Brunet sans filtre du mardi 22 septembre 2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 32 %Défensif 27 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 4:51OuverteRéponse partielle
Macron se rallie-t-il à Trump sur l'Ukraine ?
- 5:33OuverteRéponse directe
Quelles solutions pour débloquer la mer Rouge ?
- 6:17OuverteRéponse directe
Pourquoi Macron appelle à un moratoire sur les frappes énergétiques ?
- 6:59RelanceRéponse partielle
L'Ukraine perd-elle une arme stratégique avec ce moratoire ?
- 10:17OuverteRéponse directe
Ce moratoire met-il fin à la guerre ?
- 10:51OuverteRéponse directe
Faut-il décorréler les conflits Iran-Ukraine ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 22:35Fait
« Assouplir les paramètres techniques de production engendrent une baisse de la qualité du carburant qui comporte des risques »
- 51:11Fait
« elles me font honte parce que ça veut dire que je suis désolée hein quand vous faites des heures et des heures pour pour aller manger c'est que vous avez pas le choix hein »
- 52:22Chiffre
« un gamin sur trois qui arrive à rentrer sur dans le monde du travail alors que la moitié arrive »
- 53:47Fait
« Personne ne crève de faim en France. Il y a des étudiants qui sautent des repas »
- 54:27Chiffre
« un repas sur deux servi au reste du cœur, c'est des gamins de moins de 25 »
- 55:03Fait
« la précarité étudiante n'est pas plus forte aujourd'hui qu'elle ne l'était il y a 30 ou 40 ans »
- 1:13:18Chiffre
« depuis le début de l'année, on est à plus 80 % d'agression sur les élus »
- 1:28:30Promesse
« le chômage va augmenter de façon certaine au moins jusqu'à la fin de l'année »
- 1:29:11Chiffre
« on va avoir cette année à peu près 160 milliards de déficit publics »
- 1:44:30Fait
« Je suis français, je suis résident fiscal français. Ça c'est remarquable. Je paye mes impôts, j'ai les contrôle fiscaux comme tout le monde. »
- 1:48:31Fait
« Le sujet principal qu'il y a aujourd'hui, c'est la réduction de la dette publique. »
- 1:51:16Fait
« On a des infrastructures, on a un système éducatif qu'on peut critiquer mais qui existe. »
- 1:51:57Fait
« La culture c'est ce qui reste comme disait l'autre quand on a tout oublié. »
- 1:57:03Fait
« On a essayé de trouver des secteurs qui sont intéressants. Ce sont souvent des situations très complexes. »
- 2:00:25Fait
« Notre concurrence, c'est l'Italie. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Bonjour les amis et bienvenue en ce 22 septembre. Bonjour Magalie Lunel. Bonjour. Bon, vous connaissez tout le monde Magalie ? Ah oui, je fais le tour. Oui, je confirme. Je je connais. Vous savez, on va faire l'appel. On sait jamais. Miss Raki Thomas présent. Présent. Très bien. Melin Paul. Oui, monsieur. C'est bon. Saport Isabelle présente. Dejong pire présent chef. [rires] D'où vient ce prénom ? Pire. Pire. C'est hollandais. C'est hollandais. Oui. Ouais. de c'est Hollandais et puis il y a pas de Ouais, je vous soupçonne de d'être un agent de renseignement [rires] pasave probablement d'intelligence avec les nuit carrément honteux c'est honteux ce que vous bap ça va taf ça va est-ce que vous connaissez la on est le 22 septembre les amis est-ce que vous
connaissez cette sublime chanson un peu triste de George Brassin qui s'intitule le 22 septembre al George Brassin il raconte dans la chanson que une femme l'a quitté un jour il y a longtemps un 22 septembre et que tous Les 22 septembre, il est triste, il pleure et je je je un 22 septembre, au diable, vous partites et depuis ce jour-là, à la date susdite, [musique] je mouillais mon mouchoir en souvenir de vous. Mais ce jour-là, il lui écrit une chanson parce que pour la première fois, il a les yeux secs et à la fin, c'est le 22 septembre. Aujourd'hui, je m'en fous et c'est triste de naître plus triste avec vous. C'est magnifique. [rires] C'est une chanson optimiste comme quoi on pense pas on pense pas vous larguer. Si vous nous larguez pas, on reste
[rires] comment arrivé de l'automne. Il pleure la fin de l'été. Il pleure la fin de l'été. Pas mal. Oui. Bon, une petite image pour commencer cette émission sur un ton joyeux. Références de chansons, j'ai quelques références cinématographiques. Moi, toujours dans ma besace. Regardez, ça se passe à San Francisco. C'est un combat pas comme les autres. Pour la première fois, un homme a affronter un robot. Il vous fait penser à qui ce robot là tout de suite pour commencer ? Terminator mais évidemment inspiré de Ter de Terminator, c'est le T800. Et donc pour la première fois, un premier combat officiel a été organisé entre un humain et un robot humanoïde. Et regardez ce que ça donne ce robot. C'est quand même 1, 73 13 75 kg. L'influenceur qui lui fait face ne voulait pas se protéger.
Les organisateurs lui ont dit "Ah si si quand même, heureusement parce que au final qui a gagné voilà, on le voit sur ce coup-là, c'est le robot. qui a gagné par ce coup de pied voilà qui a mis influenceur au tapis c'était à le combat américainant on se prépare de belles une belle vie je pense con pas bien sa garde aussi le gars là oui parce que on parle beaucoup de d'intelligence artificielle et en réalité il y a une chose dont on parle assez pe les robots humanoïdes comme ça mais j'ai vu par exemple que en Chine ils ont fait des spectacles genre opéra de de Pékin ou des des spectacles de danse où il y a 200 robots comme ça qui dansent magnifiquement coordonné ou des démonstrations un peu plus martiales. Ils avaient montré leurs robots les Chinois au chancelier merz
qui étaient comme de rond de flanc devant tous ces robots qui fais des espèces de ta. C'était très impressionnant. Moi je propose qu'on montre en tout cas cette démonstration à Écour qui pense remplacer auprès des personnes âgées en fait les personnes qui viennent de l'immigration par des robots. Peut-être que ça lui dira il se dira que c'est peut-être pas une si bonne idée que ça prend la version. Je suis pour qu'on lui envoie cette cette vidéo de toute urgence. J'ai moi j'ai une une amie qui se désespère parce que elle a divorcé il y a quelques années et elle ne trouve pas voilà Non non je vous regarde pas [rires] mais non je parle pas de vous du tout et donc elle elle a la conviction chevillé au corps qu'un jour mais très rapidement arrivera sur le marché des
robots humanoïdes mais avec une peau, une chair et cetera et elle m'a dit celui-là il sera parfait, il fera tout ce que je veux il sera parfait. On ser comme un peu. Ouais, on ser comme un peu. Rassure comme un peu. Vous n'y croyez pas vos pierres de jong au robot humanoïdes qui va si mais surtout avec une mitrailleuse et puis avecoquette coup parce que limite si tu sais s'il fait le le gogo dancer ça va et s'il se met avoir une mitrailleuse lourde ça va être un peu ça. C'est vraiment inquiétant. Ouais. Vous savez à quoi ça sert ça ? Parce que l'organisateur du combat et créateur de ce robot a dit bah c'est vrai que ces robots ne vont pas faire la vaisselle chez vous. C'est clair. En fait c'est il essaie de monter un autre type de combat. Il y avait les combats
de coque, les combats de MMA. Il y aura bientôt ces ces combats là avec des robots humanoïdes. Donc voilà et qui vont se retourner vers les organisateurs et leur mettre un pain dans la tronche à un moment. Vous allez voir. Faudrait pas les doter trop d'intelligence artificielle parce qu'il pourrait avoir l'envie de se rebeller pour faire ça. Il faut avoir trop [rires] c'est pas désespérant moi en fait. Bon, est-ce que ça vous dirait vous choisissez, est-ce que ça vous dirait qu'on parle un peu d'actualité où on peut parler de nos souvenirs personnels ? Quel hein ? Les robots, [rires] c'est bien. Bon parce que il faut quand même qu'on vous dise avec Magalie Lunel qu'il y a quelque chose qui nous a marqué, c'est [grognement] que le président de la République qui est aux États-Unis en
ce moment et qui a rencontré Donald Trump semble se rallier à une idée de Donald Trump sur la guerre entre la Russie et l'Ukraine qui ressemble quand même d'une certaine façon, regardez, on voit le le président de la République qui était donc à New York cette nuit, qui est arrivé aux États-Unis cette nuit, il semble se rallier quand même à quelque chose chose qui pourrait ressembler à un abandon un peu de l'Ukraine. C'est c'est un peu choquant quand même. Magalie Lunel effectivement. Alors s'il est à New York, Emmanuel Macron, vous l'avez bien compris, c'est pour l'Assemblée générale des Nations- Unies. Et donc en marge de ce sommet qui va commencer aujourd'hui, il a rencontré le président américain hier soir à la Trump Tower et sur la table bien évidemment des deux
présidents, la crise du carburant qui devient aigu pour le monde entier. Effectivement, Emmanuel Macron donc a dit qu'il fallait sans doute trouver des solutions pour euh débloquer Hormous, pour débloquer la mer Rouge, mais il a aussi évoqué donc la guerre en Ukraine et les frappes sur le sol russe. Écoutez-le, on a eu une très bonne discussion qui a permis d'aborder à la fois la crise au proché Moyen-Orient. notre volonté d'essayer de tout faire pour rouvrir justement hormous permettre de libérer les volumes plusieurs solutions qui ont été évoquéesqu les solutions diplomatiques sur lesquelles on va travailler dans les prochaines heures qui permettrait sans avoir un accord global mais de trouver les vois et moyens de faire passer davantage de port conteneur et de tanqueur l'autre
chose dont nous avons parlé c'est aussi la situation en mer rouge et là-dessus ils sont rentrés dans une confrontation et une escalade comment mieux sécuriser les sites de sortie du du pétrole en merge sont aussi importants pour les cours mondiaux. Puis on a une longue discussion sur l'Ukraine et la Russie, la nécessité d'aider encore plus vite et plus fort nos amis ukrainiens en terme d'intercepteur parce que c'est clé sur le plan défensif et également nous sommes revenus sur évidemment les initiatives qu'on pourrait prendre pour trouver un moratoire sur les questions énergétiques. Ah c'est moratoire sur les questions énergétiques. Mais il va plus loin dans un tweet he parce que c'est pour ça qu'on on le précise. Il appelle à un moratoire pour obtenir donc un moratoire
sur les frappes contre les infrastructures énergétiques et contre les infrastructures civiles ukrainiennes. Hm. Donc il appelle les deux parties à cesser quand même leurs frappes. Attendez, c'est c'est vraiment le le son était pas très bon hein parce que il était filmé de loin le président de la République cette nuit. On entendait les sirènes si caractéristiques de la ville de New York. Mais vous avez raison. Il dit un moratoire. Mais mais ce qui est terrible Thomas Misraki et Pierre Dejong, c'est que en fait l'Ukraine avait une bonne arme. Pour la première fois, l'Ukraine après 4 années et demi de guerre arrivait à serrer le kiki des Russes si vous pardonnez-moi cette expression attentin grivoise, mais avec les frappes sur les raffineries, avec les frappes
sur les installations logistiques énergétiques, les Ukrainiens avaient mis un tel chamb Russie et un tel bazar dans le monde entier que soudainement ils étaient considérés et que finalement le leur guerre était devenue le guerre la guerre du monde entier d'une certaine façon seulement là Macron qui dit "Bah je suis d'accord avec Trump, il faut qu'ils arrêtent ses frappes sur les raffineries russes." Macron prive finalement son allié euh Zelinski d'une arme incroyable. C'est c'est enfin moi mon côté français, je serais content que ça cesse parce que le prix du carburant baisserait peut-être tout de suite mais mon côté international me pousse à me
dire c'est terrible de priver son allié Zelinski et les Ukrainiens de cette arme. C'est la fin de la guerre. C'est la fin de la guerre. En fait, le pétrole va changer complètement la règle. Pour ça, vous avez un triangle. Vous avez un triangle avec la guerre en Iran, vous avez un triangle avec la guerre en Ukraine et vous vous avez les consommateurs. Au milieu, il y a le mot pétrole. Donc en fait aujourd'hui la vraie question, c'est le pétrole. C'est pas c'est pas les trois autres angles. On a un problème, c'est le pétrole la question. On aurait pu faire la guerre en en Iran pour le pour conquérir les pu de pétrole ou les tenir. Ça va à mon avis ça va arriver. On va finir par protéger le système comment dire d'extraction et de production de l'Arabie Saoudite et cetera. Le problème
il fallait il fallait impératif. On peut pas avoir deux pénuries en même temps. Donc la pénurie iranienne en tout cas du Moyen-Orient, elle va perdurer parce que là on est on a affaire les Iraniens hard. On voit qu'on est sur une fin de conflit en Iran qui aurait pu très bien terminer demain matin en Ukraine. Et donc attendez attendez attendez attendez, c'est énorme ce que vous dites. Vous dites euh on peut pas avoir deux pénuries de pétrole en même temps. Iran, Russie. OK, très bien. Vous dites en Iran, ça va continuer parce que les Iraniens sont dans quelque chose de dur et de brutal vis-à-vis de de l'Occident. D'accord. Et vous dites qu'en revanche cette pénurie va conduire ukrainien, russes, chinois, américains, tout le monde à se mettre autour de la table
européen et à dire et à décréter la fin de la guerre. Oui, mais il manque il manque un morceau, c'est le fait que les Européens vont contrebalancer l'effort par les Américains qui vont forcer Zenaski et et les Russes en fait à s'arrêter, en tout cas à ce que le pétrole coule. Et on va on va on va compenser en fait en aidant les les Américains en tout cas les pays du Moyen-Orient à les protéger contre les tiraniens. Donc il y aura donant donnant il y a une forme de stabilisation générale qui va se mettre en place et c'est le pétrole c'est le prix du pétrole c'est le prix du baril qui est le en fait le déterminant de tout ça. Thomas Missrai Pierre Dejong vient de commencer par ce sera la fin de la guerre. C'est la fin de la guerre. C'est la fin de la guerre. C'est la fin
de la guerre. Vous êtes pas obligé de partager cet optimisme. Moi malheureusement crois pas que c'est la fin de la la guerre. Vous dites non intéressant. Non je crois pas que ce soit la fin de la guerre. Alors, d'abord deux choses. Il est dans son rôle Emmanuel Macron quand il demande un moratoire sur les les frappes concernant les infrastructures énergétiques. Je vous rappelle que les capacités de production d'énergie de l'Ukraine on ont baissé les 2/ tiers depuis le début de la guerre, que là, depuis 1 an, les capacités de raffinage russe sont en en repli de 30 %. Mais ce qui est intéressant, pardonnez-moi de cette parenthèse, c'est que depuis 1 an, euh les revenus issus du pétrole euh russe ont augmenté légèrement, mais ils ont augmenté malgré la baisse des capacités de raffinage.
