Les Partis Pris : "’Master Poulet', le bras de fer politique", "IA, la Chine protège ses trésors"...
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
C'est l'heure des parties prix de nos éditorialistes. C'est donc l'entrée sur ce plateau de Routel Criev que je salue François Langlais tout pareillement et Abnou Chalmani. Merci beaucoup d'avoir [musique] été avec nous Vincent UG.
Je vous en prie, vous me faites des des bizarreries, vous me faites des Ne vous cachez pas, ne me laissez pas tout seul, voyons. [rires] Je vous en prie, installez-vous. Et Routel Criè, bonjour.
Bonsoir. Vous avez la Bonsoir. Oui, à cette heure-ci, vous avez raison.
Vous avez la priorité. Rôel CF, pensiez-vous un jour écrire une chronique basée sur une enseigne de restauration appelée Master Poulet ? Je pense que non.
Pourtant, le sujet, il est sérieux. Ça aurait pu mare être un débat très sérieux sur la malbouffe, mais ça a viré au pugila, au bras de fer politique. Il s'agit pour résumer de poulet grillé contre des blocs de béton, de master poulet contre le maire PS de Saint-Touin.
Allez-y, vous pouvez vous Ben en fait c'est vrai qu'on peut on peut se lâcher sur des jeux de mots, sur les basses cours, sur les les les caquêtements des uns et des autres, mais en fait c'est pas le choix que j'ai fait, je vous le dis tout de suite. Je suis très sérieuse parce que c'est un sujet très sérieux. Euh en réalité cette polémique sur Master Poulet à Saint-Toin, c'est un nouvel épisode de la lutte des gauches irréconciliables dans le laboratoire qui est désormais devenu le département de scè Saint-Denis.
Euh parce que au-delà du litige commercial, on peut lire euh ce débat que je vais vous expliquer comme la résistance d'un mode de vie populaire plutôt bas de gamme hélas contre l'envahissement par les commerces haut de gamme réservés au plus favorisés. Mais on peut aussi le lire comme une bataille culturelle entre un MRPS républicain et des LFistes qui veulent soigner une clientèle communautariste. Une bataille qui serait entre le refus du déterminisme social et une forme de ghettoïation.
Alors on va rappeler d'abord de quoi il s'agit. Le maire PS de Saint-toin Karim Boam veut obtenir la fermeture de l'enseigne Master poulet. une chaîne de poulet rotti à prassé et pour cela il place des blocs de béton devant l'enseigne mais il est désavoué par la justice administrative, il les remplace par des bacs à fleurs pour montrer son opposition et l'enseigne déploie alors des banderoles pour protester et plaider pour la liberté du commerce.
Le motif invoqué par le maire est à examiner le respect de la loi, la dégradation des conditions de vie des riverins par des livraisons tardives, des nuisances sonores et olfactives occasionnées par le commerce qui est situé en plein centre-ville. et l'exigence de proposer du beau et du bon accessible à tous et à toutes. Je propose d'écouter une de ces adjointes.
Le projet qui est politique et qui est le nôtre, c'est dans un premier temps assurer la tranquillité publique et dans un second temps permettre que toutes et tous, tous les odoniens et toutes les odoniennes puissent s'alimenter et puissent avoir droit au meilleur à un prix accessible. Voilà. Alors, est-ce que sa manière est la bonne ?
Est-ce que la manière forte est la meilleure ? La justice va se prononcer. Le préfet du département est aussi saisi par Éric Cockrel de la fille qui s'est est allé se prendre euh faire une vidéo devant l'enseigne Master Poulet à Saint-toi parce que les opposants et la filles ont profité de l'occasion pour poursuivre la bataille qu'ils avaient entamé à l'occasion des municipales.
Écoutez, par caprice, [musique] par pratique de la politique, le maire de Saint-Ra a tout simplement décidé que il n'avait pas le droit d'ouvrir [musique] ce restaurant dans ce local. Lui, il parle de malbouffe. Nous, ce qu'on dénonce, c'est la volonté de gentrification. [musique] Tout ce qu'il veut, ce sont des lieux de restauration où une partie des Odoniens n'auront pas assez d'argent pour bah s'y rendre.
Voilà. Et la vice-présidente de l'Assemblée LFI va plus loin et elle accuse carrément Karim Boam de racisme. L'acharnement quand on master poulet, c'est teinté de racisme et de mépris de classe.
