Bruno Le Maire & Gilles Kepel à Cannes | Conférence exclusive Le Cercle by Everfair
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 71 %Attaque 17 %Défensif 12 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 14:34OuverteRéponse directe
Comment analyser la situation au Moyen-Orient et son impact sur le monde ?
- 20:24OuverteRéponse directe
Quelle est votre lecture de la remilitarisation du monde et son impact sur la France ?
- 31:16OuverteRéponse directe
Comment envisagez-vous une Europe à 6 membres ?
- 40:00OuverteRéponse directe
Quelle est votre analyse de la crise industrielle et sociale en France ?
- 51:30OuverteRéponse directe
Comment reconstituer l'offre politique en dehors du RN et de LFI ?
- 1:00:13OuverteRéponse directe
Quelles réformes pour l'institution judiciaire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 21:51Fait
« Quand elle sort de la deuxième guerre mondiale, le light motive sait plus jamais ça. Et elle s'engage donc dans la voie de la démilitarisation. »
- 25:30Fait
« Une seule raison. une seule parce que Krishing Ping a dit c'est la ligne rouge absolue. Vous faites ce que vous voulez en Ukraine. 35000 morts par mois, j'en ai rien à faire. »
- 27:39Chiffre
« Le président de la République donnerait-il l'autorisation à SNLE à 100 m de profondeur de remonter à 20 m pour tirer depuis les 20 m de profondeur un missile M51 capable de raser en un quart de seconde une surface trois fois supérieure à celle de la ville de Moscou. »
- 28:24Chiffre
« Donald Trump fait une grande déclaration, le fameux Liberation Day en disant "La Chine c'est scandaleux sur capacité industrielle, je vais leur mettre dans la figure un droit de dou à 80 %." »
- 29:06Fait
« Désolé, vous n'en aurez plus et vous ne pourrez plus rien faire. Résultat, 0 % de droit de douane sur les produits chinois. »
- 34:54Fait
« On va ouvrir des centres de données qui vont stocker vos données qui sont sur vos iPhones. Donc vos données de santé, vos données médicales, vos données personnelles, les informations sur votre consommation, vos habitudes de transport, vos habitudes de vie, vos préférences de lecture, de film, de musique. »
- 37:50Chiffre
« Le marché des consommic conducteurs est estimé pour la seule Europe à 1200 milliards d'euros par an. »
- 44:22Chiffre
« Elle est passée d'un peu plus de 20 % de notre richesse à à peine 10 %. »
- 49:26Promesse
« Il est évident que nous devrons travailler plus longtemps, repousser l'âge auquel on part à la retraite, mais ce sont des évidences et ce sera 65 ans, peut-être 66, peut-être 67. »
- 56:30Fait
« Nous avons fait des réformes là où il fallait des révolutions. Nous avons apporté des modifications là où il fallait transformer complètement le système. »
- 1:03:08Fait
« Les 3/4 de nos dépenses publiques passent dans le social. Des allocations, des aides, de la gratuité, des retraites indexées sur l'inflation. Ça n'existe nulle part ailleurs. »
- 1:03:08non_speechChiffre
« Les 3/4 de nos dépenses publiques passent dans le social. Des allocations, des aides, de la gratuité, des retraites indexées sur l'inflation. Ça n'existe nulle part ailleurs. »
- 1:04:36non_speechFait
« L'Allemagne est en train d'exploser ses dépenses de défense et que nous ça augmente petit à petit, nous allons avoir un problème dans 5 ou 10 ans si nous ne sommes pas et nous ne restons pas la première armée en Europe. »
- 1:16:57non_speechFait
« Aucune raison que en France, nous soyons le seul pays qui oblige l'État à financer le logement des étrangers en situation irrégulière. »
- 1:18:24non_speechChiffre
« Doubler la franchise médicament de 50 centimes à 1 € ça rapporte 3 milliards d'euros par an. »
- 1:23:33non_speechChiffre
« Le PNB allemand c'est 4500 milliards d'euros par an. Le PNB français 3500. Les deux ça fait 8000 milliards. Les États-Unis c'est 35000 milliards. »
- 1:29:13non_speechChiffre
« Nous avons ramené l'impôt sur les sociétés 33,3 à 25. »
- 1:29:58non_speechChiffre
« Le PFU c'est ceux qui s'imposent comme fiscalité à tous ceux qui se versent des dividends. Donc des millions d'entrepreneurs, d'indépendants, d'artisans parfois très modestes. Je l'ai fixé à 30 %. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[musique] [musique] [musique] [applaudissements]
Alors, [raclement de gorge] merci d'être présent avec nous ce soir malgré cette température difficile à supporter. On annonce une diminution des températures demain, mais je suis évidemment très honoré et très très fier aussi d'accueillir Bruno Lemire que vous connaissez évidemment pour avoir été le remarquable ministre de l'économie et des finances qui s'est battu pendant toutes ces crises pour faire face à à des moments politiques difficiles et que j'ai eu la chance de pouvoir inviter grâce à celui désormais que vous connaissez puisqu'il était présent.
à la conférence de Gérald Darmanin au mois novembre dernier et qui m'a permis d'établir ce contact avec Bruno Lemire, mon ami vraiment auquel je tiens beaucoup et auquel je suis très attaché pour cette cette conférence qu'il va animer avec Bruno Lemire. Je voudrais vous dire, si vous le permettez, avant la prise de parole qui va être peut-être filmée sur YouTube, dire que Bruno Lemè pour moi c'est un une personnalité politique un peu hors des normes. Vous avez entendu le le les les discours qu'il y a pu avoir, le bashing sur sur Emmanuel Macron. Il aura l'occasion, j'espère, de s'exprimer sur les sujets sur lesquels vous vous l'interrogerez.
et je suis ravi de l'avoir parce que parce qu'il a une vraie vision, il a un vrai un vrai une vraie feuille de route en tête pour ce qu'il faudrait faire demain pour essayer de bouleverser l'organisation de de l'État. Alors mesdames, messieurs et chers cher Gilles, cher Gilles Képel et cher Bruno Lemire puisque tu m'as permis de te tutoyer. Je suis évidemment particulièrement heureux tous les deux de vous accueillir ce soir au sein du cercle et lorsque nous avons imaginé ce cercle, je refais un peu de communication sur le cercle, certains se sont interrogés.
Alors, pourquoi un groupe qui intervient dans l'assurance, le financement, le conseil, l'immobilier de prestige et l'accompagnement des dirigeants consacrerait-il du temps, de l'énergie et des moyens à exercer, organiser pardon, des rencontres intellectuelles, économiques et politiques ? La réponse cher Gilles et cher Bruno, elle est simple parce que nous vivons une époque où l'expertise technique ne suffit plus parce que nous sommes entrés dans un monde où comprendre les grandes transformations géopolitiques, économique et sociétale est devenu une condition de réussite.
Parce que conseiller un dirigeant, accompagner une entreprise ou investir dans un territoire exige aujourd'hui davantage qu'une connaissance des marchés. Cela exige une compréhension profonde du monde et c'est précisément la vocation du cercle. Vous le savez, on a on a reçu de nombreux politiques et économistes Nicolas Bouzou, Frédéric Canel, Raphaël, Gérald Armanin et au côté de Gilles Kppel. Et donc aujourd'hui l'idée c'est que créer une fenêtre ouverte dans le monde économique et le monde politique est à la fois difficile. C'est difficile aussi entre les territoires et les centres de décision. créer une fenêtre ouverte entre la France et le reste du monde.
Créer enfin un lieu où celles et ceux qui agissent puissent rencontrer celles et ceux qui décident, qui pensent, qui influencent les grands équilibres contemporains. Cette démarche, elle n'est pas accessoire, elle est au cœur même de notre projet entrepreneurial. Chez Everfer, nous sommes convaincus que pour bien conseiller nos clients, il faut d'abord comprendre le monde dans lequel ils évoluent. Chez Everfir, nous sommes convaincus qu'il faudra aussi comprendre ses fractures, comprendre ses opportunités, comprendre ses risques, comprendre ses mutations et forcer de constater que ce monde est devenu plus difficile à lire qu'il ne l'a probablement jamais été depuis des décennies.
Pendant longtemps, nous avons vécu avec l'illusion d'une certaine stabilité. Nous pensions que les équilibres internationaux étaient acquis. On a vraiment le désir de vous entendre tous les deux sur ces équilibres. Nous pensions que les alliances étaient durables. Nous pensions que le progrès économique avançait dans une direction relativement prévisible. Nous pensions que la mondialisation suivait une logique rationnelle. Nous pensions que l'Europe progresserait naturellement. Nous pensions que l'Occident resterait le centre incontesté du monde. Aujourd'hui, plus rien n'est évident.
Aujourd'hui, les repères se brouillent, les alliances se déplacent, les centres de gravité changent, les certitudes disparaissent. Comment penser le monde lorsque la première puissance mondiale accepte qu'une puissance étrangère participe au futur financement, au financement pardon des futurs avions présidentiels ? J'imagine que vous avez tous vu le nouvel avion du du président Trump. Comment penser le monde lorsque les rapports de force qui semblaient figés encore quelques années se recomposent à une vitesse inédite ? Comment penser le monde lorsque le golf devient l'un des grands centres de décision économique, technologique et diplomatique de la planète ?
Comment penser le monde lorsque les régimes que l'on croyait durablement marginalisés retrouvent progressivement une place dans les équilibres internationaux ? Comment penser le monde lorsque l'Europe demeure une puissance économique majeure mais peine encore à parler le langage de la puissance politique ? Ces questions, elles ne sont pas théoriques. Elles concernent nos entreprises, nos investissements, nos territoires, notre souveraineté. Elles concernent l'avenir de nos enfants. Dans un tel contexte, nous observons souvent deux réactions. La première est la peur. La seconde, l'agitation. Et malheureusement, l'agitation est parfois présentée comme une qualité.
Maintenant, on appelle cela l'agilité. C'est à la mode. Pour ma part, j'observe souvent autre chose. J'observe une époque où l'inconstance a parfois remplacé la réflexion, où la réaction immédiate remplace l'analyse, où le commentaire remplace la connaissance. Or, dans les périodes de bascule historique, les sociétés ne progressent pas grâce aux commentateurs. Elles progressent grâce aux connaisseurs, grâce à celles et ceux qui ont étudié les phénomènes avant de les commenter. Grâce à celles et ceux qui ont exercé des responsabilités avant de donner des leçons. Grâce à celles et ceux qui savent distinguer le bruit du signal.
C'est précisément la raison pour laquelle nous avons décidé de recevoir et souhaiter ardemment la venue de Bruno Leire que je vous remercie encore une fois d'applaudir.
[applaudissements]
Son parcours Son parcours parle de lui-même. Il a exercé les plus hautes responsabilités de l'État. Il a été député, ministre, ministre de l'agriculture puis ministre de l'économie et des finances pendant près de 7 années. 7 années au cours desquelles la France a connu une succession de crise exceptionnelle. la pandémie, la crise énergétique, le retour de l'inflation, la guerre en Europe, les bouleversements industriels, les tensions sur les chaînes de valeur mondiale. Et je voudrais te dire Bruno ici devant cette assemblée que je me souviens de ce jour où le personnel, très anxieux de voir ce qu' allait devenir l'avenir de notre office notarial.
En moins de 8 jours, Bruno, nous avons obtenu ce que tu avais pensé pour nous les entrepreneurs. Un PGE de 750000 € qui a mis à l'abri 29 salariés juste en face de cet hôtel, le Gré d'Albion dans la magnifique boîte à l'époque que je dirigeais, Claris Notaire. Ces événements, Bruno Lemè ne les a pas observé et commenté depuis un plateau de télévision. Il les a géré, il les a arbitré, il les a affronté, il l'a fait sans jamais se réfugier dans le confort du silence.
