charge plus d'un million de patients en plus de 70 ans. Ce repérage précoce des fragilités chez les seniors. on pourrait tout à fait mobiliser nos ressources pour le faire à un coût marginal pour pour globalement la société et derrière pouvoir permettre effectivement de faire en sorte que chaque contact avec le patient compte que ce soit un contact physique à domicile ou demain un contact potentiellement digital mais qui lui aussi devra systématiquement être accompagné avec les les sentinelles de proximité que sont les flades.

Nathalie Creveux, ce rôle de prévention aujourd'hui, il est encore mal reconnu. Qu'est-ce qu'il faut faire pour que justement les PSAD soient identifi un peu mieux identifié dans ces parcours de prévention ? Ouais.

Déjà euh effectivement les prestataires sont des maillons essentiels du système de santé. Euh mais on le sait finalement assez peu alors que en effet les 4 millions de patients ont ce contact quotidien avec les avec nos nos professionnels. Nous ce que l'on constate c'est que finalement on essaie de réinventer des solutions alors qu'on a ces acteurs que qui travaillent au quotidien, qui parcourent des kilomètres et qui pourrait comme le disait Séverine Dur et bien finalement jouer ce rôle d'intermédiaire et de donner des signaux en faveur de enfin vis-à-vis des médecins, vis-à-vis de de des tous les professionnels qui entourent les les patients.

Pourquoi réinventer des solutions alors que nous avons nous maillons l'ensemble du territoire, nous il n'y a pas de de déserts médicaux dans la prestation de santé à domicile. Donc cette prévention, elle pourrait se faire directement chez le patient puisque c'est là où le les messages passent le mieux et sur l'intégralité du territoire. Donc c'est bien le sens des propositions que nous avons fait à monsieur le député chacun de de notre côté, c'est que finalement ces solutions existent.

Il faut exploiter euh ces acteurs du quotidien et du terrain. Euh Cyril Isaac Sibi, du coup vous avez passé la phase de constat dans votre mission, vous allez passer à la phase de proposition. Qu'est-ce que vous pensez de ces propositions des prestataires de santé à domicile de s'impliquer davantage dans la prévention ?

Alors, il il y a il y a plusieurs petites choses. Euh le le le premier message, c'est de dire que euh 80 % de notre santé est liée à notre environnement et à nos à nos au beau comportement qu'on peut avoir ou pas. Ce qu'on l'environnement, c'est ce qu'on respire, ce qu'on mange, ce qu'on boit. euh les bons comportements, c'est l'activité physique qu'on a.

C'est les comportements sains pour la santé et 20 % pour le soin. Ça je penseement c'est d'abord le le premier message qu'on va faire et donc après c'est poser la question et donc c'est pour ça que lorsqueon fait des picyclables, des équipements sportifs, on participe à à changer l'environnement et améliorer et ça il faut pas oublier ça. Puis après, je dis ça dans le sens où euh qui à qui appartient la prévention primaire, elle appartient à tout le monde, elle appartient au non soignant et elle appartient bienamment aussi au soignant.

Et donc chacun a sa part. Il faut bien poser ça. Et euh euh là, j'ai j'ai dressé un un un un inventaire plutôt pessimiste.

Euh le côté optimiste, c'est qu'en même temps, il y a il y a une armée qui est prêt à se lever pour faire la prévention. Et c'est ce côté optimiste qu'il faut qui Mais par contre effectivement cette armée, il faut qu'elle soit organisée, il faut qu'elle soit structurée, il faut effectivement qu'elle ait des objectifs, il faut qu'elle puisse être évaluée et puis en même temps, il faut donc mettre tout ça en place. le quand je dis donc tout le monde y participe bien évidemment les pressant il participent et bien ément aussi les présentaires à domicile qui sont aussi via les infirmières des des des des des des projets de santé.

Donc la question c'est comment chacun prend sa part. L'intérêt effectivement des présentaires à domicile, c'est qu'elles vont au domicile, qui vont au domicile, un petit peu comme les infirmiers libéraux et c'est les derniers aller au domicile. Et donc c'est pour ça que je pense que bien évidemment, je ferai une proposition pour dire que tout le monde tout le monde doit être embarqué dans la dans dans la prévention la prévention primaire avec des atouts par rapport aux gens effectivement qui vont à domicile.

Voilà voilà un peu ce que ce que je peux dire. Et puis après, il y a aussi un truc qui est aussi intéressant quand on parle effectivement euh de l'environnement, des conditionn des des des bons comportements euh puis il y a l'alimentation, on voit je parle souvent tout en pan qui est oublié, c'est la santé mentale notamment des jeunes et des adultes. Quand je pense à vous, j'oublie pas mon ancien métier qui était le RL et dans les pressé domiciles, il y avait é la prise en charge euh des troubles et du sommeil.

On sait que le sommeil est un problème. Alors le j'ai un petit peu en dehors de votre chambre par rapport aux jeunes. Effectivement les jeunes on sait ils sont plus souvent la nuit sont plus souvent sur leurs écrans que que qu'en train de dormir.

Mais ça touche aussi les adultes et on sait que le sommeil entraîne des pathologies qui qui peuvent être importantes. Et c'est pour ça que bien évidemment, je pense que les prestata il faut actuellement tout faire pour que les gens entrent dans la maladie et bien évidment les troubles du sommeil, on sait qu'ils sont à la régime de pas mal de pathologies pathologies chroniques. Donc c'est pour ça que doublement vous avez un rôle par rapport par rapport à la prévention.

Une dernière question, la prévention, vous le disiez tout à l'heure, c'est aussi si on veut la développer, il faut aussi repenser le financement. Aujourd'hui, elle reste le parent pauvre souvent du système parce qu'elle produit des effets à moyen terme alors que les budgets sont arbitrés à court terme. Comment est-ce qu'on sorte cette contradiction et qu'est-ce qu'il faut changer dans les modes de financement pour accélérer le virage de la prévention ?

D'abord, il faut tendre le coin canard dans le sens où la prévention, c'est pas forcément à long terme. C'est même pas moyen table, ça peut être à court terme. Euh j'évoque un sujet qui pour lequel effectivement vous pourriez être mis à contribution, c'est la vaccination qui est la première Je rappelle, il faut toujours rappeler ça.

Quelle était l'espérance de vie il y a un siècle ? Vous la connaissez ou pas ? L'espérance de vie un sexè c'était 45 ans parce qu'effectivement il y a le problème de la mortalité périnatale.

Et qu'est-ce qui a changé tout ça ? Effectivement c'est les antibiotiques et la vaccination. Et la vaccination, c'est quelque chose qu'on pour lequel on peut avoir un résultat tout de suite et pour lequel effectivement on peut participer.

La vaccination sera un des fils rouges pour illustrer le rapport que je vais rendre et là-dessus, il y a on peut avoir des résultats très rapides euh euh et en même temps sur un sujet à la vaccination qui est assez traçable. Donc oui euh oui, on peut avoir des résultats à court terme. Merci Cyril Isaac Civi et on va conclure sur quand même cette parole optimiste.

Merci beaucoup de nous avoir suivi. Merci à Séverine Dur et Nathalie Creveux également. On se retrouve sur le stand F38 la télé d'PSAD et sur YouTube sur notre chaîne la télé d'PSAD.

Merci de nous avoir écouté. À bientôt.