EMMANUEL GAROT, PRÉSIDENT DE LA FÉDÉRATION DES PARENTS D'ÉLÈVES DE L’ENSEIGNEMENT PUBLIC (PEEP)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:01OuverteRéponse partielle
Quels outils disposez-vous pour mesurer l'usage de l'IA par les élèves ?
- 9:01OuverteRéponse directe
L'IA peut-elle réduire les inégalités scolaires ou les accroître ?
- 13:01OuverteRéponse directe
Comment les parents perçoivent-ils les injonctions contradictoires sur les écrans et l'IA ?
- 17:01OuverteRéponse directe
L'IA peut-elle servir à l'orientation des élèves ?
- 21:01OuverteRéponse directe
Faut-il former les parents à l'IA comme les élèves ?
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Parfait. Bonjour à tous. Nous pouvons entamer cette nouvelle audition de la mission d'information, création, diffusion, acquisition des connaissances.
Comment l'intelligence artificielle générative transforme notre éducation et notre culture. Nous avons aujourd' par d'élèves de l'enseignement public. Alors, la FCPE, la Fédération des conseillers de parents d'élèves des écoles publiques s'est excusé. elle pourra elle a envoyé une une contribution écrite et elle pourra suivre nos nos échanges sur le site de l'Assemblée nationale.
Donc nous avons plaisir d'accueillir en présentiel monsieur Emmanuel Garot, président de la Fédération des parandelles des enseignements publics appelé PEP. Euh nous vous remercions cher monsieur d'être aujourd'hui parmi nous. Donc euh il nous a paru vraiment nécessaire de de d'écouter aussi ce qu'on appelle le terrain.
C'est pas très joli comme expression. enfin bref, les usagers du service public et notamment les parents d'élèves et et leurs représentants pour leur permettre de s'exprimer sur ce que représente à leurs yeux l'éruption de liage générative dans nos classes hein et dans les écoles et dans le collège et dans le lycée au première loge pour observer l'usage et tout ça éventuellement pour l'encadrer, le contrôler ou l'encourager selon vous nous direz. Donc bon, l'a est proscrite en classe pour l'instant, sauf dans quelques classes expérimentales.
Euh de toute façon, là où elle est utilisée très encadrée par les enseignants. Euh et c'est dans chez eux que l'utilisation de l'U chez les enseignants semble avoir déjà transformé en profondeur le travail des élèves. De nombreux enseignants font d'ailleurs état de de devoir intégralement rédigé ou largement rédigé par l'IA, surtout des devoirs à la maison bien entendu hein.
Ce qui témoigne de la rapidité de l'incorporation par les élèves de ces nouvelles technologies. Mais les transformations éduites par l'IA ne se limitent pas à cette seule dimension puisqueavec la mise à disposition gratuite et instantanée d'un savoir quasi universel, enfin fini, c'est la place même de l'enseignant et de l'enseignement et des sachants par élèves compris qui pourrai se trouver remise en question ou en tout cas qui ne peut pas ne pas se subir les conséquences de ce nouvel acteur au fond de la prise de connaissance et de l'accès au savoir. Dans le même temps, l'IA offre assurément d'importantes opportunités, notamment l'individ l'individualisation ou la personnalisation de la pédagogie.
Euh incontestablement, euh l'IA peut beaucoup aider en matière d'inclusion scolaire pour des élèves à besoins particuliers puisqueon peut faire du surmesure, n'est-ce pas, et suivre progressivement les progrès de des élèves concernés. Bon, évidemment là, le rôle des parents est évidemment central puisque l'IA ne peut pas être laissé comme cela sans sans que les parents évidemment notamment à la maison ne n'y regardent de près. Alors, ça supposerait évidemment que les parents eux-mêmes soient suffisamment, c'est peut-être ça un peu le n du problème, informés de ce qu'est vraiment l'intelligence artificielle générative qu'ils en soient des usagers ou des consommateurs ou des pratiquants avérés, enfin avérés, comment dirais-je, éclairés, voulais-je dire, euh, ce sont des choses que vous pourrez nous expliquer puisque vous avez probablement dans votre fédération, dans votre association de parents d'élèves commencer à réfléchir à ces questions-là.
Donc bon, nous allons faire simplement nous vous donnons 5 10 minutes si vous voulez pour un prop préliminaire si vous en avez préparé un et puis bon pour entrer dans la problématique et ensuite madame Calvez rapporteur de la mission vous posera les questions qu'elle a préparé à votre intention puis nous nous débattrons librement. Ça vous va ? Bon très bien.
Je vous en prie monsieur la parole. Alors il y a pas de propos liminaire ici préparé à l'avance. Je n'ai pas demandé à l'intelligence artificielle de m'en préparer un.
J'ai préféré m'exprimer d'emblé tout d'abord pour vous remercier pour votre invitation euh pour vous remercier également de travailler de plancher sur ce sujet qui est un sujet intéressant, très important sur lequel les Fédérations de parents d'élèves commencent à réfléchir depuis je dirais déjà 2 3 ans à peu près. C'est à peu près à ce moment-là véritablement que nous en tant que parent on a commencé à à voir surgir l'IA dans l'enseignement et d'abord et avant tout dans l'enseignement supérieur. D'ailleurs dans l'enseignement supérieur où je dirais que l'usage de l'IA s'est largement répandu et avec probablement le moins de tabou.
C'est-à-dire que les enseignants, les professeurs ont intégré l'idée que l'IA était un outil à l'usage des étudiants, que les étudiants euh sait maîtriser l'outil euh relativement bien, les outils d'ailleurs parce qu'il y a pas une IA, il y a des IA et que les jeunes d'ailleurs sont tout à fait informés du fait qu'il existe plusieurs IA et que potentiellement ces différentes IA peuvent adresser différents usages et différentes spécialités. ils vont pas forcément utiliser la même selon qu'il s'agit de générer du texte, générer de l'image ou de se pencher sur des sujets à caractère plus scientifique. Mais c'est vrai que c'est dans l'enseignement supérieur que l'on va retrouver, on va dire, un usage très très intégré en quelque sorte et que les professeurs ont totalement intégrer l'idée que cet outil a été utilisé par leurs étudiants avec évidemment un certain nombre de conséquences par rapport aux travaux que l'on peut donner et évidemment avec l'idée que les travaux notamment qui peuvent être faits à la maison vont avoir une certaine typologie, un certain format qui permet de faire de la place à certes, mais aussi qui vont pouvoir sortir, on va dire, des compétences de l'IA pour pouvoir réaliser, je dirais, la l'estimation d'activité de travail la plus juste possible.