Vous voyez, c'est quand même assez violent. Euh et donc le premier enjeu si on y revient, c'est la malbouffe. La malbouffe, les dirigeants de Master Poulet s'en défendent.
Enfin, c'est une chaîne de restauration rapide et pour certains ça s'appelle de la junk food comme pour les autres. Bah étrangement pour LFI, plus du tout. C'est pas des poulets en batterie, c'est pas de les produits importés.
Les la les dernières fois où ils se sont opposés à des McDo récemment dans les chats à Angoulem, on a oublié tout ça. Pas du tout. Il faut défendre Master Poulet.
Alors pourquoi ? Bah parce que l'enjeu c'est qu'en effet le maire veut une diversité de commerce dans sa ville et des enseignes qui s'adressent à toutes les catégories sociologiques comme garantie de mixité sociale et il veut, ce sont ces mots, préserver sa population de l'assignation à résidence alimentaire. Alors elle a fit critique et dénonce la gentrification justement.
Mais si on va plus loin, on peut aussi voir dans cette dans cette attitude d'FI euh bah comme Master Poulet s'affirme halal, euh certains accusent les LFI de faire du clientélisme communautariste. Alors euh bon, on a fait remarquer euh au maire qu'il y avait d'autres fast food dans la ville qui avait pas fait fermer, des Burger King et cetera. Je vais pas citer, on va pas faire trop de pub. et il répond bah ceuxa ils n'ont pas il ne il ne il n'enfraignne pas la loi.
Il y a pas eu de plainte des riverins donc je ne m'en occupe pas a priori. Et souvent ils sont aussi ral d'ailleurs, c'est-à-dire enfin pas réservés mais qui peuvent être consommés par des français musulmans. Alors cette bataille du poulet, elle remet en lumière le maire de Saint-in Karim Boam qui a transformé sa ville et dont l'électorat effectivement est composé à la fois des anciens habitants de la ville mais des nouveaux venus, c'est-à-dire ceux qui sont venus de Paris parce que c'était trop cher de loger à Paris.
Mais c'est quelqu'un qui, je le rappelle euh est un chef d'entreprise euh né d'un enfin d'origine marocaine français euh né d'un père maçon et qui au passage a été réélu à attendez plus de 56 % des voix au 2e tour contre son adversaire Lfi qu'on vient de voir qui a recueilli 28 %. C'est-à-dire qu'en gros cette transformation de la ville qui l'a entamé, elle a été approuvée par la population. Mais ça m'a rappelé du coup le discours de Balo Bagayoko lorsqu'il a été élu, vous souvenez, le nouveau maire de Saint-Denis.
Toutes celles et tous ceux qui sont venus qui sont venus à Saint-Denis sont les bienvenus à une condition qui participe à la communauté de destin, c'est-à-dire le respect de ceux qui ont fait l'identité de ce territoire. Alors comme si les habitants de Saint-Nis ou les anciens habitants de Saint-Toin étaient une forme d'indigène qu'il fallait protéger de la colonisation des Parisiens. Et donc c'est la caricature hein que Jean-Luc Mélenchon veut nous offrir entre dans une la lutte entre la Nouvelle-Fance et les bobos.
Et ça ça me paraît quand même discutable parce qu'effectivement ça peut apparaître comme une forme de résistance sociale et culturelle mais c'est aussi une forme de refus de la mixité à l'envers et ça peut menacer les valeurs de la République parce que les couches sociales défavorisées elles sont pas condamnées à manger de la junk food et parce que si les usages locaux bah ça dépasse la nourriture ou les fast food mais ça va aller plus loin. la refus refus de la mixité homme-femme, le refus de la laïcité que sais-je ? Alors là, ce serait très inquiétant parce que c'est l'universalisme français qui doit s'appliquer partout.
Le parti pris signé hôtel CRIF. Merci beaucoup Route, je me tourne vers vous. François l'anglais français François François le français [rires] pardonnez-moi Pékin.
Pékin sait affirmer sa souveraineté numérique. Grossiéisme dans le monde de l'intelligence artificielle. Pékin s'oppose à l'entrée de méta sur le marché stratégique de l'IA chinoise.
Pour ceux qui doutaient d'une grosse montée en tension des technologie mondiale là, écoutez bien ce que va vous raconter François l'anglais. Non non, bien sûr, vous avez tout à fait bien présenté le sujet et son et son enjeu considérable. En fait, Pékin vient de bloquer l'acquisition par métachia euh pour des raisons de souveraineté.
