Composition du gouvernement, possible censure, avenir de la réforme des retraites... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélien Rousseau
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France Info Bonjour Aurélien Rousseau. Bonjour. Bon, cette fois, ça y est, la France a un nouveau gouvernement. Est-ce que déjà, ne serait-ce que pour ça, Aurélien Rousseau, vous êtes soulagé ?
Oui, je suis soulagé. Puis par ailleurs, c'est le gouvernement de la France, donc on ne peut souhaiter que ça réussite. Mais je suis, depuis hier, un peu comme dans... Je ne sais pas, j'ai du mal à trouver mes mots, je dois dire. Et du coup, je repensais à... Avant-hier, j'étais à Chanteloup-les-Vignes. Et une dame vient me voir et me dit « Est-ce que vous pourrez me donner une bonne raison ? » Alors d'habitude, quand on vous dit ça, c'est de voter pour vous. Et là, elle me dit de voter la prochaine fois.
Et le fait que se dessine un gouvernement de droite, alors que c'est la gauche qui a viré en tête de ces élections, moi, ce qui me fait le plus peur, c'est ce côté, le fait d'être désabusé, le fait que la démocratie soit abîmée à l'issue de tout ça.
Vous avez répondu quoi ?
Je lui ai dit que, d'une certaine manière, il y avait la sidération. Il n'y avait pas de gouvernement encore, donc je n'avais pas encore la confirmation de ces craintes. Mais sidération, il y a de la colère. Mais c'est aussi, prenons-le comme ça, une obligation pour la gauche de démontrer qu'elle est en capacité de gouverner. Et gouverner, ça veut dire aujourd'hui, vu la situation parlementaire, de construire avec d'autres. Parce qu'on va voir, là, ce que c'est que la vraie droite. On a comme ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, un homme, je ne conteste pas l'intelligence et la cohérence idéologique, mais qui dit qu'il y a des Français de souche et des Français de papier.
Les mots ont un sens. On est dans un gouvernement de droite qui ne fait plus semblant d'être en bidexte.
Dans le même temps, il y a Didier Migaud à la justice. Donc ça peut équilibrer. Il vient du Parti Socialiste, Didier Migaud.
Oui, enfin, à ce compte-là, Didier Migaud, il était au Parti Socialiste il y a 14 ans pour la dernière fois. Il n'est pas de gauche. Moi, je n'en sais rien. Il a été dans des fonctions où il n'avait plus à exprimer précisément ses opinions politiques.
Il a voté comme député de l'RNC 30, la suppression du délit de solidarité, par exemple.
Oui, mais moi, Didier Migaud, par construction, là aussi, c'est un homme respectable. Je n'ai pas de sujet, mais il y a cette manœuvre un peu facile de le mettre dans l'ordre protocolaire en premier point pour donner le sentiment que, oui, il y a un divers gauche, comme on dit, mais ça ne trompe personne.
Ça n'infléchira pas, selon vous ?
Ça n'infléchira pas. Enfin, je lui fais... J'espère qu'il tentera d'infléchir, mais dans les faits, ça n'infléchira pas. La politique est l'orientation qui est choisie par ce gouvernement. Et c'est un gouvernement... On l'entend dire... Non, mais il y a des macronistes, il y a des... Voilà, l'article 20 de la Constitution, le gouvernement déterminé conduit la politique de la nation, et l'article 21, le Premier ministre dirige l'action du gouvernement. Il dispose du pouvoir réglementaire. C'est un gouvernement qui est dirigé par un homme respectable, mais qui a toujours été LR, qui le revendique, avec des figures LR qui sont dans des postes clés.
Donc, aujourd'hui, on a un gouvernement, le en même temps, je pense, moi, j'en avais tiré les conséquences il y a bientôt un an, le en même temps, et pour moi, définitivement... Sauf qu'Aurélien Rousseau,
c'est aussi un gouvernement qui est minoritaire, donc, quelles que soient les idées des uns et des autres, ils vont devoir composer, ils vont devoir trouver des majorités. Donc, si vous êtes, par exemple, dans une position constructive sur un certain nombre de textes, peut-être qu'ils seront contraints de compter avec vous.
