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interviewLCI· 22 mars 2023 21 min

François Ruffin, député LFI de la Somme, invité d'Adrien Gindre

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] bonjour François Ruffin bonjour merci d'être là ce matin vous êtes également l'auteur d'un ouvrage aux éditions les liens qui libèrent le temps d'apprendre à vivre la bataille des retraites on y est on va parler de cette bataille d'aires en l'occurrence et manuel Macron sera l'invité tout à l'heure du journal de 13h de TF1 et France 2 il va répondre aux questions de Marie-Sophie lacaro et Julian Bugier est-ce que vous attendez quelque chose de cette prise de parole du chef de l'État est-ce qu'il peut dire quelque chose qui a vos yeux serait utile c'est évident il a plein de cartes en main maintenant il nous a dit d'avance si elle est pas les jouer mais l'absolution pour apaiser le pays elle est simple parce que qui veut de ces batailles dans la rue qui veut de ses feux de poubelles qui veut que des policiers tapent sur des étudiants que des étudiants jettent des pierres à des policiers je pense qu'on le souhaite pas ici il y a une solution qui est simple c'est le retrait de ce texte et s'il y a retrait de ce texte et bien les Français qui aujourd'hui sont dans la rue mais qui veulent juste soigner qui veulent enseigner qui veulent conduire qui veulent construire et ben ils se remettront à leur travail le plus paisible du monde c'est tout ce qui est souhaité aujourd'hui donc un mot simple à prononcer par le Président de la République c'est retrait la seule manière d'apaiser le pays c'est le retrait il y aura pas d'apaisement dans le pays s'il n'y a pas de retrait depuis des mois et des mois quand j'entends Emmanuel Macron qui dit la foule c'est pas la foule c'est aujourd'hui le pays n'a pas de légitimité face au peuple qui s'exprime souverain à travers ses élus vous êtes un élu de la République aujourd'hui c'est pas la foule qui s'oppose Emmanuel Macron c'est le pays tout entier presque et depuis des mois quand on a tous les syndicats Unis qui disent non quand on a quatre Français sur cinq quatre salariés sur cinq qui disent non deux Français sur trois qui disent non quand on a des millions de personnes dans la rue qui disent non une deux trois quatre fois quand on a y compris à l'Assemblée la majorité des députés qui allaient dire non si on lui avait posé la question il y a une motion de censure François Ruffin elle n'a pas été votée le gouvernement n'a pas été renversé le gouvernement n'a pas été renversé est-ce que cette loi a pour autant une légitimité non a pas de légitimité auprès des premiers concernés c'est-à-dire les Français qui tiennent le pays debout c'est eux les premiers François Ruffin pour que pour vous aujourd'hui nos institutions ne permettent pas de créer une décision légitime parce qu'Emmanuel Macron a raison sur un point au-delà de toutes les critiques politiques que vous pouvez lui adresser c'est qu'il a respecté nos institutions il n'est pas sorti de la Constitution il y a la légalité il y a pas la légitimité je veux dire donc quelle situation politique Emmanuel Macron a été élu il a été élu sans élan et sans enthousiasme en disant ce vote m'oblige au soir du deuxième tour il a été élu ensuite avec des élections législatives vous voyez dans mon coin chez moi il a pas arrivé à amener la moitié de ses candidats au deuxième tour hier j'étais avec Bruno Quetel un député qui a perdu dans l'Eure député de la majorité de la majorité qui a perdu dans l'heure l'heure la Normandie c'est quatre circonscriptions sur 5 au rassemblement national la cinquième qui est du PS partie socialiste et où les macronistes ont été liquidés parfois violentes se poursuivent une colère qui est puissante dans le pays le souci c'est que quand les syndicats organisent des manifestations auxquelles je participe et moi je serai demain à la mine station Amiens jusqu'à demain sur les points de blocage avec les syndicats pour que tout ça soit le mieux encadré possible quand il y a une deux trois manifestations comme ça avec des millions de personnes dans la rue et que le pouvoir se bougent les yeux et n'entend pas quand les salariés le disent et le répète on ne veut pas de cette réforme et que le pouvoir n'entend pas la question de se pose mais comment on va pouvoir en fait le pouvoir interdit toutes les cordes de rappel on a à la tête de l'État un pompier pyromane qui vient mettre le feu en posant cette réforme là dans un climat qui est particulièrement inflammable en interdisant toutes les portes de sortie en empêchant que il puisse y avoir des vrais négociations avec l'Inter syndicale qui puisse y avoir vraiment les salariés qui soient écoutés voir qu'on est