Ce qui est peut-être plus intéressant pour nous euh c'est évidemment l'apparition de l'IA dans le second degré. Le premier degré, ça reste encore un petit peu tranquille. Je pense qu'on va être on va pouvoir laisser ça de côté encore quelques temps, j'espère.
Mais en tout cas, dans le second degré, ça arrive de façon progressive, mais je dirais que quand ça apparaît, ça peut apparaître de manière de manière assez brutale finalement. Donc, il faut que les enseignants s'en emparent. On voit à quel point les enseignants s'en emparent et de quelle manière ils s'en emparent. notamment dans le domaine littéraire, les professeurs de français, professeurs d'histoire, géographie par exemple, qui peuvent tout à fait renoncer notamment en seconde ou en première à des travaux à la maison, sachant que ils vont se retrouver nécessairement face à beaucoup de travaux générés par l'IA et que évidemment cela n'a pas beaucoup de sens que de donner cette possibilité à leurs élèves.
Il y a peut-être moins de je dirais de de prévention par rapport aux travaux scientifiques où il apparaît clairement que dans le domaine scientifique, les I ont tendance à être soit un petit peu dépassés, soit à partir dans un domaine, on va dire un peu trop inventif par AR qu'une c'estàdire dans le domaine juridique, on rencontre aussi un peu la même difficulté avec des IA qui sont capables d'inventer des arrêtés, d'inventer des lois, voire donc d'inventer des théorèmes. si d'aventure l'idée leur leur vient à l'esprit si j'ose dire. Donc c'est vrai que là il y a un usage quand même qui est je dirais très différencié semble-t-il entre le domaine littéraire et le domaine scientifique qui reste encore un petit peu épargné.
Donc voilà un petit peu ce que je pouvais en dire de manière globale en tout cas pour vous dresser à titre liminaire le tableau de ce que nous percevons avec l'idée effectivement pour nous fédération de parents de suivre bien entendu avec la difficulté une difficulté que vous avez déjà pointé du doigt c'està-dire que beaucoup de parents n'ont évidemment pas l'agilité la compréhension et l'avertissement par rapport à ce qui a je pense que si vous vous adressiez à beaucoup de parents leur demandant ce qu'est unia je pense que bien peu serait capable de vous répondre Euh ce qui évidemment est un problème par parce que beaucoup de leurs enfants euh sont beaucoup beaucoup plus avancés là-dessus. Donc voilà, en gros, je pense que le l'idéal est peut-être de vous laisser le temps nécessaire pour vous poser les questions et à moi de vous répondre. Merci beaucoup monsieur Garot.
Madame la rapporteur, je vous en prie. Monsieur Garot, merci d'être avec nous. Vous représentez la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public.
Je voulais savoir ce que la PEP et plus globalement peut-être les parents d'élèves aussi, de quoi disposent les parents d'élèves et leur fédération euh de de quoi mesurer l'ampleur et le titre d'usage par les élèves de ces outils d'intelligence artificielle, que ce soit l'usage qu'ils peuvent en avoir encadré parfois pendant les cours, mais aussi ce qu'ils en ont comme usage pour réaliser leur devoirs. ou peut-être aussi leurs usages en dehors du cadre scolaire mais qui correspond aussi à des compétences. Quel est le quelles sont les études que vous avez éventuellement vous mener au titre de la PEP ?
Quelles sont les informations que le ministère de l'éducation nationale vous pourvoie et est-ce que vous trouvez satisfaisant aujourd'hui le niveau de connaissance que l'on a de l'usage des outils d'intelligence artificielle par les élèves ? Alors, nous on nous réalisons euh une enquête annuelle auprès des des parents sur le cours de laquelle on pose un certain nombre de questions. Cette enquête annuelle évidemment n'est pas dédiée spécifiquement à l'IA.
On va poser beaucoup de problèmes enfin beaucoup de questions sur bien des sujets. Et maintenant, on commence à intégrer cette question de l'IA. Mais j'ai envie de vous dire que c'est encore très très naissant.
Ce qui veut dire que aujourd'hui, très sincèrement, pour être tout à fait honnête, on n pas d'outils d'évaluation précis. on n' pas d'éléments chiffrés, clair. Euh je pense que d'ici 1 an, 2 ans, 3 ans, ça sera beaucoup plus beaucoup plus systématique et donc on pourra donner quelque chose, enfin donner un tableau qui soit un peu plus sourcé et documenté.
Pour l'instant, ça reste encore très très léger. Euh pour l'instant, c'est surtout du sondage, les points de vue qu'on peut avoir quand on échange. Quelques questions, je vous dis, intégré à cette enquête annuelle, mais rien de trop enfin de suffisamment systématique pour avancer sur un terrain clair.
Encore une fois, euh comme je vous l'ai déjà dit, on peut avoir le sentiment par exemple dans un établissement scolaire, un collège, un lycée que l'IA est assez peu présente, hormis peut-être l'usage que les élèves peuvent en faire à leur domicile quand ils font des travaux divers et variés. et au-delà de leurs travaux, l'usage privé qu'ils peuvent en faire bien entendu, notamment sur de lia génératif d'images plus ou moins drôle, plus ou moins comique, plus ou moins imaginative, plus ou moins artistique. Mais euh quand ça apparaît, ça peut apparaître brutalement.
Bon, je vais vous donner un exemple un exemple concret dans un lycée que je ne nommerai pas. Bah cette année là, les professeurs de mathématiques par exemple vont faire une épreuve de bac blanc et ont décidé que cette épreuve serait corriger par l'IA, ce qui a suscité un certain nombre de questions chez les élèves parce que dans un raisonnement mathématique, on est susceptible d'accorder des points sur le résultat obtenu mais aussi sur le raisonnement qui est tenu dans la copie et ce à quoi les enseignants ont réagi en disant que tout était prévu, que l'IA avait été entraîné aussi bien à remarquer, identifier et estimer la qualité du raisonnement comme du résultat. Bon, ça si vous voulez c'est un événement entre guillemets un petit événement au sein de cet établissement qui apparaît comme ça du jour au lendemain parce que l'une des professeurs de mathématiques du lycée en question s'est penché là-dessus, a commencé à travailler sur les différentes IAS qui étaient susceptibles de de d'avoir ce rendu et de travailler sur le la notation d'une copie d'élèves.
