Jean-Michel Arnaud : « L’âge pivot n’est pas l’alpha et l’oméga de toutes les solutions »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
et Jean-Michel Arnaud, on va revenir sur ces sujets. Vous êtes sénateur centriste des Hautsalpes. Mais d'abord, on va regarder les unes de la presse régionale.
On commence par la une du midi libre. Éolien Solière vent mauvais sur le renouvelable l'Assemblée nationale qui doit se prononcer aujourd'hui sur la loi de programmation énergétique qui pourrait suspendre par un moratoire le développement des énergies propres ce qui serait un coup dur pour la filière. C'est un texte issu du Sénat.
La deuxième une, c'est celle de la dépêche vers un nouvel été de sécheresse. Entre napp affaibli par un pran sec et projection météorologique peu rassurante, la gestion de l'eau s'impose comme un enjeu stratégique pour les mois à venir. Et puis dernière une, c'est celle de presse océan et le département de la Loire Atlantique qui attend le loup présent dans les départements limitrophes.
Le loup est déjà passé en Loire Atlantique classé par le préfet en zone possibles d'expansion pour permettre aux éleveurs de se prémunir. C'est des sujets sur lesquels vous travaillez beaucoup ici au Sénat. Lequel avez-vous envie de de commenter ?
J'ai envie de commenter le sujet sur le développement des énergies renouvelables. Je trouve que l'Assemblée nationale donne un mauvais coup non seulement à la filière mais au territoire. Dans mon département, dans les Alpes du Sud, nous avons ces derniers jours inauguré plusieurs centrales photovoltaïques.
C'est à la fois une contribution majeure au mix énergétique à côté du nucléaire. Bien évidemment, à côté des L au lien en mer, euh le photovoltaïque est indispensable pour pouvoir développer un équilibre énergétique dans ce pays. Et c'est également un sujet important pour les territoires ruraux.
Euh on a encore euh dans les territoires de France des espaces euh qui sont des espaces euh potentiellement équipables euh et qui sont aussi des opportunités pour euh atteindre l'autonomie énergétique dans les territoires et renforcer aussi euh les bases fiscales, euh les possibilités de revenus par location de terrain des collectivités les plus rurales à un moment où nous avons besoin face au choc aux Moyen et au proche Orient lié à la crise entre Israël et l'Iran euh de pouvoir gagner en autonomie quand cette capacité à développer du photovoltaïque touche les territoires les plus ruraux de France et conditionne également de nouvelles façons de recetter de d'avoir des revenus pour les collectivités locales. Je pense que les députés vous espérez que l'assemblée rejette cette proposition de loi grmier. Les députés dans cette affaire avec tout le respect que je dois à toutes les institutions de la République sont à côté de la plaque.
Il faut retrouver un peu de la raison. Il faut retrouver une cohérence dans les positions qui nécessitent et c'est surtout les députés LR et RN qui ont qui ont voté qui ont modifier le texte. Écoutez, quels que soient les députés, je dès lors qu'une décision est mauvaise, je la critique d'où qu'elle viennent.
Euh on peut pas continuer comme ça, on peut pas être dans les territoires euh pro énergie renouvelable et puis à l'Assemblée nationale dans des jou à trois bandes politiciens euh rejeter ses politiques au long cours. Euh le sénateur Gremier avait fixé un cap qui était un un cap équilibré. Je pense qu'il faut qu'on retrouve la raison de ce de cet équilibre et on ne peut pas non plus mener des opérations de cette nature-là très politicienne alors qu'on a besoin sur des politiques telles que celle-ci de la lisibilité à long terme.
Ce n'est visiblement pas le chemin qui a été choisi par certains députés, je le regrette. On va parler de l'actualité de ces dernières heures et c'est donc l'échec pour le conclave sur les retraites. Syndicat, patronat n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur une modification de la réforme borne.