Pourquoi ? Parce que les prix du baril ont progressé. Euh moi je pense qu'il faut décorréler ces deux conflits. Euh on peut tout à fait avoir une baisse importante des prix du brut aujourd'hui dans le monde si les solutions dans les deux des trois que l'on connaît bien Babel Mandelb et Ormous sont résoluses. La guerre entre l'Ukraine et la Russie c'est autre chose en terme de de poids énergétique je pense aujourd'hui. D'abord parce que si tout va bien on va arrêter d'acheter du pétrole russe parce que c'est toujours le cas quand même he et du gaz russe d'ici quelques mois c'est-à-dire d'ici 2027 mais que tout cela est intégré dans les cours. Ce qui n'est pas intégré dans les cours, c'est les blocages des des deux des trois dont dont j'ai parlé. Mais juste pour revenir
sur Emmanuel Macron, nous ça nous a quelque peu heurté parce qu'on sait que depuis au moins 2 semaines là Donald Trump accuse Volodimir Zelenski d'être responsable de la la flampée des prix du gazoile et on se dit que question Macron qui aujourd'hui appelle un moratoire sur ses frappes dont les frappes ukrainiennes sur le sol russe ça accrédite un petit peu la thèse de Donald Trump et ça affaiblit un peu non oui et non pourquoi parce que la question qu'il faut se poser c'est à qui parle Emmanuel Macron qui répal évidien on le sait maintenant pour pour que Donald Trump fasse quelque chose qui aille dans le sens de ce que vous souhaitez il faut aller quelque part dans son sens donc ça sert à rien de lui dire les responsables ce sont les Russes
il faut parce que Donald Trump est persuadé que les les responsabilités de cette guerre sont partagées il faut faire croire au président américain et bien que chacun a sa part de responsabilité et que donc les Ukrainiens sont aussi responsables que les Russes plus dans cette stratégie de frappe sur les infrastructures énergétiques et c'est ce que fait Emmanuel Macron tout simplement, c'est de c'est vraiment de de la diplomatie pour mise comme disent les Américains, c'est d'essayer de convaincre le président américain d'aller dans le bon sens. Voilà, je trouve ça je trouve ça fascinant. Imaginez une seconde les lèvetards là qui qui qui se sont levés à 11h30 là, qui ont pris leur café et qui sont avec nous à à 12h3 sur LCI qui voi en bas essence Kief sommet de ne plus
frapper la Russie mais ça contrevient totalement à tous les grands principes que viennent édicter ici les politiques, les généraux euh vous imaginez c'est en gros Kief, vous pouvez tuer des gens C'est pas très grave. Tuer des soldats, perder des soldats, c'est pas très grave. Il y a pas mort d'homme si vous permettez. En revanche, en revanche, vraiment si vous tapez les raffineries qui viennent nous déstabiliser nous en Europe et qui font monter le prix du carburant à la pompe à Bordeaux, à Toulouse, à Strasbourg, à Lille, à Grenoble et à Brest, alors là c'est pas gentil hein. Donc allez vous entretuer tranquillou bilou. Mais surtout surtout ne faites pas monter notre prix du carburant. Où sont les grands principes ? Il y a déjà eu des accords commerciaux comme ça pour les
céréales par exemple entre Russes et Ukrainien. Ça n'a pas duré très longtemps mais ils ont réussi à se mettre d'accord. Ils pourraient très bien décider de se mettre d'accord sur sur cette question de l'énergie. Oui, mais enfin on a beau enfin je moi je je pense que euh vous avez raison sur votre vision géopolitique mais hélas l'homme est homme et Macron est président de la République française, il a toujours en mémoire le mouvement des gilets jaunes qui l'a quand même fracassé parce que en fait c'était quand même sa première rappelez-vous hein 2017 il est élu 2018 arrive le mouvement des des gilets jaunes et au fond c'est la fin du quinquen c'est terminé on lâche avec la violence il a peur de ça Emmanuel Macron faut faut se rappeler quand même qu'Emmanuel Macron il y avait eu des il
y avait eu des scénaris où il était extrait de l'Élysée en hélicoptère et cetera et cetera. Il voit ce climat qui monte qui ne réussit en rien à Renaissance à ses fils putatifs même s'il a peut-être envie tous de les désinguer mais enfin quoi qu'il en soit et ça ça ça marche pour qui ? Ça marche pour le RN pour la France insoumise et là pardon vous dites il s'adresse au président américain mais que n'a-t-on pas dit sur ce plateau ? Rappelez-vous Magali la semaine dernière en disant il est épouvantable Donald Trump se contrefiche de du sort des Ukrainiens. Il ne pensent qu'à ses mit termes. C'est mais nous on pense à quoi en fait Thomas ? Je vais vous dire un truc. On pense qu'à notre gueule aussi hein. Et là, moi j'entends vous dites "Non, mais il s'adresse au
président américain, ça n'aura pas de répercussion mais enfin vous savez tous les deux, vous connaissez ça bien mieux que moi, mais enfin donc du coup on touche pas aux raffineries, mais comme on peut pas leur donner de munition parce que les États-Unis sont à poil et que nous on est quand même pas très bien, on leur dit quoi en fait ? On leur dit bon courage, c'estki, on vous regarde, c'est pas de chance hein. Mais là quand même vous voyez nous à la on a tr balles donc va falloir que moi il faut que le pétrole coule. On voit bien que comment dire les opins européennes sont en tension, ça monte extrêmement vite et je parle sous le contrôle de Thomas qui con très bien les stations service parisienne. C'est vrai, il y a un vrai sujet les gens, il y a une vraie tension, il se passe quelque
chose aujourd'hui un chef d'état s'il a une possibilité d'en parler avec un autre comme Trump qui est quand même un peu lex makina du dispositif, ils vont avancer vers ça. Alors je pas dire que la paix elle est arrivée, mais on va assister à une forme de restabilisation mais on va faire le lâchage. Melin, il faut entendre Pierre Dejong. Pierre dejong, il a été il est colonel mais il a été aide de camp de Jacques Chirac et de François Mitteran. Donc c'est à la fois un militaire mais c'est quelqu'un qui a aussi le sens de la politique. Il a fréquenté des chefs d'état français. Il sait ce que c'est que la politique. Et quand quand Pierre Dejong, il faut l'entendre. Je suis un peu d'accord avec Thomas aujourd'hui, je vois mal la fin de la guerre se profiler mais en même
temps, peut-être que sa vision prophétique euh dessine. Oui. Alors, attendez, attendez. Est-ce que vous m'autorisez à aller faire un petit tour par Moscou ? Je vous en prie. Par allons à Moscou puis nous reviendrons à Paris. Voilà parler de la politique d'Emmanuel Macron. Emmanuel Macron après avoir rencontré Donald Trump s'est entretenu avec Volodimir Zelenski lui a proposé cette idée de de moratoire. Donc le président ukrainien, ça y est, on a sa version. Voilà ce qu'il a dit. Notre secteur énergétique, les infrastructures critiques et nos exportations alimentaires doivent cesser d'être la cible pour la Russie et cela conduira à des étapes de désescalade correspondant de notre part des solutions dont sont possibles. D'abord, il appelle la Russie à la désescalade. Et du côté de Moscou,
alors Jérôme Garou nous attend patiemment dans les rues Moscovites depuis tout à l'heure. Bonjour Jérôme. Est-ce que on connaît la position de la Russie sur cette idée de moratoire ? Bonjour Magalie. Bonjour Éric, bonjour à tous. Alors en théorie, Moscou pourrait envisager une trêve ciblée sur l'énergie mais probablement avec un accord avec les États-Unis, enfin un cadre avec les États-Unis plutôt qu'avec la France puisque pour les Russes, Paris est considéré comme partie prenante du conflit. De toute manière, le Kremelin en général rejette les propositions qui émanent de de pays européens. Alors ce qui pourrait inciter Moscou à accepter, c'est la protection de ses propres raffineries. on en parle régulièrement qui sont très souvent frappés par des
drones ukrainiens. La production, l'acheminement de carburant est perturbé et ça pèse de plus en plus lourd sur l'économie du pays. Mais d'un autre côté, la Russie compte aussi sur ses propres frappes conduites sur le réseau électrique ukrainien pour démoraliser et surtout désorganiser le pays à l'approche de l'hiver. Ça c'est un vrai levier sur lequel compte l'armée russe. Donc il est possible que Moscou pose des conditions à cette trève et ne se ne se contente pas de d'une simple réciprocité en demandant par exemple en plus l'allègement de certaines sanctions. Merci beaucoup Jérôme. Donc en direct de Moscou. Bon on a vu que c'est pas pour demain. Non ça va prendre du temps évidemment mais ce qui est intéressant c'est que chacun rire le colonel chacun a un levier chacun a un levier de
négociation. C'est ce qui est important. Les Russ d'caisser de l'argent 50% de leur pétrole en Chine 30 et quelques en Inde donc ils ont des clients aussi nous on continue quand même de leur acheter du gaz he 10 milliards cette année jusqu'à la fin de l'année normalement européen la France quand même pardon la France est l'un des principaux clients de de gaz naturel équifié si je ne m'abuse euh venant de Russie encore en 2026 donc on continue de financer cette guerre nous aussi européens il faut balayer devant notre porte Donald Trump on peut lui reprocher beaucoup de choses Mais ça, ça fait quand même des mois qu'il demande aussi que les Européens balayent devant leurs portes. Voilà. Et pour le reste, il y aura des intercepteurs. C'est en négociation, je
crois que Trump et Zelenski doivent se voir aux alentours de 19h française pour euh parler des fameux intercepteurs patriotes. Euh les Italiens et les Français pourraient décider de fournir l'Ukraine avec ses systèmes sans pété aussi, mais avec les intercepteurs et peut-être d'accorder les licences aux Ukrainiens pour qu'ils puissent eux-mêmes en fabriquer. Donc voilà, on est en cours d'organisation, on verra comment tout cela va évoluer, ce qui va surtout compter, je vais vous dire. Moi, dans les semaines et dans les mois qui viennent, ça se résume en un mot, la météo. Voilà. S'il fait - 20° cet hiver à Kiev, comme ça a été le cas l'année dernière, ça va être très compliqué. Si la météo est plus clémente, l'hiver sera moins difficile, y compris militairement. Je rajoute que par
exemple à parlais au maire de la ville il y a quelques jours encore qui m'a expliqué qu'ils avaient construit un double réseau électrique et de chauffage pour s'assurer que même en cas de coupure, même en cas de frappe russe, et bien la population puisse bénéficier d'un d'un hiver plus clément. Bien, on va parler les amis des prix à la pompe si vous voulez bien parce que son avis là est-ce que la guerre terminé à cause de cette question du carburant ? Non mais je voulais aller plutôt dans le sens de ce que disait Pierre Dejong. Je pense qu'effectivement les intérêts gaziers, pétroliers économiques auront raison de ces deux guerres. à la fois la guerre en Iran et à la fois euh la guerre en Ukraine. Je crois que malheureusement c'est une question aussi de comment dirais-je de réal politique.
C'est-à-dire que croire que les guerres sont mues par les droits de l'homme, l'intégrité territoriale des peuples, leur souveraineté, leurs frontières, ça fait belurette que ça n'existe pas. Et donc je crois qu'effectivement la position du président de la République est cohérente et qu'elle correspond aussi à une attente des Français. Et c'est pas une honte de dire que les peuples européens, particulièrement le peuple français, sera très vite là de souffrir de guerres qui ne sont pas dans ses frontières. C'est pas être russophile que de dire ça, mais je mais je crois que c'est c'est c'est la c'est le sens de l'histoire et que désormais, on va parler là dans un instant des carburants, les Français sont vraiment au bout du rouleau. On est à l'aube d'une colère
sociale que l'on imagine même pas. Et le président de la République, il est accessoirement président de la France. Donc il défend les intérêts de la France. de laance c'est que3 de Bab les car c'est la même chose avec le d'ormous et l'intérêt de la France c'est que les raffineries russes ne soient pas tapé donc je crois qu'il il est dans son rôle et on on n pas à être étonné ou être surpris de sa prise de position à New York Alors les amis les amis il faut qu'on parle vous avez raison faut qu'on parle du du prix du carburant et de ce qui se passe autour du prix du carburant première chose vous avez vu, on vient d'en parler euh le président Emmanuel Macron se rapproche du président des États-Unis pour demander une espèce de de moratoire de gel absolu des frappes
sur les interventions énergétiques et tant pis pour les intérêts des Ukrainiens. Bon, ça a été vu. Deuxième chose et vous allez le voir, Emmanuel Macron mène un combat. Vous allez voir ce reportage de Dré Borda, c'est très très courtin, il mène un combat pour que les dispositifs euh réglementaires normatif autour de carburant en France soit allégé par l'Union européenne. En gros, permettez-nous Ursila Van derlen de mettre un peu un peu plus n'importe quoi dans nos réservoirs, hein. J'exagère un peu mais vous allez comprendre. Voilà parce que parce que là aujourd'hui on peut pas faire la fine bouche, on peut plus passer en disant attention il y a des normes il faut absolument que le carburant coule. Audre Bordain le chef d'état réclame des mesures de
crise la principale lever temporairement des normes de raffinage sur le gazol et le kérose. Objectif augmenter la production de 5 à 20 %. Assouplir, les paramètres techniques de production engendrent une baisse de la qualité du carburant qui comporte des risques. Mettez ça sur un véhicule très récent qui a une une ingénierie qui est beaucoup plus sophistiquée. Il risque de ne si vous continuez dans le temps de tomber en panne. Une mesure similaire avait déjà été prise lors de la pandémie de Covid-19. Emmanuel Macron souhaite que ce sujet soit discuté lors du prochain sommet européen le 15 et 16 octobre à Bruxelles. Je te rappelle mesdames messieurs, je dois vous dire que Pascal Perry passe des coups de téléphone personnel pendant pendant
l'émission et j'espère François l'anglais. Ah, François l'anglais, vous avez le droit, n'est-ce pas ? Vous avez le droit. J'ai le droit. Vous avez le droit. Bonjour Pascal. Bonne journée François. Bonne journée François. Et [rires] bonjour. Bonjour Éric. Oui, je vais passer de fil à mes enfants pour leur demander si la journée est bonne. Ouais. Alors François n'est pas mon fils he [rires] même spirituel. Et nous sommes avec Damien Florau du service politique. Bonjour Damien, merci d'être avec nous parce que on va vraiment avoir besoin de vos lumières. Il y a deux trois trucs sur lesquels on est sûr de rien avec Magalie là. Vous allez voir. Ouais [rires] c'est le moins qu'on puisse dire. Ça c'est ce qui est dans les tuyaux du gouvernement pour tout à l'heure. Apparemment le gouvernement va
annoncer de nouvelles aides. D'abord cette lettre d'Emmanuel Macron à la Commission européenne Pascal. Il y a il prône cinq mesures d'urgence. On en a retenu trois. [raclement de gorge] Assouplir les normes européennes sur la qualité des carburants. Oui. Augmenter la part de biocarburants incorporés dans le diesel et repousser certaines nouvelles obligations pesant sur les importateurs d'énergie fossile. Est-ce qu'il peut avoir gain de cause ? Est-ce que c'est faisable ? Est-ce que c'est possible ? tout le monde tout le monde est en en situation de tension en Europe. Le dernier point est très intéressant parce que on évoque la situation géopolitique aujourd'hui, elle joue sur les prix des carburants. Vous allez voir qu'au 1er janvier de l'année prochaine, la fiscalité sur les le les
émissions de carbone se complique et et va mécaniquement renchérir le le coût des des carburants. Donc c'est un peu la deuxième lame si vous voulez qui peut être d'ailleurs passage la lame un peu fatale. Donc vous allez voir que tous les Européens vont probablement reculer d'un pas. Oui, on peut effectivement introduire un peu plus de bioéthanol. On peut faire comme font les compagnies aériennes avec aériennes avec les les SF. Sustainable aviation fuel, c'est-à-dire les carburants aériens euh euh durables, on les on les intr, on peut pas faire 5050, on peut augmenter effectivement euh la dose. Et oui, je pense que le président de la République aura une oreille ou des oreilles attentives à l'Europe. Parce que ce qui est fou ce qui est fou les amis, c'est
que c'est que pendant que l'Europe entière subit cette crise sur les carburants et là c'est intéressant parce que l'Europe elle bouge quand elle quand elle on l'a vu sur le Covid quand on a tous les mêmes problèmes dans 27 pays, c'est un accélérateur formidable. Donc peut-être que ça ça va bouger. Mais pendant ce temps-là et bien il y avait un autre temps qui était le temps le temps législatif. ou c'est que pendant ce temps les normes continues des normes qui sont dans le pipel si je peux dire sur le mé voulais quand même votre avis là-dessus Pascal parce que là quand j'ai vu ce papier du Figaro qui était très étayé sur effectivement les normes sur le méthane de production et cetera, en fait ils avaient mis des normes tellement high-tech pour que et ce qui
est vrai hein que au fond la production de méthane ne fasse pas trop de gaz à effet de serre et cetera. C'était tellement chic que on pouvait plus importer du tout. [rires] de méthane en France, en Europe parce qu'en fait il y avait plus rien qui rentrait dans les dans les clous quoi. On était coupé quasiment de 80 % de l'approvisionnement. Et donc là, comment c'est possible ? C'est-à-dire que nous on se met des normes pas possible que personne d'autre que nous ne respecte et que du coup on peut plus rien imporer. Emmanuel Macron a raison parfaitement raison de dire les gars, on arrive déjà à rien importer, c'est déjà la catastrophe. Vous allez pas nous en rajouter en plus une brouette sur la tronche hein et nous mettre des normes tellement compliquées que qu'on pourra
plus rien en porter. C'est navrant qu'un pays souverain comme le nôtre en soit rendu aller demander à sainte Oursoua Vlen l'autorisation euh de pouvoir revoir ces normes. C'est des normes qui ont été établies depuis 1993. On a un empilement de normes de folie. La dernière date de 2024 et on a le président de la République et on a le président de la justement copropriété et on a le président de la République qui est locataire d'un petit rez-de-chaussée euh un studio de 18 m² qui va voir la grande propriétaire du syndicat de copropriété et lui dire s'il vous plaît madame Vlant vous avez raison mais justement nous nous écouter un peu plus nous les français à Bruxelles et je trouve un peu terrible que le président de la République en soit allit demander à une femme qui n'est par personne des
autorisations J'ai une idée introduire une idée nouvelle robot la commission c'est ni des hommes ni des femmes. Je voudrais introduire une idée nouvelle dans le débat. Je voudrais pas que ça tombe sur Damien Flora parce que Damien c'est quelqu'un de très mesuré. Il essaie de pas prendre position sur le plan politique. [rires] Mais l'idée nouvelle que je voudrais introduire, c'est que finalement on perd retardement nous les Européens, nous les Français le soft power considérable des écolos euh en Europe. Toutes ces normes, toutes ces normes qui sont à contresens de l'histoire, qui vont nous empêcher même à certains égards de bénéficier d'un peu plus de carburant, de méthane et cetera. Toutes ces normes, c'est des normes de nature écolo quand même. Oui, mais ils ont jamais été au pouvoir
les écolos. Ils ont jamais été majoritairing à Bruxelles. Ils sont puissants. Ouais, ils sont puissants mais ils ont jamais été majoritaires. Le groupe écologiste au Parlement européen. Oui, mais ils font des majorité donc on faut le faire plaisir. Damien, vous êtes suffisamment subtil pour savoir que on influence la société, le fond culturel d'influence de la société. Moi je d'ailleurs je défends les normes écolo quand elles sont réalistes. C'està-dire qu' il y a des moments où où en effet il faut savoir déroger à des principes. On a tous intérêt à privilégier la qualité de l'eau autour de nous. la qualité de l'air. On a intérêt à maintenir cette ce formidable actif de production qui s'appelle la Terre, notre notre planète. Mais mais quand on est confronté à des
crises comme celle-là, on doit aussi être relativement réinfluence des écoloses n'a peut-être pas été assez forte pour aller plus loin. Emmanuel Macron le dit, il faut accélérer les efforts européens d'électrification. Ça fait des années qu'on en parle. Si on avait mis les politiques publiques vraiment dans ce sens-là onêchait la mais Magalie, on va s'engueuler tous les deux maintenant. [rires] de sont plus puissantes que non les ils voulaient supprimer le nucléaire les écoles ils voulent supprimer nuclé mais il y a pas que ça il y a des anci anti par exemple énergie renouvelable ça existe aussi c'est donc et on mais ça marche pas les énergies renouvelables la réalité c'est que elles sont peut-être renouvelables mais non pilotables. Quand vous voulez de
l'électricité, bah oui, il faut les deux mais il faut d'abord du nucléaire. Alors les amis, les amis, hier il y a eu un moment fort. Hier dans l'émission, nous avons un chef d'entreprise qui est invité, Leonidas Calogeropulos, il est là et il me faisait des signes en disant "J'ai un coup de gueule à pousser, j'ai un coup de gueule à pousser et cetera." Bon et alors au bout d'un moment, on lu a passé le le micro et alors c'est très intéressant parce que ça ça va ça cadre exactement avec notre débat aujourd'hui. Il dit quelque part dans un coin de France, il y a une réserve de gaz qui permettrait de nous approvisionner et de nous nous donner à peu près 10 15 % de tout le gaz que nous consommons. Et pourtant, pour des raisons liées aux normes, au fait qu'on
s'interdit tout, et ben on l'exploite pas. C'est un joli coup de gueule. Écoutons-le parce que si c'est vrai, il y a de quoi se révolter un tantinet. Leonidas Calogéreropulos. Nous voulons aussi faire la réindustrialisation avec des gens qui sont déclinistes et qui pensent que à chaque fois qu'on ouvre une usine, on fait reculer la cause du climat. Ça a conduit à la loi Hulot. H et je voudrais vous dire parce que ça rejoint nos sujets d'aujourd'hui que il y a une entreprise en France qui a trouvé du gaz en Laoren. C'est important parce que le gaz qui est là, il est totalement compatible avec la loi Hulo. Mais la loi Hulo a était tellement comment dirais-je sanctifiée que même une exploitation qui est sous nos pieds
et et et juridiquement totalement dans les clous, le ce que vous appelez l'état profond l'a bloqué. Or il y a en Lauren en Moselle 5 % de notre consommation de gaz qui est disponible et on ne l'exploite pas. Elle a été bloquée systématiquement. Demain matin, vous l'autorisez. Avant la fin de l'hiver, il y a moyen d'exploiter et de distribuer ce gaz. Alors qu'aujourd'hui, on a notre président de la République qui fait le tour de la planète pour réussir à desserrer les taux de nos tarifs. Hm. Ouais. Très intéressant. Très intérêt avait donné son décret pour que ça puisse être exploité. C'est le conseil d'État qui s'y est opposé. Ça alors c'est là vous mettez le doigt sur quelque chose qui est qui est très sérieux. souvent souvent l'État est
relativement allant sur ces questions et puis vous avez en France une protection peut-être excessive hein des des riverins pour tous ces ces grands projets qui donnent lieu à une multiplication de recours abusifs et en effet le Conseil d'État de jurisprudence constante défend la situation souvent des des riverins ou en tout cas demande à aux opérateurs de de préciser leur copie ce qui rend les projets un moins attractifs de beaucoup plus lent. C'est vrai pour le gaz, c'est vrai pour le pétrole, c'est vrai aussi pour le lithium. Mais là, il y avait il y avait vraiment des des interrogation parce que logiquement, il est à très très très grande profondeur. C'est ça. Et le projet avancé finalement ne
répondait pas à toutes les exigences et il y avait un gros risque sur les captations. Il y a toujours il y a toujours il y a toujours un risque et le le fait est que la version au risque en France est quand même une une vraie barrière. Mais vous prenez le cas du lithium qu'on cherche aujourd'hui. Pourquoi ? parce que c'est un élément essentiel à l'économie du 21e siècle. Vous avez dans les Combras et les Combras c'est une région entre Montlisson et Clermontferrand à peu de choses pr vous avez de vraies réserves ici vous avez aussi des réserves en Alsace qui sont directement exploitables et dès qu'il y a un projet de de mine alors qu'on mine plus comme au 19e siècle ou au 20e siècle on mine dans des conditions qui sont très très encadrées. Vous avez immédiatement un collectif de
Rivin qui dit non alors il faut savoir ce que vous voulez. On peut vivre comme vous savez dans ces ces produits qu'on vend à Noël là, ces bulles hein sur lesquels dans lesquels il y a un père Noël avec de la neige qui tombe là. Le c'est ça un peu en réalité la France c'est devenu une une espèce de de grande bulle dans laquelle on ne fait plus rien. Alors c'est dans ce contexte tout à fait anxiogène mesdames messieurs, de de monter des carburantes quasiment tous les jours, même s'il y a un petit assement aujourd'hui hein. C'est dans ce contexte que Sébastien le cornu a dégainé un truc. Alors là, alors franchement Damien Florau, c'est là qu'on a besoin de vous. Il a dégainé une espèce de règle d'or nouvelle selon laquelle moi je trouve ça totalement démago. Enfin, vous verrez ce que vous
en pensez. Le respect de d'un équilibre d'un certain équilibre des finances publiques. Vous trouvez ça démagogue ? Non, il dit non, c'est pas le respect des finances publiques. Il dit "Je m'engage à ce qu'il y ait zéro profit sur la règle d'or surprit sur le surprofit, c'est-à-dire que sur l'argent qui serait gagné par l'État avec la TVA et cetera, avec les les taxes sur le carburant, je m'engage à ce que cet argent n'aille pas dans les caisses de l'État mais soit redistribué, ce qui est déjà pas vrai." Enfin, il va dans les caisses de l'État par définition. Oui. Bon. Oui. Non, mais en fait, on voit bien que là le le gouvernement patoge parce que il y a un peu une bataille de communication et une
bataille politique sur la façon de limiter le coût de cette crise euh pour les pour les Français. Euh on a des des partis politiques, des oppositions qui disent tout simplement et on les Français le comprennent très bien, on baisse les taxes ou on plafonne les prix. Alors, on peut dire que c'est pas possible, que ce serait une économie administrée et cetera, mais ça les Français l'entendent. Et le gouvernement qui essaye, parce qu'il est comptable et il s'intéresse au déficit public, qui essaie de trouver une solution intermédiaire. Et donc là, dans un mécanisme, la fiscalité du carburant repose sur la TVA et l'assise. La TVA effectivement parce que les prix augmentent s'envolent. Les recettes sont très importantes mais il y a une baisse de la
consommation par ailleurs du carburant. Donc l'autre recette, l'autre taxe, l'assise baisse. Donc le gouvernement se essaie de nous expliquer que il ne s'enrichit pas en fait dans cette crise. Même si là pour l'instant à Ber on essaie de faire tourner les calculettes et ça mouine de tous les côtés parce que les chiffres ne sont pas complètement consolidés. Ah oui, parce que Ber [raclement de gorge] pour le moment affirme qu'entre le début de la crise, donc c'està-dire, on va dire février 2026 et aujourd'hui, si on compare à la même période en 2025, l'État aurait perdu 407 millions d'euros de rechettes. Alors, c'est vrai que ce chiffre, il interroge un peu parce que il est il est très important au début de la crise, il y a quelques mois, les montants étaient pas du tout cela.