Et c'est la première fois parce que d'habitude le mouvement se fait à l'inverse, c'est-à-dire c'est nous européens ou Américains qui bloquons les éventuelles acquisitions chinoises de nos technologies. Ça a changé. Manus, c'est le nom de l'entreprise concernée, a développé ce qu'on appelle un agent IA.
Vous savez, c'est la technologie d'après les chatbot, c'est-à-dire c'est une technologie qui donne à la machine beaucoup d'autonomie. Manus est capable de faire tout un tas de choses, de l'analyse boursière, de vous programmer des vacances intégrales avec l'hôtel, l'avion et cetera euh et et ou faire le tri CV si vous par exemple vous vous avez une petite annonce pour recruter quelqu'un. C'est l'autonomie supérieure de la machine.
Emanu c'est l'une des stars de de l'IA chinoise avec le fameux dipsic. Lorsque l'agent a été présenté, les codes étaient circulaient en nombre restreint. au marché noir, les codes se vendaient 15000 dollars et il y a eu une liste d'attente d'un million de personnes qui attendaient de pouvoir bénéficier des codes au prix au prix normal.
C'est veut dire l'intérêt que suscitait cette entreprise. En réalité, cette start-up avait déjà été achetée par MTA en décembre dernier. Meta c'est la maison maire de Facebook et d'Instagram bien sûr pour 2 milliards de dollars.
Meta a d'ailleurs en partie intégré déjà cette technologie qui qui fait partie de l'offre de l'entreprise américaine et avec l'objectif de rattraper son retard sur Open AI et les autres ténors de l'intelligence artificielle. Les Chinois exigent maintenant de tout détricoter au plan de l'organisation, de la technologie et de la finance. C'est-à-dire que ils veulent que MTA rembourse les actionnaires du montant qui le qui qui leur ont payé.
Voilà déjà un moment que Pékin surveillait ses entreprises parce que il faut dire que Manus après avoir été en Chine avait été déménagé par les fondateurs à Singapour pour des raisons de lever de fond et la vente a eu lieu juste après. Du coup Pékin a convoqué les deux fondateurs en Chine en sous prétexte d'examiner les questions du rachat et leur a interdit de sortir du pays. Ils sont retrouvés bloqués.
Évidemment, ça ça c'est exactement ce que vous disiez tout à l'heure, ça signifie que la Chine entend désormais protéger son écosystème technologique avec tous les moyens en bloquant les rachats et pourquoi pas en interdisant l'embauche des personnes jugées stratégiques pour le développement du pays. C'est une nouvelle étape dans la fragmentation de la mondialisation des technologies. Et on avait connu bien sûr au départ le verrouillage des semi-conducteurs, souvenez-vous, par les États-Unis, qui interdisait la vente des puces les plus évolués à Pékin et puis évidemment l'interdiction des des gafas en Chine.
Donc c'était déjà cloisonné mais ça se poursuit aujourd'hui avec l'IA. Le commerce et les échanges de cette technologie devront donc désormais respecter strictement la nouvelle ligne de partage d'un monde qui est au moins bipolaire. Chine, États-Unis, je dis au moins parce que il y en aura probablement d'autres.
En fait, le rachat d'une start-up ne va plus se négocier uniquement avec les actionnaires, mais avec le gouvernement des actionnaires. Et ça change tout. Ça vaudra [grognement] aussi certainement pour les start-ups dans le domaine du médicament et de la santé où la Chine est très avancée et où ce qu'on appelle big pharma, les grands labos pharmaceutiques occidentaux regardent ce qui se passe en Chine de façon à pouvoir acquérir les start-ups.
C'est c'est Amélie pour conclure une nouvelle preuve de l'ascendant qu'a pris la géopolitique sur l'économie. Merci. C'était donc signé François Langlais pour le parti prix.
Merci Abnous. C'est à vous. C'est un mec super.
Voilà comment Donald Trump, non mais c'est vrai, a parlé du roi Charles II ces toutes dernières heures. Oui, le roi qui va lui rendre visite arrivé sur placeur française vers 22h, je parle sous votre contrôle. Le roi et son épouse la reine ont maintenu leur première visite d'État aux États-Unis malgré la fusillade qui a eu donc à lieu à Washington.