Est-ce que vous le regrettez ? Je le regrette sincèrement. Euh, on ne peut pas prener matin, midi et soir la démocratie sociale et quand les partenaires, patron syndicat de de salariés se retrouvent être dans l'incapacité queles que soient les raisons parce que chacun se renvoie évidemment à la responsabilité d'un échec.
Nous avons aujourd'hui une obligation de réussite sur la question des régimes de retraite. D'abord parce que les chiffres sont têtus mais ils sont là. En en 2035, nous aurons 10 15 milliards d'euros de déficit et en 2045 30 milliards de déficit.
Et donc on ne peut pas continuer comme ça et il faut réenclencher, je crois que le premier ministre a raison immédiatement un dernier round de négociation en espérant que cette mise sous pression de chacun des partenaires donnera ses fruits parce que on ne peut pas non plus pour vous la réunion avec François Bairou et les partenaires sociaux c'est une mise sous pression. Ben moi, je fa une mise sous pression euh si vous me permettez des deux côtés, une mise sous pression sur François Bairrou parce qu'on voit très bien que la motion de censure peut être proche. On va regarder la une de la Marseillaise d'ailleurs de de ce matin.
Euh Baou sur un volcan pour vous. C'est ça. Bien sûr, il est sur volcan et en même temps, si vous me permettez l'expression, l'ensemble des partenaires sociaux sont également sur le volcan parce qu'on peut pas danser en permanence autour du volcan des retraites.
Et moi, je souhaiterais d'abord queon parle de français avec vérité, c'est-à-dire un effort nécessaire partagé. Quelques avancées avaient été produites à l'occasion de ce premier conclave sur les maires de famille, sur la nouvelle gouvernance des régimes privés. Bref, quelques avancées qui pouvaient être conclus dans la nuit.
Ce n'est pas possible. Maintenant, il faut donc vous vous souhaitez une modification de la réforme borne sur les questions de pénibilité, des pensions des femmes sur plus volontiers que je n'ai pas voté le texte. J'étais un des rares sénateurs de mon groupe à ne pas avoir le texte parce que je considérais que l'che pivot n'était pas l'alpha et l'oméga de toutes les solutions et que c'est un mix comme toujours, c'est un équilibre à trouver entre pénibilité euh le fait d'avoir des cotisations à la fois patronales et des salariés qui viennent réenrichir si vous permettez le régime de retraite pour donc il faut pas graver les 64 ans dans le mar pour vous pour moi non je je crois que c'est devenu un totem c'est devenu un chiffon rouge trouver un point d'équilibre plus global Et il faut surtout, c'est peut-être le seul message que je souhaiterais exprimer ce matin, qu'on sorte de cette question des retraites pour que ce sujet soit derrière nous au moment des élections présidentielles parce qu'on doit parler d'abord aussi aux Français de leur vie quotidienne, la question de la sécurité, la question du travail, la question de l'éducation et que la question des retraites a déjà totalement pourri le sujet des élections législatives qui ont eu lieu lors de la dissolution, les précédentes.
Je pense qu'il faut qu'on règle ce problème pour quelques années et qu'on ça veut dire pour vous ça doit être réglé avant la présidentielle parce que le RN par exemple dit ce sera un sujet de la de la présidentielle 202 c'est un sujet évidemment c'est un sujet clivant et tous les extrémistes sont pour des sujets clivants. C'est tellement facile de dire il y a cas il faut mettre la retraite à 64 ans, résoudra tous les problèmes. On a besoin d'une culture de dialogue social dans ce pays.
Et donc François Baou tente une dernière chance sur ce dossier. Je pense qu'il a raison. Il faut aller pens que le MDF et la CGPME doivent euh mettre un peu d'huile d'huile d'huile un peu dans les rouages.