Et puis très satisfaite du résultat, elle en a informé ses collègues qui ont été ravisement et qui ont décidé de mettre ça en œuvre aussitôt. Donc vous voyez ce qui est assez intéressant aussi avec Lia dans son usage, c'est que finalement elle peut paraître discrète en fond sonore et puis brutalement faire une apparition très très rapidement sur quelque chose d'aussi on va dire spectaculaire qu'une qu'une épreuve de de bac blanc de mathématiques. Merci beaucoup de soulever cette question parce que c'est vrai que nous avons beaucoup eu d'éco sur les usages par les élèves pour faire des devoirs à la maison euh d'utilisation de l'IA et c'est vrai qu'on a pas forcément eu autant de témoignages sur l'utilisation de l'IA par les professeurs pour ce que vous venez de souligner des corrections de copies.
J'imagine que le débat qui a eu lieu a éclairé et justement évité de simplement tomber d'un côté. Mais on voit que l'IA peut avoir des bons côtés quand il est bien paramétré, quand il est bien bien regardé. Euh est-ce que les parents d'élèves du lycée en question ont compris aussi que ça pouvait éventuellement libérer du temps euh des professeurs et de pouvoir faire que ces professeurs aient encore plus de temps à consacrer à ce qui est la préparation et la personnalisation de leur cours auprès de tous les élèves.
Est-ce que ça vous l'avez senti ? Alors là, c'est un petit peu trop tôt pour vous répondre parce que encore une fois, c'est un événement très récent et c'est vrai qu' me semble d'autant plus intéressant qu'effectivement, comme vous dites, l'IA pour l'instant est dans un usage qui est plutôt discret, on va dire. Ça se passe dans la chambre des élèves, des enfants qui en faisant leur en préparant un exposé, en préparant leur révision, peuvent travailler de manière relativement discrète, parfois de façon très intelligente.
Par exemple, pour réviser un cours, certains vont fabriquer une sorte de QCM de révision sur leur cours, ce qui est certainement un usage tout à fait intelligent et tout à fait approprié et que l'IA sait faire très très bien. Peut vous générer comme ça des questions kilomètres pour réviser votre cours. Ça c'est un usage très bien, c'est pas très positif.
Du côté des enseignants, on se doute bien mais on ne le voit pas nécessairement qu'ils peuvent utiliser l'IA pour préparer un cours. Peut-être même eux-mêmes pour s'entraîner un petit peu sur certains points qui peuvent leur manquer parce que là aussi il peut y avoir de la révision de connaissance he pour des enseignants. Là cet exemple là est intéressant parce que là c'est vraiment une un usage on va dire ouvert dans la classe dans la salle de classe et sur la correction.
Pour l'instant, j'ai envie de vous dire que les réactions pèsent enfin portent moins sur le temps économisé par les enseignants qui pourrait être certainement plus utilement utilisé ailleurs dans la préparation du cours d'après, par exemple, que sur la question de savoir ce que l'IA va donc générer comme note. Parce que comme vous le savez bien, quand on a monsieur Intel ou madame machin, quand en mathématiques, on sait que monsieur Intel, par exemple, est un peu plus sévère dans sa notation que madame machin et que par conséquent, on s'attend peut-être pas avoir exactement la même note avec un enseignant et avec un autre. Là, on va avoir une i corriger tout le monde.
Et donc là, il y a beaucoup d'interrogations. Est-ce que l'Air est sévère ? Est-elle sévère en tout ?
Jusqu'à quel point ? Alors, semble-t-il, d'après les informations dont nous disposons, CIA, on lui a demandé quand même de tenir compte d'un certain nombre d'éléments jusque y compris la qualité de l'orthographe de utilisé enfin que l'on va pouvoir remarquer dans la copie de mathématique. Il y a forcément des parties rédigées, parties textuelles et donc on l' a on lui a demandé également en corrigeant la copie de faire de prêter attention à l'orthographe.
Donc là effectivement, il y a un questionnement, un doute parce qu'effectivement jusqu'à présent, vous savez, bon, on a tous été élèves un jour, je pense et donc on se dit toujours que avec tel prof, il faut s'attendre à peu près à avoir telle note. Donc là, il y a une véritable interrogation. Qu'est-ce que l'IA va bien pouvoir générer comme note ?
Donc là, on aurait par li une certaine objectivation, c'estàdire que ça ne dépendrait plus seulement des professeurs, même si on sait que les professeurs ont plein de critères à respecter pour pouvoir mettre des notes. Et là, on est sur une certaine objectivation et harmonisation des des notes. Il y a la question de l'individualisation, de ce que permet l'IA.
Si on se place dans le cadre d'un tutorat en fait un IA d'accompagnement au devoirs, c'est-à-dire une IA qui accompagne l'élève du secondaire par exemple qui veut approfondir et adapter sa vitesse d'acquisition et une pertinence dessus. Euh on a des promesses d'individualisation euh de par LIA euh qui va encore plus pousser celle qui est permis dans le temps euh impartie euh par le professeur, surtout quand on est sur des classes euh plus chargées. Alors, est-ce que cette individualisation, elle va permettre jusqu'à accueillir encore plus les élèves qui sont dans une certaine neurodiversité qui peuvent avoir parfois des porteurs de handicap, parfois c'est moins mais en fait on n'est pas forcément adapté totalement à la manière dont le professeur avance.
Et pour vous, est-ce que c'est une cette promesse d'individualisation, c'est une promesse de meilleure acquisition des connaissances par les élèves ? où est-ce que et ça peut-être en même temps, c'est la promesse d'une d'un accroissement des inégalités où certains qui pourraient apprendre plus vite apprendraient plus vite et puis les autres resteraient un petit peu de côté. Est-ce que c'est le progrès pour tout le monde parce que justement personnalisé ou est-ce que c'est finalement on oublierait le groupe classe ?
Alors, il est il est bien sûr très difficile de vous de vous répondre sur une question d'anticipation de ce qui apparaît comme une forme de science-fiction bien réelle et bien présente. Euh, difficile de tirer des conclusions parce qu'en fait, il y a des éléments qui sont contradictoires. C'est que oui, effectivement, quand un nouvel outil apparaît, c'était la même chose quand internet est apparu.
Ma question était de savoir parce que déjà l'internet en arrivant début des années 2000 posait aussi déjà la même question, c'est-à-dire de savoir dans quoi l'usage d'Internet avec l'ensemble de l'accès à la connaissance facile et rapide permettrait peut-être à certains de créer une sorte de gap irrémédiable avec d'autres qui seraient moins familiers avec internet. J'ai envie de vous dire que on peut supposer que d'un côté ça peut effectivement créer des inégalités, les accroître et on sait qu'en France en particulier, on est tout à fait tout à fait sensible à ce sujet. D'une part, parce que l'égalité est un point nodal, je dirais, de la République.
