Cécile CUKIERMAN : Tête de liste PCF + LFI + Ensemble aux Elections Régionales 2021
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 74 %Attaque 15 %Défensif 11 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:10OuverteRéponse directe
Le résultat des régionales 2015 était de 5,39%. Ça ne vous a pas découragé d'y retourner ?
- 1:57OuverteRéponse directe
Le fait d'être sénatrice aurait pu vous faire penser que vous aviez déjà une grosse mission. Ça ne vous fait pas peur de cumuler avec une campagne ?
- 2:58OuverteRéponse directe
Laurent Wauquiez a une forte notoriété. Ça ne vous fait pas peur ?
- 3:41RelanceRéponse directe
Quel est votre avis sur le report des élections régionales pour raisons sanitaires ?
- 6:03OuverteRéponse directe
Est-ce que vous allez faire campagne à base d'Internet, comme Bruno Bonnel ?
- 8:52OuverteRéponse partielle
Comment LFI vous rejoint ? Est-ce qu'il y a des sujets sur lesquels vous êtes d'accord ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:41Invité politiqueChiffre
« Plus de 9000 morts dans notre région depuis le début de l'épidémie. »
- 9:10PrésentateurChiffre
« J'ai même noté 3 000 communistes qui ont voté à 84% pour que vous soyez la tête de liste. »
- 18:12Invité politiqueFait
« Depuis maintenant un certain nombre d'années, un certain nombre de décisions majoritaires nationalement ont cassé la SNCF. »
- 23:26Invité politiqueFait
« On est sur une remobilisation de fonds existants. »
- 27:42Invité politiqueFait
« La majorité régionale décide de réduire de plusieurs centaines de millions d'euros dans cette mandature la dépense pour la formation professionnelle. »
- 27:40Invité politiqueChiffre
« la majorité régionale décide de réduire de plusieurs centaines de millions d'euros dans cette mandature la dépense pour la formation professionnelle »
- 28:33Invité politiqueFait
« il y avait une enquête il y a peu sur le harcèlement scolaire »
- 30:40Invité politiqueFait
« aujourd'hui on est dans des seringues où on nous demande des projets les uns après les autres »
- 32:55Invité politiqueFait
« nous sommes dans une urgence climatique »
- 34:03Invité politiquePromesse
« conditionner les aides aux entreprises avec y compris cette question de protection de la nature »
- 36:10Invité politiqueFait
« une fois qu'on a dit qu'on voulait stopper il faut encore trouver les productions alternatives »
- 36:58Invité politiqueChiffre
« d'ici 2026 quand même donc dans un temps assez court »
- 38:49Invité politiqueFait
« financer des caméras pour les communes »
- 38:56Invité politiqueFait
« la délinquance a baissé dans notre région »
Temps de parole
- Cécile Cukierman73 %
- Présentateur26 %
≈ 2,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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A Lyon, vous écoutez Lyon 1ère.
Lyon 1ère.
Lyon 1ère. L'invité du samedi.
Allez, c'est parti pour une heure. Comme chaque samedi, notre invité est politique, vous le savez. Ça ne veut pas dire qu'on va faire de la politique politicienne, tout ça. Rassurez-vous un petit peu, parce qu'à un moment donné, on y passe. Mais on va surtout parler de votre vie quotidienne, de votre avenir, puisque ce sont les régionales qui sont au cœur de nos préoccupations depuis quelques temps, puisque les régionales approchent. Et mon invité cette semaine est une femme politique, et je m'en réjouis. C'est toujours difficile de trouver des femmes politiques, même encore maintenant. Chaque semaine, on en parle un petit peu au moins avec l'un ou l'une de nos invitées.
C'est Cécile Kukerman. Bonjour. Bonjour. Approchez bien le micro de... Bonjour. Voilà, parfait. Soyez la bienvenue, madame la sénatrice. Vous êtes sénatrice au Parti communiste depuis trois ans maintenant.
Alors, moi, je suis sénatrice de la Loire, et adhérente du Parti communiste français. Ah, pas une différence. Oui, parce que c'est quand même les grands élus et les grands électeurs de mon département, avant tout, qui m'ont élu. Et donc, voilà, je crois que je n'ai jamais caché mon engagement politique, mais je suis sénatrice de la Loire, et depuis 2011, réélu il y a trois ans.
Alors, vous avez déjà fait les... On va y venir tout à l'heure, mais vous avez déjà fait les régionales. On s'était déjà vus il y a six ans dans cette compétition. Alors, le résultat, c'était 5,39%. Ça ne vous a pas découragé d'y retourner ? Alors, ça, je me pose toujours la question. Est-ce qu'il y a des pays où, quand on prend un score comme ça, on ne revient pas, quoi ? On ne commence pas.
D'abord, non, ça ne m'a pas découragé, parce que si on se remet dans la situation de celle de 2015, une grande partie, y compris de la presse qui a pignon sur rue dans la ville de Lyon, me mettait largement en dessous de ces 5%. Et je crois que c'était un objectif, et que nous avons réussi à relever en travaillant, en étant en présence dans tous les départements de notre région. 12 départements, c'est une région immense, avec beaucoup de singularité, mais en portant justement cette exigence d'une campagne de proximité. Donc non, ça ne m'a pas du tout abattue, et au contraire, plutôt renforcée.
Le fait d'être sénatrice, par exemple, aurait pu vous faire penser que, voilà, vous aviez déjà une grosse mission. Vous bossez pas mal comme sénatrice, j'ai vérifié tout ça. Il y a des dossiers, ça vous fait encore, et puis une campagne, même si c'est la période Covid, c'est dur, ça fait beaucoup de choses, non ?
On est dans la même situation qu'en 2015, je crois que, voilà, moi j'ai fait le choix, effectivement, d'abord en étant sénatrice, de conserver ce mandat de conseillère régionale, parce que j'aime ma région, j'aime les habitantes, j'aime les habitants de cette région, et cette capacité à se dire que, justement, avec des réalités parfois si différentes, on peut avoir des politiques qui nous rassemblent et qui fassent du commun. Donc, voilà, j'ai envie, en tout cas, de continuer cette aventure et de donner pour pouvoir construire, avec les uns, avec les autres, notre région.