Oui, alors, votre point, il est juste, j'allais dire, d'un point de vue photographique, mais le choix qu'ils font, quand même, c'est de n'envoyer des signaux que vers la droite. Ils sont, aujourd'hui...
On ne connaît pas la ligne.
Enfin, on ne connaît pas la ligne. On a Bruno Retailleux au ministre de l'Intérieur. Deux jours après avoir été nommé, il ne l'a pas fait, finalement, Michel Barnier dit, ah, si on pourrait faire un ministère de l'Immigration...
Qui n'existe pas, finalement ?
Qui n'existe pas, mais qui va être au ministère de l'Intérieur. Donc, la ligne, on a un Premier ministre qui est de droite, et donc, les bookmakers et ceux qui soutiennent sans participer, c'est le Rassemblement National. Il aurait pu, on aurait pu, et c'est ça que je regrette, moi, le plus profondément. On ne parle que de nom et que de casting depuis deux mois. Est-ce qu'à un moment, on discutait sur le fond ? Et par ailleurs, Michel Barnier... La gauche ne souhaitait pas discuter sur le fond, sauf à ses conditions ? Pas du tout, non. Ça n'est pas... Effectivement, Jean-Luc Mélenchon, le soir du deuxième tour, dit tout le programme, rien que le programme.
Lucie Casté n'a pas parlé à d'autres forces politiques que les forces de gauche pendant l'été ?
Pendant l'été, Lucie Casté, avec les présidents de groupe, a écrit à tous les présidents de groupe, à toutes les forces politiques pour discuter. Elle a dit, il va falloir faire des compromis. Alors, évidemment, le sujet à gauche, c'est ce qu'il faut... Vu la situation où on est, on a majoritairement voté à gauche et on a un gouvernement de droite. Donc, il y a quelque chose qui a foiré. Dites majoritairement à gauche... Juste, il y a quelque chose qui a foiré et on est forcément en partie responsable. Donc, je ne fais pas semblant de dire le contraire.
Mais, il n'y a eu, du côté du gouvernement, aucune tentative, aucune tentative, du côté du président de la République, de nouer cette discussion. Parce qu'en fait, le président de la République, le fond, c'est qu'il ne voulait pas d'alternance. Il refuse l'alternance, notamment sur la politique économique et sociale. Et c'est ce qu'il obtient avec ce gouvernement de droite.
Vous êtes bien placé, Aurélien Rousseau, pour savoir que c'est ça aussi, la Macronie. Vous y êtes allé, vous, homme de gauche. Vous en êtes sorti. Là, les élections, vous dites, la gauche sort en tête. Mais, les élections montrent un glissement vers la droite. De fait. Et donc, c'est des ministres de droite qui arrivent.
Votre sentiment,
c'est quoi ? Vous vous sentez trahi par Emmanuel Macron ou vous vous dites, mais en fait, je me suis trompé de route en allant là-bas, ce n'était pas ça, Macron ?
Non, je me sens... Moi, je trouve que les mots trahison, etc., il faut faire toujours attention. Il fait un choix politique qui est le choix de la continuité avec un remaniement où il donne un petit coup de barre à droite en plus. Et donc, en termes d'arithmétique politique, il faudra que le RN soit dans cette bienveillance. Mais ça, par contre, ça dépend aussi de la gauche,
Aurélien Rousseau. Si, à un moment donné, le Parti Socialiste, par exemple, dit, en fait, on ne votera pas forcément une motion de censure plutôt que de la voter automatiquement, le RN perd beaucoup de poids et vous le savez bien.