simplement à vote de l'Assemblée nationale il bouge toutes les portes de sortie et à la fin il vient dire regardez c'est le cas où dans le pays est-ce que vouloir François Ruffin appliquer le programme sur lequel on a été élu parce que c'est la manière dont Emmanuel Macron voit les choses c'est être pyromane est-ce que si vous étiez au pouvoir demain la France insoumise la nups vous n'auriez pas à cœur d'appliquer votre programme même en cas de majorité relative aujourd'hui vous n'avez pas plus la majorité que lui et je ne le conteste pas je ne conteste pas qu'aujourd'hui le pays soit divisant trois blocs il y a un blocs central libéral qui s'effrite il y a un bloc d'extrême droite et il y a un bloc de gauche donc on ne fait plus rien non c'est pas on fait plus rien si on cherche sur quoi on pourra rassembler dans le pays et sur quoi on n'ont pas divisé et il y a des tas de choses sur lesquelles on peut rassembler vous regardez par exemple en vrai la vraie question aujourd'hui tous les jours des gens de mon coin et je pense des Français c'est la question de l'inflation c'est la question de comment on fait pour remplir son caddie et comment on fait pour faire son plein en dehors même des blocages des braceler que le président parle plutôt inflation que retraite à choisir aujourd'hui il y a une mesure à prendre pour les Français c'est l'indexation des salaires sur l'inflation il faudrait que puisqu'on ait une inflation qui de 6-7% et ben dans les entreprises les salaires grimpent de 6-7%. et si vous proposez cette mesure là aujourd'hui c'est 70% des Français qui sont d'accord avec ça si on dit écoutez quand même regardez la bourse elle a augmenté de bénéfices de 150 milliards d'euros c'est du jamais vu du jamais connu pour le CAC 40 on n'a jamais fait aussi bien qu'une petite partie de ça servent à la cohésion nationale à financer par exemple notre hôpital ça part et aujourd'hui à cette Français sur 10 comme étant du bon sens comme étant de la décence donc je pense qu'aujourd'hui y compris dans un pays qui est fracturé il y a moyen de chercher les chemins pour le réparer et pour faire que Ben à la place d'avoir les deux tiers des Français qui sont contre des mesures on est les deux tiers des Français qui sont pour des mesures mais je veux vous le dire si demain nous gouvernons si demain nous gouvernons dans ce pays qui est fracturé et bah je pense qu'il faudra tenir compte de ces fractures là il faudra pas faire comme si on faisait ce qu'on voulait dans ce pays là et je pense qu'il faudra gouverner avec sagesse gouverner avec prudence gouverner avec modération c'est aussi un message que vous adressez à votre famille politique possiblement possiblement mais je le dis dans ce pays fracturé oui il y a la nécessité d'une réparation ce qu'elle devrait être le grand jeu notre temps rapport du GIEC hier qui nous dit plusieurs 1,5 degrés dans dans les 10 ans à venir ça veut dire des zones qui vont être inondées ça veut dire des sécheresses qui sont déjà en cours qu'est-ce qu'on devrait faire aujourd'hui on devrait rassembler toutes les énergies du pays tous les capitaux tous les savoir-faire toutes les intelligences on devrait les unir pour se demander comment va transformer le logement comment on va transformer notre industrie comment on va se transformer nos déplacement et à la place moi je vois aujourd'hui un immense gâchis quand on installe comme ça le chaos dans le pays vous avez vous-même par le passé était parfois plus radical dans vos prises de position vous avez depuis quelques moi opté pour un ton différent est-ce que c'est l'état du pays qui vous a conduit à changer est-ce que vous considérez aujourd'hui êtes vous-même un homme politique différent ce que vous étiez à quelques années moi j'ai entendu le message qui est sorti des élections législatives de mon coin et d'ailleurs j'ai entendu la fracture du pays et je me demande comment on peut contribuer à réparer ce pays-là plutôt qu'elle diviser maintenant vous savez il y a des colères qui sont légitimes j'essaye de canaliser ma colère j'essaye de la transformer en autre chose possiblement même parfois en joie mais il y a une colère qui est là il y a une colère moi je vois les gens qui sont pas respectés les gens qui sont humiliés et pourtant qui sont les gens qui sont pas respectés qui sont pas humiliés par les propos du président de la République ce sont ceux qui ont tenu le pays de boue pendant la crise covid ce sont ceux à qui on a demandé à continuer leur métier d'auxiliaire de vie d'agent d'entretien de maçons enfin hier j'étais à l'incinérateur qui est juste en face juste de l'autre côté de la scène de l'autre côté de la TF1 je rentre on me fait visiter comme il est en grève il est à l'arrêt