1989 : quand Ségolène Royal déclarait la guerre aux mangas
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 30 %Défensif 70 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Je crois que la première chaîne diffuse des dessins animés extrêmement violents après l'école. »
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« Les enfants font beaucoup de cauchemars, ils n'arrivent plus à se concentrer à l'école. »
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« Le gentil, c'est celui qui a réussi à tuer son adversaire. »
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« Les psychologues que je connais autour de moi disent que la télévision ne rend violent que des enfants déjà violents. »
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« En janvier 1990, un décret impose aux chaînes des quotas d'œuvres européennes et françaises. »
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« Les productions japonaises importées très présentes dans les programmes jeunesse, n'entrent pas dans le calcul de ces quotas. »
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Pourquoi les mangas ont-ils été si critiqués en France ? Alors, il y a S Goku, Samoten, euh Sam Gohan, Trunk, Vegeta, il y en a plein. On connaît ça par cœur. En 1995, Dragon Ball est un phénomène auprès des enfants. Mais les dessins animés japonais ont déjà conquis la France depuis les années 80 avec Goldorac ou Albator. Avec le club de roté, leur diffusion change d'échelle. Soyez les bienvenus au club d'oré. Face à ce succès, les critiques se multiplient. À l'automne 1989, la députée socialiste des deux Sèvres, Sgolen Royal, publie le ralbol des bébés zappeurs. C'est un cri de colère parce que je tout le monde le sait, la télévision diffuse trop de violence et trop de médiocrité.
Et elle a une cible bien précise. Je crois que la première chaîne diffuse des dessins animés extrêmement violents après l'école. Je crois que les enfants regardent parce qu'ils sont fascinés et en fait ils ne sont pas heureux. Les enfants font beaucoup de cauchemars, ils n'arrivent plus à se concentrer à l'école. En effet, ces programmes sont diffusés juste après les cours quand les enfants sont devant la télévision. Et aujourd'hui, un modèle unique qui est le modèle où on se cogne dessus, où on s'étripe, on se décapite, on on s'arrache la langue. C'est l'apologie du meurtre. C'est c'est et puis c'est c'est surtout l'apologie du héros violent. Bioman, il tue autant que les méchants.
Euh, Muscleman, c'est c'est l'apologie du meurtre. Le le gentil, c'est celui qui a réussi à tuer son adversaire. Certains dénoncent aussi des programmes jugés de mauvaise qualité, mais le plus connu de tous et de loin, c'est Bioman. Au niveau du traité de l'image. C'est c'est c'est pisseux, c'est absolument immonde. C'est mal joué, c'est mal doublé. Oui, mais c'est quand même ça qui fascine les gosses. Mais finalement, si vous leur donnez que des mauvais yaourts et ben ils vont les bouffer parce que parce qu'ils ont faim. Mais tout le monde ne partage pas ce diagnostic. Les psychologues que je connais autour de moi disent que la télévision ne rend violent que des enfants déjà violents.
Ça agit vraiment à la marge, complètement à la marge. Je crois pas que ça soit euh la télévision qui va générer de la violence qui n'existerait pas. Les enfants eux estiment être capable de prendre du recul face à ces images. Mais à mon âge on est plus des bébés. Donc on sait reconnaître la violence de de ce qui est pas violent. Plus précisément, pourquoi vous aimez les mangas ? Parce que c'est drôle aussi. Il y a de la violence et c'est drôle et nous on aime bien ça. La polémique intervient aussi au moment où la télévision change de règle. En janvier 1990, un décret impose aux chaînes des quotas d'œuvres européennes et françaises.
Les productions japonaises importées très présentes dans les programmes jeunesse, n'entrent pas dans le calcul de ces quotas. Les chaînes doivent donc rééquilibrer leur grille. Plus de trois décennies plus tard, l'animation japonaise n'est plus un phénomène marginal. Selon l'Arcom, 38 % des Français ont regardé des animé en 2024.
Ségolène Royal