Euh mais c'est aussi un vrai sujet parce que on voit bien que dans les résultats scolaires, il y a quand même de profondes inégalités notamment d'origine social qui constituent évidemment un point de de focalisation de beaucoup de de spectateurs et de d'analystes de du sujet. Alors d'un côté oui, ça peut accroître effectivement les inégalités mais d'un autre côté ça peut aussi les réduire pour une bonne et simple raison, c'est que l'informatique et les outils informatiques et l'IA est un outil informatique évidemment très très élaboré, tellement élaboré d'ailleurs qu'on a du mal à utiliser le terme d'informatique encore à son sujet mais ce sont des outils qui sont très faciles d'usage, extrêmement facile d'usage qui ne demande pour ainsi dire pas de formation spécifique. ou assez peu.
Il pourrait y avoir de il y a évidemment de la formation notamment sur la rédaction des promptes, des choses qui peuvent permettre quand même d'optimiser l'usage de l'usage de l'intelligence artificielle. Mais d'une manière générale, l'ergonomie est simple, facile. Euh vous avez la possibilité quasiment de de converser avec l'intelligence artificielle qui elle-même vous invite à préciser votre question ou à l'enrichir, qui va vous proposer soit de développer sa réponse, soit au contraire de la résumer, de la contracter.
J'ai envie de vous dire que compte tenu de la facilité d'usage de l'outil, il y a autant de chance que cela réduise les inégalités que ça les accroisse. avec une vraie question réelle qui est que de toute façon quand on interroge une intelligence artificielle c'est pour avoir des réponses mais que le point le plus important c'est quand même de savoir poser les bonnes questions et c'est là où peut-être d'ailleurs sans doute et en tout cas on peut l'espérer les enseignants auront toujours un rôle très important à jouer. Je vous dis moi au début des années 2000, je voyais bien sur internet certains collègues qui utilisaient exclusivement internet pour poser des questions qui était très on va dire intellectualisante, très intellectuelle et cetera et puis d'autres qui utilisaient internet pour acheter un pull à distance.
Donc tout dépend l'usage qu'on en fait. Et là-dessus, il est très difficile de savoir exactement où le point d'équilibre va se situer. Si ça sera plus du côté de l'inégalité que de l'égalité.
Merci beaucoup. Vous avez fait écho aux différentes pratiques qu'il y a eu aussi dans l'école, notamment par rapport au numérique. Le numérique éducatif a fait que ces dernières années, on a eu des logiques d'équipement, d'écran notamment individuel.
Euh aujourd'hui, on a euh toute une sphère du débat public qui dit non aux écrans, non à l'utilisation euh du numérique. Comment euh voir comment les les parents d'élèves vivent peut-être ce qui peut être apparenté à des injonctions contradictoires. D'un côté, il faudrait limiter l'écran.
De l'autre côté, parfois, il faudrait utiliser et et avoir recours aux outils d'intelligence artificielle qui a priori utilisent beaucoup l'écran. comment on arrive et comment vous ressentez chez les parents euh le fait d'avoir ces différentes injonctions euh paradoxales ? Alors, c'est un paradoxe qui rejoint celui qui consiste à à faire passer tous les tous les livres scolaires en numérique tout en ayant un discours plutôt euh de défiance vis-à-vis du tout numérique et en particulier des écrans.
Alors là aussi, c'est un sujet complexe. Le premier point en fait, c'est les conséquences que l'écran et bon c'est un terme un petit peu générique pour qualifier tout simplement le fait que l'écran d'une manière générale où les écrans ont tendance à accélérer profondément la réflexion au point peut-être de la réduire voir même de la faire disparaître. Et on a beaucoup de jeunes qui aujourd'hui ont des capacités de concentration de plus en plus réduite.
C'està-dire que quand ils vont se focaliser sur un sujet, il va falloir y passer très peu de temps. Faute de quoi ils vont zapper. Et il y a là un vrai problème ce qui est un vrai sujet.
Alors pour nous c'est un sujet, pour moi c'est un sujet parce que évidemment j'ai j'ai mon âge et que je ne suis plus lycéen depuis fort longtemps. Mais c'est vrai que quand j'interroge les enfants, les miens notamment pour eux ils ont beaucoup de mal à comprendre évidemment ce qui nous distingue mais ils ne se rendent même pas compte à quel point leur difficulté de concentration est grande. À quel point l'idée de prendre un livre et de le lire de la première à la dernière page leur paraît quelque chose de devenu incongru.
C'est-à-dire qu'un livre contient un certain nombre d'idées. C'est une histoire qui est racontée. Enfin, tout dépend évidemment si c'est on est dans la littérature pure ou dans un livre à caractère plus historique, scientifique, que sais-je.
Mais l'idée de lire un livre, c'est quelque chose qui semble avoir un peu disparu. On prend le livre, plus précisément, on prend son texte et puis on va demander à l'intelligence artificielle de vous le résumer et puis ensuite de vous en résumer les différentes parties et puis quand il y a la partie qui vous intéresse parce que vous travaillez dessus en fonction d'un devoir à faire d'un exposé à faire là on va demander effectivement à ce que ça à ce que le l'IA intervienne pour développer un petit peu plus cette partie là. Donc là effectivement euh pour moi l'écran est un problème de on va dire engendre ou peut engendrer des problèmes cognitifs liés à la capacité de concentration.
Alors est-ce que l'IA va aggraver la chose ? Je ne pense pas. Je pense qu'il va simplement y participer et il participe à cette évolution dans le sens où il l'autorise.
Il permet justement cette forme de zapping permanent, d'absence, de concentration tout en étant malgré tout très efficace parce que l'IA est très efficace et que quand vous voulez lire un livre et que vous demandez à Lia de vous présenter le livre, et bien en quelque sorte en une demi-heure, il est capable de vous en apprendre pratiquement autant que si vous l'aviez lu. Alors, j'ai bien dit pratiquement autant. Donc, il y a une forme de plaisir de lecture qui n'y sera certainement pas.
Il y a certainement des informations qui n'y seront pas. Il y a aussi euh des idées qui vous seront données mais sans savoir exactement totalement comment l'auteur arrive à cette conclusion. Donc, il y a une partie de raisonnement qui va manquer et donc ça va y participer très certainement.
Oui, la difficulté de l'attention, mais vous l'avez signalé, il y a l'interaction qui est possible aussi avec les outils d'intelligence artificielle qui là peuvent relancer l'attention dans cette dans cet échange. J'aimerais avoir votre avis sur les pratiques de classe inversée. Pratique qui consiste à ce que les élèves prennent connaissance du cours avant la classe et la classe devient un moment où on va contrôler que chacun est bien compris finalement et qu'on est qu'on soit davantage dans une logique d'échange entre le professeur et les élèves plutôt que l'inverse.