Alors, est-ce qu'il y aurait une une baisse à ce point de la consommation qui aurait fait chuter les recettes récemment ? Mais les amis, ce qui est certain, c'est que les aides aux grands rouleurs notamment, aux pêcheurs, aux agriculteurs, c'est 1,4 milliards. Ça c'est ça c'est certain. Donc il faut aussi remettre ça dans son contexte global. 1,4 milliards, c'est c'est plutôt une c'est plutôt de bonne politique. Enfin, moi je trouve que c'est principe général, c'est bien, on on fera pas de gras sur le la situation des Français. Oui, mais enfin non mais c'est bien monsieur le corn. Non mais Éric, à un moment quand ils font quelque chose de bien, il faut l'admettre. Ça c'est ça s'appelle pas quelque chose de bien, ça s'appelle de la démagogie politique pour
ne pas avoir les gilets jaunes. Donc on dit l'État, ça veut dire quoi quand on regarde comment fonctionne le budget d'un État, l'État récupère bien évidemment toutes les taxes, la TVA, l'impôt sur le revenu et cetera. Tout ça va dans une dans les comptes dans le trésor public. Voilà l'idée de dire non mais là cette TVA qu'on récupère là, celle-là on fera pas d'argent de bénéfice. Mais c'est absurde. On est tellement on a 3500 milliards de déficit 3500 milliards de déficit. On empreinte de l'argent à des fonds vautour qu'on pourra peut-être ne jamais rembourser. On hypothèque l'avenir des générations futures. Donc tout l'argent qui monte voilà on le prend. Voilà faut faut être honnête. Il faut être honnête. Il faut arrêter de dire "Ah non mais là attention hein, on va pas l'utiliser
l'argent de Enfin, arrêtez quoi. 3500 milliards de dettes. Vous voulez qu'on l'affiche la dette hein ? C'est 6000 € toutes les secondes. Vous avez cédé à nouveau. Vous avez cédé comme d'autres et je suis vraiment très déçu. Vous cédez vous cédez à la à la logique de la recette fiscale au lieu de vous interroger Eri comme vous le faites traditionnellement. Vous avez eu un moment d'égarement. Vous faites traditionnel, vous vous posez la question de savoir comment on peut faire des économies et d'un seul coup vous êtes devenu un dingo des impôts. Mais quand alors pardon, je peux je peux du coup parce que [raclement de gorge] je comprends pas quand vous quand on discute avec vous et qu'on parle du fait que par moment justement total c'est enrichi sur ce sur cette situation gératégique
hein mécaniquement là vous dites pas faut qu'il il faut qu'il nous fil mais il donne pas tout aussi bah et vous il donne pas grandchose [rires] par rapport au alors par contre quand l'état donne tout c'est très bien mesdames messieurs communiste que pour l'état en fait du Je vous propose une minute de silence devant la dette française qui augmente de 5 ou 6000 € toutes les de ou 3 secondes. Regardez, est-ce qu'on pourra voir la dette française ? Regardez les derrière. 3 milard 594534500 Bon ça augmente de 6000 € toutes les secondes. Regardez voilà 5250. Voilà mesdames messieurs c'est Pascal Pascal Perry qui est devenu cool avec les comptes de l'État puisquon parle des
comptes de l'état regardez Mathieu Mathieu Des Moulin. Non attendez un peu un peu de rationnel. Mathieu Des Moulin a fait le point sur les aides dont nous avons don dont nous pourrions bénéficier. Je parle des grands rouleurs et des plus modestes d'entre nous. Regardez, il y a du nouveau depuis hier soir. Jamais le carburant n'a connu une telle hausse. Sujet politiquement inflammable. À tel point que le Premier ministre a présidé deux réunions gouvernementales pour plancher sur de nouvelles aides. Parmi les pistes, l'idée d'élargir ou d'augmenter l'aide gros rouleur. Ce chèque de 100 € réservé aujourd'hui aux travailleurs qui font plus de 30 km par jour et gagne moins de 1906 € bruts par mois pour une personne seule. C'est le cas de Laura, 23 ans. Cette hôtesse
d'accueil a touché la somme au mois de juin, mais elle a déjà largement dépensé et attend désormais un nouveau coup de pouce. 100 € c'est pas mal mais ça ça va vite. Quoi si c'est un peu long ? Oui, je un petit peu. Ouais. Des mesures du gouvernement arbitré dans un budget contraint, les aides au carburant ont déjà coûté 1ARD400 millions d'euros aux finances publiques. Damien Damien là, il y a effectivement une des aides, les les ce qu'on appelle les gros rouleurs, hein, c'est 15 km. Aller 15 km retour par jour. Le gouvernement va annoncer de nouvelles aides tout à l'heure depuis Ber aux alentours de 17h. Oui, parce qu'il y a de toute façon un dispositif qui s'éteint là à la fin du mois, cette prime gros rouleur et donc elle doit être prolongée. Elle doit être
prolongée, ça on le sait déjà. Mais avec quel format ? Les bornes et les intervalles ? Qui va pouvoir une nouvelle fois bénéficier de cette aide gros rouleur ? Est-ce qu'on prend exactement les mêmes français ou est-ce qu'on élargit un petit peu parce que la crise [raclement de gorge] dure et touche de plus en plus de de ménage en difficulté ? Est-ce qu'on se dit mais en fait cette aide, elle n'a pas été sollicitée par tout le monde ? C'est vrai. Ouais. Il y a un taux de non recours des Français qui y ont droit et qui ne la demandent pas. Ouais. Alors, deux solutions. Est-ce que c'est finalement bah ils se disent 100 € ça sert à rien dans mon quotidien ça changera pas ma vie ou est-ce que tout simplement ils ne parviennent pas à faire la démarche administrative trop
compliqué ? Le site internet, il faut renseigner un minimum d'infos hein, pas c'est c'est ils vont essayer de simplifier pour éviter des abus. Mais donc là, c'est c'est ces questions là qui ont été arbitrées ou qui sont en train d'être arbitré à Ber. Donc l'assiette, le montant, est-ce que ceux qui n'ont toujours pas demandé la prime gros rouleur version une vont pouvoir la demander encore pendant 6 mois et cumuler peut-être avec une autre aide ? Toutes ces questionsl voilà se se posent. Quand je vous écoute, je me dis qu'il faut faire attention à un truc de la part du gouvernement, c'est à l'usine à gaz. C'est que là quand on se dit il y a des centaines de milliers de gens qui ont pas demandé l'aide. Alors l'aide c'est à partir de temps, à partir de tant de kilomètres, à partir de tel
revenu. On est très fort en France pour créer des trucs où à la fin plus personne va savoir si les gros rouleurs, petits rouleurs, moyen rouleur. Alors que si on avait agi dès le début sur une TICPE flottante, une assise flottante ou sur une réduction de la TVA comme proposent certaines oppositions, on serait sans doute pas à cette espèce de truc cafïen où il va falloir appeler, vous savez, c'est comme dans Astérix Obélix avec la maison qui rend fou, le bureau B, le bureau C, le formulaire à 42, le formulaire jaune, le formulaire bleu pour obtenir 100 balles sur son plein. Alors même que c'est des sommes folles qui sont lorsque vous verrez lorsque lorsque l'intelligence artificielle aura simplifier toutes les bureaucraties du monde toutes les bureaucraties du monde il y aura une
bureaucratie qui résistera les gens moulin du [rires] papelard le jean moulin de la paperace qui diront nous mesdames messieurs l'IA [rires] ne passera pas par nous il faut encore le borderoau B14 B3 vous imaginez que pour certaines aides sociales il faut des certificats et des preuves de pré Ah oui oui bonjour sur mon imprimante à la maison et connecté bien évidemment je vais établir une preuve de précarité. Qu'est-ce que c'est qu'une preuve de précarité ? Je trouve ça absolument fascinant. Ça doit être un bord d'Euro en 14 exemplaires. C'est le formulaire B72 non mais c'est extravagant. Il y a quand même des pays où ça va un peu mieux au niveau du carburant que la France. Quelques centimes en mieux. Vous allez voir ce ce reportage là de de
Christophe Abel chez nos voisins. Sachant que sur l'Allemagne, pour l'instant, c'est pas tellement beaucoup mieux, mais à partir du prer octobre, dans quelques jours, ils vont avoir un prix généralisé sur le carburant qui qui baissera. Regardez la situation chez nos voisins. Prenons la route pour nous rendre dans des stations services chez certains de nos voisins européens. Premier état pour nos équipes à la frontière belge. L'une des employés est la firme, elle voit beaucoup de plaques françaises. Pas pour le diesel, aussi cher que chez nous, mais bien pour le SL 95. Après la Belgique, autres pays frontaliers à l'est de la France, l'Allemagne. Mais là, les Français sont rares, voire totalement absents. Sous pression, le gouvernement allemand a décidé de
réduire l'attaque sur les carburants à partir du 1er octobre. Les prix vont baisser de 17 centimes le litre et seront donc cette fois moins cher qu'en France. Autre pays où c'est déjà le cas, l'Italie. 10 centimes de moins pour le gazoile et un prix quasi identique pour le sans plan. C'est aussi ce que doivent penser nos voisins espagnols qui voient défiler tous les jours dans leur station des centaines d'automobilistes français. Le gouvernement a décidé de baisser la TVA conséquence des prix 40 à 50 centimes moins cher qu'en France. Le pompiste a même appris le français. Il va demander les maintenant. Conscient que ces allers-retours risquent de continuer. Ah bah effectivement, bah on a voulu aussi voir par nous-même. On est parti
donc à la frontière espagnole. Hugo Moulier, vous êtes sur place. C'est vraiment les fils d'attente, les Français qui se ruent sur le sur les pompes espagnoles. Les stations service espagnol sont prises d'assaut mais par des Français qui traversent la frontière pour venir faire le plein. Regardez cette file d'attente qui ne désemplit pas depuis ce matin. Voiture française, voiture française, voiture française. Les Français traversent la frontière pour pouvoir bénéficier des prix qui sont évidemment bien plus intéressants qu'en France, ici en Espagne avec jusqu'à 50 centimes d'écart sur le prix du litre. Janine, c'est ce que vous me disiez. 50 centimes, c'est un écart important. C'est important. Oui, quand vous faites le plein, Ouais. On met à peu près 80 L, hein.
Donc là, vous vous êtes dit, on va en profiter, on est ici. Profite en même temps de faire des commissions puis de visiter un peu. Ouais. Voilà. Et justement le prix de l'essence, ça coûte de plus en plus cher. Vous vous êtes retraité, c'est ça ? Je suis retraité. Ouais. Mais la vie, elle est pas toujours facile, hein. Et on fait des économies comme on peut. Merci Janine. Janine qui fait partie des ces français qui donc viennent en Espagne pour mettre de l'essence. L'Espagne qui est le second pays de l'Union européenne où l'essence est la moins cher parce que Pedro Sanchez et son gouvernement ont mis en place des rabés - 21 % sur la TVA sur tous les carburants. Des mesures qui pourraient peut-être donner des idées au gouvernement français. Moi les amis, je suis de plus en plus
espagnol. Ah les espagnols, moi l'économie espagnole, qu'est-ce que vous voulez ? Elle me bluffe. On les regardait avec mépris depuis depuis 20 ans, 30 ans, 40 ans, 50 ans. Cette Espagne, elle est un peu méprisée par la France. Voilà, ils sont à 3,6 points de croissance. Nous, on est à 0,4. Voilà, ils ont un gouvernement socialiste. Le gars est archi corrompu, normalement ça devrait s'effondrer. [rires] Je sais pas comment ils font, mais ça marche. Ça marche. Pendant 3 ans, il y a pas eu de gouvernement. Il y a eu des problèmes. Ça marche quand même. Je sais pas. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? C'est c'est pas parfait l'Espagne, mais enfin c'est une monarchie constitutionnelle. Je sais pas pour quelle raison, mais ça et là et là ils ils affichent quand même des prix de
carburant. Vous avez vu ça leur coûte 5 milliards les baisse de Oui mais l'essence là-bas est structurellement moins cher mais avec c'est ça le socialisme he on réparti l'argent qu'on a gagné comme avec ces 3,6 % de de croissance je pense que l'État doit engranger un peu d'argent le SMIC est à 1000 € hein le SMIC est à 1000 € j'aimerais pas j'aimerais pas être SM 40 oui mais le kilo de patate est à 20 centimes. Ouais, la vie est moins cher. Bah la vie est un tout petit peu moins cher. Je pense qu'il y a quand même un écart significatif Écre le niveau de revenu moyen en Espagne et le le les prix. C'est en terme de par vous dites le SMICI est à 1000 € comme s'il était à 4000 € en France. Non mais il est à 1600. Euh non, mais en
terme de parité de pouvoir d'achat, la la parité de pouvoir d'achat, ça ça mesure la capacité que vous avez à vivre et à bien vivre avec votre salaire à l'endroit où vous êtes. En terme de parité, de pouvoir d'achat, je suis pas sûr que tous les Espagnols soient particulièrement euh bien dotés. C'est quand même un pays c'est quand même un p un à inégalitair de alors peut-être que le niveau d'exigence sociale est pas le même non plus mais aller voir la retraite voir la vie est toute façon moins chère elle est moins chère elle est moins chère mais les retraites les revenus sont sont moins élevés et bah c'est oui c'est un autre modèle de société c'est Ouais euh à propos de si vous êtes d'accord franchement il y a un petit sujet là un petit sujet que j'aimerais vous soumettre
C'est l'affaire du Cru. On parle le Cru c'est c'est savoureux. Il y a plein d'entrées dans ce sujet d'actualité. Le Cru qu'est-ce que ça veut dire CR ? Centre régional des œuvres universitaires et sociales c'est la Cantoche. La Cantoche. Les CTU quoi c'est les CTU c'est la cantine et l'hébergement de nos étudiants en France. Voilà centre régional des œuvres universitaires et sociales. Et donc moi quand j'étais étudiant on disait qu'est-ce qu'on fait ? On va manger un sandwich, on mange au Cru. Voilà, on va manger au Cruese et on déjeunait au Cru. Moi, je disais le rue, moi ou au rue. Ah ouais, il y avait le rue, le restaurant universitaire. Et donc, ce sont des repas qui sont servis dans toute la France voilà et qui sont sponsorisés par l'État bien évidemment
pour faire en sorte que l'enveloppe d'évolu aux étudiants soit un peu moins élevée, soit acceptable au regard des budgets de nos étudiants. Voilà. Et jusqu'à présent, le repas du CRU, c'était pas mal, hein. Euh c'était 3, 3 330 3,30 3,30 €. Voilà. Et maintenant ça pourrait être moins cher. C'est c'est moins cher. Alors, depuis le mois de mai, c'est 1 € pour tout le monde. C'est-à-dire qu'avant c'était pour les boursiers uniquement, maintenant c'est pour tout le monde. 1 €. Résultat, regardez, le succès et bien il est là. Les fils d'attente sont tellement importantes que ben il y a des 20 30 minutes de queue, on devrait le voir normalement sur ces images. Et donc c'est un peu trop long pour les étudiants parfois qui n'ont qu'une heure pour déjeuner. Le temps de faire la
queue, d'arriver, de commander et tout, certains renoncent à manger pour pouvoir ne pas rater leur cours et donc le succès tel que le Cru ne peut pas suivre, n'a pas assez de moyens pour livrer les repas pour tout le monde. Donc ils sont en grève aujourd'hui. Voilà, c'est le résultat de de de ce succès finalement des des 1 € pour tout le monde. Et pourtant, il y a des étudiants qui le plébiscitent. Les étudiants étrangers, par exemple, on a vu des espagnols se réjouir de ses repas 1 € 1 € vous mangez quoi pour 1 € ? On se dit peut-être pas grand-chose. La qualité est peut-être pas au rendez-vous. Et bien si visiblement en croire ces étudiantes espagnoles qui se sont livrés qui ont livré leurs témoignages sur TikTok. Voici tout ce qu'on peut manger à l'université pour 1 € en France.