Tout ne dépend pas que du RN. Oui, mais ça, très franchement, enfin, c'est très clairement pour moi, c'est un argument qui est difficile à entendre. On a un gouvernement dans lequel, enfin, moi, je le dis très simplement, on a, je ne veux pas mettre tout sur le dos de M. Retailleau, mais le ministre délégué, le ministre délégué, par exemple, auprès de la ministre de l'Éducation nationale, il n'a eu de cesse de défendre l'école privée. On a M. Retailleau qui, ou Mme Gennevard, qui disent qu'il va falloir supprimer ou restreindre massivement la M. E.
Donc, non, aujourd'hui, ce goût, l'aide médicale d'État, aujourd'hui, on est dans un gouvernement de droite et on ne peut pas dire à la gauche, attendez de voir sur pièce. Il a nommé un Premier ministre LR, les LR, ils ont fait moins de 5% aux élections et ils n'ont pas participé au Front Républicain.
Aurélien Rousseau, vous restez avec nous, on va parler pas seulement du casting mais aussi du fond, juste après le fil info, 9h moins 20, Claire Cheikh Aglini.
La droite est la seule à vouloir parler avec les autres et Michel Barnier s'adressera aussi à la gauche. L'engagement d'Agnès Évren, sénatrice à l'air et invitée de France Info ce matin, réponse aux critiques unanimes de la gauche après l'annonce du nouveau gouvernement. On nous promettait un gouvernement de Concorde, on en a un de droite dure, se désole Lucie Castel, la candidate du NFP à Matignon. Ce courant de la droite sera incarné au gouvernement par Bruno Retailleau qui arrive place Beauvau. Mais les autres ministères régaliens n'ont pas de locataires issus des Républicains. A la justice, le divers gauche Ligné Bigot.
Aux affaires étrangères, le modem Jean-Noël Barraud à Bercy, le macroniste Antoine Armand. Au Liban, le dernier bilan de la frappe israélienne au sud de Beyrouth qui a décimé le Hezbollah fait état de 37 morts. Il y a quelques heures, face à la menace de l'embrasement dans la région, les Etats-Unis ont appelé leurs ressortissants à quitter le pays au plus vite. Football, Olympico, au Stadium Groupama ce soir, en clôture de la 5e journée de Ligue 1, Lyon à la peine au classement, reçoit le Dauphin, Marseille, hier soir le leader. Le PSG a concédé un nul au stade de Reims, 1 partout, score identique pour Rennes-Lens et égalité aussi, 3 partout entre Lille et Strasbourg. France Info
Le 8.30 France Info, Béranger Bont, Adrien Bec.
Quelle position pour le bloc de gauche face à ce gouvernement barnier ? On en parle avec Aurélien Rousseau, député Nouveau Front Populaire des Yvelines, ministre de la Santé et de la Prévention jusqu'en décembre dernier après avoir dirigé le cabinet d'Elisabeth Borne à Matignon. Un mot sur la réforme des retraites. Vous êtes donc élu du NFP qui a fait campagne législative pour l'abroger. Ce texte que vous avez vous-même, disons-le rappelons, le négocier avec Éric Ciotti, le patron de LR, où est le vrai Aurélien Rousseau ? C'est celui d'aujourd'hui ou c'est celui de Matignon ?
Alors, on est tous à se poser la question où en est-on, heureusement ? Non, moi, j'ai aucun doute. Moi, j'étais et je suis un homme de gauche qui a servi l'État sous la direction et j'ai eu l'honneur d'être appelé par Emmanuel Macron dans des fonctions. Je ne vais pas ici, quand on a été directeur de cabinet à Matignon, on ne restitue pas les discussions qu'on a eues avec le président, avec la première ministre. J'ai essayé de construire jusqu'au bout, à ma place, de conseiller un accord.
C'est-à-dire, vous avez essayé
de faire évoluer les choses
de l'intérieur, c'est ça que vous avez dit ?
