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InterviewINA (sur YouTube)· 23 juillet 2012 7 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeInstitutions & élections

[Plateau invité : Daniel Vaillant]

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15RelanceRéponse partielle

    Vous avez annoncé 1000 postes de policiers supplémentaires, mais les syndicats parlent de poudre aux yeux. Pourquoi si peu ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Les 5000 adjoints de sécurité ont peu d'habilitations. Est-ce un symbole ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Comment la police peut-elle faire face à des groupes mobiles comme ceux de La Défense ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Prenez-vous au sérieux les menaces d'Armata Corsa ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Face aux accusations d'immobilisme, quelle est votre réaction ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:30Daniel VaillantFait
    « Le gouvernement ne gouverne pas sous la menace. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Notre invité ce soir, le ministre de l'intérieur Daniel Vaillant. Bonsoir. Bonsoir.

Vous avez annoncé aujourd'hui la création de 1000 postes de policiers supplémentaire mais on l'a entendu dans un reportage pour les syndicats de police, c'est très insuffisant. Certains parlent même de poudre aux yeux. Ils disent "Bah, on n'est pas tellement étonné." Écoutez, on a connu des périodes, je le dis notamment par rapport à monsieur Debré qui a eu qui a eu des responsabilités importantes où les effectifs baissait considérablement notamment parce que monsieur Debré lui-même n'a pas pris la mesure de de des départs à la retraite des policiers.

Ils étaient nombreux. Il a fallu que le gouvernement depuis 97 redresse les choses. 3000 policiers supplémentairire et là 1000 supplémentaires.

C'est donc un train de mesure pris aujourd'hui par le premier ministre dans le cadre du conseil de sécurité intérieure. Ça n'est pas du vent. Ce sont des mesures avec 1000 policiers qui vont euh rentrer à l'école pour généraliser la la police de proximité dans moins d'un an et 5000 adjoints de sécurité supplémentaire sur des contrats de 5 ans.

Alors, on on vient simplement sur les on en parle on parle des 1000 postes de de policiers supplémentaires. Là, vous parlez à l'instant des départs à la retraite. Nous, on s'est un petit peu renseigné, on nous a mis on nous a dit 25000 départs à la retraite dans les 5 ans à venir.

C'est énorme par rapport à ça. Les 1000 postes de policiers supplémentaires que vous annoncez aujourd'hui, ça semble pas beaucoup. Ah non, mais c'est ces 1000 postes en plus de ce qui est prévu pour remplacer les départs à la retraite.

Que les choses soient bien claires, ça n'est pas 1000 postes pour remplacer les départs à la retraite. C'est 1000 postes pour rattraper le retard et même progresser. Aujourd'hui, madame Luet, les les effectifs de police, on a retrouvé les effectifs de 95.

C'est ensuite que ça a baissé. Et là, les choses devraient remonter euh normalement pour que la police de proximité sur le terrain assure pour sa part la sécurité de nos concitoyens. L'insécurité est un sujet très sérieux.

Ce gouvernement veut le traiter et considère que ce n'est pas un sujet qui doit être exploité électoralement ou de manière politicienne. Alors, vous annoncez aussi la création de 5000 postes d'adjoint de sécurité. Ce sont des hommes qui ne sont pas habilités à verbaliser, qui ne peuvent pas interpeller des suspects et je crois qu'ils peuvent même pas patrouiller seul.

Est-ce que ça c'est pas non plus, j'allais dire plus un symbole qu'autre chose ? Non, il y avait des policiers auxiliaires, le service national les a supprimé. Et je dis là encore à l'opposition, si la gauche et le gouvernement Lionel Jospin n'avait pas pris la mesure de créer des emplois jeune et notamment dans la police, 15000 adjoints de sécurité qui sont au côté des policiers aujourd'hui pour les aider dans leur mission.

Oui. Mais qui n'ont pas beaucoup d'habilitation ? Franchement, ils ont pas beaucoup d'habilitation.

Ils peuvent il y a beaucoup de choses qui peuvent pas faire. Justement et justement j'ai proposé que d'une part les policiers eux-mêmes quand dès qu'ils sont titulaires bénéficient des accréditations nécessaires pour faire des missions de police judiciaire pour concourir à des procédures judiciaires pour des enquêtes, pour l'élucidation et donc pour la sanction de la justice car les crimes et délites doivent être sanctionnés et les adjoints de sécurité doivent aussi bénéficier d'un certain nombre de compétences pour aider les policiers sur le terrain judiciaire et c'est le cas avec les décisions qui sont prises. Il faut pour cela un projet de loi pour renforcer la sécurité au quotidien.