on me fait visiter je rentre dans la chaufferie je vois dégâts là du bâtiment qui sont en train de réparer vous savez dans leur combinaison blanche avec des masques énormes sur le nez dans des postures comme ça complètement courbé et en train avec cette odeur d'acide qui est là dans un incinérateur de déchets je repose la question alors la réforme sur Internet nous parlez pas de ça comment vous voulez qu'on aille jusqu'à 74 ans c'est pas possible évidemment mais déjà moi mon père je l'ai vu il a passé 6 mois à la retraite et encore il avait des tuyaux partout parce qu'il était dans des boulots comme le mien il me disent et ben c'est pas supportable de se dire qu'on va ajouter deux derniers plus voilà la France qu'on aurait exactement voilà la France qu'on humilie est-ce que pour avancer dans la direction que vous souhaitez c'est pas précisément la discussion parlementaire la mobilisation syndicale plutôt que les actions violentes est-ce que vous par exemple le mystère intérieur en 11 a été hier il y a eu ces derniers jours 1500 actions non déclaré es dont certaines violentes qui sont des tentatives d'incendie de sous-préfecture de préfecture des attentats des hôtels de villes des permanences parlementaires j'en passe est-ce que vous vous considérez que ce sont des modes d'action qu'il faut condamner je ne suis pas favorable à la violence je ne suis pas favorable à nuances non seulement pour des raisons morales mais pour des raisons profondément politiques qui est que je crois que au final ça nous dessert parce que ça rend un populaire et maintenant il y a la nécessité de monter d'un cran c'est à dire que puisque le président de la République n'entend pas sans dire quoi monter d'un coup c'est ce qui se passe en fait encadré par les syndicats dans la mesure du possible il faut bien voir que les syndicats eux-mêmes sont débordés par la colère de leurs adhérents que les gens lui-même les propos du président de la République qui considèrent que finalement tout ce pays là ça n'est qu'une foule qu'est-ce que c'est ça si ce n'est jeté de l'huile sur le feu déclarer entre borne et Macron hier que finalement le vote à l'Assemblée nationale c'est une victoire mais qu'elle mépris pour le pays comment voulez-vous qu'en ajoutant en permanence comme ça de l'huile sur le feu il est pas un embrasement n'ajoute jamais d'huile sur le feu François Ruffin pour ma part pas chercher chercher je cherche en permanence les voix de l'apaisement pour ce pays mais l'apaisement il doit venir d'en haut et l'apaisement il a une raison simple aujourd'hui c'est qu'il faut sortir de l'orgueil il faut c'est ce qui se passe aujourd'hui le pays est dans cet état simplement pour défendre l'orgueil du président voilà où on en est là c'est à dire que on a la tête de l'État aujourd'hui un enfant capricieux qui considère que la France et son espèce de Juju et que si le casse c'est pas grave et bien à ça vous savez qu'est-ce que font les parents s'interroger vous pouvez en désaccord politique avec lui vous ne croyez pas à la sincérité d'emman Macron quand il dit qu'il veut sauver le système de retraite peut-être pas de la manière que vous vous auriez privilégié mais il nous dit pour des raisons pourquoi pas je ne crois pas du tout que Emmanuel Macron va y faire quelque chose pour les salariés de ce pays je pense que depuis 10 ans qu'il est à la tête de l'État soit comme conseiller qui souffle à l'oreille droite de François Hollande soit à Bercy soit aujourd’hui comme président la République il a passé 10 années à Azer le travail et non pas le défendre donc Emmanuel Macron n'est pas un défenseur de la retraite par répartition il voudrait procéder à son enterrement ou du moins à son agonie qu'elle a quel intérêt aurait-il à faire va-t-il qui sont ses amis ses amis se sont pas le gars qui travaillent dans l'incinérateur en face de chez vous d'ailleurs ce midi je serai avec eux pour regarder l'intervention du président de la République et je vous invite à venir au milieu de toutes ces personnes voir comment elle réagissent nos équipes de reportage ici en effet depuis ce matin vous l'avez vu sur antenne ce sont pas ses amis moi je sais qui ce qui je défends je sais quel agent d'entretien à l'Assemblée nationale je défends j'ai des visages à mettre sur ça qui sont ses amis ses amis sont des grands gouverneriez pour vos amis non je gouvernerai pour les pays et pour le pays tout entier aujourd'hui on a un Emmanuel Macron sa première réforme c'est quoi c'est de supprimer la peau de solidarité sur la fortune et à qui remet la Légion d'honneur au président de l'association française des entreprises privées c'est à dire le gratin du CAC40 en toute discrétion il la remet à Jeff Bezos il a remet pas une