Et il faut également que l'on écoute les la France des salariés, la France des LFTU qui ne veut pas aussi notamment quand cette France- là est exposée à des travaux très pénibles travailler jusqu'à l'usure et ne pas pouvoir profiter d'ailleurs d'une retraite parce quand on est usé à 63 64 65 ans, on profite pas d'une retraite comme les cadres ou les professeurs d'université ou les journalistes. Est-ce que si François Badou réussit à arracher un accord, vous le voterez-v au Parlement ? Enfin, moi, dans tous les cas, s'il y a un accord euh dans le cadre de cet échange de démocratie sociale, je ne vois pas comment les parlementaires ou qu'ils se situent pourraient rejeter un accord trouvé même sous le haut patronnage inextrémiste du président de la République entre les partenaires sociaux.
On peut pas être d'un côté pour le dialogue social. Et quand le dialogue social, si on y arrive, si on y arrive en dernière minute, mais c'est toujours comme ça, c'est les derniers packs sont les plus difficiles, trouve une solution, ne pas la prouver. Est-ce que vous comprenez que la gauche, notamment la France insoumise veuille censurer François Baou sur ce sujet ?
Moi, j'ai toujours compris que sur une même pièce, on a deux face, l'extrême gauche, l'extrême droite et la déstabilisation, elle est inhérente à ce à ce type de de parti politique. Donc, je ne suis surpris en rien des extrémismes des extrémistes. L'autre actualité de la nuit, c'est cette annonce un peu surprise de Donald Trump qui parle d'un cesser le feu.
Est-ce qu'on va vers la fin du conflit entre Israël et l'Iran ? Écoutez, moi je je reviens à la source, hein. Euh le 7 octobre, tout est parti de là et on a vu que progressivement la région s'est embrasée.
Donc euh quand euh Donald Trump aujourd'hui dit euh "On va avoir un cesser le feu" et hier euh il disait que finalement la seule solution était la force et que la force était la paix. Je pense que là aussi, il faut que tout le monde se calme. Les enjeux sont évidemment essentiels d'abord pour les habitants de ces régions.
Je pense évidemment aux Palestiniens, à Gaza, mais je pense surtout et et et parallèlement aux Israéliens qui sont depuis des décennies l'objet d'attaque frontale de l'Iran, du Esbola et qui à défaut d'être dans légitime défense ont tout à fait, comment dire légitimité à vouloir défendre leur pays. Et en même temps, nous avons besoin de calme et que finalement la voix de la diplomatie retrouve son chemin parce que ce n'est que par la diplomatie qu'on trouvera les pôs d'équilibre nécessaires dans cette région en feu depuis des décennies. Il va y avoir un débat au Parlement sur ce sujet.
Qu'est-ce que vous en attendez ? D'abord, il me paraît nécessaire que les parlementaires soient associés aux réflexions, que toutes les sensibilités puissent s'exprimer. Le premier ministre demandez de la clarification de la part de certains partis. clarification, chacun apportera les clarifications nécessaires, mais je pense que il est nécessaire d'abord de réfléchir en européen et en français et de pas oublier que dans ce qui se joue au proch et Moyen-Orient, c'est aussi l'influence de l'Europe.
Où en est-elle cette influence ? Elle est quand même dégradée. Euh nous avons aujourd'hui un conflit à l'est de l'Europe en Ukraine.
N'oublions pas que l'Iran était un des principaux fournisseurs aussi de drones pour les Russes. Donc on voit bien que les choses sont aujourd'hui interlacées, interchoquées et donc il est nécessaire que la loi de la force soit maintenant la force de la loi et que les diplomates se mettent autour d'une table et esser trouver des points d'équilibre et que la paix revienne dans cette région en ayant aussi une perspective. Ça a toujours été la position française euh de deux États pour la Palestine et Israël à terme.
Euh je crois que la proposition du président de la République à terme est une proposition de bon sens mais elle s'est faite de manière trop décalée au vu de l'embrasement complet de cette région. Donc voilà, maintenant il faut se calmer et là aussi euh il faut que les Américains ne mettent pas de l'huile sur le feu. Mais en même temps, il était important que l'on mette un coup d'arrêt euh à l'enrichissement de l'uranium qui peut se traduire par la création de bombe atomique aux mains des iraniens.