Alors, il y a beaucoup de choses qui ont changé. À l'époque, il y a 6 ans, on créait la nouvelle région, maintenant, peut-être que c'est un peu plus rentré dans les mœurs. Et puis, il y a un truc qui a changé, c'est qu'il y a Laurent Wauquiez, qui est président depuis 6 ans et qui a beaucoup joué sur sa notoriété. Tous les candidats le savent, il y a un enjeu de notoriété. On sait qui est Laurent Wauquiez dans la région, c'est plus dur pour les autres. Ça ne vous fait pas peur, ça ?
Non, je crois que chacun a sa notoriété, chacun a ses qualités, ses défauts. Simplement, je crois que, voilà, effectivement, ce n'est pas la région de Laurent Wauquiez, c'est la région des Auvergnats et des Rhônes-Alpins. Et en tout cas, moi, je suis la candidate à leur disposition, à leur service, qui part, justement, de leur réalité et qui entend mettre au cœur de ce débat politique leurs préoccupations.
Alors, justement, Laurent Wauquiez a pris la parole avec d'autres présidents en place pour dire qu'il était contre un report de cette élection, puisqu'on le rappelle, le scrutin, c'est normalement le premier tour, le 13, et ensuite, évidemment, une semaine après, le deuxième tour. Il est question de reporter pour des raisons sanitaires. C'est une rumeur, on ne sait pas trop, on ne sait plus trop où on en est, puisque ça a déjà été voté, le report, puis là, on reparle d'un report.
Alors, j'aimerais savoir quel est votre avis, parce que moi, je comprends bien que Laurent Wauquiez préfère que la campagne n'ait quasi pas lieu, c'est-à-dire qu'on vote le plus vite possible, quand on est connu comme lui. C'est un peu logique, c'est beau jeu, quoi. Mais peut-être que vous, vous auriez plus intérêt à ce que la campagne soit reportée, que vous ayez le temps de diffuser vos idées, tout ça. Et curieusement, vous faites partie des gens qui disent « Non, je ne veux pas de nouveaux reports ».
Oui, parce que, vous savez, vous l'avez rappelé, je suis sénatrice, et en tout cas, je m'inscris dans l'esprit des principes de notre République. Je crois que quand on fait de la politique, il ne faut jamais l'oublier. Or, ça a été dit, ces élections auraient dû avoir lieu au mois de mars, elles sont maintenant reportées au mois de juin. Et donc, déplacer, modifier des calendriers électoraux, cela doit se faire avec la plus grande prudence et avec de grandes exceptions. Parce que c'est finalement le socle même de notre démocratie, cette confiance entre les électrices, les électeurs, leur engagement et les élus qui sortent de ces élections.
Donc, aujourd'hui, nous n'avons aucune indication sur le fait que la situation soit meilleure en septembre, en octobre, qu'au mois de juin. Et puis, oui, nous vivons une crise sanitaire très dure, plus de 9000 morts dans notre région depuis le début de l'épidémie, donc énormément de familles qui ont été endeuillées ou qui ont en tout cas été touchées par cette maladie. Mais cette situation sanitaire, elle n'appelle pas à mettre sous cloche la démocratie locale. Je crois qu'au contraire, nous avons encore plus besoin de décider de notre avenir et ne pas utiliser en tout cas cette crise sanitaire à des fins politiciennes.
Donc, la demande maintenant, c'est bien évidemment que nous puissions tenir ces élections, que le gouvernement s'engage et que le gouvernement, effectivement, ne laisse pas courir des rumeurs, ne laisse pas des avis qui peuvent évoluer d'un jour à l'autre, mais qu'effectivement, nous ayons des engagements clairs et précis sur les modalités de la campagne électorale et sur la façon dont doivent se tenir ces élections au mois de juin prochain. Parce que ce sont les élections régionales. Le même jour, à l'exception de la métropole du Rhône, il y aura également les élections départementales.
Et quand on met les deux bouts à bout, c'est quand même une grande partie de nos vies quotidiennes qui sont impactées par les choix des départements et des régions.
Il y a déjà eu beaucoup d'abstention la dernière fois. Je prends l'exemple de Bruno Bonnel, parce qu'il était à votre place il y a une semaine. Je lui disais, comment vous allez faire campagne ? D'ailleurs, où est-ce que vous faites campagne ? Il m'a dit, vous allez voir, à partir de demain, c'est parti. Vous allez me voir partout, j'en aurais marre de me voir. Effectivement, on l'a vu beaucoup, nous avons dans la presse et puis sur Internet, beaucoup. Est-ce que c'est comme ça, vous aussi, que vous allez faire campagne, à base d'Internet, par exemple ?
D'abord, la question de l'abstention n'est pas liée qu'à la crise sanitaire. Et je crois que c'est une crise politique. Et malheureusement, on constate, élection après élection, que celle-ci augmente. Donc, il y a réellement un vrai sujet. Mais pour revenir à la question précédente, je crains que malheureusement, juin ou octobre, cela joue assez peu sur ce défi que nous avons, qui est de résorber cette crise politique. Sur l'évolution de la campagne, bien évidemment, cette campagne s'adapte. Vous savez, moi, je ne suis pas à la recherche des grands titres de presse. Je crois que ce qui est important, en tout cas, c'est d'être dans la proximité.
Donc, j'ai déjà commencé et je continue, et ce, jusqu'au mois de juin, des déplacements dans chaque département, à la rencontre de celles et de ceux qui vivent, qui travaillent, qui se forment dans notre région pour échanger. À la rencontre des salariés, à la rencontre... Hier, j'étais dans le Puy-de-Dôme, rencontré un club de rugby avec les bénévoles et toutes ces difficultés.
Il y a des moments sympas dans cette campagne.
Je n'ai pas joué. Mais, en tout cas, je crois que l'important est justement d'avoir cette campagne. Vous savez, j'avais un peu pratiqué de la même façon en 2015, et là, nous allons l'amplifier, bien évidemment. C'est cette volonté, finalement, de partir des réalités. Et donc, ça, ça ne change pas. Bien évidemment, nous le faisons dans le respect des gestes sanitaires, avec plus de distance, avec un peu moins de monde. Il y aura inévitablement, le temps venu, une campagne numérique également qui va se déployer, qui doit se déployer pour donner à voir. Mais je n'oublie pas, en déployant une campagne numérique, qu'il y a aussi une fracture numérique dans notre région.