À une époque où le silence assourdissant de certains responsables peut parfois inquiéter autant que les excès de paroles d'autres, Bruno Lemire a toujours choisi de participer au débat public avec ses convictions, avec ses analyses, avec cette qualité devenue rare dans notre vie publique, le sens de la mesure. Car la mesure n'est pas la tièdeur. La la mesure est souvent le courage de résister aux emballements du moment, aux simplifications excessives et aux passions passagère. Bruno Lemer est à cet égard un homme de mesure et cela crée une différence fondamentale.
Mais Bruno Lemè est aussi un homme de pensée, un homme de culture, un homme qui continue d'écrire ce que j'essaie tous les jours d'enseigner à ma fille Bruno, cette remarquable ce remarquable talent dont tu es doté de cette magnifique écriture qui est la tienne. Tu fais partie de ces rares politiques car il en existe malheureusement que très peu. C'est un plaisir savoureux, délicieux tous les jours de te lire. Du premier au dernier ouvrage, je n'en ai pas manqué un. Son dernier livre en témoigne, je vous invite à l'acheter.
À travers cet ouvrage, il poursuit une réflexion entamée depuis longtemps sur la France, sur l'Europe, sur la puissance publique et sur les transformations profondes de notre époque. Dans un monde saturé de réactions instantanées, prendre encore le temps d'écrire est déjà une forme de résistance intellectuelle dans un monde dans dans et c'est précisément ce regard pardon que nous souhaitons entendre ce soir car il existe un fil conducteur dans l'ensemble du parcours de Bruno Lemire. Ce fil, c'est l'Europe, tu me le disais tout à l'heure dans la voiture. Une Europe que tu n'as jamais considéré comme une contrainte mais comme une ambition.
Une Europe qui l'a toujours pensé comme un levier de puissance. Une Europe qui demeure probablement l'un des enjeux majeurs des prochaines décennies face aux États-Unis, face à la Chine, face aux nouvelles puissance émergente, face au défis technologiques, face au défis énergétiques, face au défis de souveraineté, face au défi du choix entre la puissance et l'effacement. Et cette question mérite d'être abordée avec ceux qui ont eu à la porter au plus haut niveau. Alors, évidemment, nous pourrions terminer ce propos en évoquant 2027. Nous pourrions rejoindre le grand concours national des hypothèses présidentielles. Chaque semaine apporte son nouveau candidat.
Chaque semaine apporte son nouveau favori. Chaque semaine apporte sa nouvelle certitude. Mais au fond, la question n'est pas là. La France n'a pas besoin d'un 39e candidat. Elle a besoin d'un rassembleur. Elle n'a pas besoin d'une candidature supplémentaire. Elle a besoin d'une vision supplémentaire. Elle n'a pas besoin d'un homme ou d'une femme qui parlerait à une moitié du pays contre l'autre. Elle a besoin de quelqu'un capable de parler à la France toute entière, à la France qui entreprend comme à celle qui doute.
Combien de fois ne t'ai-je entendu Bruno avec cet optimisme lucide, responsable mais qui donnait envie d'aimer encore notre pays à la France des métropoles comme à celle des territoires. À la France qui croit entre en l'Europe comme en celle qui s'interroge, à la France cher Bruno qui demande davantage d'autorité mais aussi davantage de protection à la France. qui veut du mouvement mais aussi de la stabilité. Et si demain Bruno Lemire décider non pas d'être un candidat parmi d'autres mais d'être celui qui tente de rassembler ses différentes Frances.
Alors, je veux lui dire ici et je veux te le dire personnellement, très simplement que tu pourrais compter sur mon soutien personnel et celui du cercle. Parce que les périodes de bouleversement réclament davantage que des ambitions. Elles réclament des bâtisseurs, des femmes et des hommes capables de construire des ponts entre les générations, entre les territoires, entre l'économie et la politique, entre la France et l'Europe, entre le réel et l'Espérance. Mesdames, messieurs, chers amis, c'est précisément l'esprit du cercle.
Faire dialoguer des mondes qui s'ignorent parfois, créer des passerelles là où d'autres construisent des frontières et tenter modestement d'apporter un peu de compréhension dans un monde qui en manque cruellement. Cher Gilles Képel, cher Gill, cher Bruno Lemire, merci encore une fois d'avoir accepté l'invitation du cercle et de ce travail depuis maintenant plus d'un an et demi, mais même avant, puisqu'on avait reçu bien des personnalités comme Daniel Cohen qui me disait d'ailleurs que le débat public était malheureusement altéré par la montée massive du réseau social et des commentaires instantanés. Merci d'avoir accepté notre invitation.
Nous sommes très très honorés de vous accueillir tous les deux parce que vous êtes deux grandes personnalités. Merci. Je vous remercie encore. [applaudissements]
[applaudissements]
Merci beaucoup euh mon cher Philippe pour ces propos liminaires très enthousiasment. On va essayer d'être au niveau que tu as que tu as indiqué. Merci à toutes et tous d'être venu et d'avoir bravé la canicule et bien sûr merci à Bruno d'avoir honoré la ville de Cann de ta présence. C'est peut-être parce que tu es venu qu'il fait si chaud, tu as réveillé cette ou bien ton départ. Si demain matin ça tempure baisse, nous saurons ce qu'il Alors, nous avions convenu tous deux de d'articuler ce débat qui est une sorte de variation sur le thème vébérien du savant et du politique. Par que Bruno est plus ou moins sinon plus savant que moi que et moi moins politique que lui.
selon quatre quatre thèmes en d'une certaine manière en antonois en commençant par l'état du monde aujourd'hui qui est particulièrement préoccupant en réfléchissant ensuite sur la situation de l'Europe pour laquelle Bruno a annoncé vous l'avez vu dans son entretien à Nice matin un certain nombre de visions et ensuite la situation française de manière globale notamment la question des inégalités de la pauvreté d'une jeunesse qui se marginalise aujourd'hui et de du des de cette France qui se divise euh de euh de façon très préoccupante, très nouvelle.
Et ensuite et bien évidemment on on finira avec la question de du politique de qui va s'ouvrir à partir du début de l'année et ce clore en au printemps prochain dans un angle. Donc tout d'abord et du fait de ma spécialisation depuis maintenant une cinquantaine d'années sur les sujets du MoyenOrient, on va peut-être commencer par ça puisque la situation au Moyen-Orient est particulièrement paradoxale et elle est très révélatrice par-delà le Moyen-Orient lui-même d'un bouleversement gigantesque du monde, probablement d'une ampleur que nous n'avons jamais connu depuis certainement 1989 et même 198 et même 1945. La fin de la seconde guerre mondiale, c'est le plus jamais ça du nazisme.
C'est le le la cré ça sera suivie par la création d'Israël, le le massacre du peuple juif, l'holocauste, la choa comme on l'a appelé de diverses manières. C'est ensuite les deux blocs euh de l'est et de l'ouest qui s'effondrent en 1989 avec la chute du mur de Berlin. Et ensuite donc on entre dans une période d'incertitude qui a été analysée de manière un peu différente par deux espèces de visionnaires opposés à la au courant du siècle.
D'un côté Francis Fukuyama qui estimait qu'on était dans la fin de l'histoire, ce concept hégélien où il n'y aurait plus véritablement de contradiction mais dans chaque pays du monde, un parti démocrate et un parti républicain qui ferait des primaires et présenterait des candidats, je caricature à peine et de l'autre peut-être plus de manière incisive Samuel Huntington qui annonçait un clash de civilisation par-delà l'affrontement entre communisme et euh et capitalisme. Alors, ça n'est ni l'un ni l'autre certainement, mais ce que nous avons vu au cours des mois écoulés euh semble quand même une accélération de l'histoire tout à fait extraordinaire.
Euh si euh peut-être on peut prendre comme point de départ et c'est ça sur quoi je voudrais peut-être que Bruno réagisse le 7 octobre 2023, c'est-à-dire le moment où la selon l'un des termes que j'utilise pour le décrire la radiagromiste du Hamas est déclenchée au sud au sud d'Israël avec le sentiment finalement que le les juifs qui avaient euh trouvé dans l'état d'Israël un refuge, un sanctuaire s'y trouve de nouveau massacré, prise en otage, tué comme cela été. Et ensuite la réaction massive de Bibi Netaniao, les dizaines de milliers de morts de la bande de Gaza et ensuite un cycle qui va s'aggraver sans cesse et qui aboutira à travers diverses itérations à la situation actuelle.
une situation actuelle dans laquelle la décision américaine et israélienne de prendre l'initiative d'une offensive contre l'Iran militaire le 28 février qui commence par la liquidation de l'ayatola Hamenei et donc beaucoup d'entre nous moi compris avaient cru que cela allait avoir une une influence décisive et bien en fait l'influence décisivisme il y en a une mais ça n'est pas celle que nous anti Pion, c'est-à-dire que ça n'a pas été la liquidation de la République islamique comme beaucoup le croyaient, mais au contraire la mise en avant de la relativisation désormais du pouvoir américain et y compris avec l'aide israélienne et le fait que des armes gigantesques finalement étaient prises en otage euh de mode non euh comment dire non autorisé ou non attendu de faire la guerre.
prendre en otage les pays voisins, bloquer le détroit d'Ormousse, bloquer l'Organisation mondiale du commerce, l'approvisionnement de l'humanité en pétrole et cetera et l'utilisation aussi d'armes du pauvre.
euh les drones notamment euh qui finalement se sont avérés plus efficients que le gigantesque machine militaire euh construite et mis en œuvre par les États-Unis dans une conjoncture et je terminerai par où euh on observe un petit peu un phénomène comparable entre le géant certes vieillissant russe et l'Ukraine où la masse de la machine russe finalement aujourd'hui Oui, depuis quelques jours d'autant plus semble très fortement misise à mal par la fait que le fait que donc les les Ukrainiens utilisent des drones de plus en plus efficients qui sont en train aujourd'hui de mettre en péril la semble-t-il la le maintien même au pouvoir de Vladimir Poutine.
Donc ma question serait de de demander à Bruno comment est-ce qu'il il analyse ce type de de phénomène aujourd'hui par-delà la dimension. Bon, j'ai j'ai esquissé les éléments interprétatifs, mais euh comment est-ce que tu euh tu vois ce ce phénomène ?
Non seulement pour le monde, est-ce que c'est un on vit dans une période que nous n'avons jamais vécu, même si je suis un peu plus âgé que toi, donc je retrouver encore un peu plus de profondeur historique et quel dans quelle mesure est-ce que cela peut impacter et impacte que c'est ça impacte effectivement comment vois-tu l'impact que ça a sur notre pays avant que nous ensuite déclignons ça à travers les enjeux européens puis français puis politiques ? Merci. Merci cher Gill, merci à Philippe de son accueil et merci à toutes et à tous de prendre un peu de temps pour venir nous écouter tous les trois ce soir.
La question que tu poses Gill est probablement la question fondamentale et celle qui devrait déterminer tous les débats politiques à quelques mois de l'élection présidentielle. Je trouve qu'on préfère parler de climatiseur, ce qui est certainement très important mais je pense que pour votre avenir, pour celui de vos enfants, de vos petits enfants, il est surtout très important que le prochain chef de l'État sache où il va emmener la France sur la scène internationale et sur la scène européenne. Ma lecture, elle est très simple et tu l'as dit d'ailleurs toi-même.
L'Europe est sortie totalement meurtri, choquée au sens le plus profond du terme de deux guerres mondiaes, de conflits mondiaux qui l'ont laissé littéralement anéanti physiquement, économiquement, moralement. Quand elle sort de la deuxième guerre mondiale, le light motive sait plus jamais ça. Et elle s'engage donc dans la voie de la démilitarisation. Dans le fond, les armes n'apportent que du chaos et que du malheur. Et donc, il faut éviter de se militariser, ça ne sert à rien.