Je pense que ce n'est pas souhaitable pour la paix du monde. On passe à l'actualité du Sénat. Après les J 2024 placés au Jio 2030 dans les Alpes françaises organisées par votre région Provence Alpô d'Azur et par la région Auverne Ronalpe un défi logistique qui nécessite un cadre juridique.
Alors le Sénat examine cette semaine un texte sur le sujet. Vous en êtes l'un des rapporteurs Jean-Michel Arnaud. On va voir ce que contient ce texte avec Alex Poussard. [Musique] Bonjour Alex.
Bonjour Ran. Bonjour Jean-Michelard. Bonjour.
Et à l'exprès d'un an après les GIO de Paris 2024, le Sénat examine donc un projet relatif à l'organisation des J d'hivers 2030. Ils auront lieu dans les Alpes françaises. Oui, on peut le dire.
La France vit une décennie olympique. Effectivement, en février 2030, les Alpes françaises vont accueillir les 26e Jeux Olympiques d'hiver. des jeux organisés dans deux régions, la région Auvergne Ronalpe et la région Sud-Palpe Côte d'Azur avec quatre départements différents.
Les Alpes Maritime, les Hautes Alpes, la Savoie et la Haute Savoie. Cinq villages olympiques seront construits dans les communes suivantes à Brillançon, Nise, Bael, La Plagne et Laclusa. 3200 athlètes du monde entier sont attendus sur 13 sites de compétition, des sites qui ne sont pas encore connus.
Le tout pour un budget d'environ 2 milliards d'euros. Que prévoit ce projet de loi ? Bien déjà ce texte doit permettre d'accélérer les chantiers, de faciliter les procédures d'urbanisme, simplifier les expropriations, la conduite des marchés publics.
Par exemple, l'article 15 de ce projet de loi autorise le recours à la procédure d'urgence pour prendre possession de tout bâtiment qui serait nécessaire à la construction des sites olympiques. Comme pour les Jeux Olympiques de Paris 2024, le projet de loi prévoit la création de voies de circulation réservé aux véhicules qui sont liés à cet événement des Jeux Olympiques ou encore ce texte autorise le travail le dimanche dans les collectivités locales qui sont concernées par l'organisation de ces jeux. Et évidemment la sécurité c'est aussi un enjeu de l'organisation de ces gos d'hiver bien sûr et le gouvernement et bien veut s'inspirer du dispositif de sécurité des Jeux Olympiques Paris 2024.
Ce texte permet donc de recourir à nouveau à la vidéosurveillance par des algorithmes pour mieux détecter les mouvements de foule. Il y aura également des enquêtes administratives de sécurité pour le personnel des sociétés de transport. Les agents de sécurité privé pourront fouiller les véhicules qui se rendent sur les sites olympiques et puis certaines personnes, considérées comme des menaces à l'ordre public pourront être interdites de paraître sur les lieux de l'événement.
Et noter que sur le volet budgétaire dans le début de l'examen de ce texte et bien le Sénat a supprimé en commission la garantie financière assurée par les collectivités locales en cas de déficit de ces Jeux Olympiques. Jean-Michel Arnaud, une loi déjà pour ces Jeux Olympiques d'hiver 2030 dans les Alpes françaises alors que les sites olympiques ne sont pas encore connus et que c'est pas est-ce que c'est pas un peu précipité ? Les sites olympiques ne sont pas tous connus mais ils le sont en grand nombre.
Euh dans mon département, on connaît à peu près la carte des sites pour les Hautes Alpes autour de Brillançon, Mont-Genèvre et Servalier. Donc, on y voit clair. Euh vous avez noté euh l'article 5 et je je souhaiterais revenir sur cet aspect-là.
Effectivement la commission et le texte final proposé au vote du Sénat n'inclut pas les garanties d'un/art pour chacune des régions parce que justement, vous l'avez souligné, la carte des sites n'est pas totalement connue parce que à ce jour, nous n'avons pas une maquette financière totalement stabilisée et il nous semblait important de ne pas donner un blanc sein à la capacité, à la faculté que l'État aurait d'appeler en garantie sur un un éventuel un hypothétique déficit de CJO. Donc c'est un point c'est un point important. Pour le reste.