Donc voilà, je pense qu'il faut lier les deux. Il faut aussi se dire que cette campagne nous invite à repenser nos pratiques militantes. Et qu'effectivement, il n'y aura pas que des distributions de tracts, des portes-à-portes et des meetings le soir. Mais on peut très bien remplacer un porte-à-porte par des appels téléphoniques. On peut très bien remplacer des distributions par des transferts par mail, quand on les a, ou par des courriers postaux. Donc, je crois que tout est possible. Mais au-delà de cette question pratique et matérielle, c'est finalement ce que l'on va dire et co-construire avec la population qui vit et travaille dans notre région.
Alors, après la pause, on va évidemment s'intéresser aux compétences régionales. Je veux le dire aux auditeurs et auditrices qui nous écoutent, parce que je scrute déjà cette campagne. Moi, ça m'agace, je ne sais pas comment vous, vous le vivez, mais je trouve qu'on rappelle peu souvent aux gens à quoi sert l'institution pour laquelle on s'exprime. Donc là, c'est les régions, les compétences, elles sont claires. La région s'occupe des transports publics, de l'économie, des lycées. Du social, et quoi d'autre. J'oublie un peu d'écologie et la culture. On va essayer de dénumérer ces sujets avec vous.
Ce sera après la pause, mais on va quand même faire une petite question sur la fameuse politique politicienne et les alliances. Alors, j'ai deux questions à la suite. D'abord, ce qui s'est passé déjà, vous vous êtes alliés avec les deux candidats, Magali Romagy et Gabriel Amar de la France Insoumise, qui s'étaient présentés, qui avaient commencé à faire des cons. Moi, j'avais assisté à une de leurs conférences, où ils commençaient à présenter leurs idées. Et finalement, ils vous ont rejoints. Alors, ma question, c'est, vous, vous avez été désigné par les communistes. Il y a eu un vote. J'ai même noté 3 000 communistes qui ont voté à 84% pour que vous soyez la tête de liste.
Comment LFI vous rejoint ? Est-ce qu'il y a une discussion où vous êtes d'accord sur tout ? Ou alors, est-ce qu'il y a, très franchement, sans langue de bois, est-ce qu'il y a des sujets ou des trucs sur lesquels vous dites « Ok, on sera d'accord avec vous là-dessus, c'est bon, voilà. » Comment ça se passe ?
D'abord, je crois que ce n'est pas l'un qui rejoint l'autre, mais c'est ensemble que nous avons construit ça. Voilà. Et je crois que c'est important, parce que ça en dit long aussi sur la démarche, il y a eu plusieurs rencontres, mais avec l'ensemble des formations politiques de gauche, nous avons pu avancer plus en amont sur, notamment, toutes les questions de programme. Et comme vous disiez, les questions de compétence et de quel type de transport nous voulons, nous voulons de quelle politique respectueuse de la nature. Je ne rentre pas dans les détails.
De quelle politique sociale, de quelle justice sociale nous voulons dans cette région, de quel service public, de quelle politique de santé. Et donc, nous avons avancé sur ces contenus. Et puis ensuite, nous avons eu, bien évidemment, le débat sur le crantage de la liste, parce qu'il n'y a pas de politique politicienne. Vous savez, chaque électrice, chaque électeur va recevoir une enveloppe avec une profession de foi, le programme, et une liste, l'incarnation par des femmes et des hommes. Mais quel est le truc qu'elle a exigé ?
Est-ce qu'il y a des secteurs ?
Je crois que chacun pose ses atouts. Et vous savez, comme dans toute discussion, les choses avancent. Donc, il y a des choses qui avancent plus facilement, d'autres qui prennent un peu plus de temps. Mais il y a eu, en tout cas, cette capacité à avancer simplement. Voilà. Et donc, du coup, de pouvoir continuer plus loin. Et puis, le mouvement Ensemble nous a rejoints. Génération Climat, qui sont fortement plantés dans la vallée du Rhône également. Donc, voilà, cela se construit, mais cela se construit collectivement. Et je crois que c'est ça qui est important.
C'est, en tout cas, cette envie de partir de réalités différentes, puisque nous sommes issus de formations politiques différentes, mais en avançant, de se rendre compte que, finalement, il y a des choses que nous pouvons dépasser pour apporter une réponse aux habitantes et aux habitants de notre région.
Alors, je vais aller de l'autre côté maintenant, puisqu'évidemment, on vous parle beaucoup du fait de ne pas vous allier, par exemple, avec Najat Vallaud-Belkacem pour le Parti Socialiste, ou encore Fabienne Grébert pour les écologistes. Alors, on verra bien ce qui se passera. Fabienne Grébert vous succédera la semaine prochaine. Mais je vais quand même vous poser une question par rapport à la liste socialiste. J'ai revu la petite interview que vous avez donnée à la télé régionale le jour où vous avez déclaré votre candidature. Et mon collègue vous demande, encore une fois, comment se fait-il que la gauche ne soit pas partie d'un seul tenant.
Et vous dites, voilà, les communistes ont voté pour moi, ils ont décidé que je mènerais. Et alors, j'ai vraiment votre propos. Vous dites, ils ont décidé qu'il n'y aurait pas d'alliance avec les socialistes parce que Najat Vallaud-Belkacem, elle est synonyme du quinquennat de François Hollande et de la mise en cause d'un certain nombre d'acquis sociaux. Ok, pourquoi pas. Je vous ai regardé sur une autre chaîne de télé il y a quelques jours où vous dites, je reste ouverte à ça et on discutera, on verra bien. Il y a un premier temps. On mélange deux questions et donc deux réponses.
Est-ce qu'il est toujours possible, ma question est simple, est-ce qu'il est toujours possible de vous allier avec les socialistes après avoir dit qu'ils vous présentent ?
Attendez, on mélange deux questions et deux réponses. Donc bien évidemment...
Est-ce que ça va être long votre réponse qu'on fait la pause ?
Non, ça ne va pas être très long. D'accord. La première chose, c'est que les communistes ont, parce que nous sommes une organisation démocratique, ont eu un choix à faire. Et il y avait plusieurs propositions sur la table. Ils n'ont pas retenu le choix majoritairement parce qu'en démocratie, il y a des faits majoritaires aussi, y compris chez les communistes. Et donc, dans les différentes propositions, il y avait l'option de partir avec la France insoumise et de poursuivre ce rassemblement. Il y avait la proposition de partir avec le Parti socialiste et donc d'être derrière Najat Zoualou Belkacem. À cette question, pourquoi ? J'y réponds par le débat que les communistes ont eu.
