Budget 2026 : l'impossible équation ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à tous. Très heureux de vous retrouver pour ce nouveau numéro de Parlement hebbo. L'émission qui revient sur les temps enfants de l'actualité [musique] au Parlement cette semaine.
Oui et comme chaque semaine un débat entre un député, un sénateur [musique] aujourd'hui Gabriella Catala. Gabriel Catala député la France insoumise du Valdoise. [musique] Face à vous Olivier Cadic.
Bonjour, sénateur centristançais de l'étranger. À la une, cette semaine, pas d'accord entre députés [musique] et sénateurs sur le budget. Sébastien Lecnu avait bien réussi à faire voter le texte sur le financement de la sécurité sociale mardi [musique] à l'Assemblée nationale.
Mais sur le budget de l'État, la commission mixte paritaire entre députés et sénateurs a échoué ce matin. Parlons également la crise [musique] agricole, le Sénat qui a adopté cette semaine une proposition de résolution pour s'opposer au traité de libre échange avec le Mercosour. Alors que les agriculteurs manifestent notamment pour s'opposer à cet accord commercial, la Commission européenne a annoncé le report à janvier de la signature du traité.
Et ce vendredi 19 décembre, c'est donc l'échec sur le budget pour 2026. En revanche, il y a quand même eu un compromis sur le budget de la sécurité sociale qui lui est passé à 15 voix près. Elsa Mondingava pour 247 contre 232.
L'Assemblée nationale a adopté un budget de la sécurité sociale adopté définitivement sans majorité 1493 du jamais vu. Nous dotons avec ce vote notre pays d'un budget pour la sécurité sociale. Je crois que nos concitoyens attendaient cela de nous et donc je suis assez fière de cette assemblée qui ce soir a vraiment agi en responsabilité compte tenu de la situation politique et sociale de notre pays.
Le premier ministre a réussi son paris en s'appuyant sur l'abstention des écologistes et du vote pour des socialistes. C'est quand même une grande satisfaction de se dire que les différentes négociations, les forces de proposition que nous avons pu être tout au long de ce débat budgétaire ont porté leurs fruits puisque nous avons aujourd'hui un PFSS qui ne ressemble en rien au texte initial du gouvernement. Place au budget de l'État.
Mais Sébastien Lecornu en a bien conscience. La tâche s'annonce bien plus compliquée. Les choses vont être difficiles sont difficiles parce que déjà évidemment les positions entre l'Assemblée et le Sénat sont assez éloignées.
Si je suis honnête la difficulté aussi ne s'arrête pas là, c'est que parfois les positions sont difficiles au sein des groupes et parfois elles sont même difficiles au sein des mêmes formations politiques entre les groupes de l'Assemblée nationale et du Sénat. Il ne reste au gouvernement que quelques jours pour trouver une solution. Gabriel Catala, députés et sénateur, ont donc échoué à trouver une version de compromis sur ce budget depuis de de 2026.
On disait depuis le début, ça s'annonçait difficile. Loi spéciale à l'horizon, vous vous en réjouissez ? Moi, je dis depuis le début que ce gouvernement n'a pas la légitimité pour proposer un budget et je ne suis pas surprise parce que le budget avait été adopté avec une seule voie à l'Assemblée nationale contre plus de 300.
C'est un budget de d'injustice fiscale où il n'y a aucun aucune nouvelle taxe sur les personnes les plus fortunées de notre pays. La taxe Zucman qui allait seulement permettre de prendre 2 % du patrimoine des 1800 foyers. Les plus riches soit les personnes qui ont plus de 100 millions d'euros de patrimoine a été rejeté alors que 90 % des Français y sont favorables.
L'impôt de solidarité sur la fortune n'a pas été rétabli. Nos taxations sur les dividendes ont été rejetés et même la contribution exceptionnelle de monsieur Bairou qui était sur quelques personnes fortuné a été divisé par deux dans le budget de monsieur le Cornu. Donc il est évident que ce budget a été rejeté parce qu'il il contenait en même temps un certain nombre de milliards d'économies sur les services publics, l'écologie, euh l'éducation nationale, la culture.
