LAURENT JACOBELLI : « Aujourd’hui, nos enfants ne sont plus en sécurité ! » (TF1)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:09OuverteÉludée
Après le choc de l'affaire Liana, Gérald Darmanin aurait-il dû présenter sa démission du ministère de la Justice ?
- 0:18RelanceRéponse partielle
La réponse est finalement oui pour Jordan Bardella. Il l'a réclamé hier, cette démission. Il lui a fallu une semaine pour arriver à cette conclusion ?
- 1:09OuverteRéponse directe
Est-ce qu'un ministre de la justice qui se retrouve dans une telle situation, qui avait sur son bureau un rapport..., aurait dû démissionner ?
- 2:36OuverteRéponse directe
Une petite question sur la campagne, très rapidement, puisque le gouvernement a évoqué des menaces d'ingérences étrangères sur la présidentielle.
- 3:29RelanceRéponse directe
Et donc, on devrait faire quoi dans ce cas-là ?
- 4:06OuverteRéponse partielle
Le 7 juillet, la Cour d'appel dira si Marine Le Pen peut être candidate à la présidentielle. Nos confrères du Figaro ont fait réagir cette semaine.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:40Invité politiqueChiffre
« Depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron en 2017, les violences sexuelles et les viols ont augmenté de plus de 100%. »
- 0:47Invité politiqueChiffre
« Je crois que les agressions en général ont augmenté de 57%. »
- 0:57Invité politiqueFait
« La justice aujourd'hui est beaucoup trop laxiste. On manque de places de prison. Il faut des peines planchées. »
- 1:41Invité politiqueFait
« seulement un tiers faisait l'objet, ne serait-ce que du début d'une enquête »
- 2:54Invité politiquePromesse
« On le lira, et s'il va dans le bon sens, probablement »
- 3:17Invité politiqueFait
« des chefs d'État européens avaient appelé à voter contre Marine Le Pen en 2022, allemand, portugais, espagnol, publiquement dans une tribune. C'est une ingérence. »
- 3:41Invité politiqueFait
« l'élection présidentielle roumaine a été annulée à cause d'ingérences supposées russes. »
- 4:50Invité politiqueFait
« ils sont vus comme les plus à même de régler notamment les questions de justice et de sécurité, mais pas seulement, aujourd'hui aussi les questions économiques. »
- 5:02Invité politiqueChiffre
« 3 400 milliards de dettes, un chômage qui redémarre, des entreprises qui ferment, une sécurité qui n'est pas assurée et une immigration devenue complètement folle. »
- 7:25Invité politiqueFait
« Vous avez commencé à travailler avant 20 ans. C'est 40 annuités. Âge limite, 60 ans. Sinon, progressivement, c'est 42 annuités et 62 ans. »
Temps de parole
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7h36, bonjour Adrien. Bonjour Brice. Votre invité ce matin, Laurent Jacobelli, porte-parole du Rassemblement National et député de Moselle.
Bonjour Laurent Jacobelli. Bonjour. Après le choc de l'affaire Liana, Gérald Darmanin aurait-il dû présenter sa démission du ministère de la Justice après plusieurs jours de réserve ? La réponse est finalement oui pour Jordan Bardella. Il l'a réclamé hier, cette démission. Il lui a fallu une semaine pour arriver à cette conclusion ?
Non mais excusez-moi, mais le vrai fond de l'affaire, ce n'est pas de savoir si M. Darmanin doit être remplacé par M. Tartempion ou Mme Tartemolle.
Ah, donc ça vous dit pour Jordan Bardella ?
Tant qu'on aura un macroniste à la tête du ministre de la Défense et d'ailleurs aussi à la tête du ministre de l'Intérieur, la sécurité des Français sera en danger. Depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron en 2017, les violences sexuelles et les viols ont augmenté de plus de 100%. Je crois que les agressions en général ont augmenté de 57%. Aujourd'hui, l'intégrité physique des Français n'est plus assurée. C'est d'ailleurs plus un tabou pour tous les voyous, les violeurs. La justice aujourd'hui est beaucoup trop laxiste. On manque de places de prison. Il faut des peines planchées. Beaucoup de mesures à prendre.
Alors, Jean-Cobéli, vous êtes très loin de la question que je vous posais. Je comprends en creux. Et c'est ma réponse. Oui, donc je comprends en creux que vous êtes plutôt sur la ligne évoquée par Marine Le Pen mardi, qui était de dire qu'on ne peut pas faire des appels à la démission en permanence.
Mais arrêter d'aller chercher des noises en permanence et arrêter d'aller chercher des diversions... Vous m'accorderez que c'est l'exact opposé ? Absolument pas. Première question, est-ce qu'un ministre de la justice qui se retrouve dans une telle situation, qui avait sur son bureau un rapport qui expliquait que les crimes de pédocriminalité sur les enfants n'étaient pas assez bien traités, que seulement un tiers faisait l'objet, ne serait-ce que du début d'une enquête, eh bien il aurait dû agir avant. Est-ce que cet homme-là, de sa conscience, aurait dû démissionner ? Oui.
