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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 5 mars 2026 2 min

Guerre en Iran : "On n'est pas du tout dans un scénario de choc pétrolier"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Eric Albert, est-ce que notre économie elle est plus résistante ou plus résiliente face au risque d'un choc ? Je reste sur le pétrole. Alors sur le pétrole très clairement, par rapport au choc pétrolier de 73 et 79, 79 c'était d'ailleurs l'Iran, ça n'a plus rien à voir.

La production, le PIB utilise trois fois moins de pétrole que à l'époque. Donc c'est beaucoup beaucoup moins et on est moins dépendu du pétrole. Par ailleurs, 80 dollars aujourd'hui, c'est pas du tout 80 dollars d'il y a 20 ans, 80 dollars d'il y a d'il y a 40 ans.

Aujourd'hui corrigé d'inflation, c'est nettement moins. Donc on n'est pas du tout dans un scénario de choc pétrolier. On est un peu plus dans un scénario, un spectre de scénario de choc gazier comme on l'a connu en 2022 avec la la crise en Ukraine.

On est un peu plus proche de ça. Et rappelons-nous, ça avait été très douloureux. On est très très loin pour l'instant, on est à 50 50 euros à peu près du mégawattheure.

À l'époque, on est monté à 350, donc on est très loin pour l'instant. Mais c'est plutôt ça qui se dessine. On a une économie un peu moins dépendante du pétrole que que que d'autres, Stéphanie ?

Ah oui, ça alors si on regarde en terme de de de production industrielle, on dépend moins du gaz et du charbon notamment par rapport à l'Allemagne, on est plus tourné vers vers le nucléaire, donc c'est c'est pas pour ça qu'on sera complètement immunisé si il y a un emballement du du prix du gaz, mais je pense que le premier impact de la hausse des prix de l'énergie il va plutôt toucher bah déjà le consommateur quand il va aller à la prendre son son plein d'essence et puis par effet ricochet, c'est des coûts intermédiaires que les les les entreprises vont devoir absorber par la la la la hausse des du prix du gaz ou du pétrole qui va se qui va mettre du temps pour se se répercuter sur sur le prix final. Et ensuite, on a quand même en Europe cette chance-là, c'est qu'on a vu quand même nos l'euro devenir plus fort par rapport au dollar. Je rappelle que quand même c'est des matières premières qui sont euh euh qui sont basées sur sur le dollar.

Donc en fait, ça joue quand même un peu en notre faveur, hein, ce On avait quand même un peu euh crié au loup en disant que bah on avait un euro trop fort, ça nous rendait non compétitif. Bah lorsque les prix des matières premières qu'on importe euh deviennent plus élevés, bah en fait, ce le le taux de change, hein, le le niveau d'un euro fort joue un peu euh de de pare-feu par rapport à ces ces éventuelles hausses à venir sur les prix des matières premières.