Dans le même temps, on a plus de 6 milliards d'euros de dépenses sur les armées, ce qui est assez injuste, je pense, pour de nombreuses personnes qui voit leur niveau de vie se dégrader. Et en janvier, monsieur le Cornu pourra mettre la suite de ce débat l'ordre du jour et on verra s'il en vient à utiliser le 493. Dans ce cas-là, nous déposerons une motion de censure et s'il persiste et signe aussi par des ordonnances, nous déposerons aussi une motion.
On va on va y revenir. On va voir tout ce que vous avez dit. Il y a beaucoup de choses très intéressantes mais une réaction déjà à cet échec de cette CMP qui est non conclus non conclusive.
C députés sep sénateurs qui devait essayer de trouver un compromis. Sébastien Lecnu avait dit ce sera difficile. On le voit échec en 35 minutes une réaction.
Oui et puis dans la présentation que vous faites, le PLFSS a été approuvé à l'Assemblée nationale. Ce PLFSS là n'a pas été voté au Sénat. Donc c'est et la CMP c'est justement sep sénateurs, sep députés.
Donc euh il faut que les deux chambres trouvent un accord sur le PLFS. C'est la c'est l'Assemblée nationale qui l'emporte sur le Sénat avec le dernier mot et c'est ce qui s'est passé. Donc il y a pas consensus sur le PLFSS, il y a pas consensus sur le fait que il faille suspendre la réforme de retraite alors que c'est effectivement le cas dans le PLFS et que pour nous ça va durablement impacter sur notre et sur ce budget échec en 35 minutes.
C'est quand même assez rapide. Il y avait vraiment pas de volonté de compromis parce que les choses sont liées entre le PLFSS et le PLF. c'est que compte tenu de ce qui a été euh accepté dans le PLFSS, le déséquilibre budgétaire qui était proposé sur le PLFSS, on ne pouvait plus rétablir euh les choses sur le PLF.
Donc ça voulait dire qu'on allait avoir plus de déficit que ce qui était euh visé. Mais donc c'est le signe d'un enlisement politique. Cette CMP non conclusive, c'est le c'est un principe de réalité qui s'impose à tout le monde.
La question c'est est-ce qu'on va continuer dans le déni ou est-ce qu'on va enfin arriver vers le sérieux ? Alors, pour répondre à ce que dit, continuer dans le déni ou euh faire du sérieux, qu'est-ce que vous répondez Si monsieur veut faire du sérieux, par exemple le projet loi à la sécurité sociale qu'il évoqué où il a soi-disant fait de de nombreux un pas en avant en acceptant la suspension de la réforme des retraites qui n'est qu'un décalage pour quelques générations en de 3 mois en échange de terribles économies. Ce PLFS est passé uniquement grâce à la trahison des socialistes qui ont changé d'alliance et qui se sont euh finalement rangé du côté du gouvernement au lieu de respecter le programme sur lequel ils ont été élus qui était le programme du nouveau Front populaire.
Dans ce projet loi de la sécurité sociale, on ne parle pas, j'ai vu madame Bron Pivet qui parle toujours des des mêmes éléments de langage, la responsabilité, la stabilité. Je crois que imposer 3,6 milliards d'euros d'économie sur la santé alors que c'est la préoccupation numéro 1 des Français que les hôpitaux publics sont dans un état catastrophique, il y a des gens qui meurent en urgence, ce n'est pas de la ce n'est pas responsable imposer 300 millions d'euros d'économie sur des ÉPAD. On tout le monde a dans sa famille des aînés qui sont placés dans ce type d'établissement et on voit bien pareil l'état de délabrement de salair assez bas des des soignants.
Il y a eu un certain nombre de de scandales. Ce n'est pas responsable. taxer les assurer parce qu'il y a dans ce dans dans le projet euh de loi de la sécurité sociale, il y avait une il y a une taxe de 1 milliard d'euros sur les mutuel qui va se répercuter sur les assurés.
Tous les Français vont payer en moyenne 30 € de plus par an sur leur mutuel. Des personnes qui sont diabétiques vont être déremboursées, vont perdre 350 € par an. Et donc il n'y a aucune aucune responsabilité làdedans et le budget ce n'est pas ce n'est pas un du dos dans dedans.