Est-ce que nous, en tant que premier parti politique de France, nous demandons officiellement la démission de Gérald Darmanin ? La réponse a été apportée par Marine Le Pen. Ça ne servirait pas à grand-chose, parce qu'une fois encore, ce qui est en cause, c'est qu'une politique, une politique qui dure depuis des décennies...
Donc c'est bien elle qui fixe la ligne, pas Jordan Bardella.
Je crois qu'ils la fixent ensemble et que ce qu'ils ont dit n'est pas opposé. Mais il y a quand même la ligne du Marseille, la ligne du jeudi. Alors, excusez-moi, on est en train de parler d'un problème extrêmement grave. Aujourd'hui, nos enfants ne sont plus en sécurité. Ce qui mériterait une parole unique. Aujourd'hui, aujourd'hui. Mais nous avons une parole unique, et notamment unique sur le programme, et c'est ça qui compte. Mais on ne va pas passer les quelques mois qui nous séparent de la présidentielle à essayer de savoir s'il y en a un qui a utilisé le futur et l'autre l'imparfait pour imaginer un début de semblant de discord. Très bien, chacun se fera son idée.
Il n'y en a pas, on ne va pas perdre notre temps, ni vous, ni moi. Parlons du fond.
Une petite question, justement, sur la campagne, très rapidement, puisque le gouvernement hier a aussi évoqué des perspectives de menaces lourdes d'ingérences étrangères sur la campagne présidentielle. Une nouvelle guerre froide, dit le Premier ministre, avec désormais un cadre numérique. Il y aura un projet de loi dans les prochains mois, visiblement. Est-ce que vous le voterez, puisque vous voulez parler du fond ?
On le lira, et s'il va dans le bon sens, probablement, parce qu'il y a aujourd'hui, effectivement, des ingérences en France. C'est-à-dire que des pays extérieurs essayent d'influer sur la politique française, notamment à travers les réseaux sociaux. Toutes sortes de pays, d'ailleurs, et toutes sortes d'ingérences. Nous sommes pour la souveraineté. C'est-à-dire que le peuple français doit pouvoir décider de choisir sa présidente ou son président de la République librement. Mais alors, attention, luttons contre toutes les ingérences.
Moi, j'ai le souvenir que des chefs d'État européens avaient appelé à voter contre Marine Le Pen en 2022, allemand, portugais, espagnol, publiquement dans une tribune. C'est une ingérence. Lorsque, à la direction...
Et donc, on devrait faire quoi dans ce cas-là ?
Il faut lutter contre toutes les ingérences, c'est-à-dire mesurer le poids des activités étrangères, extérieures. Sur le résultat, ça ne passe pas que par Internet, ça ne passe pas que par TikTok, ça passe par tous les moyens. Vous avez l'exemple roumain qui a été terrible. C'est-à-dire que l'élection présidentielle roumaine a été annulée à cause d'ingérences supposées russes. Et on s'est aperçu que ce n'était pas si clair que ça et que ça venait probablement de la Roumanie même. Donc, il faut faire très attention à cette question. Avec une déstabilisation quand même venue de déclarer l'Europe.
Mais bien sûr, je le dis, il faut faire très attention et il faut lutter contre toutes les ingérences, pas seulement celles qui arrangeraient le gouvernement.
Je rappelle, au cas où certains n'auraient pas la date en tête, le 7 juillet. Le 7 juillet, la Cour d'appel dira si oui ou non, Marine Le Pen peut être de fait candidat à la présidentielle, puisqu'elle dira s'il y a des oui ou non condamnés, relaxés et à quelle peine dans l'affaire des assistants parlementaires européens du FN. Nos confrères du Figaro ont fait réagir cette semaine avec cet article. Marine Le Pen, finalement, candidate en 2027, la théorie qui fait frémir d'Edouard Philippe à Jean-Luc Mélenchon, avec même cette citation d'un proche du chef de l'État, c'est l'adversaire la plus difficile, Marine Le Pen, en raison de sa personnalité.
Ça veut dire qu'elle est plus forte que Jordan Bardella ?
Moi, je me souviens aussi du président de la République, il y a quelques mois, qui disait que Jordan Bardella était exceptionnel en privé et que c'était un adversaire très fort. Je vais vous dire, nous sommes le premier opposant de la Macronie. Marine Le Pen, Jordan Bardella sont à égalité dans les sondages, ils sont les personnalités politiques préférées des Français, ils sont vus comme les plus à même de régler notamment les questions de justice et de sécurité, mais pas seulement, aujourd'hui aussi les questions économiques.