Est-ce que d'après vous c'est une pratique qui se répand ? parce que c'est une pratique qui suscite euh chez votre fédération une une un accueil favorable ? Quelles sont les questions que cette inversion, cette classe inversée euh suscite chez vous ?
Alors, on n pas le sentiment de rencontrer si souvent que ça cette forme de pédagogie inversée comme vous dites. A priori euh elle a de quoi laisser dubitatif là aussi. Alors, c'est peut-être une question de génération, hein, parce que on a toujours été plutôt enfin, nous appartenons à des générations, nous les parents qui avons plutôt suivi des cours magistraux d'enseignants qui nous donnaient un petit peu le le béabas du cours.
Euh, ça peut paraître un peu étrange, un peu incongru. Euh là aussi ça peut laisser du bitf tout simplement parce que si vous découvrez par vous-même certains sujets à l'avance, il est pas dit que vous vous posiez des bonnes questions. Il est pas dit que vous n'envisagiez pas un certain nombre de choses de manière erronée.
Et peut-être est-il plus difficile après de comprendre et d'accepter la correction que l'enseignant sera susceptible d'apporter après dans ce que vous pensez avoir compris initialement plutôt que d'avoir d'emblé de la part de l'enseignant le bon chemin et le bon raisonnement. Donc a priori on n est pas forcément très favorable mais on peut supposer aussi que peut-être dans certains cours, dans certains cas, sur certains sujets, pourquoi pas ? Merci beaucoup.
Une des grandes préoccupations des parents, mais pas que des parents, c'est l'orientation. C'est aussi la valeur des diplômes et c'est le devenir en bout de chemin éducatif de leur leurs enfants. On a parlé de de d'algorithme, d'intelligence artificielle avec la plateforme Parcours Sup.
On sait aussi que certains utilisent l'IA pour déjouer éventuellement ce que les algorithmes de parcours supu peut avoir comme conséquence. en fait se pose des questions et là je vous amène à la fin du chemin chemin des écoliers sur est-ce que ça servira encore d'avoir des diplômes et comment on pourra attester l'acquisition des connaissances via un diplôme comment réfléchir l'orientation de son enfant en connaissant la profonde mutation que les métiers vont connaître avec l'intelligence artificielle ? Quelles sont vos réflexions et celles des parents d'élèves sur ces sujets ?
Alors, la question de l'orientation est évidemment centrale puisque pour beaucoup d'entre nous, faire des études ça sert infiner et avoir un métier, une profession et réaliser un parcours de vie. Donc évidemment, l'orientation est quelque chose d'essentiel. l'orientation est de plus en plus compliquée.
D'une part parce que il y a peut-être davantage de métiers qu'auparavant. Peut-être aussi parce que beaucoup de métiers aujourd'hui sont méconnus alors qu'ils deviendront des métiers essentiels dans quelques années et peut-être même très très vite et peut-être même du jour au lendemain. Je pense que travailler dans l'IA il y a 20 ans, c'était pas forcément quelque chose de très clair.
Il y a 10 ans, ça était beaucoup plus. Aujourd'hui, ça apparaît comme évident. Euh donc l'IA dans une certaine mesure peut permettre de débrouiller le terrain pour beaucoup de jeunes.
Euh et d'une manière générale quand on voit ce qui est parcours supourd'hui, c'est-à-dire quand même un magnifique outil euh vraiment un magnifique outil euh trop souvent critiqué parce qu'on a tendance à à confondre un petit peu à la enfin l'outil avec le travail de de sélection qui est réalisé par les formations du supérieur. C'est pas l'outil qui va sélectionner, c'est la formation derrière l'outil, mais l'outil qui se veut très complet, jamais totalement exhaustif mais très complet, Elia là joue un rôle peut jouer un rôle peut aider effectivement parce qu'on là on peut être effectivement totalement dans la recherche de certaines professions, de certains métiers, de certains de de certains secteurs qu'on connaît peu ou mal euh qui sont peut-être anciens mais pour certains à peine naissants. Et là-dessus, on a tendance à plutôt à faire confiance au fait que l'IA puisse apporter vraiment clairement un outil enfin quelque chose de très important.
Et là-dessus, il faut il faut jamais se méprendre. D'ailleurs, c'est peut-être un petit aparté à faire sur ce qu'est l'IA. C'est que il faut bien comprendre que l'IA c'est jamais que l'interface avec un réseau d'information qui est le réseau le réseau internet en quelque sorte.
Lia n'invente rien. Lia a accès à une à une base de données, une banque de données absolument colossale à travers tout internet. Puis après lui, il va mouliner, il va faire des choses avec évidemment il va pouvoir inventer des choses comme je l'ai dit tout à l'heure quand il invente une loi, quand il invente un arrêté, quand il invente un théorème mathématique.
Mais d'une manière générale euh il y a un professeur de droit qui m'ont parlait récemment. Euh quand il y a une erreur dans une copie et que manifestement la copie a été générée par Lia, le professeur en question avait tendance à me dire qu'il était plutôt indulgent parce que quelque part l'élève ne l'avait pas inventé et que l'IA lui avait ressorti ça. Donc il faut jamais oublier que quelque part l'IA va avoir euh accès et va être capable de raisonner ou d'offrir quelque chose qui s'apparente à un raisonnement à partir de données dont certaines peuvent être erronées.
L'immense majorité juste mais une partie aussi erronée. Et donc là-dessus, il faut faire aussi attention au fait que l'IA ne donne pas et ne délivre pas la vérité. Il fait une forme de synthèse très intelligente, très structuré de données qui pour certaines peuvent être erronées.
Donc il faut faire aussi très attention au fait que l'IA euh n'est pas euh n'est pas infaillible. Et ça c'est très intéressant et important et je tenais aussi particulièrement à vous le dire parce que ce que l'on constate chez les jeunes aujourd'hui, chez beaucoup de jeunes aujourd'hui, c'est aussi parfois une défiance vis-à-vis de LIA. C'est qu'on peut imaginer par exemple que nous on est un peu méfiant vis-à-vis de l'IA parce que c'est très nouveau que on découvre ça et puis que on n'est pas forcément très très comment dire très accessible à l'idée de s'y intéresser de près mais chez les et que les jeunes au contraire seraient d'une grande naïveté et gobré tout ça, c'est pas forcément le cas du tout.
C'est pas forcément le cas. Beaucoup de jeunes sont capables de faire la différence entre les différentes IA. Ils sont capables de comprendre aussi que Lia peut les induire en erreur.