Euh c'est peut-être un super mec euh le roi comme le dit Donald Trump, mais ce sont quand même deux opposés ces messieurs et on peut pas dire que les relations soient au beau fixe en en ce moment entre les Britanniques et la Maison Blanche. Alors oui et non parce que dans quelques heures donc nous allons très certainement avoir une photo certainement sur la peluche sud de la Maison Blanche, c'est le classique de deux hommes qui vont serrer les mains. Alors l'un portera un costume taillé sur mesure, parlera avec des phrases ciselées à l'avance. lui qui a consacré sa vie entière à mesurer chaque syllab, chaque geste et chaque regard.
C'est donc le roi Charles II, une statue qui respire. C'est son boulot, c'est ce qu'on lui demande. L'autre homme va arriver avec son éternelle cravate trop longue, avec son pas déterminé de propriétaire et sa conviction d'être de présider un espèce de banquier mondial.
Et c'est lui euh le le grand organisateur et là c'est Donald Trump qui effectivement parle de Charles comme un beautiful man, un un bel homme et qui promet, je cite, une visite formidable et mémorable. Alors on connaît Trump, c'est il dit ça à peu près de tout le monde jusqu'au moment où il le dit plus. Ça arrive, ça arrive assez régulièrement.
Et Charles lui, que dit-il ? Et ben des mots mesurés, tiens, c'est étonnant sur je cite le lien remarquable entre deux nations. Évidemment, il parle comme un traité de paix, il n'a pas le choix.
Encore une fois, c'est son boulot. C'est des formules qui n'engagent à rien. Et donc et Trump, bah Trump, il a de toute façon alors il a sa mère qui est d'origine écossaise.
Donc euh c'est c'est il justifie ça pour dire qu'il adore la monarchie, mais surtout il aime les rois parce qu'il aimerait leur ressembler. Il règne aussi longtemps qu'ils vivent. Je pense que c'est le véritable fantasme à peine caché de Donald Trump.
Et c'est quand même assez inédit ce qui arrive avec cette rencontre puisque c'est la première fois qu'un monarque britannique effectue une visite d'État aux États-Unis. Depuis Elizabeth I en 2007, il y a 19 ans lors que c'était George de Bellubge qui était président. Et voilà Charles II embarqué dans ce qui est unanimement décrit comme le voyage diplomatique le plus risqué de son règne.
J'ai beaucoup aimé une de ces biographes qui résume la situation avec une formule qui va très bien. On envoie ce totem censé être dessus de la politique directement dans les mâchoires du président le plus communiquant et le plus irracible de l'époque. Et c'est que l'image là, on la voit c'est c'est ça va être gort.
Mais voilà que cette rencontre est plus fascinante qu'on l'imagine parce qu'on est d'accord, Trump c'est l'antiscience, c'est le climatosceptique, c'est l'homme du charbon et du pétrole. On est tous d'accord et pour tout le monde Charles, c'est le roi vert, l'homme des forêts, des océans, de la transition écologique. Mais il y a un petit détail de rien du tout mais qui est quand même un gros détail que depuis qu'il surtout qu'il est devenu roi et les médias bah les médias mettent quand même sous le tapis parce que Charles II est un ferment défenseur, je vais dire plein de mots que vous avez certainement jamais entendu, de la biodynamie.
C'est une branche de l'anthroposophie fondée par le pardon, ça va être drôle par l'occultiste autrichien Rudolph Steiner. En résumé, c'est un mélange de pseudocience, d'ésotérisme et de mysticisme. En 2016, en conversation avec des agricurs italiens, celui qui n'était encore que prince de Gale, dénonçait, je cite, "La science fondée sur des preuves sans rire et venté les conseils visionnaires de Rudolp Steiner.
La science fondée sur des preuves, c'est mal. Je sais pas si on entend exactement cette phrase. C'est assez triste.
C'est complètement trop. [rires] On a compris, on a plein de trucs. Oh zut.
Et il est allé le futur roi jusqu'à se dire je cite fier d'être considéré comme un ennemi des lumières. Rire bis mais ce n'est pas [rires] fini. Charles a défendu l'aromat thérapie l'iridologie.
Est-ce que vous savez ce que c'est que l'iridologie ? Non. C'est l'iris.
Ah bien joué. C'est le diagnostic de maladie par l'analyse de l'iris des yeux, rire bis et même la thérapie guersonne. Alors je vous explique, c'est une méthode nutritionnelle censée garrir le cancer qui selon les médecins mais en réalité les patients en danger.