Euh on va on va revenir sur les autres sujets. Mais vous pointez l'aspect budgétaire. C'est un aspect qui est important.
D'autant que la Cour des comptes a remis hier un rapport sur les Joo de Paris 2024 pointant une facture publique à 6 milliards d'euros un montant plus élevé que prévu. Aménie Oua Castera qui était ministre des sports au moment des J qui est désormais présidente du comité national olympique s'en défend. On l'écoute.
Ce rapport de la Cour des comptes, il montre qu'il y a eu ni dérives, ni dépenses somptuaires, ni dépenses injustifié et c'est rare dans un rapport de la Cour des comptes. C'est rare. Donc pour les Alpes 2030, nous aurons évidemment à cœur d'avoir la même discipline, d'avoir la même rigueur.
Vous savez que moi, j'ai beaucoup contribué à cette maîtrise des dépenses de la part du Cojo. J'ai aussi contribué à ce qu'on aille chercher des partenaires et dans un rôle différent demain, j'aurais à cœur d'aider l'équipe des Alpes 2030 de la même manière en super bonne intelligence avec les régions et le comité d'organisation. Vous entendez Amilie ou DEA Caster, vous avez vu le rapport de la Cour des comptières, c'est un sujet d'inquiétude le cadre budgétaire de CGO dans les Alpes françaises compte tenu évidemment de l'état des finances publiques.
Oui, c'est évidemment un sujet. Enfin, pour revenir sur les JO 2024, c'est un premier rapport. il y en aura un deuxième qui évaluera les l'impact indirect et je pense que tout ça va se rééquilibrer.
Euh nous avions également sur les GO 2024 des perspectives de déficit. Au bout du compte, les premières estimations laissent entendre plutôt un excédent. Donc vous voyez, il faut faut relativiser les choses pour venir aux Alpes françaises 2030.
On est sur une configuration totalement différente sur quatre départements sur deux régions et et endémiquement les gos d'hivers ont plus de risque d'être déficitaitaire que des gos d'été. C'estant dit maintenant il faut se mettre au travail c'est l'esprit de cette loi olympique un cadre juridique qui permet d'agir un cojob qui vient de se mettre en place on prévoit déjà en déficit pour ces jeux olympiques d'hiver disons que l'objectif c'est d'éviter qu'il y ait un déficit et d'avoir un déficit le plus faible possible si s'il devait en avoir un pour ça il faut que travaille la présidente du Knos vient de le dire il est important que on aille chercher les partenaires premium les gold partenaires comme ils disent donc là il faut que le Cojob monte en puissance il finance publique va nous permettre d'organiser ces gos de 2030 pas problème. Dans tous les cas, nous le verrons à l'occasion de la venue du premier ministre à Briançon à la fin du mois à l'occasion du comité interministériel de lancement des Jeux Olympiques. des négociations ont eu lieu entre les régions, les partenaires financiers et je pense que le premier ministre viendra brillançon pour annoncer un certain nombre de maquettes financières indispensable pour pouvoir avancer et également avoir une précision le moment venu aussi de la carte définitive des sites parce que pour pouvoir se projeter sur un coût définitif, il faut qu'on ait la totalité des cartes des sites et il peut y avoir des variations significatives en fonction des choix finaux qui seront faits sur l'aspect sécuritaire et bien que prévoit ce projet de loi ?
Il faut prendre Jean-Michel Arnaud des mesures exceptionnelles comme la vidéosurveillance par algorithme même si cela remet en cause certaines libertés. En tous les cas c'est toujours le point d'équilibre. Vous faites allusion effectivement notamment à l'article 35 lorsque nous regardons le bil et cela avait été évalué par le Sénat à l'occasion d'une mission portée Barman de la Gonterie et Françoise Dumont.