La preuve, lorsque on essaie de mettre en place une communauté européenne de défense en 1954 comme première étape de la construction européenne, ça échoue parce que c'est forcément le mauvais point de départ pour une Europe traumatisée par la guerre et qui ne veut plus entendre parler des armes. démilitaris, transfert de notre protection aux États-Unis, mise en place de l'OTAN. Je mets de côté la France qui grâce à l'intuition génér génale du général de Gaulle a conservé une capacité militaire et surtout une capacité de dissuasion nucléaire. Mais sinon, dans le fond, on ne veut plus entendre parler de conflit militaire. Ça nous a fait trop de mal.
Le seul conflit à l'époque, c'est celui entre l'Union Soviétique et les États-Unis. Or, l'histoire à ce moment-là, et c'est là qu'elle est passionnante même pour une petite fille de l'âge de ta fille, l'histoire semble nous donner raison parce qu'au bout du compte, nous gagnons. Le mur de Berlin s'effondre en 1989, l'ennemi soviétique disparaît. Et Fukuyama, tu l'as cité, nous dit "C'est la fin de l'histoire. Vous avez gagné. Les démocraties libérales ont gagné. Et finalement, le paris presque métaphysique qu'avait fait l'Europe en 1945 était le bon se démilitariser, confier sa sécurité aux États-Unis d'Amérique et attendre que l'Union soviétique tombe.
Le drame que nous vivons aujourd'hui, c'est la remilitarisation du monde. Ça se résume en un seul mot, la remilitarisation du monde. Pourquoi ? Parce que malheureusement Fukuyama a eu tort et Samuel Huntington, l'autre philosophe et géopoliticien américain, a eu raison car lui avait dit "La disparition d'un ennemi va automatiquement en faire naître un autre. exite l'Union soviétique, place à ce que personne n'avait vu venir, la superpuissance chinoise. Cette militarisation que nous voyons aujourd'hui n'est que la conséquence du phénomène qui nous balote tout et tous, y compris dans nos vies quotidiennes. La lutte à mort pour l'hégémonie mondiale entre la Chine et les États-Unis d'Amérique.
Et c'est à travers cette optique là qu'il faut lire tous les conflits actuels, l'Iran, l'Ukraine, Israël, Gaza. Tout peut être lu à travers l'optique de cette compétition à mort pour l'hégémonie mondiale entre la Chine et les États-Unis qui conduit à la remilitarisation de toutes les activités de la planète. Le conflit iranien, vous n'y comprenez rien. Si pas compris que derrière l'Iran, il y a en backup la Chine et que dans le fond, la Chine est là qui dit à l'Iran, "Tu peux aller jusque là mais pas plus loin. Après, je stoppe mes achats de pétrole et tu n'as plus de liquide qui rentre dans les caisses de ton état." Posez-vous cette question.
Comment je fait-il que la Russie de Vladimir Poutine, première puissance nucléaire militaire de la planète avec les États-Unis d'Amérique, n'est pas écrasé en 15 secondes l'Ukraine ? Une seule raison. une seule parce que Krishing Ping a dit c'est la ligne rouge absolue. Vous faites ce que vous voulez en Ukraine. 35000 morts par mois, j'en ai rien à faire. Des massacres en veuxu en voilà. None of my business. Un conflit qui dure, pas de problème. Mais la ligne rouge, c'est que vous n'utilisez pas une arme nucléaire. Tout ce qui se passe à travers la planète doit être lu à travers cette rivalité entre la Chine et les États-Unis d'Amérique. Pas de chance pour nous.
Cette militarisation, elle nous laisse malheureusement complètement démuni puisque nous on a abandonné toute idée de militarisation. D'abord, on manque d'armes. C'est le premier élément de la militarisation. Or, comment, on s'aperçoit qu'il pourrait arriver qu'un jour la Russie décide de frapper un état du nord de l'Europe et qu'il pourrait arriver que les États-Unis ne viennent pas nous protéger, bah là, on est en train de se dépêcher pour se dire il faut peut-être qu'on achète des canons, des drones, des missiles pour faire face à une attaque russe. Alors, vous me direz là aussi, mais l'intérêt de notre échange, c'est de pousser la réflexion le plus moins possible.
Ah, mais on a le parapluie nucléaire français. Je vous pose là aussi une question. Admettez qu'un missile hypersonique russe vienne frapper même une ville française, même une ville française et je ne parle pas d'une ville allemande ou d'une ville italienne. Efface disons 15 20 morts. Le président de la République donnerait-il l'autorisation à SNLE à 100 m de profondeur de remonter à 20 m pour tirer depuis les 20 m de profondeur un missile M51 capable de raser en un quart de seconde une surface trois fois supérieure à celle de la ville de Moscou. Non.
Donc la seule vraie Rost, c'est celle qui permet de dire "Vous avez envoyé un missile, je en renvoie 10 et j'ai des missiles de moyenne portée de 2000, 3000 5000 km capable de frapper le territoire russe. Est-ce que l'Europe en a ? Zéro. Donc premier effet de la remilitarisation du monde, il faut qu'on se remilitarise nous aussi à marche forcée puisqu'on ne peut pas compter ni sur nos propres capacités ni sur les capacités américaines. Ce que je dis pour les armées vaut aussi pour le commerce. Regardez la différence de traitement Chine Europe.
Donald Trump fait une grande déclaration, le fameux Liberation Day en disant "La Chine c'est scandaleux sur capacité industrielle, je vais leur mettre dans la figure un droit de dou à 80 %. Tous les objets chinois de la petite poupée jusque au véhicule électrique en passant par le robot mixeur, il rentre aux États-Unis 80 % de taxe. Bam ! Plus rien ne rentrera. Combien est-ce que la Chine va payer finalement de droits de douane pour rentrer aux États-Unis ? Zéro. Pourquoi ? Parce que Kishing Ping, lui, croyez-moi, je l'ai rencontré à plusieurs reprises, il a compris que seul comptait le rapport de force et que le monde s'était remilitarisé.
Donc il a fait savoir à l'administration américaine, pas de problème, vous me mettez 80 % de droit de douine sur mes produits, pas de problème. Mais comme vous êtes à 100 % dépendant des terres rares chinoises, le lithium, le cobalt, le germanium, tout ce avec quoi vous faites vos produits à base de silicium et tout ce à partir de quoi vous faites fonctionner votre tech valé. Du côté de San Francisco, de Los Angeles et de la Napa Vallée. Désolé, vous n'en aurez plus et vous ne pourrez plus rien faire. Résultat, 0 % de droit de douane sur les produits chinois.
En revanche, quand il fait la même chose et qu'il convoque la présidente de la Commission européenne sur son Golf en Écosse et qu'elle lui dit ça va être 15 % de droit douane alors même que la balance commerciale entre les États-Unis et l'Europe est défavorable à l'Europe car dans une balance commerciale il y a deux choses. Il y a des produits manufacturiers et puis il y a des produits non manufacturiers, notamment tout ce qui se trouve sur votre iPhone, votre utilisation d'Amazon, de Google ou de Microsoft. Donc si vous mettez les deux, en fait, on est largement déficitaire. Mais comme on avait aucune arme à pointer sur monsieur Trump, et bien nous payons. Nous payons.
Et je pourrais multiplier les exemples de cette militarisation du monde qui fait deux vainqueurs, la Chine et les États-Unis et un grand perdant, l'Europe et la France. C'est la transition toute trouvée pour la de la le deuxème thème de notre conversation. donc qui prolonge ça. Comment est-ce que tu vois la capacité de l'Europe à fonctionner dans ce monde dont nous avons esquissé les nouvelles lignes de faille ? Tu as notamment déclaré dans ton entretien avec Nice Matin il y a de jours que tu voyais une Europe à 6 membres, enfin six six points forts. Comment est-ce que tu envisages que cela puisse se passer concrètement ? C'estàd que que deviendraient les 21 autres ?
Penses-tu qu'ils en seraient ravis ? Est-ce que tu vois une Europe à plusieurs vitesses ? Comment est-ce que tu tu envisages le fonctionnement d'une Union européenne dans ce contexte nouveau et face à ces défis ? Alors il y a il y a peu de choses si me connais très bien sur lesquelles je sois catégorique. En général, j'admets le doute, la discussion mais sur l'Europe, je suis catégorique. C'est une question de vie ou de mort. On continue à 27, c'est fini. Je vais vous dire, allez à la plage, profitez du bonheur d'habiter à Cann et sur la côte d'Azur. Mettez vos enfants à l'abri, cultivez votre jardin, mais vous occupez plus de politique, c'est foutu.
Je je vous le dis vraiment comme je le pense car l'Europe [grognement] à 27 est incapable de prendre des décisions à la hauteur de ce qui est demandé et à la hauteur de ce qui est exigé pour nous protéger. Donc je propose que nous passions à une Europe à 6. Alors, elle sera dans l'Europe à 27 bien entendu, elle restera ouverte aux autres. Mais cette Europe à 6, elle nous permettra sur un nombre de sujets restreint de nous mettre en ordre de bataille, d'avancer et d'obtenir des résultats. Et je vais vous donner des exemples extrêmement concrets. Cette Europe A6 pour moi devrait rassembler l'Espagne et l'Italie, deux grands pays du sud pour traiter le sujet migratoire.
La France et l'Allemagne qui ont toujours été le moteur de la construction européenne, la Pologne parce que c'est le pays qui est réussi à l'est. et les Pays-Bas parce que c'est le pays qui est réussi technologiquement. Ces États à mes yeux devraient se doter d'une constitution pour définir leur mode de fonctionnement, savoir qui décide sur tel et tel sujet. à mes yeux devrait choisir à terme une nouvelle capitale pour fuir Bruxelles qui est la capitale la technure mais pas la capitale de la politique.
Après tout la BCE a une capitale Francfort, le Parlement européen a une autre capitale, Strasbourg donc on peut très bien envisager que l'Europe politique et pas technocratique est une capitale ancrée dans la mémoire des peuples européens. Ça peut être Rome, ça peut être Paris, enfin au moins une ville qui est de la gueule. J'espère qu'il y a pas de Belge ici parce que enfin je suis pas du tout je parle de la Bruxelles technocratique bien entendu et après il faut choisir un certain nombre de sujets. J'en donne juste un. J'y suis attaché ce que je travaille désormais pour une entreprise d'autres technologies qui s'appelle ASML. C'est la production de semi-onducteurs sur le sol européen.
À 27, croyez-moi, quand vous faites face à la Chine et aux États-Unis où il y a des géants de plusieurs milliers de milliards de dollars qui décident tout seul en 24 heures, oubliez. Jamais vous prendrez les décisions suffisamment rapidement. Pourquoi c'est si important que ça les semi-conducteurs ? C'est le pétrole du 21e siècle. C'est ce qui va faire tout marcher. Les caméras qui nous filment, les lampes qui nous éclairent, vos iPhones qui vous renseignent sur lesquels vous passez allez 4h si vous êtes un petit consommateur, 6 7h si vous êtes un consommateur normal, 10h si vous êtes un consommateur vraiment addictif.
Et votre journée aujourd'hui, c'est moins de temps avec les gens qui vous entourent qu'avec votre iPhone. Pas pour 80 % de la population, pour 100 % de la population possédant un iPhone, vous passez plus de temps avec votre iPhone qu'avec n'importe quel autre membre de votre entourage. Cet iPhone, sa valeur, c'est les micro chips, les semi-conducteurs qui sont dedans. Nous n'en produisons pas. Tout le monde parle des data center qu'il faut construire partout en Europe. Je suis archi pour. Il faut juste savoir ce que nous voulons être. On va ouvrir des centres de données qui vont stocker vos données qui sont sur vos iPhones.
Donc vos données de santé, vos données médicales, vos données personnelles, les informations sur votre consommation, vos habitudes de transport, vos habitudes de vie, vos préférences de lecture, de film, de musique. Tout ça est stocké à une valeur considérable. absolument considérable. C'est beaucoup plus important comme valeur que n'importe quel produit manufacturier aujourd'hui. Donc il faut les stocker pour pouvoir les utiliser. Il faut des data center. On va en construire en France. Ça va consommer beaucoup d'espace, beaucoup d'eau pour refroidir le data center, surtout s'il fait très chaud et énormément d'énergie. C'est pour ça que la France est remarquablement placée.