du riz et des légumes. Il y a aussi option poulet avec des pâtes et de la sauce tomate. Et voilà les entrées. Fromage, feuilleté, une salade, un dessert. Je crois que c'est du poulet. Non, je pense que c'est un cordon bleu. Il y a du fromage dessus. C'est bon. Ça vaut en 8/ 10. C'est délicieux. Ce n'est pas moi qui te le dit. Je te donne de très bonnes notes. Bon, voilà ce qu'on mange aujourd'hui. Alors, il y a deux façons de voir ce sujet. Soit on est super fier que tout le monde vienne manger dans les résignes
dans les restaurants universitaires français. On dit "C'est chouette et cetera." L'autre sujet c'est dire quand même c'est une mesure qui qui coûte cher et que les étudiants espagnols avec les impôts des Français puisque ce sont nous des étudiants en France hein c'est pas on pas on a droit écoutez moi je vais vous dire un truc moi je vois ces images et en fait elles me font honte est-ce que vous font honte oui elles me font honte vous êtes de gauche vous devriez être contente elles me font honte parce que ça veut dire que je suis désolée hein quand vous faites des heures et des heures pour pour aller manger c'est que vous avez pas le choix hein pardon mais moi je méfie vous voyez moi je je vais faire un Coupa ce que je me rappelle quand j'avais discuté avec Manuel Bonpard qui
est un déteante de la France insoumise et qui m'avait parlé de ce repas à 1 €. J'avais dit mais c'est complètement idiot. Moi mes filles, elles ont pas besoin qu'on paye le repas pour elle et cetera et cetera. Moi je vais vous dire ce que ça veut dire c'est qu'avant c'était que pour les boursiers maintenant c'est aussi les alternants et cetera. Ça veut dire qu'on est que nos jeunes sont dans la galère. Donc oui, on peut être fier d'avoir mis ce repas 1 €. Moi je pense que c'est pas du tout un étaient pas dans la galère les petites jeunes filles qui parce que on a pris quatre quatre nanas en train de se la raconter. Enfin là vous croyez vos gamines elles ferait 2 heures de queue pour aller manger à 1 € ? Je crois pas ni les miennes d'ailleurs. Donc ça veut
dire vous savez c'est le dernier livre d'Antoine Foucher là le le conseiller ministériel sur la jeunesse. Aujourd'hui on a une jeunesse qui cotise beaucoup plus qu'on a jamais cotisé qui va récupérer notre dette pour qu'on vive bien aujourd'hui. Ça fait h générations qu'on travaille moins. Chacun travaille moins que la génération d'avant. pas celle-là. C'est la première fois depuis 1945 qu'on ne gagne pas sa vie. On on s'enrichit plus en travaillant. C'est ça la société qu'on laisse à nos jeunes. Donc moi, ça me fait pas marrer du tout en fait. Ça me Non, pas du tout. Pour moi, pour moi, c'est le symptôme. Non, alors pas du tout. Pour moi, c'est le symptôme. Je veux dire, on parle toute la journée, toute la journée sur ce plateau, je crois ça fait une semaine
qu'on parle de les pauvres retraités, ils vont perdre 10 € 15 € et cetera. Personne ne se pose la question de l'état de notre jeunesse. Personne se pose la question de savoir comment ça se fait qu' est qu'un un gamin sur trois qui arrive à rentrer sur dans le monde du travail alors que la moitié arrive. Voilà. Non mais ce que je veux vous dire c'est que moi en fait ces fils d'attente elles me donnent vraiment envie de pleurer en fait. Elles me font pas marrer du tout. Ben je moi elle me elle me parle autrement parce que j'ai une formation d'économiste. Pour moi ça écoutons Pascal ça c'est l'efficacité du signal prix. et rien d'autre, c'est-à-dire les le prix à le prix, ça s'appelle le signal prix en économie, c'est la détermination de la volonté, c'est la propension à payer, c'est
l'occasion que ça fournit et cetera. C'est tous ces éléments qui sont dans le signal prix. Le signal prix est un un inducteur extrêmement puissant de volume. Vous faites le repas 1 € mais voyez finalement ça a du succès. C'est pas parce que les gens les gens attendent bien sûr, ils attendent et non pas 2h mais une demi-heure mais c'est la puissance du prix la puissance du signal prix qui détermine aujourd'hui le volume de ces fils d'attente devant les restaurants univers. Ça veut dire quoi Pascal ? Ça veut dire que pardon qu'ils ont pas en route. Non je suis pas d'accord. Ça veut dire qu'ent moi je pense que l'explication facile, je suis pas d'accord avec Isabelle, c'est de dire ils attendent une demi-heure pour un repas 1 € par conséquent c'est l'explication misérabiliste. Ils
souffrent socialement, ils sont dans la souffrance. Ils crèvent. Ils crèvent. Bon, ils crèvent. Ils crèvent de faim. Je pense que c'est pas vrai. Personne ne crève de faim en France. Il y a des étudiants qui sautent des repas. C'est vrai, il y a des gens repas sur de au reste du cœur. Un repas sur deux servi au reste du cœur, c'est des gamins de moins de 25. Oui, oui, mais j'entends bien. Mais là, c'est pas des c'est pas des gamins qui crèvent de faim. La réalité c'est que il y a un repas 1 € il y a un bouche à oreille, c'est incroyable. À midi à tel endroit, c'est un repas complet servi par les universités françaises à 1 € subventionné d'ailleurs par les contribuables français puisque son vrai coût à ce repas, c'est 8,5. Elles y vont vos filles, hein ? Elles y vont vos filles au repas
à 1 € ? Non. Voilà. Les miennes non plus. Donc moi je pense que quand on est on fait la queue comme ça pour avoir un repas à 1 € c'est qu'on en a besoin. Hon je pense pas. Moi, je vais je vais passer pour un odieux ré que je m'excuse par avance, mais je pense que la précarité étudiante n'est pas plus forte aujourd'hui qu'elle ne l'était il y a 30 ou 40 ans et que on se portait pas mal il y a 30 ou 40 ans. La littérature est pleine de ça. C'est la chanson d'Aznavour quand il quitte sa province et cetera où vous faites des petits boulots. La bohème hein, je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne pe pas connaître Monre en ce temps-là. Et c'est un moment où effectivement on a moins de sous. Moi j'en suis passé par là. J'étais boursier échelon 5 au Cru. Ben, je faisais des
petits jobs, j'achetais mes vêtements dans des frit prix pas chers et je vivais pas mal du tout. Et quand à l'époque au Cruise, c'était 3 € le repas, c'était extraordinaire. Je trouvais ça très bien déjà 3 €. Donc si vous voulez, si on doit maintenant passer à des dispositifs où c'est 1 € pour tout le monde, pour la terre entière, pour les étudiants étrangers, pour les étudiants qui ont des parents qui ont plein de sous et qui leur payent des baskets à 1000 balles et cetera, je trouve que ça a pas de sens. Parce que parce que on veut toujours être plus royal que le roi et parce que on nous dit qu'il y a une partie des jeunes et c'est vrai d'ailleurs vous avez raison qui sont dans la précarité, on se sent obligé d'étendre toujours ces dispositifs à la fin si un jour un
politique de gauche dit tiens le repas devrait être à 50 centimes si je lui dit bon 1 € c'est déjà pas cher non vous êtes un ré à 50 centimé en fait la réalité c'est que Sébastien le cornu qui veut faire des économies gigantesques aujourd'hui en ce mois de de on est quand on est quoi septembre 2026 finalement il a un peut succomber à une demande des socialistes pour pour se mettre de son côté les socialistes dans le cadre du vote du budget. Bon voilà et ben c'est en une bonne nouvelle. Alors très bien abordons maintenant ce sujet sous l'angle que nous n'avons pas encore abordé qui est celui des finances publiques. Combien ça va coûter ? Regardez. Tous les étudiants peuvent bénéficier d'au moins un repas par jour à seulement
1 € sachant que chaque repas coûte environ 850 au crousse. Coût de ce rabet 50 millions d'euros pour l'année 2026. D'où vient cet argent selon la responsable nationale directement de l'État ? On a bénéficié de moyens supplémentaires. Donc un gros travail en effet d'organisation pour faire face à un afflux de la demande des étudiants et du succès de nos restaurants universitaires. Un succès supposé ainsi. 35 millions pour compenser la hausse de fréquentation et la baisse du prix des repas des étudiants non boursiers de 3,30 € à 1 €. 5 millions d'euros pour assurer une prestation équivalente partout en France et 10 millions d'euros pour les équipements et l'embauche de 204 personnes supplémentaires dans les
restaurants universitaires. 204, c'est très loin du compte. Nous pour Paris, on nous on nous permet de de recruter 24 emplois. On attend un surcroix de fréquentation de l'ordre de 5 à 10 % pour une académie comme Paris. C'est c'est colossal. Voilà. Oui oui donc il va falloir et ça va coûter encore sans doute plus puisque là manifestement et là pour le coup il y a un problème avec ces fils d'attente. Je suis d'accord que disais tout à l'heure Isabelle c'est scandaleux de devoir attendre aussi longtemps pour déjeuner. Ça signifie qu'il y a pas eu le bon dimensionnement. C'est que non seulement on a mis tous ces trucs à 1 € du coup maintenant il y a énormément de monde donc les crouses sont pas assez dimensionnées. Donc il va falloir mettre plus d'argent pour pouvoir engager des
gens agrandir les cuisines je ne sais quoi donc réinvestir. Et c'est c'est là que si vous voulez c'est c'est là que ça devient un peu symp. Il va y avoir encore une fois des des des inscriptions euh à chaque fois pour bénéficier des avantages étudiants. Il y a beaucoup de gens qui s'inscrivent dans les université, il sont pas des vrais étudiants mais qui bénéficient de certains trucs, certains systèmes de de mutuel et cetera. Donc là, j'imagine que avec la perspective d'un repas en euro, beaucoup de jeunes qui sont pas forcément étudiants se disent garder ma carte étudiante. Mais c'est ce qui est presque normal. Mais bon, est-ce que c'est cette mesure ? Il y a pas, j'imagine, il y a pas tellement de pays en Europe où on a des repas à 1 € comme ça. Est-ce que Est-ce que est-ce que
est-ce qu'on en a les moyens ? Écoutez, bon 50 millions d'euros par an, c'est acceptable pour les finances publiques. Je je sais je sais bien que ça ça ça peut choquer ce que je dis là. Peut-être qu'au point où on en est. En effet, moi je je pense que le l'école, l'université, c'est la base de tout. Voilà. Donc je je pense qu'il faut, je même écrit aujourd'hui dans le journal, les échos, cétait l'école est la mère de toutes les batailles. Alors, il y a bien sûr tout ce qu'on fait là dans le court terme sur les carburants, l'énergie et cetera, c'est important. Mais ce qui est fondamental pour la société française, c'est qu'on ait des têtes bien pleines, bien faites. Et pour ça, on a besoin de bonnes universités avec des conditions d'étude qui qui permettent de d'ouvrir à
Mais nos voisins nos voisins, ils ont des bonnes universités, les Anglais, les Américains que les Espagnols, alors parlons pas des Américains, les Espagnols, les Italiens, les bonnes universités, les anglais. Il faudrait qu'on ait des formations de qualité aussi. Le fait le fait d'avoir des des des restaurants universitaires à 1 € un repas par jour ne change malheureusement rien à l'offre universitaire française qui est indigente aujourd'hui c'est qui qui qui est suffisam insuffisamment centré sur les les secteurs qui qui produisent de la valeur ajoutée qui continuent de former des généralistes dont dont la vocation sera de se retrouver un jour à France travail. Non, on a c'est une réforme complète. Et pourquoi aussi, pardon Pascal, puisque ça on va on va encore reprendre
les les chiffres [raclement de gorge] d'Antoine Fouchet. Quand on met 14 % dans les retraites de 14 % du PIB dans les retraites et c'est tout à notre honneur de nous occuper comme on le fait des seniors et qu'on met plus que 7 % dans l'éducation, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? C'est un peu normal qu'on dégringole on dégringole quand même. C'est vrai qu'une question de moyen la dégringolade dans le p c'est quand vous mettez pas un rond dans votre maison. Par exemple, vous qui avez acheté une maison que vous vous êtes en train de rénover, imaginez hein, vous la laissez s'effondrer, vous mettez pas un rond dedans, qu'est-ce qui va se passer ? Elle va continuer à s'effondrer. Il faut surtout faire un bon plan de la maison, avoir les bons ouvriers, bien
travailler. Je vous dis pas le contraire, je vous dis que il y a enfin moi, vous savez hein, tout le monde s'interroge. Tous les les gens qui font qui parlent sur ces plateaux s'interrogent de pourquoi Mélenchon performe comme il performe auprès des jeunes. Pardon ? Pourquoi en fait hein ? Si vous pensez que c'était du chiqué là discours proalestinien c'est le truc sur le c'est le déclassement c'est le déclassement on a aujourd'hui des gamins qui sont comment dire diplômés comme ils ont jamais été diplômés à qui on dit vos diplômes ne valent rien et donc vous ne rentrerez pas dans le monde du travail et par ailleurs vous ne gagnerez plus votre vie grâce à vos revenus salariés parce qu'en fait c'est la première fois depuis 1945 qu'on ne peut plus s'enrichir effectivement en gagnant en
en étant salarié. C'est la première fois depuis h générations qu'on travaille autant que les générations précédentes. Moi moi je je pense que on ne se rend pas compte. Enfin moi je trouve qu'on a des jeunes qui sont incroyement de l'université français. Le déclassement de l'université française n'a rien à voir avec ce genre de mesure des repas en euro. Il est à voir avec la pédagogie, il est à voir avec notre déclin et avec le fait qu'on doit miser sur les sciences dures. Il va avec le fait que dans nos universités, on manque de sélection et qu'on a tellement massifié qu'on a promis à tout le monde le baccalauréat et donc il y a des jeunes gens qui s'en viennent arriver en première année dans un amphithéâtre plein à craquer de sociologie. J'ai rien contre la sociologie, c'est très
intéressant, mais on n' pas besoin de milliers de sociologues, de millions de sociologues, syntom sociologues. Il faudrait des numérus clausus, il faudrait réduire certaines filière et d'autres peut-être sur l'intelligence artificielle, sur euh les grandes écoles d'ingénieur ouvrir peut-être davantage ou médecine mais en fait on a plein de problèmes et ça c'est des établissements autonomes et des établissements autonomes comme partout dans le monde qui embauchent leurs profs qui se séparent de ceux qui l'université hein. Mais depuis PCress, bah si. Mais mais vous savez, je vais vous dire un truc. Euh moi j'ai fait un doctorat sociologie comme tous les jours on marche sur la sociologie, moi je suis docteur en sociologie sociologie politique, je Oui, ce que je veux vous dire c'est qu'on
aurait un peu moins de contrôleurs de gestion sans vision hein à la tête de l'État et peut-être un peu plus de sociologues. on s'emporterait peut-être pas plus mal parce que moi je je vais vous dire quand même moi je le rerépète encore ce chiffre mais qui est sur les gens qui vont prendre leur repas au restaurant du cœur il y a un gamin sur enfin un sur deux c'est un gamin de de moins de 25 ans. Moi je moi je je moi je suis effondrée en fait si vous voulez c'est tout ce qu'on normalement notre vie c'est pour nos enfants. Donc la vie de la nation normalement c'est pour sa jeunesse parce que c'est notre avenir en fait. Alors les amis, pardonnez-moi, je je je il faut que je respecte mon notre timing là. Et on me dit que Bruno Jacollin, le maire de Saintefois les
Lions à côté de Lyon dans le département du Rô est avec nous. Bonjour monsieur le maire. Et si vous êtes là, si vous êtes là, c'est parce qu'il y a une actualité qui concerne votre votre ville euh sur laquelle on a très envie de revenir avec visiblement vous êtes intimité par les dealers avec des tirs de mortiers, des pneus crevés et tout ça même à nominem vous êtes visé. On a voulu se rendre dans votre ville avant de pouvoir vous interviewer, avant que vous puissiez nous dire exactement quel est votre quotidien. Notre journaliste est sur place, Gwenel Vinstrain. Bonjour. On voit donc le maire qui est notre invité subit visiblement des pressions et de la part donc des trafiquants de drogue. Oui, dans ce quartier entouré d'immeubles et composé de pavillons et
qui a tout juste 60 ans cette fin d'année 2026 mais depuis plusieurs mois et bien ce sont des dealers qui se seraient installés ici. Et c'est après avoir annoncé en mai dernier vouloir s'en prendre à ce trafic de stupéfiant que le maire Bruno Jaccomelin a commencé à subir ses intimidations. des tirs de mortiers sur son balcon, des tags insultant le visant ou encore ses pneus crevés. Le nouvel éd fraîchement élu a fait le lien entre ses prises de position et ses actes. Il a porté plainte d'autant plus qu'il y a une école située à quelques centaines de mètres ici. Le trafic se le déroule donc sous les yeux des enfants et des habitants. Écoutez ce jeune habitant que nous avons interrogé tout à l'heure avec Nathan Vachet. Pas ça normal. Je trouve que personne devrait être victime de dégrade de
dégradation. Puis un certain moment on assiste un peu à je sais pas d'insécurité. C'est pas comme avant quoi. Les républicains ici a donc décidé de porter plainte. Ce n'est pas la première fois en France qu'un maire est visé par de tels actes après avoir voulu s'en prendre au trafic de stupéfiant dans son quartier. Bruno Jaccolin, bonjour. Bonjour à Guillaume Farde, consultant police justice de notre chaîne. Merci d'être avec nous. Bruno Jaccolin. Attendez d'abord les faits. On voudrait comprendre que vous habitez pas très loin d'un point de vous êtes dans un un petit un petit immeuble. Vous avez un balcon qui donne sur une place et en contrebas de cette place, il y a ce point de deal. Qu'est-ce qu' vous ont fait les les dealers exactement ? Si vous voulez, faut peut-être
contextualiser. Ça remonte à une réunion publique que nous avons tenu avec l'équipe municipale 6 mai et suite à ça, si vous voulez, il y a un lien de causalité et puisque on empêchait un petit peu les on avait décidé de s'attaquer au à ces jeunes qui trafiquaient un petit peu qui pourrissaient la vie du quartier, donc on on a décidé de de passer à la vitesse supérieure et après il y a eu toute une série d'actes euh en représaille qui ont commencé dès le lendemain, le 7 mai. Hm. C'est-à-dire euh j'ai eu j'ai eu des pneus. Pardon, excusez-moi. Oui, allez-y. Je vous je vous écoute. Je voulais savoir concrètement. Donc, ils ont crevé les pneus de votre voiture. Voilà. Le après le 8 mai euh j'ai eu des tags injurieux sur les commerces de la ville. Euh et le 17 mai, euh j'ai eu des
tirs de mortiers qui m'ont visé à dominer sur mon balcon. Alors, ça été vra du mois de mai, des tirs de mortiers de dirigé dans sur votre balcon. Tout à fait. Oui, tout à fait. Oui, tout à fait. Et après donc on a eu quand même quelques jours très perturbés et grâce à la collaboration de nos services et avec les services de police, on a pu quand même maintenir un semblant de de de tranquillité. Mais ça a recommencé dans la nuit du 5 au 6 juin où là, j'ai été carrément menacé de mort par un un des meneurs et j'ai décidé donc de porter plainte. Menacé de mort, c'est-à-dire vous, monsieur le maire, en tant que personne, vous avez été menacé. C'est Ouais. Et ça a été vous parlez du mois de mai, du mois de juin
et vous avez décidé de le rendre public aujourd'hui. Déjà un pourquoi aujourd'hui et deux, est-ce que les menaces ont continué ? Oui. Alors un déjà je n'avais pas le l'intention première de médiatiser. C'est c'était parce que je suis pas le seul victime de geste comportement déplacé, inapproprié, inciivilité. Mais euh du coup, vu que nous avons mis des moyens puisque le la ville a décidé de de vraiment d'être très dynamique en matière de de sécurité, nous avons organisé et inauguré un CSU il y a quelques jours et je je mettais en avant que les élus de la République étaient menacés et moi aussi j'avais été victime un petit peu de de d'incivilité et la journaliste du progrès a repris cette phrase là qui a déclenché un petit peu
on va dire cette vague médiatique autour de ma personne. Hm. C'est donc h donc voilà. Donc du coup euh euh après si vous voulez, ça a été des insultes, des menaces qui continuent d'ailleurs et il trafique tous les jours. Ils sont là 24 24 en face de mon domicile et ce qui est inquiétant c'est que ils prennent possession du territoire à 100 m d'une école où il y a des enfants qui passent tous les jours et ils sont en train véritablement de déstabiliser la vie sociale voire économique du quartier, ce qui est vraiment inquiétant. Mais mais pardon pour cette question d'une manalité confondante, mais que fait la police, monsieur le maire de Sainte Fois Lions ? Alors euh il faut savoir que la police euh fait ce qu'elle peut puisqu'il y a