C'est pas parce que le Sénat fait un pas en avant sur un budget terriblement austéritaire de la SQ en échange l'Assemblée devrait avaliser un budget d'austérité pour les services. Les assurés sociaux vont payer beaucoup plus cher avec ce budget de la SC qui a été voté. 57 % des dépenses de l'État, c'est des dépenses sociales.
On est pratiquement un pays unique dans ce domaine qui dépense autant. Malgré avec malgré tout avec toutes ces dépenses 57 % quand j'écoute la députée mais j'ai l'impression qu'on vit c'est l'apocalypse ici ce pays mais allz bouger moi je représente les français établis hors de France mais aller dans d'autres pays vous allez comprendre ce que c'est la différence vous allez comprendre que ce pays c'est un paradés pas c'est le monde entier c'est vraiment tout le monde regarde la France en disant c'est un pays générosité on devrait privatiser et donc donc la réalité c'est ça. On dépense tellement d'argent et on voit que rien que les retraites c'est c'est non non mais c'est quand même c'est 50 % sur depuis 2017 du trou de de la dette qu'on est en train de créer.
Et ça cet argent et bien la dette c'est des impôts. Demain il faut payer des impôts pour payer les intérêts de cette dette. Donc dépenser de l'argent sans avoir créé la richesse et bien vous êtes confronté au fait que vous allez augmenter les impôts.
Je voudrais vous faire réagir à ce que vient de dire à l'instant Sébastien Lecornu. Dans ce contexte d'échec, je réunirai à partir de ce lundi les principaux responsables politiques pour les consulter sur la marche à suivre pour protéger les Français et trouver les conditions d'une solution. Comment vous réagissez à cette déclaration la France insoumise ?
Alors, je ne sais pas si si nous allons euh décider d'y aller, mais nous n'avons pas besoin de discuter avec monsieur Lecni puisque lorsque le budget ne peut pas être voté avant la fin de l'année, il y a ce qu'on appelle une loi spéciale, vous l'avez dit juste avant, qui permet de prélever les impôts à partir du 1er janvier, qui permet en fait d'assurer la continuité de l'État et de reconduire le budget de l'année précédente. Donc le pays peut parfaitement fonctionner comme il aurait pu parfaitement fonctionner s'il n'avait pas eu de budget de la SQ puisque la SQ ce n'est que des objectifs de ici à l'identique du précédent budget. Voilà.
Et le budget la recondu la reconduction à l'identique le budget l'année dernière de monsieur Baot qui était passé par 493 était déjà désastreux pour no service public mais il est il faut le dire moins pire que celui de monsieur le cornu et donc cette loi spéciale nous évidemment nous avons aucun intérêt à voter contre puisqu'il s'agit de continuer à prélever les impôts pour que l'État fonctionne et à partir de janvier j'imagine que monsieur le cornu utilisera peut-être un 493 pour faire passer sa copie budgétaire monsieur Cadic lundi c'est une bonne chose que monsieur le cornu réunisse les partis politiques pour voir ce qui va se passer ensuite. B je crois qu'il a pas tellement le choix. Je crois qu'aujourd'hui c'est ce qu'il doit faire.
Euh la question, moi je suis très amusé encore une fois par le discours de la députée qui dit "C'est moins pire que celui de l'année d'avant." Et il y a un an, il disait exactement la même chose par rapport ou non mais Ah voilà, c'est ça. Donc c'est toujours de pire en pire.
Donc c'est ça qui est assez fascinant dans le dans le discours. Non mais c'est c'est lo spéciale, le déficit serait nettement supérieur à ce qui est souhaitable. C'est ce qu'a dit vendredi matin le gouverneur de la Banque de France.
La loi spéciale, c'est une solution même temporaire pour vous. C'est une rustine. Je veux dire, c'est euh on voit bien que le déficit va continuer à s'aggraver.
Encore une fois, on a quand même d'autres partenaires qui nous regardent. On est dans l'euro. Je veux dire, notre économie compte dans l'Union européenne, donc au niveau de la zone euro.
Donc en fait, si on ne respecte pas les critères de Mastricht, ça va ça va coûter. Ça va coûter comment ? Ça va être des taux d'intérêt qui vont monter.