Mais dans cette même consultation, il y a la volonté de poursuivre la possibilité de discuter avec les uns et les autres. Ce qui a été fait et ce qui a abouti, mais ce n'est pas plus moi qui est rejeté que les uns et les autres, puisque force est de constater qu'aujourd'hui, chacune, puisque ce sont des femmes qui sont têtes de liste, est entrée en campagne depuis ce temps-là. Donc voilà, la porte, bien évidemment, la capacité à travailler reste ouverte de construire ensemble. Mais depuis le début, je l'ai dit, bien évidemment en avançant avec des conditions et surtout avec le respect de ce qu'est chacune et chacun.
Donc en l'État, on ne va pas se mentir et on ne va pas s'inquiéter puisque c'est d'ailleurs prévu dans nos institutions, ce sont des élections à deux tours. Donc au premier tour, il y aura un choix et il y aura plusieurs choix. Il y aura la capacité de rassembler chacune et chacun. Et puis au deuxième tour, je le souhaite et j'y aspire, il y aura un rassemblement. Et c'est ainsi, tout comme lors des dernières élections régionales.
Je vous repose la question et on fait une pause. Il n'y a pas de porte fermée à la liste de Najat, Balot, Balcastan, même si elle représente la perte d'acquis sociaux sous François Hollande. Mais bien sûr que si.
J'ai envie de vous dire, mais pas plus eux que d'autres. Il y a eu un débat, il y a eu des choix. Mais la question n'est pas d'ailleurs de stigmatiser tel ou tel. Si ce rassemblement ne s'est pas fait, il ne s'est pas fait. Et j'ai envie de dire, avançons maintenant. Donc la question, tout peut toujours être discuté. Mais bien évidemment, sur le fond programmatique, et là je crois que nous avons des points de divergence sur la construction de la liste, et là nous avons des points de divergence sur le choix de la tête de liste et sur la façon où celle-ci doit être désignée. Et là nous avons des points de divergence dont acte et après tout, ce n'est pas grave.
Bon, la semaine prochaine, on reçoit Fabienne Grébert et la semaine suivante, Madame Vallaud-Belkacem. Au moins, vous êtes trois femmes. On sait qu'à la fin, il y aura une femme tête de liste. C'est déjà un petit progrès, je trouve, dans cette démocratie française. C'est mon point de vue perso.
Vous savez, il y a certaines femmes en politique que je combats bien plus que d'autres hommes.
Oui, bien sûr, je n'ai pas dit que non plus.
Donc ce n'est pas une garantie forcément de choix politique.
Bien sûr, bien sûr. On fait une pause et on revient. Et cette fois-ci, promis, on attaque le programme régional. A tout de suite. Lyon première, l'invité du samedi. L'invité ce samedi. Et Cécile Kukerman, candidate, alors, je vais essayer de dire tout le monde, Parti communiste, France insoumise, Ensemble et Génération écologie, non pardon. Climat. Climat. À la veille de la démarche pour le climat. Oui, voilà. Donc ça, c'est tous les gens qui sont derrière vous pour cette candidature. Qui sont avec moi. Qui sont avec vous. Oui, c'est vrai. Non, mais les mots sont importants. Les mots sont importants. Ok, d'accord. Alors, on y va sur le programme de cette liste.
On va essayer de faire quelques compétences, un maximum. Je vous propose de commencer par peut-être les transports, parce que j'ai vu que c'est un sujet qui vous tient vraiment à cœur, notamment en tant que sénatrice. Vous avez bossé, j'ai vu, vous aviez sorti un édito même dans l'Humanité sur la SNCF, les transports. Quelle est votre préconisation pour les années à venir ? Comment modifier le système de transport public dans la région ? On sait qu'il y a toujours les mêmes problèmes qui persistent, notamment, alors, Clermont-Saint-Etienne-Lyon, on va dire ça comme ça. Vous vous dites plus facilement Saint-Etienne-Lyon, j'ai remarqué, on se demande pourquoi. Mais voilà.
Parce que c'est la ligne de train que j'utilise.
Comment ? Alors, j'ai posé la question à, je fais une dernière fois référence à lui, à Bruno Bonnel, qui est le candidat LREM, même si lui, pareil, il ne veut pas qu'on dise LREM, il m'a dit, moi, je vais mettre tout le monde autour de la table, et notamment la SNCF, et on va régler ça. Mais je n'ai toujours pas compris comment. Donc vous, est-ce que vous avez une recette pour améliorer ce transport dont se plaignent beaucoup, notamment les gens qui font cette ligne Auvergne, on va dire, Rhone ? D'abord,
en politique, il n'y a pas de bonne recette. Parce que les IACA Faucon, ça ne fonctionne pas, et je crois que ça en a fait la démonstration depuis de nombreuses années. Donc je ne fais pas partie des IACA et Faucon. Deuxièmement, cette question du transport public, elle est fondamentale. Le transport, aujourd'hui, dans notre région, pour plus de 80%, c'est pour aller se former, pour aller travailler. Donc c'est une nécessité absolue pour la plupart des habitantes et des habitants de notre région.
Également, le transport, c'est ce qui relie des territoires, des départements entre eux, des femmes et des hommes, et donc c'est ce qui garantit, c'est ce qui assure l'égalité des territoires entre eux. Donc j'ai bien fait te poser la question. Oui. Mais je crois que... Non, mais je termine, je crois que c'est un ange important. Ensuite, sur comment on fait ?
Voilà.
D'abord, on a besoin de plus de trains.
Voilà.
On a besoin de plus de trains sur des liaisons, vous l'évoquiez, sur la liaison Saint-Etienne-Lyon qui sont des liaisons saturées, mais on a surtout besoin dans notre région de réouvrir des lignes de trains pour qu'il y ait plus de trains qui circulent sur des infrastructures encore existantes. Et donc, on a besoin de faire revenir du train parce que quand on fait revenir du train, on agit bien évidemment sur ce que j'évoquais, toutes ces femmes et ces hommes qui l'utilisent pour aller travailler et donc qui vont au travail quand même dans des meilleures conditions que quand on est dans sa voiture ou dans les bouchons.