Oui, mais il ne faut pas se raconter d'histoire. J'étais directeur de cabinet de la première ministre. Je suis convaincu qu'il faut une réforme des retraites, pour dire les choses clairement. Et je suis convaincu qu'elle serait bien meilleure si on avait réussi et si on réussissait à trouver un accord avec les partenaires sociaux. D'où le fait que je ne me sens pas, comment dirais-je, en tête à queue. Je le pensais pendant qu'on était. Je pense qu'il faut trouver des recettes et pas simplement peser sur l'âge de départ. Donc, oui, on a raté ce dialogue avec les partenaires sociaux.
Le président de la République a plusieurs reprises au cours de cette réforme eu des mots peu amènes, par exemple, pour Laurent Berger qui est à l'époque patron de la CFDT. Ça n'a pas aidé. Je pense qu'on peut reprendre et remettre ce chantier avec de très nombreuses hypothèses. Il y avait un ou deux points
sur lesquels, quand vous dites, plus de dialogue social, etc., pour aboutir à quoi ? Les 64 ans, vous ne les remettez pas en question ?
Moi, je pense qu'aujourd'hui, enfin, je vous le dis très simplement, ce pays est en train de crever, d'avoir d'un côté le peuple et de l'autre les politiques. Il y a des partenaires sociaux qui ont une légitimité, qui ont une force. Je veux dire, il y a beaucoup plus d'adhérents à la CFDT ou à la CGT que dans n'importe quel parti politique. Donc, on doit dialoguer avec ses partenaires sociaux.
Sur quel point précisément on se dialogue ?
Sur, par exemple, sur le, vous l'avez dit, sur l'âge légal de départ, sur la réalité de ce qu'est le parcours, par exemple, d'une femme qui a eu des trous dans sa carrière parce qu'elle s'est arrêtée. Donc, comment on est sûr qu'elle ne perd pas ? Sur la pénibilité, moi, je n'ai aucun problème à dire, excusez-moi, je vous embarque là-dedans, mais qu'autour de ce plateau, on peut tous travailler plus longtemps parce qu'on n'a pas des métiers qui sont d'une pénibilité. Ça n'a rien à voir avec le fait d'être cariste ou de travailler sur un chantier. Donc, voilà, je pense qu'on a de la marge, il faut revenir... Travailler plus longtemps
parce que vous avez 4 ans quand vous dites ça ?
Oui, mais moi, je pense que, d'ailleurs, y compris des dirigeants de gauche, je travaille même, oui, beaucoup plus longtemps que ça. Donc, voilà, il faut qu'on arrive à rouvrir...
Mais ça, c'est pas une évolution, c'est une évolution ? Non, mais je pense qu'il faut...
Je pense que de toute façon... Clairement,
quelle est votre position là ? Non, mais moi,
j'ai été élu avec le nouveau Front Populaire. Je pense qu'il faut reconstruire un texte. Vous dites en même temps
qu'on peut travailler... Certains peuvent travailler jusqu'à 64 ans. Donc, c'est... Bien sûr,
mais moi, je pense qu'on a... C'est vraiment l'abrogation pure et simple. Mais c'est un des sujets les plus intéressants, je trouve. Aujourd'hui, je considère qu'en étant de gauche, en étant de gauche, qu'il y a des risques sociaux qu'on ne prend pas en charge collectivement. Je prends l'exemple d'une femme d'un milieu populaire qui divorce, elle bascule dans la pauvreté. Moi, je pense que ce risque social-là, il faudra un jour le socialiser, que ce soit qu'on le prenne en charge collectivement. Et si, et donc, je considère que le fait que moi, je puisse m'arrêter de travailler à 62, 63 ou 64 ans, eh bien non, je dois contribuer pour qu'on puisse prendre en compte ces situations-là.
Et c'est ça que la gauche doit arriver à faire, c'est-à-dire à dialoguer aussi sur ce qu'est c'est qu'être cette sociale-démocratie aujourd'hui dans des conditions qui ont changé par rapport à il y a 10 ans ou il y a 15 ans.