ça va être la note de la France qui va être affectée. Mais je veux dire, il y a il y a des règles euh et on ne peut pas se soustraire aux règles. Je rappelle à monsieur puisqu'il est temps concerné par les règles du traité de Mastrich que si depuis 2017, monsieur Macron avait conservé exactement la même politique fiscale, c'est-à-dire conserver l'impôt de solidarité sur la fortune, ne pas baisser l'impôt sur les sociétés, ne pas supprimer progressivement la CVAE et tous les cadeaux qui ont été faits aux plus riches et aux grandes entreprises, notre déficit serait déjà à 3 %.
Juste une question, je voudrais vous faire rebondir sur ce que vous vous avez dit. En tout cas, loi spéciale, ça veut dire qu'il faudra quand même se retrouver pour essayer de d'adopter un budget. La France ne peut pas ne pas avoir de budget en bonne et du forme.
Mais comment peut-on imaginer à un mois des élections municipales, un ou 2 mois des élections municipales que ceux qui n'arrivent pas à s'entendre aujourd'hui le feront demain ? Avec qui vous voulez dire quoi ? Avec qui on s'entend ?
Par 493. Vous avez parlé de 493, vous avez déjà envisagé cette hypothèse ? Bien, c'est monsieur c'est à monsieur le c'est monsieur à monsieur le Cornu qu'il faut poser la question puisque c'est lui qui veut faire passer un budget avec petit à petit des socialistes comme François Hollande qui disent que pourquoi pas un 493 ce serait aussi acceptable pour aller plus vite.
Lui pour l'instant dit qu'il n'en veut pas. Il avait d'autres il a d'autres possibilités comme aussi les ordonnances qui reviendraient à faire passer un budget sans sans vote. Le pays peut tout à fait fonctionner avec une loi spéciale.
Regardez par exemple l'Espagne. L'Espagne depuis 3 ans, il y a pas de budget. Donc il reconduisent les budgets l'année précédente.
Et là je crois que la loi spéciale qui permet de reconduire le budget de l'année dernière finalement elle permet de reconduire une taxe sur une taxe exceptionnelle sur les plus fortunés qui rapporterait deux fois plus que ce que propose monsieur le cornu. Donc au finalement c'est c'est mieux dans le pire c'est mieux. Ouais.
Monsieur Cadic, qu'est-ce qu'on peut dire aux Français qui nous écoutent ? la sortie de crise sur le projet de finance, on voit elle est décalée maintenant à janvier a priori après la loi de de la loi spéciale qui doit être adopté d'ici la fin de l'année. Mais donc comment est-ce qu'on sort de cet impasse budgétaire ?
Et bien faut peut-être regarder maintenant les choses avec beaucoup plus de recul. Je crois que il y a Churchill qui disait que on voyait l'homme d'État à quelqu'un qui privilégie la génération de demain à la prochaine élection. Et donc aujourd'hui, il faut se rendre compte que la situation de au niveau économique devient grave, complexe.
Notre dette s'accroit. Le premier ministre François Berou l'avait annoncé, avait dit queil y avait un objectif de baisse de la dépense publique avec un objectif affirmé. C'est comme si tout ça n'existait plus.
On n parle plus et pourtant il y a une réalité qui va s'imposer à tous les Français. Je crois que aujourd'hui la question effectivement c'est de considérer que il faut arbitrer entre deux positions mais laisser courir il faut que le gouvernement et recours au 493 et tranche directement sur le budget. Il faut que aujourd'hui vous appelez gouvernement avoir recours je pense que beaucoup de gens appellent euh donc absolument pour trouver une solution de sortie avec un budget et puis ensuite il va falloir avancer parce que maintenant cette problématique de dette ne peut plus être supportable.
Je je veux bien entendre des des histoires sur ce qu'attend la génération de demain, mais la génération de demain, elle attend des politiques fortes sur la lutte contre le réchauffement climatique. Elle veut pas des milliards d'économies dans le budget la transition. Elle veut pas une école où il y a 4000 postes encore supprimés à la rentrée.
Elle veut pas tous les mécanismes de solidarité qui sont supprimés petit à petit. Elle veut pas des associations féministes qui coulent parce qu'il y a plus d'argent dans le budget égalité homme-femme. C'est ça qu'elle veut l'anniversaire.