Nous avons l'énergie nucléaire pour faire tourner les data centers. Mais dans ces data centers, qu'est-ce qu'il y a de la valeur ? Qu'est-ce qui peut nous enrichir nous qui sommes en train de nous appauvrir par rapport aux Américains et par rapport aux Chinois ? Est-ce que c'est le building, l'infrastructure ? Mais absolument pas. Ça vaut rien ça. Or aujourd'hui, qu'est-ce que nous allons faire ? uniquement l'infrastructure. Alors ça va être très bien pour B construction, ça va être très bien pour Vincy. On va faire les fondations, on va construire le data center et on va mettre les RACS avec les données dedans. Valeur, allez, si on est généreux, 10 % de la valeur d'un data center.
Tout le reste les semi-conducteurs qui ont une mémoire, ça vaut une fortune. regarder l'explosion du coup des iPhones et des ordinateurs dans les magasins qui en vendent aujourd'hui, des tablettes, tout ce qui consomme de la mémoire et de la capacité de calcul à partir de la mémoire pour vous envoyer des informations à vous ou à des entreprises. Cette mémoire reliée une capacité de calcul, c'est le semiconducteur. 80 % de la valeur du data center est dans ce semiconducteur. Donc soit nous en produisons en Europe et nous serons riches, soit nous n'en produisons pas et nous nous appuvrirons. Pourquoi je vous dis vous serez riche ? Parce que regardez les marchés qui sont en expansion.
Regardez pardon d'être aussi brutel que ça. Regardez où on peut se faire de la tune nous enfants et les générations qui vont venir derrière. On va pas rester toujours scotché sur nos industries actuelles. Moi, je suis très fier qu'on est le champion mondial du luxe avec LVMH. Je suis très fier qu'on est Airbus. Je suis très fier qu'on ait des activités dans le domaine médical qui sont très performantes. Mais enfin, on va pas continuer à vivre sur nos laurierers. C'est pas ça une nation dynamique, c'est pas ça un continent qui gagne. C'est aller chercher la valeur là où elle va se produire. Le marché des consommic conducteurs est estimé pour la seule Europe à 1200 milliards d'euros par an.
Donc soit c'est nos semiconducteurs, soit ce sont les semi-conducteurs américains. Soit nous sommes un comptoir colonial des États-Unis d'Amérique qui viennent installer chez nous des data centers qui ne peuvent plus ouvrir chez eux et qui rapatrient ensuite toute la valeur chez eux. Soit on crée nos propres semi-conducteurs et dans ce cas-là, c'est nous qui gardons la valeur, les emplois, l'argent, les impôts dont on a bien besoin pour faire tourner nos services publics et notre état de manière générale. Construire des semi-conducteurs, je vous éparne la technique, c'est très compliqué mais on a tout pour y arriver à 6.
Vous avez en France des géants de la fabrique de chiconducteurs qui sont exceptionnels. ST microélectronique agrenoble. Vous avez Infinéon en Allemagne, vous avez les meilleurs scientifiques, les meilleurs cerveaux de la planète sont en Europe, ils sont en France. Allez au CEAI. Le CEA c'est un truc incroyable. Commissariat énergie atomique. Vous trouvez des gens d'une intelligence, une capacité de compréhension totalement exceptionnelle. Vous avez en Belgique un institut qui s'appelle l'IMIMEC qui rassemble aussi parmi les meilleurs cerveaux de la planète. Vous avez et c'est pour ça que je veux que les Pays-Bas soient dans cette alliance à 6 ASML la plus grande entreprise en Europe.
Elle fait quoi ? Elle fait des immenses machines qui font la taille de cette pièce qui coûte 1 milliard d'euros pièces et qui savent graver sur ces semi-conducteurs des données d'une finesse équivalente quasiment à la taille de l'atome de nanomè. Qui sait faire ça d'autre au monde ? Personne. Donc on a tout ce qu'il faut mais il faut le rassembler. Et bien c'est la fin de mon raisonnement cher Gill. À 27 c'est impossible. À 6 on peut y arriver. Alors, comme il faut qu'on avance maintenant on va passer à l'étape suivante qui est celle de la France et notre propre pays.
Non, il se trouve que il y a 2 ans, quittant l'université un peu contraint et forcé, j'ai décidé, je ne suis pas croyant de faire un pèlerinage. Je suis allé à Saint-Gilles Lugar, donc la ville de mon saint patron. Je suis parti de depuis en velet le jour de l'Assomption.
Donc, j'ai assisté à l'émergence la cristallisation de la foi chrétienne effervescente qui partait à Compostelle et je suis descendu sur la faille protestante catholique à Uses qui est encore très présente dans notre société mais qui est plutôt pardon qui qui est excusez-moi la faille protestant catholique excuse pardon qui est encore très présente c'était la religion qui me faisait baisser le ton par respect sans doute et très présent dans notre société. Et ensuite, je suis arrivé à Alè où la mine avait été fermée sous François Mitteran. Pas sa faute, c'est plus et là on voyait comment le paysage avait été complètement dévasté.
Ce département du Gare qui était un département autrefois entièrement communiste par ses élus était désormais entièrement rassemblement désormais entièrement rassemblement national surtout depuis la dernière dissolution. Et d'un côté, on avait des zones de lotissement périurbain sur lequel régnait le RN et de l'autre côté des quartiers HLM déshérités sur lesquels régnait le deal et était répandue la militance islamiste que je connais bien.
Et donc, il m'a quand même frappé de voir comment dans notre société aujourd'hui, nous faisions face à une crise de de faille identitaire terrible qui m'interrogeait sur la façon dont nous étions encore à même du fait de est-ce que c'est le ralentissement de notre capacité productive ensemble ? ce que de faire société et comment on voyait aujourd'hui une jeunesse qui était entrée dans une pauvreté sans véritable moyen de sortie qui démentait tous les scénarios que optimistes qu'on pouvait observer et je me demandais quel était ton ton propre diagnostic sur de ce point de vue-là.
Est-ce que tu penses avant qu'on aborde la question proprement politique qu'on infinit euh que c'est quelque chose euh que justement le projet euh de d'Europa 6, le espèce de réarmement industriel et euh et euh numérique d'une certaine manière que tu prôes, est-ce que tu tu penses qu'il peut servir à sortir de l'impasse dans laquelle nous sommes en train de nous enfir Alors, je crois que oui et je crois ce que je partage comme très souvent totalement ton analyse. Je très provoquant entre nous et l'intérêt c'est qu'on se parle très franchement. Tout le monde pousse des cris d'or frais sur la montée du rassemblant national.
J'ai été élu pendant 15 ans dans une circonscription dans l'heure au sud d'Evreux qui a toujours voté massivement Rassemblement national. C'est une des circonscriptions qui vote le plus Rassemblement national en France et pourtant j'ai été élu. Nous n'avons que ce que nous méritons. Si aujourd'hui les extrêmes sont aussi haut, c'est que nous avons échoué. Donc s'en prendre aux électeurs, vous votez pas bien, ça me paraît pas très malin. Faut essayer de comprendre pourquoi des électeurs qui sans doute aspireraient à voter peut-être différemment ou seraient prêts à voter différemment aujourd'hui exprime une colère, une inquiétude qui est parfaitement légitime.
Bon, la première raison, elle est liée effectivement à l'abandon de la production, qu'elle soit industrielle ou qu'elle soit agricole. Je l'ai vu dans mon département. Quand vous avez une usine qui ferme, vous avez une permanence du rassemblement national qui ouvre. Parce que derrière l'usine qui ferme, c'est toute une vie qui est foutue en l'air. C'est des ouvriers, c'est des agents de maîtrise qui consacré toute leur vie à faire des beaux produits, à faire des portières pour des voitures, à faire des moteurs, à faire des carburateurs et qui tout d'un coup se retrouvent sans rien dire "Vous servez plus à rien." Et vous savez pas quoi ? Très bien parce qu'on a eu une super idée.
On a inventé l'industrie sans usine, grande idée des années 90 mais les élites économiques qui ont vendu ça sont coupables. Nous avons abandonné l'industrie française. Elle est passée d'un peu plus de 20 % de notre richesse à à peine 10 %. Et si j'ai bien une fierté, c'est d'être le premier ministre de l'économie et des finances depuis 40 ans qui a réussi à inverser la tendance. et a relancé la production industrielle dans le pays. Alors ça c'est arrêté en 2024, dissolution, machine arrière toutes. On arrête tout ce qui soutient l'industrie et à nouveau les défaillances reprennent. C'est pitoyable. Mais j'ai baissé les impôts de production. J'ai essayé de simplifier la vie des industries.
Je leur ai permis de se développer quand elle voulait se développer sans autorisation administrative absolument délirante. Nous avons relancé l'apprentissage et montré qu'être ingénieur était probablement le métier le plus intéressant et le plus prometteur aujourd'hui. Donc c'est possible mais ça n'est possible que si cette volonté est totale claire et assumée. Et ça n'est possible que si elle est soutenue par des décisions européennes pour rééquilibrer par rapport à la Chine. Et je reviens à mon premier point depuis notre discussion.
Si vous avez un président de la République en 2027 qui vous dit "Je vais relancer l'industrie et pour ça, j'accepte de supprimer la commission nationale du débat public sur les agrandissements d'usine. Je baisse ces impôts de production qui sont encore cinq fois plus élevés qu'en Allemagne ou qu'en Italie. Je relance les métiers d'ingénieur. Je simplifie la vie des industriels. Je retire le principe de précaution de la Constitution et je le remplace par un principe d'innovation. Déjà, c'est pas mal. Mais c'est pas suffisant. Ce n'est pas suffisant.
Si dans le même temps l'Europe ne dit pas "Je vais imposer à 70 ou 80 % les véhicules électriques chinois qui ont été subventionné pendant 20 ans par l'État chinois, Renault sera racheté par Gil et Stellanti cédera toutes ses usines de production à Biwidi." Mais c'est écrit en il faut vraiment ne pas avoir les yeux en face des trous ou pas regarder la réalité en face pour ne pas comprendre que la Chine avec ses surcapacités industrielles va prendre possession de notre industrie. Moi je serai à la place des Chinois, je ferai exactement la même chose. C'est à vendre à l'encamp. Donc ils prennent donc ça rejoint le cœur de ta question.
Si nous voulons vraiment avoir un avenir industriel, relancer la production en France, c'est un mélange de politique nationale et de détermination européenne qui ne peut être faite qu'à 6. Je continue sur le Rassemblant national par c'est évidemment un sujet qui me tient à cœur. C'est pas le Rassemblant national, c'est comment est-ce qu'on offre autre chose aux français ? Ça fait 40 ans qu'on explique vous savez pas quoi ? On a trouvé une super politique, c'est travailler moins [raclement de gorge] et vous gagnerez.
plus évidemment ça marche pas un enfant de 5 ans le comprendrait mais et beaucoup de politiques on pas compris et continuer à dire le progrès c'est travailler moins et avoir un meilleur salaire bah désolé ça va pas marcher. Nous serons tous obligés de travailler plus et sans doute qu'il faudra une meilleure reconnaissance au travail. sans doute qu'il faudra mieux accompagner en permanence les salariés dès l'âge de 20 ans, ils rentrent sur le marché du travail, ils ont un emploi, il faut leur garder un temps réservé pour se former en permanence vu la rapidité des évolutions technologiques.
