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InterviewChloé Ridel· 30 juin 2026 6 minComplaisantFond programmatiqueEnvironnement & énergieSolidarités & familleÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Le Parti socialiste n’a pas de candidat mais il a un projet

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Attaque 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Ce projet est-il celui d'une gauche radicale de gouvernement ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi le PS a mis autant de temps à proposer ce projet ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Comment garantir que les autres candidats PS respecteront ce projet ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Y aura-t-il un seul candidat socialiste à la présidentielle ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Chloé RidelFait
    « Il faudra qu'on adapte massivement nos logements, le bâti, nos villes, qu'on mette aussi de la la climatisation. »
  • 3:00Chloé RidelFait
    « On veut que la liberté ne soit plus un privilège réservé à quelques-uns, mais que chacun puisse choisir sa vie. »
  • 5:00Chloé RidelFait
    « Nous parlons de sécurité mais de sécurité au pluriel pour dénoncer l'hypocrisie de l'extrême droite. »
  • 7:00Chloé RidelFait
    « On l'a vu ces derniers jours, c'est une question de vie ou de mort que de construire une vraie sécurité environnementale dans ce pays. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Si le Parti socialiste ne s'est toujours pas mis d'accord sur une stratégie claire pour la désignation de son candidat à la prochaine élection présidentielle, en revanche, le parti à la rose a d'ors et déjà arrêté ses grandes orientations pour le 21e siècle validé la semaine dernière par les militants. Et c'était tout l'objet de la présentation ce matin d'un projet par notre invité qui nous a rejoint depuis en studio l'Eurodéputé Chloé Ridel. Bonjour madame.

Bonjour. Et à mes côtés pour vous interroger, Adrien Tofolet du service politique de la rédaction. Bonjour Adrien.

Bonjour. Ce projet dites-vous, est celui d'une gauche radicale de gouvernement, une forme de en même temps appliqué à la gauche, gauche radicale, gauche de gouvernement. C'est comme ça qu'on doit le comprendre.

C'est pour moi une gauche qui marche sur ces deux jambes, c'est-à-dire qu'il y a une radicalité dans l'ambition de transformation de la société. Quand on voit la canicule ces derniers jours, les demi-mesures ne vont pas suffire. Euh, il faudra qu'on adapte massivement nos logements, le bâti, nos villes, qu'on mette aussi de la la climatisation.

Mais vous voyez bien que euh sur tout un tas de sujets, je pourrais parler du pouvoir d'achat, euh de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, il faut une ambition radicale et de gouvernement parce que nous serons toujours fidèles à notre méthode qui est le dialogue, la recherche du compromis, le refus de la violence. Et donc je crois que une gauche qui a une vocation majoritaire dans le pays, c'est cette gauche là, gauche radicale de gouvernement. C'est un espace politique aussi entre Jean-Luc Mélenchon et peut-être l'héritage du candidat François Hollande, du président François Hollande.

Crois, je crois et je crois que c'est cette gauche là qui peut encore une fois être majoritaire et qui peut réconcilier euh ceux qui à gauche le veulent bien. On dit souvent qu'il y a deux gauches irréconciliables. Je crois qu'on peut au contraire largement réconcilier sur cette base là.

Pour cela, vous vous fixez 10 priorités parmi lesquelles la hausse des salaires et le partage des richesses. Vous plaidez pour une écologie populaire, une refondation de l'école et vous part vous parlez aussi de lutter contre les insécurités, là où l'extrême droite parle d'insécurité au singulier. Cela signifie que vous comptez investir toutes les thématiques, y compris celles portées par le Rassemblement national.

Mais bien sûr et y aller frontal projet contre projet. Nous parlons dans ce nouveau projet du Parti socialisme, beaucoup de liberté. On en fait un axe central de notre ambition politique.

On veut que la liberté ne soit plus un privilège réservé à quelques-uns, mais que chacun puisse choisir sa vie et que chaque peuple, notre peuple puisse aussi vivre libre, donc souverain. Et nous parlons de sécurité mais de sécurité au pluriel pour dénoncer l'hypocrisie de l'extrême droite qui réduit le débat sur l'insécurité en France. Se l'approprie en ne parlant que de l'immigré ou de l'étranger, comme si c'était là la racine de toutes nos insécurités.