On vous entend bien. Mais en même temps, vous dites "L'Espagne a pu fonctionner pendant 3 ans avec une loi spéciale, pourquoi pas en France ? Est-ce que quand même l'absence de budget ça ne vous inquiète pas alors que certains investissements vont être retardés, les investissements militaires par exemple alors que la menace russe est à nos portes.
Alors bon, la menace russe est à est à nos portes, ça c'est un autre débat parce que moi je pense que la menace russe n'est pas à nos portes et que cette menace est agitée pour favoriser l'industrie militaire et des dépenses dans l'industrie militaire et des dépenses dans l'industrie militaire au lieu de au lieu de les dépenser dans des services publics. Ce n'est ce n'est pas ce que disent les services de renseignement monsieur. Non mais c'est insupportable ça quand on voit ce qui se passe enrain actuellement.
Mais c'est l'Ukraine, monsieur, qui a agressé, c'est pas le reste de l'Europe. Et le le préfère ma phrase. Non mais attendez, c'est le la loi spéciale, elle permet de fonctionner.
Le monsieur Bairou a agité l'année dernière le fait un mensonge qui était que il n'était pas possible de faire des investissements et de décaisser la totalité du budget l'année précédente avec une loi spéciale. Or, c'est faux puisqu'une loi spéciale, elle conduit ensuite à ce qu'un premier ministre prenne une circulaire et à ce qu'il puisse décaisser la totalité du budget pour que l'État puisse fonctionner. Vous n'êtes pas d'accord ?
Est-ce qu'on agite des peurs ou est-ce que la menace est réelle ? Vous n'êtes pas d'accord ? Alors, tout d'abord, pour tout ce qui est sur la générosité non financé, d'accord, ça c'est pas de la justice sociale, c'est de la dette sociale à la fin.
Et à la fin, ça se finit comment ? Ça se finit par des taxes en plus. Et les gens qui ont justement plus besoin d'être accompagnés, généralement, c'est plutôt un emploi dont ils ont besoin.
Et d'une carrière et bien c'est plutôt du chômage que vous leur proposez. Ça c'est la première réalité. Oui, c'est la c'est insupportable.
À un moment, vous dites il y a quand même un principe de réalité. C'est pareil comme de dire que on n'est pas menacé par la Russie mais je veux dire c'est un déni à de semaines avant l'invasion quand l'OTAN est venu voir la radar les députés de la Radar n'y croyaient pas encore à l'invasion de la Radar. C'est voilà c'est donc il faut il faut voir les choses.
Les gens ne veulent jamais voir ce qui va arriver quand c'est une mauvaise nouvelle. Il préfère être dans le déni arriver et si nous n'avons pas les moyens de nous défendre alors alors le pire sera arrivera. Des discussions sur le budget qui donc va devoir forcément reprendre au début de l'année prochaine.
On passe au deuxème thème dans cette émission et le Sénat qui a adopté cette semaine une résolution. Elle vise a demandé au gouvernement de saisir la Cour de justice de l'Union européenne pour vérifier la conformité de l'accord de libre échange avec le mercosour. un moyen de s'opposer à ce traité de libre échange au moment où Emmanuel Macron hausse le ton et la Commission européenne qui a accepté de décaler la signature du traité au mois de janvier.
Les explications de Cécile Sou. C'est devenu rare mais à la quasi unanimité mardi, le Sénat a adopté la proposition de résolution contre le Mercosour pour 343 contre 1. La proposition de résolution européenne est adoptée.
Cette résolution demande au gouvernement de saisir la Cour de justice de l'Union européenne pour vérifier la conformité de l'accord avec un objectif empêcher sa ratification. À l'origine de l'opposition des sénateurs, une décision de Bruxelles de couper l'accord en deux textes avec deux modes d'approbation. L'un des textes devra être ratifié par les 27 mais pas le second.
En d'autres termes, il ne passera pas par le Parlement français un contournement démocratique de Bruxelles que dénoncent tous les bans politiques du Sénat. C'est inoui. Inoui qu'elle tente de changer les règles en cours de route pour faire sauter les verroux qui la dérangent.