une réorganisation, on appelle la division Ouest, puisquil ils partent de la commune de Calir, ils vont jusqu'à Pierre Bénit, ils ont les arrondissements de Lyon, une partie, ils en ont quatre. Donc c'est toujours difficile, ils sont en sous-effectif et et lorsqu'ils interviennent, souvent il y a une disproportion entre le constat de l'infraction et l'application de la peine. Ce que je veux dire, c'est que une fois que les délinquants ou les primaux délinquants sont interpellés, il y a une rupture dans la chaîne pénale qui fait qu'effectivement la condamnation quand elle intervient, elle intervient trop tard ou quand elle intervient. Euh donc les policiers sont un petit peu démunis, désarmés et c'est pour ça que je souhaite recréer un comité local de prévention de la
sécurité délinquence pour mettre autour de la table l'ensemble des acteurs sociaux, économiques, scolaires, police et préfectoral euh et judiciaire pour essayer de construire une réponse qui soit la mieux adaptée possible pour essayer non pas euh de faire reculer, mais au moins de réduire ce trafic pour retrouver une certaine paisibilité dans un quartier que que j'aime, que j'apprécie et je vis au cœur de ce quartier depuis 35 ans et il est mon devoir des deal de protéger la sécurité des biens des personnes et la tranquillité publique. C'est fou. Restez avec nous, monsieur le maire. C'est fou. D'ailleurs, je sais pas s'il faut qu'on laisse ce mot intimider parce que on dit tentative d'intimidation mais il est pas intimidé
ce maire, il est super courageux. Donc on va on va enlever ça. Il est pas intimidé du tout. au contraire, il réagit, il a le courage de médiatiser parce que ce qui est fou là, Guillaume Fard, c'est que euh des réactions sur la question, on a des déjà vu dans des communes de toute nature. Mais là, on vise avec des mortiers d'artifice son balcon, sa demeure. Oui, mais il faut partir de du trafic. Le trafic de stupéfiant en France, c'est évalué à 7 milliards en moyenne par an. Certains certaines études vous le donnent à 10 milliards d'euros d'euros. 10 milliards, c'est le marché du fromage en France. Ça veut donc dire que chaque année les Français dépensent autant d'argent pour se droguer que pour acheter du fromage. C'est ça que ça veut dire. [rires] Donc
c'est absolument colossal. Colossal. Non mais mais c'est il faut partir de ce chiffre 10 milliards de cash évidemment hein parce que c'est ça ne passe pas par la la fiscalité et les circuits de de l'économie contrôlée. C'est du cash. Bon c'est une manne immense gigantesque. Une fois que vous avez ça, bah vous êtes prêt à tout absolument à tout pour la conserver. Donc si on vient vous gêner, si on vient vous entraver, si en tant qu'élu euh on essaie de fermer votre point de certains points de permettant de réaliser des chiffres d'affaires de plusieurs plusieurs dizaines de milliers d'euros par jour non déclarés. Donc bah qu'est-ce que vous faites ? Vous menacez, vous intimidez et le risque c'est d'aller jusqu'à tuer. Aujourd'hui en France, on ne l'a pas encore vu ça et
heureusement mais vous vous souvenez de de l'affaire du du maire d'Alé, on avait quand même il y avait une tentative de piéger sa voiture. Si cette tentative avait abouti, le raid est quand même venu le chercher au milieu de la nuit ce maire et on aurait aujourd'hui un maire mort. Et donc le risque c'est que prochainement, j'ai pas de boule de cristal mais un magistrat, un haut fonctionnaire, un élu soit tué comme l'a été le juge Michel en 1980 ou le juge Renault encore quelques années avant. Mais les trafiquants sont tout à fait prêts à cela parce que la manne financière est considérable. Bruno Jaccolin vous écoute attentivement. Est-ce que vous avez peur ? Écoutez, je n'ai pas peur sinon je je quitterai mes fonctions. Bien au
contraire, je redouble d'ardeur et et et ma conviction de d'engager la lutte est encore plus forte. Parce que si moi qui suis l'acteur central par la loi de 2007, l'État a fait que le maire est un acteur central de la prévention de la délinquence, si moi je renonce euh qui qui va assurer cette charge ? Il faut le faire. Je prends quelques précautions mais je suis bien entouré par mon adjointe Catherine Moussa sur la sécurité, l'ensemble de l'équipe majoritaire aussi et on va y arriver parce que on on n' pas le droit de laisser partir un quartier comme ça à Volo euh et c'est aussi les principes mêmes de la République, les fondements de la République euh qui sont directement attaqués et remis en cause. Et et là, il est de ma responsabilité
d'agir. Mais monsieur le maire a parfaitement raison, vous avez parfaitement raison, monsieur le maire, d'invoquer la République parce que là finalement qu'est-ce on assiste à une concurrence territoriale où il y a deux lois. les lois de la République, celle de la démocratie, l'ordre public incarné par le maire, le maire est officier de police judiciaire et de l'autre la loi des caïdes, la loi des voyou, la loi des narcotrafiquants qui eux entendent exercer à eux seuls le monopole de la violence légitime comme disait Max Weber et coloniser certains coins de France, certaines villes, certains quartiers et dire "On est chez nous et désormais la police ne doit plus passer, les gens honnêtes ne doivent plus passer et on se défend, on se protège, on intimide. Le maire là c'est de l'intimidation
mafieuse. Chaque maire, chaque magistrat, chaque policier qui va essayer de réduire cette emprise territoriale, ce pourrissement de nos villes par les dealers devient une cible. On va cibler sa famille, ses enfants, son intégrité physique, son domicile. Donc faut quand même comprendre ce vers quoi la France est en train de s'acheminer et on laisse les maires en première ligne face à ce pourrissement de la situation. Je trouve ça scandaleux et il faut d'urgence que ce sujet-là arrive. On est en contexte présidentiel. J'espère que les candidats à la présidentielle vont se saisir de ce sujet euh autre que le traditionnel débat entre légalisation, pas légalisation, pénaliser les consommateurs. Là maintenant, il faut aller beaucoup plus loin. Euh, on nous mène une guerria.
Il y a il y a un chiffre qui vient d'être donné il y a quelques minutes seulement par le président de l'association des maires de France, c'est David Lisnard qui parle des des attaques contre les élus locaux. C'est une proportion gigantesque. Écoutez, depuis le début de l'année, on est à plus 80 % d'agression sur les élus. Il y a eu entre sur le premier semestre plus de 1000 agressions sur les élus. Donc c'est un rythme de supérieur de 80 %. À 2025, on était déjà en tout sur 2500 agression. Il y a un sujet majeur de violence dans le pays. Il y a un sujet majeur d'incivisme aussi, c'est-à-dire de contestation de l'autorité même de ceux qui représentent la République française, les les élus, les policiers, les gendarmes et cetera. Guillaume Oui, enfin il y a aussi une une donnée
dans l'équation qu'il faut pas oublier, c'est la police, les dealers, mais qui consomme ? C'estàd que les dealers vendent à des gens qui viennent acheter, je disais certaines études donnent jusqu'à 10 milliards. Je je comparais ça au marché du fromage en France, mais le consommateur à quel moment on le sanctionne ? L'amende forfaitaire délictuelle pour usage de de cocaïne, d'ailleurs la cocaïne est passée devant le cannabis hein, sur les 7 à 10 milliards, c'est 3 milliards la cocaïne. Sur ces 200 € là, le taux de recouvrement rien faire à 50 %. Alors que une amende routière, c'est plus de 80 %. En clair, vous franchissez attendez quand quand je condamne une personne à payer une amende parce qu'il a consommé de la cocaïne, il y en a que la moitié qui paye moins de la moitié.
Moins de la moitié, c'est entre 30 et 50 % selon selon les études. Et donc ça veut dire que vous demain Éric vous vous grillez un feu, vous êtes donc pris par une caméra, admettons, vous allez avoir une saisie sur salaire. Euh c'est une saisie à tiers détenteur, c'est-à-dire que sur votre salaire, on va prélever cette somme et donc le taux de recouvrement est très élevé hein, c'est plus de 80 %. Par contre, si vous consommez de la cocaïne, évidemment je ne vous souhaite pas de faire ça, et que vous avez une amende forfire délictuelle et que parce que quand on prend on dresse le procès herbal, vous avez pas d'adresse, vous déclarez pas bien, euh vous mettez de la mauvaise volonté et bien on ne vous retrouvera quasiment jamais et il n'y aura jamais cette saisie à tire détenteur. Et donc tant
qu'on tapera pas plus fort, même si c'est impopulaire, manque de vol où c'est plus difficile quand même parce que le véhicule, bon, il y a la la picier des cartes grises. Ah ben il faut un petit peu plus de volonté. Emmanuel Macron avait, si vous vous en souvenez, émis l'idée qui avait été rapidement écartée de doter les policiers de TPE, c'estàd de terminaux de paiement électronique. Et bon, les syndicats avaient dit "Mais qu'est-ce que vous voulez ? On a déjà un équipement un équipement très conséquent, va pas en plus en tant que policier avoir un terminal de paiement." C'est absurde. Puis imaginez le consommateur avec sa carte bancaire prêt à payer sur immédiatement. Bon, tout ça ne convient pas. En revanche, tant que on ne tapera pas plus durement le Mais parce que ils
ont pas toujours leur carte bancaire sur eux. Mais par contre, aller les chercher après et être sûr qu'il y a recouvrement et quels que soient vos revenus que vous finissiez par payer l'amende, c'est 200 € c'est toujours 200 € de moins pour acheter de la drogue he et ça ça peut vraiment être efficace mais il y a un manque cruel de volonté sur sur cet axe là. Merci Bruno Jacquin, maire de Sainte Fois Lions à dans la banlieue lyonnaise. La banlieue lyonnaise. Courageux monsieur le maire il est courageux. Il est très courageux. au piniatre, opiniatre, républicain et comment dire les choses assez nuancé, modéré hein. Il a pas fait alerte à la rayette qui tue hein, il est resté très calme, très nuancé et je lui souhaite comment bon courage parce que il en faut du courage. Il il
vise son balcon, il vise sa sa maison, son appartement. D'ailleurs, je sais pas, c'est ces gens qui vous ont visé probablement toujours dans les parages, monsieur le maire, hein. Ils sont toujours là. Alors oui, ils sont là 24 sur 24 en face de mon domicile 24/ 24. Ils y sont d'ailleurs maintenant. On vient de me téléphoner tous les jours à midi, ils prennent position jusqu'à tard dans la nuit et sans discontinuer. Voilà. Incroyable. Merci et bravo pour votre courage, monsieur le maire. Dans un instant, nous allons parler de ces villages qui ont décidé de de résister, de se révolter face à l'IA. Non pas qu'il refuse l'IA, mais qu'on implante un peu partout maintenant en France dans les campagnes à côté des villages des gigantesques projet de data center. Sont des lieux de
stockage, ça crée de la chaleur, ça crée de la lumière en permanence et il y a beaucoup de de villageois qui se révoltent contre ces implantations à proximité de leur commune. À tout de suite. Mesdames, messieurs, que se passe-t-il avec les data centers ? Vous [musique] savez que bon, on a eu dans les campagnes françaises, il y a eu la période des éoliennes. Bon, qui qui continue hein, il y a eu la période des centrales photovoltaïques qui continuent [musique] et maintenant ce sont des implantations assez massives de data center, des centres où on a quoi ? On a des serveurs informatiques qui permettent à l'intelligence artificielle de de fonctionner. Voilà. Pour faire marcher l'IA. Voilà. Voilà. Et donc, il y avait une fronde aux États-Unis. Alors, vous savez la
fronde elle va très très loin parce que ces data centers sont très énergivores. Et bien cette fronde, elle gagne, ça y est, la France, nos villes, nos territoires. Exemple dans le nord où la population s'oppose à l'implantation d'un nouveau projet. Reportage de Marion Fiat. Dès l'entrée du village, le ton est donné. Edit a fait construire sa maison ici il y a 40 ans et bientôt des data center vont pousser en face de son jardin. On a un village absolument extraordinaire. il va subir les conséquences d'une pollution euh épouvantable et entre le bruit qui sera juste très proche de chez nous, la le hallot de lumière autour du data center, ça franchement c'est à falloir
ici, là et encore juste derrière ces arbres, des bâtiments comme ceuxl qui regroupent des milliers d'ordinateurs pour stocker et traiter des milliards de données informatiques nécessaires au développement de l'intelligence artificielle et des échanges sur les réseaux sociaux. Une réunion publique a confronté des habitants des communes alentours face au porteur de projet il y a quelques jours. Un face- à face extrêmement tendu. Mais à l'issue de ces échanges, des améliorations ont été apportées. Les besoins en eau ont été revus à la baisse. Un poste pour gérer les fluides de polluant a été créé et la surface du
projet diminué de moitié. Malgré tout, impossible pour le territoire d'abandonner la plantation de ces centres qui sont une économique. Ça va apporter des emplois qualifiés, ça va apporter de la formation, ça va apporter indéiablement des retombées économiques qui vont nous permettre de mettre en place d'autres actions au sein de la veille dorée comme la mobilité, l'amélioration de l'offre de soins, des arguments balayés par les acteurs locaux comme cet apiculteur. Leil redoute, c'est la production de chaleur car les bâtiments vont encercler sa toute petite zone préservée qui accueille ses ruches de à trois data center et un transformateur électrique. Il pourrait bien tout perdre.
Voilà la chaleur que vont rejeter le data center va avoir une incidence sur la colonie. Le mal de l'abeille à partir de 42°gr selon une étude canadienne, il a les parties génitales qui explosent. Donc ce qui veut dire malheureusement toutes les reines ne seront pas fécondées à cette période là parce qu'il y aura plus de mal. Alors la résistance s'organise, une association de Rivrins est né et ensemble ils étudient ce dossier grâce aux compétences de chacun. Avec quel point on peut les attaquer ? Donc je voulais savoir s'il y avait des études de ce côté-là. On peut pas faire venir un homme politique, ça va être les élections. Ce soir-là, 70 personnes ont souscrit pour faire partie de ce regroupement avec un seul but, faire annuler ce projet. Donc non, j'ai pas peur parce
que nous ne laisserons pas cette catastrophe arriver ici. À tout point de vue, c'est néfaste et nous [grognement] n'allons rien en tirer parce que les recettes fiscales vont être quasiment zéro. Il y aura pas d'emploi, il y aura rien. Sinon la destruction de notre région. Même si les habitants ont conscience de la difficulté de cette lutte, ils sont déterminés et prévoient des actions pour se faire entendre face à la toutepuissance des data centers. Bon Pascal, c'est le village français, c'est la France fossilisée, la France qui n'avance pas, qui refuse tous les projets. Alors c'est les injonctions paradoxales des Français qui veulent des revenus supplémentaires, de la croissance et cetera. Puis chaque fois qu'il y a une usine, un projet, un
atelier, un agrandissement de ferme, une centrale nucléaire, c'est surtout pas chez nous, surtout pas chez nous. Vous savez Éric ce qui va nous arriver, on l'aura bien mérité. Vous savez, parfois il y a des industriels, regarde à côté de chez moi dans le GER, il y a un village qui s'appelle Berc. Bon, les industriels sont arrivés, ils ont mis un projet de centrale photovoltaïque vraiment sur des piliers en métal de 3 ou 4 m de haut sur ce d' à à 50 m d'un d'un village classé. L' l'enquête d'utilité publique a été contre et cetera, mais il y a des agriculteurs qui trouvent eux-mêmes leur propre intérêt, on va dire sans doute hein, et donc qui ont qui ont maintenu le projet. Et bien le Conseil d'État dans sa grande sagesse a dit "Non, le projet était totalement démesuré à côté
de la taille de cette petite commune, de la beauté des paysages parce que dans la ruralité, on a le droit aussi à la beauté. La beauté c'est pas que pour les Champs-Élysées. Et ben, j'ai trouvé ça magnifique. Je vous ai Je propose que je propose de vous faire vivre vous et vos amis dans une carte postale. C'est l'endroit où vous devriez et moi je vous propose à vous de vivre à 100 m d'un data center avec les nuisances entourées d'un champ d'éolienne à 250 m de haut d'un data center de jolis parcs photovoltaïqu et on pourrait mettre tout ça d'ailleurs à côté de Saint-Émilion de Saint-Paul de Vance. Non, c'est toujours les mêmes qui subissent. C'est les campagnes qu'on considère comme inintéressantes, comme moches où on va mettre tout un tas de choses. Ces data center ne sont pas
pourvoyeuses de beaucoup d'emplois. Souvent à 80 % elles sont détenues par les Américains, par les Japonais. Donc l'argument sur la souveraineté c'est faux. Et ensuite elles sont effectivement très gourmandes en électricité et en eau. Et donc on se dit, ben on va placer ça ici. Moi, je comprends ces gens-là. C'est toujours les Plou qui payent. C'est toujours les pl d'ailleurs c'est le titre de votre bouquin. C'est mon livre, c'est Plory. C'est exactement le sujet que je traite dans le livre. notamment les éoliennes et cetera. C'est-à-dire que ce sont toujours les mêmes qui payent. C'est c'est comme ça. C'est c'est ce pays est formidable. Et après, on dit "Oh, c'est bizarre, Marine Le Pen, elle est à 35 % dans le pays. Et puis il y a beaucoup de Français qui s'abstiennent aux élections
et puis il y en a qui mettent un gilet jaune sur un rond-point. Tiens tiens tiens, d'où ça vient ? Oh, les Français sont vraiment méchants. Il faudrait expulser de France les Français. Ça n'a aucun sens. Encore dans les bottes de votre grand-père cher Paul et où la France était un pays industriel avec des usines partout. personne ne s'en plaignait comme vous semblez le faire et aujourd'hui on ne peut plus mener le moindre projet. Je vous juste d'un mot, j'étais en ouverne ce weekend, il y a un très beau circuit qui s'appelle le circuit de Charade. Un c'est un circuit sur lequel il y avait des compétitions automobiles et puis il y a des gens qui ont obtenu le permis de pouvoir construire une maison quelque part. Il y a un projet de reprise de ce circuit aujourd'hui qui s'y oppose évidemment
les Rivrins qui sont venus coller leur pavillon [raclement de gorge] juste à côté au motif que une fois tous les 15 jours, pendant 2 heures, il y aura des nuisances sonores. Et bien fermons tout ce qui marche bien en France, tout ce qui marche encore et vous vivrez les uns et les autres dans un album photo. Si seulement si seulement on pouvait vivre dans un album photo, regardez à quoi ressemble ligne à haute tension autoroute, regardez la tronche des campagnes de France, monoculture. Avant, il y avait des petits bocages, ça. Oui, désolé d'aimer un peu le paysage et d'aimer un peu mon pays, mais c'est vrai que quand on voit dans certaines campagnes comment on a dégueulassé les campagnes et d'ailleurs là les écolons un discours intéressant à porter notamment sur l'usage de pesticides
abusif, on est en train de pourrir nos campagnes rapport avec les paysages les paysages parce que les paysages avant il y avait des qui séparaient aujourd'hui on fait de la mon quand on a l'énergie nucléaire est-ce qu'il est vraiment utile de mettre bon des des des éoliennes et des éolien qu'il y avait des et puis on labourait avec des bœ Oui, mais les les les pardon mais les Suisses et les Britanniques ont su préserver un peu leur bocage et leur région un peu plus que nous. Vous Ah ouais, vous avez pris récemment l'Eurostar quand on sort du tunnel sur la Manche pour arriver jusqu'à Londres, c'est un champ de blé. Point final. En Écosse, c'est pas pareil. Écoutez-moi, je en tout cas je vous a 24 secondes. Vous avez 24 secondes que vous êtes coupable, monsieur Brunet, de
démagogie aujourd'hui. Vous êtes le premier à dire je veux de la réindustrialisation de ce pays, mais les usines loin de chez moi. Je suis le premier, vous êtes le premier à dire vi la souveraineté française. Euh et en fait, vous voyez, moi je je je suis d'accord avec Pil. Non, mais si vous voulez, c'est infernal. Là, j'avais encore des des gens qui qui m'envoient régulièrement des nouvelles de leur usine pourtant sur une friche à ZDF pour faire du paracétamol. Enfin, je sais pas ça traîne, ça traîne. Je dire je ne sais pas ce pays, on va finir ça va être un mausolée magnifique. Les gens viendront nous visiter et mais mais d'accord et dans ces casl il a raison il faut rester beau. C'est qu'il faut pas truc un peu on est la première.