Évidemment qu'il faut augmenter les salaires en réduisant les dépenses publiques pour qu'un salaire nette plus élevé et des charges moins lourdes. Je suis même favorable à l'augmentation du SMIC pour donner le signal que ceux qui bossent vont s'en sortir mieux que ceux qui ne bossent pas. Mais on doit sortir d'une idéologie qui a fait croire aux Français queon pouvait garder le même niveau de vie en travaillant moins. Mais ça existe pas et ça n'existera jamais. Et comme en plus on a la chance de vivre plus longtemps surtout dans les Alpes maritimes parce qu'il fait beau, c'est quand même un département qui est magnifique.
C'est vrai dans le Var dans beaucoup de départements du sud condition qu'il ne fasse pas trop trop chaud. Il est évident que nous devrons travailler plus longtemps, repousser l'âge auquel on part à la retraite, mais ce sont des évidences et ce sera 65 ans, peut-être 66, peut-être 67 et on devrait pas pousser des haut cris en disant ça. Faut juste atterrir. Le réel, ça compte. Le drame, c'est que pour 95 % de la politique, ça compte pas. Ce qui compte, c'est les mots, c'est la formule, c'est le buzz. Mais le réel se rattrape toujours. Le réel, c'est que vous produisez de la richesse où vous en produisez pas. Et si vous en produisez pas, vous êtes pauvre.
Le réel, c'est que si vous travaillez moins, vous gagnez moins et vous vous appuvrissez. Le réel, c'est que si vous comptez que sur la dépense publique, bah à la fin, il y en a plus et vous vous appuvrissez. Le réel c'est qu'on vit plus longtemps, donc on devra travailler plus longtemps. Le réel, c'est que l'argent, il est où aujourd'hui ? Il est dans la tech. Voilà. Là, on fait 80 90 % de marge et où de l'argent ne savoir qu'en faire, c'est la tech. Donc si vous êtes pas sur la tech, ben vous gagnerez pas d'argent, vous serez des gag petit. Est-ce que la France va être un pays de gagne petit ? Donc c'est à ce moment-là que nous sommes de notre histoire.
Et ce qui est désolant, c'est que s'il y a bien un pays qui est mieux placé pour être champion de la tech qu'à les meilleurs scientifiques qui dans le fond des jeunes qui veulent bosser du moment que on leur garantit la reconnaissance et la valorisation de leur boulot. qu'il y a des gens qui ont largement la tête sur les épaules. Il y a pas que des dingues, qu' ont parfaitement compris que travailler moins pour gagner plus ça marcherait pas et que la gratuité de tout pour tous ça conduisait uniquement à l'endettement du pays. Tout le monde l'a compris.
Les gens attendent juste qu'il y a quelqu'un qui lève le doigt qui dire écoutez moi, je vais vous dire des choses simples, claires et voilà où on va aller. À cette condition là et à cette condition seulement, le pays a tout son avenir devant lui et un bel avenir. Alors, dernière question, celle qui tue ou qui fâche évidemment. Donc la perspective que tu évoques pour l'instant ne se traduit pas véritablement dans l'offre politique de notre pays puisque nous sommes pris entre l'enclume du Rassemblement national et le marteau de la France insoumise ou vice-versa d'une certaine manière en tout cas tel que la représentation s'en manifeste.
Et le seul suspense en tout cas pour le début du mois de juillet, c'est de savoir si Marine Le Pen sera condamnée par les juges à l'inéligibilité ou non, ce qui va bouger toutes les toutes les lignes après la participation de Jordane Bardella au Grand Prix de Montecarlo. Donc qui est un élément non négligeable dans cette cet équilibre. Donc, comment est-ce que tu euh comment est-ce que tu envisages euh la manière dont l'offre politique peut se reconstituer en dehors de ce bon c'est assez normal, d'une certaine manière, la l'esprit de la campagne va commencer qu'après la qu'après l'été, il y a toute la situation internationale et cetera.
Mais comment vois-tu les choses se mettre en place et graduellement se se décanter dans la période qui va aller disons de septembre à à la fin mai prochain ? il faut jamais més adversaires. Donc il faut comprendre pourquoi est-ce que nous en arrivons à cette polarisation qui est assez proche de celle des États-Unis entre la France insoumise et le Rassemblement national. C'est la première question. Là, la réponse très honnête, c'est que au moins dans ces parties que je combats, il y a une vision. Alors, ce sont des visions qui pour moi sont deux désastres pour le pays, mais au moins il y a une vision. Donc, les gens peuvent y adhérer, qu'on soit d'accord ou non.
La France insoumise, c'est très simple, c'est un mélange de communautarisme et de collectivisme. C'est la Nouvelle-Fance. La Nouvelle-Fance, c'est quoi ? Bah c'est tout simplement plus la France, plus de nation mais une somme de communauté, plus de création de richesse, mais la collectivisation genre les années 20 en Union soviétique, on prend tout à ceux qui ont quelque chose, on le redistribue à ceux qui n'ont pas et avec ça tout ça marchera bien. C'est une vision qui peut être attractive pour un certain nombre de personnes. Le Rassemblement national, on sait pas très bien parce que dans le fond, c'est un parti qui est ultra opportuniste. C'est ce qu'il caractérise le plus.
Moi, je redoute pas le fascisme, je redoute l'opportunisme qui plantera un peu plus le pays. On a besoin de gens qui défendent les mêmes idées pendant 20 ou 30 ans et qui font preuve d'intransigence. L'intransdigence doit revenir en politique au sens où je sais en quoi je crois, je le dis simplement et je le défends. C'est pas la brutalité. C'est dire simplement ce en quoi on croit. Le rchaement national c'est l'inverse. Ils ont dit il y a 2 ans, le GC dit n'importe quoi. Il y a pas de réchauffement climatique. Aujourd'hui, ils vous disent faut un plan climat. Hier, ils allaient frapper la porte de Vladimir Poutine pour avoir accès à son financement et à ses banques.
Aujourd'hui, ils disent Vladimir Poutine est une menace. Il y a à peine 12 mois, c'était les fans de Trump. Puis Trump attaque l'Iran, Trump se déchaîne, fait n'importe quoi. Ils sont hostiles à Donald Trump. Ils étaient contre l'euro. On l'a oublié. Tout le monde a oublié. On a oublié. Tout le monde oublie. C'est une mémoire de poisson rouge qui est en train de se répandre dans le pays. Donc, on oublie toutes les conneries qu'on peut être dites par le Rassemblement national. Mais enfin, moi j'ai en mémoire Marine Le Penant on sort de l'euro et on va vers un panier de monnaie. On a rien compris.
Mais moi, je peux vous dire comme ancien ministre des finances que s'il y a bien une chose qui nous a empêché de faire faillite face au Covid, c'est l'euro. Et moi, j'ai toujours défendu l'euro et moi j'ai voté pour l'euro. Donc jamais j'urai ma voix un parti qui un jour est contre l'euro et le lendemain est pour l'euro parce que c'est à la mode. On dirige pas la France en cherchant les thèmes à la mode. On dirige la France en sachant où on veut l'emmener. Ensuite, est-ce qu'il y a encore la place pour que entre ces deux mâchoires, on arrive à faire émerger autre chose ? Moi, j'ai la conviction que oui, mais il y a un certain nombre de conditions.
La première, c'est pour reprendre un terme de Mark Bloc que j'aime beaucoup et Dieu sait qu'il mérite d'être relu aujourd'hui. C'est de faire son examen de conscience. Vous êtes obligé si vous avez gouverné et j'ai gouverné plus de 7 ans comme ministre des finances, 3 ans comme ministre de l'agriculture, comme directeur de cabinet au côté de Jacques Cherc et Domic de Villepin, vous êtes obligé de vous demander qu'est-ce qui n'a pas marché ? Pourquoi se fait-il que la France depuis 40 ans n'a jamais eu un budget à l'équilibre, n'a jamais eu le plein emploi, a perdu la moitié de ses capacités industrielles et se retrouve aujourd'hui divisé comme jamais.
Revenir pour dire "Vous pas quoi, j'ai une super tête, je suis très sympa et donc je sollicite vos suffrages." Mais les gars, ils vont vous dégager, ils vont dire "Vous êtes bien gentil, monsieur le maire, mais enfin vous étiez au pouvoir, qu'est-ce que vous avez fait ? Donc la première chose c'est de montrer que on est lucide. Fait 2 ans que je suis parti de la vie politique. Je suis parti sans aucun avantage. J'ai démissionné de la haute fonction publique. Donc j'ai pas eu un petit poste pour me recaser tranquillement au chaud à l'abri. Je ne coûte pas 1 € contribuable. Je nai ni voiture ni chauffeur ni protection ni sécurité. Je dépends uniquement de nos activités privées.
Ça me donne une certaine liberté pour dire voilà ce sur quoi nous avons échoué. Et ma conclusion, elle est sans appel. Nous avons fait des réformes là où il fallait des révolutions. Nous avons apporté des modifications là où il fallait transformer complètement le système. Pour moi, c'est la première condition. Si vous ne reconnaissez pas ça, personne peut vous écouter. La deuxième, c'est d'arrêter de faire une proposition nouvelle tous les quatre matins parce qu'on a l'impression quand on écoute les uns et les autres et qu' des candidats déclarés qui sont candidats à être premier ministre. Il s'arrête pas de proposer des choses nouvelles.
Mais moi, ma conviction c'est qu'on peut faire bien deux maximum trois choses quand on est chef de l'État et qu'il faut dire aux Français avant quelles seront vos priorités. Moi je n'en ai que trois. l'apauvrissement des Français qui me traumatise et sur lequel on doit apporter des réponses fortes qui passent par le travail et la liberté d'entreprendre. L'autorité de l'État qui est battue en brèche partout tout le temps et toutes les dernières affaires le montrent de l'incapacité à équiper des hôpitaux en clime jusqu'à la tragique affaire Liana. Il y a plus d'état. Et quand il y a plus d'État, il y a plus de nation.
Si vous cherchez une raison à la dislocation de la nation française, elle est dans la disparition de l'État. Et le troisème priorité, c'est l'Allemagne parce qu'il faut se rapprocher de nos amis allemands pour trouver un compromis sur l'Europe qui nous protège face à la Chine et face aux États-Unis. Tout le reste pour moi, c'est de second rang. L'appauvrissement des Français, l'autorité de l'État, la réconciliation avec l'Allemagne pour transformer l'Europe. Voilà de quoi vous occupez pendant des années et des années. C'est la deuxième condition. Et puis en a une troisième, c'est d'aimer beaucoup les Français et d'être porteur d'espoir.
Parce qu'une des choses qui peut nous distinguer de LFI et du RNA, et Philippe le disait très bien dans son intervention, c'est que on ne joue pas les Français les uns contre les autres. Jamais, jamais, jamais. Vouloir diriger le pays en jouant une partie des Français contre une autre partie, c'est l'assurance de l'échec. Un français est un français et chacun compte autant. Et jouer avec les peurs, c'est facile parce que dans le cerveau reptilien de chacun d'entre nous, la peur c'est ce qui active les émotions les plus immédiates. Mais je terminerai par là, il y avait un général qui a résisté au nazisme dans les années 30 qui commandait l'armée de terre qui s'appelait Hammerstein.
Et il avait comme devise de vie qu' a transmise à ses enfants une devise que je transmets aussi à mes enfants. La peur n'est pas une vision du monde. Merci à tous.
[applaudissements]
Merci, merci Bruno pour [applaudissements] pour ces réponses et merci à toi Gill d'avoir initié le débat. Il y a un sujet qui m'intéresse en tout cas ton opinion m'intéresse, c'est celui de de l'affaire à laquelle enfin de l'institution judiciaire et cette affaire que tu viens d'évoquer, Liana. et qui peut-être démontre une crise majeure euh à laquelle nous sommes contraint de faire face. Je voudrais te demander, je t'ai entendu parler très brièvement de de pistes possibles pour réformer l'institution judiciaire. Est-ce que aujourd'hui tu considères qu'il y a un certain nombre de réformes à entreprendre ? Je veux parler notamment au-delà de la de la digitalisation.