Cette initiative en dit long sur la propension de la commission a repoussé toujours plus loin les limites de ses prérogatives autant que sa méfiance vis-à-vis des démocraties nationales. En affaiblissant le rôle des États-membres, cette méthode réduit encore un peu plus l'assise démocratique d'un accord déjà largement contesté par l'opinion publique. Les sénateurs ont également rappelé leur opposition sur le fond du traité de libre échange car il permettrait d'importer des produits sud-américains sans respecter les mêmes normes de production que les Européens.
Une concurrence déloyale pour les agriculteurs français. Parce que nos agriculteurs respectent des règles plus strictes sur les produits phytosanitaires, le bien-être animal ou encore les conditions de travail quand l'accord ne comprend non seulement pas de stipulation spécifique dans bon nombre de ces domaines, mais prévoit même un allègement des contrôles sanitaires et phytosanitaires. Ce vote est non contraignant mais avec la mobilisation des agriculteurs, il met une pression supplémentaire sur le gouvernement pour s'opposer à la signature de l'accord.
Et donc le Sénat qui a adopté cette résolution qui vise à s'opposer à cet accord de libre échange à l'unanimité moins une voix. C'était la vôtre. Olivier Cadic, vous avez donc voté contre cette résolution.
Vous êtes pour le Mercosour pour l'accord effectivement parce que c'est un bon accord pour notre économie. C'est euh l'accès à un marché de 270 millions de consommateurs. Ça permet d'ouvrir des nouveaux débouchés, la vidiculture, euh les spiritueux, euh les pour l'agroalimentaire, mais pour nos PME, pour notre cosmétique, pour nos entreprises de l'automobile, je il y a de grands secteurs pour lesquels nous allons pouvoir développer notre activité.
Nous sommes leaders au Mercosour. Nous sommes le premier pays employeur étranger au Brésil et il y a des gisements de développement et nos vidiculteurs en ont bien besoin aujourd'hui surtout quand on voit ce qui se passe avec les taxes aux États-Unis. Gabriel Catala gisement ce ce mercour.
Alors, monsieur devrait peut-être se dire que lorsque 76 % des Français sont contre ce traité de libre échange, lorsque l'Assemblée nationale vote à l'unanimité euh grâce à une résolution de la France insoumise il y a 3 semaines contre cet accord de libre échange lorsqu'il est le seul au Sénat à voter pour, lorsqu'il y a une telle colère agricole avec les agriculteurs qui manifestent à la fois contre le Mercosur, mais aussi contre la politique sanitaire du gouvernement dans le cadre de la DNC et les abattages la dermatulire contageuse maladie qui touche les pourrait peut-être se dire que c'est une mauvaise idée d'être favorable à cet accord qui est déplorable pour notre agriculture parce qu' il va permettre d'importer sur le territoire français des dizaines de milliers de tonnes de volailles, de bœuf, de miel comme si nous étions incapables comme si nous étions incapables en France de produire de telles choses. Cela va ruiner notre agriculture qui est déjà dans une position dans les agriculteurs sont une situation très difficile. rappelle que un agriculteur en France se suicide tous les de jours que la moitié vive sous le seuil de pauvreté et donc avec de tels accord de libre échange qui sont aussi une catastrophe sur le plan environnemental les agriculteurs vont d'autant plus plonger dans la difficulté et dans la pauvreté accord cet accord serait fait avec des mêmes normes sanitaires social le mercour n'est pas en œuvre donc tout ce que vient de dire madame Tout ce que vi madame, c'est ça arrive sans le mercour.
C'est ça la réalité. Non mais tout ce que vient de décrire madame, c'est une réalité d'aujourd'hui. Ça n'a rien à voir avec le mercosour.
Donc vous voyez vous, on transfère on transfère ces problèmes plutôt que de régler nos propres problèmes. On préfère imaginer que le problème pourrait venir d'ailleurs à cause de quelqu'un d'autre. Réglons nos problèmes.
C'est une chose, de la compétitivité de l'agriculture française qui est en perte de compétitivité à l'intérieur de l'Union européenne. Notre compétitivité est en perte. Pourquoi ?
Parce qu'on s'impose des règles à nous-mêmes qui ne s'imposent pas aux autres. Vous avez vu tous ces tracteurs qui ont convergé euh ça n'a rien à voir avec le mercour. Leur situation actuelle situation actuelle leur situation actuelle n'a rien à voir avec le mercosour.