C'est ce que nous allons maintenant proposer au parlement. Alors Daniel Vaillant, samedi dernier, bah on peut dire on a été un petit peu choqué par ce qui s'est passé. 300 jeunes ont envahi le centre commercial de de la défense pour une véritable bataille rangée entre bande rivale.

Franchement, quelle peut-être l'efficacité de la de la police face à des groupes qui sont très mobiles comme ça, qui se téléphonnent avec des portables, qui peuvent se donner rendez-vous et puis se disperser en quelques minutes ou quelques secondes même ? En l'occurrence, ces jeunes sont arrivés de banlieu heureusement, les services de la police avaient donné des renseignements qui permettaient de savoir qu'ils viendraient sur Paris. On savait pas où ils iraient.

Et je veux quand même vous dire madame que en très peu de temps grâce à la coordination notamment effectuée par le préfet de police 130 policiers on peut venir à bout du phénomène. Il n'y a pas eu de blessés pas de victime. Et il y a pas eu d'arrestation non plus.

Mais il y a eu 28 arrestations. Oui, mais vous êtes obligé de les relâcher. Madame, Madame, Madame, il y a eu 28 arrestations.

Ces gens-là ont été déférés au parquet et donc la justice les a pris en charge. Je n'ai pas commenté personnellement les décisions. Il y a eu franchement une seule mise en examen.

Non mais attendez, ça c'est pas du domaine de la police, excusez-moi de vous le dire. La police a fait son travail, elle a maîtrisé les choses. Ceci étant les problèmes de la délinquence des jeunes et ces phénomènes de bande doivent être combattu.

Et pour cela, il faut une police et une police nationale car ce n'est pas des polices municipales qu' auraient pu venir à bout au quartier des quatre temps. C'est bien la police nationale qui a maîtrisé, je tiens à rendre hommage aux forces de police qui font un métier difficile et j'aimerais quand on est épris de sécurité parce que l'insécurité est une injustice sociale supplémentaire et bien j'aimerais qu'on conforte les policiers dans leur travail plutôt que sans arrêt les critiquer comme l'opposition le fait. Alors, venons-en maintenant, si vous le voulez bien, euh à la Corse euh par deux fois ces dernières semaines, enfin, on peut dire même en 10 jours, euh le groupe Armata Corsa euh a menacé d'engager une nouvelle campagne d'attentat.

Première chose, est-ce que vous prenez ces menaces au sérieux ? Et puis, quelle est votre réaction, j'allais dire, face aux accusations d'immobilisme que profère Armata Corsa contre vos enquêteurs qui travaillent sur l'assassinat de Jean-Michel Rossi ? D'abord, la Corse, beaucoup de gens peut-être ne la connaissent pas suffisamment.

En tout cas, c'est il faut savoir la situation dans laquelle elle se trouve, dans laquelle elle se trouvait et la volonté du gouvernement, c'est de la sortir des difficultés. Il faut que la Corse s'apaise, qu'elle vive enracinée dans la République et pour ça, il faut l'aider, il faut responsabiliser les élus. C'est le sens du processus de Matignon et le gouvernement ne dévira pas de son objectif qui est celui-là, une Corse apaisée enracinée dans la République parce que on aura reconnu son identité, sa spécificité et puis par rapport aux menaces et bien je veux vous dire que le gouvernement ne gouverne pas sous la menace.

Il faut même que ceux qui menacent se sentent menacés et j'ai le sentiment qu'avec notamment le bon travail des policiers et des gendarmes dans une bonne coopération tel qu'ils ont pu interpeller des gens qui s'apprêtaient à commettre un attentat, l'attentat n'a pas eu lieu. Voilà une bonne manière de montrer l'efficacité de la police. Elle est bien utile pour prévenir ce type d'attentat.

Et par ailleurs, sachez que la détermination du gouvernement, du ministre de l'intérieur, queles que soient les menaces d'où qu'elles viennent, sera de lutter contre cela parce que la la Corse mérite mieux que cela et les gens qui vivent en Corse attendent d'autres choses que ces menaces ou ces tentatives de déstabilisation. Daniel Vaillant, merci d'avoir accepté l'invitation du 1920. Après les retraites, ce sont

[Plateau invité : Daniel Vaillant] — Lionel Jospin · Pourquijevote