J'ai vu que tu étais plutôt enfin que tu étais attentif à ce sujet-là. puis après peut-être de d'une meilleure synergie et et d'une meilleure communication entre tous les acteurs au-delà du ministère de la justice. Mais je voudrais aussi que tu évoques avec nous et et ici euh la magistrature. Est-ce qu'il y a un certain nombre de réformes à faire sur la formation des magistrats, sur la porosité entre les magistrats du siège et du parquet, sur l'indépendance de la justice et peut-être d'un phénomène que l'on que l'on constate depuis quelques temps, une forme de résurgence, je sais pas si c'est de conscience de classe ou de politisation des magistrats.
Est-ce que le sujet de la responsabilité doit être revu notamment au travers de du Conseil supérieur de la magistrature ? Est-ce qu'il doit être diversifié ? parce que les formations doivent être revues. Est-ce qu'il y a un un vrai sujet de crise de notre institution aujourd'hui ? Et sans que l'on pointe du doigt les magistrats parce que pour la plupart d'entre eux, je pense qu'ils assument leur mission de service public de manière assez euh enfin avec une grande probité et le sens en tout cas de de l'État.
Et est-ce que tu est-ce que tu penses qu'il y a un travail à faire précis aujourd'hui ou est-ce que finalement on doit laisser perdurer une forme de on a l'impression d'un d'un nouveau pouvoir sans que leur responsabilité puisse être mise en cause et et je ne veux pas les pointer mais je veux savoir quelle est ton opinion sur sur l'institution judiciaire. Alors, je vais avoir des propos là aussi un peu iconoclasses par rapport à tout ce que j'entends mais qui correspondent à mes convictions profondes. La première là encore, c'est que nous n'avons que ce que nous méritons.
Nous avons fait un choix collectif et peut-être que les politiques ont manqué de courage pour l'expliquer, qui est de dépenser toujours plus pour le social. et toujours moins pour le régalien. Je veux pas absoudre les juges, il viendrai à la question de la responsabilité, elle compte. Mais je voudrais juste qu'on prenne les sujets au bon niveau. Les 3/4 de nos dépenses publiques passent dans le social. Des allocations, des aides, de la gratuité, des retraites indexées sur l'inflation. Ça n'existe nulle part ailleurs. Des prestations sociales indexées sur l'inflation, ça n'existe nulle part ailleurs. Moi, je veux bien être le monsieur 1000 milliards d'euros de dette.
Mais dans ce cas-là, si j'étais parti, le jour où je suis parti, la dette aurait dû s'arrêter. elle ne continue d'exploser. Elle est aujourd'hui à quasiment 1300 milliards d'euros de dettes. Et vous allez avoir en 2027 sans Covid, sans crise inflationniste, sans explosion de la guerre en Ukraine, 6 % de déficit, ça n'est plus sous contrôle. Donc si vous voulez avoir une justice qui marche et une police qui marche et une armée qui marche, il va falloir faire un choix entre le social et le régalien. Mais ceux qui vous disent qu'on peut tout faire vous mentent. Moi je prends une position qui n'est pas très populaire mais que je revendique.
Il faut mettre plus sur les régaliens et moins sur le social. C'est pas une position facile à tenir mais c'est ma conviction profonde. Et notamment dans le régalien, la justice sur laquelle on voit bien que les budgets sont pas les mêmes qu'ailleurs et les armées parce que contrairement à ce que l'on dit, notre rattrapage est insuffisant. Et quand je vois que l'Allemagne est en train d'exploser ses dépenses de défense et que nous ça augmente petit à petit, nous allons avoir un problème dans 5 ou 10 ans si nous ne sommes pas et nous ne restons pas la première armée en Europe. C'est mon premier point.
Le deuxième, c'est que les enfants ont été négligés dans notre pays et la parole des enfants a été négligée scandaleusement dans notre pays depuis des années. Et c'est pas que les magistrats, ce serait trop facile de dire ça. C'est les profs, c'est les éducateurs, c'est le périscolaire, c'est les violences intrafamiliales. Tout ça, on n pas voulu le voir. Alors, est-ce que c'est lié à notre culture catholique ? Tu en parlais ? C'est un point très important qui fait que parfois on aime bien mettre la poussière sous le tapis, je n'en sais rien. Mais il y a un univers entier de souffrances qui sont restées silencieuses.
Et ça, si on se contente de dire c'est la faute au magistrat, j'ai peur qu'on passe à côté du sujet. La troisième chose c'est qu'il n'y a pas d'autorité de l'État sans chaîne de commandement. L'autorité de l'État, tout le monde en parle mais personne ne veut dire ce que c'est. C'est un chef qui prend une décision et qui vérifie qu'elle est appliqué. Et donc moi, je considère qu'il faut dans un pays une politique pénale et que le garde des sauts est responsable de cette politique pénale.
Donc il doit s'assurer que les magistrats qui sont sous son autorité, c'est-à-dire les procureurs, les magistrats du parquet, pas ceux du siège répondent bien à ces demandes et appliquent la politique pénale qui a était votée par le peuple souverain. C'est ma conception. L'autorité est très disputée mais c'est la mienne. Ce qui veut dire qu'il faut rétablir des instructions du garde des sauts sur les procureur pour dire ça c'est prioritaire et donc revenir sur la loi Tobira de 2013 qui abolit la possibilité pour le garde des vaisseaux de donner des instructions au procureur. Gérald Armanin envoie des circulaires et tout le monde tombe sur Gérald. C'est une erreur.
Il a fait son boulot le mieux possible et je le défends et je pense que c'est un grand garde des sauts. Mais qu'est-ce que vous voulez qu'il fasse ? Il a pas le droit de dire appliquer cette polique pénale, c'est prioritaire et vous serez jugé à vos résultats sur cette politique. Il envoie une circulaire. Circulaire, croyez-moi, c'est pire que le fax que vous envoyez à minuit ou que le mail qui vous arrive à 2h du matin. C'est sous la pile quand vous le lisez. Donc c'est la troisème chose. L'autorité de l'État, ça veut dire quelque chose, une chaîne de commandement. avec un chef, il est responsable.
Enfin, la dernière chose, c'est que sur ces affaires très compliquées, on est même pas au 19e siècle, on est au Moyen-Âge. Qu'est-ce que c'est que ces histoires de dossiers d'enveloppe craft de qui manque, de tampon qui a pas été donné, de greffières qui étaient pas là, de secrétaires qui a oublié ? Non mais vous, on est où ? On est une grande puissance. où on est un sous-pays. Donc la digitalisation et la numérisation des services administratif est une urgence absolue. Mais tu me poses la question, il faut aller au bout.
Ça sert à rien qu'il y ait une digitalisation verticale de toute la chaîne pénale, une digitalisation verticale de toute l'autorité judiciaire s'il y a pas d'échange d'information avec l'école, le périscolaire, la police et la gendarmerie puisque a des zones police et des zones gendarmerie. Mais enfin quand vous regardez l'organisation aujourd'hui, les différents fichiers, mais c'est délirant, ça communique même pas entre eux. Donc vous faites un seul fichier totalement numérisé, utilisant l'IA et permettant la première alerte de faire sonner la sonnette partout dans les services de l'État.
S'il y a un prof dans le primaire qui s'approche d'un de mes fils, j'en ai quatre, et qui commence à lui dire tiens, on va faire un petit jeu tous les deux et que mon fils le dit à quelqu'un d'autre. Le procureur de Paris doit le savoir. Avec l'IA, c'est tout à fait possible. Mais le vrai blocage, il est dans la capacité d'échanger l'information entre les services et d'être capable que cette information soit divulguée à l'intérieur des services sans que l'ACNIL vous dise niet pour des raisons juridiques.
Je veux faire sauter ce verrou de l'ACNIL, sauter ces verrou qui existent entre les administrations, déployer massivement l'intelligence artificielle, faire remonter l'information dans la première alerte et là vous avez une chance. peut-être de mettre fin à un des scandales qui je pense traumatise le plus la société française. Merci infiniment. Est-ce que vous avez des questions ? Bonjour monsieur le maire, bonjour monsieur Kbel. Je me présente, je m'appelle Sacha Vercanner et je suis le fils de Eugénie Verc. Pourquoi je vous dis ça et pourquoi je me présente ainsi ? Puisque j'aurai une double question bien différente.
Une à votre destination, monsieur Cupel, et une à votre destination, monsieur le maire. d'une mère libanaise. Je vais commencer par vous et comme vous êtes un spécialiste du Moyen-Orient, j'en profite, j'aimerais avoir un avis objectif qui dépasse l'avis du tonton au repas de Noël. un avis vraiment concret sur la réponse que doit apporter la France dans sa diplomatie, également dans sa gouvernance et également en vertu de nos intérêts stratégiques. Comment doit-on répondre face au bombardement, aux douleurs que connaît le peuple libanais, nous en tant que pays de droits de l'homme ? nous qui avons protégé ce pays et qui avons permis sa richesse.
C'est ma première question et je reviendrai sur ma mère, monsieur Beno le maire car elle est médecin du service public à l'hôpital de Montellimar ou à l'exerce. Et j'ai compris et j'ai compris la gravité de vos propos quand vous disait qu'il fallait trancher entre les services publics, le social et également le régal. Mais pour 2027 qui est une échéance qui sera la plus importante dans ce qui nous arrive, doit-on quand même garder un accent primordial crucial sur l'éducation de nos enfants, le soin de nos élus et toutes ces questions là où en réalité il doit manifestement faire des choix et nous devons faire des choix ou concilier toutes ces politiques est possibles. Je vous remercie.
Est-ce que tu souhaites qu'on reprend plusieurs questions qu'on prend les unes après les autres ? D'accord. D'accord. OK. Oui. Merci beaucoup pour votre question. Alors sur la le Liban évidemment est un enjeu qui touche énormément les les Français du fait de notre relation ancienne avec ce ce pays. Malheureusement, comme on vient encore de le voir ces ces deux derniers jours, on ne sait pas s'il y a encore un Liban qui fait qui fait état.
Vous avez vu que euh sur la route de l'aéroport d'Abrou qui est en zone chéit euh les on a eu d'abord des affiche posé par le Hezbolla qui disait en arabe "Merci à l'Iran pour son aide", c'est-à-dire à nous aider à avoir déclenché avec l'attaque sur Israël la l'occupation du sud du pays par Israël, les bombardements, les massacres et cetera. Et euh les talibanais a en fait enlever ses affiches et ensuite mis sur cette même roue de l'aéroport Lubnan à Walan. Donc le Liban d'abord le premier et depuis lors ces affiches ont été déchirées par le Hbola qui ont gravé dessus Shab Alwama, c'est-à-dire l'armée, la le peuple et la résistance.
Donc on voit aujourd'hui le président du parlement libanaisen Aberry qui est cheit a annoncer que il considérait que l'accord passé à Washington sous l'égio entre les Israéliens et le la présidence libanaise était nul et non avenu et qui ne passerait jamais la la porte du parlement. Donc aujourd'hui, le drame c'est que on se demande dans quelle mesure une partie de la population libanaise considère qu'elle est d'abord libanaise ou qu'elle est d'abord euh le l'agent ou le bras le bras armé de de l'Iran. Mais ça c'est un c'est un très gros c'est un très gros problème qui à ce stade est irrésolu.
qui peut-être euh trouvera une résolution si jamais l'Iran entre dans un processus où euh le chantage qu'il mène actuellement sur le D3 Dormous et sur le sud du Liban se réduit car l'Iran est dans une situation catastrophique en terme notamment financier économique a besoin d'injection d'argent frais venant de l'étranger et Le régime essaie d'obtenir cet argent en ne changeant pas. Euh le Paris, on peut l'espérer s'il y a encore un peu de jugeotte dans l'administration Trump comme on dit en anglais, c'est que euh cet argent va se traduire aussi dans un changement du régime, mais on en est pas là car eux-mêmes veulent s'en servir.