On avait un bilan mitigé. Ça a été peu utilisé. L'idée à travers le texte que nous proposons et et dont nous discuterons cet après-midi au Sénat, c'est de prolonger cette expérimentation jusqu'en 2027 pour voir de quelle manière on peut trouver des bonnes voies de passage et déséquilibre entre la nécessaire et absolue nécessité de protéger les sites de tout risque terroriste, tout risque d'attaque diverses et variées euh qu'elle soit d'ailleurs physique ou virtuelle aujourd'hui numérique et faire en sorte que à partir de cette nouvelle expérimentation, on puisse voir si on on la réimplante pour 2030. tous les cas, la question sécuritaire pour tous les grands événements, que ce soit des JOI, que ce soit des événements importants, culturels, sportifs, de de toute nature que ce soit, est un vrai sujet et vous avez raison de souligner, le Sénat est historiquement, institutionnellement le garant des libertés individuelles et donc il faut qu'on trouve le bon équilibre avec des préconisations qui avaient été notamment formulé à l'occasion de cette mission qui est d'avoir un état qui est garant, d'avoir effectivement un accompagnement pour protéger les libertés individuelles et faire en sorte on n'est pas des dérives à la chinoise.
Et on va continuer à parler de ces J 2030. On va aller voir dans votre département des Hautes Alpes justement comment ça se passe. On va à Briançon.
Bonjour Johanne Gavoy. Merci beaucoup d'être avec nous. Journaliste Dauphiné libéré chef d'agence à Briançon.
Johann, vous voulez revenir vous plus particulièrement sur l'épineuse question des expropriations ? Oui, bonjour à tous. Bonjour monsieur le sénateur.
Effectivement, il y a il y a deux points euh qui s'entrechoquent cette semaine dans l'actualité avec le projet de l'eau olympique qui démarre au Sénat et puis il y aura en en fin de semaine le vendredi 27 juin, un comité interministériel, vous l'avez dit à Briançon, délocalisé en présence du premier ministre. Moi, je voulais avant tout demander à monsieur le sénateur sur sur ce dernier point, sur ce comité interministériel, quelles sont vos attentes ? Quelles annonces espérez-vous du gouvernement et et quel doit être l'engagement de l'État ?
D'abord, la veille de ce de ce déplacement, nous aurons un texte certainement voté au Sénat qui qui fixera le cadre. Et ça c'est déjà un point important parce que pour pouvoir avancer et décliner un certain nombre d'opérations d'aménagement très léger d'ailleurs et je reviendrai sur le brillançonné le le cluster de brillançon il faut avoir un cadre légal et ce cadre légal sera normalement fixé au moins en première lecture ira ensuite à l'Assemblée nationale en septembre pour je l'espère un texte définitif qui permettra de cadrer l'ensemble des dispositifs pour le début d'automne. Pour répondre à votre question ce que j'attends moi du comité interministériel c'est d'abord une mobilisation des services de l'État autour des ministres.
Quatre ministres feront le déplacement. Le premier ministre viend viendra également sur Briançon. Je crois savoir que des négociations ont été engagées entre les deux régions pour euh fixer les embls financières et les contributions de chacun, notamment sur les questions de mobilité, chemin de fer, sur les questions de route départementale, de route nationale et puis évidemment viendront les temps des discussions sur le financement et le budget du Cojop.
Don moi, j'attends d'abord une clarification de ce point de vue-là. Deuxièmement, j'attends également que l'État ait une position à travers la l'intervention du premier ministre et et et des ministres clair à l'égard des populations locales. Euh ce ce dossier est un peu particulier parce que il est parti sur la base d'une candidature de deux régions sans qu'il n'y ait eu véritablement de concertation locale, de mobilisation la population pour des questions de calendrier.