Et deuxièmement, parce que pour des questions bien évidemment de protection de la nature, eh bien, je crois qu'on a tous en tête les images du premier confinement où effectivement, on voyait que la réduction drastique du nombre de voitures faisait quand même un environnement bien meilleur.
L'air s'est amélioré.
Donc ensuite, comment on fait ? On est plusieurs acteurs, mais il y a... Non mais comment on fait ? Il y a plusieurs acteurs... Pardon,
mais si c'était si simple de rajouter des trains, je pense que l'actuel président, il l'aurait fait.
D'abord, il y a des choix politiques. Est-ce qu'on développe oui ou non le transport public dans notre région et dans notre pays ? Et force est quand même de constater que depuis maintenant un certain nombre d'années, un certain nombre de décisions majoritaires nationalement ont cassé la SNCF et que bien évidemment la région sans la SNCF, elle ne saura pas faire. Et donc, on a besoin d'un opérateur public fort et important pour développer plus de trains. Deuxièmement, on a besoin d'une région qui parte des besoins, des réalités de chacune et de chacun pour y compris travailler avec les élus locaux, avec les associations d'usagers. Et bien évidemment, oui, il y a un rapport de force.
Il y a un rapport de force parce que... Et le rôle des élus, il est également de le mener, ce rapport de force pour que justement dans ces discussions à plusieurs autour d'une table, eh bien, on impose ce choix politique, ce choix d'aménagement du territoire, ce choix d'égalité pour que la SNCF joue son rôle, que l'État joue son rôle et que la région abonde pour que les trains recirculent ou circulent de façon plus nombreuse sur les différentes lignes de notre région parce que ces dix dernières années, eh bien, il y a moins de trains qui circulent dans notre région. Comment on fait pour...
Il y a un problème... Moi, je ne suis pas un spécialiste ferroviaire, mais il y a un problème de place. Mettre plus de trains, c'est difficile parce qu'il y a du fret et il n'y a pas de place. Donc voilà, qu'est-ce que la région...
Il y en a de moins en moins.
La région, en tout cas, va avoir du mal à convaincre la SNCF de rajouter des trains.
Il y a la vraie problématique et ici à Lyon... Alors, d'abord, ce n'est pas rentable. Qu'est-ce qu'un service public ? Est-ce que son objectif, c'est qu'il soit rentable au niveau financier ou est-ce qu'il soit rentable pour les habitants d'un territoire ? Moi, je dis qu'il doit être rentable pour les habitants d'un territoire. Quand j'ai dit ça, ça ne veut pas dire qu'on fait n'importe quoi. Mais ça veut donc dire que pour qu'il soit rentable, il faut que ça circule aux bons horaires, que ça s'arrête aux bons endroits, que le train parte à l'heure et qu'il arrive à l'heure.
C'est-à-dire que quand vous êtes à Lyon et que soudainement, on vous annonce 20 minutes de retard pour Saint-Etienne, vous le vivez une fois, deux fois, quand en plus, vous avez une suppression de train et là, on... Parce que je connais les polémiques qui peuvent naître de cela. Je ne parle pas des journées de mouvement social. Je parle de ce que toutes celles et tous ceux qui partent de Pardieu pour rentrer à Saint-Etienne le soir ont déjà connu plusieurs fois et parfois plusieurs fois dans le même mois. Donc, comment vous imposez à la SNCF de ne pas avoir des retards ? Deuxièmement, ça nécessite des infrastructures supplémentaires.
Comment ? Vous n'avez pas répondu.
En faisant des travaux. En faisant des retards,
par exemple, vous dites quoi à la SNCF ? Ça, ce n'est plus possible ? Vous allez avoir des taxes ?
Il faut renforcer les pénalités. Aujourd'hui, il y a des pénalités, il faut les renforcer.
Et cet argent, issu des pénalités, il doit être aujourd'hui réinvesti pour soit rouvrir des lignes, soit acheter du matériel roulant supplémentaire, soit contribuer à la création d'infrastructures nouvelles qui sont, alors c'est en cours, une requalification aujourd'hui de la Pardieu, une requalification de PRH pour rester sur les deux grandes gares lyonnaises, mais également toute la problématique, alors là, on va rentrer dans des questions techniques, mais si vous voulez, si on veut du concret, on va à un moment donné rentrer dans des questions techniques qui sont ce que l'on appelle le chambre de Ternay et la possibilité qu'un certain nombre de trains venant de l'ouest de la région, de la rive droite du Rhône, ne re-rentrent pas automatiquement sur la Pardieu, mais puisqu'y compris contourner le lieu ou s'arrêter à hauteur de Houlin pour ensuite pouvoir prendre le métro et rejoindre le centre-ville.
Je suis dans des liaisons à chaque fois qui viennent vers Lyon, mais bien évidemment, le déplacement inverse est possible et les Lyonnais peuvent venir à Saint-Etienne, il n'y a pas de soucis de ce côté-là, donc je ne veux surtout pas opposer les territoires entre eux, mais voilà, c'est tout ça la problématique. Et puis, la problématique des transports, parce que là, on parle du train, mais c'est aussi comment, pour que les gens prennent le train, il faut pouvoir arriver à la gare et même si je défends l'idée qu'il y ait plus de trains, il n'y aura pas une gare, un train, dans les 5000 communes de notre région.
Donc, on a aussi besoin de travailler avec notamment les intercommunalités parce que c'est leurs compétences qui sont autorités organisatrices de transport pour travailler toute l'intermodalité et pour avoir effectivement des échanges, des plateformes qui permettent à chacune, à chacun, de pouvoir justement se déplacer comme il le souhaite et de façon un peu plus sereine que c'est le cas aujourd'hui que l'on soit en train ou dans sa voiture.
Alors attention, le temps passe très très vite et je dis que votre profil de chef de gare... Mais on me demande
d'être précise et détaillée.
J'aimerais bien qu'on parle de plein de choses comme l'économie. On va passer à l'économie, désolé, on va... Bien sûr. Alors sur l'économie, d'abord j'ai une question concernant ce fonds souverain qui vient de se créer puisque les socialistes viennent de dire qu'en fait il n'y a pas de fonds souverain, que c'est une entourloupe, que les aides qu'il contient ce fonds existaient déjà et qu'elles sont juste regroupées. Alors vous, est-ce que ce fonds souverain qui est donc une idée de l'actuel président de soutenir les entreprises, vous trouvez que c'est une bonne idée ? Est-ce que c'est le genre de choses que vous soutenez ?