[rires] Bon les amis, les amisour un économiste qui s'appelle Gill Rau va venir dans une poignée de seconde ici. Ah il est formidable. Vous l'aimez beaucoup. Alors lui il dit alors attendez restez avec nous parce que lui il dit la grequisation la gracisation de la France a commencé. Nous sommes déjà un peu comme la Grèce il y a quelques années souvenez-vous. Nous sommes déjà dans l'abîme. À tout de suite. Il va bien nous remonter le moral. Il va bien nous remonter le moral. [rires] C'est la fête. Mesdames, messieurs, je [musique] vous présente Gilles Rau qui est notre invité. Bonjour Gilles Rau. Bonjour monsieur Brunet. Qu'est-ce qu'on dit quand on a invité ? Bonjour monsieur Rau. Bonjour monsieur Rau. Bonjour monsieur Ravau. Vous savez comment je je les [rires] tiens
déjà tout à l'heure ? On a eu l'appel alors il y a eu l'appel tout à l'heure. Attention ça rigole pas. Bon Gillrau, merci d'être avec nous. Quand on vous a invité beaucoup de gens de de l'équipe là d'C Ah c'est bien bravo je le suis, je le suis. vous êtes un économiste populaire et si on vous invite, c'est parce que vous dites notre crise grecque à la grecque a commencé en France. Expliquez-nous. En fait, la première chose c'est la chute du niveau de vie. C'estàd que l'INC, je vous donne juste deux statistiques. L'INC nous a dit que le niveau des salaires réels, le pouvoir d'achat des gens qui travaillent à la fin de cette année n'aura pas retrouvé le niveau de 2021. Hm. C'est-à-dire que vous travaillez pendant 5 ans en moyenne, votre niveau de vie
baisse. Ça n'est jamais arrivé en France, même dans la crise anné 70, ça a baissé 1 an, peut-être de maximum. Deuxième chose, l'INC nous dit que pour la la deuxème année de suite, donc là je parlais des salariés, le niveau de vie moyen de la population baisse et ça c'est avant on va y avoir une forte hausse du prix de vente des produits alimentaires à l'automne. On le sait, il y a l'augment ça. Ces statistiques ne prennent pas en compte ce qui se passe depuis quelques mois. C'est statistiques rétrospectives. Donc vous avez un pays où les gens qui vivent ont de moins en moins d'argent. Donc qu'est-ce qui se passe ? Ils consomment moins évidemment. Donc les entreprises vendent moins et donc on sait que le chômage va augmenter de façon certaine au moins jusqu'à la fin
de l'année et sans doute. Donc vous avez une baisse des recettes fiscales. Vous avez moins de revenus, moins d'impôts sur le revenu rentre dans les caisses d'état, moins de TVA, moins d'impôts sur les sociétés et l'État, ça va très vite d'un point de vue conjoncturel parce que l'État qu'est-ce qu'il fait ? Il prélève et redistribue. On est rentré en récession. Le l'INC nous dit stagnation du PIB au au premier trimestre et baisse de 0,2 % au 2e trimestre 2026. Donc les dépenses publiques, on a donné l'exemple [raclement de gorge] là, les les petits-déjeuners, les repas 1 € et cetera. Pourquoi est-ce qu'on fait tout ça ? Parce que le taux de pauvreté en France augmente depuis 3 ans. Vous êtes l'État, vous avez besoin de croissance. parce qu' il y a pas de croissance,
vous avez moins de recettes et plus de dépenses. Et ça ça arrive dans un contexte où on a effectivement ce stock de dette publique est gigantesque et effectivement il faut lutter contre la dette. Mais qu'est-ce que c'est que le déficit ? On a on va avoir cette année à peu près 160 milliards de déficit publics. Qu'est-ce que ça veut dire ? de façon très très basique, c'est que vous avez un instrument, c'est comme si l'État, d'accord, ne prélevait rien et versait et déversait 160 milliards d'euros sur l'économie française. D'accord ? Le déficit, tout le monde a une image négative, mais quand vous décrivez la réalité, le déficit c'est je donne de l'argent. Quand vous réduisez le déficit, vous reprenez cet argent. Depuis plusieurs années, en moyenne,
l'État français donne 3000 € par adulte. 3000 € par adulte par adulte sur une année. D'accord. On a 150 milliards de déficit, 50 millions d'adultes, ça fait 3000 € donné par l'État à chaque adulte. Ça, il faut le diviser au moins de moitié. Donc dans une situation où les gens qui travaillent voient leur niveau de vie qui baisse, dans une situation où le niveau de vie moyen dans la population baisse, on va encore baisser le niveau de vie des gens par l'ajustement budgétaire qu'il faut faire. Hm. Et pendant ce temps-là, on va très peu gagner parce que pour plein de facteurs un peu longs à expliquer, les taux d'intérêts mondiaux augmente, ça n'a rien à voir avec la France, mais nous on avait de la super bonne dette dans notre dette publique, mais c'est comme une
entreprise qui prend des prêts tout le temps. Et donc l'État, ce qu'il fait, on appelle il roule la dette. h c'est dire que il rembourse jamais quand il quand un prêt arrive à échéance si un état empruntait 10 milliards, il va verser des intérêts pendant 10 ans et à la fin les 10 milliards, il va effectivement les rendre à la banque ou compagnie d'assurance qui lui a prêté, mais il va tout de suite réemprunter 10 milliards. H dans la dette française, on a encore de la bonne dette à 0 1 % d'intérêt. Imaginez, vous êtes une entreprise, d'accord ? Vous aviez un prêt bancaire à 1 %, vous réempruntez la même somme à 4 et5 %. Ouais, c'est dingue. C'est plus pareil. vos comptes explosent et donc on rentre dans ce qui s'est passé effectivement en Grèce il y a un
peu plus d'une dizaine d'années, c'est que donc le déficit se réduit, d'accord, le niveau de vie des gens baisse mais le ratio d'aide publique sur le PIB augmente. Quand la Grèce a mené sa politique d'austérité pendant plusieurs années, il y a une explosion du ratio d'aide publique sur Pay parce que le PIB baisse à cause de la récession et vous avez un effet boule de neige des intérêts de la dette qui fait que la dette augmente. Et donc le quelle est situation de la Grèce aujourd'hui ? Et ben, ils ont réussi effectivement à sortir de leur surendettement. Le ratio a fini par baisser mais le niveau de vie de la population grecque a baissé de 25 %. Vous [raclement de gorge] allez tous me dire euh on on on écoute à l'instant bravo et la situation de le de la France
n'est pas celle de la Grèce il y a je sais pas combien 10 ans. C'était c'était quand la Grèce ? C'est en fait c'est la conséquence de la crise de 2008 des prime et donc c'est 20102. Vous aurez beau jeu de dire la France n'est pas la Grèce, il y avait 25 % de chômage en Grèce, il y a pas l'équivalent en France et cetera. Oui, on est tous d'accord. Il y avait pas d'impôt sur Il y avait pas d'impôts. Ils arrivaient pas à récolter l'impôt. Il a quand même il dit quand même que il y a des éléments communs qui peuvent conduire à une [raclement de gorge] situation catacl. Le problème c'est que la France n'est pas la Grèce au regard de l'Union européenne. Je sais pas ce qui va se passer mais et puis les Français sont pas les Grecs. Les Français bougent encore. Les
Français sont pas prêts à renoncer à leur lifestyle, à leur style de vie. Et il mène encore grand train. Il mèneent encore grand train. On est addicte, on est toxicomane à la dépense publique. Est-ce qu'on va accepter tout ça ? Est-ce que politiquement est-ce que nos politiques vont l'accepter ? Est-ce que nos politiques sont capables d'écouter ce que dit Ravau juste l'écouter ? Manifestement non. Manifestement non. Il a il a raison. Il a raison sur sur tous les points. Al il y a beaucoup de différence avec la Grèce. Il y a la question de la taille et en économie on sait que le scaling, la taille, c'est absolument décisif. Il y a le fait qu'en France, on a beaucoup d'épargnes. On a un actif disponible qui est de nature à payer le passif exigible. Ce qui était pas le cas des
Grecs. Les Grecs, je le rappelle régulièrement 9500, il crée un million d'emplois de fonctionnaires. 1 million. Et vous avez pas un contrôleur des impôts là-dedans. C'est dire que c'était c'était la la c'était la foirefouille quoi, pour dire les choses très simplement. Personne ne payé d'impôts dans ce dans ce pays. Et donc ils ont été effectivement submergés, ils ont été sauvés. Mais alors à quel prix ? Évidemment, il faut se rappeler quand même. Moi, je pense plutôt au scénario à l'italienne. Je me dis, il y a un scénario à l'italienne possible. C'estàd que on s'enfonce peu à peu. On on voit bien qu'on s'enfonce peu à peu. Tous les chiffres sont justes. Vous avez 5 % de pip, ça fait un point, ça fait 30 milliards. On démarre l'année à 150 milliards dans le rouge et on n
pas payé les intérêts d'emprunt. Et aujourd'hui, le phénomène le plus inquiétant, c'est peut-être que en effet, le taux moyen d'emprunt sur 5 ans ou on va dire sur 8, la maturité moyenne de la dette supérieure au taux de croissance plus inflation. Ce qui veut dire que chaque heure chaque seconde qui passe, on s'approuvrit. Oui. Bah oui. Oui. Oui. Chaque seconde qui passe, on s'appait. Je vous fais grâce de la Regardez la dette publique de la France. On se fait notre traditionnelle minute de silence là en regardant ce chiffre pharaonique que je n'arrive toujours pas j'arrive toujours pas à le le prononcer. 3 mard 58 594 milliards 559 millions d'euros 258251 €. Ouais ça vient de bouger puisque c'est
passé à 281 28. Attendez, attendez Isabelle Isabelle est-ce que je peux poser une question de Oui. Isab Oui, vous pouvez mais d'abord euh la politique c'estàd ce constat, c'est un constat d'économiste. J'ai réussi moi qui comprends rien d'économie, j'ai réussi à vous m'avez pas perdu déjà c'est pas mal. Ni ni vous Pascal. Donc on on a pigé. Maintenant et la réalité politique, ce que nous sommes, accepterions-nous nous de voir nos pensions de retraite baisser, je dis pas désindexé comme le dit vaguement le corusement. Non, baisser. Accepterions-nous de voir la masse salariale de l'État baisser ? C'est-à-dire des suppressions d'agent public, de fonctionnaires Isabelle Saportin. Des baisses de salaires de fonctionnaires, des baisses de salaires de fonctionnaires. Bonjour, vous gagnez
3000, ça sera 2600 l'année prochaine. Enfin, c'est impossible en France. Donc comment juste appliquer en France les recettes qui ont été appliquées en Grèce ? Ça vous parle pas ? Tout d'abord, j'ai pas très très envie qu'on les applique parce que comme vous l'avez dit, on a baissé de 25 % les niveaux de vie. On a vu tous les tous les toutes les bonnes têtes en fait barrées de ce pays, les médecins, les machins, les trucs. Donc pardon et j'ai pas du tout envie de ça. Et par ailleurs ce que raconte Gill, si je vous ai bien compris, c'est malgré tout que au fond euh on entretient la galère en réduisant les déficits et en réduisant la le revenu tout un chacun. Donc je suis pas certaine que ce soit ça. Moi j'ai une question qui me trotte dans la tête et alors vous allez encore
me traiter de mélanchonnist de service sur ce plateau, mais c'est pas grave. Bon, c'est qu'à partir du moment où vous vous dites au fond on a des tranches de dettes qui sont de la bonne dette, on a 10 milliards à taux zéro et en fait on rembourse et du coup on reprend de la dette pourrie à 45. Bah du coup est-ce que c'est peut-être assez intelligent finalement ce que dit Milench dire il faut geler la dette à zéro, on la rembourse pas pour le moment. Tu sais quoi ? Elle est à zéro, elle est là hein. On finira par la rembourser mais pas tout de suite hein. Plutôt que de se reprendre des tranches à 45. Il a peut-être pas tort finalement. Non mais il dit pas ça, il dit il faut effacer la dette. Ah je 18 %. Alors effectivement donc ce qu'on peut euh ce qu'il faut expliquer aux gens qui
nous regardent qu'effectivement il y a un marché mondial de la dette publique et en fait il y a une concurrence, ça se passe vraiment comme ça. Donc il y a un magnifique service public, je vous conseille de leur rendre visite, s'appelle l'agence France Trésor, j'y suis allé. Et c'est des gens qui dialoguent en permanence avec les êtres humains qui gèrent les fonds de pension, les banques et les assurances français et étrangers s'appelle spécialiste en valeur du trésor. Et en fait, il leur pose une question très simple. Ma prochaine émission de dette, tout le calendrier sur le site de LAFT, c'est 30 milliards et on sait qu'on va placer la dette française et il demande à ces gens là à quel prix vous me l'achetez et le prix c'est le taux d'interre. Et donc
effectivement actuellement si vous êtes investisseur, vous prêtez à 4 et demi à l'État français sans aucun risque. Voilà, après avec une prime de risque élevé, donc on peut considérer que c'est une prime de risque élevé. Oui, il y a une alors en théorie économique, il y a une prime de risque mais il y a aucune incertitude sur le fait que l'État français va vous remonter. Donc le fait est vous allez toucher les 4 et demi, c'est absolument certain. Ce qui est un placement à 4 et demi euh garce qui nous prête de l'argent là, c'est qui ces fonds qui prêtent aujourd'hui de l'argent à l'État français pour payer nos agents publics pour rappeler que c'est pas pour investir, fabriquer des autoroutes et cetera. Cette époque est révolue, maintenant c'est pour payer n
nos fonctionnaires. Il va pas répondu. D'accord. Oui, d'accord. [rires] Répondez répond répondre à madame madame Saporta. Donc en fait euh trois points sur la proposition de Jean-Luc Mélenchon qui a une proposition d'un économiste s'appelle Éric Bert qui un de mes collègues qui est maître de conférence université de Bordeaux. Le premier point, c'est que si même la France insoumise parle d'annulation de la dette publique, c'est parce qu'ils savent que s'ils seront au pouvoir, ils seront gêné par la dette publique. Donc, il y avait tout un camp auquel j'appartenais quand j'étais petit de kénésiens qui nous disaient "La dette publique n'est pas un problème." Ça longtemps été vrai. Si même la France insoumise parle d'annulation de la dette, c'est parce qu'ils savent
que elle les gênera si ça arrive au pouvoir. Donc là, si vous voulez, je pense qu'à partir de ce momentl, c'est plus possible de dire qu'on a pas un problème de dette publique. C'est la première chose. La deuxième chose, c'est que tout le Ram qui font est extrêmement mauvais sur la réputation de l'État français auprès de la communauté financière internationale dont je viens vous parler. Ces gens-là n'aiment pas le risque. Je réponds à votre question. Les gens qui nous prêtent en fait, c'est les classes moyennes et supérieures mondiales qui n'ont pas notre système de retraite. C'est aussi simple que ça. C'est queon est le seul pays au monde pour l'instant où quand vous arrivez à la retraite, grosso modo, votre niveau de vie est préservé. dans n'importe quel autre pays
au monde, y compris en Europe, ça dégringole, les retraites sont beaucoup plus faibles et donc vous sa c'est fou parce que je on le dit souvent nous mais pas pardon, je je vous rends la parole pour que vous continuiez après. Donc on on le dit souvent, il y a des retraités qui que à qui que ça déchire les entrailles d'entendre cela. On a de façon moyenne hein, moyenne moyenne le meilleur système de retraite le plus performant et même les retraités les plus aisés du monde. Il y a 200 pays dans le monde et même s'il y a des gens qui ont 1000 balles de retraite et qui nous regardent et à qui ça fait mal d'entendre ça mais c'est pourtant vrai. Et ce qui est vrai aussi c'est qu'il y a énormement d'inégalité entre hommes et femmes. Moi j'ai une amie par exemple le
cap classique a été prof dans une association prof de sport et s'est mise à temps partiel pour s'occuper de ses enfants et il se trouve que cette association n'a pas cotisé. Et donc elle se retrouve cette femme, elle a travaillé très dur toute sa vie et elle a 600 € de retraite. Donc effectivement ça existe aussi. Et donc le tout le discours d'annulation je pense il est problématique de ce point de vue là parce que il crée il envoie le le message que la dette publique c'est un problème. Après techniquement c'est ça que je comprends pas, c'est que ça revient en même parce que donc ça a été un peu expliqué. La fameuse Banque de France qui détient les 18 % de dettes publiques, elle verse en fait les intérêts que l'État verse à la Banque de France. Donc c'est deux institutions séparées.