Il y a un moment faut quand même regarder la réalité. rapport avec les traités de libre échange déjà sign déjà sign celui avec la nouvelle celui avec le Canada problème dans l'Union européenne ce n'est pas une question de sortir l'Union européenne c'est une question de faire de l'Union européenne un espace où il y a de la justice sociale de la jceviron nous ne sommes pas bon nous sommes mauvais aujourd'hui. Nous perdons des parts de marché par rapport à notre concurrent européen.
C'est ça la réalité d'aujourd'hui. Vous mettez sur le mercour des problèmes que vous n'arrivez pas à régler. C'est parce qu'il faut davantage de protectionnisme.
Il faut investir dans l'agriculture bio. C'est d'ailleurs dans le budget, il n'y a auc aucun aucune mesure sur sur le sujet. Il faut garantir aux agriculteurs des prix rémunérateurs.
Moi, je vous ai pas vu au Sénat proposer de telles mesures. Par exemple, Emmanuel Macron qui a dit cette semaine à l'heure actuelle, le compte n'y est pas à l'accord ne peut pas être signé. Il réclame clause de sauvegarde, clause miroir également des contrôles sanitaires accru.
On est un peu à front renversé. Vous soutenez vous le le président de la République ? Je crois que monsieur Macron est en grande difficulté parce que sur le plan de la politique intérieure, il a bien vu tous les toutes les manifestations d'agriculteurs qui sont réprimés par des CS.
Non, je salue pas son action parce que le traité du Mercossur est en discussion depuis plus de 25 ans. Monsieur Macron est au pouvoir depuis 8 ans. Il a laissé ce dossier avancer.
Il n'a rien fait pour s'y opposer. Et là, maintenant qu'il voit la colère agricole, il obtient un petit délai d'un mois pour en rediscuter en janvier. Mais les clauses les clauses de sauvegarde ce sont j'ai regardé le détail, c'est c'est pareil, c'est une vaste fumisterie.
Il s'agirait de revoir certaines mesures dans le cas où les marchés seraient perturbés par l'accord, mais seule la Commission européenne aurait le pouvoir de lancer des enquêtes et ces clauses ne s'appliqueraient que pendant 12 ans. On voit bien que les dans ce cas-là, on aurait des difficultés ensuite à s'opposer à la mise en œuvre de certaines de certaines mesures de cet accord. et ces clauses ne sont pas du tout contraignantes.
Euh pareil, je rappelle que monsieur disait que on il allait avoir des produits totalement. le fait que il y ait une une concurrence déloyale entre les produits qui seraient importés sur le territoire de l'Union européenne et ceux qui seraient exportés vers le Brésil et l'Agen il y a que 1 % des produits qui sont contrôlés par nos douanes aujourd'hui. Et pour finir très rapidement parce qu'on arrive au terme de cette émission Commission européenne trop puissante qui veut s'arroger trop de pouvoir en faisant passer un peu en en force je dirais ce ce traitéour en tout cas en en ne lâchant pas.
Je voudrais vous rappeler qu'il y a une majorité une grande majorité des États européens qui sont favorables à l'accord du Mercosour. Nous sommes plutôt dans la minorité sommes plutôt alliés à monsieur Orbane. D'accord. et on a le destin justement de la du du blocage, on les met dans le mains de dans les mains de madame Méloni et le report c'est parce que madame Méloni a passer un coup de fil à monsieur Loulard.
C'est pour ça qu'on a ce report. Donc euh en accord européens la réalité c'est qu'il y a une très grande majorité qui qui une grande majorité une très grande majorité de l'Union qui est favorable. C'est ça la réalité.
La réalité c'est queon ne peut pas s'effacer en Amérique latine et laisser la Chine et les États-Unis seuls avec leurs règles qui sont très différent des nôtres. Parlement français, c'est pas grave. Mais il ne passe pas outre.
Il y a des règles, on a on a on s'est mis d'accord dans l'Union européenne pour que ce soit la Commission qui gère ça pour toute l'Union européenne. Merci. Merci.
Ce sera le mot de la fin. Merci à vous deux d'avoir animé ce débat. Bonne suite de programme.
À très bientôt. Ciao ciao. Au revoir.
Gabrielle Cathala