Aurélien Rousseau, quelques mots sur le budget. Il va avoir quelques jours de retard, plutôt 9 octobre que 1er octobre, dit Michel Barnier. Et il y a cette idée de Pierre Moscovici, qui n'est pas une idée neuve, mais en l'occurrence, Pierre Moscovici n'est pas exactement quelqu'un de LR. Il dit, la France doit impérativement réduire son déficit. Vous, qui avez été aux manettes, est-ce que vous partagez quand même ce constat ?
Moi, je pense que la France et les dirigeants politiques ne peuvent pas faire comme si on n'avait pas une situation de dette extrêmement préoccupante. J'avoue que quand Bruno Le Maire, avant de partir, nous dit il y aura des lendemains terrifiants, après avoir été 7 ans à Bercy, je trouve ça un tout petit peu fort de café. Je pense que le fait que depuis 70 jours, la France n'ait pas eu de gouvernement de plein exercice nous a affaibli sur la scène européenne justement pour aller discuter des conditions de soutien et de réaction. Mais on réduit les déficits ou pas ? Mais oui, il va falloir. Évidemment qu'on doit réduire ces déficits. Et on fait 50 milliards
d'économies ? Non,
on ne peut pas faire 50 milliards d'économies d'un coup comme ça. Mais oui, il faut ouvrir le sujet des économies et des ressources. Quand vous lisez, je n'ai pas lu...
Vous n'êtes pas loin d'être pas tout seul à gauche, mais vous n'êtes pas nombreux à avoir ce discours-là.
Non, mais aujourd'hui, vous lisez la procédure pour déficit excessif qui est lancée contre la France. Le plus gros chapitre, c'est le manque de recettes fiscales. Et on a bien vu ça la semaine dernière. Même Michel Barnier, on est quand même...
Il dit justice fiscale.
Il dit justice fiscale. Ben oui, il y a un sujet de justice fiscale dans ce pays. Vous ne soutenez pas là-dessus ? On verra ce qu'il propose parce qu'en même temps, pour le coup, en même temps, tous les macronistes sont montés au créneau pour dire, alors ça, c'est inacceptable de bouger sur la question de... Bon, il faut plus de justice fiscale. Oui, on a une responsabilité budgétaire. Oui, aujourd'hui, il y en a qui en profitent largement. Et donc, oui, il y aura un débat sur ça. Et ce débat, c'est un débat lié à notre souveraineté. Mais c'est là aussi que, depuis la décision du président de la République, nous n'avons cessé de nous affaiblir sur la scène européenne.
Or, il y aura un débat et un dialogue à avoir avec Bruxelles dès le début. Mais là encore, le président qu'on conçoit et qu'on pousse pour avoir plus d'entreprises faire baisser le chômage, mais là, c'est pas ça, c'est différent de ça de faire une politique fiscale pour les plus riches et favorable aux plus riches.
Aurélien Rousseau, si on résume tout ça, l'objectif pour vous aujourd'hui, c'est, certains disent dans votre camp, faire tomber le plus vite possible ce gouvernement. Est-ce que c'est votre ligne ?
Mais le gouvernement, oui, il faut le faire tomber parce qu'on va voir, je le redis, ce que c'est qu'une politique de droite. Chaque, ils vont mettre en place très concrètement, ils savent pourquoi ils sont là, pourquoi ils ont accepté de venir éventuellement pour quelques mois pour mettre en place leur politique.
Donc oui, il va falloir mettre en place et censurer ce gouvernement le plus vite possible, mais simultanément, il faut que la gauche se tienne prête, se tienne prête à gouverner et à montrer qu'elle est en situation et qu'elle aurait dû être mise en situation par le président de la République parce qu'elle a viré en tête des élections de montrer qu'elle était capable de construire une politique de gauche avec des compromis avec d'autres acteurs politiques.
Aurélien Rousseau, merci beaucoup, député Nouveau Front Populaire des Yvelines et ancien ministre de la Santé. Merci d'avoir été l'invité du 830 France Info. Merci, Bérangère Bonte.
Aurélien Rousseau