Et donc je comprends qu'en face, on tremble un peu devant un bilan terrible, 3 400 milliards de dettes, un chômage qui redémarre, des entreprises qui ferment, une sécurité qui n'est pas assurée et une immigration devenue complètement folle. Oui, ils ont raison de trembler.
Vous avez vu que dimanche dernier, j'imagine, Jordan Bardella était au Grand Prix de Formule 1 de Monaco avec sa compagne, la princesse Maria Carolina de Bourbon et de Sicile. Marine Le Pen l'aurait fait, elle y serait allée ? On était en pleine marche blanche pour Liana ?
Puisque vous voulez que j'en sache, je ne gère pas les loisirs et les week-ends éventuels, ni de Marine Le Pen, ni de Jordan Bardella. C'était important ? Je vois bien, vous voulez en venir. La marche blanche, la famille s'était exprimée, je crois qu'elle ne voulait pas de politique, à part le maire, pendant cette marche blanche, donc vous voyez la question, elle est réglée.
Visiblement, des députés du Rassemblement National s'en sont émus. Est-ce que vous faites partie de ces députés ?
Jordan fait exactement ce qu'il veut, avec qui il veut. Jordan Bardella s'est exprimé très clairement sur l'affaire Liana.
Et est-ce que vous, vous avez un avis, comme vous voulez ?
Aucun. Aucun avis ? Je n'ai aucun avis, moi les loisirs de chacun ne m'intéressent pas. Ce qui m'intéresse, c'est l'avenir de la France, c'est de savoir qui pourra la diriger. Marine Le Pen, comme Jordan Bardella, en sont capables. Vous nous confirmez qu'il y a eu une certaine émotion au sein du parti ? Moi, je n'en ai pas entendu parler, si vous avez eu des off, je suis prêt à les entendre. Moi, en tout cas, je n'ai pas été ému outre mesure. Ce qui m'a ému, je vais être très clair, c'est l'histoire de Liana.
Vous vous rendez compte qu'on a aujourd'hui parlé, vous et moi, de l'affaire Liana, qui est une affaire terrible sur ce qu'elle veut dire, sur le laxisme de la justice, sur une idéologie post-68-arde, sur la pédophilie, sur beaucoup de choses. On en a parlé à travers deux prismes. Est-ce que Marine et Jordan sont d'accord sur la démission de Darmanin ? On en parle tous les jours, Laurent.
Est-ce que Jean-Marc aurait dû s'occuper autrement le week-end ? C'est suffisamment terrible pour ne pas faire effectivement la démission de la démission.
Autrement, autrement. Une éventuelle dissension au sein du premier parti de France, c'est un sujet de fond.
Non mais, si vous voulez, mais si vous voulez vous rassurer, regardez ce qui se passe dans tous les autres partis. Nous, ça va bien. Vous pouvez continuer à chercher. Il n'y a pas de dissension. Et moi, j'aimerais qu'on parle des problèmes des Français. Là, on est face à un problème structurel profond, qui mérite un changement profond, pour lequel nous sommes une alternative, je crois, la plus crédible. Et on parle vraiment des à côté. Je réponds à vos questions. Je suis chez vous. Je respecte vos questions. Mais très honnêtement, j'ai peur que ce ne soit pas tout à fait au niveau de cette année.
Un tout dernier mot de fond, puisque le fond vous tient à cœur. La dernière fois que vous êtes venu sur ce plateau, vous nous avez dit que pour la réforme des retraites, on était a priori sur 62 ans, 42 annuités. Est-ce que ça a changé ? Aujourd'hui, il y a un séminaire du RN. Est-ce qu'on aura finalement la position du RN sur les retraites ?
Oui, bien sûr. On l'aura. Peut-être pas cette fois-là, parce qu'on va continuer à travailler, mais je vous la redonne, la position du RN sur les retraites. Vous avez commencé à travailler avant 20 ans. C'est 40 annuités. Âge limite, 60 ans. Sinon, progressivement, c'est 42 annuités et 62 ans. La question de l'âge a été évoquée. Pourquoi ? Parce que c'est vrai que ça veut moins dire quelque chose en France qu'ailleurs. Les jeunes travaillent moins qu'ailleurs. L'âge de premier emploi effectif, c'est 27 ans. C'est beaucoup plus qu'ailleurs. Et ils partent du travail plutôt qu'ailleurs, parce qu'il y a beaucoup de chômage des seniors, ce qui relativise la notion d'âge.
Voilà, j'ai été clair et complet. Là non plus, pas de dissension. Écoutez, honnêtement, vous allez perdre votre temps en chercher.
Je n'ai pas prononcé le mot « dissension » sur les retraites, Laurent Jacobelli, vous l'avez prononcé tout de suite. Allez, on s'arrête là.
Tout va bien.
Laurent Jacobelli