Écoutez, vous savez, ça fait 17 ans que je suis élue au Conseil régional. en débattre, mais en ayant l'ensemble des éléments. Parce qu'effectivement, je pense que il est légitime qu'un président d'exécutif fasse des annonces à la presse, mais il est légitime aussi qu'un président d'exécutif travaille et informe l'ensemble de ses élus. Parce que la démocratie, elle fonctionne, bien évidemment, sur le fait majoritaire, mais pour qu'il y ait un fait majoritaire, il y ait un fait minoritaire et une opposition. Donc je crois que chacune et chacun doit être respecté. Donc nous aurons ce débat-là quand le président de région le posera.
Mais effectivement, aujourd'hui, et de ce que j'en ai vu, on est sur une remobilisation de fonds existants. Et donc, de toutes les façons, il y a besoin de faire beaucoup plus, mais il y a surtout besoin en matière de développement économique de s'attaquer à cette question qui fait que, moi vous savez, je suis allée en Savoie, je suis allée en Isère, j'étais encore hier dans le Puy-de-Dôme. Dans chaque déplacement, je rencontre des femmes, des hommes qui ont peur pour l'avenir de leur emploi. Parce qu'ils sont dans des entreprises, dans des groupes.
Je ne parle pas de la petite entreprise, de la petite pédagogie, TPE, PME, en difficulté réellement parce que la crise est passée par là, mais qui aujourd'hui, dans des groupes, décident de restructurer et donc vont fragiliser l'emploi et nous allons vivre une case sociale qui va être dramatique pour des milliers de femmes et d'hommes de notre région. Qu'est-ce que la région peut faire pour ça ? Donc on a besoin pour cela, bien évidemment, parce qu'hier, à Aubert et Duval, on le dit, il va y avoir besoin d'investir.
Moi, je le redis et ça avait été d'ailleurs fortement porté précédemment, que l'argent de la région, qui est mis à disposition à l'entreprise, soit conditionné, soit conditionné à la création d'emplois, au maintien de l'emploi, soit conditionné à la formation et à l'amélioration de travail des salariés, soit conditionné au respect de l'environnement parce qu'on a besoin d'une industrie, mais on a besoin d'une industrie qui protège la nature et non pas qui pollue. Donc voilà, ce développement économique, il doit être à ce service-là. Oui, nous avons besoin d'une région qui se soucie de toutes ses entreprises.
Oui, nous avons besoin d'une région parce que c'est en plus sa compétence qui garantisse un développement économique dans les 12 départements, mais nous avons surtout besoin d'une région qui dise l'enjeu de cet argent public, il est d'accompagner le développement des territoires, il est de permettre aux femmes et aux hommes de vivre et de travailler là où ils le souhaitent et non pas d'accentuer ces déplacements de plus en plus importants entre le domicile et le travail.
Un petit mot sur le social quand même, c'est un domaine qui vous intéresse beaucoup. Vous parlez de justice sociale, de redistribution. Quelles sont vos propositions en ce qui en arrive à les globalistes ?
D'abord, je pense qu'en termes de justice sociale, on en a finalement beaucoup parlé. On a parlé du service public, on a parlé du conditionnement du développement économique et donc la question de la redistribution, la question de la justice sociale, c'est justement cela. L'autre question, je ne sais pas s'il est prévu de l'aborder donc je vais au pire l'anticiper sur la question, c'est bien évidemment celle de tous les services publics. La région a comme compétence l'aménagement du territoire.
Il ne peut y avoir d'aménagement du territoire juste et qui respecte le principe d'égalité qu'avec du service public et je pense plus particulièrement à toute la question de la santé sur laquelle il y a besoin de faire beaucoup plus et malheureusement nous voyons bien évidemment la défense du service public hospitalier mais plus largement de s'attaquer de front au combat contre ces déserts médicaux qui dans nos quartiers populaires, dans nos villages aujourd'hui, se développent à vitesse grand V.
Comment ? Avec des maisons hospitalières ? Avec ce qui se fait maintenant ?
D'abord en venant en appui parce que je le redis, je crois qu'être élu c'est aussi porter des valeurs et les défendre donc réaffirmer cette défense du service public hospitalier l'inscrire comme indispensable dans le schéma d'aménagement du territoire parce que c'est ce qui garantit la vie dans tous les territoires et puis ensuite maison de santé, centre de santé mais en tout cas de construire avec les populations et les élus locaux des réponses adaptées pour permettre effectivement qu'il y ait une offre de soins là où malheureusement il n'y en a plus.
Formation professionnelle en passant par les lycées j'essaye de brosser un petit peu toutes les compétences sans avoir du mal à tout faire mais la formation professionnelle là aussi vous avez dit qu'elle avait été abandonnée par le président Wauquiez et qu'il fallait faire des efforts qu'est-ce que vous feriez vous si vous étiez élu ?
Je n'ai pas dit qu'elle avait été abandonnée en tout cas l'action de la région a été fortement réduite d'abord moi je suis pour remettre de l'argent dans la formation professionnelle c'est indispensable et là encore on le voit au quotidien on était à Photowatt je le disais en Isère il y a quelques jours ce que disent ces salariés c'est que pour monter en gamme dans toute la production de panneaux photovoltaïques bien évidemment il y a besoin de formation on le voit quand on discute avec des femmes et des hommes qui aujourd'hui sont éloignés de l'emploi et qu'il y a besoin de remettre dans l'emploi donc cette formation elle est indispensable et cette formation le souci qui a été fait c'est que quand la majorité régionale décide de réduire de plusieurs centaines de millions d'euros dans cette mandature la dépense pour la formation professionnelle bien évidemment on la réduit et on la réduit également dans la proximité et aujourd'hui on a des gens qui ne se forment pas parce que cela est trop loin de chez eux et cela rend compliqué son accès sur les lycées parce que je fais la distinction les lycées c'est le premier accès de la formation
mais je crois que
sur les lycées il y a besoin d'amplifier de continuer les rénovations et faire en sorte que effectivement nos lycéens les agents les enseignants puissent travailler dans les meilleures conditions et on le voit comment la question de l'éducation pour nos enfants et donc pour l'avenir est fondamentale
le président actuel a beaucoup incité sur la sécurisation des lycées les portiques les caméras tout ça vous continuerez cette politique ?