Donc l'État paye les intérêts mais la Banque de France les rend sous forme de dividende à serien donc ça ne sert à rien. Bien mes amis restez avec nous sur pas de solution magique hein. Il y aura pas de solution magique. Donc on est dans le la mouise je voudrais que vous accueillez Walter Butler qui est avec nous. Bonjour [raclement de gorge] merci de nous rejoindre. Vous êtes président et fondateur de Walter Industry. Alors vous avez une sacrée trajectoire que je vais que je vais rappeler parce que vous êtes plutôt un milliardaire discret. Vous êtes un milliardaire discret. Il y en a des bruillants. Il y en a qui sont des têtes de turc comme Bernard Arnaud. Dès qu'il y a un problème en France, Bernard Arnaud. Bernard Arnaud Bernard Arnaud qu' a payé. Bon ben maintenant, il y a
aussi Walter Butler. Vous êtes arrivé du du Brésil à l'âge de de 7 ans en France he votre maman était brésilienne et vous avez débarqué en en France et puis quelques années plus tard vous vous avez fait l'ENA. Voilà donc adaptation du du jeune Walter et puis vous êtes fait vous avez grandi dans la sphère de Pinot grandi professionnellement et vous vous êtes retrouvé comment pourrais-je dire des découpeurs de société ou vous avez acheté des sociétés entreprises qui allaient mal et vous les avez revigoré. Parfois ça faisait un peu mal sur le plan social mais votre nom est attaché par exemple à BDDP la fameuse boîte de pub. Votre nom est attaché bien évidemment ben plus récemment au PSG que
vous avez vendu au Qatar euh à la SNCM, la fameuse SNCM, à la Société Française de production euh vieille boîte qui qui qui faisait les décors et la production des fictions à l'époque du service public de télévision. Magnifique société, la SFP et cetera. Bon et puis Virgin et puis finalement finalement alors il y a un truc singulier dans votre trajectoire, c'est que parfois ça faisait mal sur le plan social et vous êtes devenu copain avec la CGT parce que parfois vous avez dit "Écoutez sur ma cassette personnelle, je me débrouille, c'est moi qui pairai les salaires et cetera. Vous avez parfois déboursé plusieurs millions, c'est vrai, pour payer euh des salaires de de de salariés qui se retrouvaient dans des situations précaires et difficile. Bref, [grognement] si on vous a invité
aujourd'hui, c'est parce que vous avez fait un truc absolument dingue dans ce dans ce climat anxiogène où tout le monde pleurniche et on y contribue nous parce que franchement les news qu'on annonce tous les jours sont rarement optimistes. On s'est dit en préparant l'émission, il faut qu'on parle du sourire, de la fête. Est-ce que l'âme française est en train de perdre son goût pour le sourire, le plaisir, l'art de vivre, toutes ces choses auxquelles nous sommes attachés et qui font rêver les visiteurs du monde entier ? Et on s'est dit, il faut qu' invite Walter Butter. Pourquoi ? Parce que lui, il a investi dans la fête. Il a racheté des grands restaurants, il a racheté l'Alcazar, le célèbre Alcazar, Jean-Marie Rivière, euh le paradis
latin, le paradis latin, il a pour projet d'exporter le paradis latin un peu partout dans le monde et cetera et puis des restaurants, des boîtes de nuit et donc vous vous avez parié économiquement sur la fiesta en pleine morosité. Je je déjà C'est pas un peu mao de d'avoir fait ça ? Pas du tout, pas du tout. Euh c'est un la partie lifestyle de mon groupe euh qui marche très bien, qui va avoir euh sa meilleure année euh qui 2025 a été une super année, 2026 sera encore meilleure. Je pense que c'est un paris, c'est un risque. Mais Paris est une fête, Paris a besoin, la France, les Français ont besoin de de ça. Je prends l'exemple du paradis latin parce que ça a été ma
première incursion dans cet univers. on est parti de on a en gros quadruplé le nombre de clients qui sont venus parce que je pense quand il a un bon rapport qualité prix les gens viennent et [raclement de gorge] je pense qu'aujourd'hui dans un monde qui est obscurcif vous le vous le dites tous les jours, dans un monde qui est compliqué les gens ont besoin de de choses anciennes. de retrouver le sens de la fête, quelque chose de tactile, de visuel, d'avoir des beaux costumes, une bonne nourriture, des gens qui dansent, qui sont proches de vous, des spectacles immersifs et je pense que c'est vrai en France et c'est vrai dans le monde entier et donc on a trop tendance à se à se replier et je vous je peux vous donner des chiffres, ils sont là. Donc je pense que quand
mais mais mais les gens qui viennent rêver, sourire, se marrer dans ce contexte un peu morose, enfin faut pas non plus exagérer parce que parce qu'on a on a cette capacité de les Français quand même y compris dans les périodes de crise, on l'a vu pendant les heures noires de notre histoire, on a aussi la capacité à à garder le sourire. Bon ces gens qui viennent dans vos établissements des français ou étrangers déjà c'est des étrangers c'était ma question ou c'est des Français ? Ce sont des Français à 75 % à Paris. 75 % on a fait l'étude pour le paradis latin. Là, on réouvre l'Alcazar. Je pense qu'on aura une clientèle au moins 80 % française parce qu'on est on a des codes français, c'est pas des codes touristiques, sont des codes français. Il il paraît que il paraît que vous
mettez votre nez dans tout, les revues, le la façon dont on dont on fait la nouvelle revue, les décors, paradis latin pour ceux qui sont pas parisiens, c'est une salle de cabaret, une célèbre salle parisienne. Oui, [raclement de gorge] le Paris latin, c'est le plus un des plus anciens cabarets au monde créé en 1803 sous la forme de théâtre latin par Napoléon, excusé du peu reconstruit par Gustave Effel et qui est le je dirais le plus ancien cabaret au monde. Oui, je vais dans les détails parce que c'est important quand les gens viennent, c'est pour voir un spectacle. Donc oui, on auditionne les chanteurs, les chanteus, on participe, comme on dit, à la play, c'est-à-dire aux musiques, aux tableaux qui vont venir. On regarde les répétitions. J'en viens et j'y retourne d'ailleurs
tout à l'heure parce qu'on roule al cas officiellement ce soir. Ça fait partie du produit. C'est un produit. On est si on produit des des d'autres produits, on fait moins attention. Là, il faut être vraiment dites je je vois regarder en bas, ils sont un peu taquins, milliardaires. Il parissent sur notre art de vif. Donc finalement, ils sont pas taquins. C'est vous, c'est vous. Non, c'est très bien, c'est très bien résumé. Euh milliardaires. Souvent, on convoque la question dès qu'on parle des riches du patriotisme. D'ailleurs, dans cette émission, on ne parle d'une patriotisme qu'une fois par an. C'est quand on parle de faire contribuer les riches. Pour le reste, j'ai on parle jamais de patriotisme. C'est tous les jours. Oui, maintenant c'est tous les jours.
[rires] Bon euh est-ce que chez vous euh vous je vois le brésilien qui arrive en France à l'âge de 7 ans, payez vos impôts ici qui fait les non ? [rires] Est-ce que ce truc là de de de parier sur l'art de vivre à la française, est-ce que c'est un truc un peu votre façon de rendre un peu à ce pays euh euh ce qu'il vous a amené donné, sa culture que vous avez découvert à l'âge de 7 ans ? Alors, je suis je n'ai pas de sans français, je suis français, je suis résident fiscal français. Ça c'est remarquable. Je paye mes impôts, j'ai les contrôle fiscaux comme tout le monde et je et voilà. Et je peux m'exprimer aussi parce que je paye des impôts sur l'État, les dépenses publiques et cetera. Peut-être qu'on va en parler. Et oui, et je je n'ai pas de sans français. Je considère que une dette
vis-à-vis de la France qui qui m'a accueilli quand j'avais 7 ans et quand je suis venu en France. Hm. Et cette dette, je la repaye hm de moi-même. Puisque vous parliez sur notre art de vivre, est-ce que vous faites partie de ceux parfois les traites de conservateur qui pense que cet art de vivre, il est menacé aujourd'hui ? Et si oui, par qui ? Est-ce que vous pensez que la façon dont on fait la fête en France, notre art de vive, nos cabarets, notre gastronomie, est-ce que tout ça est en péril ou pas ? Je pense que non. Je pense que les Français ont à l'instar du luxe comme les groupes comme LVMH ou Kering ont une légitimité dans l'art de vie. Et quand vous allez dans le monde entier, je le fais tous les ans, vous voyez dans les grands hôtels, il y a beaucoup de
Français, d'Italiens, mais surtout des Français. Et donc, on a une vraie légitimité qui est servie par la beauté de la France, par la beauté de Paris, mais aussi par tous les Français qui travaillent dans cette dans cet univers. Gill Ravau, notre économiste invité aujourd'hui. Vous voulez poser une question ? Oui, je voulais savoir quel conseil vous donneriez à Sébastien Lecornu pour qu'il nous donne envie de faire la fête. [rires] Ça c'est une bonne question. Non mais sérieusement, je pense que vous avez raison. Je je enfin là, on rentre dans le sujet de du dérapage de la dette publique. Enfin un, on est dans une année 2026 qui effectivement est compliqué parce que comme disait le président Chirak, les emmerdes vendent en escadrille et là il y a en même temps la hausse des
carburants, la guerre en Ukraine, la guerre en dans enfin dans les trois d'ormuse et il y a il y a un cumul de ceci avec un un coût d'endettement pour l'État qui est qui est extrêmement important. Le sujet principal qu'il y a aujourd'hui, c'est la réduction de la dette publique. Bon et ça ça demande des efforts. H des efforts de tous pour vous. Des efforts de tous passé nous français. C'est l'État qui fait c'est l'état enfin l'état où sont large avec des collectivités locales. Quand vous regardez la dérive c'est c'est celle-là. Et d'autres pays montrent que ça peut être réglé. Ça se fait difficilement mais ça doit se faire. On entend souvent euh la gauche, mais pas seulement qu'il y a ce discours : "Pourtant, de l'argent en France, il y en a." Ou alors, j'ai un
autre discours euh plutôt que prendre des pensions au retraités, faut faire payer les riches. Les riches, on en a un sous la main, c'est vous, vous êtes milliardaire. [rires] Donc, est-ce que les riches paient assez dans ce pays au regard des autres riches des autres pays du monde ? Où est-ce qu'ils pourraient contribuer davantage ? Est-ce qu'ils peuvent sauver d'une certaine façon nos finances publiques ? Quel est votre regard là-dessus ? Je crois que les risques comme vous dites payent plus en France qu'ailleurs. Il y a plein d'études qui ont qui ont été faites et ça c'est je dirais incontestable. Je pense que en tant que citoyen français chef d'entreprise, une entreprise que j'ai créé à partir de rien, nous sommes sont partie de l'écosystème français et s'il y a des
efforts, tout le monde doit y participer. Mais qui n'a pas fait d'efforts aujourd'hui ? la collectivité publique. Quand vous regardez les évolutions, le partage de la valeur ajoutée comme on dit, elle s'est fait en défaveur des entreprises. Les impôts n'ont cessé d'augmenter la part de la des prélèvements obligatoires comme on dit, la part de l'État et des collectivités locales dans le PIB, dans la production nationale n'a cessé d'augmenter année après année et on ils sont pas arrivés à réduire. Donc le premier effort à faire, c'est celui de l'État au sens large. H euh on parle toujours de ce milieu difficile, pas très accueillant pour les entreprises. La France, je parle des normes, la capacité à produire des normes qui empêchent les entrepreneurs
de d'entreprendre en rond. On en parle si souvent de la taxe et des fiscalites, la fiscalité qui est très dure à l'endroit des entreprises, nous dit-on en France. Et puis on parle du climat anxiogène général, des Français juifs qui reviennent en Israël qui font leur alliaat. Euh bon, il y a beaucoup de gens qui sont tentés par le départ et puis on connaît tous, on en a eu ici des chefs d'entreprise, pas forcément des milliard comme vous, des chefs d'entreprise aisés qui ont peu à peu fiscalement organisé leur départ vers l'Italie, le Portugal, la Belgique, les États-Unis, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, l'Espagne. Et pourquoi vous pourquoi vous vous êtes en France ? Pourquoi pas ? Enfin, à nouveau je suis je suis content de de d'être en France. Je paye trop d'impôts mais comme tout
français le dira même s'il en paye pas. Donc je suis français, intensément français sur ce plan-là. Mais on a on a un pays qui a beaucoup de d'avantag euh et le monde extérieur le perçoit mieux que nous-même. Alors lesquels ? Ah bah tiens, Magalie quel Voilà, écoutons un milliardaire. Mais Magalie, elle les voit. Elle voit pas. Non mais non mais elle les voit, elle les voit. Mais c'est assez rare qu'on ait quelqu'un ici qui nous dise on a un pays qui a beaucoup d'avantages. Non mais déjà que vous l'incitiez alors qu'on a un milliardaire qui veut rester qui est content de payer ses impôts en France que vous l'incitiez à partir en Italie chez Mélanie je vous vois Brunet je vous trouvais frayant pour vous portez pas oui mais arrêtez de le lui il envie de rester sont les avantages de la France
combien de temps vous avez [rires] les avantages de la France donc beaucoup on a des infrastructures, on a un système éducatif qu'on peut critiquer mais qui existe. On a l'éducation, la culture. La culture c'est ce qui reste comme disait l'autre quand on a tout oublié. C'est une force moi qui passe la moitié de ma vie hors d'Europe. C'est une force extraordinaire. Il faut pas l'oublier. C'est c'est ce qui m'attache profondément à la France, c'est sa culture. Et un pays où il y a un fromage différent tous les jours, c'est un bon pays. Voilà. Hier soir, Darius Rochbin qui a interviewé le président argentin Rabi Mili qui va venir dans quelques jours en France a diffusé dans la soirée sur LCI. C'était quand même un truc un ovni hein. Tu es pas habitué à entendre
des politiques qui disent ça. Pour certains c'est insupportable détestable. Pour d'autres c'est la voix du Messie. Euh et écoutez alors lui il a il a un regard euh assez dur sur la situation en Europe et assez bienveillant à l'endroit de Donald Trump. Jeis prévenu hein qui a mis 20 milliards hein sur sur surg écoutez Rabier Miley président Miley vous êtes un ami et un soutien réciproque du président Trump vous savez que beaucoup d'Européens n'aiment pas le président Trump ils pensent qu'il affaiblit l'Occident expliquez pourquoi de votre point de vue au contraire il rend l'Occident plus fort. Je comprends qu'on l'estime pas en Europe parce que la position de l'Europe n'est pas très pratique parce que
l'Europe est gênée par la vérité. Elle est en train de couler et lorsqu'on a créé l'Union européenne en terme de PIB, ils étaient à peu près au même niveau que les États-Unis. Éis les dépassés de loin de regul de réglementation, il y a une surréglementation et vous voyez aussi combien les états sont importants. C'est que l'Europe n'a pas seulement un problème economique mais aussi un problème terrible
problème migratoire est terrible il y a des exemples terribles récemment l'Écosse le pays de Galia
irlanda del norte Bah oui, ils veulent quitter le Royaume-Uni pour rejoindre l'Europe ou euh et pardon, je peux juste un petit juste un petit mot avant de redonner la parole à notre milliardaire à notre milliardaire préféré. Ou moi moi j'en peux plus en fait de ce discours antiimmigration parce que voyez monsieur en fait il serait pas milliardaire en France s'il y avait pas eu d'immigration. Donc moi, je n'en peux plus en fait de ce discours-là, mais si vraiment il y avait vous savez si vraiment le seul problème de la France euh c'était l'immigration, au fond, on serait beaucoup mieux hein. Je pense que ça se réglerait beaucoup plus facilement. Pardon ? C'est un problème. Donc vous êtes vous êtes immigration, une chance pour la France. Bah c'est c'est est-ce que vous alors pardon dans la
même émission vous dites que c'est un gros problème et vous invitez monsieur et vous invitez monsieur qui est la preuve vivante que au fond on peut choisir ce pays s' installer faire des milliards et payer ses impôts en France et en plus il a pas envie de partir en Italie alors que monsieur Brunetti comme dirait comme dirait Gill Rau, vous l'incitez presque. Non non non pas du tout. Moi moi je je suis je préférais que le milliardaire autour de cette table ce soit moi. C'est tout. C'est de la simple jalousie c'est tout. J'ai le droit d'être jaloux. Je suis pas le seul français jaloux. Vous avez déjà une cravate de milliard ? Ouais, j'ai déjà une cravate de milliard. C'est quoi ? On vous fera un câlin après le milliard. Bon, oui. Euh bon voilà, il y a des cassandres mais enfin là
c'est vrai que l'Europe va pas très bien au regard de du monde. Je m'excuse, [raclement de gorge] je suis pas totalement d'accord. Il y a beaucoup de problèmes en Europe. Ce qui ne va pas bien, ce sont les États-Unis. C'est les États-Unis de Trump qui est un un fou. [raclement de gorge] Voilà. Et face au fou, il faut répondre. Donc je quelque part, il faut lui dire merci parce que ça a permis aux Européens de se de travailler plus ensemble comme la guerre de Poutine en Ukraine a permis à l'OTAN de beaucoup s'élargir. C'est le résultat inverse. Et je pense que l'attitude de Trump fait que les Européens se rapprochent entre eux notamment avec les Alors maintenant, voici la question importante. Tout le reste tout le reste c'était de l'apéritif. Jusqu'à présent,
on a été d'une courtoisie gigantesque à votre endroit, monsieur le milliardaire, voici la question. C'est une question de de méthode. Magé et moi, on aimerait savoir comment on fait pour devenir milliardaires. [rires] Donc, j'ai bien compris que vous repreniez des sociétés qui allaient mal. Enfin, faut bien une méthode. Si nous deux, on reprenait une société qui allait mal, voilà, ça marcherait pas. Quel est le process ? un petit peu. On prend des notes. Allez-y, j'ai mon stylo. On vous écoute. Comment avez-vous rendu des sociétés malades bien portante et comment vous êtes-vous enrichi ? Franchement, alors c'est [raclement de gorge] long question. Je on a on a investi, on a démarré en reprenant des entreprises qui sont en difficulté comme on dit et les
difficultés cases ne venaient pas de nous. Hm. On a essayé de trouver des secteurs qui sont intéressants. Ce sont souvent des situations très complexes. Je dis toujours une situation complexe, ce sont des problèmes simples qu'on va régler les uns après les autres. On l'a fait toujours en analysant les forces et les faiblesses de l'entreprise et c'est qui l' amené au tapis comme on dit. Après, on le fait toujours avec parce c'est important en France et important dans le monde entier mais encore plus en France avec les salariés, avec les collaborateurs de l'entreprise. Vous disiez au début qu'on avait de bonnes relations avec la CGT, c'est vrai avec eux et aussi avec d'autres syndicats parce qu'on ne peut pas reprendre une entreprise en difficulté. Son entreprises dans lequel vous avez
5000 10000 collaborateurs qui vivent un drame et il faut il faut s'appuyer sur eux pour le faire et c'est vraiment important. C'est pas sur les dirigeants qu'on s'appuie et sur les collaborateurs du groupe. C'est c'est pour moi c'est vraiment la base qu'on a mais depuis maintenant plus de 30 ans. Il paraît qu'un jour vous avez été séquestré. Oui. Plusieurs fois. Plusieurs fois ? Oui. Ouais. Plusieurs fois. Oui, la SFP pour la première fois, c'était un c'était le le siège de de feu George Marchet ou et j'avais la naïveté de de reprendre une affaire à l'État en demandant certaines conditions et [grognement] voilà. Donc j'ai c'était ma première séquestration, c'était il y a longtemps. Ça a duré 24 heures, c'était
sympathique. On avait sandwich jambon. Après [rires] après j'en ai eu d'autres plus compliqués au moment de la SNCM à Marseille en Corse où là ça a été bon beaucoup plus physiquement compliqué puis ils ont détourné un bateau. Enfin voilà, ça fait partie de ma vie. Moi je voudrais juste savoir là vos vos salariés vos salariés actuels, ils viennent du monde entier, viennent facilement. On sait que bon vous êtes dans se acteurs très particuliers mais on parle souvent du coût du travail en France. Euh, j'aimerais savoir vous êtes attractif euh bah quand comment ça se passe pour le recrutement, les conditions de travail, tout ça, les on est enfin il y a des choses qui peuvent être délocalisé, d'autres non. Quand vous avez euh un théâtre en France, il est à Paris, euh il faut que
on est dans l'économie touristique et parisienne et il faut être le meilleur en rapport qualité- prix. Donc les salaires des ce sont les mêmes. Le [raclement de gorge] sujet c'est plus quand on a des produits industriels à faire dans lequel d'autres pays en Europe et et force d'Europe sont plus compétitifs. Mais dans dans notre activité lifestyle euh non on est c'est c'est on on paris et la beauté. Oui mais vous êtes en concurrence pour faire venir des Paris on sait pas des danseuses et tout ça. Il faut bien avoir des bons salaires par rapport à d'autres scènes même mondiales. Là c'est un marché tout à fait mondial. C'est un marché mondial et on est on est exactement aux conditions mondiales qu'il y a. Le sujet qu'il y a euh c'est le logement parce que quand vous êtes un
artiste garçon ou fille jeune que vous cherchez un appartement à Paris ou en province quand vous êtes quand vous êtes intermittent du spectacle sur un contrat de de 10 mois et ben on fait on se on donne des garanties on on a nous-même des appartements qu'on loue. Enfin c'est une économie très particulière. Oui, on les a bien et ça fait partie du de de du du deal et qui qui qui est-ce que la France est encore en 2026 le pays qui sur le plan de la fête de l'art de vive fait rêver dans les années 50 60 l'industrie automobile américaine donnait des noms français en voiture de luxe cadrec chevrelet tout ça c'était il fallait faire français il fallait faire français l'élégance le ch bon maintenant il faut faire quoi il faut faire italien d'ailleurs dans les sur Netflix dans les
séries d'amour des Américains c'est plutôt en Italie enfin est-ce que c'était Paris ou ouais Émilie vous allez voir elle va se balader dans le monde entier alors [rires] il fallait pas poser la question il fallait pas poser la question Emily Paris ils ont tourné 3 jours au paradis atin cette semaine il a rencontré Daren ils vont venir j'espère avant la fin de la saison à l'Alkaar et et les réalisateurs adorent ils vivent à Paris plus la moitié de l'année j'ai passé 2 he avec avec eux et et typiquement sont des Américains qui vivent en Californie et en France. Ils adorent la France. Peut-être qu'ils vont de temps en temps en Italie. Notre concurrence c'est l'Italie. C'est sûr. Entre la France et l'Italie, vous avez
les principales beautés du monde. Et vous vous voulez exporter votre paradis latin ? Vous allez faire des paradis latins ailleurs ? On en a fait un à Dubaï. parce qu'on on a démarré euh 15 jours avant le Ramadan et 3 semaines avant avant la avant la guerre qui perdure mais on va réouvrir et oui on va ouvrir je crois à la légitimité du spectacle français hors de France et on va on va se développer mais lui lui franchement il il réussirait à à filer le donner le moral malade en phase terminale hein wouh non mais c'est revigorant mais c'est revigorant c'est ça la France Oui, c'est ça. Un petit coup de fil à monsieur tous les midismion.