assistante maternelle il a remet pas une auxiliaire de vie sociale donc non je ne crois pas à la sincérité il l'a fait aussi au moment du covid là pardon mais vous avez un discours très structuré là vous tombez dans la facilité à qui il vous avez aujourd'hui la Banque centrale européenne vient de dire que actiprofit la crise de l'inflation elle profite aux marges des grandes entreprises vous avez l'Insee qui vient de dire que un tiers de l'inflation en France 37% très exactement et dû à l'augmentation des marges des grandes entreprises et vous avez un Emmanuel Macron qui pendant ce temps là se dit non je vais pas toucher au-dessus super dividende non je vais pas toucher au Méga profit je ne ferai pas ça en revanche je vais aller chercher deux années sur la vie des Français sur la vie des Français qui travaillent et qui ont eu le pays devant soi c'est une réforme profondément injuste tout à l'heure vous disiez il faut pas tomber en substance un je résume dans l'excès vous vous souhaitez l'apaisement du pays est-ce qu'on confond pas un peu tout certains de vos collègues de la France insoumise demandent le démantèlement à titre provisoire distille de la brave c'est la brigade de répression de l'action violente motorisée ce sont des forces de l'ordre qui interviennent alors même qu'hier Gérald Darmanin s'est rendu auprès de policier et blessé alors soulignant près de 450 policiers gendarmes ont été blessés ces derniers jours est-ce que vous vous dites j'apporte mon soutien aux forces de l'ordre qui eux aussi sont mobilisés font leur travail au quotidien du mieux qu'ils peuvent chaque fois que dans l'Assemblée nationale il y a eu un hommage à rendre un gendarme Un policier ou un militaire blessé ou mort dans une opération je me suis levé et j'ai applaudis où j'ai fait une minute de silence avec le reste de l'Assemblée maintenant quelle est la situation dans le pays vous savez dans la crise des gilets jaunes parce qu'on assiste à un retour du maintien de l'ordre façon gilet jaune et en fait manuel Macron cherche à aboutir à la même chose que pour que le pendant le mouvement des gilets jaunes c'est à dire que plus il y a du chaos dans le pays plus ça l'arrange il est l'homme qui installe le chaos et qui de l'autre côté va vouloir se présenter comme étant le parti de l'ordre en quoi ça l'arrange il y a le feu et le feu dans le pays et il va venir se présenter comme elle dans le pompier le garant de l'ordre il y a une aujourd'hui une stratégie du chaos qui est mise en place vous savez dans dans le cœur de la crise des gilets jaunes j'interrogeais les syndicats de police puisque je faisais des audition à l'Assemblée nationale il me disait ceci les gilets jaunes c'est une crise qui exprimer une réponse politique on y apporter qu'une réponse policière on est exactement dans la même situation on est dans une situation où normalement il y a une réponse politique à apporter où on nous dit d'ores et déjà que ce midi il y aura pas de réponse politique d'apporter il y aura pas de retrait du texte il y aura pas de démission des Albert bornes il y aura pas de référendum annoncé et à la place quelle c'est la seule réponse qui va être apportée c'est une réponse policière je rappelle que dans le cœur de la de cette crise des gilets jaunes on a eu des rapporteurs de l'ONU on a eu le Conseil de l'Europe on a eu la Haut-Commissaire au droit de l'homme enfin Amnesty internationale des tas d'associations et des plus représentants des institutions mondiales qui sont venus dire que la gestion du maintien de l'ordre en France était à tant à toi en liberté on a eu un ami d'Emmanuel Macron François sur avocat qui disait c'est le citoyen qu'on intimide et pas le délinquant 450 les gendarmes blessés en quelques jours non mais ça justifie pas non plus moi je suis pour qu'on dit ça et je suis pour qu'on dise le le ce qui se passe aussi c'est-à-dire des gens qui sortent d'un cours de danse et qui se retrouvent au commissariat c'est-à-dire des gens qui se font taper alors qu'ils ont pas de cailloux dans les mains ils ont rien du tout voilà des gens qui sont nés ça mais ça je ne l'impuiste pas une politique ce ne sont pas des incidents c'est une politique ce sont des choix politiques et je veux dire pour moi la responsabilité ça n'est pas le le bras qui tient la matraque c'est le bras qui tient le bras qui tient la matraque c'est à dire c'est le choix qui est fait politiquement aujourd'hui d'un usage de la police a des fins de défendre le gouvernement et non pas dans les fins de défendre de manière habile pour vous dire c'est pas les policiers qui sont en cause c'est le chef de l'État habile c'est venir dire quelle est ma pensée ma pensée est que mais vous savez l'article 12 de la Déclaration