je pense qu'il faut en tout cas en faire une première évaluation peut-être la stopper d'ailleurs parce qu'une réalité est sûre vous savez il y avait une enquête il y a peu sur le harcèlement scolaire et donc une fois qu'on a passé le portique de sécurité on n'a pas réglé le vrai malaise des lycéens et des violences entre eux parfois qui peuvent exister à l'intérieur des lycées par la présence humaine par la présence humaine parce que oui moi je pense qu'à un moment donné la question humaine elle n'est pas anecdotique et ce qui permet de vivre ensemble et non pas de vivre à côté les uns des autres et bien c'est justement ce lien humain et cette présence humaine
il faut qu'on parle encore de vie associative mais aussi d'écologie un petit peu de l'auvergne aussi enfin plein de choses on va essayer de faire ça juste après la prochaine pause donc restez on va y arriver sur Lyon 1ère à tout de suite
Lyon 1ère l'invité du samedi
allez on y va c'est la suite et la fin de cette interview de Cécile Kukermen qui est mon invité cette semaine candidat tête de liste PCF, LFI allez-y dites les autres galeries du temps ensemble les générations climat voilà allez on continue sur les compétences j'essaie d'aller vite parce qu'il nous reste ça passe très très vite le temps avec vous c'est un compliment oui oui
mais d'ailleurs je l'ai pas mal pris
je voulais parler de vie associative parce que vous l'avez évoqué déjà depuis que vous avez commencé cette campagne en disant vous n'avez pas tort que les associations n'ont pas été on va dire la priorité absolue de l'actuel président en place à la région qu'est-ce que vous allez changer parce qu'il y a beaucoup d'associations nous on les a beaucoup au téléphone souvent qui attendent effectivement plus de moyens plus de changements qu'est-ce que vous leur dites si vous êtes élu
d'abord ce début de mandature pardon de Laurent Wauquiez avait été marqué il y avait eu une forte mobilisation de l'ensemble du mouvement associatif et des conséquences que ça d'abord pour le lien social de partout où se font ces associations et aussi sur l'emploi parce que le mouvement associatif ce sont aussi des emplois donc ce qu'il faut aujourd'hui c'est remettre à plat bien évidemment la région ne financera pas l'ensemble des budgets de toutes les associations de la région je crois d'ailleurs que personne ne demande ça mais c'est de reprendre le principe d'une contractualisation et de leur donner plus de visibilité le pire pour une association c'est d'être simplement dans du projet vous savez hier j'étais à Clermont-Ferrand on rencontrait alors plus particulièrement les associations du monde de la culture et ce qu'ils disent c'est qu'aujourd'hui on est dans des seringues où on nous demande des projets les uns après les autres mais une association pour vivre elle a d'abord besoin de visibilité à 2-3 ans et de financement qui lui permettent de structurer d'organiser sa pratique au quotidien avec les habitants et quel que soit finalement son secteur d'activité donc je crois qu'il y a une urgence à finalement avoir des assises du mouvement associatif dans sa diversité et de reconstruire avec eux les outils les moyens et in fine de quel financement il y a besoin et de comment chacun joue son rôle et prend sa part pour que nous ayons un véritable mouvement associatif qui maille l'ensemble du territoire et si je dis cela c'est y compris parce que depuis un an avec ces confinements déconfinements reconfinements etc et bien ce dont on se rend compte quand même c'est la difficulté de l'isolement et donc je pense que c'est aujourd'hui que se prépare la sortie de cette crise sanitaire en travaillant d'ores et déjà à préparer les outils qui vont permettre de retisser du lien de revivre ensemble de refaire avec l'autre de revivre les uns avec les autres
avec une pensée pour les associations qui se battent contre le SIDA ce week-end que j'ai eu au téléphone parce que je voulais les faire intervenir et bien ce n'est pas possible parce qu'elles sont toutes démobilisées forcément par cette période de crise
mais je crois que les associations d'abord vous savez les associations ce sont des femmes et des hommes le plus souvent des bénévoles et donc comme tout un chacun depuis un an la situation elle est difficile et il y a quand même plus de jours on n'a pas trop le moral que de jours on a le moral moi justement je veux redonner cet espoir cette capacité de se dire que c'est ensemble que nous allons trouver et construire ces solutions et la vraie crainte vous savez quand je fais mes tournées sénatoriales auprès des élus dans mon département ils me le disent tous la vraie crainte c'est que ce tissu de bénévoles qui est une richesse dans notre région mais dans notre pays et bien il s'effrite et que beaucoup ne reviennent pas donc la question ne sera pas simplement financière mais elle sera bien évidemment de travailler avec tout le monde pour redonner cette envie de faire ensemble et cette envie du bénévolat qui est la richesse de notre pays
alors il y a quelques jours le maire de Lyon a déclaré Lyon en urgence climatique j'ai envie de vous poser la question à vous est-ce que vous déclarerez la région Auvergne-Rhône-Alpes en urgence climatique
mais nous sommes dans une urgence climatique donc oui mais une fois qu'on a déclaré qu'on était en urgence climatique on n'a pas fait avancer le schmilblick pour le coup donc je crois que la question elle est véritablement et c'est pour ça que nous parlons nous de bifurcation écologique elle est de s'interroger aujourd'hui pour que toutes les politiques que nous menons n'aient pas d'incidence sur l'avenir pour le climat et sur l'avenir de notre planète
Donc vous saupoudrez dans chaque domaine Non surtout pas
Justement il ne faut surtout pas saupoudrer il faut s'interroger sur l'ensemble des politiques que l'on mène et leurs conséquences en matière climatique parce que ce que nous faisons aujourd'hui c'est les problèmes que nous léguerons à nos enfants demain et moi je ne veux pas léguer de problèmes à nos enfants je veux leur offrir une vie meilleure je crois que c'est en tout cas cette conception-là qu'il nous faut avoir et oui il nous faut et je le disais mais on va y revenir peut-être avec une certaine logique pour ma part une certaine répétition pour d'autres mais bien évidemment la question du service public de transport comment est-ce que ensemble on réduit ces pollutions sans stigmatiser l'un ou l'autre mais en accompagnant chacun et en lui offrant des solutions pour que justement nous puissions sortir de ces politiques mortifères en matière de climat mais quand je parle également de conditionner les aides aux entreprises avec y compris cette question de protection de la nature moi vous savez je suis du département de la Loire vous le disiez je suis de la vallée de Londen la vallée de Londen la vallée du Gier qui ont été des grandes vallées industrielles avec des industries qui ont pollué qui nous ont laissé à nous les élus locaux à la population des sols qui aujourd'hui sont pollués et sur lesquels il faut investir et bien ce que je dis c'est que tout de même au 21ème siècle on doit pouvoir justement accompagner par de la recherche par de l'investissement par des technologies nouvelles des possibilités de respecter l'environnement dans lequel se trouvent ces entreprises et non pas simplement de tout fermer hier après-midi j'ai rencontré une entreprise qui est dans justement la biochimie qui permet de sortir de la pétrochimie avec des éléments respectueux de la nature issus de la nature et bien permettent d'apporter les mêmes réponses voilà moi c'est ces entrepreneurs-là que je veux accompagner parce que ce sont eux les créateurs des emplois de demain