C'est ils sont parfaitement capables de le faire et notamment par le biais des des images de génération d'images, vidéos ou photos ou dessins. Il y a un agacement croissant chez beaucoup de jeunes de voir surgir beaucoup de vidéos générées par qui sont parfois charmantes notamment avec des petits animaux qu'on anthropomorphise à loisir mais au bout d'un moment ça finit par agacer parce que finalement toutes ces choses fausses comme ça ça vient perturber en quelque sorte la perception qu'on peut avoir du réel. Donc même chez les jeunes aujourd'hui, ça c'est peut-être un message un peu positif aussi là-dessus, euh il y a quand même aussi un esprit critique qui euh qui persiste en dépli de je dirais du grouot compresseur que l'IA peut peut à quoi LIA peut ressembler un peu trop souvent dans notre esprit.
L'esprit critique effectivement doit être celle de voilà celui de toutes les générations et et les plus jeunes n'en manquent parfois pas. Euh pour autant euh le rôle de l'éducation nationale aussi c'est de l'aiguiser cet esprit critique. Il y a eu ces dernières années euh avec l'EMC euh le fait de dire qu'il faut éduquer aux écrans euh aux réseaux sociaux.
Plus récemment à partir euh de septembre 2025. L'idée était de prévoir euh dans une feuille de route du ministère de l'éducation nationale une sensibilisation aux connaissances de base sur les IA. connaissance sur les enjeux et sur la logique.
Euh depuis la rentrée 25, les élèves de 4e et de seconde doivent normalement recevoir cette formation euh aux IA et notamment sur la plateforme Pix qui est utilisée depuis quelques années. Est-ce que ça vous paraît être le cas ? Est-ce que ça vous paraît être suffisant ?
Alors, c'est le cas effectivement. Pour l'instant, on n' pas encore le recul nécessaire pour vous dire dans quelle mesure c'est utile, suffisant ou pas. Est-ce que beaucoup de jeunes n'ont pas déjà par rapport à l'IA des connaissances plus avancées que ce que Pix peut leur expliquer ?
Je pense que c'est le cas dans la plupart euh la plupart de du temps. D'une manière générale. Le point de vue qu'on nous pourrions défendre ici d'une manière générale, c'est que nous souhaitons au maximum que l'école se concentre sur ses enseignements de base, ces enseignements fondamentaux et que la multiplication d'enseignements qu'on finit par institutionnaliser, que ce soit sur la question du climat, que ce soit sur le retraitement des déchets, que ce soit sur l'IA, que ce soit sur l'informatique et cetera, nous préf faireion que ce soit des enseignants dans les cours dans les disciplines qu'ils enseignent qui dans le cours de leur de leurs enseignements puisse glisser quelques mots là-dessus et au contraire qu'il disent à qu'un professeur d'histoire géographie puisse dire bah écoutez voilà là j'ai terminé mon cours je pense qu'il serait tout à fait utile pour vous peut-être même en utilisant l'IA de vous intéresser à tel sujet tel point peut-être de développer tel aspect que j'ai pas vu dans mon cours méfiez-vous peut avoir aussi certaines limites.
Voici quelles sont les limites. Si vous voulez avoir quelque chose de précis, voici le prompt que vous pourriez peut-être ou la question pour être plus précis que vous allez poser à LIA pour avoir cette information. Bref, que ce soit intégré plutôt dans le cours plutôt que de constituer un enseignement supplémentaire à part.
Donc une utilisation de l'IA et une sensibilisation à l'esprit critique qui soit transversale et appliquée à toutes les matières pour conserver cet accès aux fondamentaux comme prioritaires et d'autant plus que on peut quand même penser que en règle générale on apprend d'autant mieux quand on est face à un cas pratique plutôt que dans le cadre d'un cours qui se veut très intellectuel très générique. Je pense que c'est beaucoup mieux. On apprend beaucoup plus facilement quand on est vraiment immergé dans un cas pratique.
Voilà, vous avez un exposé à préparer. Le professeur autrefois pouvait vous dire bah pour préparer l'exposé, il faudra lire tel livre et tel livre. Là, s'il vous dit bah vous pouvez lire tel livre et tel livre.
Si vous avez envie de d'utiliser l'IA pour éventuellement réviser et cetera, bah demandez-lui peut-être de vous faire un point plus précis sur le chapitre 5 parce que c'est là où vous allez trouver l'essentiel des informations nécessaires. Ça sera certainement beaucoup plus enfin beaucoup mieux retenu par les élèves plutôt que de donner une sorte de cours magistral sur l'IA au cours duquel l'élève regardera le plafond et s'amusera avec son petit copain. Merci beaucoup euh voilà pour ces idées d'application de l'IA plutôt que de la sensibilisation sans cas pratique.
Je voulais maintenant revenir aux parents d'élèves. Les parents d'élèves euh que vous accompagnez en tant que fédération, vous nous avez dit que annuellement vous leur posez des questions et de plus en plus sur la place de l'IA. Est-ce que vous leur avez fourni au-delà de récupérer leur leur avis ? des modules de conseil de formation.
C'estàd que si là on a bien vu que l'éducation nationale mettait en place des sensibilisation pour les élèves, est-ce qu'il serait possible, souhaitable, obligatoire pour les parents d'élèves d'être eux aussi sensibilisés à ce que l'IA représente dans le volet éducatif, au bénéfices de leurs élèves et puis parfois un peu plus à leur détriment. Euh comment voyez-vous le rôle de la puissance publique ou celle des fédérations dans l'accompagnement de ces parents d'élèves ? Alors, c'est sans doute un sujet encore plus délicat parce que au moins les enfants, les élèves, ils sont dans une salle de classe, on peut s'adresser à eux, il y a plusieurs interlocuteurs et puis ils ont un usage de l'IA dans le cadre de leurs études qui s'imposent quasiment de lui-même.
Pour les parents, c'est un peu plus compliqué. Alors pour nous, en terme de fédération, je dirais que les sujets liés à l'Haïti, à l'informatique euh sont venus à travers des informations, des webinaires en particulier dédiés essentiellement à la question des écrans et du temps d'écran et au fait de savoir comment les parents pouvaient faire en sorte de limiter le temps d'accès aux écrans de leurs enfants par des outils techniques parfois permettant de bloquer maximum d'heures par jour, ce genre de choses. Et donc c'est à partir de ces conférences, de ces webinaires que nous avions la possibilité de le offrir que progressivement est venu s'imposer l'idée aussi de produire des séminaires sur l'IA.