Donc, il est important également que la parole de l'État avec les acteurs locaux, j'inclus évidemment le mouvement sportif, j'inclus les acteurs locaux socioprofessionnels, j'inclus également les associations d'intérêt général qui se mobilisent et qui ont évidemment des choses à dire sur ces Joo pour que celles et ceux qui sont contre les Jo, bah ils seront contre, ça fait partie du jeu. Et celles et ceux qui tout en étant en contre se disent les Ju vont avoir lieu, qu'on voit de quelle manière ils peuvent être le plus sobres possible, les plus sobres en terme environnemental, les plus sobres en terme financier et que ce soit une réussite pour les territoires notamment pour les Hautes Alpes qui n'ont jamais bénéficié de grands événements sportifs et c'est probablement l'occasion aussi d'accélérer les mobilités et les évolutions sur les mobilités. Je pense en particulier au chemin de fer et il y aura un gros un gros volet chemin de fer pour la desserte notamment Marseille Briançon et je crois que c'est bon pour l'héritage aussi auquel on aspire tous à l'occasion de ces jeux.
Johan, vous avez question ? Vous l'avez dit en plateau. Oui, vous l'avez dit en plateau.
L'un des points de de ce projet de l'eau olympique qui pourrait cristalliser le débat, c'est l'article 15 relatif aux expropriations. En cas d'urgence, monsieur le sénateur, vous le savez très bien, dans les prix de l'immobilier sont élevés, l'attachement à la terre est est profond et toutes ces questions qui entourent le foncier ne risquent-elle pas de provoquer justement des tensions ? tous les cas, ce que je peux vous dire, c'est que ce cet article-là existait euh à peu près en des termes identiques pour les GO euh de Paris.
Je vous noterez euh que il y a une densité très forte à Paris. On n'a pas été obligé euh de mobiliser cet article. Donc c'est c'est ça n'empêche pas qu'il y aura des procédures classiques.
C'est en cas de blocage sur un ou deux points qui pourra être épineux que cette capacité pourrait être levée. Dans le cas d'espèce sur le brillant sonné, notre département, monsieur Govol, vous le savez, euh c'est essentiellement fort des têtes qui sera le l'élément principal. C'est un un monument historique donc il y aura pas de destruction de bien de bien de bien existants.
Et sur la voie sur la vallée de la Guisane, c'est-à-dire sur cervalier, c'est essentiellement effectivement des terrains. Il y a pas d'immobilier proprement dit. Par contre, vous avez noté un point important qui est un axe central pour ces GO sur toutes les Alpes des Alpes maritimes jusqu'à Havoie.
C'est la problématique du logement qui est un sujet un peu récurrent, une sorte de maronnier ici au Sénat où effectivement avec Valérie Lettard, nous avons un chantier à mener sur les DPE, sur la valorisation euh des logements saisonniers et sur la capacité qu'on a aussi avoir un programme à l'occasion de CJO pour faire en sorte que des di froids deviennent un peu chauds et deviennent également chauds pour des résidents permanents. Parce que vous l'aurez noté dans le nord du département aujourd'hui, on a une population plutôt en baisse ce qui démontre bien qu'il y a une adéquation entre les besoins des populations locales et l'offre de logement telle qu'elle existe aujourd'hui et c'est probablement un des enjeux majeurs euh que nous aurons relevé d'ici 2030. Merci beaucoup Johann, on regarde la ligne du Dauphiné dans son édition des Hautes Alpes, station du Sénus Top ou encore c'est une consultation citoyenne en cours pour savoir si la station peut survivre et de quelle manière.
Merci beaucoup Johann d'avoir été avec nous. Merci Jean-Michel Arnaud. Merci d'avoir été avec nous pendant cette demi-heure.
L'examen du texte au Sénat, c'est à suivre jusqu'à au moins demain pour Cio 2030. Et merci Alex, on se retrouve dans 25 minutes. Voilà.
Et on verra que le maire reste l'éluc préféré des Français et ce sera évidemment à suivre dans le club Baromètre au doc. On va revenir tout de suite sur l'échec du conclave sur les retraites avec notre invité Patrick Caner, président du groupe socialiste au Sénat nous rejoint. [Musique]
Jean-michel Arnaud