je vous ai laissé finir mais j'enviens aussi au train vous voulez plus de train le train ça marche notamment à l'électricité quand ça ne pollue pas pour faire de l'électricité il faut des sources d'électricité est-ce que par exemple vous êtes pour du coup maintenir les centrales électriques à l'inverse de vos peut-être futurs amis écologistes qui voudraient bien les fermer ces centrales comment vous résolvez ce problème ? je crois que la polémique
n'est pas sur les centrales électriques mais sur les centrales nucléaires
c'est ce que j'ai dit oui nucléaire
tu dis électrique oui mais toute centrale produit de l'électricité et c'est l'objectif moi je pense que nous avons besoin de toutes les façons c'est l'objectif aujourd'hui nous avons toujours défendu ça au parlement du mix énergétique et donc bien évidemment la question n'est pas de stopper demain les centrales nucléaires mais elle est aussi de travailler à sortir et à développer des productions énergétiques décarbonées plus respectueuses de l'environnement mais chacun ne fera pas sa petite électricité chez lui et pour cela encore nous avons besoin d'un service public qui est celui d'EDF que le gouvernement est en train de mettre à mal avec le projet Hercule ils étaient nombreux jeudis à se mobiliser contre cet projet
je m'arrête là je sais que vous avez travaillé sur ce dossier mais alors du coup là c'est une vraie différence avec les écologistes eux ils veulent franchement stopper par exemple la centrale du Buget pas loin de Lyon
mais une fois qu'on a dit qu'on voulait stopper il faut encore trouver les productions alternatives donc je crois que les choses doivent se travailler ensemble cette question du nucléaire est posée il y a également des risques et donc je ne les nie pas la question n'est pas d'augmenter cette production elle est en tout cas d'investir et d'investir dans la recherche publique pour apporter des solutions et pouvoir sortir d'une énergie nucléaire demain mais sans être dans une dans une dénonciation ou en tout cas dans une victimisation de celles et de ceux qui ont besoin de l'électricité pour vivre
et la fameuse ZFE dans la métropole de Lyon puisqu'on est à Lyon c'était une bonne idée et est-ce qu'il faudrait je ne sais pas moi le faire aussi au niveau régional
moi je n'ai pas défendu ces propositions au niveau national
je précise que c'est la faible émission et ZFE pourquoi ce qu'on va suivre c'est le fait de supprimer petit à petit les voitures diesel au coeur de Jean-Lyon
petit à petit d'ici 2026 quand même donc dans un temps assez court et sans en tout cas à ce jour pas d'alternative possible et moi vous savez si l'objectif transport public non mais donc j'attends de voir le plan de déploiement des transports publics jusque dans les quartiers populaires de la métropole
je vais vous répondre qu'en ce moment il y a des annonces de tram qui se prolongent vers Vénissieux
j'attends de voir jusque dans les quartiers populaires et vous savez une fois qu'on a fait la ZFE on a pas réglé le problème de toutes celles et tous ceux qui vivent effectivement en dehors et qui tous les jours doivent venir travailler à Lyon moi ces gens là je ne veux pas les condamner je ne veux pas les exclure je veux qu'on travaille avec eux quand je parle de ces gens là ce sont bien évidemment des salariés mais je pense également aux artisans qui viennent régulièrement moi quand je rencontre les artisans vous savez les artisans ils ne roulent pas sur l'or ce sont des gens qui travaillent souvent de nombreuses heures dans la semaine et qui oui parfois ont aussi ces problématiques de transport polluant donc réfléchissons à tout cet ensemble mais par exemple la région elle pourrait aussi accompagner la recherche pour développer des voitures des camionnettes beaucoup moins polluantes alors il y a la question de l'hydrogène il y a la question de l'électrique bref c'est tout ceci qu'il faut repenser et puis surtout en réaménageant le territoire en relocalisant l'emploi il y aurait aussi beaucoup moins de déplacements polluants
on va essayer en 4 minutes de faire la sécurité et la culture c'est compliqué surtout que ça s'oppose
les deux
un petit mot sur la sécurité quelles sont vos grandes idées si vous êtes présidente de région
mais la question de la sécurité elle est tellement diverse qu'il faudrait certainement si on parle de la sécurité liée à la délinquance je pense que c'est une mission de la police nationale et de la gendarmerie et qu'il faut au contraire sécuriser ce service public de sécurité et que donc la question n'est pas de faire à la place de ceux dont c'est le métier parce que y compris c'est une mission régalienne et chacune chacun quel que soit le lieu où il habite a le droit de vivre en sécurité et ça c'est important donc voilà mais financer des caméras pour les communes
comme le fait actuellement le président de Chine donc voilà
je pense que nous n'en sommes pas là ça a été fait la délinquance a baissé dans notre région non
d'accord comme ça c'est fait on en reparlera évidemment malheureusement un mot quand même sur la culture j'y tiens avant qu'on termine bien sûr parce qu'ils sont mobilisés on en parlait justement des associations notamment mais pas seulement la culture a un vrai problème depuis que tout s'est stoppé qu'est-ce que la région peut faire de mieux dans les 6 années à venir pour soutenir la culture et comment ?
vous voyez il y a une semaine à Chambéry je rencontrais dans le cadre des occupations des lieux de culture qui se développent un peu partout dans notre région des artistes l'un était musicien l'autre créé des spectacles de théâtre et ce qu'ils me disaient c'est qu'ils ont il y aurait besoin aujourd'hui de repenser tout le financement de la politique
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Cécile Cukierman