Droit du sol : le gouvernement divisé - La Story - C à Vous
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Il faut construire des logements sociaux. C'est une mesure que j'assume et qui me semble équilibrée. - A.-E.Lemoine: Merci.
Restez avec nous. - Vous décrivez ce qu'est la nouvelle méthode à laquelle personne n'est habitué, ni le Parlement ni les Français, qui est la polyphonie du gouvernement. Il ne faut pas que ça se transforme en cacophonie. - M.Bouhafsi: C'est un débat qui divise le camp présidentiel et choque la gauche.
Le Premier ministre a ouvert la porte à une réflexion sur ce que signifie être français, une question qui mène à celle du droit du sol. Le ministre de la Justice va plus loin que F.Bayrou.
Il souhaite durcir les conditions d'accès à ce droit. Il l'a précisé hier. - G.Darmanin: Je souhaite qu'un enfant né en France de parents étrangers, puisse exprimer une volonté pour devenir français et ça ne peut pas devenir automatique.
Il faut vouloir être français. Il faut peut-être parler sa langue, connaître son histoire. Il ne s'agit pas de distinguer les gens par rapport à la religion, leur origine, leur couleur de peau, leur prénom...
Il faut que quelqu'un veuille devenir français. - M.Bouhafsi: B.Retailleau partage cette position.
D'autres membres du gouvernement estiment que ce débat est inutile. Le droit du sol bénéficie à environ 32 000 personnes chaque année. Plusieurs voix issues de la droite plaident pour une réforme constitutionnelle par le biais d'un référendum.
Un débat qui divise profondément la majorité. - R.Lescure: Partir d'une situation exceptionnelle comme celle de Mayotte, très vite, on dérive vers débat plus large, comme sur le droit du sol.
J'y suis extrêmement opposé. - M.Bregeon: J'espère que la classe politique sera assez mature pour qu'on puisse avoir de façon apaisée ce débat. - J.-N.Barrot: Je crois que ce n'est pas l'urgence. - A.de Montchalin: Je suis favorable à l'ouverture d'un débat public, posé, pas hystérique et qu'on fasse des choses à un niveau de rationalité et d'apaisement qui sont dignes d'une grande démocratie. - M.Bouhafsi: Ce débat est revenu sur le devant de la scène sur le durcissement des conditions à l'accès de la nationalité.
Cette loi devrait avoir un impact limité sur les flux migratoires. Entre 500 et 1000 Mahorais obtiennent la nationalité française chaque année grâce au droit du sol. Pour le président Hollande, cette mesure n'est rien d'autre que de l'esbroufe. - F.Hollande: C'est un débat inutile.
Il y a des règles dans notre pays, qui ont permis à des générations de s'intégrer dans notre pays, à notre République d'être confortée. L'extrême droite demande à revenir au droit du sang. - M.Bouhafsi: Alors que la majorité se divise, c'est une victoire pour l'extrême droite, qui se félicite de ce climat.
M.Le Pen réclame depuis des années un référendum sur cette question. Si F.Bayrou appelle à un débat plus large et apaisé, les députés du RN jubilent. - L.Jacobelli: Certains hommes politiques changent d'avis comme les éoliennes tournent avec le vent et ont décidé d'utiliser notre discours, mais ils n'auront jamais le courage d'agir. - J.Odoul: Avec cette fausse droite, c'est toujours les illusions d'abord et la trahison ensuite.
Qu'on reprenne nos idées, c'est une bonne chose. Est-ce qu'ils vont les appliquer? A part le RN, personne n'appliquera les idées du RN. - M.Bouhafsi: Ce week-end, à Madrid, lors d'un meeting, M.Le Pen a réaffirmé son souhait d'un référendum sur le droit du sol au côté de M.Salvini et V.Orban.
Elle a réclamé un virage radical de l'UE, un tournant trumpiste dans un mouvement appelé "Make Europe great again". - M.Le Pen: Nous sommes face à un basculement mondial.
Gérald Darmanin