Mais moi je pense que l'avenir appartient au pessimiste. Le pessimiste, il regarde partout. Il sait que ça va lui tomber sur un coin du visage. Il regarde partout. L'optimiste, il avance joyeux, tout va bien. Pap, ça lui tombe sur le crâne. Voilà. Je suis un peu d'accord. Bon, bonjour. [rires] Bonjour Alain Roland. Bonjour. Je vous présente Alain Roland, mesdames messieurs. Alors lui, il est organisateur d'événements dans le milieu de la fête parisienne depuis des décennies hein. Alain Roland 88 88 88 et c'est intéressant parce que je trouvais que on allait parler du plaisir de l'art de vivre à la française avec Walter Butler et et puis tout simplement de la fête. Est-ce que la la question et vous êtes venu ici pour répondre à cette question ? C'est la question centrale.
Est-ce que la capacité des Français à sourire, à faire la fête, à vivre des moments joyeux en famille, est-ce que tout ça est affecté par la crise sociale, par la crise économique, par la guerre, par les mauvaises nouvelles à la télévision et cetera ? Est-ce que tout ça euh nous a un peu rétréci sur cette question essentielle qui est celle de la fête ? Alors, sur la France, je sais pas, mais sur Paris en 30 ans, on a vu vraiment notamment la nuit et la fête changer. Ça c'est indéniable. C'est-à-dire, il y a une époque euh bénite qui était les années 80 90 où il y avait tellement d'établissements de nuit à Paris. Il y avait le Palace, il y avait les bains, il y avait le Queen, il y avait euh la Scala pour les plus anciens, il y avait le duplexe, il y avait le club 79.
Enfin, il y avait énormément d'établissements sur les Chants-Élsées, il y avait beaucoup d'établissement de nuit, il y avait Latina Café, le Montecistaux, enfin il y avait une fête très large pour tout le monde et d'année en année, ça s'est réduit et il y a eu des événements tragiques qui ont réduit aussi la fête. On l'a vu à Paris avec le Bataclan 2015 il y a 11 ans simplement. Après les gilets jaunes qui ont abîmé aussi un peu la nuit quand même. Euh il y a le Covid forcément qui a aussi modifié la façon de sortir des des gens des jeunes notamment et tout ce qui se passe en ce moment géopolitique qui est quand même moralement un peu difficile pour la jeunesse qui a envie de sortir que ce soit la guerre en Ukraine, en Iran, mais aussi cet été on a vu des fêtes annulées
à cause de la chaleur les balles les pompiers annulés des choses comme ça. Oui, c'est moins d'insouciance en fait, c'est moins d'assouciance quand on vous écoute. Bah ce que expliquer Walter, cet établissement marche bien parce qu'il est sur une niche de clientèle qui est plutôt une niche haut de gamme. Butler, son groupe est très axé sur des établissements festifs chic, mais la clientèle, on va dire qui est middle class, qui est les cadres cadres supérieurs et et les jeunes qui ont pas forcément accès à ces établissements, pas encore, bientôt, j'espère parce qu'ils sont merveilleux. Que ce soit le manco que ce soit le paradis latin, que ce soit le casar et autres, c'est fantastique ou l'arc si je me trompe pas peut-être également mais ça touche pas quand même l'ensemble de la clientèle.
Vous vous vous alors vous donc vous faites des fêtes, vous vous choisissez un lieu, une salle, un restaurant et cetera, vous envoyez des messages à à tout votre réseau et vous avez des centaines de personnes qui viennent soit manger, soit boire un verre, soit danser toute la nuit. Bon, très bien. Mais vous, vous restez au bar, vous restez au bar, parfois vous dansez aussi et donc vous discutez avec les gens. Qu'est-ce qu'ils vous disent là maintenant ? Ils vous disent "C'est dur, j'ai pas d'argent." Ils vous disent "C'est dur, j'ai peur qu'on se prenne une bombe atomique de Poutine sur la tête." Ils vous disent quoi ? Ah ben il y a une angoisse. De toute manière, elle est là, ça les empêche pas de sortir mais ils font attention à leur budget. Moi j'ai
vu des tickets moyens qui ont quand même baissé sur cette clientèle middle class. Je parle bien euh pas le très haut de gamme mais euh cette clientèle qui sort de temps en temps. Il y a une angoisse forcément euh on sort, on dépense moins, on boit moins d'alcool. Faut savoir que en France notamment et à Paris, on boit quand même moins d'alcool qu'avant. Alors c'est pas forcément mal mais c'est parce que aussi les tarifs, les budgets, les gens font attention et ils font la fête. s'amuse tous les établissements qui sont encore ouverts, faut oublier qu'il y avait 5000 boîtes de nuit encore 10 ans. Aujourd'hui, il y en a plus que 1000 voire moins euh et que les gens sortent sortent mais consomment moins. C'est intéressant parce qu'on observe un déclin structurel des boîtes de nuit
mais partout en France pas seulement à Paris et ça révèle aussi de nouveaux usages et c'est vrai que chez les plus jeunes aujourd'hui on assiste quand même à une génération qui est de plus en plus casanière qui est plus c'est marrant d'ailleurs chez des jeunes de 20 25 ans, aller en boîte c'est un truc qui est devenu je vais pas dire ringar mais qui est un truc plutôt des parents ou des grands-parents. Là où les jeunes, ça va plutôt être une série Netflix ou canal ou je ne sais quoi où ça va plutôt être des applications de rencontre pour se tomber amoureux ou se rencontrer alors que à jadis c'était très différent. Et donc on assiste peut-être à ça peut-être notre débat à un changement global un changement anthropologique qui est hyper puissant. Vous soirées sont pleines de gens qui
font des kilomètres pour venir danser ensemble. Alors je doute pas du suc si vous voulez on s'igne sur des tarifs qui sont aussi adaptés à leur [raclement de gorge] budget. C'estàd qu'on fait attention. Et par contre, ce que vous dites est vrai, nous on l'a vu à la sortie du Covid, on a beaucoup de jeunes qui sont venus sur nos événements à nous qui venaient pas avant parce que euh ils ont découvert finalement que l'APro, c'est sympa, c'est moins cher que les tarifs en boîte de nuit parce qu'il faut voir les prix, des ver et des bouteilles en boîte de nuit. Il y a presque plus de barre dans les boîtes ou Walter Butler et c'est sur une autre clientèle que celle de Walter. Moi, j'adore ce que fait Walter par contre. Mais il faut aussi innover et nous, on
vise la clientèle qui a 35 40 ans qui a des enfants. Ouais. On a créé au Paris Latin un spectacle qui s'appelle Mon premier cabaret h qu'on vous fait tous les weekends pour les enfants de 3 à 103 ans qui est plein et c'est typiquement pour des des gens qui ont 35 40 ans qui ont des enfants entre 2 ans et 8 ans qui viennent. On a fait un spectacle à Mé spectacle et donc c'est de l'innovation. C'est oui, le monde change, les gens vont moins dans les clubs, mais ils ont envie de aussi pour leurs enfants et je crois que la clé c'est d'écouter les clients, de voir les évolutions. Voilà, je tiens à vous dire une chose très officiellement. Considérez [grognement] ça comme une une candidature. Il y a une quinzaine d'années avant que vous ne
rachetiez le paradis latin, je suis au Paradis Latin en famille et votre prédécesseur me dit "Mais tu aimes vraiment bien les revues ?" et ben tu vas présenter la revue de lundi prochain. Donc c'était terrible et il y avait une soirée Canal Plus, je me souviens, il y avait tout Canal Plus très chic, un peu branché Canal Plus et cetera avec les et donc j'ai présenté donc je suis arrivé du paradis latin, c'est une structure Efel. Je suis arrivé du plafond du plafond comme ça 20 m pendu à un câble. Je suis arrivé avec un chapeau blanc et cetera toute la tenue. J'ai changé blanc, rouge, noir et cetera. J'ai Il y a des moments où il fallait danser avec. Et maintenant voilà, tu j'appelais sur il fallait non, il fallait danser. Donc bien évidemment
danser avec euh les danseuses, c'était impossible. J'étais ridicule, je dansais un peu comme ça. C'était absurde. C'était débile. [rires] J'étais ridicule au dernier. C'est dommage qu'il a pas d'image. Là, vous nous avez trop J'ai fait ça une fois dans ma vie. Ouais. Al et la structure aussi des gens qui sortent a changé. Avant, il y a 25 30 ans quand j'ai commencé en 88 chez Régine, j'avais 20 ans, c'est mes premières soirées, j'ai encore une photo. Il y avait ma mère qui venait. Il y avait on sortait parfois avec ses parents chez Régine Cassel et dans d'autres établissements mais surtout les gens étaient en couple ne divorçaient pas beaucoup. Ouais. Aujourd'hui on voit arriver depuis une dizaine quinzaine d'années des gens de 50 60 ans 65 ans qui veulent une nouvelle vie de fête
et ça vraiment c'est impressionnant. Vous vous qui êtes prof d'économie vous enseignez à Saint-Denis hein. C'est ça hein. Je vous êtes à Saint-Denis donc vous êtes dans ce qu'on appelle les quartiers populaires. Voilà vous êtes à Saint-Denis. Quel est votre avis ? parce que vous êtes au contact des étudiants toute la journée. Dites-nous ce que vous en pensez. Regardez en bas. La France fait-elle encore la fête avec à cause de ces crises successives ? Quel est votre regard ? Déjà avec ce que vous venez de me dire, j'ai très envie que vous veniez avec votre tenue blanche faire cours dans mon plafond [rires] arrivé du plafond. Arrive depuis le plafond. Non, je me demandais mais bon c'est vrai que j'aime parler de ce que je connais donc comme je connais pas le sujet voilà, je me
demande s'il y a pas une concurrence des voyages parce que il y a 20 ou 30 ans voyager c'était cher, c'était compliqué et aujourd'hui pour le prix d'une soirée parisienne, on peut partir 2 jours à l'étranger suite à la dérégulation notamment du commerce des des billets d'avion. Donc je me demande si enfin effectivement moi j'enseigne dans un institut d'études européennes et donc j'ai des jeunes gens qui font des Erasmus qui sont étrangers qui voyagent beaucoup et et c'est vrai que voyager c'est quand même extraordinaire tant qu'il reste un peu de kérosè vous leur parlez à vos étudiants, ils font la fête le weekend comme des fous non ? Alors ça voyez, c'est un peu le problème de de certains plateaux télé, c'est que les étudiantes et les étudiants le weekend, c'est eux qui font le service. H
ou et donc il y a cette imagerie que si vous voulez ça, c'est quoi quand même 3 millions d'étudiants en France ? C'est eu qui servent c'est eux qui servent ils servent dans les les restos. Merci merci Grav cadeau. Et effectivement, non mais ce petit problème quand même dans la conversation générale, c'est que l'étudiant en France pour des gens un peu de nausâge, c'est je suis au café de Flore, d'accord, j'ai mes petites lunettes, non je suis en train de Non, non mais non mais c'est le vieux qui est au café de Flore, c'est plutôt [rires] vieux, c'est plutôt le vieux et en fait l'étudiant c'est celui qui sert. Et effectivement mes étudiantes et mes étudiants travaillent énormément et non non il y a pas une pop, les étudiants ont toujours fait ça. Faut pas non plus
on bou organisé par le bureau des élèves [rires] alors là je je pars sur un autre sujet je vous donne un exemple j'enseigne en master donc c'est étudiant bac + 4 bac + 5 qui parlent au moins une autre langue étrangère qui sont des très bons étudiants. On n'est pas au niveau grande école on est juste en dessous ils font des stages de 6 mois d'accord à Paris payer 500 € par mois. Donc après quand j'entends les grands discours, c'est pourquoi ils votent pas ? Bah parce qu'on s'est foutu de leur gueule pendant 6 mois. Pourquoi est-ce qu'ils investissent pas nos entreprises parce qu'on s'est foutu de leur gueule pendant 6 mois. Vous avez fait un stage vous payez moitié du SM. Moi j'ai fait un stage à 400 et quelques euros par mois. Pendant 6 mois payé. C'était quand ? C'était où ?
Ah ben j'en ai fait plein des stages. J'en ai même fait un au palais de l'Élysée sous François Holland. Figurez-vous quand j'étais étudiant à Science Po-Ciez dans une soupente myteuse non c'est pas non c'est pas vrai. On peut pas on ne peut pas vivre avec 500 € par mois. Ouais. J'avais des bourses du CRU l'État est formidable. Moi, je suis parti à l'étranger, j'avais une bourse du Cruise, une bourse de la région aquitaine, un machin. Moi, je suis un enfant de tout ça. Mes parents étaient au SMIC, c'était très bien. Donc, le misérabilisme sur les étudiants et en plus je bossais un peu à côté. Je faisais les marchés de temps en temps. J'ai bon, j'ai fait plusieurs choses. C'était très bien. J'étais pas malheureux que juste auudess en fait. C'est ça aussi le problème.
Et tant mieux et tant mieux si vous avez eu cette bourse et c'est extraordinaire. Mais oui mais je moi je enfin pardon on va pas repartir sur sur la queue au crousse mais pour moi ça raconte quelque chose enfin ça raconte quelque chose de cette société qui tourne le dos à sa jeunesse et on veut pas le voir on veut pas en parler et après on est là en train de se dire c'est marrant les jeunes où il vote pas où il vote Mélenchon et ben c'est normal voilà et moi je suis déjà contente qu'il soit pas en train de faire la révolution dans la la rue parce que moi je serais jeune aujourd'hui moi je serai là avec une punk d'ois en train de faire la révolution dans la rue. Donc je trouve qu'ils sont hyper cool nos jeunes. C'est pas les plus pauvres qui font la révolution. Voilà.
Et ben bah voilà et ben raison de plus pour que je sois dans la rue. Voyez que [rires] je suis vieille la révolution ça toujours été la révolution ça a toujours été un fait bourgeois. Toujours été un fait bourgeois. Les étudiants de gauche de Paris et des beaux quartiers sont plutôt très pront à se rebeller. Les étudiants plus pauvres sont plus sages généralement. Pour parler des des jeunes, il y a une tendance qui vient notamment euh des États-Unis, de la côte est, c'est beaucoup euh de boiv de plus en plus, de moins en moins. On les jeunes boivent de moins en moins, se mettent beaucoup plus euh au sport. On voit la recrudescence des salles de sport. beaucoup d'influenceurs euh mett en avant la partie du corps, le côté bien-être et euh depuis une dizaine d'années peut-être pas chez
c'est moins li pouvoir d'achat presque moins lié au pouvoir d'achat qu'une évolution sociétale ce que là pour le coup je vous parle d'une évolution sociétale et qui vient souvent bah des États-Unis on a une dizaine d'années de retard mais c'est vraiment une tendance des grandes fêtes d'après-midi ou le samedi après-midi, le dimanche après-midi où avant c'était plutôt l'été dansant aujourd'hui c'est les jeunes dansants et sans alcool. [rires] Bon mesdames, messieurs, il faut qu'on reparle quand même d'un événement. Je sais pas si vous connaissez un peu le monde des revues parisiennes. C'est l'ouverture ce soir, la réouverture d'une immense maison qui est l'Alcazar. L'Alcazar. Alors là, c'est votre œuvre. Ça réouffe ce soir. Est-ce qu'on est fidèle à à l'esprit de
feu Jean-Marie Rivière ? Qu'est-ce que c'est que ce nouvel Alcazar qui réouvre ? On a cherché fidèle esprit de Jean-Marie Rivière. C'est Rives gauche. C'est un endroit historique, très historique. Jacques Brell a travaillé, il a été au vestiaire quand il était plus jeune. Jacques Brê Brê Eddie Piaf, Brigitte Bardau, Jean-Pierre Cof Jean-Pierre Cof oui, c'est vrai. Des soirées et je vous invite à venir. On a encore une asselle donc si vous voulez venir présenter [rires] une émission, non mais ça serait Alors, racontez-nous c'est c'est quoi le spectacle ? Alors, c'est un spectacle en qui s'appelle on a hésité entre Paris est une fête ou Paris s'éveille. Donc, il s'appelle Paris Séveille. C'est en six tableaux d'environ 15 minutes euh qui qui sont un hommage à ce
paris d'arrive gauche, un hommage à certaines chansons. Chansons qui ont été créées les années de l'Alka notamment, on va mettre en avant cette magnifique chanson de Mourir d'aimé que tout le monde connaît mais personne ne connaît son origine. Son origine, c'est en 1968. Une étudiante, une professeur à Marseille tombe amoureuse de son étudiant qui a 17 ans, Gabriel Russier. Elle est condamnée h elle se suicide et c'est cette magnifique chanson. C'est l'année de création de l'Algazar. On va reprendre la chanson Mythic Smile connue par Michael Jackson mais qui en fait a été fait par Charlie Chaplin. C'est la musique des temps modernes. C'est un vrai sujet aujourd'hui, un message d'optimisme. C'est notre autre chanson FA et puis une chanson de Dalida moins connue et qui est qu'elle a écrite
à la fin de sa vie qui est qui est pour en arriver là. Donc ça va être des des très très belles paroles et avec une gazette qu'on va sortir tous les soirs avec une équipe artistique qui est extraordinaire. On a refait le son, la lumière et euh voilà, c'est un c'est un vrai Paris, c'est un risque. C'est le risque de c'est un c'est le risque de vivre aussi. Ouais. Le risque de vivre. C'est magnifique. Mais enfin franchement euh qu'un entrepreneur se lance dans ce projet-là, c'est diablement revigorant. Il aurait pu ouvrir des data centers, je sais pas, dans le cher. Et ben non, il a repris relancé l'alcazar. Mesdames, messieurs, gloire à Walter Butter. Merci d'être venu nous nous voir et nous refiler un peu le un peu de moral hein. [rires]
L'espace de quelques minutes, on a oublié qu'il y avait une crise des carburant en France. Excuse-moi, vous attend tous ce soir. Ce que Walter ne sait pas, c'est que demain je suis au Manco, j'organise une soirée chez vous. Allez-y, faites voter [rires] avec le plateau cuisine. La crise des carburants malheureusement qui perdure en France. Ça ne vous a pas échappé avec ces crises mondiales qui n'ont pas d'issu. La le pire est-il encore devant nous ? C'est la question que se pose dans un instant. Marie Aline Mélier, c'est toujours sur LCI. He.