Malheureusement, les révolutions arabes, les printemps arabes nous ont appris, même si l'Iran n'est pas arabe, que l'aspiration démocratique que nous projetions dans cette région était pas forcément toujours bien placée. Donc voilà où on en est aujourd'hui. Et j'ai aussi beaucoup d'amis libanais qui partagent ce sentiment d'impuissance avec un certain nombre notamment de de chrétiens qui sont en train de se demander s'il ne va pas y avoir une partition du pays aujourd'hui. Donc malheureusement, comme souvent, le destin du Liban ne se dis pas au Liban lui-même mais aujourd'hui il se décide probablement dans la situation iranienne.
Alors merci de je pas avoir la prétention de prolonger sur le Liban après Gill Képel. Donc je passer à ta deuxème question qui est fondamentale. Je mets dans le régalien l'école et l'hôpital que les choses soient bien claires. En revanche, je vais peut-être aller un tout petit peu plus loin sur le social pour bien faire comprendre ce que je veux dire. Quitte à me rendre très impopulaire dans cette assemblée, mais peu importe, j'ai suffisamment d'expérience derrière moi pour vous dire ce qui est nécessaire si vraiment on veut retrouver des capacités d'intervention financière sur les choses essentielles et arrêter de se faire entraîner dans le gouffre.
par le poids de la dette déficit social, c'est d'abord, j'en parlais tout à l'heure, l'indexation systématique de toutes les prestations sur l'inflation. Prenons les retraites. Pas un homme de droite ne le proposera parce qu'il considère que les retraités sont tellement égoïstes que jamais ils accepteront un effort. Je crois exactement l'inverse. Je pense que pour les retraites partir d'un certain niveau, pas pour les plus petites, il faut pendant une durée raisonnable peut-être 2 ans, peut-être 3 ans, peut-être plus, les désindexer de l'inflation et garantir que cela permettra de financer le régime de retraite de demain et le passage à la capitalisation qui est indispensable.
Je rappelle que les ordres de grandeur, c'est un peu près 10 15 milliards d'euros par point des indexés. et que sur 5 ans ça peut vous faire 60 ou 70 milliards d'euros. Là, on est à la hauteur de ce qui est nécessaire. Même chose sur des prestations sociales, par exemple le RSA, je pense qu'il faut avoir le courage de réduire des prestations sur l'immigration. Aucune raison que en France, nous soyons le seul pays qui oblige l'État à financer le logement des étrangers en situation irrégulière. Aucune. Donc moi, je demande pas un effort que au retraités.
Je dis la manière dont la dépense sociale appelle la dépense sociale dans une Noria de dépenses supplémentaires sans fin, ce n'est plus possible. Donc à un moment donné, il faut appuyer sur le bouton stop. Et pour ce soit juste, c'est pas que les retraités, c'est juste que c'est la masque la plus importante. C'est d'autres dépenses sociales aussi. sur l'hôpital. Oui, il faut protéger l'hôpital mais ça suppose de regarder certaines dépenses qui sont très coûteuses. Je pense au médicament. Nous avons un reste à charge qui est le plus faible de tous les pays européens. Le plus faible. J'ai doublé la franchise sur un médicament. J'ai pas le sentiment que ça crée une révolution.
Doubler la franchise médicament de 50 centimes à 1 € ça rapporte 3 milliards d'euros par an. 30 sur 10 ans, vous mesurez les sommes qui sont en jeu. Vous mettez une franchise à 3 € et regardez ce que ça vous rapporte. Ça nous obligera tous à consommer un peu moins de médicaments. C'est ça aussi le social que je veux réduire pour nous retrouver de la marge de manœuvre. Mais il faut que dans le même temps, si on réduit la voilure sur le social, on soit capable aussi de relancer notre économie. Donc faire le choix résolu de ceux qui bossent, qui en ont assez de payer tout ce modèle social en travaillant plus pour gagner moins. Ça c'est insupportable pour les gens.
Donc d'un côté vous réduisez la dépense sociale mais de l'autre il faut que ceux qui travaillent se disent tiens mon net augmente parce que j'ai moins de charge parce qu'on a réduit la dépense sociale. Le contrat moi que je voudrais proposer aux Français c'est tout pour ceux qui bossent qui se donnent du mal qui se lèvent le matin qui ont des salaires très très modestes avec un salaire médiant à 2200 € par mois.
qui puisse se dire en bossant je m'y retrouve et que celui qui ne bosse pas puisse se dire enfin en ne bossant pas je ne m'y retrouve pas alors qu'aujourd'hui en France vous pouvez ne pas bosser et vous y retrouvez très bien ça c'est plus acceptable donc c'est ça que j'appelle réduire la part du social pour renforcer le régalien et dans le régalien évidemment je mets l'hôpital et je mets l'école mais j'ajoute un tout dernier point puisque je mets l'école dans le régalien si l'école est dans le régalien L'école doit fonctionner comme un service régalien.
C'est-à-dire lorsque le prof est pas là ou qu'il est absent ou qui remplit pas son office, le chef d'établissement, pas la rue de Grenelle, doit pouvoir le remplacer immédiatement. L'autorité de l'État ne se négocie pas, elle ne se partage pas, elle ne se divise pas. Si vous voulez être fonctionnaire à vie, vous obéissez aux règles de l'État. Et dans l'État, il y a un chef. Et le chef, il peut pas être à 1000 km. Il peut pas être dans un autre département. Le chef, c'est celui que vous croisez tous les jours sur vos lieux de travail.
Donc chez le patron de l'école ou du collège ou du lycée, je veux donner une autonomie totale à chaque établissement, lycée, collège, école pour que lorsque le prophète est absent ou ne fait pas bien son boulot, on ne s'occupe pas bien des élèves, on ne s'assure pas que les devoirs sont suivis, le chef d'habitant peut le convoquer, lui dire "Bah toi, désolé, tu dégages." Quelle habitude néfaste avons-nous prise de tolérer que dans un établissement scolaire, école, collège, lycée, ce soit l'autogestion. C'est délirant de deux choses l'une, soit vous avez la protection de l'État, l'emploi à vie, tout ce qui va avec votre statut et dans ce cas-là, il y a une autorité et vous y répondez.
Soit il y a pas d'autorité, vous dépendez pas de l'État, vous êtes libre de faire ce que vous voulez, mais c'est pas pick and choose et je prends ce qui m'arrange ici et ce qui m'arrange pas là, c'est pas possible. Je voulais juste faire cette petite précision parce qu'elle est très importante pour l'école. Merci infiniment votre présence à tous les deux, monsieur le maire, monsieur, monsieur le ministre. J'avais une question mais avant un peu de contexte. Aux États-Unis chaque année le montant total des financement privés est d'environ 600 milliards de dollars. En France, on parle de 9 milliards de dollars. Donc soit une différence de 60 fois moins.
Et ma question c'est la suivante, c'est comment faire pour embarquer les acteurs du privé pour justement laisser à l'État sa place au réagon ? Alors, je vais vous raconter aussi une petite anecdote avec mon ami Sébastien Lecornu qui était un de mes conseillers et qui est aujourd'hui premier ministre qui a annoncé récemment que il allait mettre 661 millions d'euros sur l'IA. Et je vais passer un message, je dis honnêtement il vaut mieux rien dire parce que au moment où Nvidia annonce qu'ils vont lever 1000 milliards de dollars pour l'IA, nous avec nos 660 millions, on va faire petit jeu. Donc je vais être là aussi provoquant. Le nerf de la guerre, ça reste l'argent.
Pas d'argent, pas de prospérité pour le pays. L'argent public, on l'a vu, il y en a plus. Je pas peêre de compter sur des investissements massifs sur là où il y a l'argent, c'est-à-dire la tech, les semiconducteurs, l'IA, le cloud, les data center, il y a pas d'argent public donc il faut de l'argent privé. Pour qu'il y ait de l'argent privé, il faut déjà, on revient à la question européenne, qu'il y a un marché financier qui soit suffisamment grand. Le jour où vous avez un seul marché financier entre les six états que j'ai indiqué, là vous commencez à être un tout petit peu à la maille. Le PNB allemand c'est 4500 milliards d'euros par an. Le PNB français 3500.
Les deux ça fait 8000 milliards. Les États-Unis c'est 35000 milliards. 1000 milliards. Vous vous approchez un peu de ce qui est nécessaire. Si vous rajoutez les autres pays que j'ai cité, vous êtes à 17 milliards. Donc la moitié du PNB américain. Là vous commencez à avoir une surface financière. S'il y a plus de barrières à l'entrée, plus de règles différentes d'un pays à l'autre pour lever de l'argent, pour emprunter, pour financer votre boîte, là vous commencez à être à la taille critique et vous allez commencer à intéresser les investisseurs et vous allez faire revenir les investisseurs qui sont en train de partir d'Europe pour aller vers les États-Unis.
C'est la deuxième condition, créer un marché financier unique d'une taille un peu près comparable à celle de des États-Unis. Pas 10 fois plus petit comme la France, mais deux fois plus petit. Puis la troisème condition, c'est accepter le risque. Nous nous avons des règles, enfin un tout petit peu de technique parce que parfois dans la technique se loge des grands enjeux politiques. Nous avons des règles prudentielles qui sont les plus strictes de la planète.
Donc dès que un investisseur que soit une banque, AXA, général, votre compagnie d'assurance investit dans une PME, ça peut être une PME du coin et que c'est un tout petit peu risqué, elle doit mettre 3,7 fois la somme qu'elle a prêté à l'entreprise du Var ou des Alpes Maritimes dans son capital en réserve. aux États-Unis, c'est deux fois. La règle n'est pas la même. La mesure de précaution n'est pas la même. Et derrière cette mesure technique se cache en réalité une réalité politique fondamentale. Les États-Unis choisissent le risque et nous c'est ceinture et bretell. Ceinture et bretelle, c'est très bien quand il y a pas de révolution technologique.
Mais quand il y a des révolutions technologiques, l'énorme risque c'est qu'on passe à côté. Donc je vous dis pas qu'il faut plus de règles du tout, je vous dis qu'il faut les assouplir. Donc voilà pour moi les trois conditions. Un marché beaucoup plus vaste, des règles beaucoup plus souples et de la tech sur laquelle on investit. Avec ça, vous verrez, on a tout pour réussir. Merci beaucoup monsieur le maire. Merci monsieur K. J'aurais une question sur le sujet européen l'ordre du6 qui est très intéressant et en fait est-ce que vous voyez le Royaume-Uni dans cette Europe finalement 7e puissance Royaume-Uni l'ordre des 7 étant donné que aujourd'hui 57 % des britanniques revêtent le Brexit.
Euh on parle de la première impuissance européenne militaire par la France évidemment science universitaire extraordinaire. Est-ce que vous imaginez une sorte de Macron parler de communauté européenne politique avec les avait élargi ses réunions à tous les pays du continent ? Est-ce que vous imaginez justement des pays qui ne sont pas dans l'Union européenne comme le Royaume-Uni qui pourrai mener cette robe politique que vous décrivez ? Alors, je je n'aime pas pour tout vous dire qu'on se paye de mots. Donc, je vais être un tout petit peu concret parce que je trouve que les politiques trop souvent, j'en ai fait partie pendant longtemps, se payent de mots.
Tout dépend de ce qu'on entend par Europe politique. Les projets que je propose dans mon Europe à 6 sont des projets ultra concrets que j'aimerais que il y ait avec les 6 des investissements. La question que vous posiez madame est très importante. pour qu'on ouvre des usines qui ont fabriqué des semi-conducteurs qui seront dans nos data center et qui garantiront que toutes les données qui sont moulinées, stockées, gardées, conservé, elles sont pour nous et elles nous rapportent de l'argent. C'est très concret. Je propose que les diplômes universitaires de ces six états soient communs.