Sans rire [rires] guérissez avec un poireau, ça sera beaucoup mieux qu'une chimiothérapie. C'est même lancé Charles 3 le dans la commercialisation de complètement alimentaire détox à base d'arti et de piss en lit qui ont été rapidement [raclement de gorge] retirés du marché après les critiques du corps médical. Alors, je suis tout à fait pour et je le fais assez souvent pour qu'on parle et qu'on martelle le climatosceptéisme d'un dangereux Trump.
Mais entre un homme qui n'irait le réchauffement climatique et un roi qui saigne avec des cornes de vaches enterrées et des dilusions cosmiques, comment dire, la frontière avec la raison est moins nette qu'on ne le croit. Donc ce qui se joue quand même cette semaine à Washington, c'est quand même le face-face de deux antilumières. Chacun à sa façon.
L'un est vulgaire et bruyant, l'autre est raffiné et silencieux. hurle ses croyons sur les réseaux sociaux. L'autre les murmure à l'oreille des ministres parce que du temps où il était prince, figurez-vous que Charles II passait son temps envoyer des notes avec ses grandes références Steinerien, cetera au ministre de la santé pour essayer de les convaincre que les pseudosciences c'est bien voire c'est mieux.
Et puis il y a le protocole. Moi ce que j'attends c'est le protocole. C'est que vous imaginez les nuits blanches qui ont dû passer les responsables du protocole de la couronne et ceux qui survivent à la Maison Blanche pour éviter un serrage de main un peu trop violent de Trump vis-à-vis du roi Charles II.
Est-ce que Trump va dire un mot de trop ? Est-ce que Trump va tweeter un tweet de trop ? Enfin en l'occurrence quoi qu'il fasse le choix Charles II ne peut rien faire.
Il peut pas siller, il peut pas sourire, il peut pas brancher, il ne peut que se taire. Et c'est évidemment une force mais c'est en même temps sa prison parce que c'est ça le drame de la visite de Charles II, c'est qu'il vient pas comme un roi souverain. Ce n'est pas un roi souverain. est envoyé par le gouvernement britannique pour défendre les intérêts britanniques, pour ménager les fameux tarifs doigniers, pour préserver la relation spéciale et surtout pour essayer en gros de sauver le pauvre soldat euh Kner, le premier ministre, le prime minister qui lui alors là se fait chambrer hein parce que c'est le vocabulaire Trumpia sans cesse par le président des États-Unis et il vient lui ce pauvre Charles 3 avec tous les protocoles de la couronne avec son tout ce qui lui pose dessus et avec zéro possibilité de répondre.
Trump lui évidemment peut tout dire, c'est dire si la guerre est inégale. [rires] Juste un mot quand même. Malaisie ce soir Trump a a félicité déjà le roi Charles puisqueil lui a dit "Quel courage, il vient après la fusiade, enfin après le l'affaire de la du dîner et des détonations et il dit "Mais alors là, qu'est-ce qu'il est courageux !
Merci, bravo." Bon, ça se présente bien quoi. Oui, mais il fait ça quand même régulièrement.
On a quand même trop tout le monde formidable et génial. Et puis s' un mot trop aussi finalement le type il est pas assez flatteur et s'il est pas assez à son service très rapidement il se retourne et ça ça et là on a le droit. Je est-ce que les les rois n'auraient pas un traitement de faveur quand même sur ce point parce que c'est frappant de voir la détoriation des relations entre le Royaume-Uni et les États-Unis et notamment ces derniers jours avec cette incroyable histoire des Falkl les les Malwin c'est alors je redonner à mon ami Mileytre le roi parviendra-t-il à apaiser cette croyez qu'il peut être l'homme qui murmure à l'oreille de Donald Trump non mais qui mur pas mais par sa présence aussi le problème du Canada quand il a dit le Canada va devenir américain, c'est quand même Charles II et aussi le roi du Canada.
Et donc ça, sans évidemment prononcer notre Trump, il a défendu l'indépendance du Canada mais en l'occurrence, il ne peut pas dire grand-chose. Il va juster là comme figure tutellaire. Vous savez, il y a un portrait euh de d'Élisabeth II euh dans Amara Lago.
