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interviewRMC· 5 octobre 2021 3 min

Nicolas Dupont-Aignan : "Les lanceurs d'alerte ne sont pas assez protégés"

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Il ne faut pas non plus que les Français croient que rien n'a été fait. On peut le faire. Mais pour le faire, il faudrait chasser la corruption mondiale. Ça, c'est beaucoup plus grave.

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Nicolas Dupont-Aignan

J'ai constaté un changement, un vrai changement. C'est qu'avant, on parlait des îles Caïmans, des îles Vierges et d'autres petits îlots des paradis fiscaux. Mais aujourd'hui, ce sont des grands États. Singapour, les Émirats arabes unis, les États-Unis. Voilà ceux qui alimentent, finalement, cette fraude fiscale.

0:34
Présentateur

— Oui. En fait, ce qui s'est passé, c'est que les grands États qui n'avaient plus de recettes ont écrasé les petits États qui trichaient, mais ont gardé un système opaque. Et le mérite de cette enquête, c'est que je crois qu'elle peut permettre de faire savoir ce qui se passe. Deuxième point qui est fondamental, c'est les lanceurs d'alerte qui sont en France maltraités. Je pense à Stéphanie Chibot. — Il faut mieux les protéger. — Stéphanie Chibot, qui m'a accompagné, beaucoup soutenu, que j'ai beaucoup soutenu, qui a été responsable, qui a permis à l'État français de gagner des milliards d'euros et qui est dans la misère aujourd'hui. Pourquoi ?

Parce qu'en fait, les lanceurs d'alerte ne sont pas protégés. On les accuse de délation, on les accuse de tous les maux. Ce fut la même chose, souvenez-vous, pour l'affaire du médiator dans un autre domaine, avec Mme Frachon. C'est terrible, d'ailleurs, de se dire qu'on est dans un pays où ceux qui essayent de défendre l'intérêt général sont immédiatement mis de côté.

1:32
Nicolas Dupont-Aignan

— Oui, mais Irène Frachon va bien et elle continue à travailler.

1:35
Présentateur

— Oui, mais elle reconnaissait que ce fut le parcours du combattant.

1:38
Nicolas Dupont-Aignan

— Oui. Nicolas Dupont-Aignan, Fabien Roussel réclame de la prison ferme pour les évadés fiscaux. Vous aussi ?

1:44
Présentateur

— Bien sûr. Toujours. Je l'ai toujours dit. Les Américains, d'ailleurs, il faut leur reconnaître sur ce point. Ils sont beaucoup plus sévères, la justice américaine, que la justice française. Mais le problème de fond, ce sont les moyens du parquet financier français qui ont été limités. Le problème de fond, c'est qu'en France, on n'a pas les moyens de poursuivre, de suivre, d'aller au bout des enquêtes. Et tant qu'on n'aura pas ce moyen, tant qu'on fera souvent des fraudeurs, des héros, eh bien je pense que notre société aura du mal à rien. — Mais non, mais à qui pensez-vous ? — D'une manière générale. — D'une manière générale ?

2:20
Nicolas Dupont-Aignan

— Il y a une sorte de fascination en France pour celui qui triche. — Mais dans la liste, je n'ai pas vu de Français, enfin de dirigeants politiques. — On verra. — Il y a des dirigeants politiques de nombreux pays. — On verra. J'espère qu'il n'y en a pas. — Vous espérez qu'il n'y en a pas. — J'espère.

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