Donc ça, on fait ça notamment depuis l'année dernière en gros hein où une à deux fois par an, on prévoit des sujets là-dessus et je pense que ça va se développer beaucoup beaucoup. Je pense que l'année prochaine, déjà cette année, je pense que on en fera pas un ou deux mais plutôt deux ou trois et je pense que l'année prochaine, on en fera sans doute trois ou quatre. Euh en particulier parce que bien souvent ce que nous pouvons proposer aux parents euh nous vient en grande partie de partenaires qui sont susceptibles de nous proposer des sujets que nous pourrions développer avec eux dans le cadre de ces webinaire et et là on a de plus en plus de partenaires qui nous nous suggèrent des sujets autour de l'IA.
Donc on va faire de plus en plus de choses autour de ça. Après, comment la puissance publique peut-elle elle euh à côté de la fédération ou des fédérations de parents d'élèves et peut-être mieux qu'elle, je ne sais pas, euh s'adresser aux parents, c'est sans doute plus délicat. Sans doute beaucoup plus délicat.
Euh alors sans doute que il faudrait sensibiliser les chefs d'établissement, les professeurs principaux peut-être en début d'année euh à ce que systématiquement ou assez systématiquement il y ait des informations qui soient données aux parents. Jusqu'à présent, dans le cadre de ces rencontres, on exp chaque professeur, chaque enseignant, professeur principal va expliquer en gros comment il va organiser le cours de son année, euh quels sont les sujets qui vont être abordés et puis parfois il va dire bah quand on abordera tel sujet, d'ailleurs nous ferons une sortie et cetera. dans tel ou tel musée pour illustrer le propos.
Bah sera peut-être serait-il bien qu'à cette occasion-là les professeurs rajoutent un petit peu un point sur l'IA et fassent peut-être un petit peu preuve de conseil auprès d'eux euh à la fois pour les prévenir sur ce qui pourrait apparaître comme des débordements mais aussi tout en les en les comment dire en les familiarisant avec un outil qui malgré tout est incontournable ne sera certainement pas contourné. on va pas le désinventer, ça va même être de plus en plus puissant et de plus en plus présent. Et donc aussi peut-être pour rassurer parfois peut-être une dernière question sur justement la sensibilisation et l'éducation la plus large possible au-delà des élèves, au-delà des parents d'élèves.
En 2018, la Finlande avait lancé une initiative de former 1 % de sa population aux enjeux de l'IA. Euh ils ont mis en place euh des modules euh de formation qui s'appellent Elements of AI. Lors de leur présidence du Conseil de l'Union européenne, ils ont fait traduire ces différents modules.
Aujourd'hui, rien qu'en Flande, ils ont réussi à dépasser largement les 5 % de la population sensibilisée. Euh pour vous et pour répondre peut-être à ce défi de savoir comment toucher les parents d'élèves, ne faudrait-il pas lancer une telle démarche également en France ? Et si oui, quelles sont les différentes possibles et contraintes que vous voyez connaissant cette cible notamment des parents d'élèves, mais d'aller toucher une population pour lui faire apprendre des choses alors qu'elle est en qu'elle est bien adulte.
Je sais pas très bien comment vous répondre. Je sais pas très bien comment vous répondre parce que je je sais à peu près plus ou moins de quoi je parle dans le cadre scolaire pour avoir je dirais un une approche des parents dans un cadre qui pourrait être extrascolaire si j'entends bien ce que vous dites là et notamment par rapport à l'expérience finlandaise que je ne connais pas par ailleurs. Très franchement je ne sais pas trop quoi vous dire.
C'est c'est très complexe parce que vous avez des parents qui sont très curieux, euh des parents qui sont au contraire très très réticcents à tout ce qui est nouvelle technologie ou qui vont partir du principe que de toute façon ils n'y comprennent rien et n'y comprendront jamais rien. Donc c'est un une population très hétérogène he les parents. C'est comme les élèves, ça veut ce sont des termes génériques qui derrière lesquels se trouvent des des réalités très contrastées.
C'est très difficile à vous dire. Je suis pas sûr de ne pas sortir de mon rôle qu'en essayant de préconiser des choses qui ne concernent pas directement l'école. Une dernière question pour savoir si à votre connaissance tout à l'heure, je parlais de la classe inversée en parlant de la relation entre professeur et et élève.
Je voulais savoir s'il y avait eu à votre connaissance des élèves qui avaient tenté de former, de sensibiliser leurs parents à ce qui était Lia. sans doute, mais j'ai pas d'exemple précis. J'ai l'impression que dans la plupart des cas, ça reste un petit peu le précarré.
Voyez que beaucoup d'enfants, beaucoup de jeunes écoutent leur musique dans leur coin que vous ne connaissez pas nécessairement et forcément et puis ils utilisent l'IA également dans leur coin et finalement ça fait partie un peu de leur univers d'un univers qui les différencie beaucoup de leurs parents et comme on le sait, les jeunes générations ont toujours un certain plaisir à à montrer une forme à la fois d'indépendance voire de supériorité par rapport à la génération qui les a précédé. Donc pour l'instant le sentiment global et général est plutôt celui de d'une forme de discrétion et d'usage discrétionnaire un peu loin des parents. Très très bien.
Merci beaucoup monsieur Garou pour cet échange. Euh vous savez en classe l'enseignement qui est dispensé est dispensé vous le savez bien également à tous les élèves. La classe est un lieu égalitaire par définition. ces mêmes enseignements que reçoivent chacun des des élèves présents.
Les différences d'accès au savoir de comment dirais-je de d'acquisition, elle se cristallise à la maison en fonction de l'accompagnement des parents. Tout ça vous le savez et je ne pense pas d'ailleurs que l'IA de ce point de vue là change des choses. Donc l'enjeu pour les parents est toujours le même.
C'est un nouvel outil, vous avez raison de le considérer comme un outil et qui sera de plus en plus répandu, qui est à la disposition de ceux qui apprennent, de ceux qui que l'on instruit. Et il appartient à chaque famille maintenant de d'en faire le meilleur usage possible. On peut très bien imaginer dans tous les milieux un usage large de l'IA.
On peut aussi imaginer que certains parents s'enéressent et d'autres au contraire investissent beaucoup dessus. que nous avons reçu il y a quelques jours Luc Ferry, le docteur Alexandre et monsieur Babau, ils nous ont ils ont usé d'une formule saisissante. Ils ont parlé de Lia comme de Lia Aristote.