Et donc nous nous parlons non seulement de lutte contre la délinquence, contre le narcotrafic et cetera, mais aussi de l'insécurité de nature sociale et de l'insécurité de nature écologique. On l'a vu ces derniers jours, c'est une question de vie ou de mort que de construire une vraie sécurité environnementale dans ce pays. Vous pensez que au second tour de la présidentielle, le candidat qui sera au second tour devra affronter l'extrême droite ?

C'est aussi ce paris que vous faites ? C'est ce que les sondages nous disent et en tout cas c'est aussi ce que l'époque nous montre. Partout en Europe, partout dans le monde, l'extrême droite est forte et puissante.

Même si on voit des signaux faibles, la défaite de Victor Orban en Hongrie, on voit la difficulté aussi de de Donald Trump, tout ça commence à s'effondrer et nous pensons que c'est nous, la gauche radicale de gouvernement pour reprendre encore ce terme, qui sommes l'alternative et qui sommes responsables de forger l'alternative. Je pense que le grand combat de notre temps pour la gauche, c'est un combat pour la liberté et un combat pour fermer la parenthèse qui s'est ouverte dans les années 80 de la mondialisation libérale qui aujourd'hui a évolué sous la forme d'un capitalisme ultra prédateur, autoritaire et qui met en jeu encore une fois notre capacité à vivre libre. H un quart de siècle est déjà passé dans ce siècle.

Vos détracteurs qui apprennent que le Parti socialiste a un projet vous disent il était temps. Alors pourquoi le Parti socialiste a mis autant de temps et a vu passer autant de crise économique, géopolitique environnemental pour proposer sa vision pour le futur du pays ? Écoutez, vous le disiez dans l'introduction, le Parti socialiste n'a pas de candidat encore, mais il a un projet.

Et donc moi, pour l'instant euh mon candidat, c'est le projet et ce projet qui a été validé à 83 % de nos militants sera celui qui sera défendu par notre futur candidat à l'élection présidentielle. Ce projet, il a une légitimité, moi je la défendrai. Il est issu d'un processus de refondation ambitieux que j'ai conduit sur plus d'un an avec l'ensemble des sensibilités de notre parti.

Donc maintenant, plus personne ne pourra dire que le Parti socialiste n'a pas de programme, ne travaille pas. Nous avons un projet euh il est ambitieux et j'appelle tous les militants euh de gauche et puis tous les Français à le lire, à s'en emparer. Mais comment pouvez-vous vous assurer que un Raphaël Guxman qui porte sa propre vision pour la France ou un François Hollande qui sera peut-être candidat, un socialiste mais qui n'est pas sur la même ligne que vous respectera ce projet n'ira pas juste piocher quelques éléments.

Bien, je leur dis que ce projet bénéficie d'une double légitimité. la légitimité d'abord d'avoir été travaillé sur le long cours par tous les militants et plus largement les sympathisants du Parti socialiste et la légitimité d'avoir été approuvé à 83 %. Donc ils ne peuvent pas s'en laver les mains.

Il faudra qu'il se l'approprie et le récupère et moi j'y veillerai. Une dernière question en quelques mots. Les militants PS seront donc sollicités le le 9 juillet prochain pour décider de la stratégie présidentielle primaire ou non, avec qui qui doit voter.

Mais le PS, on l'a dit, est divisé. Certains cadres du parti soutiennent déjà Raphaël Gluxman. Vous avez d'autres comme François qui donc se préparent, disent se préparer.

Est-ce qu'il y aura un seul candidat socialiste ou social-démocrate à cette présidentielle ? Ben moi, je le souhaite. J'ai fait le projet euh avec euh beaucoup euh d'autres et je souhaite que le Parti socialiste est maintenant un candidat et il faudra un processus de départage démocratique.

On peut appeler ça une primaire, mais qui départage et qui choisissent un candidat dans l'espace socialiste. Et la question d'avoir en partie être tranché ce soir. Merci donc au député socialiste d'avoir répondu à notre invitation.

Merci également à vous Adrien Tolet. Ter.