Il il avait un grand respect de Trump pour Ellisabeth II et a trouvé euh extraordinaire, fabuleuse, merveilleuse et il dit qu'il lui parlait souvent au téléphone euh euh que c'est évidemment elle balançait rien, elle c'était elle était extraordinaire elle. Abdou, on ferait bien d'envoyer le compte de Paris pour négocier [rires] peut-être mais parce que vraiment ça c'est quelque chose c'est quelque chose qui dure euh malgré malgré la guillotine en France mais mais c'est quelque chose qui dure pour Trump et cette idée de que le son pouvoir mourra avec lui physiquement c'est vraiment quelque chose qui l'excite énormément. Est-ce que Donald Trump va pouvoir interpréter les silences les les non dit du roi justement parce que c'est comme ça, c'est un langage non verbal en réalité langage royal.
Exactement. Donc en fait il y a il y a toute une attitude physique, il y a un regard, il y a un recul, il y a toutes sortes de choses. Il va bien sûr le sentir parce que c'est une forme d'animal politique qu' va comprendre mais est-ce qu'il va en tenir compte ?
Est-ce qu'il va le ou alors bon il va en rester ? Très intéressant de comme il a pas lu les notes comme il lit pas les notes, il ne lit rien donc il a pas dû lire les notes du protocole, j'ose espérer qu'il lui ont fait une petite vidéo pour expliquer ce qu'il faut faire pas faire et comment décrypter le roi [rires] sur le sur le fond les les enjeux économiques, ils sont importants ce moment, ils sont vacillants entre les États-Unis et le Royaume-Uni. Il y a des enjeux quand même assez majeurs au-delà de c'est c'est vraiment la guerre d'Iran qui surplombe tout et le fait que pour Trump le Royaume-Uni a joué les couirs au fond on n pas voulu Oui, c'est [raclement de gorge] ça.
Et vous savez, on parle toujours au Royaume-Uni de la la relation spéciale qui unit le Royaume-Uni aux États-Unis. Et cette relation spéciale, alors elle a bien changé, elle s'est elle s elle a changé de nature, mais c'est vrai qu'elle est elle atteint un point vraiment bas cette année avec cette disons cet antagonisme, cette animosité de Trump vis-à-vis des Anglais et vis-à-vis du Premier ministre qui pour être en difficulté sur la scène intérieure n'en est pas moins assez hésitant aussi sur le plan international. Mais est-ce que réellement les le Royaume-Uni est prêt à basculer de un vrai retour vers l'Europe au détriment de l'alliance transatlantique ou on en est loin malgré tout ?
Non, mais on en est loin mais il n'empêche que depuis que Boris Johnson est parti depuis bah depuis la guerre en Ukraine et l'intervention israélo-américaine, il y a un bloc France Angleterre qui se fait, je dire pendant que se fait un bloc Italie-Allemagne donc c'est toujours pareil, c'est les alliances sont mouvantes mais retournement vis mais Trump est pas fiable. La réalité c'est ça. Trump change d'avis.
Concrètement, il faut maintenir la relation spéciale, les tarifs doués, c'est pas rien. Et il faut quand même continuer à parler avec le président de la plus grande puissance du monde. Donc, et il est là pour ça Charles II, pour arrondir les angles, mais on va pas tout d'un coup avoir K Starmer qui va tourner le dos à l'Ukraine et aller voir Poutine avec Trump.
Ça ça me paraît impossible. Vous savez, à Milice sur les relations entre le Royaume-Uni et l'Europe, Jean-Louis Bourlange au moment du Brexit avait une formule formidable. Il avait dit avant le Brexit, le Royaume-Uni avait un pied en Europe et un pied à l'extérieur.
Après le Brexit, ça sera le contraire. [rires] Et finalement, on assiste à ça. C'est-à-dire que ils ne peuvent pas véritablement s'éloigner.
Pour autant, leur leur singularité leur interdit de d'intégrer complètement cet ensemble qu'il a toujours été le cas. Et il y a pas de majorité aujourd'hui en Grande-Bretagne claire politique euh pour revenir sur le Brexit. En fait, au contraire, il farage qui cartonne dans les sondages, l'homme du Brexit.
Donc en fait là-dessus, c'est très compliqué même si il y a le sentiment du besoin Exactement. Du besoin de changer exactement, c'est ce qui change constamment. C'est depuis depuis un bout de temps, on revoit euh on voit tout, on se rapproche pour éviter que ça soit un drame économique.
Il est 20h tout pile. Merci beaucoup d'avoir été avec nous surtout.
Jean-Pierre Bataille