Il disait Aristote était le précepteur de Louis de de Louis pardon d'Alexandre le Grand.Alexandre le Grand. Et c'est ces trois intellectuels et praticiens euh nous nous ont dit en fait c'est c'est la possibilité extraordinaire qu'offre a c'est le préceptoraat le préceptoraat qui vient soit remplacé à leurs yeux c'est possible à nos yeux peut-être moins et moins souhaitable surtout mais en tout cas qui vient compléter l'enseignement l'enseignement classique l'enseignement classe voyz et donc moi il me semble qu'il faudrait vraiment que les parents d'élèves s'approprient cela en tant que que qu'acteurs sociaux et j'appellerai volontiers.
Moi je on en est pas là hein et c'est madame Calvest qui va rédiger le livret mais si j'ai une petite proposition à faire je dirai volontiers qu'il faudrait un livret du du bon nuage de l'IA par les parents d'élèves pour accompagner le leurs enfants. Ça peut se faire d'ailleurs au niveau d'un lycée, à mon avis c'est faisable, ou au niveau ministériel, ça c'est autre chose. Ouou deux d'ailleurs, mais il me semble qu' que les parents d'élèves devraient en tant que acteurs sociaux majeurs dans l'éducation de leurs enfants s'approprier cette ce nouvel outil au bénéfice de des apprentissages.
Ouais. Allez-y, je vous en prie. Oui, je je partage votre point de vue.
Je pense que de toute façon beaucoup de parents vont être amenés, ne serait-ce même que dans leur profession respective ou dans leur vie quotidienne à se à rencontrer Lia. Donc je pense que ce serait utile à la fois pour mieux comprendre le parcours de leurs enfants, voir comment ils peuvent l'utiliser dans le cadre de leurs études mais même peut-être aussi en faire un usage personnel. Oui, bien sûr hein de Lia, on peut faire beaucoup beaucoup de choses.
On peut leur demander de faire euh aussi bien des raisonnements complexes que d'apporter un tableau général sur un sujet qui euh pourrait demander des mois de recherche en quelques secondes, vous dresser un portrait très intéressant. Vous pouvez très bien faire un patron pour fabriquer une chemise. Vous pouvez très bien faire en menuiserie un plan pour fabriquer un meuble.
Exement. Donc le le champ d'application est si vaste que ce qu'il faudrait peut-être c'est montrer effectivement et notamment aux adultes à quel point il ils peuvent en faire un usage extraordinaire exceptionnel. Tout en gardant présent à l'esprit que il faut toujours garder un esprit critique.
Encore une fois le l'IA n'invente pas vraiment. Euh fait un apprentissage ultra accéléré de choses déjà existantes. Erreur comprise comme je l'ai déjà souligné tout à l'heure.
Donc là-dessus, il faut toujours effectivement garder toujours un peu de distance avec avec tout ça. Euh alors je sais pas comment vous alors on a parcouru assez largement le l'ensemble des questions que vous aviez posées. Il y avait dans notamment le document que vous fait parvenir des des considérations qui se voulaient peut-être plus philosophiques, je dirais plus général, global.
Peut-être. Pourrions-nous terminer par peut-être deux points que j'aimerais peut-être avancer. Je sais pas comment vous prévoyez cette audition.
Effectivement, dans le questionnaire qui vous a été adressé comme à l'ensemble des personnes auditionnées, on vous invitait à pouvoir prendre position sur est-ce que vous êtes plutôt d'un technoisme, technopessimisme ? Est-ce que vous considérez que l'intelligence artificielle est de l'ordre d'une révolution telle que celles qui ont été précédemment faites, que ce soit la vapeur, l'électricité, le numérique ou est-ce qu'on est sur une rupture plus anthropologique ? J'imagine que c'est ces questions auxquelles vous faisiez référence.
Donc en terme de conclusion, on vous invite effectivement à ce que vous puissiez donner votre avis sur ces différentes questions. Veuillez m'excuser. Je ferai une conclusion en deux temps.
Première conclusion aussi pour m'interroger aussi sur la place des enseignants. On sait que les enseignants aujourd'hui c'est une population, une profession qui est assez largement contestée socialement jusque dans les établissements. Il faudrait pas non plus que l'IA, enfin que il faudrait que l'IA soit euh je dirais prise en compte par les enseignants pour leur permettre aussi de renforcer leur propre leur propre place au sein de la salle de classe et que cela ne les affaiblisse pas davantage encore euh au même titre qu'un certain nombre de de professions euh qui autrefois faisaient partie de ce que l'on appelait les personnes illustres au sein d'une société, le maire, le le curé, le notaire, le médecin, l'enseignant.
Il faudrait que si ça peut-être l'occasion aussi de renforcer la position des enseignants et pas de l'affaiblir davantage qu'elle ne l'est aujourd'hui, ce serait une bonne chose avec la crainte que qui va avec. Et enfin donc pour finir effectivement, on va dire que nous sommes plutôt partisans d'un technoréalisme donc sans optimisme ni pessimisme et que c'est assurément une révolution anthropologique de très grande ampleur. Euh je veux pas être très original ici.
Il y a eu la révolution copernicienne qui a montré que l'homme n'était plus au centre du monde. Darwin nous a appris que nous étions un animal, ce qui faisait mal aussi à notre à notre sens de l'honneur et à notre compréhension de nous-mêmes. Freud ensuite nous a montré que l'intelligence, notre intelligence, nous ne la maîtrisions pas totalement, loin de là.
Et finalement avec Lion, nous avons en face de nous une forme d'intelligence semble-t-il qui nous dépasse de beaucoup. ce qui fait un 4è clou dans le dans le sarcophage de notre de nos espoirs les plus de nos espoirs les plus forts. Et et donc c'est effectivement c'est un un vrai sujet, c'est une vraie révolution anthropologique qui effectivement est à l'œuvre et on pourrait terminer en se disant d'ailleurs que quand on voit depuis quelques temps entendre dire là-dessus, j'ai pas d'information très précise, mais que certaines I semblent acquérir une forme de conscience d'elles-même, qu'elles sont capables par exemple de faire en sorte que l'ingénieur qui cherche à les désactiver, ne serait-ce que pour une mise à jour va entreprendre une stratégie visant à se survivre à elle-même.
Euh bah c'est vrai qu'on revient au Cogetoor Gosum de Descartes. Je pense donc je suis donc il semblerait que certaines IA en pensant prennent conscience qu'elles sont et donc la révolution anthropologique est très large aussi bien pour nous que pour les IA elle-même semble-t-il. Voilà, j'en terminerai ici.
Merci beaucoup monsieur Go. Merci pour cette cet échange très intéressant. Bien écoutez bon retour chez vous.
Bonne fin de journée. Merci.