Vous avez un diplôme de la Boni, un diplôme de la FA université à Berlin ou un diplôme de l'université de Nice. Ça vaut la même chose. Titre universel ultra concret. Je propose qu'il y a un marché de l'énergie à 6 dans lequel on vise d'avoir le prix de l'atome décarboné le moins cher du monde pour attirer les investisseurs. Voilà des propositions très concrètes. Quand on parle du Royaume-Uni, bah honnêtement, le peuple britannique a décidé de sortir et c'est pas nous qui allons les faire revenir.
Donc la seule chose que je peux concevoir, le seul sujet sur lequel on peut éventuellement faire bouger des choses qui n'ont pas accès au marché unique et qu'il serait mauvais qu'ils aient accès au marché unique, c'est sur la défense. Ils ont une armée qui est une armée puissante, même si est un peu plus en mauvais état maintenant. Et donc, il y a deux états sur lesquels nous pourrions réfléchir aux questions de défense que politique pour moi, c'est trop général. C'est l'Ukraine parce qu'elle a désormais une expérience du combat qui est irremplaçable et c'est les Britanniques parce qu'ils ont une armée qui reste relativement puissante.
Donc sur ce seul sujet, on peut envisager de travailler avec eux. Dominique Bilpin a proposé la donc de remettre en place le l'impôt sur la fortune. Quelle est votre position ? Et par rapport à l'impôt, quelle est quelle est votre position notamment la l'impôt sur les riches ? Quelle est votre position ? Alors, je suis évidemment opposé au rétablissement de l'impôt sur la fortune puisque je l'ai supprimé et qui aurait quand même un certain paradoxe avoir supprimé l'impôt sur la fortune. Savez, moi je suis un garçon basique assez simple. Donc quand j'ai pris une décision, en général je m'y tiens et je reviens pas dessus.
Et si j'ai bien un motif de fierté, c'est les décisions fiscal qu'on a prise en 2017. Je rappelle que nous avons ramené l'impôt sur les sociétés 33,3 à 25. Tous ceux qui ont une boîte ici savent ce que ça veut dire. 33,325 et que malgré toutes les pressions que j'ai eu pendant 7 ans à chaque budget, on m'a dit faut remonter l'impôt sur les sociétés. J'ai tenu bon. On a mis le prélèvement sur les dividendes, sur les revenus du capital. Alors, c'est un terme horrible capital. Dès qu'on dit ça, on imagine riche, cigar, bais de canne. Ah non, le PFU c'est ceux qui s'imposent comme fiscalité à tous ceux qui se versent des dividends.
Donc des millions d'entrepreneurs, d'indépendants, d'artisans parfois très modestes. Je l'ai fixé à 30 %. pendant 7 ans m'a dit faut l'augmenter faut le passer à 31 à 32 à 34 je n'ai jamais bougé en revanche dès que je suis parti ça augmenté et dès que je suis parti ça augmenté on a mis une surtaxe provisoire à l'impôt sur les sociétés méfiez-vous en matière de fiscalité le provisoire c'est toujours du provisoire qui duré l'ISF et Donc non, je pense pas que ce soit une bonne idée à nouveau de renvoyer le message que on va remettre un impôt sur la fortune. De manière générale, ma réflexion sur l'impôt, elle est très simple.
Nous avons le taux d'imposition le plus élevé de tous les pays de l'OCDE. Donc la bonne direction, c'est plutôt de le baisser que de l'augmenter. Après dans la situation de très grande difficulté où nous sommes aujourd'hui où il faudra rassembler tous les Français, dire "On va demander une contribution à ceux qui ont vraiment des niveaux de fortune absolument incroyables et regarder si ça peut être utile pour une politique donnée. Est-ce que c'est pour l'hôpital ? Est-ce que c'est pour les plus modestes ? Est-ce que c'est pour l'école ? Peut-être, j'en sais rien.
Mais garantir d'ailleurs à ces gens-là que on leur prend pas l'argent pour leur prendre l'argent pour les stigmatiser mais pour servir une politique donnée. Ça, je suis pas hostile. Je suis pas hostile. Mais pas de politique qui revient systématiquement à augmenter les impôts et qui empêche de penser ce qui doit être pensé, la baisse de la dépense. Merci. Je vais prendre peut-être une dernière question, mais vraiment dernière parce que il se fait il est il est tard et monsieur au fond aussi. Allez, allez, de deux dernières deux dernières questions. Allez-y, allez-y monsieur monsieur, il y a pas de problème. Allez-y. Bonjour monsieur le maire, je suis Théor, je suis pharmacien retraité.
Il y a 2 ans, j'ai fait un recours au ministre auquel vous avez répondu à votre administration. La réponse à à cette à votre réponse, ça a été deux attentats dans la maison de ma femme. Euh nous avons porté plainte. La plainte n'a pas été euh transmise euh au procureur. Que faut-il faire ? Il me semble que vous avez dit que la dissuasion nucléaire avait du plomb dans l'aile où elle ne fonctionnait plus. Euh, est-ce qu'il n'y a pas une autre dissuasion qui est en train de naître actuellement ? Je m'explique. Vous avez actuellement 95 % des drones qui sont lancés qui n'atteent pas leur objectif. Ça veut dire que 5 % atteignent leur objectif.
Aujourd'hui, en Ukraine, c'est plus de 1000 drones qui sont lancées chaque jour. Si le conflit s'arrête très rapidement, les industries vont permettre d'avoir vite 100000, 200000 1 million de drones en stock. Et aujourd'hui, on sait piloter des drones. Ça veut dire que vous pourrez avoir des cibles qui sont définies précises. C'est totalement différent des bombardements qui ont lieu sur Coventri ou sur Draz qui étaient des bombardements totalement concentrés. Avec les drones, vous pouvez avoir des bombardements qui sont sur un certain nombre de cibles, par exemple, sur les transformateurs électriques.
Et ainsi euh vous allez vous pouvez complètement en une frappe détruire totalement un pays comme la France. Donc, il existe aujourd'hui une nouvelle l'équivalent de la dissuasion nucléaire qui est le stock de drone. Et face à ça, il y a qu'une solution, c'est la guerre préventive. Est-ce que vous pensez qu'il faut officialiser cette idée que notre survie passe obligatoirement par une guerre préventive ? Merci. Alors, je vais répondre à la première question de monsieur parce que elle est très importante. Vous pouvez pas avoir un état à deux vitesses ou à géométrie variable. Toute plainte d'un citoyen français doit être suivie des faits.
Et voyez bien le renversement complet de mentalité que ça suppose. L'État est au service du citoyen et pas l'inverse. Donc moi, il y a une chose que je ne supporte plus après 30 années de vie publique, c'est la manière dont on traite le citoyen. Parfois c'est lessaf. On vous réclame de l'argent, il y a personne pour répondre. Il y a un robot l'impression voilà vous avez pas le choix vous êtes contribuable. Désolé je suis contribuable j'ai travaillé, je paye mes impôts. Je peux au moins avoir une écoute, on peut peut-être me comprendre, peut-être me recevoir si j'ai une difficulté financière. C'est un renversement complet de perspective entre l'État et le citoyen.
Vous avez une plainte à déposer, vous vous sentez menacé. Mais l'obligation de l'État et du procureur, c'est de vous répondre. C'est plus possible de traiter le citoyen comme ça. Ce n'est plus possible. Merci. Merci. Moi, je je pense que les Français, contrairement à ce qu'on dit, ils sont bienveillants et extraordinairement patients. Oui, mais je comprends ce sera le bol. Quand je vois la manière dont on les fait attendre, dont on méprise leur plainte. Ah bah monsieur vous êtes pharmacien, vous êtes très riche, vous avez pas de problème. Alors votre plainte, on verra plus tard. Ou mon voisin à qui on va expliquer, il était victime d'un cambriolage. Les policiers viennent le voir.
J'ai pas une attaque contre les policiers mais c'est un comportement, c'est une attitude. Écoutez monsieur, avec tout ce qu'on a à faire, votre cambriolage plutôt je déposer plainte, je vous garantir, elle sera jamais traitée. Bon ben dans ce cas-là, je paye plus mes impôts. Vraiment, je le dis avec beaucoup de cœur parce que ça me choque profondément. Nous devons opérer un renversement complet de l'attitude de l'État par rapport aux citoyens. Vous verrez dans mon livre quand je parle d'abolir la monarchie tectocratique, la monarchie tectocratique a diffusé tout son poison à tous les échelons de l'État. Elle traite le citoyen comme un sujet, elle devrait le traiter comme un adulte.
Sur la guerre préventive, d'abord un petit mot. Je crois la dissuasion profondément. les choses soient bien claires. Je crois à dissuasion nucléaire mais j'ai suffisamment rencontré Vladimir Poutine pour mesurer la perversité du chef de l'État russe. Il sait très bien que la dissuasion nucléaire est faite pour protéger nos intérêts vitaux et que ces intérêts vitaux ne se définissent pas pour laisser une ambiguïté stratégique. Mais il sait très bien que s'il agresse et qu'il fait un ou deux morts, ce sera un traumatisme pour nous tous. Imaginez un ou deux morts ou 10 morts qui sont liés à une attaque russe.
Mais est-ce que pour autant un seul citoyen français accepterait que le président de la République déclenche le feu nucléaire en reposte à une attaque qui aurait fait 10 morts ? Non. Donc c'est ça que je veux dire. C'est dans cette faille que vont se loger des gens aussi pervers que Vladimir Poutine. Et c'est là que nous nous devons combler cette faille pour être sûr que quelle que soit la gravité de l'attaque, petite ou intense, on ait les moyens de répondre. De ce point de vue-là, je partage votre avis. Les drones, les essins de drones sont absolument fondamentaux. Nous avons pris du retard, nous sommes en train de le rattraper. L'expérience ukrainienne peut-être très profitable.
En revanche, mon seul point de désaccord, c'est qu'une guerre préventise n'est pas envisageable de la part d'un état de droit comme la France. Nous répondons à l'attaque d'un ennemi. Nous n'attaquons pas celui qui ne sait pas déclarer comme ennemi en nous attaquant. Et chaque mot de ce que je vous dis compte. On peut faire la guerre préventive contre les terroristes car ils nous ont déclaré la guerre. Et donc il est légitime de mener des attaques préventives contre ceux qui nous ont déjà objectivement déclaré la guerre. Je parle ici sur un territoire proximité de Nice qui a été extraordinairement durement touché par les attentats et par la menace terroriste.
Donc dans ce cas-là, oui, la guerre préventive est nécessaire et quand deux présidents de la République précédents laissent entendre qu'ils ont lancé des opérations préventives, sous-entendu, ont éliminé des personnes qui menaçaient la vie des compatriotes français, aucun souci. et je les soutiens totalement. En revanche, la guerre préventive contre un autre état qui ne s'est pas déclaré en guerre contre vous. Ça, je pense que c'est contraire et à nos intérêts et à nos valeurs. Merci à tous.
[applaudissements]
Merci infiniment à tous les deux. Merci monsieur le ministre. Merci Charbrenau, merci Gill d'avoir pris aussi l'initiative de l'organisation à mes côtés de cette conférence absolument remarquable. Ceux qui ont la chance de se joindre à nous au dîner pourront sans trop Je sais qu'il y a une avocate qui veut interroger Bruno le mer sur l'IFI. Moi aussi, j'ai quelques questions sur l'IFI à lui poser, mais euh je suis je suis ravi que vous ayez été euh voilà les participants de cette conférence passionnante et et je vous dis à bientôt pour une prochaine rencontre puisqueon on doit recevoir le prix Nobel d'économie au mois de septembre. Je pense que ce sera aussi passionnant.
On a même prévu [grognement] des spécialistes de l'IA et voilà, ce sera sera des moments des moments de partage et des moments qui nous font du bien cérébralement dans ce dans ce monde qui ne l'est pas qui est pas toujours forcément très fin. Merci Bruno vraiment merci à tous. [applaudissements] Merci. [musique]