des droits de l'homme de 1789 écoute et le bien la aussi des droits de l'homme et du citoyen nécessitent une force publique cette force est donc instituée pour l'avantage de tous et non pour l'utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée or voilà le détournement auquel on assiste c'est-à-dire que aujourd'hui cette force publique elle n'est pas à l'avantage de tous elle est pas à l'avantage des salariés elle est pas l'avantage des Français elle est détournée instituée juste pour ceux auxquels elle les confier c'est à dire défendre le gouvernement aujourd'hui les réponses politiques et non une réponse policière alors je vous rappelais tout à l'heure on a des institutions aujourd'hui dont on peut souhaiter qu'elle soit améliorée mais qui sont là qui fonctionne le Conseil constitutionnel est saisi par la nupaisse par rassemblement national par le gouvernement il va se prononcer si dans quelques jours ou quelques semaines lorsqu'il rend sa décision il valide tout ou partie de cette loi est-ce que vous reconnaîtrez cette validité de la partie validée même si elle est partielle la légalité de la loi ne fait pas de problème enfin je veux dire le Conseil constitutionnel en décidera on verra bien ce qu'il dira le problème c'est sa légitimité vous pouvez pas assez difficile à comprendre dire oui c'est légal mais c'est pas légitime parce que dans ce cas là ça veut dire qu'en fait on fait de la loi au cas par cas je fais ok c'est pas de la loi au cas par cas c'est quand vous avez tous les syndicats Unis quand vous avez 4 salariés sur 5 qui sont comme les premiers concernés quand vous avez deux Français sur 3 quand vous avez des millions de personnes dans la rue à un moment vous pouvez ne pas être sourd à ça et écoutez je veux dire on a le normalement il y a un mot qui doit nous réunir c'est le mot démocratie un moment démocratie c'est pouvoir au peuple d'accord on peut pas mais ce qui se passe aujourd'hui au Parlement qui a voté qui n'a pas voté la censure du gouvernement mais surtout le Parlement qui n'a pas voté parce que d'une part je je il y a ce qui se passe au niveau de l'Assemblée nationale il y a ce qui se passe dans le pays il a échoué dans le pays il est en minorité dans le pays mais en plus il est même pas en majorité à l'Assemblée sur sa loi même là il n'y arrive pas donc là on a un gros problème mais si vous voulez pour moi je si tu ça dans la durée ça veut dire quoi ça veut dire qu'on a une élite des dirigeants qui dirigent le peuple dans la durée dans une direction dans laquelle il ne veut pas aller et ça veut dire pour vous aussi on l'a entendu de la bouche de certains à gauche et de certains syndicats que tout cela allait profiter infini à l'extrême droite il y a une bataille qui est en cours il y a une bataille qui est en cours pour en gros on a un bloc libéral central qui s'effrite où vont partir les particules c'est à dire là c'est des gens qui se dit mais c'est comme ça qui nous gouvernent un homme tout seul là-haut mais c'est aussi des gens qui disent moi j'ai pas pouvoir partir en vacances cet été parce que j'arrive pas à remplir mon caddie qui reste pour moi un moteur profond de ce qui se passe dans la société française où je vais encore devoir reculer l'âge de la retraite je crois pas que je vais réussir à l'avoir et des gens qui se disent mais bon sang ils nous protègent plus ça se délite c'est particulier qui se décrochent où est-ce qu'elles vont est-ce qu'elles vont l'extrême droite ou bien est-ce qu'elles vont dans le corps du progrès à gauche il y a une bataille qui est en cours moi je crois que notre devoir c'est de transformer le ressentiment le ressentiment profond qui s'installe dans le pays vous savez c'est pas seulement les manifs place de la Concorde qui font un peu écran moi c'est la mairie d'Abbeville qui a été envahi lundi soir c'est des manifestations à privilège carbotin donc dans des coins que vous déplorez lorsqu'elles sont violents la question c'est comment on arrive à transformer ça en ressentiment comment on arrive à dire aux gens vous avez le droit de partir en vacances le droit de partir regardez les sociétés les sociétés d'autoroutes qui se gavent normalement une mesure simple c'est de dire pH gratuit par exemple cet été oui et c'est effectivement pas la pente du président de la République merci beaucoup d'avoir été sur ce plateau ce matin dans un instant c'était Elisabeth Martichoux pour le temps d'info et puis n'oubliez pas à partir de midi émissions spéciales sur LCI en interview prise de ma République à 13h il répondra aux questions de Julien budget et Marie-Sophie Lacarrau d'abord votre météo orange

François Ruffin, député LFI de la Somme, invité d'Adrien Gindre — François Ruffin · Pourquijevote